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jeudi 18 juin 2026

Folie d’enfance

Folie d’enfance: portraits compassionnels d'enfants dans les asiles canadiens, 1900-1930
 

Exposition

Par Kira A. Smith

Entre 1900 et 1930, à travers tout le Canada, des enfants sont entrés dans des asiles d’aliénés conçus pour les adultes. Des soins leur étaient rarement offerts. Au contraire, les enfants étaient soumis à l’incarcération, l’eugénisme et l’abus institutionnel. L’environnement des asiles était souvent effrayant pour les enfants.

Ce sont leurs expériences qui sont au cœur de cette exposition. Six histoires d’enfants qui révèlent comment les soins qu’ils ont reçus ont été influencés par le contexte socio-politique.

Se retrouvant peu dans les archives médicales, les expériences de ces enfants sont longtemps restées inconnues des historien.nes. Toutefois, nous avons été capables de retrouver leurs traces et de donner à voir, à travers des portraits, des vignettes fictives et de l’information contextuelle, leurs expériences personnelles. Cela a notamment été permis par l’intégration de l’art dans cette histoire, formant ainsi une nouvelle approche qui cherche à mieux comprendre les enfants et les soins.

 


Childhood Madness: Compassionate Portraits of Children in Canadian Insane Asylums, 1900-1930
 

Exhibition

By Kira A. Smith

Between 1900 and 1930, kids across Canada entered insane asylums designed for adults. Care was rarely offered. Children were subject to incarceration, eugenics, and institutional abuse. Asylum environments were often scary for children.

The experiences of children are at the heart of this exhibit. Six stories reveal how care was influenced by the socio-political context.

Children’s experiences are often lost to time and absent from medical archives. However, through portraits, fictional vignettes, and contextual information their experiences come to light. The inclusion of art into this history is a new approach that seeks to better understand children and care.

 

jeudi 9 avril 2026

Soins infirmiers

Soins infirmiers: Passé, présent et... futur?

Exposition

01.04 -31.05.26
Palais de Rumine
Place de la Riponne 6
CH - 1005 Lausanne



Depuis les origines de l’humanité, soigner a toujours été un acte profondément lié à la survie mais aussi au vivre-ensemble. Dans ce cadre les soins étaient assurés au sein des familles, des communautés et des institutions religieuses, guidés par la compassion, l’entraide et le souci de l’autre.

L’histoire des soins infirmiers témoigne de cette évolution remarquable : des gestes intuitifs de guérison aux savoirs transmis par l’expérience, des premiers hospices médiévaux aux réformes majeures portées par Florence Nightingale et Madame de Gasparin qui toutes deux ont permis à cette activité de rentrer dans l’ère scientifique promouvant les pratiques modernes fondées sur la science et la recherche. Mais pour passer d’un rôle perçu comme une mission charitable à une profession à part entière, les infirmières et infirmiers ont dû livrer de véritables combats, lutte pour accéder à une formation spécifique, pour obtenir un statut reconnu, pour s’émanciper de la tutelle médicale ou religieuse, pour revendiquer une autonomie et des responsabilités claires : ces conquêtes sociales toujours d’actualité aujourd’hui ont façonné l’identité infirmière. Ainsi chaque époque révèle des infirmières et infirmiers qui, dans les crises, les guerres, les épidémies, les pandémies, ou la vie quotidienne, ont incarné l’humanité dans le soin.

Malgré une émancipation certaine de la profession, cette dimension humaniste, qui en constitue son ADN, est souvent considérée comme secondaire au profit des gestes techniques beaucoup plus visibles et quantifiables. On désigne « les soins infirmiers de l’ombre » ceux qui sont en lien principalement avec cette dimension soit un ensemble d’activités, de gestes, d’attitudes et de présences qui échappent souvent à la reconnaissance institutionnelle car considérés comme secondaire, mais qui s’avèrent essentiels au bien-être et à la dignité des patients. On note par exemple : 

  • Les gestes de confort non techniques (ajuster un oreiller, humidifier des lèvres, baisser les rideaux)
  • Les présences silencieuses, l’écoute, le fait de rester là avec une personne lors d’une crise d’angoisse
  • L’attention à la souffrance morale, à la solitude, à l’angoisse
  • La médiation avec la famille, respect de la pudeur, de l’intimité, des rituels personnels


À l’heure actuelle, de nouveaux défis se posent : vieillissement de la population, maladies chroniques, inégalités d’accès aux soins, crises sanitaires mondiales, bouleversements technologiques et organisationnels si bien que le système de santé actuel est potentiellement à repenser. Face à ces enjeux, les les infirmières et infirmiers occupent une place stratégique. Elles et ils sont des expert.es du soin, capables de conjuguer savoirs scientifiques, compétences techniques et relation humaine. Leur rôle dépasse largement le cadre hospitalier : elles et ils agissent dans la prévention, l’éducation à la santé, la recherche, la coordination des parcours de soins et la santé communautaire si bien que leur étendu de pratique est très large. Chaque citoyen.ne que nous sommes doit se questionner sur sa santé d’aujourd’hui et de demain avec une expression des souhaits sur sa prise en charge. Ainsi un nouveau design du soin pourra naitre avec surement une place importante à la qualité humaine reconfigurant de fait la place des infirmières et infirmiers dans la société.

Cette exposition invite à un voyage à travers le temps pour comprendre d’où viennent les soins infirmiers, comment ils se sont transformés et, surtout, quelle contribution essentielle les infirmières et infirmiers continuent d’apporter à la société : une présence indispensable, à la fois discrète et puissante, au service de la vie et de l’humanité. Le but ultime est de déconstruire les représentations sociales liées à cette profession et de promouvoir une vision professionnelle de l’infirmière et de l’infirmier comme actrice et acteur de la santé des personnes. L’espace de médiation à la fin de l’exposition doit permettre cette reconstruction. 

vendredi 14 novembre 2025

Étienne-Jules Marey

Étienne-Jules Marey : chronophotographie, sciences et arts


Exposition

Du 6 nov. 2025 au 18 fév. 2026 au Musée d’Histoire de la Médecine – Université Paris Cité
Du lundi au samedi, de 14h à 17h30
Entrée gratuite du 6 au 29 novembre dans le cadre du festival PhotoSaintGermain
Tarifs à partir du 1er décembre : 3,50€ (plein tarif) / 2,50€ (réduit)


Médecin, physiologiste, visionnaire, Étienne-Jules Marey (1830-1904) a consacré sa vie à saisir le mouvement. Pionnier de la chronophotographie — ancêtre du cinéma et de la prise de vue en rafale —, il a su allier rigueur scientifique et regard artistique, ouvrant la voie à des avancées majeures dans les sciences, l’art et la technologie. Instruments, chronophotographies et publications inédites dévoilent l’univers de ce chercheur hors du commun, au croisement de la science et des arts.


mercredi 5 novembre 2025

L'art à l’hôpital psychiatrique de Blida-Joinville

Tenter l’art pour soigner - À l’hôpital psychiatrique de Blida-Joinville durant les années 1960


Exposition 

Au musée de l'IMA

22 octobre 2025- 28 juin 2026


Institut du monde arabe
1, rue des Fossés Saint-Bernard
Place Mohammed V
75236 Paris Cedex 05


En 2022, le musée de l’Institut du monde arabe reçoit une généreuse donation : un ensemble d’archives, de céramiques peintes et de nombreuses planches dessinées à la gouache, exécutées à la fin des années 1960 au cours d’ateliers de socialthérapie menés à l’hôpital psychiatrique de Blida-Joinville (HPB), institution algérienne marquée par la figure emblématique de Frantz Fanon.

Voici cette donation mise en lumière dans son contexte historique.


L’hôpital psychiatrique de Blida-Joinville (HPB) est fondé en 1933. Frantz Fanon (1925-1961), docteur en psychiatrie et grande figure de l’anticolonialisme, y officie en tant que médecin-chef entre 1953 et 1956 ; l’hôpital portera son nom à l’indépendance du pays. En rupture avec la psychiatrie coloniale, Fanon renouvelle l’approche psychiatrique en s’adaptant au contexte culturel local et social des pensionnaires. Il crée avec ces derniers et l’équipe médicale un tissu social au sein de l’institution, avec entre autres des activités manuelles, de la musicothérapie et de la pratique sportive, afin de favoriser l’expression des patients en vue de leur possible guérison et leur réinsertion dans la société.

À la fin des années 1960, les successeurs de Fanon développent cette pratique de la thérapie sociale. En témoignent les ateliers de dessin qui donnent naissance à cet ensemble très riche de peintures à la gouache. Le dessin devient un véritable médium d’expression pour les patients.
L’exposition interroge le contenu de ces peintures en mettant en avant la dimension humaine des pensionnaires qui les ont réalisées ; et, s’appuyant sur les archives de la donation, met en lumière le contexte historique dans lequel s’inscrivent les apports des ateliers artistiques à l’hôpital.

mardi 4 novembre 2025

Les clichés de la folie

Face à ce qui se dérobe : les clichés de la folie


Exposition

18.10.2025 ... 18.01.2026

musée Nicéphore Niépce


Dans une boîte, une série d’images intitulée «Les Folles» est retrouvée dans les archives du photographe Robert Demachy [1859-1936] conservées depuis 2004 au musée Nicéphore Niépce. Sur ces photographies, une cour cernée d’imposantes grilles, des femmes entravées par des camisoles. Vêtues de jupes noires, certaines sont assises sur des bancs ou couchées à même le sol, d’autres sont attachées à des fauteuils devant des portes fermées par des serrures en acier.

Une étude nous apprend qu’elles ont été réalisées dans l’enceinte de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière au début des années 1890. Cette série de photographies se détache du reste de l’archive du photographe pictorialiste. Le regardeur saut qu’il face à un document rare qui ne cesse de susciter des interrogations. Comment le photographe est-il entré dans cet asile? Pourquoi a-t-il photographié ces femmes internées ? Quelle était son intention ? Curiosité, voyeurisme, exhibition, empathie ? À quelle utilisation destinait-il ces images ? Viennent ensuite rapidement les questions d’ordre éthique, liées au droit à la dignité des personnes photographiées et à leur consentement à l’être. De ces images et des questions qu’elles soulèvent est née l’envie d’explorer plus largement les rapports entre la photographie et la « folie ». Volontairement circonscrite au milieu fermé qu’est l’hôpital psychiatrique en France, l’exposition présente différents usages du medium. Sans prétendre être exhaustive, elle espère rendre sensibles les regards portés sur la maladie, interroger le rapport à l’autre, les normes et les limites de la représentation.

La rétine du savant: une photographie au service de la psychiatrie, de la clinique et du corps médical, qui ausculte les corps et les visages.

À partir des années 1850, la photographie est adoptée et utilisée par les scientifiques pour ses possibilités supposées et idéalisées qu’on lui attribue de garder trace de toute chose.
Elle accompagne désormais toutes les recherches. Captation du réel, représentation de la nature même, le nouveau medium est chargé d’une valeur de preuve et remplace lentement le dessin. Avec la photographie, il faut désormais jouer sur la mise au point, la profondeur de champ, l’angle, et la mise en scène des corps pour orienter le regard vers l’information voulue. Le corps humain photographié reste la surface d’observation indépassable sur laquelle doivent se voir les symptômes et les pathologies, mais aussi les mouvements de l’âme, les émotions, la folie.

Surfaces de projections: une photographie-outil au service du diagnostic, puis du soin.

La photographie est également utilisée en tant qu’outil dans le travail de soignants avec leurs patients, sous forme de corpus existants. La photographie est un support de projection, d’expression, de symbolisation. Ses qualités projectives ont pu être utilisées dans les années 1940 comme outil de diagnostic en lien avec des théories aujourd’hui contestées [« méthode Szondi »]. À partir de 1965, elle s’utilise comme un objet de relation avec le développement du soin en groupe. Poser un regard sur une image, c’est aussi se l’approprier. C’est la possibilité d’y déceler, par le travail de l’imaginaire comme dans un jeu de miroir, des éléments de sa propre histoire, de ses éprouvés, et de les mettre en mots. La photographie est un support au langage, voire un langage en tant que tel.

Aux yeux des autres : une photographie de reportage qui montre, stigmatise ou dénonce.

Les premières enquêtes journalistiques sur les asiles apparaissent dans l’entre-deux[1]guerres d’abord sous forme de textes uniquement, puis illustrées par la photographie. La médiatisation joue un rôle important dans la construction des représentations de la folie et des personnes internées et participe à renforcer les stéréotypes. Si certains articles s’attachent à rendre compte du travail des psychiatres et à dénoncer les conditions de vie asilaire, le sujet est également traité sous l’angle du sensationnalisme et du voyeurisme, contribuant à la stigmatisation persistante des malades comme à la peur du « fou dangereux ». La production et la diffusion d’images de patients sont aujourd’hui réglementées par le droit à l’image qui protège la dignité de ces derniers [respect de la vie privée, consentement] et le secret professionnel.


La vie comme elle va : une photographie de la vie quotidienne produite par des patients ou des soignants.

À l’initiative des soignants, des soignés, ou de services administratifs, des photographies sont produites au sein des institutions psychiatriques. Elles peuvent servir des intérêts promotionnels, témoigner des progrès et des transformations, documenter la vie de l’hôpital. Elles peuvent aussi faire la preuve de moments joyeux de partages, de vie commune et d’activités de groupes. En laissant pour un temps la souffrance dans le hors-champ, comme dans les albums de famille, elles disent aussi la banalité du quotidien.

Les personnes psychiatrisées ont longtemps été exhibées, stigmatisées par la photographie, sans être actrices de leurs représentations. Ces clichés ont participé à leur marginalisation. Il a fallu que la pensée psychiatrique évolue, interrogée par les sciences sociales, la psychanalyse et la politique, pour que les représentations de la maladie changent. Le droit à l’image et le secret professionnel protègent les patients dans leur identité et leur souffrance.
Paradoxalement, ces précautions soustraient les patients aux regards et redoublent leur marginalisation. Dès lors, comment échapper aux pièges de la stigmatisation et de l’invisibilisation ? Comment le photographe peut-il sortir de sa posture dominante ? Par le questionnement de sa place, dans une attention à l’autre, il associe les personnes photographiées à la construction des images. C’est dans ce type d’aventure que se sont lancés différents auteurs depuis une quarantaine d’années, nous invitant à décentrer notre regard, à voir autrement.



L’exposition présente les travaux de :
Marion Gronier
Mathieu Pernot
Elina Brotherus
No Sovereign Author
- Maroussia Prignot et Valerio Alvarez
Jean-Robert Dantou
Marc Pataut accompagné d’Anaïs Masson & Maxence Rifflet

Et une sélection de pièces historiques de :
Robert Demachy [1859-1936]
Charles Lhermitte [1881-1945]
Georges François Marie Gabriel [1775-1805]
Etienne Esquirol [1772-1840]
Ambroise Tardieu [1788-1841]
Jean-Gaspard Lavater [1741-1801]
Arthur de Montmeja [1841-?]
Paul Richer [1849-1933]
Désiré-Magloire Bourneville [1840-1909]
Paul Regnard [1850-1927]
Georges Gilles de la Tourette [1857-1904]
Paul Richer [1849-1933]
Albert Londe [1884-1932]
Jean-Martin Charcot [1825-1893]
Henri Dagonet [1823-1902]
Augusta Klumpke [1859-1927]
Jules Dejerine [1848-1917]
Marcelin Cayré [?-?]
Charles-Émile François-Franck [1949-1921]
Guillaume Duchenne de Boulogne [1806-1875]
Charles Darwin [1809-1882]
Leopold Szondi [1893-1986]
Sabine Weiss [1924-2021]
Jean-Philippe Charbonnier [1921-2004]
Archives de la famille du docteur Paul Balvet [1907-2001]
Archives du Centre hospitalier Le Vinatier, La Ferme, Bron

Commissariat :
Musée Nicéphore Niépce, Émilie Bernard et Emmanuelle Vieillard
Alice Aigrain, docteure en histoire de la photographie
Marianna Scarfone, maîtresse de conférence en histoire de la santé
Jean-Marc Talpin, professeur émérite de psychopathologie et psychologie clinique, Université Lumière – Lyon 2



Le musée remercie chaleureusement :
Les amis du musée Nicéphore Niépce
Canson, [Certains tirages de cette exposition ont été réalisés au laboratoire du musée Nicéphore Niépce sur des papiers de la gamme Canson Infinity]
Elina Brotherus
Jean-Robert Dantou
Marion Gronier
Marc Pataut accompagné de Anaïs Masson & Maxence Rifflet Mathieu Pernot
No Sovereign Author – Maroussia Prignot & Valerio Alvarez
Julien Faure-Conorton
Patricia Morvan [Agence Vu]
Laure Augustins
Marie-Ange Villeret [Archives du département du Rhône et de la Métropole de Lyon]
Martine Deyres

Et les prêteurs :
Archives de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris [Marie Barthélémy]
Bibliothèque de l’Académie de Médecine [François Léger, Jérôme van Wijland]
Bibliothèque interuniversitaire de Santé [Stéphanie Charreaux]
Bibliothèque Nationale de France [Fabienne Besnard, Jude Talbot]
Bibliothèque de la Maison Européenne de la Photographie [Aurélie Lacouchie]
Bibliothèque des littératures policières de la Ville de Paris [Manon Maurin]
Centre Hospitalier Le Vinatier – La Ferme [Émilie Pigeon, Coline Rogé]
Collège de France [Claire Guttinger]
Collection Serge Kakou [Serge Kakou, Laureline Meizel]
École des Beaux-Arts de Paris [Giulia Longo, Claire Brossard]
Gamma-Rapho [Isabelle Sadys]
Musée de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris [Alexane Pasquier, Agnès Virole]
Photo Élysée [Fanny Brülhart, Marie Moscatello]
Sorbonne-Université [Éloïse Quétel, Rémi Gaillard],
Bibliothèque Charcot [Sylvie Leroux]
Daniel Balvet
et Jean-Claude Couval

mercredi 22 octobre 2025

Les hôtels-Dieu du Moyen Âge à la Nouvelle-France

Médecine et charité. Les hôtels-Dieu du Moyen Âge à la Nouvelle-France


Exposition

15 octobre 2025 au 13 septembre 2026


Musée des Hospitalières
201 Avenue des Pins Ouest, Montréal
 
Une célébration vibrante du patrimoine hospitalier français et québécois à travers des collections d'exception
 
Les hôtels-Dieu ont traversé les siècles, et sont aujourd'hui reconnus comme des véritables pionniers dans les soins aux malades dans nos sociétés occidentales. L'exposition d’envergure internationale Médecine et Charité, explore l'héritage de ces hôpitaux fondés depuis le Moyen Âge, à travers les collections exceptionnelles de quatre hôtels-Dieu français: l'Hôtel-Dieu de Tonnerre, les Hospices de Beaune, l'Hôtel-Dieu de Chalon-sur-Saône et l'Hôtel-Dieu de Baugé, et d'hôtels-Dieu québécois.
Vitraux, sculptures, peintures, mobilier, tapisseries, objets du quotidien liés aux soins des malades et archives permettront de découvrir l’extraordinaire richesse du patrimoine hospitalier français, mais aussi québécois à travers notamment les collections de l'Hôtel-Dieu de Montréal et du Monastère des Augustines de Québec. L’implantation d’hôtels-Dieu en Nouvelle-France au 17e siècle s’inscrit en effet dans cette longue tradition hospitalière.
 
Des œuvres inédites
L'exposition présente près d'une centaine d’œuvres et d'archives exceptionnelles provenant de France et classées comme biens culturels, qui n’ont jamais été exposées au Canada. Parmi ces artéfacts, le chef-d’œuvre de la sculpture bourguignonne La Vierge et l’Enfant, dite Vierge à l’encrier (Chalon-sur-Saône), une pièce d'exception attribuée à Antoine Le Moiturier réalisée à la fin du 15e siècle.

dimanche 5 octobre 2025

Remèdes et appareils contre les pertes séminales nocturnes

La virilité en question : remèdes et appareils contre les pertes séminales nocturnes (XVIIIe-XXIe siècles)

Exposition



Du 21 au 24 octobre 2025

HORAIRES
Mardi 21.10 Vernissage dès 17h
Mercredi 22.10 09h-12h / 14h-17h
Jeudi 23.10 09h-17h
Vendredi 24.10 09h-17h

Centre Maurice Chalumeau
en sciences des sexualités de l'Université de Genève (CMCSS)
Campus Battelle - Bâtiment A
7, route de Drize – 1227 Carouge

Entrée libre sans inscription

Avertissement : cette exposition présente des scènes de nudité et des contenus explicites.


Cette exposition propose de découvrir l’histoire de la physiologie masculine à travers des étonnantes machines et remèdes qui ont été pensés par la médecine pour lutter contre les émissions séminales involontaires nocturnes.
Elle souhaite encourager une réflexion autour des injonctions à la virilité : devenir homme est loin d’être un processus naturel. Les émissions séminales nocturnes, considérées comme une maladie encore au XIXe siècle, deviennent progressivement, au cours du XXe siècle, l’un des biomarqueurs de la virilité. Dans notre société, les jeunes se transforment en hommes via la pilosité, la mue de la voix et les taches laissés dans le lit au cours de la nuit...
Les stéréotypes de genre affectent toujours la masculinité contemporaine : nous devons les déconstruire pour permettre à chaque personne d’évoluer, sans le poids du passé, et sans tomber dans les pièges du masculinisme.

dimanche 8 juin 2025

500 ans d'addiction

Hooked: 500 Years of Addiction



Exhibition





30 May 2025 – 13 February 2026

Monday – Friday, 10am - 4.30pm

Free entry

Physicians' Gallery, 11 Queen Street, Edinburgh, EH2 1JQ

Click for festive opening times and public holidays

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From heroin to gambling, from alcohol to love, HOOKED explores the history of addiction. It invites you to consider the stereotypes attached to addiction and how all of us can be vulnerable to it.

Exploring pills, drink, snuff and cigarettes, we uncover the many faces of addiction and the many attempts to combat it. We explore the dark origins of substance addiction in the western world – rooted deeply in colonialism and slavery.

Featuring rare books, historical objects, artworks, interviews and digital interactives, the exhibition considers the meaning of addiction, its causes and the stigma attached to being addicted.



This exhibition contains some racist and xenophobic historic materials.

samedi 24 mai 2025

Histoire(s) de la médecine

Histoire(s) de la médecine


Exposition Illustrations issues des Collections de la Fondation Martin Bodmer 

20 mai au 30 septembre


Parcourir les nombreux siècles qui jalonnent la longue histoire de la médecine peut être l’occasion d’un étonnant voyage pour nous, observateur du IIIe millénaire. Nos impressions oscillent entre le constat d’intuitions visionnaires et les associations d’idées devenues souvent exotiques, parfois incongrues.

Les collections de la Fondation Martin Bodmer représentent un formidable accès à ce patrimoine. Le prof. Jacques Berchtold et Yoann Givry vous proposent une exposition de quinze planches illustratives construite à partir d'ouvrages sélectionnés pour leur intérêt graphique mais également pour leur grande diversité (de lieux et d’époques, mais également de formes et d’usages), comme quinze épisodes autonomes – que vous êtes libre de parcourir dans l’ordre que vous préférez – tout en racontant quelque chose de cette histoire commune. Sur le lieu d'exposition, des QR codes vous permettent d’accéder aux notices détaillées associées à chaque planche.

Cette exposition hors les murs la Fondation Martin Bodmer est accueillie par la Faculté de médecine de l'Université de Genève au Centre médical universitaire (CMU). Une partie des notices sont issues du livre de notre exposition La médecine ancienne, du corps aux étoiles, sous la direction de Gérald d’Andiran, bien qu’adaptées pour cette exposition originale.

Textes : Jacques Berchtold et autres auteurs
Réalisation : Yoann Givry
Photographie : Justine Givry et Naomi Wenger
Impression : Atelier Richard  16 avr. 2025


Informations pratiques

du 20 mai au 30 septembre 2025
Centre médical universitaire - CMU
1er étage - bâtiment A-B
entrée libre de 7h-18h

Contact
facmed@unige.ch

Visites guidées avec les experts
voir le calendrier et inscriptions ici >>


Vernissage mardi 20 mai 2025 | 17h30
Entrée libre, sur inscription
suivi d'une visite guidée par le Pr Jacques Berchtold, directeur de la Fondation

Inscription au vernissage >>

Sur le lieu d'exposition, des QR codes vous permettent d’accéder aux notices détaillées associées à chaque planche.

jeudi 3 avril 2025

Les médicaments dans le monde médiévale

Curious Cures: Medicine in the Medieval World


Exhibition


A new exhibition on medieval medicine opens at Cambridge University Library on Saturday 29 March:

Inspired by a Wellcome-funded digitisation, cataloguing and conservation project, Curious Cures shows what medieval people thought about the body and how it functioned, how they sought to understand disease and its causes, and how they tried to treat a bewildering array of ailments and illnesses. Drawing on the collections of Cambridge University Library, as well as manuscripts loaned from several college libraries and the Bodleian Library in Oxford, Curious Cures explores how medieval physicians operated within international networks of knowledge and study, and drew on an ancient and multicultural intellectual heritage. It details how they built on this through further refinements and writings, as well as experiential learning and treatments that they knew (or thought they knew) to be effective. The provenance and contents of the manuscripts furthermore reveal the wide range of constituencies involved in the practice of medicine: not only educated physicians, but also members of the religious orders, surgeons, barbers, practitioners of the healing arts, and men and women in their own households. By providing translations of many of the recipes shown in the openings on display, the exhibition shares with visitors the experience of reading the words, seeing the writer's hand before our eyes, and entering - if for a brief moment - their mind and their world.


Entry is free. For opening hours, and to book a free ticket, go to: https://www.lib.cam.ac.uk/exhibitioncuriouscures


The exhibition runs until 6 December 2025.

dimanche 3 novembre 2024

L'histoire non officielle de la pratique médicale en Angleterre entre 1500 et 1800

Healing words. The unofficial story of medical practice in England 1500–1800


Exhibition


11 September 2024 – 25 July 2025

Royal College of Physicians, London – plan your visit.


Recipe books were highly collaborative, incredibly detailed, and painstakingly handwritten household manuals. Produced mainly within rural communities, they contained recipes for preparing and preserving food, household products, and medical remedies.

These books have become a testament to women’s experiences across all levels of society, showing their skills at household management. They also demonstrate a wide context of legitimate but unofficial medical information sharing.

The books show us how medicine was understood and practiced at community level. They are glimpses into a world in which communities were self-sufficient, and people were intimately connected to one another, the land, the seasons and the cosmos. These books contributed to the very survival of families and communities.

This exhibition is the culmination of a long term project to provide online access to these unique manuscripts and highlight their part in the story of the development of modern medicine.

Please be aware, this exhibition contains descriptions of cruelty to animals, and medical procedures on children.


samedi 2 novembre 2024

L’enfance aliénée sous l’œil du docteur Bourneville

L’enfance aliénée sous l’œil du docteur Bourneville



Exposition 

Du 30 octobre 2024 au 25 janvier 2025 au Musée d’Histoire de la Médecine


La Direction déléguée aux bibliothèques et musées de l’université Paris Cité s’associe pour la troisième année consécutive au festival PhotoSaintGermain et vous invite à cette occasion à découvrir sa nouvelle exposition photo « L’enfance aliénée sous l’œil du docteur Bourneville » au Musée d’Histoire de la Médecine, du 30 octobre 2024 au 25 janvier 2025.


L’exposition photo

Dans le cadre de la treizième édition du festival PhotoSaintGermain, cette nouvelle exposition photo au Musée d’Histoire de la Médecine s’interroge notamment sur les usages de la photographie en psychiatrie à travers un parcours décliné en quatre axes. L’exposition retrace trente années, de 1879 à 1909, pendant lesquelles le docteur Bourneville tente d’apporter des soins appropriés à des enfants atteints de troubles neuro-développementaux, qu’on laissait jusqu’ici souvent végéter en les qualifiant d’« idiots » ou encore d’« arriérés ». Dans trois institutions différentes (asile de Bicêtre, fondation Vallée, Institut médico-pédagogique de Vitry-sur-Seine), les jeunes patients sont stimulés et encouragés à apprendre les gestes du quotidien. Des cours et parfois des formations professionnelles leurs sont proposés afin de mieux les accompagner et de faciliter leur intégration dans la société.

Le médecin a documenté par la photographie ses observations médicales ainsi que les modifications importantes apportées aux lieux asilaires. L’ensemble tantôt émouvant, tantôt éprouvant pour nos sensibilités contemporaines, permet de comprendre l’ambition et les failles de ce traitement novateur des enfants aliénés.

L’exposition s’attache au parcours de Bourneville, aliéniste de renom mais aussi homme politique. On découvre ensuite la disposition mûrement réfléchie des lieux d’éducation et de soins que le médecin a marqués de son empreinte. Le traitement médico-pédagogique mis en place par Bourneville repose sur trois piliers (éduquer, instruire, distraire), qui visent à accroitre l’autonomie des enfants à travers différentes activités : découverte des sens, éducation à la propreté, jeux éducatifs, gymnastique, école, ateliers… Enfin, l’exposition aborde la transmission du traitement aux autres médecins et sa communication auprès du grand public.

Au terme du parcours au sein du Musée d’Histoire de la Médecine, les visiteurs se voient proposer une déambulation spécifique qui interroge le rôle complexe de la photographie dans ces expérimentations médicales.


Autour de l’exposition

La programmation des événements associés à l’exposition sera disponible prochainement.


Informations pratiques

Musée d’Histoire de la Médecine, 12 rue de l’École de Médecine, 75006 Paris
– Ouvert du lundi au samedi de 14h à 17h30 (fermé les 1er et 11 novembre 2024)
– Entrée gratuite et ouverture le jeudi sur toute la période du festival PhotoSaintGermain, du 30 octobre au 23 novembre 2024
– À compter du 25 novembre 2024, fermeture le jeudi et entrée aux tarifs habituels : entrée plein tarif à 3,50€, entrée gratuite ou tarif réduit à 2,50€ (voir conditions)

dimanche 6 octobre 2024

La pratique de la médecine dans l'Europe moderne

The practice of medicine in early modern Europe



Exhibition

The latest large online exhibition from the Edward Worth Library in Dublin is now available. This year it explores the theme of '' through the lens of Worth's extensive medical collections: https://thepracticeofmedicine.edwardworthlibrary.ie/


samedi 7 septembre 2024

Activités physiques à l’hôpital

Mouiller le maillot ! Activités physiques à l’hôpital (XIXe – XXe siècles) 

Exposition


Du 18 mars au 17 octobre 2024.
Hôpital Bicêtre | 78, rue du Général Leclerc | 94270 Le Kremlin-Bicêtre
Pavillon Mathieu-Jaboulay, Porte 36

Journées européennes du Patrimoine 2024 :
Visites guidées historiques de l’hôpital Bicêtre. Inscription obligatoire limitée à 30 personnes par visites : archives.ap-hp@aphp.fr

Vous y ferez la connaissance des personnes et des sites hospitaliers dont l’action s’est révélée déterminante dans l’avènement des activités physiques à l’hôpital à des fins de réparation des corps comme des esprits.

samedi 29 juin 2024

Le sport et le corps masculin au 19e siècle

Le sport et le corps masculin au 19e siècle

Exposition


Galerie David Guiraud 

 5, rue du Perche – 75003 Paris
Mardi / Samedi – 14h30 / 19h
01 42 71 78 62
www.galerie-david-guiraud.com
info@galerie-david-guiraud.com


C’est avec enthousiasme que la galerie David Guiraud annonce le lancement de la seconde exposition prévue dans le cadre du projet de huit expositions sur le corps masculin dans l’histoire de la photographie. Le vernissage aura lieu le jeudi 2 mai et l’exposition se déroulera du 3 mai au 20 juin 2024, au 5 rue du Perche, dans le Marais.

Faisant suite à l’idée initiale de la galerie, qui consiste à appréhender les nus masculins produits au 19eme siècle par catégorie thématique, l’exposition présente le sport et les débuts de la culture physique comme quatrième thème ayant permis l’émergence de représentations masculines à cette époque. L’exposition évoquera également le cinquième et dernier thème identifié, la science, avec une planche de chronophotographie de E. Muybridge.

Ensemble, l’exposition #2 et l’exposition #1 auront présenté l’académisme, l’érotisme, la pornographie, le sport et la science, dressant ainsi un panorama complet des cinq thèmes identifiés au 19e siècle et étant à l’origine de la plupart des nus rencontrés jusqu’au début du 20e siècle.



Le corps musclé

Le corps musclé ou athlétique réunit les deux types de corps que l’on retrouve sur les photographies du 19e siècle. Il est le point commun entre le corps du sportif et le corps issu de la culture physique, car dans la pratique comme dans les intentions, les deux se distinguent. Il y a dans le sport, la notion de jeu, d’interaction, de collectif, qui est moins présent, voire absent dans la culture physique, qui n’est d’ailleurs pas considérée comme un sport, jusqu’à l’apparition du Bodybuilding, Le développement physique et musculaire est une conséquence indirecte de la pratique du sport qui n’en est pas la finalité. Inversement, il semblerait que dans la culture physique le développement du muscle et de la structure du corps soit un but en soi.

Le corps athlétique, musclé, qui est pris en photo au 19eme siècle est tout aussi bien le corps d’un sportif qui pratique la lutte ou l’haltérophilie, que le corps d’un homme qui pratique la culture physique, activité naissante mais qui se popularise à la fin du 19eme siècle.



La lutte et les hommes forts

A la fin du XIXème siècle, la lutte professionnelle était le sport le plus en vogue en Europe et figurait au programme des compétitions définies par le Congrès Olympique, avec des règles similaires à celles de la lutte gréco-romaine. La lutte professionnelle avait fait son apparition en France à partir des années 1830 mais commençait à perdre en popularité à partir de 1900. Durant cette période, des lutteurs et autres sportifs qui n’avaient pas eu accès aux milieux d’élites, resoignaient les troupes de forains et les cirques qui sillonnaient la France. Là, ils pouvaient démontrer leurs talents et leur force. Ils sont, ce que l’on appelle alors les hommes forts et sont très souvent pris en photo pour assurer leur promotion.



La culture physique et le body building

A la fin du 19e siecle, la plupart des emplois se trouvent dans l’agriculture et dans l’industrie, dans des activités physiques qui musclent le corps, c’est sans doute pourquoi les premières incitations à la culture physique se font sous l’angle de la santé et du bien-être.

En France, le professeur Desbonnet est le promoteur de la culture physique et fonde une école à Paris en 1886, en mettant l’accent sur les bénéfices pour la santé (réduction de l’obésité, guérison de la neurasthénie et des maladies de l’estomac, développement général des muscles du corps). Il met également en avant la force et la beauté qui participent à l’adhésion générale pour la culture physique. Les pouvoirs publics ne peuvent qu’encourager une telle initiative, d’abord pour les raisons évoquées précédemment, mais aussi parce qu’un homme musclé et en forme est un bon soldat, qui peut porter facilement son arme et son paquetage.

L’allemand Eugene Sandow (1867-1925) commence par se produire dans les cirques pour des démonstrations de force avant d’être repéré par le grand Florenz Ziegfeld et de participer grâce à lui, à l’exposition Universelle de Chicago en 1893. Eugene Sandow se distingue de ses confrères en cherchant à développer un physique équilibré, proportionné et esthétique. Il enthousiasme le monde entier en parvenant à combiner la beauté, le spectacle et la force. Ses innovations font de lui le père du culturisme moderne et le fondateur du Bodybuilding en tant que sport.



Le sport naturiste allemand

Depuis le milieu du 19e siècle en Allemagne, le nudisme fait son apparition sous l’impulsion d’un mouvement lié à la jeunesse, la Lebensreform, prônant un retour à la nature. Le développement de cette pratique aboutit en 1898, à la naissance la Freikörperkultur («culture du corps libre») ou FKK qui est une véritable éthique naturiste. Le nudiste accompagne alors son geste, d’une réflexion profonde sur un retour à la nature, d’une vie en harmonie avec elle et d’une rupture avec la ville industrielle et oppressante.

Dans les années 1920, la pratique du naturisme s’accompagne d’une activité physique, dans un but thérapeutique et hygiéniste théorisé par Adolf Koch et les mouvements marxistes. Les images de Gerhard Riebicke présentées dans l’exposition illustrent cette phase naturiste et sportive du mouvement. D’abord méprisé par les nazis qui y voient, entre autres, un refuge pour les homosexuels, le mouvement naturiste est récupéré par des théoriciens du parti et transformé en une « hygiène raciale » et un retour aux souches germaniques païenne, vénérant la nature.



Les débuts de la culture physique aux usa

Aux Etats-Unis, à cette époque, l’état d’esprit est différent. Les athlètes américains restent très pudiques mais sortent des salles de musculation pour se prêter aux jeux des photographes, en posant pour eux et en faisant émerger un style de photographie « athlético-art-déco » assez spécifique. Il faut se rappeler que l’Art-déco est une célébration de la modernité, de l’industrie et de ses progrès et que son objet est de répondre aux besoins de la vie moderne.

Le travail de Edwin F. Townsend est la parfaite illustration de la mise en scène du modèle athlétique dans une composition d’esprit art-déco, qui justifiera pour une future génération, l’utilisation des athlètes et rendra pertinente une photographie dont le sujet est le corps et la musculature. Cette génération est celle de l’American Physique Photography, des années 1930/40 aux années 1960/70, objet de futures expositions par la galerie.



Les œuvres proposées par la galerie

L’exposition propose un ensemble de tirages d’époque et montre un boxeur, un haltérophile érotique, un gymnaste aux anneaux, des lutteurs amateurs par Von Gloeden, soit un ensemble de sportifs dont le profil commun est celui d’être des hommes forts. En ce qui concerne les grands sports de l’époque, l’exposition propose une rare et exceptionnelle série de portraits des lutteurs ayant participé au Championnat du Monde de Lutte (probablement à Paris en 1899), par le photographe Stanisław J. Ignacy Ostroróg (1863-1929), dit Waléry.

L’exposition présente, dans le cadre de la culture physique, un portrait signé du professeur E. Desbonnet en 1919 et plusieurs tirages du fameux Eugene Sandow, la star internationale.

La galerie propose également un ensemble de tirages de G. Riebicke et des études « athlético-Art Déco » américaines des années 1920/1930.

mardi 23 avril 2024

Lire Abbott

Reading Abbott

Exhibition

Osler Library, 3655 Promenade Sir-William-Osler, Montreal, Quebec H3G 0B1

On May 16th at 4:30 pm. 

"Reading Abbott" explores both what Maude Abbott read and ways in which we can "read" her life story. While many publications on the famous doctor and museum curator have focused on the barriers she faced in a male-dominated profession, this exhibition places Abbott among her favourite authors, locations, and texts. Curated by architectural historian Annmarie Adams, “Reading Abbott” invites feminist and spatial readings of Abbott's legacy.

vendredi 29 mars 2024

Paul Richer, l'art et la médecine

En chair et en os. Paul Richer, l'art et la médecine

Exposition


Du 16 mars au 16 juin 2024, le musée des Beaux-Arts explore la relation étroite entre l'art et la science dans les œuvres de Paul Richer en dévoilant notamment des ouvrages médicaux écrits et illustrés par l'artiste, en lien avec le professeur Jean-Martin Charcot.


Médecin et sculpteur : le double héritage de Richer

L'exposition En chair et en os. Paul Richer, et la médecine révèle deux facettes de Paul Richer : son rôle méconnu de médecin et son œuvre en tant qu'artiste.

Elle expose ses études médicales, ses croquis de soldats blessés pendant la guerre de 1870 et son implication médicale, ainsi que les ouvrages médicaux illustrés et sa thèse réalisée sous la direction de Jean-Martin Charcot.

Elle montre ensuite ses sculptures à partir de 1887, mettant en avant l'anatomie masculine à travers des athlètes en mouvement, des malades et des œuvres pédagogiques, illustrant sa précision anatomique.

L'exposition présentera également des hommages sculptés à des personnalités, scientifiques et grands médecins. Ainsi que des sculptures féminines, écho à ses travaux sur l'anatomie féminine des années 1910.

Pour clore cette exposition, deux grands groupes sculptés seront présentés : Tres in una (1913) et L'Art et la Science devant Minerve (vers 1930), qui mettent en scène des femmes et reflètent les travaux de l'artiste sur la morphologie féminine.

La sculpture permet à Richer d’étudier l’anatomie de ses modèles, mais aussi à représenter des pathologies à des fins pédagogiques. Des représentations de malades, comme La Parkinsonienne (1895, collection particulière), seront ainsi exposées.

Cette exposition vous permet ainsi de découvrir l'œuvre fascinante de Paul Richer, à la fois en tant que médecin talentueux et sculpteur innovant, en explorant la relation étroite entre l'art et la science dans son travail.

Paul Richer au musée des Beaux-Art de Chartres

Plongez dans l'univers captivant de Paul Richer à travers ces deux expositions labellisées « d’intérêt national » par le Ministère de la Culture !Les nouveaux héros. Paul Richer et la sculpture du travail, qui a eu lieu du 23 septembre au 31 décembre 2023.
En chair et en os. Paul Richer, l'art au service de la médecine, du 16 mars au 16 juin 2024.

Elles vous présentent la vie et l'œuvre fascinante de Paul Richer, une figure chartraine aux multiples talents. Peintre, sculpteur, dessinateur, médailleur, illustrateur, mais aussi anatomiste et neurologue, il a laissé une empreinte significative dans le monde artistique et scientifique de son époque.

Jusqu'à présent peu étudiée de manière individuelle, Paul Richer est une personnalité complexe dont les œuvres dispersées entre diverses institutions à Chartres et à Paris ont inspiré cette programmation unique.
Le label « Exposition d'intérêt national » récompense les musées de France qui mettent en œuvre des expositions remarquables tant par leur qualité scientifique que par le caractère innovant des actions de médiation culturelle qui les accompagnent.


Informations pratiques
Le musée des Beaux-Arts reste ouvert durant les travaux d'aménagement du pourtour de la cathédrale. Un cheminement piéton permet d'y accéder.


Cette exposition a lieu du 16 mars au 16 juin 2024 :Les mardis, mercredis, vendredis et samedis de 10h à 12h30 et de 14h à 18h.
Les jeudis de 10h à 12h30 et de 14h à 20h.
Fermé les lundis

Fermetures exceptionnelles :Les mercredis 1er mai et 8 mai.

Tarifs :Tarif plein : 7 €
Tarif réduit * : 3,50 €
Gratuit ** (voir conditions)

* (Pass Chartres expérience, groupes (≥10), visiteur accompagnant une personne handicapée, moins de 18 ans).
** (1er dimanche de chaque mois, moins de 18 ans, étudiants, bénéficiaires du RSA ou assimilé, pré-visite de l'enseignant, Amis du Musée de Chartres, membres de la SAEL, membres de l'ICOM/ICOMOS, de l'association des Musées de la Région Centre-Val de Loire, détenteurs de la Carte Culture et du Pass Education, guides-conférenciers, journalistes, personnes handicapées).

jeudi 8 février 2024

Les dessinateurs au service de la publicité pharmaceutique

Les dessinateurs au service de la publicité pharmaceutique : Chéret, Poulbot, Dubout, Faizant et les autres

Exposition

Exposition de la Société d'Histoire de la Pharmacie en partenariat avec l' Université Paris Cité se tiendra du 26 février au 8 mars prochain dans les salons du Doyen de la faculté de pharmacie de Paris.


vendredi 2 février 2024

La santé au Moyen Âge

La santé au Moyen Âge


Exposition


Exposition proposée par les Archives départementales de la Dordogne et réalisée par l'équipe de la tour Jean sans peur

Entrée libre du lundi au vendredi - 8h30 à 12h et 13h15 à 17h
Commissaire d'exposition : Danièle Alexandre Bidon, historienne EHESS
Vernissage : mardi 13 février à 18h


Comment conçoit­-on le corps au Moyen Âge ? Sur quelles théories reposent les pratiques médicales ? Comment et avec quoi fabrique­t­on les médicaments ? Comment se déroule un rendez­vous chez le médecin ? Pratique­t­on l’anesthésie ? À travers six grands thèmes (les principes de santé, les pratiques médicales, la santé publique, les maladies, l'arsenal des médecins et de la chirurgie) et plus d’une centaine de documents, l’exposition invite le visiteur à s'identifier au médecin ou au patient à la fin du Moyen Âge en Occident.
 

CONFERENCE : Jeudi 7 mars à 18h au Centre départemental Joséphine Baker à Périgueux (Entrée libre - Durée : 1h)
"Voyage au coeur de la Médecine à partie d'un manuscrit périgourdin de 1601"
par Anne Chariéras ,docteur en médecine, maître de stage des universités, membre du Collège international de recherche en histoire de la médecine et de la santé et de la Société historique et archéologique du Périgord.
Les Archives départementales conservent une facturation de soins de 19 livres et 17 sous destinée à M. de la Brugière. L’étude détaillée de ce document constitue un précieux témoignage et un exemple de pratique médicale locale dans la société périgourdine du tout début du XVIIe siècle. Il permet également de partir à la découverte du monde médical en quelques escales incontournables : les modalités de la transmission du savoir scientifique de l’Antiquité ainsi que le passage de la médecine conventuelle aux médecins, chirurgiens et apothicaires.
Renseignements : 05 53 03 33 33 (Archives départementales de la Dordogne)

jeudi 30 novembre 2023

La médecine au Musée barrois

 L'art de soigner : la médecine au Musée barrois

Exposition

Vendredi 2023-11-18 13:30:00 fin : 2024-01-13 17:00:00. 0 EUR.
74 Rue de Saint-Mihiel Médiathèque Jean Jeukens
Bar-le-Duc 55000 Meuse Grand Est
 
Du 18 novembre 2023 au 13 janvier 2024, découvrez quelques œuvres du musée à la Médiathèque Jean-Jeukens de Bar-le-Duc, dans l'expo "L'art de soigner : la médecine au Musée barrois".
 
Notre dernière campagne de récolement a porté sur les objets du quotidien, dits "Arts et Traditions Populaires" (ATP). Parmi eux, les collections liées à la médecine occupent une grande place, issues principalement du legs Gelly, médecins barisiens du XXe siècle. Ces objets, mis en regard d’ouvrages conservés par le Musée barrois et la médiathèque Jean-Jeukens, témoignent de la façon de soigner autrefois.
 
Gratuit, aux horaires de la médiathèque.