lundi 12 avril 2021

Sociabilité et épidémies

Sociabilité et épidémies : comment maintenir le lien social durant le long dix-huitième siècle

Table-ronde


Jeudi 15 avril 2021, de 16h à 18h

organisée par le GIS Sociabilités dans le cadre du projet européen DIGITENS, avec le Laboratoire PLEIADE, USPN, et le Laboratoire LARCA, Université de Paris.



Invités : Emmanuelle Peraldo (Université Cote d’Azur) ; Stanis Perez (MSH Paris-Nord/Pleiade) ; Elise Ricadat (Université de Paris) ; Laurent Turcot (Université du Québec à Trois-Rivières)


Les épidémies sont généralement sources de bouleversements sociaux. Les restrictions visant à limiter la propagation de la maladie obligent à une réorganisation des modes de vie du quotidien et transforment les relations et les interactions entre les individus, remettant en question la sociabilité. Cette table-ronde rassemble des spécialistes d’histoire sociale, d’histoire de la santé, de psychologie et psychanalyse, de littérature, s’intéressant aux mondes anglophones et francophones de l’époque moderne à aujourd’hui. Elle a pour objet de réfléchir à la manière dont les populations ont continué à maintenir les liens sociaux malgré les contraintes liées aux épidémies durant le Long dix-huitième siècle.
Elle interrogera l’impact des épidémies sur les « modes » comportementales et vestimentaires, selon les classes sociales, les âges et les zones d’habitation. Elle regardera la place donnée par les autorités aux rassemblements, divertissements et rencontres sociales, dans le cadre de leur gestion des épidémies. Elle tentera ensuite d’évaluer les degrés de résistances sociales face à ces changements. Une partie du débat abordera enfin les représentations et perceptions du lien social à travers les « témoignages » picturaux et écrits contemporains des épidémies.

La table-ronde aura lieu en ligne. Un lien vers la plateforme de visio-conférence sera envoyé en vous inscrivant directement via ce formulaire en ligne



Lien dédié à cette table ronde sur le site internet du GIS Sociabilités



Écorces, baies et pilules amères

Barks, Berries & Bitter Pills

Workshop



Date: 6th May 2021 9:30 am – 5:00 pm
Venue: The Worshipful Society of Apothecaries



A joint day with Friend of the Archives



Members can book through the members area. Click here.

Programme

10.00 am – Welcome (Dr Briony Hudson) and Introduction (Dr Will Parker)

10.30 am Speaker – Prof Mark Nesbitt – Kew’s role in the discovery of plant-based medicines (including quinine)

11.15 am break

11.30 am Speaker – Dr Noel Snell – Plant-based treatments in Respiratory Medicine

12.15 am Speaker – Dr Yewande Okuleye – topic tbc

1 pm Lunch + poster viewing

1.45 pm – FoA material viewing/tours (3 groups rotating)

2.45 pm Speaker – Prof Michael Heinrich – Quality, safety and evidence of herbal medicines from an ethnopharmacological perspective

3.30 pm Break

3.45 pm Speaker – Kim Walker – History of quinine and practical demonstration of its preparation

4.30 pm Discussion and Close

5 pm Botanical Drinks

dimanche 11 avril 2021

Cultures et pratiques de la psychiatrie désinstitutionnelle dans le nord-est de l'Italie

Uscire dall'insopportabile : culture e pratiche di psichiatria de-istituzionale nel nordest Italia



Patrizia Guarnieri (a cura di)



Anno: 2021
Pagine: 202
ISBN: 978-88-7197-248-0
Collana: Quaderni di Archivio Trentino

Il termine ‹insopportabile›, nel titolo del volume, evoca un’analogia estrema tra i manicomi e i campi di concentramento spesso usata per dire che gli ospedali psichiatrici non potevano essere migliorati, riformati, ma soltanto aboliti. I contributi di Marco Conci, John Foot, Patrizia Guarnieri, Paolo Migone, Paolo Peloso e Giovanna Vicarelli parlano degli anni sessanta e settanta del Novecento e di quanti presero a denunciare gli orrori delle strutture di ricovero per malati. Costoro appartenevano a una generazione in cui agivano ancora l’esperienza concreta diretta o indiretta del fascismo, del nazismo, della reclusione e della deportazione, ma anche il peso del silenzio da cui le sofferenze più insostenibili, la colpa e la vergogna erano coperte. Tutto ciò non poteva più essere tollerato. Occorreva cambiare. Il volume è incentrato sull’area Nordest dell’Italia, dove si ebbero le esperienze antimanicomiali di punta a Gorizia e Trieste, e anche una variegata sperimentazione non solo basagliana.

***

Patrizia Guarnieri è prof. di storia contemporanea all’Università di Firenze. Tra le sue molte pubblicazioni: L'ammazzabambini. Legge e scienza in un processo di ine Ottocento (microstorie Einaudi, poi Laterza) e Italian Psychology and JewishEmigration under Fascism (Palgrave).


Colloque de la British Society for the History of Science

BSHS Virtual Conference

 

Call for papers

The British Society for the History of Science (BSHS) invites session proposals for the first BSHS Virtual Conference. The virtual conference will take place between 13-15 July. There will be a formal conference for members of the BSHS each morning followed by a public program in the afternoon/evening.

 

Call for Papers

The BSHS Conferences Committee now invites proposals for individual papers and for sessions from historians of science, technology and medicine, and from their colleagues in the wider scholarly community, on any theme, topic or period. Proposals are welcomed from researchers of all nationalities at all stages of their careers. Participation is limited to members of the Society. If you are not yet a member you can join upon acceptance of your abstract. See our website https://www.bshs.org.uk/membership for details - we offer a subsidised rate for anyone who is at a financial disadvantage. No other fees are associated with presenting. 

 

Offers of papers and sessions should be submitted via conferences@bshs.org.uk by Monday 3rd May 2021.

Proposals for individual papers should include an abstract of no more than 250 words, be comprehensible to a non-specialist audience and avoid footnotes. Sessions, of either ninety minutes or two hours, should normally consist of three or four papers. They may also have a commentator. Proposals for alternative types of session, such as ‘round-tables’, are strongly encouraged. Please discuss your ideas for such alternative sessions well in advance of the submission deadline.


All further enquiries about the programme arrangements should be addressed to conferences@bshs.org.uk

samedi 10 avril 2021

Guérison en psychiatrie

Heilung in der psychiatrie




Medizinhistorisches Journal, Volume 56, March 2021, Issue 1-2

guest editor:
Max Gawlich
Ralph Höger


Content of issue

S. 3-29, introduction
Gawlich, Max | Höger, Ralph
Recovery oder die Geschichte der psychiatrischen Heilung von ihrem Ende her erzählt?

S. 30-57, Aufsatz
Oswald, Ute
“Distraction from Hurtful Thoughts”

S. 58-78, article
Reichelt, Bernd
„… therapeutisch besonders wirksam.“

S. 79-102, Aufsatz
Henckes, Nicolas
Negotiating the limits of therapy

S. 103-122, article
Gründler, Jens
Besserung, Wiederherstellung, Genesung

S. 123-143, article
Beyer, Christof | Rotzoll, Maike
Berufsfähig, entlassungsfähig, verlegungsfähig


S. 144-153, miscellaneous
Koppitz, Ulrich
Internationale Zeitschriftenschau

S. 154-155, miscellaneous
Polianski, Igor J.
Nachles

S. 156-158, miscellaneous
Polianski, Olga
Internationale Bücherschau

Droit et folie en situation coloniale

Droit et folie en situation coloniale. Perspectives impériales comparées (xixe-xxe siècles)

Appel à contribution


Clio@Themis. Revue électronique d’histoire du droit. N° 23, 2022.

Coord. par Silvia FALCONIERI (CNRS, IMAF) 


Calendrier et modalités des propositions d’articles

Les propositions d’articles (d’un maximum de 3500 caractères, espaces comprises) devront être envoyées à l’adresse suivante : silviafalconieri@gmail.com pour le 1er juin 2021.
Remise des articles au 1er décembre 2021.
Première évaluation des articles début 2022.
Remise des articles corrigés au 1er mai 2022.
Seconde évaluation des articles mi-2022.
Parution prévue en novembre-décembre 2022.
 

Argumentaire

L’histoire juridique de la folie en situation coloniale demeure un domaine quasiment inexploré dans le panorama de l’historiographie juridique française et, plus largement, européenne. Alors que dans la dernière décennie les études des historiens de la psychiatrie coloniale se sont multipliées et que les conceptions autochtones des « maux de l’âme » ont depuis longtemps retenu l’attention des anthropologues, les aspects juridiques du traitement de la maladie mentale dans les espaces ultramarins n’ont fait l’objet de l’attention des chercheurs que d’une manière résiduelle et accessoire.

S’inscrivant dans un terrain en friche et dans la continuité d’un chantier de recherche en cours1, ce numéro de Clio@themis se propose de poser les premiers jalons pour une étude historico-juridique de la folie en situation coloniale, aux xixe et xxe siècles. Il s’agit d’entamer la reconstruction d’un pan encore largement méconnu de l’histoire du droit et de la justice coloniale et d’analyser, sous une perspective comparée et pluridisciplinaire, les facettes multiples des rapports du droit à la maladie mentale dans le contexte de la colonisation européenne. Le droit en situation coloniale se caractérise par l’application du principe de la personnalité de la loi dont le pluralisme juridique est le corollaire. En outre, les lois métropolitaines ne sont pas toujours directement applicables dans les espaces ultramarins, alors que la réglementation par décrets émanant des autorités locales est abondante. L’administration joue un rôle central et insolite dans la production des normes tout comme dans le déroulement de la justice. Les conflits entre juridictions et administrations sont d’ailleurs fréquents. L’expression « droit en situation coloniale » désigne dès lors, ce mode de fonctionnement spécifique et cette articulation particulière entre la justice et l’administration.

Dans ce cadre si particulier, est-il possible d’émettre l’hypothèse d’une approche juridique spécifique de la maladie mentale, surtout par rapport aux populations colonisées ? Quand le droit colonial se saisit-il de la maladie mentale ? Suivant quelles modalités ? Quels en sont les enjeux ? Qu’est-ce que la folie pour le législateur, pour les juristes et pour les administrateurs coloniaux ? Est-ce que le traitement juridique de la maladie mentale des « indigènes » présenterait des spécificités par rapport au traitement des troubles psychiques chez les « Européens » ? Inspiré par ces questionnements, le dossier Droit et folie en situation coloniale veut adopter un regard large, apte à capter la multiplicité des manifestations de la maladie mentale dans les discours et dans les pratiques juridiques outre-mer, dans le but d’en faire jaillir les spécificités liées au contexte de la colonisation.

La perspective comparative devra permettre de dresser un état des lieux des recherches sur le sujet dans le cadre historiographique. Il s’agit d’abord de faire attention aux différents pays européens ayant bâti un empire colonial à partir de la deuxième moitié du xixe siècle, mais pas seulement. Dans l’analyse du rapport du droit colonial à la folie, comparer veut dire également prendre en compte les spécificités territoriales, au sein d’un même empire, en considérant les différences de statuts (territoriaux et personnels). Dans cette direction, une importance centrale est accordée à la comparaison entre les espaces ultramarin et métropolitain. La comparaison peut enfin être entendue comme circulation de solutions, de techniques et de pratiques juridiques, en centrant l’attention sur les échanges entre les différentes expériences européennes de la colonisation.

Les contributions à ce dossier suivront trois thèmes principaux qui, compte-tenu du caractère pionnier des recherches en la matière, permettront d’aborder en même temps des questions de nature méthodologique. Les trois lignes directrices n’étant évidemment pas étanches, les articles proposés pourront les parcourir de manière transversale. Le regard pluridisciplinaire est également le bienvenu. 


I. Sources pour une histoire juridique de la folie en situation coloniale

Quelles sources pour écrire une histoire juridique de la folie en situation coloniale ? Comment les repérer, les exploiter et les analyser ? Comment les croiser avec les sources émanant d’autres disciplines ? Quels outils mettre en place pour leur fichage et pour leur analyse ? Quoique propre à toute recherche historique, la question des sources s’impose avec une force majeure dans l’étude des discours et des pratiques juridiques sur la folie en situation coloniale. L’exploitation des documents d’archives, par exemple, soulève plus que quelques problèmes, pour des raisons qui tiennent à la fois à la difficulté de les faire parler, à la nécessité de mobiliser des documents extrêmement hétérogènes (archives administratives, judiciaires, des hôpitaux psychiatriques) et dispersées, non seulement d’un point de vue géographique mais aussi au sein d’un même fond d’archives. Dans le cas de l’empire français, par exemple, au sein des archives administratives coloniales (ANOM, Aix-en-Provence), il est rare que des cartons entiers soient consacrés à l’aliénation mentale. Et cela en dépit de la fréquence avec laquelle l’occurrence d’autres maladies (surtout infectieuses) apparaît dans les inventaires. Une disparité très forte existe également entre les différents territoires de l’empire, du moment que pour certains d’entre eux – tels que l’Algérie ou l’Indochine – la documentation apparaît bien plus riche. L’état matériel des archives et, d’une manière plus large, des sources relatives au traitement juridique de la folie fournit des informations incontournables sur la manière dont la folie a été considérée dans le contexte colonial.

Ce premier thème a donc vocation à accueillir des contributions portant sur le repérage, le fichage et l’analyse des sources – dans leur hétérogénéité (y compris les sources orales) – nécessaires à l’écriture d’une histoire juridique de la folie outre-mer. Le regard croisé sur des sources non juridiques fait intégralement partie de la démarche. Les contributions concernant la mise en place d’outils numériques, visant à accompagner et à faciliter le repérage, le fichage et l’analyse des sources, seront les bienvenues. 


II. Contextes de prise en charge de la folie et frontières entre « normal » et « pathologique »

Le deuxième thème de ce dossier est consacré au repérage et à l’analyse de contextes disparates dans lesquels le droit colonial se saisit de la maladie mentale. L’attention des contributeurs pourra ainsi porter sur les actions relatives à la tutelle et à la curatelle ; sur les actions criminelles pour interdiction et enfermement des « fous furieux », ainsi que sur les cas d’exclusion de la responsabilité pénale ; sur les procédures d’internement dans les hôpitaux psychiatriques et dans les structures asilaires ; sur les mesures de police. À côté de ces contextes plus ordinaires et connus dans le cadre de l’histoire juridique de la folie, d’autres sembleraient propres à la situation coloniale. Parmi ceux-ci, les procès et les mesures frappant la pratique de la sorcellerie ; les mesures sanitaires relatives à l’alcoolisme et aux maladies infectieuses qui dans la littérature médicale de l’époque sont souvent considérés comme étant à l’origine de l’altération de l’état mental ; les procédures de transfert de patients psychiatriques des territoires d’outre-mer vers de structures de soin situées dans la métropole ; les procédures d’internement administratif pour rébellion ou révolte, suivant les codes de l’indigénat.

Ces derniers contextes – qui concernent de manière prioritaire les populations indigènes – font souvent émerger l’ambiguïté de la notion de « maladie mentale », ou de « folie », dans les discours et dans les pratiques juridiques en situation coloniale. La frontière entre les pathologies de l’« âme indigène » et la « mentalité indigène », pour ainsi dire, « ordinaire » n’est jamais étanche. Les contributions qui problématisent la question du « pathologique » en droit colonial trouveront ici toute leur place. 


III. Les usages juridiques des sciences et des savoirs sur le psychisme

Les savoirs juridiques sur la folie et sur la santé mentale se forgent dans un rapport d’emprunts, d’échanges, de collaboration et de conflit avec d’autres savoirs sur le psychisme. Que cela passe par le biais plus connu de l’expertise judiciaire ou par l’utilisation de publications afférant à d’autres domaines disciplinaires de la part des juristes ou, encore, par la participation contextuelle à des rencontres scientifiques, les spécialistes du droit colonial, les administrateurs et législateur ne peuvent pas se passer des connaissances de l’époque sur le psychisme et sur le fonctionnement mental des populations indigènes. Quels sont les savoirs mobilisés dans le traitement juridique de la folie ? Quels usages en font les spécialistes du droit dans leurs discours et dans leurs pratiques ? Pourquoi certains savoirs sont-ils sélectionnés par les acteurs du droit colonial en dépit d’autres ? Quels sont les enjeux de cette sélection ? Quels échanges les juristes bâtissent avec les spécialistes du psychisme autour de la folie ? Quand et pourquoi, en revanche, les juristes s’érigent eux-mêmes en spécialistes ?

Le xixe siècle connait l’essor des sciences du psychisme – telles que la psychiatrie, la psychanalyse, la psychologie, aussi dans leurs différentes déclinaisons, étroitement liées à l’expérience coloniale. La « psychologie des races », l’étude des mentalités, la « psychologie coloniale », la « psychiatrie coloniale » font leur émergence à compter de la fin du xixe siècle, avant de trouver leur plein épanouissement dans les années 1920 et 1930. Les savoirs autochtones traditionnels sur la folie, sur les origines du mal et sur la maladie complètent ce cadre. Les contributions en lien avec ce troisième noyau thématique porteront sur les usages juridiques des sciences et des savoirs sur le psychisme et sur la maladie mentale en contexte colonial. Sans que l’indication soit exhaustive, elles pourront traiter des lieux de rencontres des juristes, des scientifiques et des spécialistes de la santé mentale ; du poids acquis auprès des juristes et des administrateurs coloniaux par certains ouvrages ou revues médicales ; de la place accordée aux savoirs sur le psychisme dans la formation des juristes et des administrateurs coloniaux ; de l’apprentissage des conceptions locales de la folie.



1 Référence est faite au projet de recherche « Aliéné mental » et « indigène ». Histoire d’une double discrimination de statut en Afrique française –

Bibliographie

D. Arnold (dir.), Imperial Medicine and Indigenous Societies. Manchester, Manchester University Press, 1988.

Ch. Bastien, Folies, mythes et magies d’Afrique noire. Propos des guérisseurs du Mali, Paris, L’Harmattan, 1988.

L.V. Bell, Mental and Social Disorder in Sub-Saharan Africa. The Case of Sierra Leone, 1787-1990, New-York-London 1991.

R. Beneduce, Etnopsichiatria. Sofferenza mentale e alterità fra storia, dominio e cultura, Roma, Carocci, 2019.

J. Bennani, Psychanalyse en terre d’islam. Introduction à la psychanalyse au Maghreb, Casablanca, Éditions Le Fennec, 2008.

F. Bernault (dir.) Enfermement, prison et châtiment en Afrique. Du 19e siècle à nos jours, Paris 1999.

A. Biko, Counter-colonial Criminology. A Critique of Imperialist Reason, London, Pluto Press, 2003.

M. Cavina, « Il missionario, il giudice, il legislatore. Decrittazioni giuridiche della stregoneria nell’Africa occidentale subsahriana (sec. XVII-XX) », Historia et Ius. Rivista di storia giuridica dell’étà medievale e moderna, 17, 2020 : http://www.historiaetius.eu

R. Collignon, « La construction du sujet colonial : le cas particulier des malades mentaux. Difficultés d’une psychiatrie en terre africaine », La psychologie des peuples et ses dérivés, M. Kail et G. Vermès (dir.), Paris, Centre national de documentation pédagogique, 1999, pp. 165-181.

P. Coppo, Les guérisseurs de la folie. Histoires du plateau Dogon. Ethnopsychiatrie, Le Plessis-Robinson, Institut Synthélabo, 1998, traduit de l’italien par O. Bonis : Guaritori di follia. Storie dell’altopiano Dogon, Torino, Bollati Boringhieri, 1994.

M. J. Correa Gomez, « La locura desde los archivos. Chile 1850-1930 », Nuevo Mundo. Mundos nuevos, 2015 : https://journals.openedition.org/nuevomundo/68043#bodyftn17

Criminocorpus. Revue d’histoire de la justice, des crimes et des peines, 2016 : Folie et justice, de l’Antiquité à l’époque contemporaine, dir. H. Ménard et M. Renneville : https://journals.openedition.org/criminocorpus/3141

N. Christie, M. Gauvreau et M. Gerber, Voices in the Legal Archives in the French Colonial World. “The King is Listening”, Londres, Routledge, 2020.

B. Durand, M. Badji, M. Fabre et Al. (dir.), Le juge et l’Outre-mer, 7 Tomes, Lille, CHJ Éditeur, 2005-2014.

C. Edington, Beyond the asylum : mental illness in French colonial Vietnam, Ithaca, Cornelle University Press, 2019.

G. Eghigian (dir.), The Routledge History of Madness and Mental Health, Londres, Routledge, 2020.

S. Falconieri, « Droit colonial et anthropologie. Expertises ethniques, enquêtes et études raciales dans l’outre-mer français (Fin du XIXe siècle-1946) », Clio@themis. Revue électronique d’histoire du droit, 15, 2019 : https://www.cliothemis.com/Droit-colonial-et-anthropologie

S. Fancello. « "Le Diable attaque la santé". Sorcellerie et délivrance en Afrique centrale (Centrafrique, Cameroun) », dir. A. Desclaux, A. Diarra, S. Musso (dir). Guérir en Afrique. Promesses et transformations, Paris, L'Harmattan, pp. 87-107, 2020.

L. Guignard, Juger la folie. La folie criminelle devant les Assises aux XIXe siècle, Paris 2010.

History of psychiatry, Vol. 29, 2018 : Historicizing transcultural psychiatry, dir. E. Delille et I. Crozier.

R.C. Keller, Colonial Madness. Psychiatry in French North Africa, Chicago, The University of Chicago Press, 2007.

É. Le Roy, Les Africains et l’institution de la justice. Entre mimétismes et métissages, Paris, Dalloz, 2004.

J. Leckie, Colonizing Madness: Asylum and Community in Fiji Honolulu, University of Hawaii Press, 2019.

A. Lunel, Le fou, son médecin et la société. La folie à l’épreuve du droit de l’Antiquité à nos jours, Bordeaux, LEH Éditions, 2019.

S. Mahone S. et M. Vaughan (dir.) Psychiatry and Empire. New York, Palgrave Macmillan, 2007.

G. Mamone et F. Milazzo, Deserti della mente. Psichiatria e combattenti in Libia 1911-1912, Firenze, Le Monnier, 2019.

I. Merle et A. Muckle, L’indigénat. Genèses dans l’Empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie, Paris, CNRS Éditions, 2019.

J McCulloch, Colonial Psychiatry and the « African Mind », Cambridge, Cambridge University Press, 1995.

Y. Mouchenik, « La psychiatrie coloniale en Nouvelle-Calédonie », in Journal de la société de l’Océaniste, 113, 2001, pp. 109-119.

M. Scarfone, « Andata e ritorno. I trasferimenti dei pazienti psichiatrici tra colonia e madrepatria 1912-1952 », Zapruder. Storie in movimento, 41, 2016.

P. Singaravélou, « De la psychologie coloniale à la géographie psychologique. Itinéraire, entre science et littérature, d’une discipline éphémère dans l’entre-deux-guerres », in L’homme et la société, 1 (2008) : Marges et marginalisations dans l’histoire de la psychologie, pp. 119-148 : https://www.cairn.info/revue-l-homme-et-la-societe-2008-1-page-119.htm

Projet ANR AMIAF, 2018-2022 : « Aliéné mental » et « indigène » : histoire d’une double discrimination de statut en Afrique française (Fin XIXe siècle-1960), https://amiaf.hypotheses.org. Responsable scientifique : S. Falconieri.

Politique africaine, 1, 2020 : L’ordinaire de la folie, dir. par Gina Aït Mehdi et Romain Tiquet.

A. L. Stoler, Au cœur de l’archive coloniale. Questions de méthode, Paris, EHESS, 2019.

M. Renneville, Crime et folie. Deux siècles d’enquêtes médicales et judiciaires, Paris 2003.

F. Renucci, Dictionnaire des juristes. Colonies et Outre-mer. XVIIIe-XXe siècles, Rennes, PUR, à paraître.

Y. Urban, L’indigène dans le droit colonial français. 1865-1955, LGDJ, Paris 2011.

Notes

1 Référence est faite au projet de recherche « Aliéné mental » et « indigène ». Histoire d’une double discrimination de statut en Afrique française – AMIAF, financé par l’ANR (2018-2022).

vendredi 9 avril 2021

Hommages à Marie-Hélène Marganne

Le médecin et le livre. Hommages à Marie-Hélène Marganne
 

Antonio Ricciardetto, Nathan Carling, Gabriel Nocchi Macedo, Magali De Haro Sanchez

Prefazione: Mario Capasso
  

 

 COLLANA: Fuori Collana
Nr. Pagine: 736
Formato: 22,00 x 30,00 cm
Anno: 2021
ISBN: 978-88-6760-804-1


L’usage médical des eaux minérales (1300-1850)

Médecine des eaux. L’usage médical des eaux minérales (1300-1850)

  

Appel à propositions

 

Date limite de réception des propositions : 21 mai 2021

 Penser la médecine des eaux suppose de se dégager de l’ombre rétrospective de la « fièvre thermale » du second xixe siècle et d’une vision centrée sur l’émergence des loisirs et du tourisme, de la commercialisation et de la consommation. En nous inscrivant dans le renouveau de l’histoire des thérapeutiques et en poursuivant les travaux qui ont montré leur appropriation par les médecins, d’abord en Italie, à la fin du Moyen Âge, nous voudrions replacer les eaux dans le contexte médical de leurs savoirs et de leurs usages. Le statut particulier des eaux, entre médicament et élément du régime de vie, permet d’interroger les dynamiques savantes et pratiques du monde médical.

Dans une perspective de longue durée, nous voudrions réévaluer la chronologie de l’usage médical des eaux minérales et poser les jalons d’une périodisation renouvelée. Notre objectif serait de montrer comment, à des périodes et dans des espaces variés, un certain nombre de questions et de tensions sont mobilisées et reconfigurées.

Les eaux minérales peuvent être lues au prisme des savoirs médicaux : l’efficacité du traitement des eaux, ses causes et son évaluation ; la relation problématique entre la composition de l’eau et son usage thérapeutique ; éventuellement comme remède spécifique de maladies particulières. Elles s’inscrivent aussi dans des considérations d’ordre géographique et économique : l’association des eaux à un lieu et la possibilité de produire et commercialiser des eaux minérales artificielles ; l’articulation entre les espaces médicaux et les espaces de loisirs ou de transgression condamnés par les autorités. Les villes d’eaux sont des lieux de sociabilité entre des groupes professionnels et sociaux divers dont la cohabitation éphémère redéfinit les frontières.

Des eaux qui guérissent

Savoirs sur les eaux : La formalisation du savoir sur les eaux implique notamment des recherches sur la composition des eaux et sur leur origine, qui convoquent la philosophie naturelle, la minéralogie, la géologie ou la chimie. Elle mobilise des institutions de nature et d’échelle variées qui capitalisent ces savoirs et les publient. Ces processus font intervenir une diversité d’acteurs (médecins, apothicaires, philosophes de la nature, alchimistes, chimistes…), de genres médicaux et littéraires (traités, catalogues, dictionnaires, guides…).

Indications : La prescription, la recommandation ou l’auto-prescription des eaux minérales dans la thérapeutique peuvent être étudiées à plusieurs échelles. Les eaux minérales font figure de « remède spécifique des maladies chroniques » et permettent d’intégrer ces maladies, l’expérience des malades ainsi que leur parcours dans l’histoire de la médecine et de la santé. Par ailleurs, la variété des indications et la spécialisation des eaux et des lieux invitent à penser l’articulation entre composition des eaux et stratégies thérapeutiques et commerciales. 


Lieux de rencontre thérapeutique

Cohabitation : L’interaction d’acteurs/rices divers·es dans un même lieu, selon une chronologie de plus en plus souvent réglée permet d’envisager la relation thérapeutique et ses intermédiaires d’une manière complexe, alliant aspects médicaux, sociaux et économiques. On pense notamment à la diversité des professions, aux relations entre civils et militaires parmi les malades ou les autorités, ainsi qu’aux articulations entre les échelles locale, nationale ou internationale. À la fréquentation par des populations diverses s’ajoute une économie des réputations fondée sur des récits pluriels.


Lieux et espaces : La géographie des eaux peut être interrogée à la fois en termes de répartition et de hiérarchie. On pourra s’intéresser particulièrement aux villes de second ordre. Les aménagements et le développement urbain autour des eaux sont un enjeu important, à la charnière de l’économique et de ce qu’on appellerait aujourd’hui une médecine environnementale. Le développement d’une médecine des eaux dans les espaces coloniaux comporte également des enjeux spécifiques qui pourraient être éclairés.

 
Les multiples enjeux de la médecine des eaux

Économie de la santé : Entre bien commun et objet d’appropriation, comment s’organisent la propriété et la distribution des eaux ? Quelles sont les relations économiques établies autour de la propriété foncière et l’exploitation thérapeutique des eaux ? Comment sont financés les aménagements des villes et des établissements thermaux ? L’accès gratuit aux eaux pour certaines catégories de malades – indigents et populations locales notamment – est un enjeu croissant. La concurrence entre les eaux, dont témoignent les sources primaires et la littérature secondaire, pourrait aussi être interrogée et cartographiée à des échelles variées. Le commerce des eaux en bouteille et le développement des eaux artificielles participent enfin à reconfigurer l’économie des eaux à l’époque moderne.

Médecine et croyances - usages concurrents : L’utilisation thérapeutique de l’eau n’est pas le monopole des médecins. L’usage des sources et des fontaines peut faire l’objet de pratiques, traditions ou réappropriations religieuses. Que pourrait nous apprendre une étude croisée des “fontaines miraculeuses” ou holy wells et des petites sources ? La coexistence de pratiques et des discours concurrents autour de ces eaux mériterait d’être explorée.

Une médecine environnementale ? : L’étude des eaux minérales peut contribuer à une histoire environnementale de la médecine à la fois dans la mesure où l’eau peut être pensée comme un déterminant environnemental de la santé ou de la maladie mais aussi parce que l’exploitation thérapeutique des eaux et les modalités de leur accès s’intègrent dans les problématiques de l’appropriation ou de la mise en commun des ressources naturelles.

Rouvrir le dossier des eaux minérales nécessite également d’évoquer la question des sources disponibles et d’en établir une typologie et une cartographie. Dans cette perspective, nous invitons particulièrement des contributions dans la rubrique « Sources et documents » destinée à la présentation critique de sources, textuelles ou iconographiques. 


Recommandations

Les propositions (5 000 signes environ, références bibliographiques incluses) devront être envoyées pour le 21 mai 2021 à Sophie Vasset (sophie.vasset [@] u-paris.fr) et François Zanetti (francois.zanetti [@] u-paris.fr).

Nous réunirons les autrices et auteurs des propositions retenues au début du mois de juillet pour discuter ensemble de l’équilibre du numéro et de ses enjeux et permettre ainsi des échanges durant la rédaction des articles et la préparation du numéro. Une seconde rencontre est prévue courant octobre.

La revue publie des articles en français, en anglais et en espagnol (30 000 signes/5 000 mots). Les consignes sont disponibles sur le site de la revue, à l’adresse suivante : https://journals.openedition.org/hms/757


Calendrier


21 mai 2021 : soumission des propositions d’article


4 juin 2021 : sélection des propositions


2 juillet 2021 : séminaire de mise en route du dossier


mi-octobre 2021 : atelier de discussion des articles


mi-janvier 2022 : soumission des premières versions achevées des articles 


Bibliographie


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