vendredi 24 septembre 2021

Religion et pathologie dans le roman de la seconde moitié du xixe siècle

Croire et Souffrir. Religion et pathologie dans le roman de la seconde moitié du xixe siècle



Émilie Sermadiras 

Éditeur: Classiques Garnier
Mise en ligne: 18/08/2021
ISBN: 978-2-406-11390-4


Cet ouvrage étudie les romans qui s’intéressent aux liens entre religion et pathologie. Par-delà leurs divergences poétiques et idéologiques, les auteurs qui prennent pour sujet le spectacle d’un croyant malade font appel à une même écriture du corps souffrant pour mener leur réflexion sur le religieux.

Bourses du Max Planck Institute for the History of Science

Max Planck Institute for the History of Science Fellows

Call for applications


Predoctoral Fellow (RG Biomedical Sciences)

The Max Planck Institute for the History of Science (MPIWG) is seeking to appoint a Predoctoral Fellow (m/w/d). The post is tenable as soon as possible (salary: 65% TVöD E13) for a period of three years with a possible extension of up to one year.

The newly appointed Predoctoral Fellow will work within the Max Planck Research Group Practices of Validation in the Biomedical Sciences. The research group examines how evaluative categories and methods of validation have been translated and transmuted across scientific approaches to studying health and disease, from the late nineteenth to the early twenty-first century. For further information on the research group see here.

The position will be based at the Max Planck Institute for the History of Science. The conferral of the doctorate can take place at the Technische Universität Berlin.

More information: https://www.mpiwg-berlin.mpg.de/job-position/predoctoral-fellow-rg-biomedical-sciences


____________________________



Postdoctoral Fellow (RG Biomedical Sciences)

The Max Planck Institute for the History of Science (MPIWG) is seeking to appoint a Postdoctoral Fellow (m/w/d). The post is tenable as soon as possible (salary: 100% TVÖD E13) for a period of three years.

The newly appointed Postdoctoral Fellow will work within the Max Planck Research Group Practices of Validation in the Biomedical Sciences. The research group examines how evaluative categories and methods of validation have been translated and transmuted across scientific approaches to studying health and disease, from the late nineteenth to the early twenty-first century.

More information: https://www.mpiwg-berlin.mpg.de/job-position/postdoctoral-fellow-rg-biomedical-sciences

jeudi 23 septembre 2021

La médecine au Maroc

La médecine au Maroc du XVIIe au XIXe siècle. Esquisses historiques


Fouad Laboudi


L'Harmattan
Collection : Harmattan le Grand Maghreb
Date de publication : 26 juillet 2021
Broché - format : 15,5 x 24 cm • 186 pages
ISBN : 978-2-343-23823-4


Cet ouvrage traite de trois siècles d'histoire de la médecine au Maroc, du XVIIe au début du XXe siècle. Plus précisément de 1666 à 1912, une période pour laquelle nous disposons de peu de documentation. L'analyse ouvre sur les conditions politiques, économiques et sociales qui ont accompagné la médecine au Maroc. Un temps de transformations majeures de la médecine et des médecins au Maroc qui précède la pénétration française au Maroc, avant la signature des pactes du protectorat français et du protectorat espagnol en 1912.





Lutter contre les épidémies

Lutter contre les épidémies


Séminaire

Vendredi 1er octobre 2021, de 13h à 15h

MSHE-Ledoux, Besançon (et visioconférence)



La troisième séance du séminaire « Hysam – Hygiénisme, santé alimentaire et études médicales (XIXe-XXIe siècles) » abordera la thématique de la lutte contre les épidémies avec Delphine Berdah et Thomas Le Roux.


Le séminaire HYSAM est consacré aux épidémies, pandémies, à l’hygiénisme, à la santé alimentaire et aux études médicales à partir des apports croisés de la recherche en histoire, sociologie et médecine.


INTERVENTIONS :



Thomas Le Roux, historien, CNRS (CRH/EHESS), « Contagions et épidémies : industrie et hygiénisme au XIXe siècle »


Delphine Berdah, historienne, Université Paris-Saclay, « Réflexions sur la contingence de l’efficacité des vaccins dans la lutte contre les épidémies. L’exemple de la France et du Royaume-Uni face à la fièvre aphteuse, 1950-1960 »



Le séminaire HYSAM s’inscrit dans une action de recherche développée à la MSHE Ledoux et soutenue par le Réseau national des MSH.


Le séminaire se déroule sur inscription (indiquez si vous suivrez les échanges par en visioconférence ou si vous souhaitez vous rendre in situ à la MSHE à Besançon). Merci d’envoyer un e-mail à communication-mshe@univ-fcomte.fr (pour tout autre renseignement : fabien.knittel@univ-fcomte.fr)

mercredi 22 septembre 2021

Histoire de l'éducation physique en Suisse romande

Histoire sociale et genrée de l'éducation physique en Suisse romande (Milieu du XIXe siècle-début du XXe siècle)

Véronique Czáka

Éditeur Éditions Alphil
Support Livre broché
Nb de pages 300 p. 
ISBN-13 9782889303311


Qui n'a pas de souvenirs de cours de gymnastique ou de natation suivis à l’école? Discipline scolaire, appréciée par certains élèves, crainte par d’autres, l’éducation physique a un statut à part dans les programmes et une histoire toute aussi particulière.

Dans un pays où l’instruction est un domaine de compétence cantonal, l’éducation physique est la seule branche scolaire dépendant directement de la Confédération depuis 1874. Cette mainmise fédérale, qui concerna longtemps les seuls garçons, a eu pour effet de laisser dans l’ombre l’histoire des pratiques des écolières ou encore les débuts antérieurs et souvent sans lien avec la préparation militaire de cet enseignement dans certains cantons ou communes.
Tiré d’une thèse de doctorat, ce livre explore la construction, l’intégration scolaire, la démocratisation et les objectifs de l’éducation physique, les enjeux de genre et de matérialité spécifiques à cet enseignement, ainsi que les débuts de la professionnalisation des enseignant-e-s spécialisés dans
quatre cantons (FR, GE, NE, VD) et plusieurs localités de Suisse romande. Il retrace l’histoire de l’éducation physique, du début du XIXe siècle, alors que cette pratique est réservée à la jeunesse masculine aisée des villes fréquentant collèges ou académies, au début du xxe siècle, période où
on essaie d’étendre les cours de gymnastique et leurs bienfaits à toute la population scolaire, indépendamment de la classe sociale ou du sexe.

Le corps des domestiques

Le corps des domestiques
 

Appel à communications
 

Atelier de recherche du Groupe de recherche interdisciplinaire sur les
domesticités 


18 novembre, MSH Paris Nord


Introduction
Au paroxysme de la première vague épidémique, alors que s’impose à tous de rester chez soi, de mettre sa vie en suspens pour se protéger et protéger les autres, des hommes et des femmes continuent pourtant de devoir s’exposer pour prendre soin de notre monde. Aux côtés du personnel hospitalier et enseignant, ils sont ces travailleurs et ces travailleuses des classes populaires invisibles qui font tenir nos vies : aides ménagères, auxiliaires de puériculture, assistantes maternelles, aides de vie. Ils sont aussi souvent de celles et de ceux qui n’ont pas le choix des conditions de leur travail et subissent de plein fouet la contrainte des politiques économiques. Ils sont enfin, ces hommes et ces femmes aux corps vulnérables, éprouvés par les métiers précaires et pénibles du soin et du lien aux autres, et dont la crise de la covid-19 vient révéler le poids des tâches qui leur incombent, au péril de leur santé.
Parce qu’ils sont ces individus que trop souvent l’histoire ne retient pas dans sa compréhension du passé comme du présent, cet atelier a pour ambition de mettre en lumière leurs modes d’existence et d’expérience sensibles et le rôle qu’ils assurent pour faire tenir nos sociétés. Il s’inscrit dans le cadre d’un projet soutenu par la MSH Paris Nord sur les corps et les affects des subalternes du soin, et porté par le Groupe de recherche interdisciplinaires sur les domesticités. Il constitue également la séance inaugurale d’un séminaire consacré à ces mêmes thématiques. Pour ces premières rencontres, nous avons retenu deux axes prioritaires pour guider nos discussions et constituer les deux temps de cette journée :
- Un axe épistémologique centré sur les mécanismes et les dispositifs qui ont historiquement invisibilisé l’expérience sensible des subalternes du soin à l’enquête - Un axe centré sur les corps et les affects de ces « classes serviles », sur leur exposition (aux dangers, aux épidémies, au mépris, aux répressions) et leur traitement politique et symbolique. 


Axe 1. Des corps qui comptent : une reprise épistémologique

Force est de constater que les sciences humaines et sociales ont principalement
problématisé la question des subalternes du soin essentiellement à partir de la relation de travail
et de l’exploitation dans le travail. Les conditions d’existence de ces personnes, l’exposition
et la fragilisation de leurs corps, leur inscription dans les circuits du soin en tant qu’elles
peuvent elles aussi en être les destinataires restent des questions enfouies. Se rejoue ainsi
en partie dans le champ de la recherche scientifique l’invisibilité politique et symbolique de
cette Caring class et de ses corps vulnérables, corvéables et infatigables qu’on ne saurait voir.
Cette invisibilité s’inscrit plus largement dans un processus historique de stigmatisation et de
délégitimation des corps et des émotions populaires depuis le XVIIIe siècle. Car la
démocratisation de l’espace public à la faveur du siècle des révolutions s’est accompagnée de
nouvelles formes de distinctions et de rejet du peuple par celui de ses affects, ces derniers étant
présentés comme incompatibles avec une rationalité politique nécessairement abstraite,
raisonnante et raisonnable.
Cette cécité dans le temps long pose des questions d’ordre épistémologique. Aussi
les travaux menés au sein de ce projet interrogeront les caches, analytiques ou conceptuels, qui
ont dissimulé les corps de tous ces auxiliaires de vie. Ces corps si corvéables, disponibles aux
pouvoirs et traités dans les relations sociales avec tant de suspicion, semblent avoir été vidés de
leur chair historique ou sociologique. Bien qu’ils soient exposés aux maladies, aux virus, à la
violence, à la peur, à la fatigue, à tous ces risques sanitaires ou psychosociaux, bien qu’ils
résistent aussi, les sciences sociales ont ignoré les corps des subalternes du soin, pour valoriser
le dévouement, l’amour ou la sollicitude qu’ils portent aux vulnérables, ceux-là mêmes qu’ils
soutiennent. Et c’est tout un retour réflexif sur ce qui peut faire science que ces silences
interrogent : comment les sciences sociales, lorsqu’elles se saisissent des subalternes du
soin, s’inscrivent-elles dans des régimes de visibilités, poursuivent des procédures
d’invisibilisation et de hiérarchisation, de sensibilisation aux besoins de certains et de
déclassement épistémique de ce qui semble insignifiant ?

Axe 2. Corps et cœur à vif
Dans le sillage de ce retour réflexif sur le temps long de l’invisibilisation des corps et des émotions des subalternes du soin, ce projet a également pour ambition de proposer des modes d’enquête fondés sur la collecte de données qualitatives et quantitatives propres à la saisie de cette expérience sensible. Nous souhaitons pour cela favoriser une perspective de recherche « au ras des individus », attentive aux contraintes qu’ils éprouvent et qui les éprouvent, car les lésions et les affections somatiques ou émotionnelles liées aux métiers du lien et du soin aux autres sont une dimension attendue de leur expérience. Entre autres exemples, la contamination syphilitique des nourrices allaitantes, l’essoufflement par les détergents, les « mains de javelle » des femmes de ménage, les genoux abîmés des « Amazones de la lessive » ; mais aussi les masques refusés aux agent·e·s d’entretien parce que, entravant la respiration, ils ralentissent les cadences, ou les gants également proscrits parce qu’ils rendent les gestes moins précis...
Les subalternes du soin dérogent à la citoyenneté somatique qu’est venu fixer progressivement le modèle biopolitique contemporain. Dans le cadre de la domesticité d’hier, leur corps est considéré être à disposition de leurs maîtres qui peuvent contraindre ces derniers jusqu’à leur alimentation, leur habillement ou encore leurs relations sexuelles. Dans le cadre du marché du service à la personne d’aujourd’hui, ils sont de celles et ceux qui ne peuvent lâcher prise ni succomber à l’idéologie du bien-être, ne sont ni dans l’optimisation ni dans la performance d’eux-mêmes, s’avèrent pris dans des carrières de soin dont de multiples « petites incapacités » et des souffrances inscrites dans la chair sont l’aboutissement : troubles musculo-squelettiques dorso-lombaires, asthme, dermatoses irritatives, troubles auditifs, angoisses... Les aspects méthodologiques, épistémologiques et analytiques nécessaire à la documentation, à l’objectivation de ces dispositifs d’exposition et de leurs conséquences
seront au centre de nos réflexions.

Modalités
Les communications seront de vingt minutes et s’efforceront de mettre en lumière le terrain et la méthodologie envisagés pour inscrire nos échanges dans l’étude des pratiques et des rapports sociaux des individus et réfléchir ensemble aux boîtes à outils que nous pouvons mobiliser.
Les jeunes chercheur.ses - doctorant.es notamment - travaillant sur ces thématiques
sont particulièrement encouragé.es à présenter leurs objets. Enfin, la question des dynamiques coloniales et postcoloniales constitue un angle de réflexion que nous souhaitons valoriser au sein de ces discussions.
Les propositions de communication (300 mots environ) sont à envoyer pour le 15 octobre 2021 (date limite) aux adresses suivantes :
clyde.plumauzille@gmail.com
caroline.ibos@legs.cnrs.fr

Références bibliographiques indicatives
Avril, Christelle (2014), Les aides à domicile: un autre monde populaire, Paris, la Dispute.
Boris, Eileen, Nadasen Premilla (2008), « Domestic Workers Organize! », Working USA. The
Journal of Labor and Society, 11 (4), 413-437.
Delpierre, Alizée (2021), « Les « bons » corps de la domesticité », Genèses, n° 123 (2), 8-27.
Glenn, Evelyn Nakano (1992), « From Servitude to Service Work: Historical Continuities in
the Racial Division of Paid Reproductive Labor », Signs, 18 (1), 1-43.
Hugon, Anne, Plumauzille, Clyde, Rossigneux-Méheust, Mathilde (dir.) (2019), « Travail de
care », Clio. Femmes, Genre, Histoire, (49).
Ibos, Caroline (2012), Qui gardera nos enfants? Les nounous et les mères, Paris, Flammarion.
Paris, Myriam (2020), Nous qui versons la vie goutte à goutte ; féminismes, économie
reproductive et pouvoir colonial à La Réunion, Paris, Dalloz.

mardi 21 septembre 2021

Santé, guérison et médecine à l'ère de l'esclavage et au-delà

Pandemic Legacies: Health, Healing, and Medicine in the Age of Slavery and Beyond 

Conference

October 6-8, 2021


Just as the slave trade tied together the cultures and populations of four continents, it also wed together distinctive disease ecologies. The lack of local populations with exploitable labor in the Americas compelled an increase in the volume of Africans that Europeans forced into the transatlantic slave trade, setting the stage for epidemic diseases and other health issues that shaped the cultural, social, and material life of Atlantic slavery. Genocidal warfare and the destructive effects of Eurasian African epidemic diseases caused the near decimation of Indigenous populations. Yellow fever, a virus native to tropical West Africa, became a common scourge to American ports. Doctors theorizing about the virus developed racial stereotypes that posited that people of African descent were inherently immune to the virus, setting the stage for a range of healthcare disparities that reverberate today. Taking its cue from compelling new directions in slavery studies as well as our current health crisis, the 2021 Lapidus Center Conference will explore a variety of critical issues in the history of health, healing, and medicine in the age of Atlantic slavery via a combination of keynote conversations, book chats, and panel sessions. This fully virtual conference will run October 6-8, 2021. Register here.

Aides à la recherche du Comité pour l'histoire de l'Inserm

Aides à la recherche du Comité pour l'histoire de l'Inserm

Appel à candidatures

 

Année universitaire 2021 - 2022


Le Comité pour l'histoire de l'Inserm a été créé en janvier 2017 pour contribuer à une meilleure connaissance de l'institution, de ses travaux et plus largement de la santé et de la recherche médicale.

Pour la rentrée 2021, il propose un soutien financier aux étudiants de master qui s'engageront dans un mémoire de recherche concernant l'histoire de l'institution ou plus largement l'histoire de la recherche biomédicale et des questions de santé. Les candidats, historiens ou étudiants relevant d'une autre discipline mais intégrant dans leur mémoire une approche historienne significative, peuvent élaborer avec l'aide d'un directeur de recherche leur propre sujet. Des thématiques sont également proposées par le Comité.

Sur cette base, les candidats peuvent postuler selon les modalités suivantes :

· Les candidatures seront examinées par le Comité. Elles seront impérativement accompagnées de la recommandation du directeur ou de la directrice du mémoire de recherche.

· Le montant du soutien financier pourra atteindre un montant maximum de 3 000 euros en fonction des spécificités de chaque projet.

· Les modalités de versement de l'aide financière seront précisées aux candidats une fois leur dossier retenu.


Pour toute information
celine.paillette@ext.inserm.fr


Date limite de réception des dossiers de candidature
22 octobre 2021