lundi 12 avril 2021

Sociabilité et épidémies

Sociabilité et épidémies : comment maintenir le lien social durant le long dix-huitième siècle

Table-ronde


Jeudi 15 avril 2021, de 16h à 18h

organisée par le GIS Sociabilités dans le cadre du projet européen DIGITENS, avec le Laboratoire PLEIADE, USPN, et le Laboratoire LARCA, Université de Paris.



Invités : Emmanuelle Peraldo (Université Cote d’Azur) ; Stanis Perez (MSH Paris-Nord/Pleiade) ; Elise Ricadat (Université de Paris) ; Laurent Turcot (Université du Québec à Trois-Rivières)


Les épidémies sont généralement sources de bouleversements sociaux. Les restrictions visant à limiter la propagation de la maladie obligent à une réorganisation des modes de vie du quotidien et transforment les relations et les interactions entre les individus, remettant en question la sociabilité. Cette table-ronde rassemble des spécialistes d’histoire sociale, d’histoire de la santé, de psychologie et psychanalyse, de littérature, s’intéressant aux mondes anglophones et francophones de l’époque moderne à aujourd’hui. Elle a pour objet de réfléchir à la manière dont les populations ont continué à maintenir les liens sociaux malgré les contraintes liées aux épidémies durant le Long dix-huitième siècle.
Elle interrogera l’impact des épidémies sur les « modes » comportementales et vestimentaires, selon les classes sociales, les âges et les zones d’habitation. Elle regardera la place donnée par les autorités aux rassemblements, divertissements et rencontres sociales, dans le cadre de leur gestion des épidémies. Elle tentera ensuite d’évaluer les degrés de résistances sociales face à ces changements. Une partie du débat abordera enfin les représentations et perceptions du lien social à travers les « témoignages » picturaux et écrits contemporains des épidémies.

La table-ronde aura lieu en ligne. Un lien vers la plateforme de visio-conférence sera envoyé en vous inscrivant directement via ce formulaire en ligne



Lien dédié à cette table ronde sur le site internet du GIS Sociabilités



Écorces, baies et pilules amères

Barks, Berries & Bitter Pills

Workshop



Date: 6th May 2021 9:30 am – 5:00 pm
Venue: The Worshipful Society of Apothecaries



A joint day with Friend of the Archives



Members can book through the members area. Click here.

Programme

10.00 am – Welcome (Dr Briony Hudson) and Introduction (Dr Will Parker)

10.30 am Speaker – Prof Mark Nesbitt – Kew’s role in the discovery of plant-based medicines (including quinine)

11.15 am break

11.30 am Speaker – Dr Noel Snell – Plant-based treatments in Respiratory Medicine

12.15 am Speaker – Dr Yewande Okuleye – topic tbc

1 pm Lunch + poster viewing

1.45 pm – FoA material viewing/tours (3 groups rotating)

2.45 pm Speaker – Prof Michael Heinrich – Quality, safety and evidence of herbal medicines from an ethnopharmacological perspective

3.30 pm Break

3.45 pm Speaker – Kim Walker – History of quinine and practical demonstration of its preparation

4.30 pm Discussion and Close

5 pm Botanical Drinks

dimanche 11 avril 2021

Cultures et pratiques de la psychiatrie désinstitutionnelle dans le nord-est de l'Italie

Uscire dall'insopportabile : culture e pratiche di psichiatria de-istituzionale nel nordest Italia



Patrizia Guarnieri (a cura di)



Anno: 2021
Pagine: 202
ISBN: 978-88-7197-248-0
Collana: Quaderni di Archivio Trentino

Il termine ‹insopportabile›, nel titolo del volume, evoca un’analogia estrema tra i manicomi e i campi di concentramento spesso usata per dire che gli ospedali psichiatrici non potevano essere migliorati, riformati, ma soltanto aboliti. I contributi di Marco Conci, John Foot, Patrizia Guarnieri, Paolo Migone, Paolo Peloso e Giovanna Vicarelli parlano degli anni sessanta e settanta del Novecento e di quanti presero a denunciare gli orrori delle strutture di ricovero per malati. Costoro appartenevano a una generazione in cui agivano ancora l’esperienza concreta diretta o indiretta del fascismo, del nazismo, della reclusione e della deportazione, ma anche il peso del silenzio da cui le sofferenze più insostenibili, la colpa e la vergogna erano coperte. Tutto ciò non poteva più essere tollerato. Occorreva cambiare. Il volume è incentrato sull’area Nordest dell’Italia, dove si ebbero le esperienze antimanicomiali di punta a Gorizia e Trieste, e anche una variegata sperimentazione non solo basagliana.

***

Patrizia Guarnieri è prof. di storia contemporanea all’Università di Firenze. Tra le sue molte pubblicazioni: L'ammazzabambini. Legge e scienza in un processo di ine Ottocento (microstorie Einaudi, poi Laterza) e Italian Psychology and JewishEmigration under Fascism (Palgrave).


Colloque de la British Society for the History of Science

BSHS Virtual Conference

 

Call for papers

The British Society for the History of Science (BSHS) invites session proposals for the first BSHS Virtual Conference. The virtual conference will take place between 13-15 July. There will be a formal conference for members of the BSHS each morning followed by a public program in the afternoon/evening.

 

Call for Papers

The BSHS Conferences Committee now invites proposals for individual papers and for sessions from historians of science, technology and medicine, and from their colleagues in the wider scholarly community, on any theme, topic or period. Proposals are welcomed from researchers of all nationalities at all stages of their careers. Participation is limited to members of the Society. If you are not yet a member you can join upon acceptance of your abstract. See our website https://www.bshs.org.uk/membership for details - we offer a subsidised rate for anyone who is at a financial disadvantage. No other fees are associated with presenting. 

 

Offers of papers and sessions should be submitted via conferences@bshs.org.uk by Monday 3rd May 2021.

Proposals for individual papers should include an abstract of no more than 250 words, be comprehensible to a non-specialist audience and avoid footnotes. Sessions, of either ninety minutes or two hours, should normally consist of three or four papers. They may also have a commentator. Proposals for alternative types of session, such as ‘round-tables’, are strongly encouraged. Please discuss your ideas for such alternative sessions well in advance of the submission deadline.


All further enquiries about the programme arrangements should be addressed to conferences@bshs.org.uk

samedi 10 avril 2021

Guérison en psychiatrie

Heilung in der psychiatrie




Medizinhistorisches Journal, Volume 56, March 2021, Issue 1-2

guest editor:
Max Gawlich
Ralph Höger


Content of issue

S. 3-29, introduction
Gawlich, Max | Höger, Ralph
Recovery oder die Geschichte der psychiatrischen Heilung von ihrem Ende her erzählt?

S. 30-57, Aufsatz
Oswald, Ute
“Distraction from Hurtful Thoughts”

S. 58-78, article
Reichelt, Bernd
„… therapeutisch besonders wirksam.“

S. 79-102, Aufsatz
Henckes, Nicolas
Negotiating the limits of therapy

S. 103-122, article
Gründler, Jens
Besserung, Wiederherstellung, Genesung

S. 123-143, article
Beyer, Christof | Rotzoll, Maike
Berufsfähig, entlassungsfähig, verlegungsfähig


S. 144-153, miscellaneous
Koppitz, Ulrich
Internationale Zeitschriftenschau

S. 154-155, miscellaneous
Polianski, Igor J.
Nachles

S. 156-158, miscellaneous
Polianski, Olga
Internationale Bücherschau

Droit et folie en situation coloniale

Droit et folie en situation coloniale. Perspectives impériales comparées (xixe-xxe siècles)

Appel à contribution


Clio@Themis. Revue électronique d’histoire du droit. N° 23, 2022.

Coord. par Silvia FALCONIERI (CNRS, IMAF) 


Calendrier et modalités des propositions d’articles

Les propositions d’articles (d’un maximum de 3500 caractères, espaces comprises) devront être envoyées à l’adresse suivante : silviafalconieri@gmail.com pour le 1er juin 2021.
Remise des articles au 1er décembre 2021.
Première évaluation des articles début 2022.
Remise des articles corrigés au 1er mai 2022.
Seconde évaluation des articles mi-2022.
Parution prévue en novembre-décembre 2022.
 

Argumentaire

L’histoire juridique de la folie en situation coloniale demeure un domaine quasiment inexploré dans le panorama de l’historiographie juridique française et, plus largement, européenne. Alors que dans la dernière décennie les études des historiens de la psychiatrie coloniale se sont multipliées et que les conceptions autochtones des « maux de l’âme » ont depuis longtemps retenu l’attention des anthropologues, les aspects juridiques du traitement de la maladie mentale dans les espaces ultramarins n’ont fait l’objet de l’attention des chercheurs que d’une manière résiduelle et accessoire.

S’inscrivant dans un terrain en friche et dans la continuité d’un chantier de recherche en cours1, ce numéro de Clio@themis se propose de poser les premiers jalons pour une étude historico-juridique de la folie en situation coloniale, aux xixe et xxe siècles. Il s’agit d’entamer la reconstruction d’un pan encore largement méconnu de l’histoire du droit et de la justice coloniale et d’analyser, sous une perspective comparée et pluridisciplinaire, les facettes multiples des rapports du droit à la maladie mentale dans le contexte de la colonisation européenne. Le droit en situation coloniale se caractérise par l’application du principe de la personnalité de la loi dont le pluralisme juridique est le corollaire. En outre, les lois métropolitaines ne sont pas toujours directement applicables dans les espaces ultramarins, alors que la réglementation par décrets émanant des autorités locales est abondante. L’administration joue un rôle central et insolite dans la production des normes tout comme dans le déroulement de la justice. Les conflits entre juridictions et administrations sont d’ailleurs fréquents. L’expression « droit en situation coloniale » désigne dès lors, ce mode de fonctionnement spécifique et cette articulation particulière entre la justice et l’administration.

Dans ce cadre si particulier, est-il possible d’émettre l’hypothèse d’une approche juridique spécifique de la maladie mentale, surtout par rapport aux populations colonisées ? Quand le droit colonial se saisit-il de la maladie mentale ? Suivant quelles modalités ? Quels en sont les enjeux ? Qu’est-ce que la folie pour le législateur, pour les juristes et pour les administrateurs coloniaux ? Est-ce que le traitement juridique de la maladie mentale des « indigènes » présenterait des spécificités par rapport au traitement des troubles psychiques chez les « Européens » ? Inspiré par ces questionnements, le dossier Droit et folie en situation coloniale veut adopter un regard large, apte à capter la multiplicité des manifestations de la maladie mentale dans les discours et dans les pratiques juridiques outre-mer, dans le but d’en faire jaillir les spécificités liées au contexte de la colonisation.

La perspective comparative devra permettre de dresser un état des lieux des recherches sur le sujet dans le cadre historiographique. Il s’agit d’abord de faire attention aux différents pays européens ayant bâti un empire colonial à partir de la deuxième moitié du xixe siècle, mais pas seulement. Dans l’analyse du rapport du droit colonial à la folie, comparer veut dire également prendre en compte les spécificités territoriales, au sein d’un même empire, en considérant les différences de statuts (territoriaux et personnels). Dans cette direction, une importance centrale est accordée à la comparaison entre les espaces ultramarin et métropolitain. La comparaison peut enfin être entendue comme circulation de solutions, de techniques et de pratiques juridiques, en centrant l’attention sur les échanges entre les différentes expériences européennes de la colonisation.

Les contributions à ce dossier suivront trois thèmes principaux qui, compte-tenu du caractère pionnier des recherches en la matière, permettront d’aborder en même temps des questions de nature méthodologique. Les trois lignes directrices n’étant évidemment pas étanches, les articles proposés pourront les parcourir de manière transversale. Le regard pluridisciplinaire est également le bienvenu. 


I. Sources pour une histoire juridique de la folie en situation coloniale

Quelles sources pour écrire une histoire juridique de la folie en situation coloniale ? Comment les repérer, les exploiter et les analyser ? Comment les croiser avec les sources émanant d’autres disciplines ? Quels outils mettre en place pour leur fichage et pour leur analyse ? Quoique propre à toute recherche historique, la question des sources s’impose avec une force majeure dans l’étude des discours et des pratiques juridiques sur la folie en situation coloniale. L’exploitation des documents d’archives, par exemple, soulève plus que quelques problèmes, pour des raisons qui tiennent à la fois à la difficulté de les faire parler, à la nécessité de mobiliser des documents extrêmement hétérogènes (archives administratives, judiciaires, des hôpitaux psychiatriques) et dispersées, non seulement d’un point de vue géographique mais aussi au sein d’un même fond d’archives. Dans le cas de l’empire français, par exemple, au sein des archives administratives coloniales (ANOM, Aix-en-Provence), il est rare que des cartons entiers soient consacrés à l’aliénation mentale. Et cela en dépit de la fréquence avec laquelle l’occurrence d’autres maladies (surtout infectieuses) apparaît dans les inventaires. Une disparité très forte existe également entre les différents territoires de l’empire, du moment que pour certains d’entre eux – tels que l’Algérie ou l’Indochine – la documentation apparaît bien plus riche. L’état matériel des archives et, d’une manière plus large, des sources relatives au traitement juridique de la folie fournit des informations incontournables sur la manière dont la folie a été considérée dans le contexte colonial.

Ce premier thème a donc vocation à accueillir des contributions portant sur le repérage, le fichage et l’analyse des sources – dans leur hétérogénéité (y compris les sources orales) – nécessaires à l’écriture d’une histoire juridique de la folie outre-mer. Le regard croisé sur des sources non juridiques fait intégralement partie de la démarche. Les contributions concernant la mise en place d’outils numériques, visant à accompagner et à faciliter le repérage, le fichage et l’analyse des sources, seront les bienvenues. 


II. Contextes de prise en charge de la folie et frontières entre « normal » et « pathologique »

Le deuxième thème de ce dossier est consacré au repérage et à l’analyse de contextes disparates dans lesquels le droit colonial se saisit de la maladie mentale. L’attention des contributeurs pourra ainsi porter sur les actions relatives à la tutelle et à la curatelle ; sur les actions criminelles pour interdiction et enfermement des « fous furieux », ainsi que sur les cas d’exclusion de la responsabilité pénale ; sur les procédures d’internement dans les hôpitaux psychiatriques et dans les structures asilaires ; sur les mesures de police. À côté de ces contextes plus ordinaires et connus dans le cadre de l’histoire juridique de la folie, d’autres sembleraient propres à la situation coloniale. Parmi ceux-ci, les procès et les mesures frappant la pratique de la sorcellerie ; les mesures sanitaires relatives à l’alcoolisme et aux maladies infectieuses qui dans la littérature médicale de l’époque sont souvent considérés comme étant à l’origine de l’altération de l’état mental ; les procédures de transfert de patients psychiatriques des territoires d’outre-mer vers de structures de soin situées dans la métropole ; les procédures d’internement administratif pour rébellion ou révolte, suivant les codes de l’indigénat.

Ces derniers contextes – qui concernent de manière prioritaire les populations indigènes – font souvent émerger l’ambiguïté de la notion de « maladie mentale », ou de « folie », dans les discours et dans les pratiques juridiques en situation coloniale. La frontière entre les pathologies de l’« âme indigène » et la « mentalité indigène », pour ainsi dire, « ordinaire » n’est jamais étanche. Les contributions qui problématisent la question du « pathologique » en droit colonial trouveront ici toute leur place. 


III. Les usages juridiques des sciences et des savoirs sur le psychisme

Les savoirs juridiques sur la folie et sur la santé mentale se forgent dans un rapport d’emprunts, d’échanges, de collaboration et de conflit avec d’autres savoirs sur le psychisme. Que cela passe par le biais plus connu de l’expertise judiciaire ou par l’utilisation de publications afférant à d’autres domaines disciplinaires de la part des juristes ou, encore, par la participation contextuelle à des rencontres scientifiques, les spécialistes du droit colonial, les administrateurs et législateur ne peuvent pas se passer des connaissances de l’époque sur le psychisme et sur le fonctionnement mental des populations indigènes. Quels sont les savoirs mobilisés dans le traitement juridique de la folie ? Quels usages en font les spécialistes du droit dans leurs discours et dans leurs pratiques ? Pourquoi certains savoirs sont-ils sélectionnés par les acteurs du droit colonial en dépit d’autres ? Quels sont les enjeux de cette sélection ? Quels échanges les juristes bâtissent avec les spécialistes du psychisme autour de la folie ? Quand et pourquoi, en revanche, les juristes s’érigent eux-mêmes en spécialistes ?

Le xixe siècle connait l’essor des sciences du psychisme – telles que la psychiatrie, la psychanalyse, la psychologie, aussi dans leurs différentes déclinaisons, étroitement liées à l’expérience coloniale. La « psychologie des races », l’étude des mentalités, la « psychologie coloniale », la « psychiatrie coloniale » font leur émergence à compter de la fin du xixe siècle, avant de trouver leur plein épanouissement dans les années 1920 et 1930. Les savoirs autochtones traditionnels sur la folie, sur les origines du mal et sur la maladie complètent ce cadre. Les contributions en lien avec ce troisième noyau thématique porteront sur les usages juridiques des sciences et des savoirs sur le psychisme et sur la maladie mentale en contexte colonial. Sans que l’indication soit exhaustive, elles pourront traiter des lieux de rencontres des juristes, des scientifiques et des spécialistes de la santé mentale ; du poids acquis auprès des juristes et des administrateurs coloniaux par certains ouvrages ou revues médicales ; de la place accordée aux savoirs sur le psychisme dans la formation des juristes et des administrateurs coloniaux ; de l’apprentissage des conceptions locales de la folie.



1 Référence est faite au projet de recherche « Aliéné mental » et « indigène ». Histoire d’une double discrimination de statut en Afrique française –

Bibliographie

D. Arnold (dir.), Imperial Medicine and Indigenous Societies. Manchester, Manchester University Press, 1988.

Ch. Bastien, Folies, mythes et magies d’Afrique noire. Propos des guérisseurs du Mali, Paris, L’Harmattan, 1988.

L.V. Bell, Mental and Social Disorder in Sub-Saharan Africa. The Case of Sierra Leone, 1787-1990, New-York-London 1991.

R. Beneduce, Etnopsichiatria. Sofferenza mentale e alterità fra storia, dominio e cultura, Roma, Carocci, 2019.

J. Bennani, Psychanalyse en terre d’islam. Introduction à la psychanalyse au Maghreb, Casablanca, Éditions Le Fennec, 2008.

F. Bernault (dir.) Enfermement, prison et châtiment en Afrique. Du 19e siècle à nos jours, Paris 1999.

A. Biko, Counter-colonial Criminology. A Critique of Imperialist Reason, London, Pluto Press, 2003.

M. Cavina, « Il missionario, il giudice, il legislatore. Decrittazioni giuridiche della stregoneria nell’Africa occidentale subsahriana (sec. XVII-XX) », Historia et Ius. Rivista di storia giuridica dell’étà medievale e moderna, 17, 2020 : http://www.historiaetius.eu

R. Collignon, « La construction du sujet colonial : le cas particulier des malades mentaux. Difficultés d’une psychiatrie en terre africaine », La psychologie des peuples et ses dérivés, M. Kail et G. Vermès (dir.), Paris, Centre national de documentation pédagogique, 1999, pp. 165-181.

P. Coppo, Les guérisseurs de la folie. Histoires du plateau Dogon. Ethnopsychiatrie, Le Plessis-Robinson, Institut Synthélabo, 1998, traduit de l’italien par O. Bonis : Guaritori di follia. Storie dell’altopiano Dogon, Torino, Bollati Boringhieri, 1994.

M. J. Correa Gomez, « La locura desde los archivos. Chile 1850-1930 », Nuevo Mundo. Mundos nuevos, 2015 : https://journals.openedition.org/nuevomundo/68043#bodyftn17

Criminocorpus. Revue d’histoire de la justice, des crimes et des peines, 2016 : Folie et justice, de l’Antiquité à l’époque contemporaine, dir. H. Ménard et M. Renneville : https://journals.openedition.org/criminocorpus/3141

N. Christie, M. Gauvreau et M. Gerber, Voices in the Legal Archives in the French Colonial World. “The King is Listening”, Londres, Routledge, 2020.

B. Durand, M. Badji, M. Fabre et Al. (dir.), Le juge et l’Outre-mer, 7 Tomes, Lille, CHJ Éditeur, 2005-2014.

C. Edington, Beyond the asylum : mental illness in French colonial Vietnam, Ithaca, Cornelle University Press, 2019.

G. Eghigian (dir.), The Routledge History of Madness and Mental Health, Londres, Routledge, 2020.

S. Falconieri, « Droit colonial et anthropologie. Expertises ethniques, enquêtes et études raciales dans l’outre-mer français (Fin du XIXe siècle-1946) », Clio@themis. Revue électronique d’histoire du droit, 15, 2019 : https://www.cliothemis.com/Droit-colonial-et-anthropologie

S. Fancello. « "Le Diable attaque la santé". Sorcellerie et délivrance en Afrique centrale (Centrafrique, Cameroun) », dir. A. Desclaux, A. Diarra, S. Musso (dir). Guérir en Afrique. Promesses et transformations, Paris, L'Harmattan, pp. 87-107, 2020.

L. Guignard, Juger la folie. La folie criminelle devant les Assises aux XIXe siècle, Paris 2010.

History of psychiatry, Vol. 29, 2018 : Historicizing transcultural psychiatry, dir. E. Delille et I. Crozier.

R.C. Keller, Colonial Madness. Psychiatry in French North Africa, Chicago, The University of Chicago Press, 2007.

É. Le Roy, Les Africains et l’institution de la justice. Entre mimétismes et métissages, Paris, Dalloz, 2004.

J. Leckie, Colonizing Madness: Asylum and Community in Fiji Honolulu, University of Hawaii Press, 2019.

A. Lunel, Le fou, son médecin et la société. La folie à l’épreuve du droit de l’Antiquité à nos jours, Bordeaux, LEH Éditions, 2019.

S. Mahone S. et M. Vaughan (dir.) Psychiatry and Empire. New York, Palgrave Macmillan, 2007.

G. Mamone et F. Milazzo, Deserti della mente. Psichiatria e combattenti in Libia 1911-1912, Firenze, Le Monnier, 2019.

I. Merle et A. Muckle, L’indigénat. Genèses dans l’Empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie, Paris, CNRS Éditions, 2019.

J McCulloch, Colonial Psychiatry and the « African Mind », Cambridge, Cambridge University Press, 1995.

Y. Mouchenik, « La psychiatrie coloniale en Nouvelle-Calédonie », in Journal de la société de l’Océaniste, 113, 2001, pp. 109-119.

M. Scarfone, « Andata e ritorno. I trasferimenti dei pazienti psichiatrici tra colonia e madrepatria 1912-1952 », Zapruder. Storie in movimento, 41, 2016.

P. Singaravélou, « De la psychologie coloniale à la géographie psychologique. Itinéraire, entre science et littérature, d’une discipline éphémère dans l’entre-deux-guerres », in L’homme et la société, 1 (2008) : Marges et marginalisations dans l’histoire de la psychologie, pp. 119-148 : https://www.cairn.info/revue-l-homme-et-la-societe-2008-1-page-119.htm

Projet ANR AMIAF, 2018-2022 : « Aliéné mental » et « indigène » : histoire d’une double discrimination de statut en Afrique française (Fin XIXe siècle-1960), https://amiaf.hypotheses.org. Responsable scientifique : S. Falconieri.

Politique africaine, 1, 2020 : L’ordinaire de la folie, dir. par Gina Aït Mehdi et Romain Tiquet.

A. L. Stoler, Au cœur de l’archive coloniale. Questions de méthode, Paris, EHESS, 2019.

M. Renneville, Crime et folie. Deux siècles d’enquêtes médicales et judiciaires, Paris 2003.

F. Renucci, Dictionnaire des juristes. Colonies et Outre-mer. XVIIIe-XXe siècles, Rennes, PUR, à paraître.

Y. Urban, L’indigène dans le droit colonial français. 1865-1955, LGDJ, Paris 2011.

Notes

1 Référence est faite au projet de recherche « Aliéné mental » et « indigène ». Histoire d’une double discrimination de statut en Afrique française – AMIAF, financé par l’ANR (2018-2022).

vendredi 9 avril 2021

Hommages à Marie-Hélène Marganne

Le médecin et le livre. Hommages à Marie-Hélène Marganne
 

Antonio Ricciardetto, Nathan Carling, Gabriel Nocchi Macedo, Magali De Haro Sanchez

Prefazione: Mario Capasso
  

 

 COLLANA: Fuori Collana
Nr. Pagine: 736
Formato: 22,00 x 30,00 cm
Anno: 2021
ISBN: 978-88-6760-804-1


L’usage médical des eaux minérales (1300-1850)

Médecine des eaux. L’usage médical des eaux minérales (1300-1850)

  

Appel à propositions

 

Date limite de réception des propositions : 21 mai 2021

 Penser la médecine des eaux suppose de se dégager de l’ombre rétrospective de la « fièvre thermale » du second xixe siècle et d’une vision centrée sur l’émergence des loisirs et du tourisme, de la commercialisation et de la consommation. En nous inscrivant dans le renouveau de l’histoire des thérapeutiques et en poursuivant les travaux qui ont montré leur appropriation par les médecins, d’abord en Italie, à la fin du Moyen Âge, nous voudrions replacer les eaux dans le contexte médical de leurs savoirs et de leurs usages. Le statut particulier des eaux, entre médicament et élément du régime de vie, permet d’interroger les dynamiques savantes et pratiques du monde médical.

Dans une perspective de longue durée, nous voudrions réévaluer la chronologie de l’usage médical des eaux minérales et poser les jalons d’une périodisation renouvelée. Notre objectif serait de montrer comment, à des périodes et dans des espaces variés, un certain nombre de questions et de tensions sont mobilisées et reconfigurées.

Les eaux minérales peuvent être lues au prisme des savoirs médicaux : l’efficacité du traitement des eaux, ses causes et son évaluation ; la relation problématique entre la composition de l’eau et son usage thérapeutique ; éventuellement comme remède spécifique de maladies particulières. Elles s’inscrivent aussi dans des considérations d’ordre géographique et économique : l’association des eaux à un lieu et la possibilité de produire et commercialiser des eaux minérales artificielles ; l’articulation entre les espaces médicaux et les espaces de loisirs ou de transgression condamnés par les autorités. Les villes d’eaux sont des lieux de sociabilité entre des groupes professionnels et sociaux divers dont la cohabitation éphémère redéfinit les frontières.

Des eaux qui guérissent

Savoirs sur les eaux : La formalisation du savoir sur les eaux implique notamment des recherches sur la composition des eaux et sur leur origine, qui convoquent la philosophie naturelle, la minéralogie, la géologie ou la chimie. Elle mobilise des institutions de nature et d’échelle variées qui capitalisent ces savoirs et les publient. Ces processus font intervenir une diversité d’acteurs (médecins, apothicaires, philosophes de la nature, alchimistes, chimistes…), de genres médicaux et littéraires (traités, catalogues, dictionnaires, guides…).

Indications : La prescription, la recommandation ou l’auto-prescription des eaux minérales dans la thérapeutique peuvent être étudiées à plusieurs échelles. Les eaux minérales font figure de « remède spécifique des maladies chroniques » et permettent d’intégrer ces maladies, l’expérience des malades ainsi que leur parcours dans l’histoire de la médecine et de la santé. Par ailleurs, la variété des indications et la spécialisation des eaux et des lieux invitent à penser l’articulation entre composition des eaux et stratégies thérapeutiques et commerciales. 


Lieux de rencontre thérapeutique

Cohabitation : L’interaction d’acteurs/rices divers·es dans un même lieu, selon une chronologie de plus en plus souvent réglée permet d’envisager la relation thérapeutique et ses intermédiaires d’une manière complexe, alliant aspects médicaux, sociaux et économiques. On pense notamment à la diversité des professions, aux relations entre civils et militaires parmi les malades ou les autorités, ainsi qu’aux articulations entre les échelles locale, nationale ou internationale. À la fréquentation par des populations diverses s’ajoute une économie des réputations fondée sur des récits pluriels.


Lieux et espaces : La géographie des eaux peut être interrogée à la fois en termes de répartition et de hiérarchie. On pourra s’intéresser particulièrement aux villes de second ordre. Les aménagements et le développement urbain autour des eaux sont un enjeu important, à la charnière de l’économique et de ce qu’on appellerait aujourd’hui une médecine environnementale. Le développement d’une médecine des eaux dans les espaces coloniaux comporte également des enjeux spécifiques qui pourraient être éclairés.

 
Les multiples enjeux de la médecine des eaux

Économie de la santé : Entre bien commun et objet d’appropriation, comment s’organisent la propriété et la distribution des eaux ? Quelles sont les relations économiques établies autour de la propriété foncière et l’exploitation thérapeutique des eaux ? Comment sont financés les aménagements des villes et des établissements thermaux ? L’accès gratuit aux eaux pour certaines catégories de malades – indigents et populations locales notamment – est un enjeu croissant. La concurrence entre les eaux, dont témoignent les sources primaires et la littérature secondaire, pourrait aussi être interrogée et cartographiée à des échelles variées. Le commerce des eaux en bouteille et le développement des eaux artificielles participent enfin à reconfigurer l’économie des eaux à l’époque moderne.

Médecine et croyances - usages concurrents : L’utilisation thérapeutique de l’eau n’est pas le monopole des médecins. L’usage des sources et des fontaines peut faire l’objet de pratiques, traditions ou réappropriations religieuses. Que pourrait nous apprendre une étude croisée des “fontaines miraculeuses” ou holy wells et des petites sources ? La coexistence de pratiques et des discours concurrents autour de ces eaux mériterait d’être explorée.

Une médecine environnementale ? : L’étude des eaux minérales peut contribuer à une histoire environnementale de la médecine à la fois dans la mesure où l’eau peut être pensée comme un déterminant environnemental de la santé ou de la maladie mais aussi parce que l’exploitation thérapeutique des eaux et les modalités de leur accès s’intègrent dans les problématiques de l’appropriation ou de la mise en commun des ressources naturelles.

Rouvrir le dossier des eaux minérales nécessite également d’évoquer la question des sources disponibles et d’en établir une typologie et une cartographie. Dans cette perspective, nous invitons particulièrement des contributions dans la rubrique « Sources et documents » destinée à la présentation critique de sources, textuelles ou iconographiques. 


Recommandations

Les propositions (5 000 signes environ, références bibliographiques incluses) devront être envoyées pour le 21 mai 2021 à Sophie Vasset (sophie.vasset [@] u-paris.fr) et François Zanetti (francois.zanetti [@] u-paris.fr).

Nous réunirons les autrices et auteurs des propositions retenues au début du mois de juillet pour discuter ensemble de l’équilibre du numéro et de ses enjeux et permettre ainsi des échanges durant la rédaction des articles et la préparation du numéro. Une seconde rencontre est prévue courant octobre.

La revue publie des articles en français, en anglais et en espagnol (30 000 signes/5 000 mots). Les consignes sont disponibles sur le site de la revue, à l’adresse suivante : https://journals.openedition.org/hms/757


Calendrier


21 mai 2021 : soumission des propositions d’article


4 juin 2021 : sélection des propositions


2 juillet 2021 : séminaire de mise en route du dossier


mi-octobre 2021 : atelier de discussion des articles


mi-janvier 2022 : soumission des premières versions achevées des articles 


Bibliographie


Andretta, E., « Les médecins du Tibre. La construction d’un savoir sur les fleuves dans la Rome du XVIe siècle », Histoire, médecine et santé, 11, 2017, p. 99-129.

Boisseuil, D. et Nicoud, M. (dir.) Séjourner au bain : le thermalisme entre médecine et société, xive-xvie siècle, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 2010.

Boisseuil D., Le thermalisme en Toscane à la fin du Moyen Âge : les bains siennois de la fin du xiiie siècle au début du xvie siècle, Rome, École française de Rome, 2002.

Borsay, A., Medicine and Charity in Georgian Bath: A Social History of the General Infirmary, c. 1739-1830, Aldershot, Ashgate, 1999.

Borsay, P. « Town or Country? British Spas and the Urban–Rural Interface », Journal of Tourism History, 4/2, 2012, p. 155-169.

Brockliss, L.W., « The Development of the Spa in Seventeenth-Century France », Medical History, Supplement n° 10, 1990, p. 23-47.

Bycroft, M., « Iatrochemistry and the Evaluation of Mineral Waters in France, 1600-1750 », Bulletin of the History of Medicine, 91/2, 2017, p. 303-330.

Coley, N. « The Preparation and Uses of Artificial Mineral Waters (ca. 1680–1825) », Ambix, 31/1, 1984, p. 32-48.

Cossic-Péricarpin, A. et Galliou, P. (dir.), Spas in Britain and in France in the eighteenth and nineteenth centuries, Newcastle, Cambridge Scholars Press, 2006.

Faure, O., « Une histoire du thermalisme en France au xixe siècle : bilan et perspectives », dans S. Paquier (dir.), L’eau à Genève et dans la région Rhône-Alpes (xixe-xxe siècles), Paris, L’Harmattan, 2007, p. 175-184.

Hembry, P. M., The English Spa, 1560-1815: A Social History, Londres, Athlone Press, 1990.

Herbert, A. E., « Gender and the Spa: Space, Sociability and Self at British Health Spas, 1640–1714 » Journal of Social History, 43/ 2, 2009, p. 361-383.

Jarrassé, D., Les Thermes romantiques: bains et villégiatures en France de 1800 à 1850, Clermont-Ferrand, IEMC, 1992.

McIntyre, S., « The Mineral Water Trade in the Eighteenth Century », The Journal of Transport History, ss-2:1, 1973, p. 1-19.

Meyers, J. et Pérez-Jean, B., Nicolas Dortoman et Balaruc. La médecine thermale à la Renaissance, Saint-Guilhem-le-Désert, Éditions Guilhem, 2015.

Nicoud, M., « Les médecins italiens et le bain thermal à la fin du Moyen Âge » Médiévales, 43, 2002, p. 13-40.

Nicoud, M., « Medieval medical literature on thermal baths: Intellectual debate and practical information », dans D. Jacquart et N. Weill-Parot (dir.), Substances minérales et corps animés, Paris, Omniscience, 2012, p. 179-207.

Penez, J., Histoire du thermalisme en France au xixe siècle: eau, médecine et loisirs, Paris, Economica, 2005.

Porter, R. (dir.), The Medical History of Waters and Spas, Londres, Wellcome Institute for the History of Medicine, 1990.

Sanchez, J.-C., « Eaux d’arquebusades et médecine militaire thermale dans les Pyrénées (xvie-xviiie siècles) », Revue de Comminges et des Pyrénées centrales, 2, 2017.

Scheid, J., Nicoud, M., Boisseuil, D. et Coste, J. (dir.), Le thermalisme : approches historiques et archéologiques d’un phénomène culturel et médical, Paris, CNRS Éditions, 2015.

Xhayet, G., « Entre médecine et art de vivre. Prendre les eaux à Spa, au xvie et au début du xviiie siècle (1559-1619) », dans V. Giacomotto-Charra et J. Vons (dir.), Formes du savoir médical à la Renaissance, Pessac, Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine, 2019, p. 217-230.

Walsham, A., « Reforming the Waters: Holy Wells and Healing Springs in Protestant England », Studies in Church History Subsidia, 12, 1999, p. 227-255.

Weisz, G., « Water Cures and Science: The French Academy of Medicine and Mineral Waters in the Nineteenth Century », Bulletin of the History of Medicine, 64/3, 1990,p. 393-416.

jeudi 8 avril 2021

Mobilisation d’immigrantes dans la cause du VIH en France

Le pouvoir du care. Mobilisation d’immigrantes dans la cause du VIH en France


Marjorie Gerbier-Aublanc

Avec une préface d’Annabel Desgrées du Loû.

Avec le soutien de l’ANRS – Agence nationale de recherche sur le VIH/Sida et les hépatites virales. 2021

Presses universitaires de Rennes
Collection : Le Sens social
Format : 15,5 x 24 cm
Nombre de pages : 314 p. 
ISBN : 978-2-7535-8050-3

Particulièrement touchées par l’épidémie, les femmes de l’immigration sont devenues des actrices clé de la lutte contre le VIH/sida en France depuis deux décennies. Issu d’une enquête ethnographique en immersion au sein d’associations « communautaires », cet ouvrage éclaire la grammaire du care que ces femmes déploient dans le domaine de la prévention comme du soutien aux personnes vivant avec le VIH. Première étude en profondeur sur le sujet, ce livre constitue une contribution notable tant à l’histoire de la lutte contre le VIH/sida en France qu’à la sociologie des migrations.


Histoire animale

Animal History Group Conference

Call for papers


Online, Thursday 8 July 2021

Animal Archives
Keynote speaker: Dr Rohan Deb Roy


The Animal History Group is a network for postgraduates, academics, archive and museum workers and other professionals whose work engages with animals in history. We are delighted to announce that, on 8 July 2021, we will be holding our fifth annual conference which will conclude our 2020/21 series of online events! We are honoured to be welcoming Dr Rohan Deb Roy as our keynote speaker. Rohan is Associate Professor at the University of Reading, and his research addresses the histories of science and medicine, histories of empire and colonialism, environmental history and animal history. In 2017 he published Malarial Subjects: Empire, Medicine and Nonhumans in British India, 1820-1909 with Cambridge University Press.


We welcome papers from across the field which speak in some way to the conference theme of ‘Animal Archives’. Potential themes might include the challenge of uncovering animal histories in archive sources, thinking creatively about what constitutes an archive, or indeed cases of animals literally in the archives themselves. We set no limitations on species or period, and welcome papers exploring any aspect of human-animal relationships, whether concerning companion animals, livestock, wild animals, animal health and disease, or animal afterlives as museum specimens or artefacts. Submissions from graduate students are especially encouraged.


Speakers will be convened into panels of related 15-20 minute papers by the conference organisers, with a shared session for questions at the end of each panel. The exact format and timings of the day are yet to be confirmed, but we welcome submissions from scholars in all parts of the world and will endeavour to put together a final programme which accommodates international time differences!


Paper proposals should be submitted to animalhistorygroup@gmail.com. Please include a title, an abstract (up to 250 words) and a speaker biography (up to 100 words).


The deadline for submissions is 16 April 2021.

Contact for queries: animalhistorygroup@gmail.com

mercredi 7 avril 2021

Une histoire sociale de la prostitution à Montréal

Une histoire sociale de la prostitution. Montréal, 1800-1850

Mary Anne Poutanen 

 


Éditions remue-ménage
2021
496 p
ISBN: 978-2-89091-740-8



Début XIXe siècle, les Montréalaises qui ont recours au commerce sexuel pour assurer leur subsistance sont loin de former un bloc homogène. Même si celles que l’on accuse d’être des « femelles à la sexualité débridée » sont pour la plupart issues des classes populaires, leur motivations et leurs origines sont multiples. Comment négocient-elles au quotidien avec leur famille et avec leur voisinage? Sur qui peuvent-elles compter, et de qui doivent-elles absolument se méfier? Ces femmes dont la sexualité est condamnée seront souvent poursuivies en cour afin de renforcer les hiérarchies sociales et donner raison à l’autorité bourgeoise.

Ce livre retrace l’histoire passionnante et largement méconnue du travail du sexe à Montréal durant la première moitié du XIXe siècle, depuis la perspective des femmes l’ayant pratiqué, afin de lever le voile sur leur expérience et leur autonomie. Dépliant et analysant ces dynamiques complexes, ce livre réunit plusieurs histoires : celles de la famille, de la société, de la justice criminelle, de la sexualité, de l’ethnicité, de la race et du genre, tout en plaçant en son centre les récits de femmes accusées de prostitution, glanés méticuleusement par l’historienne.


Beyond Brutal Passions : Prostitution in Early Nineteenth-Century Montreal a été publié chez McGill-Queen’s en 2015. Il a remporté le Prix Lionel-Groulx de l’Institut d’histoire de l’Amérique française.

Histoires de la santé au Moyen-Orient et en Afrique du Nord

Social Histories of Disease, Medicine, and Healing in the Modern Middle East & North Africa

Call for Chapters for inclusion in an edited volume

What can the study of disease, medicine, healing, and public health in the Middle East and North Africa since 1750 reveal about the region's history?

Editors: Stephanie Anne Boyle, New York City College of Technology (CUNY) & Christopher S. Rose, independent scholar, Austin, TX. 

Deadline: June 1, 2021

Temporal and Geographic Coverage: 
  • “Modern” here refers to the period from the mid-18th century to the present.
  • “Middle East & North Africa” encompasses the Arab World (including the Maghreb), Iran, Israel and its antecedents, and Turkey and its antecedents. 
  • We are also open to the inclusion of other geographic contexts that are related to the ME/NA, such as the Ottoman Aegean & Cyprus, Egyptian and Anglo-Egyptian Equatoriana, Omani East Africa, etc. Please contact us to discuss.
We are soliciting abstracts for inclusion in an edited volume about the social histories of medicine, disease, and health/healing practices in the modern Middle East. This volume will illustrate how the study of medicine, disease, and healing reveal new aspects of the region’s history during the era prior to and during European imperialism, and during the era of 20th century state-building and decolonization. This is a period whose histories have traditionally described social and political history and are, therefore, primarily focused on elites and notables. 

In recent decades there have been several excellent monographs and volumes on the history of medicine, health, disease, and healing, which have demonstrated the possibilities of using this history as a lens for social history, particularly when it comes to providing glimpses into the lives of rural peasants and the urban poor; the importance of public health as legitimation and justification for state-building projects; as a tool both of imperialism and against it; and in the formation of collective identities at all strata.

We seek to bring historians of medicine and science, social historians, cultural historians, and political historians whose work touches on public health, disease, and medicine into conversation with one another. We also want to bring historians who work on different parts of the Middle East and North Africa together to identify transnational trends and highlight issues that span the borders of modern nation-states. 

Submissions can, for example:
  • Illustrate the means of transmission and reception of “European” pathologic anatomical medicine into the MENA region; especially those that complicate the binary “modern European medicine vs traditional folk / Islamic-Galenic / Prophetic medicine” narrative by demonstrating interplay / antagonism / syncretism.
  • Provide new perspectives on historical events in the region that have been gleaned through the study of medicine and healing practices;
  • Add to our understanding of international efforts to deal with the spread of pandemics and epidemics by illustrating how parties in the MENA region responded;
  • Help flush out our understanding of major pandemic and epidemic events during the era by illustrating their geographic progression through and impact on parts of the MENA region;
  • Elucidate the realities and perceptions of religious festivals (especially local/sub-regional, i.e., other than the Hajj) as potential vectors for disease transmission.
  • Explore the intersections between medicine and migration (i.e., forced migration to seek medical practices, or the role that migration has played in spreading communicable disease)
  • Illuminate the intersections of war and disease, and/or famine and disease.
  • Examine the politics of sex work and public health. 

This is by no means a comprehensive listing of all possible topics. Please contact the editors if you have questions. 

Submissions from Ph.D. candidates (ABD) are welcome, as are submissions from scholars outside the United States (especially those working in the MENA itself).

Abstracts of 500-750 words (not including notes/bibliography) and a short (~100 word) biography should be sent as PDF, Word document (doc or docx), or Google doc to HistMedModMENA@khowaga.us by June 1, 2021. Communication will be in English.

Authors will be notified of their status by June 15, 2021, with first-round submission of the chapter expected by September 1, 2021. Chapters should be between 6,500-8,000 words in length (including abstract and notes). 

We are committed to a quick timeline. A major university press in the U.S. has expressed interest in reviewing the project for publication.

Contact the editors with any questions at: HistMedModMENA@khowaga.us.

mardi 6 avril 2021

Textes du délire

Textes sans sépulture


Textes recueillis par Laurent Danon-Boileau à la bibliothèque de Sainte-Anne



Éditions Fario
96 pages 
Format : 12x19 
EAN : 9791091902601 
Paru en janvier 2021

Entre les écrits du délire, témoignages de la souffrance et de l’épouvante, et les égarements passagers des hommes raisonnables, on aimerait que subsiste une frontière. Ces « textes sans sépulture », recueillis dans des revues médicales de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe, montrent qu’il n’en est rien et qu’il faut renoncer à toute limite rassurante.

Si leur lecture ne laisse jamais oublier le combat avec les monstres du corps et de l’esprit, ils restent souvent d’une beauté sidérante. Cette beauté, comme l’anonymat de leurs auteurs, indubitablement, dérange. Ils possèdent sans conteste une qualité littéraire sans que l’on puisse précisément dire de quel art ou de quelle transgression ils procèdent. Mais n’est-ce pas là le trait premier de toute écriture qui vaille ?

La plupart des écrits rassemblés ici proviennent d’observations psychiatriques publiées entre 1850 et 1930. Ces deux dates ne sont pas indifférentes. La première correspond au début de l’intérêt des cliniciens pour ce qu’ils nomment, en consignant ses discours, « la folie raisonnante », la seconde marque la fin des observations précises incluant, lorsqu’ils existent, les écrits des patients eux-mêmes.

Ces textes se passent de tout commentaire. Ils sont ici livrés tels quels et ne sont accompagnés ni d’une anamnèse ni d’une description nosologique de leurs auteurs. Pas davantage d’une analyse qui risquerait, au demeurant, d’être une explication tronquée, injuste et arbitraire.

La révolution épidémiologique

Postdoctoral Research Fellows - The Epidemiological Revolution 
 

Call for applications




Job Identification 
798 

Job Category 
Academic 

Locations 
High School Yards, Edinburgh, EH1 1LZ, GB 

Posting Date 
03/24/2021, 9:16 AM 

Apply Before 
05/07/2021, 12:00 PM 

Job Schedule 
Full time 

Job Posting Requirements 
External (includes internal) 

Health and Safety Requirements 
No key hazards identified for this post 

Criminal Record Check 
No criminal record check required 

Contract Type 
Fixed Term 



Job Description 
UE07 - £33,797 - £40,322 
STIS / School of Social and Political Science 
Fixed Term, 35 Hours per week 
01/10/2021 – 30/06/2025 
Number of posts - 2 



We are looking for two Postdoctoral Research Fellows to play an important role within the ERC-funded research project The Epidemiological Revolution: A History of Epidemiological Reasoning. Both post-holders will work closely with Dr Lukas Engelmann over the next four years to pursue research on the history of epidemiology in the twentieth century. 


The Opportunity: 

Each of the two positions offers the opportunity to shape the project’s research agenda and to collaborate in developing novel digital methods. You will be expected to lead one of two research themes (‘Correlation’ or ‘Configuration’ – see below), to design and deliver historical case studies independently, and to contribute to digital research plans within the overall research agenda of the project. 

Research theme 1 (Correlation): The history of data practices in epidemiological reasoning. You will work on the research practices of epidemiologists and investigate how the collection, storage and retrieval of data enabled the correlation of variables. Case studies might look for instance at the paper technologies with which epidemiological information was collected, how social categories (eg. age, race, gender, profession) were tabulated as epidemiological data, or how reports, forms and surveys have structured research questions and outcomes. This theme is concerned with the data infrastructures of epidemiology and seeks to develop a critical perspective on the field’s politics of standardisation and digitalisation. 

Research theme 2 (Configuration): The history of transdisciplinary networks in epidemiological reasoning. Your position will be focused on the question of who was empowered to speak in the name of epidemiology, and who had the authority to produce and disseminate epidemiological knowledge. Beyond the mere history of a discipline, your case studies might follow bidirectional influences of the social and medical sciences in epidemiology and investigate how epidemiological methods and theories travelled beyond the study of infectious and chronic diseases. This theme is concerned with the social networks in which epidemiological knowledge is produced and will map the historical distribution of the field’s methods and theories. 

Please refer to the project website for further information on the themes http://theepidemy.net or get in touch with the PI. 



Your skills and attributes for success: 

· PhD (or near completion) in relevant historical or social science subject 

· Experience in archive-based or oral historical research, or historical sociology 

· Experience in working collaboratively 

· Experience in digital research methods is highly desirable but not necessary 


Click here for a copy of the full job description 



How to apply: 

You can only apply to one theme. Please include your CV and a supporting statement with details of how you meet the knowledge, skills and experience required for this post. Please also include a one-page sketch of a sample case study for the research theme to which you are applying. Please direct any informal questions to the PI, Lukas Engelmann, lukas.engelmann@ed.ac.uk

As a valued member of our team you can expect: 

You will be based in the Science, Technology and Innovation Studies (STIS) subject group, located within the School of Social and Political Science. STIS is home to a growing cluster of historians and sociologists of biomedicine and the life sciences. Research within STIS ranges widely across the history and sociology of science, technology and medicine including studies of and with information and communication technologies, and the sociology of environment, energy and sustainability. You will be encouraged to join the Centre for Biomedicine, Self and Society, which brings together researchers from STIS, the Social Studies of Health and Medicine group in the College of Medicine and Veterinary Medicine, and a growing group of medical lawyers and bioethicists in the School of Law. 

The University of Edinburgh offers an exciting, positive, creative, challenging and rewarding place to work. We provide you with support, nurture your talent and reward success. You will benefit from a competitive reward package and a wide range of staff benefits, which includes a generous holiday entitlement, a defined benefits pension scheme, staff discounts, family friendly initiatives, flexible working and much more. Access our staff benefits page for further information and use our reward calculator to find out the total value of pay and benefits provided.

The University of Edinburgh holds a Silver Athena SWAN award in recognition of our commitment to advance gender equality in higher education. We are members of the Race Equality Charter and we are also Stonewall Scotland Diversity Champions, actively promoting LGBT equality. 

If invited for interview you will be required to evidence your right to work in the UK. Further information is available on our right to work webpages. 

The University is able to sponsor the employment of international workers in this role. If successful, an international applicant requiring sponsorship to work in the UK will need to satisfy the UK Home Office’s English Language requirements and apply for and secure a Tier 2/Skilled Worker Visa. 

About Us 
As a world-leading research-intensive University, we are here to address tomorrow’s greatest challenges. Between now and 2030 we will do that with a values-led approach to teaching, research and innovation, and through the strength of our relationships, both locally and globally. 

About the Team 
The School of Social and Political Science (SPS) is one of the largest and most successful schools of social science in the UK, with global reach and local and global impact. Our goals are to promote excellence in education, research and innovation. The School comprises six Subject Areas plus a number of research and teaching centres and institutes, and a number of cross-Subject consortia and other units. The academic staff complement currently numbers c.200fte. Our staff profile is multi-disciplinary across the key social sciences with a strong and growing international orientation. The School has c. 1,100 undergraduate students on its programmes of study, over 500 taught postgraduates, and over 300 doctoral researchers. 

The School's primary aim is the advancement and dissemination of knowledge and understanding of social science. We provide an outstanding educational environment and support the highest quality research. We deliver excellence in discipline-based and interdisciplinary programmes. In addition, as a School, we play a leading role in delivering learning opportunities for students across the University to engage with current global challenges and uncertainties and in equipping students with the social science tools and lenses they need to become active, responsible and critical global citizens and leaders. Building upon established strengths in the cross-subject areas of sustainable development, international development, quantitative methods, and global health the School is centrally involved in the University's Global Development Academy and Global Justice Academy, and contributes to the Global Academies of Health and of Environment and Society. 

In REF 2014, the School returned 96% of its eligible staff from Professors to early career researchers; a strategy that combined excellence with inclusion. All four Units of Assessment to which SPS contributed were rated amongst the top eight in the UK, and number one in Scotland, for their breadth and quality of research. Overall 36% of our research activity was classified as world leading with a further 41% assessed as internationally excellent. For two of those four Units of Assessment – Politics and International Relations, and Social Policy and Social Work – the whole of the research environment achieved the highest possible rating and was judged to be world leading. 

For further information about our school please visit http://www.sps.ed.ac.uk/