mardi 13 septembre 2022

Sur les fractures

Sur les fractures
 

Hippocrate

 
Texte établi, traduit et commenté par Jacques Jouanna. Avec la collaboration d'Anargyros Anastassiou et Amneris Roselli



Les Belles Lettres
Collection des universités de France Série grecque - Collection Budé
N° dans la collection : 566
Parution : 30/09/2022
664 pages
EAN13 : 9782251006529

Dans la publication des œuvres attribuées à Hippocrate, la présente édition aborde un aspect nouveau, la chirurgie. Le médecin auteur des deux plus grands traités de la Collection hippocratique, Fractures et Articulations, est un « grand patron », riche d'une longue expérience, d'une rare compétence, et qui est aussi un remarquable écrivain. Les Fractures appartiennent aux grandes œuvres de la Grèce du Ve et IVe siècles avant J.-C., et font encore l'admiration des médecins modernes qui restent étonnés par la qualité de l'observation et la hauteur de la réflexion dans les rapports entre le médecin et le malade.

Paraissant plus d'un siècle après la dernière édition critique, cette édition apporte des éléments nouveaux dans l'établissement du texte, dans la traduction et dans le commentaire. Pour le texte, elle est fondée sur une collation nouvelle des trois manuscrits anciens, et utilise pour la première fois un manuscrit de Paris fondamental donnant le commentaire de Galien au traité. L'innovation dans la traduction est d'avoir conservé avec la plus grande précision possible le niveau du vocabulaire de l'auteur, en évitant d'employer des dénominations modernes. Quant au commentaire, la nouveauté a été de renoncer à des notes parcellaires et d'adopter un commentaire continu, afin de guider le lecteur dans les subtilités de la structure, dans l'histoire du vocabulaire et de la pensée, et afin d'assurer une place plus marquante à la Collection des Universités de France dans le concert international.

Les traductions vernaculaires des ouvrages chirurgicaux de Lanfranc de Milan

The vernacular translations of Lanfranc’s of Milan surgical works

Call for papers

Session sponsored by the Dipartimento di Studi Umanistici, University of Ferrara and co-sponsored by the Dipartimento di Lingue e Culture moderne, University of Genova

58th International Congress on Medieval Studies, Kalamazoo (online), May 11-13, 2023


The aim of the session is to bring together scholars working on the vernacular (Romance, Germanic, Hebrew) renderings of both Lanfranc’s of Milan Chirurgia parva and Chirurgia magna from different (philological, linguistic, terminological, comparative, medical-historical) perspectives. Possible fields of investigation include, but are not limited to:

- Textual critical problems connected with the editions of these vernacular versions

- The comparison between the Latin text and its vernacular rendering

- The rendering of specialized terminology into vernacular

- The influence of Lanfranc’s translation on later surgical works

- The difficulties connected with the absence of a scholarly edition of the Latin sources



The paper proposal deadline is September 15th.




Prof. Chiara Benati

Professore ordinario di Filologia germanica
Dipartimento di Lingue e Culture moderne
Università degli Studi di Genova
Piazza Santa Sabina 2
16124 Genova
e-mail: chiara.benati@unige.it

lundi 12 septembre 2022

Le « moment Montfort » dans la francophonie canadienne

Le « moment Montfort » dans la francophonie canadienne, 25 ans plus tard

Colloque



Les activités du 22 septembre ont lieu à l’Université d’Ottawa, Pavillon Morisset, 65, rue Université, pièce 040.

Celles du 23 septembre ont lieu au Pavillon Simard, 60, rue Université, pièce 125.
 

22 septembre 2022 (CRCCF, pièce 040)

Réception et lancement de l’exposition « SOS Montfort » - Hommage à Gisèle Lalonde
 

17 h : Accueil des participants, inscription et remise des trousses du colloque
 

17 h 15-17 h 30 : Mot d’accueil de Lucie Hotte, directrice du CRCCF Mot d’accueil de Martine Lagacé, vice-rectrice associée, Promotion et développement de la recherche
 

17 h 30-17 h 45 : Mot d’accueil des organisateurs du colloque
 

17 h 45-18 h 45 : Table ronde hommage à Gisèle Lalonde avec Nicole Fortier-Lévesque, maire de Moonbeam et présidente de l’Association française des municipalités de l’Ontario (AFMO); Geneviève Lalonde-Gauthier, enseignante à l’école Gisèle-Lalonde et petite-fille de Gisèle Lalonde; Me Ronald Caza, avocat de SOS Montfort. Animation : François Charbonneau, professeur agrégé, École d’études politiques, Université d’Ottawa.
 

18 h 45-19 h : Présentation de l’exposition par Ghislain Thibault, archiviste des systèmes, CRCCF
 

19 h-20 h : Remise du Prix du CRCCF à Linda Cardinal, professeure à l’Université de l’Ontario français et professeure émérite à l’École d'études politiques, Université d’Ottawa
Hommage rendu par Geneviève Tellier, professeure titulaire, École d’études politiques, Université d’Ottawa
 

Cocktail dinatoire
 

23 septembre 2022 (Simard, pièce 125)


9 h
Accueil


9 h 30
Montfort dans la jurisprudence
Pierre Foucher (droit, Université d’Ottawa)
 

9 h 50
Montfort, une affaire nationale, régionale ou… québécoise? La couverture médiatique anglo-canadienne du mouvement de résistance à SOS Montfort
François Charbonneau (études politiques, Université d’Ottawa)


10 h 30-11
Pause

11 h
La langue de ma santé : un « horizon d’attente »
Marie-Claude Thifault (histoire et sciences de la santé, Université d’Ottawa)
 

11 h 20
Bernard, Paquet et Montfort : un débat sur les potentialités politiques de l’Ontario français

Michel Bock (histoire, Université d’Ottawa)
 

12 h-13 h 30
Dîner
 

13 h 30-16 h
 

13 h 30
Dans l’oeil de la tempête : la Commission de restructuration des services de santé de l’Ontario et l’Hôpital Montfort, 1996-1997
Marcel Martel (histoire, Université York)
 

13 h 50
La mobilisation collective pour une santé en français en Ontario au lendemain du jugement Montfort
Mariève Forest (sociologie, Université d’Ottawa), Anne Gilbert (géographie, Université d’Ottawa) et Louise Bouchard (sociologie, Université d’Ottawa)


14 h 30
Pause

15 h
L’arrêt Montfort et le cloisonnement constitutionnel des droits linguistiques
François Laroque (droit, Université d’Ottawa)
 

15 h 20
Le Québec face à la crise Montfort : quelle solidarité?
François-Olivier Dorais (sciences humaines, UQAC)
 

Coorganisateurs :
François Charbonneau, professeur agrégé à l’École d'études politiques de l’Université d’Ottawa.
Michel Bock, professeur titulaire au département d’histoire de l’Université d’Ottawa et professeur associé à l’Université de Sudbury.

La mémoire entre éducation et médecine du Moyen Âge aux Lumières

Mnémotechniques : la mémoire entre éducation et médecine du Moyen Âge aux Lumières

Appel à contributions


Pour un volume spécial des Cahiers François Viète
(Volume III-17, parution novembre 2024)

Ce projet de volume thématique des Cahiers François Viète, coordonné par Aurélien Ruellet,
porte sur les techniques de la mémoire et leurs usages, appréhendés en particulier dans le contexte
éducatif et le contexte médical.


La nécessité de cultiver la mémoire individuelle a suscité de longue date des méthodes et
des « écologies cognitives » particulières1 , des mnémotechniques visant à faciliter le stockage et la
récupération des informations. Depuis l’antiquité grecque, des « arts de la mémoire » de traditions
diverses ambitionnent de l’affermir par le seul travail de l’esprit. En Occident, la plus connue de
ces traditions et la plus vivace pendant la première modernité est celle de la mémoire locale, à
laquelle une abondante bibliographie a déjà été consacrée et qui se mâtine à la Renaissance de
teintes occultistes ou magiques. De nombreux textes, manuscrits puis imprimés, simples fragments
ou volumes complets, ont remis au goût du jour et prolongé cet art à la fin du XVe siècle et au XVIe
siècle. Si la bibliographie sur ces arts de la mémoire est abondante depuis les travaux pionniers de
F.A. Yates et P. Rossi 2 , elle ne croise que ponctuellement l’étude des pratiques. L’étude fondatrice
de Yates, en effet, est d’abord un monumental travail d’histoire intellectuelle, mais accorde
finalement peu d’attention aux usages, aux usagers, et aux lieux de déploiement des constructions
théoriques qu’elle aborde. Or, ces arts de la mémoire avaient bel et bien vocation à irriguer la
pratique et à perfectionner les mémoires labiles. Ils constituent un ensemble de techniques – « actes
traditionnels efficaces » pour reprendre la fameuse définition de Marcel Mauss – dont on oublie
parfois qu’elles ont été mises en œuvre3 .
Ces techniques intellectuelles ne sont pas les seules à prendre en charge la mémoire. La
médecine constitue une autre voie pour remédier à ses insuffisances. Materia medica ou régimes de
santé, dès le Moyen Âge, offrent de soigner les mémoires faibles. Si les techniques de la mémoire,
enfin, sont des techniques du corps, ce n’est pas uniquement par le truchement de la médecine et
du soin. Comme une historiographie récente le répète volontiers, toute pratique intellectuelle
implique en même temps « les mains de l’intellect » et la mobilisation du corps4 . C’est
singulièrement vrai des méthodes de mémorisation. Elles peuvent faire appel à des gestes ou des
postures : l’anneau changé de doigt, déjà mentionné par Quintilien, ou le balancement du corps
préconisé lors de l’étude du Talmud5 . Elles peuvent encore mobiliser des parties du corps, comme
les phalanges, tellement utiles pour les calculs dans les systèmes duodécimaux. La main dans son
ensemble peut servir de support à l’apprentissage de la musique (la « main guidonienne ») et
constituera pour l’auteur du XVIIe siècle Girolamo Marafioti un ensemble tout trouvé de lieux de
mémoire. Le joueur de luth, qui selon Descartes possède « en ses mains » une partie de sa mémoire
est encore une autre illustration de cette articulation6 . Les bibliothèques et la spatialisation concrète
du savoir qu’elles impliquent – se rappeler un texte, c’est commencer par se rappeler où il est stocké,
sur quelle étagère – constituent une autre facette de la matérialité des mnémotechniques7 . Celles-ci
sont donc tout à la fois matérielles, corporelles et intellectuelles et les discours sur la mémoire
embrassent souvent ces trois dimensions.
Ce volume thématique souhaite étudier ces mnémotechniques entre deux pôles, l’un
pédagogique et intellectuel, l’autre médical et anatomique, sur un temps long – du Moyen Âge aux
Lumières – et en privilégiant le cadre de l’Occident chrétien (sans exclusive toutefois, le
comparatisme pouvant se révéler fructueux ici). Seront particulièrement considérées les études de
cas originales et les contributions s’inscrivant dans l’un des axes suivants.

1. La place de la mémoire dans les anciennes pédagogies
L’éducation, de façon surprenante, est largement restée en marge de l’historiographie des arts de la
mémoire, assise d’abord sur des sources imprimées et érudites 8. L’univers scolaire, notamment, est pourtant un ensemble d’institutions saturées de pratiques, de dispositifs et de jugements concernant la mémoire, en général peu amènes à son égard. L’apprentissage mécanique est une cible récurrente des auteurs sur l’éducation en Europe, depuis Érasme moquant le temps où l’on « apprenait par cœur Florista et Floretus » jusqu’à certains praticiens actuels des « neurosciences éducatives », en passant par les critiques françaises à l’égard du « psittacisme » et du bachotage au tournant du XIXe et du XXe siècles 9 . A l’époque moderne, alors qu’elle est remise en cause par les pédagogues humanistes, par le ramisme, par le plan des études jésuite, plus tard par les adeptes de Comenius, la mémorisation irréfléchie doit céder la place, pour ses adversaires, à la recherche d’une mémoire souple et vivante. Une attention particulière sera portée à toutes les contributions envisageant la place de la mémoire dans les textes normatifs (règlements), les pratiques (exercices scolaires, environnement matériel, routines d’apprentissage) ou dans les théories pédagogiques.


2. Les techniques médicales et corporelles de la mémoire
Tout au long du Moyen Âge et à l’époque moderne, les remèdes à la mémoire faible, pour divers
qu’ils soient, s’appuient pour l’essentiel sur le cadre hippocratico-galénique et une approche
localisationniste des facultés. Les travaux sur les arts de la mémoire n’évoquent souvent qu’en
passant ces savoirs. On les trouve plus développés dans les ouvrages portant sur l’histoire des
sciences du cerveau 10 ou dans les travaux d’histoire de la philosophie s’attachant aux rapports
corps/esprit et à la « neurophilosophie » de l’âge classique 11 . Le panorama est encore lacunaire et
pourrait être complété en portant notamment l’attention sur ce qui relève des savoirs populaires,
de la littérature des recettes et des remèdes12 .

3. Les techniques de la mémoire entre éducation et nature

Dans le cadre du déterminisme partiel de la médecine humorale, la force relative des facultés était
conçue comme un effet du tempérament et constituait une « nature » contre laquelle il était difficile
– et peu souhaitable – de lutter13 . L’univers scolaire, lieu de perfectibilité de l’individu, devait donc
s’accommoder de discours naturalisants. Ce paradoxe est pris en charge par des théories
physiologiques (qui sont davantage que de simples métaphores), comme celles de la mollesse du
cerveau, des traces, des vestiges ou du pli, qui décrivent une mémoire naturelle façonnée par le
travail. Comment les discours médicaux ou anatomiques– eux-mêmes soumis au cours de la
période moderne à d’importantes inflexions notamment sous l’influence du mécanisme14 –
marquent-ils l’approche scolaire de la mémoire ? Sur quelles « neurophilosophies 15 », les théories et
pratiques pédagogiques nouvelles (le ramisme, le pansophisme de Comenius, le rousseauisme entre
autres) étaient-elles fondées ? Quelle place ces théories pédagogiques laissaient-elles aux techniques
corporelles et aux techniques médicales ? Les divers renouveaux éducatifs de l’époque moderne
sont de fait contemporains de transformations dans l’approche du cerveau et de l’ancrage corporel
des facultés de l’âme. Toutes les propositions travaillant cette articulation, à partir d’études de cas,
seront particulièrement appréciées.


CALENDRIER
Les contributions pourront être proposées en français ou en anglais. Le recueil des contributions
se déroulera en trois temps :
- Avant le 30 septembre 2022 : envoi au coordinateur du volume (aurelien.ruellet@univ-
lemans.fr) d’un document d’intention. Ce texte (.doc ou .odt) expliquera en 5 000 signes (espaces
compris) le contenu de l’article en se référant aux termes et aux axes de l’appel à contribution. Il
permettra une pré-sélection des articles Les auteur·e·s seront informé·e·s de la recevabilité de leur
proposition courant novembre 2022.
- Mai 2023 : envoi par les auteur.e.s des articles dont les propositions ont été acceptées (entre
30 000 et 50 000 caractères, espaces compris, liste de références non comprise). Les articles seront
soumis à relecture et expertise par deux rapporteur·e·s selon la procédure en double aveugle de la
revue. Il est demandé aux auteur⋅e⋅s de prendre connaissance de la charte de publication des Cahiers
François Viète et de suivre les consignes éditoriales de la revue.
- Juin 2024 : remise des articles finalisés après la phase d’expertise et les échanges avec les rapporteur.e.s. Publication en ligne et papier en novembre 2024.

 

1 TRIBBLE Evelyn et KEENE Nicholas, Cognitive Ecologies and the History of Remembering: Religion, Education and Memory
in Early Modern England, Basingstoke, Palgrave/MacMillan, 2011 ; SMALL Jocelyn Penny, Wax Tablets of the Mind.
Cognitive Studies of Memory and Literacy in Classical Antiquity, New York, Routledge, 1997.
 

2 YATES Frances Amelia, L’art de la mémoire, Paris, Gallimard, 1975 ; CARRUTHERS Mary, Le livre de la mémoire. Une
étude de la mémoire dans la culture médiévale, Paris, Macula, 2002 ; ROSSI Paolo, Clavis universalis - Arts de la mémoire, logique
combinatoire et langue universelle de Lulle à Leibniz, Lyon, J. Millon, 1993 ; BOLZONI Lina, La chambre de la mémoire.
Modèles littéraires et iconographiques à l’âge de l’imprimerie, Genève, Droz, 2005. L’approche des mnémotechniques est
aujourd’hui également envisagée sous l’angle de la gestion de l’information. Voir par exemple CEVOLINI Alberto (dir.), Forgetting Machines: Knowledge Management Evolution in Early Modern Europe, Leyde, Brill, 2016.3 MAUSS Marcel, « les techniques du corps », Journal de psychologie, XXXII, 3-4, mars-avril 1936.
 

4 JACOB Christian, Lieux de savoir 2. Les mains de l'intellect, Paris, Albin Michel, 2011 ; WAQUET Françoise, L'Ordre
matériel du savoir. Comment les savants travaillent. XVI e
-XXI e siècle, Paris, CNRS Editions, 2015.
 

5 JOUSSE Marcel, L’anthropologie du geste, Paris, Gallimard, 1974 [rééd. 2008] ; JOUSSE Marcel, La manducation de la
parole, Paris, Gallimard, 1975.
 

6 KIEFT Xavier, « Mémoire corporelle, mémoire intellectuelle et unité de l'individu selon Descartes », Revue
Philosophique de Louvain. Quatrième série, tome 104, n°4, 2006. pp. 762-786.
 

7 JACOB Christian, « Rassembler la mémoire. Réflexions sur l'histoire des bibliothèques », Diogène, 2001/4 (n°196), p.
53-76.
 

8 Une exception notable : ROY Bruno et ZUMTHOR Paul, Jeux de mémoire. Aspects de la mnémotechnie médiévale, Paris,
Vrin, 1985.
 

9 MARGOLIN Jean-Claude, « Érasme et Mnémosyne », in Recherches érasmiennes, Genève, Droz, 1969, pp. 70-84 ;
HERY Evelyne, Un siècle de leçons d'histoire: L'histoire enseignée au lycée, 1870-1970, Rennes, PUR, 1999.
 

10 SMITH C.U.M., FRIXIONE Eugenio, FINGER Stanley et CLOWER William, The Animal Spirit Doctrine and the
Origins of Neurophysiology, Oxford, Oxford University Press, 2012 ; MARTENSEN Robert L., The Brain takes Shape. An
Early History, Oxford, OUP, 2004 ; CATANI Marco, SANDRONE Stefano, Brain Renaissance, from Vesalius to Modern
Neuroscience, Oxford, OUP, 2015.
 

11 SUTTON John, Philosophy and Memory Traces. Descartes to connectionism. Cambridge, Cambridge University Press,
1998.
 

12 EAMON William, Science and the Secrets of Nature. Books of Secrets in Medieval and Early Modern Culture, Princeton,
Princeton University Press, 1994.

13 RUELLET Aurélien, « Soigner la mauvaise mémoire à l’époque moderne », Histoire, médecine et santé [En ligne], 18 |
hiver 2020, mis en ligne le 11 novembre 2021, URL : http://journals.openedition.org/hms/3443 ; DOI :
https://doi.org/10.4000/hms.3443
14 ANDRAULT, Raphaëlle, La raison des corps. Mécanisme et sciences médicales (1664-1720), Paris, Vrin, Problèmes de la
raison, 2016.
15 SUTTON John, Philosophy and Memory Traces. Descartes to connectionism. Cambridge, Cambridge University Press,
1998.

dimanche 11 septembre 2022

La relation médecin-patient à la Renaissance

Between Trust and Controversy. The Doctor-Patient Relationship in the Renaissance
 

Michael Stolberg


13 September 2022 – 5 PM (CEST)




In his recent book Learned Physicians and Everyday Medicine in the Renaissance, Michael Stolberg has offered a wide-ranging account of the training, self-fashioning, and medical practice of “ordinary” learned physicians in the sixteenth century, especially in the German-speaking territories.

In this lecture, he will focus on a major aspect of his book, namely the interactions between physicians and their patients.

Drawing on physicians’ personal notebooks, practice journals, and similar sources this lecture will reconstruct the multifaceted lived reality of this relationship detailing, in particular, the different types and degrees of intensity of their interaction, from one-off consultations in the physician’s house or just based on uroscopy to long-term relationships with whole families.

This lecture will also discuss the issue of fees and fair payment and the widespread belief of patients and their relatives that the physician’s honorarium should depend on the success of his cure, all the while outlining the challenges and dangers to their reputation that physicians faced when they were treating incurable and terminal patients.

A special emphasis will also be laid on the complex balance of power in the relationship between patients and families on the one hand and learned physicians on the other, which forced physicians, among others, to offer detailed and comprehensible explanations of their diagnosis and treatment, making the bedside a major site for the dissemination of learned medical knowledge.


About the Speakers ...

Michael Stolberg is chair of History of Medicine at the Julius Maximilian University of Würzburg.

Originally trained as a physician, he received a PhD in history and philosophy at the University of Munich in 1994. From 1995, he held fellowships in Venice, Cambridge, and Munich. Since 2004 he has been chair of the history of medicine at the University of Würzburg, Germany. He has published widely on learned medical theory and practice, the patient experience, and body history in early modern Europe. Amongst his recent books it is worth mentioning Uroscopy in Early Modern Europe (2016), Gelehrte Medizin und ärztlicher Alltag in der Renaissance (2020) recently translated into English as Learned Physicians and Everyday Medical Practice in the Renaissance (2021). Forthcoming this year is also the much-awaited Gabrielle Falloppia, 1522/23-1562: The Life and Work of a Renaissance Anatomist (Routledge, 2022)

samedi 10 septembre 2022

Autour du Métadictionnaire médical multilingue de la bibliothèque numérique Medica

Autour du Métadictionnaire médical multilingue de la bibliothèque numérique Medica


Journée d'étude

Vendredi 23 septembre 2022, de 9h à 18h
Amphithéâtre Georges Molinié
Maison de la recherche de la Faculté des Lettres de Sorbonne Université
28 rue Serpente 75006 Paris

 

Venez naviguer avec nous, parmi plus de 450 volumes de dictionnaires médicaux, du XVIIe au XXe siècle, afin de découvrir ou de redécouvrir un trésor lexical et scientifique ! Nous avons le plaisir de vous inviter à la journée d’étude de clôture de notre projet CollEx-Persée intitulée « Autour du Métadictionnaire médical multilingue de la bibliothèque numérique Medica ».

La journée se déroulera en présentiel. Il sera également possible de suivre les échanges à distance et de poser des questions par l’intermédiaire de la messagerie instantanée de Zoom. Le lien de connexion sera directement envoyé par courriel aux personnes inscrites et sera diffusé la veille sur la page de l’événement.
Page de l’événement : https://u-paris.fr/bibliotheques/journee-detude-metadictionnaire-medical-multilingue/
Inscrivez-vous (gratuitement) sur EventBrite : https://www.eventbrite.fr/e/billets-journee-detude-autour-du-metadictionnaire-medical-multilingue-de-medica-391703715357




9h-9h20 – Accueil des participants

9h20-9h30 – Ouverture et remerciements

Première session

9h30-10h – Jean-François Vincent (Université Paris Cité, Direction des bibliothèques et musées, BIU Santé – pôle Médecine) : Comment faire du neuf avec du vieux : le Métadictionnaire, une nouvelle phase de Medica

10h-10h30 – Anaïs Chambat (Université Paris Cité, Direction des bibliothèques et musées, BIU Santé – pôle Médecine), Cahal Taaffe (Ingénieur de recherche) : Quand les humanités numériques rencontrent la dictionnairique : la reconnaissance automatique de caractères entre approche automatique et spécialisée

10h30-11h – Jean-Luc Chappey (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Institut d’histoire moderne et contemporaine – UMR 8066) : Les médecins au crible des récits de vie : enjeux et effets des notices biographiques dans les dictionnaires médicaux entre les XVIIIe et XIXe siècle

11h-11h30 – Pause-café

Deuxième session

11h30-12h – François Zanetti (Université Paris Cité, UR 337, Laboratoire ICT « Identités, Cultures, Territoires ») : Les dictionnaires au fil des eaux. Retour d’expériences d’un historien moderniste

12h-12h30 – Pascal Duris (Université de Bordeaux, UMR 4574 SPH « Sciences, Philosophie, Humanités ») : Du bon usage des dictionnaires en histoire des sciences du vivant

12h30-14h – Pause déjeuner

14h-14h45 – Visite de la BIU Santé

14h45-15h15 – Session posters

Anaïs Chambat (Université Paris Cité, Direction des bibliothèques et musées, BIU Santé – pôle Médecine) et Frédéric Glorieux (Ingénieur de recherche) : Conception et réalisation de l’interface du Métadictionnaire de Medica

Anaïs Chambat (Université Paris Cité, Direction des bibliothèques et musées, BIU Santé – pôle Médecine) et Cahal Taaffe (Ingénieur de recherche) : Du papier au numérique : l’évolution des caractères grecs dans les dictionnaires médicaux (XVIIe–XVIIIe siècles)

Ondine Arnould (Université de Strasbourg, UR 2623 CRePhAC – UR 1341 MGNE) et Anaïs Chambat (Université Paris Cité, Direction des bibliothèques et musées, BIU Santé – pôle Médecine) : L’anatomie à l’épreuve de l’axiologie : typologie des sexes dans le Métadictionnaire de Medica

Jonathan Fouchard (Institut de Biologie Paris-Seine, UMR 7622 Biologie du développement, CNRS – Sorbonne Université) et Nathalie Rousseau (Sorbonne Université, UMR 8167 Orient et Méditerranée, Institut universitaire de France) : Les apports du Métadictionnaire de Medica à l’histoire du terme stroma dans la langue scientifique française

Troisième session

15h15-15h45 – Nathalie Rousseau (Sorbonne Université, UMR 8167 Orient et Méditerranée, Institut universitaire de France) : Les Definitiones medicae de Jean de Gorris et le Lexicon medicum graeco-latinum de Bartolomeo Castelli, ponts entre la lexicographie médicale des Anciens et celle des Modernes

15h45-16h15 – Sylvie Kleiman-Lafon (Université Paris 8, UR 7233 « Fabrique du Littéraire ») : Mélancolie, hypocondrie, hystérie : évolution d’une nomenclature

16h15-16h45 – Pause-café

Quatrième session

16h45-17h15 – Joëlle Ducos (Sorbonne Université, EPHE, EA STIH « Sens, Texte, Informatique, Histoire ») : Prospective et histoire du français médical : les enseignements de Medica pour la terminologie médiévale

17h15-17h45 – Sylvie Bazin (Université de Lorraine, UMR 7118 ATILF « Analyse et Traitement Informatique de la Langue Française ») : Dire la cicatrisation : devenir du lexique médiéval dans le Métadictionnaire multilingue de la bibliothèque numérique Medica (début 17e – début 20e siècle)

17h45-18h – Perspectives



N’hésitez pas à relayer cette invitation dans vos réseaux.

Au plaisir de vous rencontrer et d’échanger avec vous,

Sylvie Bazin (Université de Lorraine, UMR 7118 ATILF « Analyse et Traitement Informatique de la Langue Française »)

Anaïs Chambat (Université Paris Cité, Direction générale déléguée des bibliothèques et musées, Bibliothèque interuniversitaire de santé – pôle médecine)

Nathalie Rousseau (Sorbonne Université, UMR 8167 « Orient et Méditerranée » – équipe « Médecine grecque et littérature technique », Institut universitaire de France)

Jean-François Vincent (Université Paris Cité, Direction générale déléguée des bibliothèques et musées, Bibliothèque interuniversitaire de santé – pôle médecine)

Pour tout renseignement : anais.chambat@parisdescartes.fr

vendredi 9 septembre 2022

Histoire de la santé bucco-dentaire et des inégalités sociales

The Smile Gap. A History of Oral Health and Social Inequality
 

Catherine Carstairs 


McGill-Queen's University Press
June 2022
ISBN 9780228010623

As recently as fifty years ago most people expected to lose their teeth as they aged. Few children benefited from braces to straighten their teeth, and cosmetic procedures to change the appearance of smiles were largely unknown. Today, many Canadians enjoy straight, white teeth and far more of them are keeping their teeth for the entirety of their lives. Yet these advances have not reached everyone.

The Smile Gap examines the enormous improvements that have taken place over the past century. The use of fluorides, emphasis on toothbrushing, the rise of cosmetic dentistry, and better access to dental care have had a profound effect on the oral health and beauty of Canadians. Yet while the introduction of employer-provided dental insurance in the 1970s has allowed for regular visits to the dentist for many people, a significant number of Canadians still lack access to good oral health care, especially disabled Canadians, those on social assistance, the working poor, the elderly, and new immigrants. At the same time, an attractive smile has become increasingly important in the workplace and in relationships. People with damaged and missing teeth are at a substantial disadvantage, not just because of the pain and suffering caused by poor oral health, but because we live in a society that prizes good teeth and warm smiles.

The first history of oral health in Canada, The Smile Gap reveals that despite the gains made, too many Canadians go without any dental care, with damaging consequences for their oral health, general physical health, and self-image. To complete our health care system, it is time to close the gap.


96e congrès de l'AAHM

AAHM 96th annual meeting

Call for Papers

The link for this announcement: https://www.histmed.org/cfp2023

The American Association for the History of Medicine (AAHM) invites abstracts for papers in any area of the history of health and healing for its 96th annual meeting, to be held in Ann Arbor, Michigan, May 11-14, 2023. The AAHM welcomes papers on the histories of medicine, disease, and health broadly defined, including the history of medical ideas, practices, institutions, and technologies; the history of healing, disability, illness, disease, pharmaceuticals, and public health; and the history of peoples’ experiences of health, illness, and disability. We welcome proposals related to all eras and regions of the world that engage with biomedical and non-biomedical therapeutic systems and traditions. The Program Committee, led by co-chairs David Herzberg and Sarah Rodriguez, encourages the submission of papers that build connections between the history of medicine and related fields and disciplines; that expand the methodological, thematic, chronological, and geographic diversity of the history of medicine; and that address the role of medicine in reinforcing and challenging social hierarchies of race, gender, empire/nation, ability, etc.

In response to strong expressed desire for a virtual option, and mindful of the challenges of a mixed in-person and online event, the AAHM Council has approved, on a trial basis, a supplementary one-day virtual meeting to occur approximately one week later. All submissions should indicate whether they want to be considered for the in-person or the virtual meeting. Major elements of the in-person meeting, such as the Garrison lecture and the awards presentation, will be broadcast, but owing to technological and financial obstacles, regular panels will not include virtual or pre-recorded presentations.

The Program Committee seeks four kinds of submissions:

Individual papers: All papers in this category should represent original scholarship not already published or in press. Speakers should expect to give a presentation of no more than twenty minutes followed by ten minutes of discussion. Authors wishing to publish their papers are urged to submit them for consideration to the Bulletin of the History of Medicine (BHM). Submit an abstract here: https://app.oxfordabstracts.com/stages/4439/submitter

Panels: These consist of three individual papers featuring original scholarship (again limited to twenty minutes each) addressing a common topic. An appointed moderator should submit a proposal for the entire panel and coordinate individual speakers. Each speaker should submit an individual abstract as well, with a note indicating their participation in the panel. Please note that both panels and individual abstracts for the papers included in them will be judged collectively with a goal of keeping proposed panels intact as proposed; occasionally, however, the program committee may make changes. Panels may also include an invited discussant but must still fit within a ninety-minute session (i.e., fifteen minutes per paper). Submit a panel proposal here: https://app.oxfordabstracts.com/events/3388/symposia/create

Lunch Workshops: Unlike the above, these are intended not for original scholarship but to address topics of broad interest, such as historiography, teaching, research methods, and advocacy. These 75-minute sessions have a flexible format and can include a larger number of presenters (4-5), while also leaving ample space for discussion with the audience. Only one abstract need be submitted by the organizer (although all participants should be confirmed). A number of these symposia will be scheduled during lunch breaks. We are particularly interested in roundtables that engage with pressing scholarly or political issues, bring together different disciplinary or methodological backgrounds, or that address audiences or use formats not well supported by a more traditional panel format. Submit a lunch workshop proposal here: https://app.oxfordabstracts.com/stages/4439/submitter

Posters: A call for posters will be issued in January 2023. Posters are well-suited to works that emphasize non-textual content. A limited number of them, representing original work not already published or in press, will be accepted for display in a designated area, with planned times for discussion during the meeting.

**Please note that submissions are limited to one per person per category. Presenters, however, can also be chairs of an organized panel.

The AAHM uses an online abstract submission system. Submissions must include an abstract (of no more than 300 words) with title, your name and institutional affiliation, three key words that describe your proposed paper, and three Continuing Medical Education (CME) learning objectives (the learning objectives are not considered part of the word count). For suggestions on developing learning objectives, see: www.histmed.org/learning-objectives. And for examples of successful abstracts from selected past programs, see: www.histmed.org/meetings

Individuals are not required to be AAHM members at the time of submitting an abstract, but they must join AAHM before registering for and presenting at the meeting.

Abstracts must be submitted by midnight, Pacific Time (US), September 30, 2023. No late submissions will be considered.