jeudi 20 avril 2023
En finir avec les épidémies
Richard Conniff
Publisher : The MIT Press (April 11, 2023)
Language : English
Hardcover : 376 pages
ISBN-13 : 978-0262047968
After the unprecedented events of the COVID-19 pandemic, it may be hard to imagine a time not so long ago when deadly diseases were a routine part of life. It is harder still to fathom that the best medical thinking at that time blamed these diseases on noxious miasmas, bodily humors, and divine dyspepsia. This all began to change on a day in April 1676, when a little-known Dutch merchant described bacteria for the first time. Beginning on that day in Delft and ending on the day in 1978 when the smallpox virus claimed its last known victim, Ending Epidemics explains how we came to understand and prevent many of our worst infectious diseases—and double average life expectancy.
Ending Epidemics tells the story behind “the mortality revolution,” the dramatic transformation not just in our longevity, but in the character of childhood, family life, and human society. Richard Conniff recounts the moments of inspiration and innovation, decades of dogged persistence, and, of course, periods of terrible suffering that stir individuals, institutions, and governments to act in the name of public health. Stars of medical science feature in this drama, but lesser-known figures also play a critical role. And while the history of germ theory is central to this story, Ending Epidemics also describes the importance of everything from sanitation improvements and the discovery of antibiotics to the development of the microscope and the syringe—technologies we now take for granted.
Entendre au XIXe siècle
Ce qu’on entend au XIXe siècle
Appel à communications
Xe Congrès de la Société des Études Romantiques et Dix-neuviémistes
30 et 31 janvier 2024 Fondation Singer-Polignac, Paris
Si les études consacrées à l’histoire des sens au XIXe siècle se sont particulièrement portées sur le domaine de la vue et de l’oeil (voir le VIIIe Congrès de la SERD en 2018, à la fondation Singer Polignac, « L’oeil du XIXe siècle »), avec l’appui de l’histoire de l’art, de l’histoire des représentations et de l’histoire des sciences, elles se sont plus rarement penchées sur l’univers auditif de ce siècle et sur ses capacités changeantes à percevoir le sonore (voir Épistémocritique volume 19, « Quelles sources pour l’histoire des sens ? »). De nombreux facteurs font pourtant évoluer, au cours du XIXe siècle, ce qu’Alain Corbin, avec des historiens et anthropologues venus du monde anglo-saxon et des « sound studies » (notamment Bruce R. Smith et Jonathan Sterne), ont pu appeler le « paysage sonore ».
La révolution industrielle en est bien sûr le facteur le plus évident. L’environnement sonore, notamment urbain, est alors en pleine transformation. Les romans de Zola, par exemple, témoignent de l’agitation sonore du monde industrialisé, scandé par les bruits des manufactures, des trains et des foules ouvrières. Les révolutions technologiques sont un autre facteur de ces changements, touchant à la fois la production du son et la capacité de l’appréhender : s’appuyant sur les progrès de la science acoustique, Édouard-Léon Scott de Martinville invente en 1857 le « phonoautographe » qui permet les premiers enregistrements ; on ne pourra toutefois restituer les sons qu’à partir de l’invention du phonographe en 1877 par Charles Cros et Thomas Edison. La mémoire des sons est désormais possible : les linguistes et les interprètes musicaux en seront les premiers utilisateurs.
Une étude du monde sonore s’inscrit bien sûr dans l’étude de la vie quotidienne, des bruits et des sons entendus dans les villes et les campagnes au XIXe siècle. Les bruits de la rue, objets d’une nouvelle attention, qu’ils soient cris des marchands, bruits des machines, instruments de musique, sont décrits dans de nombreuses publications (Édouard Fournier, Énigmes des rues de Paris, 1860). Le sonore scande aussi la vie du monde religieux (cloches, chants…), du monde militaire (sonneries, tambours…). Il peut aussi être un rappel à la discipline ou se faire alerte, signal de danger, dans le monde du travail.
Mais le sonore est aussi un matériau artistique et la musique sera l’un de nos premiers champs d’investigation. Au cours du siècle, la façon de l’écouter se transforme, avec l’intérêt grandissant des architectes de salles de concert et des compositeurs eux-mêmes pour l’acoustique. En outre la musique peut se faire l’écho des bruits « réels » entendus dans le quotidien (voir par exemple Les Voix de Paris […] symphonie humoristique vocale et instrumentale (1857) de Jean Georges Kastner, ou une pièce pour piano comme Le chemin de fer de Charles Valentin Alkan). Au début du XXe siècle, la réflexion des futuristes (Luigi Russolo L’Art des bruits, 1913) sur le « bruitisme » étend même les frontières de la musique et de ses instruments à celles du « bruit », et, par l’organisation de « symphonies industrielles » dans un autre espace urbain que celui de la salle de concert, invente de nouvelles formes de manifestations musicales.
L’étude des sons du théâtre répond bien sûr à des problématiques similaires. À une époque où le spectaculaire fait de plus en plus concurrence au texte, la voix n’en reste pas moins le principal attribut des artistes. Sarah Bernhardt est surnommée « la voix d’or » et l’acoustique est une composante essentielle de l’architecture théâtrale. Or la question de la « parole politique » et de son écoute rejoint par certains aspects celle de la parole théâtrale ; ici aussi il faut prendre en compte les aspects matériels – architecture des salles dédiées à la parole politique à la fin du XVIIIe et au XIXe siècles, modalités de la prise de parole. Ainsi, les règlements de la parole publique, mais aussi les commentaires sur les sons signalés dans les discours, dans les mémoires et dans les comptes rendus journalistiques des séances constituent autant de traces de la vie des assemblées. On pourra également considérer l’apparition ou la transformation d’autres lieux dédiés à la parole publique et les nouveaux « paysages sonores » qu’ils constituent : conférences mondaines, tribunes professorales (au Collège de France par exemple), arts du cirque et de la rue (foire, boniment etc.). On s’intéressera en outre aux nombreuses modalités de diffusion des « voix » politiques qui s’expriment par les médias écrits ou oraux, échos de mouvements politiques, manifestations et mouvements révolutionnaires.
Enfin, la question du son croise celle des mutations de la littérature au XIXe siècle : l’entrée dans l’« ère médiatique » et le triomphe de l’imprimé s’accompagnent d’un passage de la « littérature-discours » à la « littérature-texte » et l’on peut s’interroger sur les conséquences de ce changement de paradigme quant à la place du son dans le texte. En effet, le divorce progressif de la littérature avec la rhétorique après l’échec de la révolution de 1848, la crise du lyrisme poétique après la période romantique (une « émeute de rhéteurs » selon Zola) et les nouvelles techniques narratives de représentation du discours (par exemple chez Flaubert) posent le problème du lien entre matière textuelle et matière sonore, entre parole écrite et « parole vive ».
Ce congrès souhaite donc faire appel aux diverses disciplines qui permettent d’étudier, sur le long XIXe siècle, les manifestations des phénomènes sonores, leur perception par les hommes et les femmes de l’époque et leur présence dans les représentations littéraires et artistiques : histoire des sens et des sensibilités, histoire des représentations, histoire des sciences (acoustique), musicologie et histoire de l’art, histoire des spectacles et « sound studies », histoire littéraire, etc.
Axes d’étude suggérés
1) Les sons du quotidien
Les bruits de la nature.
Les bruits des rues (fêtes, marchands, musiciens des rues).
Le bruit des machines et des inventions industrielles.
Les bruits et sonorités du monde du travail.
Sonorités du religieux : cloches, processions, chants, etc.
Sonorités du militaire : les armées, la guerre.
La discipline par le son : sirènes, alarmes, cloches.
Les sons liés au voyage : paysages sonores extra-européens, la question des accents, régionaux et étrangers.
La perception des langues : les différents niveaux de langue ; les langues étrangères.
L’intolérance au bruit.
Être sourd au XIXe siècle.
Le silence.
2) Sur la scène politique et artistique
Nouveaux instruments de musique ; nouvelles sonorités des orchestres ; transformation de l’écoute musicale.
Effets scéniques sonores ; voix des artistes ; présence sonore des spectateurs.
Se faire entendre.
Sonorités politiques des assemblées.
Voix et Échos : La presse écrite comme support de diffusion de la parole et des bruits.
Les médias oraux : les canards et colportages, informations et faits divers.
3) Comment on entend
Les recherches scientifiques sur le bruit et ses implications médicales (Hermann von Helmoltz, psycho-physiologie de l’oreille).
La médecine et l’étude de l’ouïe.
L’acoustique et ses développements. Les premiers enregistrements, les premières restitutions de sons.
Théâtre et musique : questions de l’acoustique des salles, de la portée de la voix, de l’architecture des salles.
La musique et le bruit : la révolution futuriste, Russolo et le bruitisme.
4) Les représentations du sonore
Les arts visuels et la représentation du sonore.
Imitation des bruits et des sons du réel dans les oeuvres musicales.
Silence et écriture dramatique.
Représentations picturales des sons et des bruits.
5) Le texte et le son
Représenter le son dans la littérature : figures de rhétorique, place et rôle des sons dans les descriptions et les portraits.
Techniques narratives : diversité des voix, rapport entre le son et la polyphonie, oral représenté, discours rapportés.
La poésie comme « voix » de l’écriture. Voix et déclamation poétique.
Performances orales d’écrivains.
Modalités de contribution
Les propositions de communication (environ 2 000 signes), accompagnées d’une brève notice bio-bibliographique, sont à envoyer aux deux adresses suivantes : cecile.reynaud@ephe.psl.eu ; congresserd2024@gmail.com
avant le 31 mai 2023
L’appel à communications est ouvert à des propositions relevant de la littérature française, de la littérature comparée, de la musicologie, de l’histoire, de la philosophie, de l’histoire des arts.
Après évaluation par le comité scientifique, la réponse sera envoyée fin juin 2023.
Comité organisateur
Cécile Reynaud (École Pratique des Hautes Études, PSL)
Hélène Parent (Université Paris Nanterre)
Marie-Ange Fougère (Université de Bourgogne)
Béatrice Didier (École Normale Supérieure, PSL)
Comité scientifique Cécile Reynaud (École Pratique des Hautes Études, PSL)
Hélène Parent (Université Paris Nanterre)
Marie-Ange-Fougère (Université de Bourgogne)
Béatrice Didier (École Normale Supérieure, PSL)
Aimée Boutin (Université de Floride, États-Unis)
Melissa Van Drie (Université de Copenhague, Danemark)
Bibliographie
Balaÿ, Olivier, « The Soundscape of a City in the Nineteenth Century », in Ian Biddle et Kirsten
Gibson (dir.), Cultural Histories of Noise, Sound and Listening in Europe 1300-1918, Londres, Routledge, 2017, p. 221-234.
Balaÿ, Olivier, L’Espace sonore de la ville au XIXe siècle, Bernin Isère, À la Croisée, 2003.
Baron, Lawrence (1982), « Noise and Degeneration : Theodor Lessing’s Crusade for Quiet », Journal of Contemporary History, no 17 (1), p. 165-178.
Biddle, Ian, et Gibson, Kirsten (dir.), Cultural Histories of Noise, Sound and Listening in Europe 1300-1918, Londres, Routledge, 2017.
Boutin, Aimée, City of Noise: Sound et Nineteenth-Century Paris, Urbana-Champaign, University of Illinois Press, 2015.
Boutin, Aimée, avec Corinne Doria et Érika Wicky, « La ville sonore, quelles sources pour l’histoire du bruit urbain ? », Épistémocritique, n°19, 2021.
Charpy, Manuel, « Silence intérieur et machineries de la communication au XIXe siècle », revue Socio anthropologie, 41/2020, Bruits et chuchotements, p. 23-38.
Clarke, Martin V., « Hearing and believing: Listening experiences as religious experiences in nineteenth-century British Methodism », Nineteenth-century music review, 17 (3), décembre 2020, p. 381-402.
Corbin, Alain, Les Cloches de la terre. Paysage sonore et culture sensible dans les campagnes au XIXe siècle, Paris, Albin Michel, 1994.
Corbin, Alain, « Bruits, excès, sensations, discipline : tolérable et intolérable. Entretien avec
Alain Corbin », Équinoxe. Revue romande de sciences humaines, n° 11, 1994, p. 13-23.
Corbin, Alain, Le Temps, le désir, l’horreur : essais sur le dix-neuvième siècle, Paris, Flammarion, 1998.
Deaville, James A., « Wagner, hearing loss and the urban soundscape of late nineteenth-century
Germany », p. 155–172 in Trippet, David, Walton Benjamin, éd., Nineteenth-century opera and the scientific imagination, Cambridge, Cambridge University Press 2019.
Didier, Béatrice, « L’écoute musicale chez Diderot », Diderot studies, n° 23, 1988, p. 55-73.
Farge, Arlette, « The Sounds of Enlightenment Paris », Paragraph, vol. 41, no 1, p. 52-61.
Farge, Arlette, Essai pour une histoire des voix au XVIIIe siècle, Paris, Bayard, 2009.
Gauthier, Laure et Traversier, Mélanie (dir.), Mélodies urbaines : La musique dans les villes d'Europe (XVIe-XIXe siècles), Paris, Presses Universitaires de la Sorbonne, 2008.
Gétreau, Florence, Entendre la guerre : sons, musiques et silence en 14-18, Paris, Gallimard, 2014.
Gutton, Jean-Pierre, Bruits et sons dans notre histoire. Essai sur la reconstitution du paysage sonore, Paris, PUF, 2000.
Jackson, John E., « Bruit et musique », in Baudelaire sans fin. Essais sur les Fleurs du mal, Paris, Corti, 2005, p. 63-74.
Johnson, James H., Listening in Paris : A Cultural History, Berkeley, University of California Press, 1995.
Kalifa, Dominique, Régnier, Philippe, Thérenty, Marie-Ève et Vaillant, Alain (dir.), La
Civilisation du journal. Histoire culturelle et littéraire de la presse française au XIXe siècle, Paris, Nouveau Monde Éditions, 2011.
Kaltenecker, Martin, L’Oreille divisée. Les discours sur l’écoute musicale aux XVIIIe et XIXe siècles, MF, 2010.
Kaltenecker, Martin, La Rumeur des Batailles, Paris, Fayard, 2000 (tr. espagnole, Barcelone, Paidos, 2005).
Kaltenecker, Martin, L’Écoute. Anthologie de textes sur l’écoute de l’antiquité au XIXe siècle (direction d’ouvrage), Paris, Philharmonie/La rue musicale, 2020.
Larrue, Jean-Marc et Mervant-Roux, Madeleine, Le Son au théâtre, XIXe-XXIe siècle, Paris, CNRS Editions, 2016.
Picker, John, Victorian Soundscapes, Oxford, Oxford University Press, 2003.
Trippett, David, « Sound as Hermeneutic, or Helmholtz and the Quest for Objective Perception », 19th-Century Music (2019) 43 (2): 99–120.
Vaillant, Alain, La Crise de la littérature. Romantisme et modernité, Grenoble, « Bibliothèque stendhalienne et romantique », Ellug, 2005.
Format de l'événement
Événement hybride sur site et en ligne
Contacts Cécile Reynaud
courriel : cecile [dot] reynaud [at] ephe [dot] psl [dot] eu
mercredi 19 avril 2023
Le tissu humain dans la nouvelle réaliste
Human Tissue in the Realist Novel, 1850-1895
Ben Moore
Publisher : Palgrave Macmillan; 1st ed. 2023 edition (March 21, 2023)
Language : English
Hardcover : 109 pages
ISBN-13 : 978-3031266393
This Pivot engages with current debates about anthropocentrism and the Anthropocene to propose a reappraisal of the realist novel in the second half of the nineteenth century. Through three case studies, it argues for ‘human tissue’ as a conceptual tool for reading that brings together biology, literature and questions of layering. This new approach is shown to be especially salient to the Victorian period, when the application of ‘tissue’ to biology first emerges. The book is distinctive in bringing together theoretical concerns around realism and the Anthropocene – two major topics in literary criticism – and presenting a new methodology to approach this conjunction, demonstrated through original readings of Charles Kingsley, George Eliot, and Emile Zola and two English-language writers he influenced (George Moore and Vernon Lee).
Manger à la cantine
mardi 18 avril 2023
Clercs invalides à la fin du Moyen Âge
Ninon Dubourg
Amsterdam University Press
Format Hardback
Number of pages 294
Language English
Publication date 14 - 02 - 2023
Poste d'enseignement en humanités de la santé
Associate Lecturer (teaching) Health Humanities
Call for applications
Ref Number B03-01572
Professional Expertise Teaching, Teaching Support and Examination
Support Department UCL SLASH (B03)
Location London
Working Pattern Full time
Salary £39,508 - £47,355
Contract Type Fixed-term
Working Type Hybrid (20% - 80% on site)
Available for Secondment No
Closing Date 04-May-2023
About us
SELCS-CMII is a world-leading centre for teaching, research and public engagement, focusing on the literature, linguistic traditions, history, sociology, philosophy, art, film and other aspects of the cultures associated with the languages we teach (Danish, Dutch, French, German, Icelandic, Italian, Norwegian, Old Norse, Portuguese, Spanish, Swedish). Our taught programmes are innovative, challenging and interdisciplinary; academic colleagues and students engage with many urgent concerns facing the world today by understanding Europe’s languages, cultures and histories and their global impact. Alongside programmes based in modern languages or comparative literature, SELCS-CMII is home to UCL’s graduate programmes in Comparative Literature; Translation Studies (CenTraS); Film Studies; Gender, Society and Representation; Race, Ethnicity and Postcolonial Studies; Health Humanities; European Studies; and Early Modern Studies. These attract large cohorts of Masters students every year, as well as a thriving community of doctoral students and postdoctoral researchers. Staff are actively involved in interdisciplinary teaching and research within SELCS-CMII and UCL more widely, including the Institute of Education and UCL East, and in collaborations with various institutions in London (including the London Arts and Humanities Doctoral Partnership, funded by the Arts and Humanities Research Council, UK) and internationally.
About the role
The post-holder will undertake teaching, supervision and associated administrative duties in SELCS-CMII. This involves teaching and convening modules, contributing to other teaching and to supervision of dissertations, and acting as Programme Director for the MA Philosophy, Politics and Economics of Health. The teaching will encompass the following MA-level modules: • PHIL0059 Philosophy, Politics and Economics of Health • CMII0075/CMII0076 Illness • CMII0198 Approaching the Health Humanities • CMII0151 Feminism and the Medical Self The post-holder will also be expected to contribute to teaching in cognate disciplines according to their own expertise, such as Gender and Sexuality Studies or Comparative Literature. They will teach a pro rata load in accordance with departmental and institutional policy; depending on other responsibilities, this is likely to entail 250-300 contact hours per academic year, at undergraduate and postgraduate levels, to be determined in consultation with the Director of Health Humanities and the Head of Department. As well as delivering seminars and lectures, the successful candidate will be expected to set and mark essay topics for their own modules, to tutor Masters students and supervise Masters dissertations (including some supervision in the period July-September 2023), and to play a part in the normal duties of teaching and administration within CMII. The post-holder will also co-convene the fortnightly Health Humanities visiting speaker seminar, and will be expected to participate in departmental events and contribute to the intellectual life of the department.
About you
The successful candidate will have a PhD or equivalent in a relevant discipline such as Bioethics, Public Health Ethics, Philosophy, or Medical Humanities. They will have evidence of specialism in health ethics and medical humanities as well as relevant teaching experience at university level. It is essential for the successful candidate to have excellent interpersonal, oral and written communication skills as well as the ability to teach courses at postgraduate taught level. More details of the person specification can be found in the Job description.
What we offer
As well as the exciting opportunities this role presents, we also offer some great benefits some of which are : • 41 Days holiday (27 days annual leave 8 bank holiday and 6 closure days) • Additional 5 days’ annual leave purchase scheme • Defined benefit career average revalued earnings pension scheme (CARE) • Cycle to work scheme and season ticket loan • Immigration loan • Relocation scheme for certain posts • On-Site nursery • On-site gym • Enhanced maternity, paternity and adoption pay • Employee assistance programme: Staff Support Service • Discounted medical insurance Visit https://www.ucl.ac.uk/work-at-ucl/reward-and-benefits to find out more.
Our commitment to Equality, Diversity and Inclusion
As London’s Global University, we know diversity fosters creativity and innovation. We want our community to represent the diversity of the world’s academic talent, from local to global. We are committed to equality of opportunity, to being fair and inclusive, and to being a place where we all belong. We therefore particularly encourage applications from candidates currently underrepresented in UCL’s academic, research and teaching workforce. These include: people from Black, Asian and ethnic minority backgrounds; disabled people; LGBTQ+ people; and women. Our department is working towards an Athena SWAN award. We are committed to advancing gender equality within our department. You can read more about our commitment to Equality, Diversity and Inclusion here : https://www.ucl.ac.uk/european-languages-culture/equality-diversity-inclusion-edi
Available documents
Attached documents are available under links. Clicking a document link will initialize its download. Download: Job description Associate Lecturer (Teaching)Health Humanities March23.docx
lundi 17 avril 2023
L'école de médecine de Dakar
L'école de médecine de Dakar. Creuset de la formation d'une élite médicale africaine (1918 – années 1950)
Mody Kanté
Préface de Sophie Dulucq
Postface de Louis-Armand Héraut
L'Harmattan
Collection : Études africaines
Date de publication : 7 mars 2023
Broché - format : 15,5 x 24 cm • 356 pages
Langue : français
ISBN : 978-2-14-030261-9
En 1918, à la fin de la Première Guerre mondiale qui mit à contribution au service de la France de nombreux combattants africains, l'École de médecine de Dakar fut créée. Le but était de former en Afrique-Occidentale française des médecins auxiliaires, des sage-femmes, des visiteuses médicales qui devaient exercer leur métier sous l'autorité des médecins militaires coloniaux dans le cadre de l'Assistance médicale indigène. Son enseignement médical était essentiellement pratique pour faire face aux pathologies dominantes des territoires. À la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1944, la Conférence de Brazzaville étendit le recrutement de l'École de Dakar à l'Afrique-Équatoriale française et au Cameroun. Elle devint en 1950 l'École préparatoire de médecine et de pharmacie de l'Institut des hautes études rattachée aux facultés de médecine de Paris et de Bordeaux. C'est sur cette base que va naître en 1957 la faculté de médecine de Dakar. Malgré un nombre assez limité d'élèves, l'École de Dakar fut à l'origine d'une élite africaine de qualité qui contribua, après les indépendances, au développement local.
Microformes de l’organique
Parties - Corps. Microformes de l’organique dans la littérature, l’art et le cinéma de l’époque moderne à nos jours
Appel à communications
Kunsthochschule Mainz, Am Taubertsberg 6
Mayence, Allemagne (55122)
Événement uniquement sur site
L’objectif du colloque, en tant que lieu de rencontre d’approches théoriques et pratiques, est de retracer la naissance et l’évolution des représentations corporelles contemporaines à l’échelle du microscopique, et d’interroger les microformes de l’organique dans une perspective interdisciplinaire et spécifique aux médias. Dans la déconstruction du corps en tant que totalité, ses composantes visibles et invisibles, internes et externes, matérielles et immatérielles, sont explorées, spécifique à la forme médiale, en tant qu’espaces de signification. D’autre part, l’intégration ciblée de contributions artistiques, non seulement dans le sens d’un travail artistique autonome, mais aussi en tant que recherche artistique, permet aux participants de faire l’expérience sensorielle du corps en tant que matérialité.
Point de départ
La représentation de l'organique humain dans la littérature, l'art et le cinéma du XXIe siècle, présente des similitudes mais aussi des différences avec l'époque moderne, dans le contexte social actuel, à l’ère de la mondialisation et de la numérisation. L'organique et ses espaces de signification, ainsi que les représentations artistiques qui s'y rapportent, ont subi des transformations au cours des cent dernières années dues aux nouvelles technologies et pratiques sociales - on peut penser par exemple aux sémantiques de la sexualité de certaines parties du corps, ou encore à l'infiltration des cycles organiques, humains et non-humains, par des éléments artificiels comme des microplastiques ou les médicaments psychotropes.
En outre, hormis les avancées médicales, les nouvelles technologies médiatiques, les plateformes virtuelles – sous leurs formats variés, qui s'appuient principalement sur des « petites formes » [« Kleine Formen »] (Vogl et. Al. 2021) comme les tweets, les soi-disant photo dumps ou les GIF – semblent contribuer de manière décisive à la constitution des images et des savoirs du corps actuelles. Si l’on accepte de penser que la multiplication des espaces virtuels ne s’accompagne pas d’une perte d’importance de corporéité, mais que le matériel et l'immatériel (Lyotard 1985) interagissent et se conditionnent mutuellement, cette interprétation peut être d’une grande richesse pour les études littéraires, artistiques et cinématographiques.
Problématique
Les microformes organiques – c'est-à-dire les mondes corporels, qui comprennent jusqu’aux particules invisibles à l'œil nu telles que les bactéries, les hormones, les virus et les microparticules, ainsi que leur visualisation par les différents moyens esthétiques – font l'objet d'une attention particulière dans de nombreuses représentations littéraires, cinématographiques et artistiques contemporaines. Certaines questions émergent alors : Quels sont les moyens esthétiques choisis pour représenter les microformes de l'organique ? Quelle est la relation entre les organismes (humains) et les machines ou hybrides et que peuvent révéler particulièrement les micro-niveaux sur les concepts de 'culture' et de 'nature' ? Comment les discours issus des sciences (naturelles) et le traitement artistique se conditionnent-ils mutuellement ?
Le film De Humani Corporis Fabrica (2023) de Lucien Castaing-Taylor et Verena Paravel en est un exemple frappant, qui extériorise l'intérieur du corps à travers le regard de la médecine occidentale. On trouve également de nombreuses représentations de microformes organiques dans la littérature contemporaine, chez des auteurs tels que Marie Darrieussecq, Virginie Despentes, Maggie Nelson, Paul B. Preciado ou Olga Tokarzcuk. Des hormones comme la sérotonine ou l'ocytocine, des bactéries, des ovules, des spermatozoïdes ou encore des corps étrangers comme les microplastiques y jouent des rôles de premier plan, évoquant des micro-paysages moléculaires vivants plutôt que des parties isolées du corps. Dans l'art contemporain, des œuvres qui abordent de différents organes des sens semblent pertinentes à cet égard, l'intérieur étant tourné vers l'extérieur, l'invisible étant rendu visible et les échelles habituelles, bouleversées. On peut penser ici aux travaux multimédiaux et multisensoriels de Pamela Rosenkranz, Chiharu Shiota ou Anicka Yi. .
Le colloque interdisciplinaire franco-allemand KÖRPER-TEILE: Mikroformen des Organischen in Literatur, Kunst und Film von der Moderne bis zum Gegenwart // PARTIES-CORPS : microformes de l'organique dans la littérature, l'art et le cinéma de l'époque moderne à nos jours) met l'accent sur le développement d'esthétiques et de sémantiques spécifiques aux médias de l'organique en tant que petite forme, de l'époque moderne à nos jours. Ce sont surtout les théories néo-matérialistes ou les 'hybrides théoriques' des dernières décennies qui, avec les concepts de transcorporalité (Alaimo 2010), de plasticité (Malabou 2000, 1994), du cyborg (Haraway 1991) et du posthumain (Braidotti 2013, Hayles 1999), ont marqué de manière décisive la compréhension actuelle de la corporéité. Les formes de l'organique ne doivent jamais être comprises comme purement naturelles, mais sont toujours déjà, et surtout au XXIe siècle, des hybrides techno-bio-politiques (cf. par exemple Haraway 1991, Preciado 2008).
Participation
L'objectif du colloque, en tant que lieu de rencontre d'approches théoriques et pratiques, est de retracer la naissance et l'évolution des représentations corporelles contemporaines à l’échelle du microscopique, et d'interroger les microformes de l'organique dans une perspective interdisciplinaire et spécifique aux médias. Le regard porté sur le L’approche par le niveau du détail est considéré comme une perspective de recherche prometteuse à deux égards : D'une part, il permet une analyse différenciée des différentes parties du corps et de leurs lectures multiples et subtiles. Dans la déconstruction du corps en tant que totalité, spécifique à la forme médiale, ses composantes visibles et invisibles, internes et externes, matérielles et immatérielles, sont explorées et soulignées en tant qu'espaces de signification. D'autre part, l'intégration ciblée de contributions artistiques, non seulement dans le sens d'un travail artistique autonome, mais aussi en tant que recherche artistique, permet aux participants de faire l'expérience sensorielle du corps en tant que matérialité.
Les contributions, peuvent consister dans des propositions de discussion ouverte ou des « work in progress ». Nous nous réjouissons en outre particulièrement des contributions issues de projets de thèse personnels. Les projets théoriques, conceptuels, empiriques et artistiques peuvent notamment porter sur les questions suivantes : Comment les microformes humaines, non humaines ou hybrides de l'organique sont-elles représentées dans les œuvres modernes et contemporaines ?
Comment la pratique artistique, l'œuvre et la réception sont-elles liées dans la représentation des microformes de l'organique ?
Quels espaces de signification et d'interprétation ouvrent les formes de représentation spécifiques aux médias ; comment la forme et le contenu se complètent-ils ?
Dans une perspective comparatiste : quelles sont les relations intertextuelles et transculturelles établies ?
Quelles microformes de l'organique dans l'histoire de la littérature, de l'art et du cinéma ont survécu, lesquelles sont en train d'émerger ? Quels rôles jouent les nouveaux médias et les nouvelles technologies ?
Comment les discours (scientifiques) influencent-ils les esthétiques et les poétiques des microformes organiques ?
Quel est le rapport entre matérialité et identité dans ces microperspectives ?
Modalités de contribution
La manifestation s'adresse aux étudiants en master, aux doctorants, aux post-doctorants et aux artistes des beaux-arts, de l’espace germanophone et francophone, et aura lieu le vendredi 1er septembre après-midi et samedi 2 septembre 2023 toute la journée à la Kunsthochschule de Mainz. Des conférences thématiques de 20 à 30 minutes seront suivies de 15 à 20 minutes de discussion. Des contributions artistiques indépendantes de différents formats (performance, vidéo, film, danse) seront intégrées au programme de conférences et de discussions. Elles reprendront des aspects des différents champs thématiques, les compléteront et permettront une confrontation sensorielle élargissant les perspectives scientifiques.
L'événement se déroulera en français, en allemand et en anglais. Pour y participer, la maîtrise active d'une de ces langues ainsi que la compréhension des autres langues sont exigées. Les propositions de communication (environ 300 mots) doivent être envoyées dans un document pdf aux organisatrices Larissa Frömel et Vanessa Franke à l'adresse mail koerperteile.tagung@gmail.com
au plus tard le 12/05/2023.
En outre, nous vous prions d'envoyer une note biographique (150-200 mots au maximum), qui précise les connaissances linguistiques des candidats.
Comité scientifique
Vanessa Franke (Université Paris 8 / Universität Mainz)
Larissa Frömel (Kunsthochschule Mainz)
Prof. Dr. Stefanie Buchenau (Université Paris 8)
Dr. Martina Kopf (Universität Mainz)
Bibliographie
Alaimo, Stacy (2010): Bodily Natures. Science, Environment, and the Material Self. Indiana University Press, Bloomington, Indiana.
Braidotti, Rosi (2013): The Posthuman. Polity, Cambridge.
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