jeudi 20 juin 2019

Alfred Binet, histoire des instruments et psychologie expérimentale

Alfred Binet : Histoire des instruments et psychologie expérimentale

Recherches & éducations, 20 HS • 2019 - Colloque BNF/ Société Binet-Simon

Sous la direction de Bernard Andrieu et Serge Nicolas 

Giovanni Cerro La réception de l’expérimentalisme de Binet en Italie. La mesure de l’intelligence entre psychologie et pédagogie (1905-1922) 

mercredi 19 juin 2019

Les procédés de composition des textes médicaux antiques

Écriture, réécriture ou citation : les procédés de composition des textes médicaux antiques

Colloque international

23–25 septembre 2019
Université de Lausanne – Ferme de Dorigny

Le savoir médical des Anciens, depuis l’âge grec classique jusqu’à l’Antiquité tardive et au delà, nous a principalement été transmis sous la forme d’importants corpus de textes (Collection hippocratique, traités galéniques) ou de sommes écrites en latin ou en grec, comme la Médecine de Celse, les Collections médicales d’Oribase, ou les traités d’Aétius d’Amide, d’Alexandre de Tralles ou encore de Paul d’Égine.

Or nombreux sont les textes qui, au sein de ces vastes ensembles, se répondent, dans un même traité (« rédactions parallèles ») ou à différentes époques, qu’ils soient parfaitement identiques, qu’ils divergent seulement de quelques mots, ou que l’un apparaisse l’abrégé, l’amplification ou la traduction de l’autre.

La première question qui se pose alors généralement est de savoir si le texte le plus récent est issu du plus ancien, ou si les deux dérivent d’un ou de plusieurs textes antérieurs. Cependant, nombre de recherches récentes ont montré que la composition des textes médicaux fait appel à une grande diversité de sources : si l’importance des textes des prédécesseurs ne peut être négligée, comme l’illustre l’activité philologique d’un Galien par exemple, l’expérience personnelle, la transmission orale des savoirs théoriques et pratiques ainsi que la médecine dite « populaire » sont tout aussi essentielles. D’autre part, l’intérêt des chercheurs pour les sources les plus anciennes laisse peu à peu également une place à l’étude de l’originalité propre de chaque somme médicale : chacune d’entre elles est en effet irréductible à une simple collection de témoignages de textes plus anciens par ailleurs perdus, et n’est pas dissociable du contexte historique et épistémologique dans lequel elle a été conçue.

Ces nouvelles perspectives font naître de nouvelles interrogations. Du point de vue de l’ecdotique, quelles conséquences entraînent-elles pour le choix des leçons lorsqu’un texte est présent dans différentes compilations ? D’un point de vue méthodologique, comment identifier les différentes voix dans des textes de nature hétérogène, et délimiter, par exemple, la fin précise d’une section explicitement présentée comme une citation ? Comment déterminer le statut d’un texte qui est visiblement cité de mémoire, ou encore celui d’un autre que le lecteur moderne analyse comme une réécriture, mais qui n’est pas indiqué comme tel par l’auteur ancien ? Quels sont les critères permettant de reconnaître l’originalité d’un texte présentant de légères divergences par rapport à un autre, et à quels moyens matériels peut-on avoir recours pour repérer ces divergences, au sein d’œuvres très étendues pour lesquelles l’on ne dispose souvent ni d’une édition récente, ni d’une traduction dans une langue moderne ? Dans quelle mesure les variations lexicales d’un texte à l’autre peuvent-elles être considérées comme des choix signifiants, ou au contraire rapportées à une simple question d’usage ? Par ailleurs, du point de vue de l’histoire des idées, jusqu’à quel point l’autorité des « anciens médecins » peut-elle justifier la reprise de textes entraînant la présence de théories contradictoires au sein d’un même traité ? Inversement, quelles inflexions un texte a-t-il pu subir lorsqu’il est cité dans un contexte polémique ?

Ce colloque propose ainsi de réunir des chercheurs qui, abordant des textes de différentes périodes sous les différents angles de l’édition, du commentaire, de la lexicologie, de l’histoire des sciences ou de l’histoire des idées, se trouvent confrontés à ces mêmes questions. En mettant en lumière la variété et la richesse des procédés de réappropriation des sources, cette rencontre permettra de faire avancer la réflexion sur l’élaboration du savoir médical et les différents canaux de sa transmission.



Lundi 23 septembre 2019


Chaque communication durera 30 min. et sera suivie de 10 min. de discussion.

8/45–9/00 Accueil par Dave Lüthi, Doyen de la Faculté des lettres

9/00–9/20 Introduction par Nathalie Rousseau & Brigitte Maire (Paris & Lausanne)

I. Les textes hippocratiques et leur destinée
9/20–10/00 Jacques Jouanna (Paris) D’Hippocrate à Lucien en passant par les glossateurs : sur le sens et l’emploi de ἴκταρ à la lumière d’une triple rédaction parallèle dans Maladies des femmes II, c. 174, c. 174 bis et Nature de la femme, c. 12

10/00–10/40 Florence Bourbon (Paris) Traces de réécriture dans les recettes pharmaceutiques du traité hippocratique Maladies des femmes I

10/40–11/10 Pause café

11/10–11/50 Tommaso Raiola & Amneris Roselli (Napoli) Pratica medica e scrittura di testi : Lo spazio per l’intervento autoriale e per brevi monografie nei commenti di Galeno

11/50–12/30 Divna Stevanović-Soleil (Aix-Marseille) Écrire son œuvre médicale en lisant : les échos littéraires chez Arétée de Cappadoce, moyen de construction d’une autorité médicale singulière

12/30–14/00 Déjeuner


II. Du grec au latin, du latin au grec

14/00–14/40 Brigitte Maire & Nathalie Rousseau (Lausanne & Paris) Quod Graeci uocant : les modes de présentation des sources grecques dans le De medicina de Celse

14/40–15/20 Anna Maria Urso (Messina) Tradizione e riscrittura negli adattamenti latini di Sorano di Efeso

15/20–15/50 Pause café

15/50–16/30 Marie-Thérèse Cam (Brest) Réécriture latine d’une lettre d’Apsyrtos (B. 96.1–3) chez Chiron

16/30–17/10 David Langslow (Manchester) Many hands make for delicate work ! Evidence of multiple translators in the Latin Alexander of Tralles

Conférence publique
19/00 Véronique Boudon-Millot (Paris) Médecine antique et médecine moderne : si éloignées et pourtant si proches


Mardi 24 septembre 2019

III. Réécritures tardoantiques et byzantines
9/00–9/40 Antoine Pietrobelli (Reims) Galien en Gaule : à la recherche de l’épitomè d’Oribase

9/40–10/20 Matteo Martelli (Bologna) Les minéraux galéniques chez Aétius d’Amide et les compilations byzantines

10/20–10/50 Pause café

10/50–11/30 Irene Calà & Matthias Witt (München) Sur les sources des livres X et XIV d’Aétius d’Amide

11/30–12/10 Laura Mareri (Macerata) Par cœur ou pas ? L’emploi de la citation chez Alexandre de Tralles

12/10–13/50 Déjeuner

13/50–14/40 Séance de posters de jeunes chercheurs·euses autour d’un café

14/40–15/20 Alessia Guardasole (Paris) Le remède diacodyon (διὰ κωδυῶν) de l’Antiquité à Byzance

15/20–16/00 Marie Cronier
(Paris) Réécritures byzantines de Dioscoride et Galien Sur les simples

16/00–16/30 Pause café

16/30–17/10 Joëlle Jouanna-Bouchet (Nancy) De Scribonius Largus à Marcellus Empiricus. Étude de quelques compositions médicales

17/10–17/50 Arsenio Ferraces Rodríguez (A Coruña) Reescritura y modificación ideológica en la Epistula Hipparchi de taxone

19/30 Dîner de clôture


Mercredi 25 septembre 2019

IV. Comment différencier écriture, réécriture et citation : Questions de méthode

9/00–9/40 Véronique Boudon-Millot (Paris) Trois versions pour un seul remède : la thériaque d’Andromaque selon Galien (De antidotis) et dans les deux traités pseudo-galéniques (De theriaca ad Pisonem et De theriaca ad Pamphilianum)

9/40–10/20 Antonio Ricciardetto (Paris) Les signes dans les papyrus littéraires grecs de médecine

10/20–11/00 Valérie Gitton-Ripoll (Toulouse) L’écriture des traités vétérinaires

11/00–11/30 Pause café


V. Du lexique aux realia

11/30–12/10 Patricia Gaillard-Seux (Angers) L’aglaophotis, la pivoine et la mandragore : problèmes de transmission d’un nom et d’un rituel

12/10–12/50 Jean-Christophe Courtil (Toulouse) Du satyriasis au priapisme : itinéraire philologique de l’hypersexualité dans la médecine antique

12/50–13/10 Conclusions

13/10 Déjeuner – Fin du colloque

Atelier pédagogique
14/45–17/45 avec la participation de Florence Bourbon (Paris) « Les textes médicaux antiques »

Mémoire et oubli au siècle des Lumières

Mémoire et oubli au siècle des Lumières

Appel à candidatures


Séminaire international des jeunes dix-huitièmistes

Lausanne,
25 au 29 mai 2020
Faculté des lettres Centre SHC


La Société internationale d’étude du dix-huitième siècle (SIEDS) sollicite des contributions de chercheurs se rattachant à tous les domaines de la recherche dix- huitiémiste dans le cadre d’un Séminaire international d’une semaine.

D’abord connu sous le nom de Séminaire Est-Ouest, cet événement réunit chaque année des jeunes chercheurs provenant de plusieurs pays. En 2020, cette rencontre aura lieu à Lausanne (Suisse), et sera co-organisée par l’Université de Lausanne (Centre des Sciences historiques de la culture), l’Université du Québec à Montréal (UQAM), le Groupe de recherche en histoire des sociabilités (GRHS), le Centre interuniversitaire de recherche sur la première modernité, XVIe-XVIIIe siècle (CIREM 16-18) et la SIEDS.

Le Séminaire se déroulera du lundi 25 au vendredi 29 mai 2020 à Lausanne.
Ces rencontres sont placées sous la direction scientifique de Pascal Bastien (Histoire, UQAM), Marc André Bernier (Lettres, Université de Québec à Trois-Rivières),
Bela Kapossy (Collège des humanités, École Polytechnique Fédérale de Lausanne),
Dave Lüthi (Histoire de l’art, SHC UniL), Danièle Tosato-Rigo (Histoire, SHC UniL)
et Simone Zurbuchen (Philosophie, Lettres UniL).

La thématique générale du Séminaire sera :

Mémoire et oubli au siècle des Lumières

Problématique

Le séminaire international des jeunes dix-huitiémistes de la SIEDS entend réfléchir aux usages de la mémoire collective et individuelle dans tous les aspects de la société des Lumières, incluant la distorsion, l’oubli d’aspects contemporains du passé remémoré, jusqu’à la Damnatio memoriae.

Questionné par la Querelle des Anciens et des Modernes, le recours au passé n’a cessé,
au XVIIIe siècle, de servir de cadre de référence pour les questions de morale, d’arts et littérature, de politique, de droit ou de religion. Il déterminait par ailleurs largement l’identité sociale, acquise par héritage. Loin d’être figé, le passé était en permanence réactualisé ou (ré)inventé,
par le biais de chroniques, écrits personnels ou normatifs, contes et chansons, sermons, images
et rituels les plus divers (prestations de serment, processions annuelles...).

De l’écriture à l’alimentation, en passant par le paysage ou patrimoine bâti et la décoration, quels marqueurs du passé ont utilisé les hommes et les femmes au XVIIIe siècle ? Qu’en ont-ils écarté, plus ou moins consciemment ? Comment les partisans de réformes du XVIIIe siècle ont-ils, en le bousculant, articulé leur rapport au passé ? Et dans quelles circonstances le souvenir d’un fait, d’une personne ou d’un groupe a-t-il pu s’imposer sur d’autres, concurrents, tombés dans l’oubli ?

Faits de discours, représentations et pratiques, mémoire et oubli sont le territoire d’enquête de qui veut saisir les prémisses de l’archéologie, l’invention de la tradition, les processus de prescription de l’oubli et la loi du silence, la survivance des archaïsmes et les anachronismes,
la narration, l’interprétation, tout comme la matérialité de la remémoration. C’est donc autant à l’engagement qu’à la dépendance envers le passé, au plan collectif et individuel, que le séminaire entend réfléchir.

Soumettre une proposition

Les propositions doivent procéder d’un projet de recherche original (une thèse de doctorat par exemple) qui concerne l’un des axes de la thématique. Comme il s’agit non pas d’un colloque, mais bien d’un séminaire, chaque participant disposera d’environ une heure pour présenter son texte ainsi que sa problématique qui feront ensuite l’objet d’une discussion en commun. Les deux langues officielles du Séminaire sont l’anglais et le français.

Les propositions de chercheurs qui sont au début de leur carrière universitaire (doctorat ou équivalent soutenu depuis moins de six ans) seront considérées en priorité sur les autres.
Les membres du Comité organisateur ne retiendront qu’un maximum de 15 propositions.

Chaque proposition doit comporter les pièces suivantes :

_ un bref curriculum vitæ où figure la date d’obtention du doctorat (PhD ou l’équivalent) ; _ une liste des principales publications et des communications prononcées

au cours des trois dernières années ;
_ une courte description de l’intervention (environ 2 pages à interligne simple) ; _ une lettre de recommandation.

Les jeunes chercheurs ayant déjà pris part à une édition précédente du Séminaire ne pourront pas soumettre une nouvelle candidature pour l’édition 2020.

Hébergement et transport

Les frais d’hébergement seront couverts dans leur intégralité par les organisateurs, qui s’occuperont de la réservation des chambres d’hôtel. Les frais de transport seront toutefois à la charge des participants.

Publication des Actes

Comme chaque année, les actes de ce séminaire sont destinés à paraître chez Honoré Champion (Paris), dans la collection « Lumières internationales »

Échéancier

Nous invitons les candidats à soumettre leur proposition avant le 10 janvier 2020.
Les demandes doivent être transmises par courriel aux principaux organisateurs du Séminaire, Pascal Bastien (bastien.pascal@uqam.ca) et Danièle Tosato-Rigo (Daniele.Tosato-Rigo@unil.ch)

mardi 18 juin 2019

Médecine et modernité dans le 19e siècle britannique

Anxious Times: Medicine and Modernity in Nineteenth-Century Britain

Amelia Bonea, Melissa Dickson, Sally Shuttleworth & Jennifer Wallis


Series: Sci & Culture in the Nineteenth Century
Hardcover: 336 pages
Publisher: University of Pittsburgh Press; 1 edition (May 28, 2019)
Language: English
ISBN-13: 978-0822945512


Much like the Information Age of the twenty-first century, the Industrial Age was a period of great social changes brought about by rapid industrialization and urbanization, speed of travel, and global communications. The literature, medicine, science, and popular journalism of the nineteenth century attempted to diagnose problems of the mind and body that such drastic transformations were thought to generate: a range of conditions or “diseases of modernity” resulting from specific changes in the social and physical environment. The alarmist rhetoric of newspapers and popular periodicals, advertising various “neurotic remedies,” in turn inspired a new class of physicians and quack medical practices devoted to the treatment and perpetuation of such conditions.

Anxious Timesexamines perceptions of the pressures of modern life and their impact on bodily and mental health in nineteenth-century Britain. The authors explore anxieties stemming from the potentially harmful impact of new technologies, changing work and leisure practices, and evolving cultural pressures and expectations within rapidly changing external environments. Their work reveals how an earlier age confronted the challenges of seemingly unprecedented change, and diagnosed transformations in both the culture of the era and the life of the mind.

Race et racisme dans l'Angleterre médiévale

Race, Racism & Medieval England

Call for papers

The French Journal of Medieval English Studies Études Médiévales Anglaises is seeking submissions for its 96th issue focusing on the notion of “race”. The papers, written in French or English, should be submitted to Elise Louviot by November 30th, 2019 (see more information below). Authors who wish to submit a paper are advised to get in touch and submit a title with a brief description of content as soon as convenient.

Popular representations of Medieval England (and of the European Middle Ages more widely) tend to promote an overly simplified idea of race. The Middle Ages are typically either painted as uniformly white or as a time of conflict between white Christianity and dark Muslims. Such representations are extremely problematic, not only because they distort the truth – though that is a problem in itself – but also because they have an impact on the world we live in today and what happens in it: myths about “the Anglo-Saxon race”, the crusades and chivalry (among many other topics) have been used and continue being used to push white supremacist and nationalist agendas on both sides of the Atlantic.
Scholarly writings on Medieval England have not always been entirely blameless in this issue.
At times, medievalists have themselves promoted racist and/or nationalist conceptions of Medieval England. Even more often, they have simply focused on the deeds of white men, obscuring the existence and contribution of others. In recent years, however, a growing number of scholarly works have started to address the issue and provide a more nuanced and more accurate picture of the Middle Ages as regards race.
Those works have demonstrated the physical presence in Medieval England of people that would not be considered “white” today, and, to an even greater degree, their cultural importance in literature, science and iconography. Crucially, they have also shown that race is a cultural construct, which can therefore take different meanings over time. Thus, while the “scientific” conception of race that is most familiar to us was not prevalent in Medieval England, race itself, as a “tendency... to demarcate human beings through differences among humans that are selectively identified as absolute and fundamental, so as to distribute positions and powers differentially to human groups” (Heng 2018) very much existed in Medieval England and affected various groups, including the Jews and the Irish.
For this issue of Etudes Médiévales Anglaises, we welcome papers on all aspects of race and racism in connection to Medieval England. Possible topics include (but are not restricted to):
- the presence and role of racialized people in society and culture;
- racist practices and representations;
- how race was understood at the time;
- racist representations in scholarly and popular representations of Medieval England;
- how issues of race and racism can be addressed in the classroom or in museum exhibitions on
Medieval England.
The papers, written in English or in French, must be sent before November 30th, 2019 to Elise
Louviot (elise.louviot@univ-reims.fr). Etudes Médiévales Anglaises uses double-blind peer
review. The stylesheet to be used may be found on our website: https://amaes.jimdo.com/submita-
paper/

Selected readings:
This selection is largely based on the bibliography compiled by Medievalists of Color; a more
complete list is available on their website https://medievalistsofcolor.com
Akbari, Suzanne C. Idols in the East: European Representations of Islam and the Orient, 1100-
1450 (Cornell University Press, 2009).
Bartlett, Robert. “Medieval and Modern Concepts of Race and Ethnicity.” Journal of Medieval and
Early Modern Studies 31 (2001), 39-55.
Beckett, Katherine Scarfe. Anglo-Saxon Perceptions of the Islamic World. Cambridge Studies in
Anglo-Saxon England 33 (Cambridge University Press, 2003).
Cohen, Jeffrey J. “Race.” A Handbook of Middle English Studies, ed. Marion Turner (Chichester:
Wiley Blackwell, 2013), 109-122.
Eliav-Feldon, Miriam, Benjamin Isaac, and Joseph Ziegler, eds. The Origins of Racism in the West
(Cambridge University Press, 2009).
Goldberg, David. “The Development of the Idea of Race: Classical Paradigms and Medieval
Elaborations.” International Journal of the Classical Tradition 5 (1999), 561–70.
Green, Monica H. “The Diversity of Human Kind,” in A Cultural History of the Human Body in
the Middle Ages (Oxford: Berg, 2010), 173-90 (notes, 268-71).
Hahn, Thomas. “The Difference the Middle Ages Makes: Color and Race Before the Modern
World.” Journal of Medieval and Early Modern Studies 31, no. 1 (2001), 1–37.
Harris, Stephen J. Race and Ethnicity in Anglo-Saxon Literature (Routledge, 2004).
Heng, Geraldine. The Invention of Race in the European Middle Ages (Cambridge University Press,
2018).
Jordan, William C. “Why ‘Race’?” Journal of Medieval and Early Modern Studies 31, 1 (2001),
165-173.
Lavezzo, Kathy. The Accommodated Jew: English Antisemitism from Bede to Milton (Cornell
University Press, 2016).
Mittman, Asa S. 2015, “Are the Monstrous ‘Races’ Races?” Special Issue: “Making Race Matter
in the Middle Ages” ed. Cord Whitaker. postmedieval 6:1 (2015), 36-51.
Public Medievalist, special series on Race, Racism and The Middle Ages (2017-2018),
https://www.publicmedievalist.com/race-racism-middle-ages-toc/
Ramey, Lynn T., Black Legacies: Race and the European Middle Ages (University Press of Florida,
2014).
Weeda, Claire. “Characteristics of Bodies and Ethnicity c. 900-1200”, Medieval Worlds 5 (2017),
95-112.
Young, Helen. “Time and Place: Medievalism and Making Race.” Special Issue: Medievalism Now, The Year’s Work in Medievalism 28 (2013), 2-6.

lundi 17 juin 2019

Les Sœurs de la Charité de Québec

Les Sœurs de la Charité de Québec. Histoire et patrimoine social

Étienne Berthold


Presses de l'Université Laval
Collection: Patrimoine religieux
Parution: 14 mai 2019
172 pages


Pendant de nombreuses années, les Sœurs de la Charité de Québec ont rempli un rôle de suppléance en éducation, en soins de santé et en services sociaux dans les multiples milieux où elles ont travaillé. Ce livre leur rend hommage.
Description Les communautés religieuses se transforment à vue d’œil depuis quelques années. Au-delà de leur vocation proprement spirituelle, les congrégations sont dépositaires d’un riche patrimoine qui ne se limite pas à des aspects matériels ou même ethnologiques. Elles ont forgé des organisations et contribué au développement de représentations et de pratiques sociales qui sont toujours bien vivantes, de nos jours, en société. Cet ouvrage propose une incursion dans l’histoire du patrimoine social des Sœurs de la Charité de Québec, une congrégation arrivée à Québec au milieu du xrxe siècle et qui a rapidement joué un rôle de premier plan, à l’échelle locale et régionale, en matière d’enseignement, de soins de santé et d’assistance sociale dont il subsiste aujourd’hui des traces tangibles.

Alimentation

Dossier thématique « Alimentation »

Appel à contributions pour la revue Histoire, médecine et santé


La revue semestrielle Histoire, médecine et santé lance un appel à  contributions pour l’année 2020. Un numéro sera consacré à un dossier  thématique portant sur l’alimentation dans une perspective sociale et  culturelle, en adéquation avec les orientations scientifiques de la revue.

Depuis une vingtaine d’années, l’alimentation n’est plus seulement  envisagée dans son aspect économique et nutritionnel, mais également  en tant que « bien culturel » (F. Braudel) devenant un véritable champ d’études historiques pour comprendre une société. Plus spécifiquement, 
la prédominance des débats actuels sur l’alimentation dans son rapport à la santé met en exergue des enjeux qui posent de nouvelles problématiques pour les analyses historiques et que la revue souhaite 
présenter dans ce dossier.
Cette articulation alimentation-santé pourra être traitée à partir de différents axes :
- La santé publique : les réactions de la population face aux problèmes d’hygiène, d’environnement et de contamination alimentaires sont un indicateur social et permettent d’analyser les stratégies et 
les choix des pouvoirs publics pour gérer ces questions.
- La diététique : elle doit être entendue au sens hippocratique du terme, c’est-à-dire un régime permettant d’assurer une bonne santé. Se pose alors la question de ce qui est considéré comme diététique, mais également ce qui contrevient à une bonne santé, à savoir les crises alimentaires, la malnutrition (sous ou sur-consommation) ainsi que les troubles alimentaires (anorexie, boulimie par exemple).
- La diffusion des produits et des techniques : cette diffusion peut être économique (dans le cadre des échanges commerciaux), mais aussi culturelle (par l’influence et/ou la transmission des savoirs de 
production, d’exploitation et d’utilisation des aliments). La question peut notamment s’ouvrir aux problématiques de l’industrialisation alimentaire et de ses effets.
- L’alimentation comme marqueur identitaire : les pratiques alimentaires sont avant tout des pratiques sociales qui sont aussi bien incluantes qu’excluantes. Ces interactions sociales pourront être 
étudiées à travers différentes catégories (sociales, culturelles, ethniques) et différents types d’individus (hommes, femmes, enfants, personnes âgées).
- La symbolique des aliments : le principe d’incorporation qui attribue au mangeur les propriétés des produits qu’ils ingèrent est une clef pour comprendre les rejets, les tabous et l’utilisation 
thérapeutique de certains aliments.

Les deux derniers axes permettent d’ouvrir la réflexion sur l’alimentation comme moyen de revendication d’un mode de vie. En cela, il sera possible de s’intéresser non seulement à l’ascétisme, mais aussi au végétarisme, dans la mesure où le régime adopté relève d’un choix volontaire et réfléchi en cohérence avec une idéologie.

Ce dossier « Alimentation » souhaite mettre en avant la diachronie et la synchronie. C’est pourquoi, il accueille des propositions d’articles sur toutes les périodes historiques et sur toutes les aires 
culturelles et géographiques.

Des contributions relevant de ce thème, mais davantage destinées à la présentation critique de sources, textuelles et/ou iconographiques, pourront également être proposées pour la section « Sources et documents » de la revue.

Histoire, médecine et santé publie des articles aussi bien en français qu’en anglais et en espagnol. Les propositions de contributions pour la section « Sources et documents » peuvent être soumises dans une de ces trois langues, mais la publication imprimée de ces textes se fera exclusivement en traduction française ; en revanche, la version numérique pourra être bilingue.

Les travaux proposés ne devront pas excéder 45 000 signes (espaces compris) pour les articles, ni 10 000 pour les textes de présentation de sources, et devront être adressés avant le 10 octobre 2019 à Céline Barthonnat (celine.barthonnat [@] cnrs.fr).

Pour toute question d’ordre scientifique sur cet appel, vous pouvez joindre Alexandra Kovacs (alexandra.kovacs[@]hotmail.fr), Hervé Guillemain (herve.guillemain[@] univ-lemans.fr) ou Nahema Hanafi (nahema.hanafi[@]univ-angers.fr).

Les consignes aux auteurs sont disponibles sur le site de la revue, à l’adresse suivante : https://journals.openedition.org/hms/757.

dimanche 16 juin 2019

Éléments de physiologie de Diderot

Éléments de physiologie

Édition critique par Motoichi Terada


Éditions matériologiques
2019


Œuvre inachevée, les Éléments de physiologie peuvent être considérés comme le testament philosophique de Diderot. Le philosophe y construit une philosophie matérialiste du vivant et de l’homme dont la force et la richesse n’ont cessé de frapper les lecteurs.

Moment essentiel du matérialisme des Lumières, les Éléments de physiologie sont aussi un texte complexe. La présente édition critique offre les outils nécessaires à sa compréhension et à son étude. Le texte, soigneusement établi, est complété d’un riche apparat critique. De précieuses notes de sources permettent de mieux voir comment Diderot construit sa propre réflexion à partir des textes des savants de son temps. L’introduction fait le point sur la genèse du texte et sa place dans l’œuvre du philosophe, tout en éclairant les principales questions philosophiques et scientifiques soulevées par Diderot.

Avec cette édition, un nouveau regard sur une œuvre majeure des Lumières est ainsi proposé au lecteur.