jeudi 21 avril 2016

Les étudiantes en médecine à la Faculté de Montpellier

Les étudiantes en médecine à la Faculté de Montpellier au cours de la Troisième République


Jacqueline Fontaine
Préface de Simone Gilgenkrantz

L'Harmattan
Collection " savoir et formation" 
avril 2016 • 244 pages
ISBN : 978-2-343-08520-3



Cet ouvrage analyse les conditions de vie des étudiantes en médecine à la faculté de Montpellier, durant la Troisième République. Qui sont ces étudiantes en médecine ? Quelles furent les stratégies de ces 458 étudiantes (sur les 657 identifiées) qui au cours de 70 ans, ont terminé leur cursus universitaire ? D'où viennent-elles ? Quelles sont leurs nationalités ? Comment ont-elles vécu à Montpellier ? Quels furent leurs sujets de thèse ? Thèse de doctorat d'université ? Thèse de doctorat d'état ? Ces premières étudiantes françaises et étrangères qui osent transgresser les normes imposées aux femmes à cette époque vont devenir des modèles.

Les dispositifs alternatifs en santé mentale

Sur le divan des guérisseurs… et des autres. Quelles places pour les dispositifs alternatifs en santé mentale ?

Appel à communications 

Journée d’étude « Jeunes chercheurs » :

Le 14 octobre 2016 – Université de Lorraine, Nancy

Date limite de dépôt des propositions de communication : 2 mai 2016.
Contacts : renaud.evrard@univ-lorraine.fr et deborah.kesslerbilthauer@gmail.com

Dans notre société actuelle, se soigner consiste à faire des choix dans un marché concurrentiel en pleine expansion. Les nombreux dispositifs de soins rivalisent d’ingéniosité pour promouvoir des soins plus efficaces, plus holistiques, plus confortables, plus scientifiquement prouvés, etc. D’où des itinéraires de soins sinueux qui passent d’une offre à une autre, en cumulent plusieurs plus ou moins compatibles, et privilégient l’adhésion à la contrainte. Dans le champ des maladies somatiques, cela donne lieu à ce que des chercheurs ont appelé le « pluralisme médical » (Benoist, 1997) avec la consultation simultanée, successive ou antagoniste de médecines conventionnelles et de médecines dites alternatives ou complémentaires (Laplantine & Rabeyron, 1987 ; Cohen & Rossi, 2011). Mais qu’en est-il dans le champ de la santé mentale ? Quelles places prennent ces dispositifs alternatifs de soins ?
L’explosion de l’offre en matière de psychothérapies dissimule une autre réalité : la présence de « tradipraticiens » qui sont consultés tant pour des maux du corps que pour des maux de l’esprit et de l’âme. Face à la rationalisation et la scientificisation croissante de l’administration de la santé, ces alternatives aux dispositifs conventionnels ne sont nullement sur le point de disparaître. Sous la forme d’une tâche aveugle des politiques de santé, des pratiques alternatives profitent à la fois de leur statut aux « marges de la clinique » (Le Maléfan, 2014) et d’une culture du secret qui participe d’un non-dit consensuel. Guérisseurs, rebouteux, barreurs de feu, désensorceleurs… sous diverses dénominations, les services qu’ils dispensent continuent à exister « à côté », et parfois « en plus » ou « à la place » des services de soins officiels. Loin de s’effacer dans le même temps où s’accroissent les connaissances médicales communes, ce « pluralisme thérapeutique » persiste et semble même se renforcer. Qu’est-ce qui pousse à s’allonger sur le divan d’un guérisseur plutôt que sur celui d’un psy ?
Si les organismes de lutte contre les dérives sectaires mettent en garde contre les « dérapeutes » (MIVILUDES, 2012) qui profitent de cet espace mal réglementé, il n’en reste pas moins que peu de recherches scientifiques sont consacrées à ce qui se joue dans ces pratiques de soins et, en particulier, à la façon dont ces marges s’articulent ou pourraient s’articuler avec les services officiels (Fainzang, 1989 ; Schmitz, 2006 ; Kessler-Bilthauer, 2012 ; Raineau, 2013).
Plus généralement, le paysage de la santé mentale a largement évolué en faisant des usagers des citoyens acteurs des parcours de soins à tous les niveaux du système (Greacen & Jouët, 2012). Ils se réapproprient le champ de la santé mentale, autrement dominée par une psychopathologie aux inquiétantes velléités d’expansion, et vont même jusqu’à créer, collectivement, leurs propres dispositifs alternatifs et leurs propres repères identitaires (Evrard, 2014 ; Douville, 2014), à l’image du mouvement des entendeurs de voix (McCarthy-Jones, 2012). Les interactions entre ces pratiques émergentes basées sur l’empowerment des usagers (Bacqué & Biewener, 2015) et les pratiques institutionnalisées demandent à être décrites et étudiées finement ; elles questionnent les fonctions jouées par ces dispositifs alternatifs dans un « au-delà du monde techno-scientifique » (Marcellini et al., 2000).

Cette journée d’étude interdisciplinaire est ouverte aux jeunes chercheurs nationaux et internationaux de diverses disciplines (en sciences humaines et sociales, en médecine et en sciences exactes) et à tous les acteurs de santé qui souhaitent participer à une réflexion transversale sur la santé mentale au prisme de la pluralité des prises en charge en France. Cet événement scientifique s’articulera autour de trois axes qui viendront questionner cette thématique en abordant :

• Axe 1 : La prise en charge de la santé mentale, dans ses acceptions singulières, au sein des systèmes de soins non conventionnels. Les communications pourront préciser la nature, l’étendue et la variété des pratiques, prodigués sous la forme de soins individuels ou collectifs, dont bénéficient des « patients », dans un contexte éloigné – peu ou prou – du monde biomédical. Qu’en est-il de ces mouvements de réappropriation, de ces « groupes-symptômes », qui transforment la maladie en repère identitaire ? Cet axe accueillera des travaux portant sur les représentations des acteurs de santé et les retours d’expériences d’usagers. Il s’agira aussi ici, par exemple, de questionner d’une part, les définitions et les acceptions des troubles qui peuvent affecter la santé mentale et, d’autre part, les catégories nosologiques et étiologiques dans lesquelles ils s’inscrivent.

• Axe 2 : Les parcours et itinéraires de soins des consultants dans le champ thérapeutique par-delà les frontières médecine officielle/médecine alternative, et les interactions ainsi révélées entre ces praticiens, ceux qui les consultent et les professionnels de santé. Quelle articulation est actuellement possible ou impossible entre ces différents dispositifs ? Quels devenirs pour ces consultants occasionnels ou réguliers ? Les communications pourront aborder la façon dont les trajectoires thérapeutiques sont construites en s’intéressant notamment à la pluralité, la complémentarité et la combinaison des thérapies dans lesquelles des malades sont engagés et circulent.

• Axe 3 : Les approches méthodologiques et épistémologiques de ces dispositifs alternatifs en santé mentale. Quels outils scientifiques permettent d’aborder rigoureusement ces objets de recherche ? Qu’est-ce qu’ils nous apprennent sur nos disciplines ? A partir d’expériences concrètes, ces communications pourront aborder, de façon transversale, les modalités particulières d’étude de ces dispositifs, côté praticiens et côté usagers. A l’aune de l’interdisciplinarité et de la diversité des techniques employées (enquête de terrain, vidéo, photographie, etc.), cet axe offre l’opportunité d’un dialogue des savoirs.

Les communications pourront s’inscrire dans un ou plusieurs axes, ou dans la thématique générale. Ces axes ne sont que des pistes de réflexion et n’ont pas de valeur exhaustive. Les dispositifs étudiés doivent se trouver sur le territoire français.
Modalités de participation et calendrier : Types de contribution : communications orales de 20 minutes le 14 octobre 2016. Date limite de dépôt des propositions de communication : 2 mai 2016. Les propositions de communication sont à envoyer à Renaud Evrard : renaud.evrard@univ-lorraine.fr et à Déborah Kessler-Bilthauer : deborah.kesslerbilthauer@gmail.com

Les propositions de communication de 1500 signes (espaces compris) comporteront un titre, un résumé de la communication, une bibliographie indicative de 5 références maximum. Le résumé présentera le sujet de la recherche de façon synthétique en précisant l’approche méthodologique employée, le courant scientifique dans lequel il s’inscrit (le cas échéant) ainsi que les principaux résultats présentés à l’occasion de la communication.
Les propositions comprendront également les informations suivantes : nom, prénom, adresse mail, discipline et affiliation du communiquant. Ces informations seront suivies d’une courte biobibliographie de 400 signes maximum (espaces compris).
Une publication qui regroupera l’ensemble des communications sous forme d’articles est envisagée.

Membres du comité scientifique :
• Renaud Evrard, co-organisateur de la journée d’étude, Maître de conférences en psychologie, Université de Lorraine, Laboratoire de psychologie de l’interaction et des relations intersubjectives (INTERPSY, EA 4432)
• Déborah Kessler-Bilthauer, co-organisatrice de la journée d’étude, anthropologue, Université de Lorraine, Laboratoire Lorrain de Sciences Sociales (2L2S, EA 3471), Maison des Sciences de l’Homme Lorraine (MSH Lorraine USR 3261, CNRS/Université de Lorraine)
• Frédéric Balard, Maître de conférences en sociologie, Université de Lorraine, Laboratoire Lorrain de Sciences Sociales (2L2S, EA 3471)
• Patrice Cohen, Professeur des Universités en anthropologie, Université de Rouen, Directeur-adjoint de l’unité de recherche « Dynamiques Sociales et Langagières » (DySoLa, EA 4701)
• Yolande Govindama, Professeure des Universités en psychologie, Université de Rouen, Directrice du Laboratoire PSYchologie et Neurosciences de la Cognition et de l’Affectivité (PSY-NCA, EA 4700)
• André Julliard, Chargé de recherche en ethnologie, Université d’Aix-Marseille / CNRS, Laboratoire Institut d’Ethnologie Méditerranéenne, Européenne et Comparative (IDEMEC, UMR 7307), Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme (MMSH, USR 3125)
• Pascal Le Maléfan, Professeur des Universités en psychologie, Université de Rouen, Laboratoire PSY-NCA (EA 4700)
• Joëlle Lighezzolo-Alnot, Professeure des Universités psychologie, Université de Lorraine, Directrice du Laboratoire de Psychologie de l’interaction et des relations Intersubjectives (INTERPSY, EA 4432)

Bibliographie indicative :
Bacqué, M.-H., Biewener, C. (2015). L’empowerment, une pratique émancipatrice ? Paris : La Découverte / Poche.
Benoist, J. (1997). Réflexions sur le pluralisme médical : tâtonnements, alternatives ou complémentarités ? Psychosomatische und Psychosoziale Medizin, 1-2(26), 10-14.
Cohen, P., & Rossi, I. (2011, coord.). Anthropologie des soins non conventionnels du cancer. Anthropologie & Santé, n°2.
Douville, O. (2014). Les figures de l’Autre. Pour une anthropologie clinique. Paris : Dunod.
Evrard, R. (2014). Folie et paranormal : vers une clinique des expériences exceptionnelles. Rennes : Presses Universitaires de Rennes.
Fainzang, S. (1989). Pour une anthropologie de la maladie en France. Paris : Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.
Greacen, T., & Jouët, E. (2012). Pour des usagers de la psychiatrie acteurs de leur propre vie : rétablissement, inclusion sociale, empowerment. Paris : Erès.
Kessler-Bilthauer, D. (2012). Les guérisseurs-désenvoûteurs en Lorraine contemporaine. Enquête sur des rituels magico-thérapeutiques. Thèse de sociologie, Université de Lorraine.
Laplantine, F., & Rabeyron, P.-L. (1987). Les médecines parallèles. Paris : PUF, coll. « Que sais-je ? ».
Le Maléfan, P. (2014). Clinique de la marge et marges de la clinique. Esquisse. Psychologie Clinique, N° 37, 159-171.
Marcellini, A., Turpin, J-P., & Rolland, Y., & Ruffié, S. (2000). Itinéraires thérapeutiques dans la société contemporaine. Le recours aux thérapies alternatives : une éducation à un "autre corps" ? Corps et Culture n° 5, Corps et éducations, Emergence de nouvelles éducations corporelles, 147-163.
McCarthy-Jones, S. (2012). Hearing Voices : The Histories, Causes and Meanings of Auditory Verbal Hallucinations. Cambridge : Cambridge University.
MIVILUDES (2012). Santé et dérives sectaires. Paris : MIVILUDES.
Raineau, C. (2013). Au pays des guérisseurs : malades, médecins et guérisseurs en Auvergne aujourd’hui. Clermont-Ferrand : Editions des Monts d’Auvergne.
Schmitz, O. (2006). Soigner par l’invisible. Enquête sur les guérisseurs aujourd’hui. Paris : Imago.

mercredi 20 avril 2016

État, santé publique et médecine à la fin du XIXe siècle

État, santé publique et médecine à la fin du XIXe siècle français

Isabelle Cavé

L'Harmattan
Collection : « Médecine à travers les siècles»
ISBN : 978-2-343-08899-0 • 336 pages


Il faudra attendre la première moitié de la IIIe République (1870-1914) pour que la société française se dote d’une très forte juridiction sanitaire. Les lois de santé publique sont votées, en nombre, peu de temps après les découvertes en microbiologie de Pasteur (entre 1855 et 1870) puis l’action efficace des hygiénistes à diffuser les résultats de leurs enquêtes médicales auprès des autorités concernées. Dans le même temps, les épidémies de peste, de choléra, de variole et de typhoïde terrassent d’effrois morbides les populations humaines.
Dans ce livre consacré à l’histoire d’une société qui se médicalise de façon radicale (corpus d’archives originales en main), la loi du 15 février 1902 renvoyant à la protection de santé publique prend une très large part au récit. Il s’agit du tout premier texte du code de la santé qui résume les préoccupations de salubrité visant à venir à bout des épidémies et des maladies contagieuses. De ce vaste chantier de prophylaxie sanitaire, il reste à constater que les organismes et les autorités de l’époque ne s’accordent pas toujours sur les principes d’organisation, ou que la population demeure rétive à appliquer les réglementations lorsque le mal frappe. C’est pourquoi le principe de vaccination et de revaccination est de nouveau imposé à la population.
Désormais, les médecins doivent déclarer toute maladie contagieuse constatée chez leur clientèle.
L’organisation soudaine des services de santé publique s’impose et l’assainissement des logements insalubres (conférant la loi de 1850 relative aux logements insalubres) reste d’actualité pour lutter contre la tuberculose. Enfin, la loi de 1902, synthèse de cette politique de santé publique nouvelle, impose le raccordement des maisons au tout-à-l’égout dans les villes de plus de 20 000 habitants pour lutter, en particulier, contre la typhoïde.

Les infirmières de la Grande Guerre

First World War Nursing Study Day: Other Fronts, Other Spaces

Workshop



Wellcome Collectio
Burroughs Room 183 Euston Road,
London NW1 2BE, United Kingdom -

This one-day workshop will include talks from leading international experts on First World War nursing, an opportunity to ask questions and share findings from local projects featuring nurses, and an illustrated talk by Dick Robinson about the diaries of Edie Appleton, First World War nurse. Includes lunch and refreshments. Anybody interested in First World War nursing, or who would like to find out more, is welcome to attend. Attendance is free but you need to register here. 



10-10.15 Registration and Welcome

Panel 1: 10.15-11.45 Other Fronts, Other Spaces 

Margaret R. Higonnet, University of Connecticut, ‘Other fronts and German nurses' conflicts’

Alison Fell, University of Leeds ‘Crossing borders: national variations in images of First World War Nurses’

Christine Hallett, University of Manchester and Alison Kay, National Railway Museum, ‘The high roads of the war’: Nurses’ work on ambulance trains in the First World War (1914-1918)'

11.45-12 Refreshments

Panel 2: 12-1 First World War Nurses from India and Canada 

Sue Hawkins, Kingston University, 'The Indian Princess and the Lady Racer: First World War stories from the VAD archive'

Andrea McKenzie, York University, Toronto, Canada ‘Photographs and Memories: Canadian First World War Nurses’ Visual Narratives’

1-2 Lunch

Panel 3: 2-3 Literary representations of First World War nursing 

Carol Acton, University of Waterloo, Canada ‘’Obsessed by the obscenity of war’: Emotional and physical wounds in Mary Borden’s poetry and Lesley Smith’s Four Years out of Life’.

Alice Kelly, University of Oxford ‘Commemorative Gestures: Nurses Writing Death in the Great War’

3-3.15 Refreshments

3.15-4 Showcasing of other First World War Nursing projects/Q & A on First World War Nursing 

4-5 Dick Robinson, ‘Sister Edith Appleton – Front Line nurse and diarist in the Great War’

Edith Appleton served in Queen Alexandra’s Imperial Military Nursing Service Reserve (QAIMNSR) throughout the First World War. Often near the Front in Northern France, she wrote an amazing daily journal. Her website is at www.anurseatthefront.org.uk/ and “A Nurse at the Front – The First World War Diaries of Sister Edith Appleton” was published by the Imperial War Museum with Simon & Schuster in March 2012. The presentation, by Edie’s great nephew, Dick Robinson, tells her story with extracts from the diaries read by Dick’s wife, Lisa, and is fully illustrated. Copies of the book will be available at a discounted price.

WHENSaturday, 23 April 2016 from 10:00 to 17:00 (BST) - Add to CalendarWHEREWellcome Collection - Burroughs Room 183 Euston Road, London NW1 2BE, United Kingdom - View Map

mardi 19 avril 2016

Une petite histoire globale de la santé

Médecine(s) et santé : une petite histoire globale 19e-20e siècle


Laurence Monnais


Les Presses de l'Universite de Montreal
13 avril 2016
ISBN - 13 : 9782760636385


« J’ai commencé ce livre à l’été 2014, à l’heure d’une .épidémie d’Ebola entraînant le retour sur le devant de la scène d’anxiétés collectives fortes. Cet été fut aussi saturé de discussions polarisées autour des refus du vaccin contre la rougeole dans plusieurs États américains et du décès du comédien Robin Williams, mort volontairement de sa dépression, le “cancer de son âme” ont dit certains. La métaphore du cancer, populaire auprès des médias toujours en quête de sensations fortes, est devenue un outil pour frapper les esprits et appeler à la lutte contre une kyrielle d’organismes pathogènes, que ce soit Ebola ou le terrorisme. La médecine et la santé sont au cœur de nos vies et de nos discours, certes, mais les interrogations entourant le rôle de la première dans la seconde restent nombreuses. C’est de cette relation qu’il sera fait état dans ce livre. Cette petite histoire de la médecine se penche à la fois sur la construction de sysèmes de santé, la médicalisation des corps féminins, la (sur)consommation de médicaments et l’éradication des maladies infectieuses ici et ailleurs dans le monde. Elle veut répondre à des questions d’une actualité brûlante : Pourquoi qualifie-t-on de “scientifique” (et moderne) notre médecine ? Qui définit la “bonne santé” et selon quels critères ? Pourquoi le “Sud” est-il en moins bonne santé que le “Nord” ? Comment expliquer l’engouement récent pour les médecines “douces” ? Peut-on être en bonne santé sans le concours d’un médecin ? » – Laurence Monnais

Médecine et modernité en Asie

Medicine and Modernity in Asia

Call for Papers


The Eighth Meeting of the Asian Society for the History of Medicine


Medicine has played a crucial role in constituting modernity. The history of the establishment of modern medicine and the emergence of modernity involved not only encounters with Western medicine that were often accompanied by imperialism and colonialism but also reformed traditional practice and the recovery of medical heritage in response to the challenge of modern biomedicine. It also raises the questions regarding whether there was an ‘”alternative” modernity in the flourishing and innovative medical cultures of various Asian countries during the early modern period. The conference intends to explore this rich and complex history. We would particularly welcome papers that address the following issues: 1. The introduction of Western medicine to Asia and its relationship to trade, war, colonialism, Christian missions, and international health organizations. 2. The connection between the rise of modern medicine and the establishment of the modern state. 3. The invention of medical traditions that involves the recovery of forgotten medical heritages, reform of traditional practices, or the hybridization of Western and traditional medicine. 4. The ways in which medicine informed modern ideas and the novel experiences of gender, body, social norms, and life expectations. 5. The role of the historiography of medicine in shaping the ideas of modernity.
The Meeting will be held at Academia Sinica in Taiwan on September 30 and October 1, 2016.


Guidelines for Submission:

Panels and individual papers are both welcomed. Proposals (title and an English abstract of no more than 400 words) and a copy of the author/organizer’s curriculum vitae should be sent by electronic mail to the ASHM Executive Secretary by May 15, 2016. ASHM reserves the right to bring review suggestion to panel organizers. Those whose proposals are accepted will be informed by June 10, 2016, and full papers (no more than 10 pages in English) should be sent to the Executive Secretary by August 31, 2016. The Society unfortunately cannot offer travel expense due to budget constraints, while subsidies for accommodation for participants could possibly be arranged based on need and available budget. Participants are encouraged to apply for support from your home departments or institutions.


ASHM Executive Secretary,

Research Group in the History of Health and Healing, Institute of History & Philology, Academia Sinica, Taipei 115-29, Taiwan.

e-mail address: ashm@asihp.net

Fax: 886-2-27868834

http://www.ihp.sinica.edu.tw/~medicine/ashm/ch_lectures.htm

lundi 18 avril 2016

Histoire des relations de santé aux XIXe et XXe siècles

Histoire des relations de santé aux XIXe et XXe siècles

Colloque 


Organisé par Alexandre Klein (Université d’Ottawa) dans le cadre des activités du réseau Historiens de la santé

84e congrès de l’ACFAS
Université du Québec à Montréal

Mercredi 11 mai 2016


Loin de se réduire à un simple colloque singulier entre le médecin et son patient, les questions de santé et de maladie impliquent une pluralité d’acteurs engagés dans des relations multiples. Des interactions au sein d’une équipe de soins au dialogue entre un malade et ses proches, en passant par les relations entre un patient et son infirmière, son ostéopathe ou son pharmacien, les rapports entre médecins généralistes et médecins spécialistes ou encore les liens des professionnels de santé à l’administration ou au gouvernement, le monde de la santé est tissé d’une multitude de liens aux formes variées et parfois inattendues. Encore trop rarement traités en tant que tels par l’histoire de la santé, ils en constituent pourtant le cœur vivant puisqu’ils incarnent l’expérience même du soin.

C’est pour combler ce vide historiographique que ce colloque entend se pencher sur l’histoire contemporaine des relations qui traversent, modèlent et déterminent le champ de la santé physique autant que mentale. Tout en explorant leur pluralité et leur diversité dans le monde francophone, cette rencontre se voudra une occasion d’affirmer les relations de santé comme un objet historique à part entière. Du développement des différentes professions de soins à l’émergence et à la prolifération des sciences et technologies médicales, en passant par la médicalisation des consciences et des territoires, la normalisation déontologique et légale des cadres du soin, l’affirmation du patient comme acteur et agent de sa santé ou la transformation des rapports entre santé et société, l’étude historique des relations de santé au cours des 19e et 20e siècles nous offrira l’occasion d’aborder de manière originale l’histoire contemporaine de la santé, tout en participant à l’éclairage, aujourd’hui nécessaire, des fondements historiques et épistémologiques de notre rapport actuel, parfois éminemment conflictuel, à la santé et à ses professionnels.


Programme

8h45 Accueil

9h00 : Mot de bienvenue par Alexandre Klein (Université d’Ottawa)

9h15 – 10h45 : Session 1 : Les relations de santé à l’épreuve de l’espace public

Janine Barbot (INSERM/ Institut Marcel Mauss) : Aux frontières de l'irresponsabilité médicale. La médecine en procès dans la France du 19ième siècle.

Laurie Kirouac (Université d’Ottawa) : Quels acteurs derrière la naissance et la diffusion du mouvement communautaire en santé mentale à Montréal ? Le cas de la communauté anglophone.

Gabriel Girard (IRSPUM) : La construction d’un discours de prévention du VIH/sida dans la presse gaie au Québec (1982-1989).


10h45-11h15 Pause café


11h15 – 12h15 : Session 2 : Les relations de santé au défi des changements techniques

Charles-Antoine Wanecq (Centre d’Histoire de Sciences Po) : Secours et soins d’urgence : histoire sanitaire d’une relation particulière. Le cas de la France du 20e siècle.

Christoph Schweikardt (Université Libre de Bruxelles): L’informatisation du système de santé belge: conséquences pour la médecine générale.


12h30-14h00 : Diner


14h-15h00: Session 3 : Les relations de santé dans l’espace institutionnel

Valérie Leclercq (Université Libre de Bruxelles) : Les usages du malade : aspects « utilitaires » des interactions en milieu hospitalier, Bruxelles, 1870-1930.

Paul Marquis (Centre d’histoire de Sciences Po Paris) : Le moment du contact. Les entretiens médecins-malades dans un hôpital psychiatrique colonial (Algérie, 1933-1963).

15h00-15h30: Pause café

15h30- 16h00 : Session 3 : Les relations de santé dans l’espace institutionnel

Marie-Claude Thifault (Université d’Ottawa) : Les appels à l’aide des familles et les soins psychiatriques dans un contexte de déhospitalisation (1972-2002).


16h00 : Alexandre Klein (Université d’Ottawa) : Synthèse et conclusions



17h00 : Lancement de l’ouvrage Histoire de la santé. XVIIIe-XXe siècles. Nouvelles recherches francophones (Presses de l’Université Laval, 2015) à l’Amère à boire (2049 Rue Saint-Denis à Montréal).

Sang, nourriture et climat

Blood, Food, and Climate: Historical Relationships Between Physiology, Race, Nation-Building, and Colonialism/Globalization

Call for papers


Symposium at the 25th International Congress of History of Science and Technology (Rio de Janeiro, 23-29 July 2017)


Symposium organizers:
Juliana Manzoni Cavalcanti (Posdoctoral Fellow at Casa de Oswaldo Cruz, Brazil)
Stefan Pohl-Valero (Associate Professor at Universidad del Rosario, Colombia)
Vanessa Heggie (University Fellow at University of Birmingham, UK)

The aim of this symposium is to explore historical cases about the practices of physiology that problematize the model of scientific diffusionism, that explore the relationships between science and broader fields of society, culture and power, and that blur disciplinary, spatial and epistemological boundaries. More than the reception of European physiology in other places, or the efforts done by exceptional researchers in those “peripheral” contexts, we want to explore from a transnational perspective the varieties of actors, places, practices and instruments related with the study of body functioning, from the early modern period to the present. The panel will consider ‘alternative histories of physiology’ as opportunities to reconsider the ‘global and local’ particularly by considering the relationships between international and national researchers, expeditions, research priorities, and scientific institutions and instruments. 

Furthermore, we want to shed light on how these activities are entangled with processes like the creation of national/regional/racial identities and hierarchies, strategies of social control and population governmentality, and colonialism and globalization. Research and discourses on neo-Hippocratic dietetics, blood purity, high altitude physiology, constitutional medicine, nutrition, or hematology, are just a few examples of activities that are at the crossroad of medicine, science and social sciences, field work and laboratory experimentation, expert and lay knowledge, and different styles of knowledge production. At the same time, all these situated practices were shaped by and helped to shape notions and experiences about the human and the social body in terms of race, gender and class, as well as the relationship between human bodies and their natural and man-made environments. The notions of climate, food and blood, seem to capture this wide temporal and spatial range of organic functionalities and social orders. 

The organization of this symposium is the result of an early effort to articulate an international academic network interested in “alternative histories of physiology”. In 2014, in Bogotá, Colombia a first meeting was held on these subjects, which gathered together scholars from Argentina, Brazil, Colombia and México. As result, a monograph on “Society, Race, Nation and the Functioning of the Human Organism: Alternative Histories of Physiology in Latin America” was published in 2015. With the present symposium we want to build on this success, and enhance and expand the geographical range of this network, which seeks to produce a fruitful dialogue between science, medicine, environmental, and health historiographies. A proposal of this symposium will be submitted to the organizers of the 25th International Congress of History of Science and Technology by 30 April 2016, and decisions on accepted symposia will be announced by 30 June 2016. 

Scholars interested in participating in this symposium proposal should send their name, possible paper title, and institutional affiliation to Juliana Manzoni or Stefan Pohl (jujumanzoni@yahoo.com.br or stefan.pohl@urosario.edu.co) by April 25, 2016. Once the organizers of the 25th ICHST announce the accepted symposia (and if our proposal is accepted), we will ask you to submit a 150-200-word abstract and a 2-page CV by October 1, 2016 to the same e-mail addresses. The selected symposium papers will be circulated among participants before the Congress. We also intend to publish an edited volume with a selection of the papers. The 25th International Congress of History of Science and Technology will be held in Rio de Janeiro, Brazil, from 23-23 July 2017 (http://www.ichst2017.sbhc.org.br/).