6ème Congrès de la Société française d'histoire des sciences et des techniques (SFHST)
Appel à symposia
Strasbourg 19-20-21 avril 2017
Date limite d'envoi des propositions : 15 septembre 2016
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Créée en 1980 et reconnue par l’Académie des Sciences, la Société Française d’Histoire des Sciences et des Techniques (https://sfhst.hypotheses.org/) a pour but de susciter, coordonner et encourager les études relatives à l’histoire et à l’épistémologie des sciences et des techniques en France.
Pour l'organisation de son 6ème congrès national, la SFHST a choisi l’Université de Strasbourg.
Cette manifestation qui rassemble tous les 3 ans plus de 200 congressistes pendant 3 jours est destinée à refléter toute la richesse, la diversité et la vitalité de la recherche en histoire des sciences et des techniques en France. Elle est l’occasion de faire le point sur l’état de l’art et d’échanger tant sur le plan méthodologique que sur le plan cognitif.
Pour le prochain congrès qui aura lieu du 19 au 21 avril 2017, nous invitons tous nos collègues à proposer des thèmes de symposia qui pourront accueillir des communications (minimum 3).
Les propositions comprendront un titre et un résumé de 500 mots.
Merci d'indiquer avec le résumé le nombre de participants prévu pour un symposium.
La date limite d'envoi des thèmes de symposia est fixée au 15 septembre 2016.
NB : L'appel à symposia sera suivi par un appel à communications individuelles.
Toutes les propositions sont à soumettre directement sur une plateforme hébergée à l'adresse suivante : http://sfhststras2017.sciencesconf.org
Vous devrez créer un compte à cet effet en cliquant sur le lien dédié : http://sfhststras2017.sciencesconf.org/user/createaccount
Si vous avez des questions à propos de ce congrès, vous pouvez contacter Marion Thomas à l’adresse suivante : marion.thomas@unistra.fr
samedi 2 juillet 2016
vendredi 1 juillet 2016
Les épidémies dans l'Asie moderne
Epidemics in Modern Asia
Robert Peckham
Series: New Approaches to Asian History
Hardcover: 374 pages
Publisher: Cambridge University Press (June 22, 2016)
Language: English
ISBN-13: 978-1107084681
Robert Peckham
Series: New Approaches to Asian History
Hardcover: 374 pages
Publisher: Cambridge University Press (June 22, 2016)
Language: English
ISBN-13: 978-1107084681
Epidemics have played a critical role in shaping modern Asia. Encompassing two centuries of Asian history, Robert Peckham explores the profound impact that infectious disease has had on societies across the region: from India to China and the Russian Far East. The book tracks the links between biology, history, and geopolitics, highlighting infectious disease's interdependencies with empire, modernization, revolution, nationalism, migration, and transnational patterns of trade. By examining the history of Asia through the lens of epidemics, Peckham vividly illustrates how society's material conditions are entangled with social and political processes, offering an entirely fresh perspective on Asia's transformation.
« Petites mains » d’artistes dans les pratiques scientifiques
« Petites mains » d’artistes dans les pratiques scientifiques
Appel à communication
JOURNÉES D’ÉTUDES
XIXe siècle : Nancy, 7 décembre 2016
XXe-XXIe siècles : Lausanne, 10 mars 2017
Comité scientifique : Vincent BARRAS (PR, UNIL, Histoire de la médecine), Anne CAROL (PR, Université d’Aix en Provence, Histoire de la médecine), François JARRIGE (MCF, Université de Dijon, Histoire des techniques), Francesco PANESE (PR, UNIL, Sociologie de l’art), Nathalie RICHARD (PR, Université du Maine, Histoire des sciences), Frédéric TIXIER (MCF, Université de Lorraine, Histoire de l’art)
Organisation : Aude FAUVEL (IUHMSP-CHUV/Université de Lausanne), Laurence GUIGNARD (Université de Lorraine-CRULH)
Ces journées d’études proposent d’interroger l’histoire des rapports entre arts et sciences du point de vue d’une histoire sociale attentive aux acteurs. Il s’agit de saisir quelle(s) place(s) ont occupé les artistes dans le cadre neuf de la science professionnelle à partir du XIXe siècle : celle des laboratoires, des observatoires, des musées, des universités, etc.
Sur ces terrains, l’historiographie a été profondément renouvelée par des travaux récents d’historiens de l’art tout autant que d’historiens des sciences. Se détournant de l’analyse des idées, des questions
d’esthétique ou de « l’histoire de la vérité1 », ils se sont intéressés à celle des objets, des gestes, des
sociabilités, de toute une matérialité concrète des pratiques savantes. Bruno Latour depuis les années
19802, ou plus récemment Lorraine Daston et Peter Galison3, ont ainsi montré tout l’intérêt de l’étude des objets scientifiques, notamment des images, conçus comme des productions culturellement inscrites, des artéfacts. Ces apports rencontrent aujourd’hui des travaux mitoyens sur les « savoirs de la main » qui ont révélé l’existence d’échanges de savoirs hétérogènes, notamment avec le monde des artisans, ignorés des écrits théoriques, car incorporés (embodied knowledge)4. L’histoire pionnière des images naturalistes a permis d’éclairer les relations entre artistes et savants, et les enjeux épistémologiques de ces rencontres entre arts et sciences dans le cadre d’une « économie morale de l’objectivité5 » réclamant à la fois l’effacement de la « manière » de l’artiste et la reconnaissance de ses compétences spécifiques. Celle-ci se fait parfois au plus haut niveau institutionnel, par exemple avec la création de la chaire d’iconographie naturelle du Museum, en 17936. Ces travaux, parmi de nombreux autres, invitent à réinterroger la supposée « rupture » qui aurait présidé à l’essor de la science moderne : suivant le récit classique, les méthodes scientifiques se seraient affirmées à partir de la Renaissance, reléguant les arts hors du champ scientifique, voire hors de celui du savoir. La rupture entre ces deux modes d’accès au réel aurait été consommée au XIXe siècle, avec l’affirmation d’une science expérimentale professionnalisée consacrée à sa saisie objective et, dans le même temps, la formation d’une classe d’artistes défendant un abord fondamentalement subjectif. En dépit de cette déqualification théorique des arts du point de vue des sciences, on constate pourtant, dans les lieux de science, l’existence, d’une part artistique occultée dépassant les seuls transferts de techniques–fictions dans les textes savants, rémanence des styles dans les images scientifiques etc. – mais aussi la présence de toute une population de petites mains « d’artistes » qui demeurent mal connus. C’est l’objet de cette journée d’études que de les mettre en lumière.
On sait que ces acteurs sont nombreux : dans des domaines très divers, de l’archéologie à l’astronomie en passant par la paléontologie, la physique ou la médecine, peintres, dessinateurs, photographes, sculpteurs, musiciens etc., apparaissent sous la dénomination « artistes » dans certaines archives, comme producteurs d’images, de sons, de dispositifs expérimentaux, de moyens de conservation ou encore de mise en valeur d’objets ou de collections. Ils interviennent selon des statuts divers et renouvelés, par exemple, dans la pratique désormais courante des résidences d’artistes dans les laboratoires scientifiques.
Parmi eux, certain-e-s ont laissé leur nom. On connaît ainsi les moulages anatomiques de Richir, les photographies microscopiques de Bertsch ou celles de Berenice Abbott en physique, mais ces quelques figures cachent un nombre important d’anonymes qui ont trouvé, en se mettant au service des savants, un revenu, un statut, le moyen d’une promotion, mais aussi peut-être une place spécifique de passeur entre arts et sciences. La dimension du genre mérite ici une mention singulière, car il semble qu’une part non négligeable de femmes artistes ait trouvé, dans les laboratoires, un des rares lieux possibles d’exercice rémunéré de leur art.
Prenant acte de ce renouveau historiographique, ces journées d’études entendent questionner l’espace social de ces interactions entre arts et sciences à l’époque contemporaine, selon deux axes d’analyse. Ceux-ci n’ont toutefois pas vocation à épuiser toutes les possibilités de recherches dont l’amplitude demeure ouverte :
1) Enjeu définitionnel : qu’est-ce qu’un « artiste » ?
Un premier axe de la journée vise à définir les contours du groupe de ces « petites mains d’artistes » :
leurs origines et identités, leur sexe, leur formation – la place pour la bidisciplinarité notamment –, leur position dans l’institution : statuts, carrières, niveau d’intégration et de reconnaissance institutionnelle, voire accession au statut de « scientifique ». Quels ont été leurs rapports avec les « scientifiques » professionnalisés, mais aussi avec les « artisans », fabricants d’instruments, opticiens etc. ? Quels partages, quelles hiérarchies ces termes recouvrent-ils ? On conserve, à ce stade, une définition ouverte de la catégorie, limitée uniquement par une pratique « artistique » et un lien contractuel avec une institution scientifique
2) Enjeu épistémologique : qu’apporte l’art à la fabrique des sciences et réciproquement ?
- Quelles compétences et quelles capacités cognitives sont comprises sous la dénomination « d’artiste » ? Fait-on, dans le champ scientifique, l’hypothèse d’une sensibilité spécifique des artistes – finesse de l’audition des musiciens mise en exergue par Helmholtz dans le cadre de ses études acoustiques, compétence du regard – ou d’une maitrise d’un savoir incorporé, de gestes, nécessaire peut-être alors que les pratiques scientifiques se mécanisent, qui ferait des « artistes » un type d’artisan ?
- Quels effets de savoir ces rencontres et ces échanges arts/sciences induisent-ils ? Quelle est la part des artistes dans l’élaboration des « modes de production de savoir7 », qu’il s’agisse de matériaux (galvanosplastie), de supports (photographie), d’artéfacts, voire des contenus eux-mêmes. ?
Les propositions de contribution (titre provisoire et résumé de 15 à 20 lignes accompagnés d’une petite biographie/cv
d’une demi-page) devront être envoyées : pour la journée de Nancy (XIXe
s.), avant le 31 juillet 2016 ; pour la journée de Lausanne (XXe-XXIe
s.) avant le 31 septembre 2016.
Ces deux journées sont
conçues comme des ateliers susceptibles de faire l’objet d’une
publication ultérieure, si les résultats du travail commun paraissent la
justifier, sous une forme qui n’est pas définie a priori.
Contacts : Aude.Fauvel@chuv.ch – laurence.guignard@univ-lorraine.fr
1 SHAPIN Steven, Une histoire sociale de la vérité. Science et mondanité dans l’Angleterre du XVIIe siècle, Paris, La Découverte, 2014.
2 LATOUR Bruno, « Les “vues” de l’esprit. Une introduction à l’anthropologie des sciences et des techniques », Culture technique, n° 14, 1985, p. 79-96.
3 DASTON Loraine, GALISON Peter, Objectivité, Paris, Les presses du réel, [États-Unis 2007] 2012.
4 HALLEUX Robert, Le savoir de la main. Savants et artisans dans l'Europe pré-industrielle, Paris, Armand Colin, 2009 ; SENNETT Richard, Ce que sait la main : la culture de l'artisanat [The Craftsman], Albin Michel, Paris, 2010.
5 DASTON Lorraine, L’économie morale des sciences modernes. Jugements, émotions et valeurs, Paris, La Découverte, 2014.
6 LACOUR Pierre-Yves, La République naturaliste. Collections d’Histoire naturelle et Révolution française, Paris, 2014. LAFONT Anne (dir.), Artistes savants à la conquête du monde moderne, Strasbourg, Presses Universitaires de Strasbourg, 2010.
7 FOURMENTRAUX Jean-Paul, Art et science, CNRS, Paris, 2012.
jeudi 30 juin 2016
Cabanis
Cabanis, comprendre l'homme pour changer le monde
Mariana Saad
Classiques Garnier
Classiques Garnier
Collection Histoire et philosophie des sciences
N° dans la collection 10
Date de parution 22/06/2016
ISBN 978-2-406-05803-8
N° dans la collection 10
Date de parution 22/06/2016
ISBN 978-2-406-05803-8
S'appuyant sur l'analyse philosophique, la recherche historique, l'évolution des pratiques médicales, cet ouvrage met en lumière les articulations entre les idées scientifiques du médecin et idéologue Pierre Jean Georges Cabanis (1757-1808), son analyse des rapports sociaux et sa philosophie de la connaissance.
Table des matièresRegard sur la vieillesse dans l’Antiquité
« Les vieillards sont deux fois des enfants » : du regard sur la vieillesse dans l’Antiquité
Appel à communications
Organisation : Elsa Bouchard, Laetitia Monteils-Laeng (Université de Montréal) et Mathilde Cambron-Goulet (UQAM)
Lieu et date : Université de Montréal, 7-9 juin 2017
Conférenciers confirmés : Louis-André Dorion (U. de Montréal), Annie Larivée (Carleton University), A.-F. Morand (U. Laval), P. Birchler Emery (U. de Genève).
L’Antiquité gréco-romaine a proposé de la vieillesse des portraits aussi variés que polémiques. À l’image pathétique de la tragédie répondent la vision idéalisée de Platon, pour qui la vieillesse est synonyme de supériorité intellectuelle et morale, les moqueries d’Aristophane sur le vieillard et plus encore sur la vieille femme, le portrait dévastateur d’Aristote, ou encore les hypothèses médicales des auteurs du Corpus hippocratique et de Galien. Le proverbe grec « les vieillards sont deux fois des enfants » (CPG I.235), que Platon reprend à son compte (Lois, I, 646a), reflète une idée populaire encore répandue aujourd’hui et peut lui-même être interprété de façon plus ou moins positive, selon qu’on y perçoit davantage de mépris, de condescendance ou de tendresse. Partagée entre l’idéalisation du grand âge et la dépréciation de sa valeur quant à ses capacités intellectuelles, son autorité morale et son importance politique, l’Antiquité est profondément ambivalente à l’endroit de la vieillesse.
À notre sens, les nombreuses perspectives présentes dans les textes anciens rejoignent certains enjeux contemporains du vieillissement. Pour le Platon des Lois par exemple, les symptômes dégénératifs de la vieillesse n’en sont pas les corollaires nécessaires ; aussi faut-il chercher à en diminuer l’impact grâce à des mesures censées revaloriser les conditions de vie d’une population dont la situation, dans les faits, est loin d’être idéale. Autre exemple : le jugement d’Aristote qui considère le vieillissement comme une maladie, un processus dégénératif où l’usure du corps entraîne inévitablement celle de l’esprit, n’est pas sans rappeler l’attitude désignée sous le nom d’âgisme (age-ism) qui consiste à voir dans le fait de vieillir un phénomène pathologique auquel il faudrait s’opposer, évoquant inévitablement le fantasme d’une humanité immortelle aussi dangereux qu’illusoire.
Ce colloque fournira l’occasion de constater jusqu’à quel point les préoccupations des auteurs anciens trouvent des échos dans nos sociétés contemporaines, ce par quoi nous espérons à la fois vivifier la lecture des textes anciens et renouveler les réflexions sociales, politiques et psycho-médicales qui animent les débats contemporains sur le vieillissement. Nous sommes particulièrement intéressés, quoique de façon non exclusive, par les approches et les questions suivantes :
- Biologie : le vieillissement est-il un processus normal ou pathologique ? Quel est son impact sur nos capacités mentales ?
- Médecine et éthique : peut-on et doit-on prolonger l’existence ? Faut-il préférer la qualité de vie à la longévité ?
- Politique : si la sagesse dépend de l’expérience, le pouvoir doit-il être confié aux aînés ? Ou, à l’inverse, est-il justifié de laisser ces populations « défaillantes » aux marges de la cité ?
- Anthropologie : la vieillesse doit-elle être conçue comme une ascension vers la plénitude de nos capacités ou comme une régression ?
- Mythe et métaphysique : la condition humaine est-elle condamnée à une circularité tragique comme le suggèrent les tragédiens ou encore le « mythe des races » d’Hésiode ?
- Société et démographie : quelles étaient les perceptions sociales des personnes âgées dans les sociétés anciennes ? En quoi ces perceptions sont-elles fonction de la configuration de la pyramide des âges ?
Nous invitons des communications, en français ou en anglais, d’une durée de 30 minutes, touchant à un aspect ou un autre du sujet. Dans une optique de transdisciplinarité, nous espérons réunir des chercheurs travaillant, dans les différents secteurs liés aux sciences de l’Antiquité, notamment la philosophie, l’histoire, la littérature et l’histoire de l’art.
Les propositions (maximum 500 mots) doivent être envoyées par courriel à Laetitia Monteils-Laeng à l’adresse l.monteils-laeng@umontreal.caavant le 1er septembre 2016.
Appel à communications
Organisation : Elsa Bouchard, Laetitia Monteils-Laeng (Université de Montréal) et Mathilde Cambron-Goulet (UQAM)
Lieu et date : Université de Montréal, 7-9 juin 2017
Conférenciers confirmés : Louis-André Dorion (U. de Montréal), Annie Larivée (Carleton University), A.-F. Morand (U. Laval), P. Birchler Emery (U. de Genève).
L’Antiquité gréco-romaine a proposé de la vieillesse des portraits aussi variés que polémiques. À l’image pathétique de la tragédie répondent la vision idéalisée de Platon, pour qui la vieillesse est synonyme de supériorité intellectuelle et morale, les moqueries d’Aristophane sur le vieillard et plus encore sur la vieille femme, le portrait dévastateur d’Aristote, ou encore les hypothèses médicales des auteurs du Corpus hippocratique et de Galien. Le proverbe grec « les vieillards sont deux fois des enfants » (CPG I.235), que Platon reprend à son compte (Lois, I, 646a), reflète une idée populaire encore répandue aujourd’hui et peut lui-même être interprété de façon plus ou moins positive, selon qu’on y perçoit davantage de mépris, de condescendance ou de tendresse. Partagée entre l’idéalisation du grand âge et la dépréciation de sa valeur quant à ses capacités intellectuelles, son autorité morale et son importance politique, l’Antiquité est profondément ambivalente à l’endroit de la vieillesse.
À notre sens, les nombreuses perspectives présentes dans les textes anciens rejoignent certains enjeux contemporains du vieillissement. Pour le Platon des Lois par exemple, les symptômes dégénératifs de la vieillesse n’en sont pas les corollaires nécessaires ; aussi faut-il chercher à en diminuer l’impact grâce à des mesures censées revaloriser les conditions de vie d’une population dont la situation, dans les faits, est loin d’être idéale. Autre exemple : le jugement d’Aristote qui considère le vieillissement comme une maladie, un processus dégénératif où l’usure du corps entraîne inévitablement celle de l’esprit, n’est pas sans rappeler l’attitude désignée sous le nom d’âgisme (age-ism) qui consiste à voir dans le fait de vieillir un phénomène pathologique auquel il faudrait s’opposer, évoquant inévitablement le fantasme d’une humanité immortelle aussi dangereux qu’illusoire.
Ce colloque fournira l’occasion de constater jusqu’à quel point les préoccupations des auteurs anciens trouvent des échos dans nos sociétés contemporaines, ce par quoi nous espérons à la fois vivifier la lecture des textes anciens et renouveler les réflexions sociales, politiques et psycho-médicales qui animent les débats contemporains sur le vieillissement. Nous sommes particulièrement intéressés, quoique de façon non exclusive, par les approches et les questions suivantes :
- Biologie : le vieillissement est-il un processus normal ou pathologique ? Quel est son impact sur nos capacités mentales ?
- Médecine et éthique : peut-on et doit-on prolonger l’existence ? Faut-il préférer la qualité de vie à la longévité ?
- Politique : si la sagesse dépend de l’expérience, le pouvoir doit-il être confié aux aînés ? Ou, à l’inverse, est-il justifié de laisser ces populations « défaillantes » aux marges de la cité ?
- Anthropologie : la vieillesse doit-elle être conçue comme une ascension vers la plénitude de nos capacités ou comme une régression ?
- Mythe et métaphysique : la condition humaine est-elle condamnée à une circularité tragique comme le suggèrent les tragédiens ou encore le « mythe des races » d’Hésiode ?
- Société et démographie : quelles étaient les perceptions sociales des personnes âgées dans les sociétés anciennes ? En quoi ces perceptions sont-elles fonction de la configuration de la pyramide des âges ?
Nous invitons des communications, en français ou en anglais, d’une durée de 30 minutes, touchant à un aspect ou un autre du sujet. Dans une optique de transdisciplinarité, nous espérons réunir des chercheurs travaillant, dans les différents secteurs liés aux sciences de l’Antiquité, notamment la philosophie, l’histoire, la littérature et l’histoire de l’art.
Les propositions (maximum 500 mots) doivent être envoyées par courriel à Laetitia Monteils-Laeng à l’adresse l.monteils-laeng@umontreal.caavant le 1er septembre 2016.
mercredi 29 juin 2016
Biologie et médecine en France et en Russie
Biologie et médecine en France et en Russie. Histoires croisées (fin XVIIIe-XXe siècle)
DUPONT Jean-Claude, BARBARA Jean-Gaël, KOLCHINSKY Eduard, LOSKUTOVA Marina (dir.)
DUPONT Jean-Claude, BARBARA Jean-Gaël, KOLCHINSKY Eduard, LOSKUTOVA Marina (dir.)
- Broché: 250 pages
- Editeur : Hermann (29 juin 2016)
- Collection : HR.HIST.SCIENCE
- Langue : Français
- ISBN-13: 978-2705692278
Les interactions franco-russes restent peu étudiées dans le domaine des sciences du vivant. Un moment ralenties par la révolution de 1917 et surtout la période stalinienne, les relations scientifiques entre la France et la Russie n’ont pourtant jamais réellement cessé. Contrairement à une idée reçue, même pendant la Guerre froide, les échanges furent presque ininterrompus.
Chacune des contributions russes et françaises du présent ouvrage constitue une étude de cas mettant en avant des scientifiques français ou russes qui ont incarné ces relations. Il ne s’agit pas d’user d’une démarche comparatiste, à la recherche de similitudes et de différences qui figeraient chaque aire culturelle dans son identité, mais plutôt de rendre compte de croisements, d’imbrications constitutives complexes. L’ouvrage est divisé en deux sections respectant les deux sensibilités traditionnelles des sciences de la vie, entre histoire naturelle et médecine, et suit pour chacune d’entre elles une progression chronologique de la fin du XVIIIe siècle à l’époque soviétique.
Représentations et figures de la maternité dans le monde anglophone
Représentations et figures de la maternité dans le monde anglophone
Appel à communications
Les figures de la maternité ont endossé au cours de l’histoire des sociétés anglophones des rôles contradictoires situés au cœur des enjeux de pouvoir : tour à tour exaltées comme piliers de la nation, incarnations des valeurs de sacrifice et de prévoyance, ou surveillées et punies pour avoir failli dans leur rôle de reproduction des valeurs de responsabilité individuelle et de maîtrise de soi.
Près d’un siècle après avoir obtenu leur émancipation politique, presque cinquante ans après les grandes luttes pour l’émancipation sexuelle — dont les acquis demeurent inégaux d’un pays à l’autre —, les femmes américaines, britanniques, irlandaises et des pays du Commonwealth conservent un statut minoritaire particulièrement visible et politisé lorsqu’elles sont définies sous l’angle de la maternité. Tout se passe comme si le changement social arraché au terme de conflits était refoulé dans ses effets par la montée de discours stigmatisants à l’égard des femmes les plus vulnérables (mères adolescentes, mères isolées, mères porteuses, adoptives, âgées (older mothers), handicapées, séropositives, immigrées ou issues de minorités ethniques, de milieux défavorisés urbains ou ruraux, homosexuelles, travailleuses du sexe, transsexuelles, détenues, mères dont les enfants sont confiés à la Protection de l’enfance), souvent tenues pour responsables de leurs situations alors même que l’accès à des moyens efficaces d’information ou à des structures conçues pour répondre à leurs besoins est de plus en plus soumis à condition. La maternité, traditionnellement célébrée comme un accomplissement dans une vie de femme, n’en est pas moins assimilée à un déclassement social, voire à une dépersonnalisation des femmes lorsque l’État ou les acteurs sociaux, investis d’une légitimité morale, exercent un droit d’ingérence dans l’accès à l’éducation sexuelle, aux moyens de contraception, aux prestations sociales, aux modes de garde et au choix d’un mode d’éducation.
L’ambition de ce colloque est d’interroger les discours liés à la maternité, les traductions des choix de société dans les représentations culturelles des mères comme icônes ou boucs-émissaires, et la réception ou la critique de ces représentations dans le contexte d’une quête de conformité ou de libération des conventions sociales.
Les spécialistes des aires culturelles autres qu’anglophone sont invités à proposer leur communication dans une optique comparative.
Les approches suivantes seront plus particulièrement encouragées, qu’elles traitent des États-Unis, du Royaume-Uni, de la République d’Irlande, des pays du Commonwealth ou d’Afrique anglophone :
Représentations des figures de la maternité dans la littérature, les arts, la culture populaire
Représentations des figures de la maternité dans les traditions religieuses et les nouveaux mouvements religieux
Rôles assignés aux figures maternelles dans la reproduction des rôles de genre
Évolution de la majorité sexuelle et des politiques familiales depuis le 19e siècle
Éducation sexuelle et prévention des grossesses adolescentes
Modes de parentalité et choix de modes d’éducation traditionnels ou alternatifs
Maternité et minorisation ethnique
Maternité en milieu carcéral
Maternité et carrière militaire
Maternité et précarité économique et sociale
Maternité et homosexualité
Maternité et transsexualité
Maternité chez les travailleuses du sexe
Maternité et normes sanitaires et sociales
Maternité et handicap/séropositivité/ maladie
Grossesses adolescentes
Grossesses tardives
Mères « en solo », mères isolées
Adoption
Gestation pour autrui, ectogenèse
Protection de l’enfance et stigmatisation des mères « défaillantes »
Tentations eugénistes dans les discours politiques et scientifiques
Conditions de soumission
Les propositions, d’une longueur de 300 mots et accompagnées d’un CV court en anglais, sont souhaitées
pour le 1er septembre 2016.
Merci de les envoyer à Cécile Coquet-Mokoko (cecile.coquet-mokoko@univ-tours.fr) et Fabienne Portier-Le Cocq (fabienne.portier-lecocq@univ-tours.fr). Les meilleures communications donneront lieu à une publication.
Le colloque se tiendra à Tours du 3 au 5 avril 2017.
Comité scientifique
Cécile Coquet-Mokoko, MCF 11e section (civilisation américaine), Université François Rabelais, Tours.
Fabienne Portier-Le Cocq, Professeur 11e sectio ( civilisation britannique contemporaine), Université François Rabelais, Tours.
mardi 28 juin 2016
La naissance de la gérontologie
Dr Hugues Destrem, témoin de la naissance de la gérontologie
Jean-Jacques Amyot
L'harmattan
Juin 2016 • 228 pages
ISBN : 978-2-343-09312-3
Ce livre n'est pas seulement l'histoire chronologique des premiers pas de la gérontologie française, du début des années 1950 à l'après 1975. C'est aussi le récit détaillé d'un cheminement culturel, social, politique et technique qui a conduit à reconsidérer ce dernier tiers d'une vie toujours plus longue. C'est encore un témoignage sur la construction, formelle et informelle, d'un secteur d'activité et d'un domaine théorique qui concerne nombre d'entre nous au titre de l'âge, de la profession ou d'une réflexion sur nous-mêmes.
Jean-Jacques Amyot
L'harmattan
Juin 2016 • 228 pages
ISBN : 978-2-343-09312-3
Ce livre n'est pas seulement l'histoire chronologique des premiers pas de la gérontologie française, du début des années 1950 à l'après 1975. C'est aussi le récit détaillé d'un cheminement culturel, social, politique et technique qui a conduit à reconsidérer ce dernier tiers d'une vie toujours plus longue. C'est encore un témoignage sur la construction, formelle et informelle, d'un secteur d'activité et d'un domaine théorique qui concerne nombre d'entre nous au titre de l'âge, de la profession ou d'une réflexion sur nous-mêmes.
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