jeudi 20 avril 2023

En finir avec les épidémies

Ending Epidemics: A History of Escape from Contagion


Richard Conniff


Publisher ‏ : ‎ The MIT Press (April 11, 2023)
Language ‏ : ‎ English
Hardcover ‏ : ‎ 376 pages
ISBN-13 ‏ : ‎ 978-0262047968

After the unprecedented events of the COVID-19 pandemic, it may be hard to imagine a time not so long ago when deadly diseases were a routine part of life. It is harder still to fathom that the best medical thinking at that time blamed these diseases on noxious miasmas, bodily humors, and divine dyspepsia. This all began to change on a day in April 1676, when a little-known Dutch merchant described bacteria for the first time. Beginning on that day in Delft and ending on the day in 1978 when the smallpox virus claimed its last known victim, Ending Epidemics explains how we came to understand and prevent many of our worst infectious diseases—and double average life expectancy.

Ending Epidemics tells the story behind “the mortality revolution,” the dramatic transformation not just in our longevity, but in the character of childhood, family life, and human society. Richard Conniff recounts the moments of inspiration and innovation, decades of dogged persistence, and, of course, periods of terrible suffering that stir individuals, institutions, and governments to act in the name of public health. Stars of medical science feature in this drama, but lesser-known figures also play a critical role. And while the history of germ theory is central to this story, Ending Epidemics also describes the importance of everything from sanitation improvements and the discovery of antibiotics to the development of the microscope and the syringe—technologies we now take for granted.

Entendre au XIXe siècle

Ce qu’on entend au XIXe siècle


Appel à communications


Xe Congrès de la Société des Études Romantiques et Dix-neuviémistes

30 et 31 janvier 2024 Fondation Singer-Polignac, Paris


Si les études consacrées à l’histoire des sens au XIXe siècle se sont particulièrement portées sur le domaine de la vue et de l’oeil (voir le VIIIe Congrès de la SERD en 2018, à la fondation Singer Polignac, « L’oeil du XIXe siècle »), avec l’appui de l’histoire de l’art, de l’histoire des représentations et de l’histoire des sciences, elles se sont plus rarement penchées sur l’univers auditif de ce siècle et sur ses capacités changeantes à percevoir le sonore (voir Épistémocritique volume 19, « Quelles sources pour l’histoire des sens ? »). De nombreux facteurs font pourtant évoluer, au cours du XIXe siècle, ce qu’Alain Corbin, avec des historiens et anthropologues venus du monde anglo-saxon et des « sound studies » (notamment Bruce R. Smith et Jonathan Sterne), ont pu appeler le « paysage sonore ».

La révolution industrielle en est bien sûr le facteur le plus évident. L’environnement sonore, notamment urbain, est alors en pleine transformation. Les romans de Zola, par exemple, témoignent de l’agitation sonore du monde industrialisé, scandé par les bruits des manufactures, des trains et des foules ouvrières. Les révolutions technologiques sont un autre facteur de ces changements, touchant à la fois la production du son et la capacité de l’appréhender : s’appuyant sur les progrès de la science acoustique, Édouard-Léon Scott de Martinville invente en 1857 le « phonoautographe » qui permet les premiers enregistrements ; on ne pourra toutefois restituer les sons qu’à partir de l’invention du phonographe en 1877 par Charles Cros et Thomas Edison. La mémoire des sons est désormais possible : les linguistes et les interprètes musicaux en seront les premiers utilisateurs.

Une étude du monde sonore s’inscrit bien sûr dans l’étude de la vie quotidienne, des bruits et des sons entendus dans les villes et les campagnes au XIXe siècle. Les bruits de la rue, objets d’une nouvelle attention, qu’ils soient cris des marchands, bruits des machines, instruments de musique, sont décrits dans de nombreuses publications (Édouard Fournier, Énigmes des rues de Paris, 1860). Le sonore scande aussi la vie du monde religieux (cloches, chants…), du monde militaire (sonneries, tambours…). Il peut aussi être un rappel à la discipline ou se faire alerte, signal de danger, dans le monde du travail.

Mais le sonore est aussi un matériau artistique et la musique sera l’un de nos premiers champs d’investigation. Au cours du siècle, la façon de l’écouter se transforme, avec l’intérêt grandissant des architectes de salles de concert et des compositeurs eux-mêmes pour l’acoustique. En outre la musique peut se faire l’écho des bruits « réels » entendus dans le quotidien (voir par exemple Les Voix de Paris […] symphonie humoristique vocale et instrumentale (1857) de Jean Georges Kastner, ou une pièce pour piano comme Le chemin de fer de Charles Valentin Alkan). Au début du XXe siècle, la réflexion des futuristes (Luigi Russolo L’Art des bruits, 1913) sur le « bruitisme » étend même les frontières de la musique et de ses instruments à celles du « bruit », et, par l’organisation de « symphonies industrielles » dans un autre espace urbain que celui de la salle de concert, invente de nouvelles formes de manifestations musicales.

L’étude des sons du théâtre répond bien sûr à des problématiques similaires. À une époque où le spectaculaire fait de plus en plus concurrence au texte, la voix n’en reste pas moins le principal attribut des artistes. Sarah Bernhardt est surnommée « la voix d’or » et l’acoustique est une composante essentielle de l’architecture théâtrale. Or la question de la « parole politique » et de son écoute rejoint par certains aspects celle de la parole théâtrale ; ici aussi il faut prendre en compte les aspects matériels – architecture des salles dédiées à la parole politique à la fin du XVIIIe et au XIXe siècles, modalités de la prise de parole. Ainsi, les règlements de la parole publique, mais aussi les commentaires sur les sons signalés dans les discours, dans les mémoires et dans les comptes rendus journalistiques des séances constituent autant de traces de la vie des assemblées. On pourra également considérer l’apparition ou la transformation d’autres lieux dédiés à la parole publique et les nouveaux « paysages sonores » qu’ils constituent : conférences mondaines, tribunes professorales (au Collège de France par exemple), arts du cirque et de la rue (foire, boniment etc.). On s’intéressera en outre aux nombreuses modalités de diffusion des « voix » politiques qui s’expriment par les médias écrits ou oraux, échos de mouvements politiques, manifestations et mouvements révolutionnaires.

Enfin, la question du son croise celle des mutations de la littérature au XIXe siècle : l’entrée dans l’« ère médiatique » et le triomphe de l’imprimé s’accompagnent d’un passage de la « littérature-discours » à la « littérature-texte » et l’on peut s’interroger sur les conséquences de ce changement de paradigme quant à la place du son dans le texte. En effet, le divorce progressif de la littérature avec la rhétorique après l’échec de la révolution de 1848, la crise du lyrisme poétique après la période romantique (une « émeute de rhéteurs » selon Zola) et les nouvelles techniques narratives de représentation du discours (par exemple chez Flaubert) posent le problème du lien entre matière textuelle et matière sonore, entre parole écrite et « parole vive ».

Ce congrès souhaite donc faire appel aux diverses disciplines qui permettent d’étudier, sur le long XIXe siècle, les manifestations des phénomènes sonores, leur perception par les hommes et les femmes de l’époque et leur présence dans les représentations littéraires et artistiques : histoire des sens et des sensibilités, histoire des représentations, histoire des sciences (acoustique), musicologie et histoire de l’art, histoire des spectacles et « sound studies », histoire littéraire, etc.

Axes d’étude suggérés
 

1) Les sons du quotidien 

Les bruits de la nature.
Les bruits des rues (fêtes, marchands, musiciens des rues).
Le bruit des machines et des inventions industrielles.
Les bruits et sonorités du monde du travail.
Sonorités du religieux : cloches, processions, chants, etc.
Sonorités du militaire : les armées, la guerre.
La discipline par le son : sirènes, alarmes, cloches.
Les sons liés au voyage : paysages sonores extra-européens, la question des accents, régionaux et étrangers.
La perception des langues : les différents niveaux de langue ; les langues étrangères.
L’intolérance au bruit.
Être sourd au XIXe siècle.
Le silence.
 

2) Sur la scène politique et artistique 

Nouveaux instruments de musique ; nouvelles sonorités des orchestres ; transformation de l’écoute musicale.
Effets scéniques sonores ; voix des artistes ; présence sonore des spectateurs.
Se faire entendre.
Sonorités politiques des assemblées.
Voix et Échos : La presse écrite comme support de diffusion de la parole et des bruits.
Les médias oraux : les canards et colportages, informations et faits divers.
 

3) Comment on entend 

Les recherches scientifiques sur le bruit et ses implications médicales (Hermann von Helmoltz, psycho-physiologie de l’oreille).
La médecine et l’étude de l’ouïe.
L’acoustique et ses développements. Les premiers enregistrements, les premières restitutions de sons.
Théâtre et musique : questions de l’acoustique des salles, de la portée de la voix, de l’architecture des salles.
La musique et le bruit : la révolution futuriste, Russolo et le bruitisme.
 

4) Les représentations du sonore 

Les arts visuels et la représentation du sonore.
Imitation des bruits et des sons du réel dans les oeuvres musicales.
Silence et écriture dramatique.
Représentations picturales des sons et des bruits.
 

5) Le texte et le son 

Représenter le son dans la littérature : figures de rhétorique, place et rôle des sons dans les descriptions et les portraits.
Techniques narratives : diversité des voix, rapport entre le son et la polyphonie, oral représenté, discours rapportés.
La poésie comme « voix » de l’écriture. Voix et déclamation poétique.
Performances orales d’écrivains. 


Modalités de contribution

Les propositions de communication (environ 2 000 signes), accompagnées d’une brève notice bio-bibliographique, sont à envoyer aux deux adresses suivantes : cecile.reynaud@ephe.psl.eu ; congresserd2024@gmail.com
avant le 31 mai 2023

L’appel à communications est ouvert à des propositions relevant de la littérature française, de la littérature comparée, de la musicologie, de l’histoire, de la philosophie, de l’histoire des arts.

Après évaluation par le comité scientifique, la réponse sera envoyée fin juin 2023. 


Comité organisateur 

Cécile Reynaud (École Pratique des Hautes Études, PSL)
Hélène Parent (Université Paris Nanterre)
Marie-Ange Fougère (Université de Bourgogne)
Béatrice Didier (École Normale Supérieure, PSL)
Comité scientifique Cécile Reynaud (École Pratique des Hautes Études, PSL)
Hélène Parent (Université Paris Nanterre)
Marie-Ange-Fougère (Université de Bourgogne)
Béatrice Didier (École Normale Supérieure, PSL)
Aimée Boutin (Université de Floride, États-Unis)
Melissa Van Drie (Université de Copenhague, Danemark) 


Bibliographie

Balaÿ, Olivier, « The Soundscape of a City in the Nineteenth Century », in Ian Biddle et Kirsten

Gibson (dir.), Cultural Histories of Noise, Sound and Listening in Europe 1300-1918, Londres, Routledge, 2017, p. 221-234.

Balaÿ, Olivier, L’Espace sonore de la ville au XIXe siècle, Bernin Isère, À la Croisée, 2003.

Baron, Lawrence (1982), « Noise and Degeneration : Theodor Lessing’s Crusade for Quiet », Journal of Contemporary History, no 17 (1), p. 165-178.

Biddle, Ian, et Gibson, Kirsten (dir.), Cultural Histories of Noise, Sound and Listening in Europe 1300-1918, Londres, Routledge, 2017.

Boutin, Aimée, City of Noise: Sound et Nineteenth-Century Paris, Urbana-Champaign, University of Illinois Press, 2015.

Boutin, Aimée, avec Corinne Doria et Érika Wicky, « La ville sonore, quelles sources pour l’histoire du bruit urbain ? », Épistémocritique, n°19, 2021.

Charpy, Manuel, « Silence intérieur et machineries de la communication au XIXe siècle », revue Socio anthropologie, 41/2020, Bruits et chuchotements, p. 23-38.

Clarke, Martin V., « Hearing and believing: Listening experiences as religious experiences in nineteenth-century British Methodism », Nineteenth-century music review, 17 (3), décembre 2020, p. 381-402.

Corbin, Alain, Les Cloches de la terre. Paysage sonore et culture sensible dans les campagnes au XIXe siècle, Paris, Albin Michel, 1994.

Corbin, Alain, « Bruits, excès, sensations, discipline : tolérable et intolérable. Entretien avec

Alain Corbin », Équinoxe. Revue romande de sciences humaines, n° 11, 1994, p. 13-23.

Corbin, Alain, Le Temps, le désir, l’horreur : essais sur le dix-neuvième siècle, Paris, Flammarion, 1998.

Deaville, James A., « Wagner, hearing loss and the urban soundscape of late nineteenth-century

Germany », p. 155–172 in Trippet, David, Walton Benjamin, éd., Nineteenth-century opera and the scientific imagination, Cambridge, Cambridge University Press 2019.

Didier, Béatrice, « L’écoute musicale chez Diderot », Diderot studies, n° 23, 1988, p. 55-73.

Farge, Arlette, « The Sounds of Enlightenment Paris », Paragraph, vol. 41, no 1, p. 52-61.

Farge, Arlette, Essai pour une histoire des voix au XVIIIe siècle, Paris, Bayard, 2009.

Gauthier, Laure et Traversier, Mélanie (dir.), Mélodies urbaines : La musique dans les villes d'Europe (XVIe-XIXe siècles), Paris, Presses Universitaires de la Sorbonne, 2008.

Gétreau, Florence, Entendre la guerre : sons, musiques et silence en 14-18, Paris, Gallimard, 2014.

Gutton, Jean-Pierre, Bruits et sons dans notre histoire. Essai sur la reconstitution du paysage sonore, Paris, PUF, 2000.

Jackson, John E., « Bruit et musique », in Baudelaire sans fin. Essais sur les Fleurs du mal, Paris, Corti, 2005, p. 63-74.

Johnson, James H., Listening in Paris : A Cultural History, Berkeley, University of California Press, 1995.

Kalifa, Dominique, Régnier, Philippe, Thérenty, Marie-Ève et Vaillant, Alain (dir.), La

Civilisation du journal. Histoire culturelle et littéraire de la presse française au XIXe siècle, Paris, Nouveau Monde Éditions, 2011.

Kaltenecker, Martin, L’Oreille divisée. Les discours sur l’écoute musicale aux XVIIIe et XIXe siècles, MF, 2010.

Kaltenecker, Martin, La Rumeur des Batailles, Paris, Fayard, 2000 (tr. espagnole, Barcelone, Paidos, 2005).

Kaltenecker, Martin, L’Écoute. Anthologie de textes sur l’écoute de l’antiquité au XIXe siècle (direction d’ouvrage), Paris, Philharmonie/La rue musicale, 2020.

Larrue, Jean-Marc et Mervant-Roux, Madeleine, Le Son au théâtre, XIXe-XXIe siècle, Paris, CNRS Editions, 2016.

Picker, John, Victorian Soundscapes, Oxford, Oxford University Press, 2003.

Trippett, David, « Sound as Hermeneutic, or Helmholtz and the Quest for Objective Perception », 19th-Century Music (2019) 43 (2): 99–120.

Vaillant, Alain, La Crise de la littérature. Romantisme et modernité, Grenoble, « Bibliothèque stendhalienne et romantique », Ellug, 2005.



Format de l'événement
Événement hybride sur site et en ligne


Contacts Cécile Reynaud
courriel : cecile [dot] reynaud [at] ephe [dot] psl [dot] eu

mercredi 19 avril 2023

Le tissu humain dans la nouvelle réaliste

Human Tissue in the Realist Novel, 1850-1895

Ben Moore 

Publisher ‏ : ‎ Palgrave Macmillan; 1st ed. 2023 edition (March 21, 2023)
Language ‏ : ‎ English
Hardcover ‏ : ‎ 109 pages
ISBN-13 ‏ : ‎ 978-3031266393

This Pivot engages with current debates about anthropocentrism and the Anthropocene to propose a reappraisal of the realist novel in the second half of the nineteenth century. Through three case studies, it argues for ‘human tissue’ as a conceptual tool for reading that brings together biology, literature and questions of layering. This new approach is shown to be especially salient to the Victorian period, when the application of ‘tissue’ to biology first emerges. The book is distinctive in bringing together theoretical concerns around realism and the Anthropocene – two major topics in literary criticism – and presenting a new methodology to approach this conjunction, demonstrated through original readings of Charles Kingsley, George Eliot, and Emile Zola and two English-language writers he influenced (George Moore and Vernon Lee).

Manger à la cantine

Manger à la cantine de la fin du XVIIIe au début du XXIe siècle – De l’école à l’université – France et pays francophones



Appel à communications 



Colloque international à l’Abbaye-école de Sorèze (Tarn)

24 - 26 octobre 2024


« Je préfère manger à la cantine, avec les copains et les copines… », ainsi dans les années 1970, la chanson de Carlos tâchait joyeusement de contrebalancer une idée répandue depuis que la restauration scolaire existe : à la cantine, on mange mal. Les saveurs des plats détestés sont restées en bouche, la discipline stricte en mémoire ou le bruit épouvantable dans les oreilles, bref… de la maternelle à l’université, la restauration est un lieu collectif dont chacun a gardé le souvenir.

Depuis la première cantine scolaire maternelle dite « salle d’asile et d’hospitalité » ouverte par la mairie de Lannion (Côtes-du-Nord) en 1844, ces lieux de restauration collective n’ont cessé de se multiplier suivant un rythme assez lent. Près de vingt années plus tard, en 1863, seules 14% (464) des maternelles distribuent des aliments chauds aux enfants. Les initiatives locales finissent par intéresser Victor Duruy, ministre de l’Instruction publique qui, en 1869, envoie une circulaire aux préfets afin de les encourager à agir. Toutefois, l’État reste à l’écart jusqu’en 1975 où une circulaire crée des commissions départementales. En effet, les cantines sont d’abord des institutions municipales, fruit d’initiatives privées et bien souvent bénévoles. La situation est toute différente dans les lycées et collèges où les internats sont omniprésents, les élèves étant logés et nourris et ce, depuis la création de ces institutions. Quant aux étudiants, le garni offre le logement et bien souvent la nourriture jusqu’au début du XXesiècle où les possibilités de restauration apparaissent sous la pression des organisations étudiantes. Cantine, self, restaurant universitaire : autant de mots qui se rattachent à l’alimentation.

Cela dit, malgré des recherches stimulantes sur la scolarité, force est de constater que les cantines sont laissées de côté, semblant relever de champs différents. Or, « l’alimentation émarge aussi à l’histoire de l’école » rappelle Didier Nourrisson[1]. Paradoxalement, ce ne sont pas les archives qui manquent ! Les dépôts d’archives, qu’ils soient départementaux, municipaux ou universitaires offrent de très belles sources pour suivre les assiettes des enfants et des jeunes scolarisés sur le temps long. Ce colloque couvrant la période du XVIIIe siècle à nos jours se propose de placer la cantine, le self, le restaurant universitaire au centre des recherches et s’intéresse aux pays francophones.



Plusieurs thématiques se dégagent :



· La restauration scolaire et l’environnement politique, économique, social et administratif

Les enquêtes : de la première enquête française initiée par la secrétaire d’État à l’instruction publique en 1936 sur les cantines aux inspections actuelles.

Municipalités, départements, régions, État.

La législation et les normes

Le coût, comptabilité et approvisionnement

Guerre et alimentation des enfants et des jeunes



· Le contenu de l’assiette

La nutrition : ouvrages, recettes, menus

Alimentation interdite/conseillée

La santé dans l’assiette ?

Manger froid/manger chaud

Rôle des médecins hygiénistes, la construction de la notion de « ration alimentaire » en fonction des âges.

La gestion des déchets



· Les lieux de restauration et leur environnement

Temps scolaire et temps de l’alimentation

Les outils de la cantine : verres, bols, assiettes et couverts mais aussi matériel de service.

L’architecture : cantines, selfs : histoire de l’architecture, la place du réfectoire dans les locaux – de l’école à l’université

Vie en internat et alimentation

Les jardins des écoles

Fêtes religieuses, laïques



· Entreprises et métiers

Les entreprises agroalimentaires, histoire industrielle de la restauration,

La formation aux métiers des cantines scolaires : cantinières et cuisiniers, personnel.

Fournisseurs et fabricants

Dans la cuisine : plats cuisinés, plats réchauffés

La surveillance des repas



· Enfants, adolescents et jeunes

Demi-pensionnaires et pensionnaires

Aimer ou détester la cantine

Le vocabulaire spécifique

Le genre : filles et garçons, jeunes gens et jeunes filles

Témoignages littéraires, cinématographiques, photographiques et musicaux

Témoignages épistolaires, récits et souvenirs



· Les apprentissages `

Sociabilités et mœurs scolaires ou estudiantines

Usages et privilèges

Discipline, violence, corrections et châtiments

Bruits, chahuts et batailles

Découvertes, acculturation alimentaire, goût et dégoût

Manières de table, propreté



· Acteurs et débats

Biographies de personnages s’étant investies dans l’alimentation des élèves et des jeunes : ministres, instituteurs, principaux de collèges, parents, maires, cuisiniers…

Les animateurs des débats : médecins, hygiénistes, partisans de la laïcité, économistes, politiques.

Objectifs de la restauration

Les parents et la cantine

Politiques de la restauration, de l’école à l’université : le prix des repas



· Inégalités 

Cantine des champs/cantines des villes

Étudiants et étudiantes

Inégalités sociales 

Parents au travail, enfants à la cantine



· La laïcité et ses applications à la cantine

Manger ensemble : la laïcité à table

Établissement privés/établissement laïcs



Comité Scientifique


Martin Bruegel, INRAE, Paris

Caroline Barrera INU Champollion Albi

Didier Nourrisson, Université de Lyon 2

Christine Tichit, INRAE, Paris

Marie-Pierre Rey, Sorbonne Université

Peter Scholliers, Université Libre de Bruxelles

Sylvie Vabre, Université Toulouse - Jean Jaurès

Jean-Pierre Williot, Sorbonne Université




Conditions matérielles

Le colloque est organisé par le laboratoire FRAMESPA/UMR5136, l’Abbaye-école de Sorèze et le département du Tarn. Il s’adresse à l’ensemble des pays francophones et aux collègues travaillant sur ces aires, quelles que soient leur nationalité. Cette manifestation scientifique proposera donc des communications en français et sera suivie d’une publication également en langue française.

L’Abbaye-école de Sorèze (Tarn) accueillera nos travaux du jeudi 24 octobre 15h au samedi 26 octobre 2024 (18h). L’hébergement ainsi que les repas seront offerts. Les déplacements depuis Toulouse seront organisés par le syndicat mixte de l’Abbaye -école. Les déplacements jusqu’à Toulouse ne sont pas pris en charge.



Calendrier

Date limite d’envoi des propositions : 15 décembre 2023

Retour acceptation : 16 février 2024


Envoyer les propositions à Sylvie Vabre : sylvie.vabre@univ-tlse2.fr

Pour toute question : sylvie.vabre@univ-tlse2.fr

mardi 18 avril 2023

Clercs invalides à la fin du Moyen Âge

Disabled Clerics in the Late Middle Ages. Un/suitable for Divine Service?



Ninon Dubourg



Amsterdam University Press
Format Hardback
Number of pages 294
Language English
Publication date 14 - 02 - 2023
ISBN 9789463721561

The petitions received and the letters sent by the Papal Chancery during the Late Middle Ages attest to the recognition of disability at the highest levels of the medieval Church. These documents acknowledge the existence of physical and/or mental impairments, with the papacy issuing dispensations allowing some supplicants to adapt their clerical missions according to their abilities. A disease, impairment, or old age could prevent both secular and regular clerics from fulfilling the duties of their divine office. Such conditions can, thus, be understood as forms of disability. In these cases, the Papal Chancery bore the responsibility for determining if disabled people were suitable to serve as clerics, with all the rights and duties of divine services. Whilst some petitioners were allowed to enter the clergy, or – in the case of currently serving churchmen – to stay more or less active in their work, others were compelled to resign their position and leave the clergy entirely. Petitions and papal letters lie at intersection of authorized, institutional policy and practical sources chronicling the lived experiences of disabled people in the Middle Ages. As such, they constitute an excellent analytical laboratory in which to study medieval disability in its relation to the papacy as an institution, alongside the impact of official ecclesiastical judgments on disabled lives.

Poste d'enseignement en humanités de la santé

Associate Lecturer (teaching) Health Humanities 

Call for applications


Ref Number B03-01572

Professional Expertise Teaching, Teaching Support and Examination 

Support Department UCL SLASH (B03) 

Location London

Working Pattern Full time

Salary £39,508 - £47,355

Contract Type Fixed-term

Working Type Hybrid (20% - 80% on site)

Available for Secondment No 

Closing Date 04-May-2023


About us

SELCS-CMII is a world-leading centre for teaching, research and public engagement, focusing on the literature, linguistic traditions, history, sociology, philosophy, art, film and other aspects of the cultures associated with the languages we teach (Danish, Dutch, French, German, Icelandic, Italian, Norwegian, Old Norse, Portuguese, Spanish, Swedish). Our taught programmes are innovative, challenging and interdisciplinary; academic colleagues and students engage with many urgent concerns facing the world today by understanding Europe’s languages, cultures and histories and their global impact. Alongside programmes based in modern languages or comparative literature, SELCS-CMII is home to UCL’s graduate programmes in Comparative Literature; Translation Studies (CenTraS); Film Studies; Gender, Society and Representation; Race, Ethnicity and Postcolonial Studies; Health Humanities; European Studies; and Early Modern Studies. These attract large cohorts of Masters students every year, as well as a thriving community of doctoral students and postdoctoral researchers. Staff are actively involved in interdisciplinary teaching and research within SELCS-CMII and UCL more widely, including the Institute of Education and UCL East, and in collaborations with various institutions in London (including the London Arts and Humanities Doctoral Partnership, funded by the Arts and Humanities Research Council, UK) and internationally.
 

About the role

The post-holder will undertake teaching, supervision and associated administrative duties in SELCS-CMII. This involves teaching and convening modules, contributing to other teaching and to supervision of dissertations, and acting as Programme Director for the MA Philosophy, Politics and Economics of Health. The teaching will encompass the following MA-level modules: • PHIL0059 Philosophy, Politics and Economics of Health • CMII0075/CMII0076 Illness • CMII0198 Approaching the Health Humanities • CMII0151 Feminism and the Medical Self The post-holder will also be expected to contribute to teaching in cognate disciplines according to their own expertise, such as Gender and Sexuality Studies or Comparative Literature. They will teach a pro rata load in accordance with departmental and institutional policy; depending on other responsibilities, this is likely to entail 250-300 contact hours per academic year, at undergraduate and postgraduate levels, to be determined in consultation with the Director of Health Humanities and the Head of Department. As well as delivering seminars and lectures, the successful candidate will be expected to set and mark essay topics for their own modules, to tutor Masters students and supervise Masters dissertations (including some supervision in the period July-September 2023), and to play a part in the normal duties of teaching and administration within CMII. The post-holder will also co-convene the fortnightly Health Humanities visiting speaker seminar, and will be expected to participate in departmental events and contribute to the intellectual life of the department. 


About you

The successful candidate will have a PhD or equivalent in a relevant discipline such as Bioethics, Public Health Ethics, Philosophy, or Medical Humanities. They will have evidence of specialism in health ethics and medical humanities as well as relevant teaching experience at university level. It is essential for the successful candidate to have excellent interpersonal, oral and written communication skills as well as the ability to teach courses at postgraduate taught level. More details of the person specification can be found in the Job description. 


What we offer

As well as the exciting opportunities this role presents, we also offer some great benefits some of which are : • 41 Days holiday (27 days annual leave 8 bank holiday and 6 closure days) • Additional 5 days’ annual leave purchase scheme • Defined benefit career average revalued earnings pension scheme (CARE) • Cycle to work scheme and season ticket loan • Immigration loan • Relocation scheme for certain posts • On-Site nursery • On-site gym • Enhanced maternity, paternity and adoption pay • Employee assistance programme: Staff Support Service • Discounted medical insurance Visit https://www.ucl.ac.uk/work-at-ucl/reward-and-benefits to find out more. 


Our commitment to Equality, Diversity and Inclusion

As London’s Global University, we know diversity fosters creativity and innovation. We want our community to represent the diversity of the world’s academic talent, from local to global. We are committed to equality of opportunity, to being fair and inclusive, and to being a place where we all belong. We therefore particularly encourage applications from candidates currently underrepresented in UCL’s academic, research and teaching workforce. These include: people from Black, Asian and ethnic minority backgrounds; disabled people; LGBTQ+ people; and women. Our department is working towards an Athena SWAN award. We are committed to advancing gender equality within our department. You can read more about our commitment to Equality, Diversity and Inclusion here : https://www.ucl.ac.uk/european-languages-culture/equality-diversity-inclusion-edi 


Available documents
Attached documents are available under links. Clicking a document link will initialize its download. Download: Job description Associate Lecturer (Teaching)Health Humanities March23.docx

lundi 17 avril 2023

L'école de médecine de Dakar

L'école de médecine de Dakar. Creuset de la formation d'une élite médicale africaine (1918 – années 1950)


Mody Kanté

 
Préface de Sophie Dulucq
Postface de Louis-Armand Héraut

 



L'Harmattan
Collection : Études africaines
Date de publication : 7 mars 2023
Broché - format : 15,5 x 24 cm • 356 pages
Langue : français
ISBN : 978-2-14-030261-9


En 1918, à la fin de la Première Guerre mondiale qui mit à contribution au service de la France de nombreux combattants africains, l'École de médecine de Dakar fut créée. Le but était de former en Afrique-Occidentale française des médecins auxiliaires, des sage-femmes, des visiteuses médicales qui devaient exercer leur métier sous l'autorité des médecins militaires coloniaux dans le cadre de l'Assistance médicale indigène. Son enseignement médical était essentiellement pratique pour faire face aux pathologies dominantes des territoires. À la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1944, la Conférence de Brazzaville étendit le recrutement de l'École de Dakar à l'Afrique-Équatoriale française et au Cameroun. Elle devint en 1950 l'École préparatoire de médecine et de pharmacie de l'Institut des hautes études rattachée aux facultés de médecine de Paris et de Bordeaux. C'est sur cette base que va naître en 1957 la faculté de médecine de Dakar. Malgré un nombre assez limité d'élèves, l'École de Dakar fut à l'origine d'une élite africaine de qualité qui contribua, après les indépendances, au développement local.




Microformes de l’organique

Parties - Corps. Microformes de l’organique dans la littérature, l’art et le cinéma de l’époque moderne à nos jours

Appel à communications

 

Kunsthochschule Mainz, Am Taubertsberg 6
Mayence, Allemagne (55122)

Événement uniquement sur site


L’objectif du colloque, en tant que lieu de rencontre d’approches théoriques et pratiques, est de retracer la naissance et l’évolution des représentations corporelles contemporaines à l’échelle du microscopique, et d’interroger les microformes de l’organique dans une perspective interdisciplinaire et spécifique aux médias. Dans la déconstruction du corps en tant que totalité, ses composantes visibles et invisibles, internes et externes, matérielles et immatérielles, sont explorées, spécifique à la forme médiale, en tant qu’espaces de signification. D’autre part, l’intégration ciblée de contributions artistiques, non seulement dans le sens d’un travail artistique autonome, mais aussi en tant que recherche artistique, permet aux participants de faire l’expérience sensorielle du corps en tant que matérialité.



Point de départ

La représentation de l'organique humain dans la littérature, l'art et le cinéma du XXIe siècle, présente des similitudes mais aussi des différences avec l'époque moderne, dans le contexte social actuel, à l’ère de la mondialisation et de la numérisation. L'organique et ses espaces de signification, ainsi que les représentations artistiques qui s'y rapportent, ont subi des transformations au cours des cent dernières années dues aux nouvelles technologies et pratiques sociales - on peut penser par exemple aux sémantiques de la sexualité de certaines parties du corps, ou encore à l'infiltration des cycles organiques, humains et non-humains, par des éléments artificiels comme des microplastiques ou les médicaments psychotropes.

En outre, hormis les avancées médicales, les nouvelles technologies médiatiques, les plateformes virtuelles – sous leurs formats variés, qui s'appuient principalement sur des « petites formes » [« Kleine Formen »] (Vogl et. Al. 2021) comme les tweets, les soi-disant photo dumps ou les GIF – semblent contribuer de manière décisive à la constitution des images et des savoirs du corps actuelles. Si l’on accepte de penser que la multiplication des espaces virtuels ne s’accompagne pas d’une perte d’importance de corporéité, mais que le matériel et l'immatériel (Lyotard 1985) interagissent et se conditionnent mutuellement, cette interprétation peut être d’une grande richesse pour les études littéraires, artistiques et cinématographiques.
Problématique

Les microformes organiques – c'est-à-dire les mondes corporels, qui comprennent jusqu’aux particules invisibles à l'œil nu telles que les bactéries, les hormones, les virus et les microparticules, ainsi que leur visualisation par les différents moyens esthétiques – font l'objet d'une attention particulière dans de nombreuses représentations littéraires, cinématographiques et artistiques contemporaines. Certaines questions émergent alors : Quels sont les moyens esthétiques choisis pour représenter les microformes de l'organique ? Quelle est la relation entre les organismes (humains) et les machines ou hybrides et que peuvent révéler particulièrement les micro-niveaux sur les concepts de 'culture' et de 'nature' ? Comment les discours issus des sciences (naturelles) et le traitement artistique se conditionnent-ils mutuellement ?

Le film De Humani Corporis Fabrica (2023) de Lucien Castaing-Taylor et Verena Paravel en est un exemple frappant, qui extériorise l'intérieur du corps à travers le regard de la médecine occidentale. On trouve également de nombreuses représentations de microformes organiques dans la littérature contemporaine, chez des auteurs tels que Marie Darrieussecq, Virginie Despentes, Maggie Nelson, Paul B. Preciado ou Olga Tokarzcuk. Des hormones comme la sérotonine ou l'ocytocine, des bactéries, des ovules, des spermatozoïdes ou encore des corps étrangers comme les microplastiques y jouent des rôles de premier plan, évoquant des micro-paysages moléculaires vivants plutôt que des parties isolées du corps. Dans l'art contemporain, des œuvres qui abordent de différents organes des sens semblent pertinentes à cet égard, l'intérieur étant tourné vers l'extérieur, l'invisible étant rendu visible et les échelles habituelles, bouleversées. On peut penser ici aux travaux multimédiaux et multisensoriels de Pamela Rosenkranz, Chiharu Shiota ou Anicka Yi. .

Le colloque interdisciplinaire franco-allemand KÖRPER-TEILE: Mikroformen des Organischen in Literatur, Kunst und Film von der Moderne bis zum Gegenwart // PARTIES-CORPS : microformes de l'organique dans la littérature, l'art et le cinéma de l'époque moderne à nos jours) met l'accent sur le développement d'esthétiques et de sémantiques spécifiques aux médias de l'organique en tant que petite forme, de l'époque moderne à nos jours. Ce sont surtout les théories néo-matérialistes ou les 'hybrides théoriques' des dernières décennies qui, avec les concepts de transcorporalité (Alaimo 2010), de plasticité (Malabou 2000, 1994), du cyborg (Haraway 1991) et du posthumain (Braidotti 2013, Hayles 1999), ont marqué de manière décisive la compréhension actuelle de la corporéité. Les formes de l'organique ne doivent jamais être comprises comme purement naturelles, mais sont toujours déjà, et surtout au XXIe siècle, des hybrides techno-bio-politiques (cf. par exemple Haraway 1991, Preciado 2008). 


Participation

L'objectif du colloque, en tant que lieu de rencontre d'approches théoriques et pratiques, est de retracer la naissance et l'évolution des représentations corporelles contemporaines à l’échelle du microscopique, et d'interroger les microformes de l'organique dans une perspective interdisciplinaire et spécifique aux médias. Le regard porté sur le L’approche par le niveau du détail est considéré comme une perspective de recherche prometteuse à deux égards : D'une part, il permet une analyse différenciée des différentes parties du corps et de leurs lectures multiples et subtiles. Dans la déconstruction du corps en tant que totalité, spécifique à la forme médiale, ses composantes visibles et invisibles, internes et externes, matérielles et immatérielles, sont explorées et soulignées en tant qu'espaces de signification. D'autre part, l'intégration ciblée de contributions artistiques, non seulement dans le sens d'un travail artistique autonome, mais aussi en tant que recherche artistique, permet aux participants de faire l'expérience sensorielle du corps en tant que matérialité.

Les contributions, peuvent consister dans des propositions de discussion ouverte ou des « work in progress ». Nous nous réjouissons en outre particulièrement des contributions issues de projets de thèse personnels. Les projets théoriques, conceptuels, empiriques et artistiques peuvent notamment porter sur les questions suivantes : Comment les microformes humaines, non humaines ou hybrides de l'organique sont-elles représentées dans les œuvres modernes et contemporaines ?
Comment la pratique artistique, l'œuvre et la réception sont-elles liées dans la représentation des microformes de l'organique ?
Quels espaces de signification et d'interprétation ouvrent les formes de représentation spécifiques aux médias ; comment la forme et le contenu se complètent-ils ?
Dans une perspective comparatiste : quelles sont les relations intertextuelles et transculturelles établies ?
Quelles microformes de l'organique dans l'histoire de la littérature, de l'art et du cinéma ont survécu, lesquelles sont en train d'émerger ? Quels rôles jouent les nouveaux médias et les nouvelles technologies ?
Comment les discours (scientifiques) influencent-ils les esthétiques et les poétiques des microformes organiques ?
Quel est le rapport entre matérialité et identité dans ces microperspectives ? 


Modalités de contribution

La manifestation s'adresse aux étudiants en master, aux doctorants, aux post-doctorants et aux artistes des beaux-arts, de l’espace germanophone et francophone, et aura lieu le vendredi 1er septembre après-midi et samedi 2 septembre 2023 toute la journée à la Kunsthochschule de Mainz. Des conférences thématiques de 20 à 30 minutes seront suivies de 15 à 20 minutes de discussion. Des contributions artistiques indépendantes de différents formats (performance, vidéo, film, danse) seront intégrées au programme de conférences et de discussions. Elles reprendront des aspects des différents champs thématiques, les compléteront et permettront une confrontation sensorielle élargissant les perspectives scientifiques.

L'événement se déroulera en français, en allemand et en anglais. Pour y participer, la maîtrise active d'une de ces langues ainsi que la compréhension des autres langues sont exigées. Les propositions de communication (environ 300 mots) doivent être envoyées dans un document pdf aux organisatrices Larissa Frömel et Vanessa Franke à l'adresse mail koerperteile.tagung@gmail.com
au plus tard le 12/05/2023.

En outre, nous vous prions d'envoyer une note biographique (150-200 mots au maximum), qui précise les connaissances linguistiques des candidats. 


Comité scientifique 

Vanessa Franke (Université Paris 8 / Universität Mainz)
Larissa Frömel (Kunsthochschule Mainz)
Prof. Dr. Stefanie Buchenau (Université Paris 8)
Dr. Martina Kopf (Universität Mainz) 


Bibliographie

Alaimo, Stacy (2010): Bodily Natures. Science, Environment, and the Material Self. Indiana University Press, Bloomington, Indiana.

Braidotti, Rosi (2013): The Posthuman. Polity, Cambridge.

Haraway, Donna (1991 [1985]): “A Cyborg Manifesto: Science, Technology, and Socialist Feminism in the Late Twentieth Century." Simians, Cyborgs and Women: The Reinvention of Nature. New York. 149-181.

Hayles, Nancy Katherine (1999): How We Became Posthuman. Virtual Bodies in Cybernetics, Literature, and Informatics. University of Chicago Press, Chicago.

Lyotard, Jean-François et. Al. (1985): Immaterialität und Postmoderne. Merve Verlag, Berlin.

Malabou, Catherine (éd.) (2000): Plasticité. L. Scheer, Paris.

Malabou, Catherine (1997): L'Avenir de Hegel. Plasticité, temporalité, dialectique. Vrin, Paris.

Preciado, Paul B. (2008): Testo junkie. Sexe, drogue et biopolitique. Grasset, Paris.

Vogl, Joseph, Balke, Friedrich und Bernhard Siegert (2021): Kleine Formen. Vorwerk 8, Berlin.


 


Contacts Vanessa Franke
courriel : vanessa [dot] franke [at] posteo [dot] de

Larissa Frömel
courriel : lfroemel [at] students [dot] uni-mainz [dot] de