jeudi 16 avril 2020

La mémoire des catastrophes

Catastrophes and Memory (500-1500 CE)

Call for papers

(Edinburgh: 19-20 November)

The 4th Edinburgh Conference in Late Antique, Islamic, and Byzantine Studies will be held on 19-20 November 2020 on the subject of Catastrophes and Memory (500-1500 CE)

Disasters (natural, manmade or “supernatural”) shape historical memory and our understanding of the past. This conference focuses on the problematic relations between catastrophes and memory in Late Antique, Islamic and Byzantine societies. Memory plays a crucial role in the way events are perceived, understood and narrated by different groups and elites: locals might see the conquest of their city as a catastrophe, while the conquerors portray the same as glorious or divinely inspired.We invite papers and posters that address issues and questions including, but not limited to:
  • Natural/environmental: Plagues, earthquakes, famines/droughts, floods, fires,climate change
  • Socio-cultural/linguistic: Iconoclasm, artistic and urban disruption/renewal, cultural vandalism, translation movements, language death and breaks in literary tradition
  • Political/military: Conquests, coups, sieges, wars, revolts, revolutions, civil wars, usurpations, succession crises and religious/ “holy” wars (Crusade/Jihad)
  • Religious: Heresies, schisms, theological or dogmatic conflict, new religions, apocalyptic traditions and eschatology
  • Memory “devices” and strategies:How do memories of catastrophes manifest themselves in material culture, texts, images and other different sources? Where do we see evidence of intentional forgetting?
  • Comparative/Interdisciplinary: Elites versus non-elite memory of catastrophes; geographical (Mediterranean and Eurasia); temporal (500-1500CE)
  • The role of the 21st century cultural historian: What is and should be modern scholars’ role in situating catastrophe?

This conference will be hosted by the Late Antique, Islamic and Byzantine Society of the University of Edinburgh on November 19-20, 2020 in Edinburgh.We welcome papers and posters from postgraduate students and early career researchers from all disciplines with an interest in Late Antique, Islamic or Byzantine studies. 

Papers: Presentation is 20 minutes in length, delivered in English.

Posters:Participants will present their research at a poster session. Dimensions should not exceed 70cm (width) x 100cm (height) and posters must be printed and brought by the author.We strongly encourage undergraduate, masters and first-year PhD students to summit posters of their dissertations or research.

To apply, please respond with an e-mail including whether you hope to present a paper or poster, an abstract of no more than 300 words, and a small academic biography of no more than 120 words to edibyzpg@ed.ac.uk. The deadline for submitting papers and posters is June 15, 2020.

Registration Fees:
Students speakers: £15 before September 15, 2020; £20 after
Non-Students speakers: £35 before September 15, 2020; £40 after
(fee includes lunchboth days)

We will publish a selection of the papers in a peer-reviewed volume that will bring together the strongest contributions in each area to produce an edited volume of high-quality, deep coherence and rich variety.

Any questions please address to edibyzpg@ed.ac.uk

mercredi 15 avril 2020

Les bibliothérapies d’ailleurs

Bibliothérapies d’ailleurs : des «Mille et une nuits » au manga

Appel à communications

L’idée que le livre soigne est aujourd’hui très populaire en Occident, où se multiplient les ateliers de « bibliothérapie » comme la production d’ouvrages à des fins d’amélioration de la santé psychologique ou physiologique des lecteurs. Cette dynamique marque un tournant dans la conception du rôle joué dans la littérature depuis 1950 : après des années placées, dans les œuvres littéraires comme les approches critiques, sous le signe de la réflexivité du texte et de sa clôture sur lui-même, ces nouvelles pratiques restituent à la littérature une dimension non seulement esthétique, mais aussi existentielle. Or, cette notion nouvelle en Occident fait écho à une tradition extra-européenne pluriséculaire : en effet, si le mot même de « bibliothérapie » est une création occidentale, on trouve pourtant parmi ses grands ancêtres Le Pañchatantra indien et Les Mille et une nuits, qui, à l’instar de la bibliothérapie contemporaine, affirment de deux manières différentes quels peuvent être les pouvoirs du récit. Dans Le Pañchatantra ou des œuvres proches comme Le Conte du perroquet ou Les Sept vizirs, l’histoire a avant tout une valeur d’exemplarité, destinée à agir sur celui qui l’écoute : s’apparentant au genre du miroir du prince, le livre sert aussi à engager une dynamique de perfectionnement moral. Dans Les Mille et une nuits, le récit qui sert de cadre au texte a un effet beaucoup plus physique : comme l’a montré Aboubakr Chraïbi, il sert à passer le temps, laissant à la terrible colère qui a saisi le sultan la possibilité de s’apaiser. Au miroir de ces modèles orientaux et extrême-orientaux, on voit ainsi réapparaître les deux tendances qui définissent en Occident la bibliothérapie contemporaine, laquelle revendique une action tantôt sur la sphère intellectuelle et morale, tantôt sur les mécanismes physiologiques les plus concrets. Elles regardent ainsi doublement du côté de rôle éthique joué par la littérature, à la fois comme modèle de comportement et comme guide du jugement et de la décision. Source, influence, ou modèle alternatif de guérison, ces bibliothérapies d’ailleurs méritent donc qu’on les examine. Le Groupe d’Etudes Orientales, Slaves et Néo-helléniques (GEO, UR 1340) est un lieu privilégié pour aborder la question des pratiques et poétiques autres de la notion contemporaine de « bibliothérapies » : rassemblant des spécialistes en littérature, culture et langue des aires extra-européennes, du Proche-Orient jusqu’au Japon, et des siècles anciens jusqu’à la période contemporaine, il souhaite par la tenue de ce colloque inviter à réfléchir aux différents modèles de bibliothérapie que présentent les traditions extra-européennes, mais aussi les appropriations contemporaines de cette notion au-delà de l’Europe et des États-Unis. Dans cette perspective, on aborder les thématiques suivantes :
Quel soin pour les bibliothérapies d’ailleurs ?

On pourra s’interroger sur les modèles thérapeutiques mis en place par ces fictions de la guérison ou ces guérisons par la fiction pratiquées ou représentées dans les aires culturelles orientales et extrême-orientales. Quelles spécificités impliquent-ils, en termes de conception de la médecine ou de la littérature ? En quoi s’articulent-ils à une histoire, mais aussi une géographie des pratiques de lecture ? Comment s’inscrivent-ils dans la dichotomie entre guérison physique et concrète d’un côté et de l’autre guérison au sens plus figurative, allant du soin de soi à l’étai apporté aux différentes formes de vie ? Comment ces modèles nous aident-ils à comprendre la relation entre fiction, guérison et care ?
Pratiques et poétiques

Parler de « bibliothérapie », c’est à la fois évoquer des pratiques (médicales, psychologiques, artistiques) et un imaginaire représenté dans les œuvres. L’exemple du manga japonais est à cet égard très frappant et constitue une source d’études féconde : d’un côté, on observe qu’il se conçoit et se figure lui-même comme le lieu où penser les possibilités d’appui existentiel ou de guérison produites par le livre, comme par exemple dans la série Le Maître des livres qui évoque un bibliothécaire trouvant dans ses rayonnages des solutions pour tous ceux qui passent le seuil de son institution ; mais de l’autre, il est lui-même l’objet d’une lecture de type psychologique ou sociologique, qui interroge son rôle dans la constitution des « formes de vie » propres aux adolescents contemporains, au Japon comme ailleurs (voir par exemple Les Mangas pour jeunes filles, figures du sexuel à l’adolescence de Joëlle Nouhet-Roseman). Quelles articulations se nouent entre pratique et poétique dans ces zones ? Qu’est-ce que cela dit des fonctions et du rôle social qu’y possède la littérature ?
Réseau d’influences

On l’a dit, l’idée d’un livre qui guérisse évoque immédiatement de grands modèles des traditions orientales et extrême-orientales, ce qui invite à s’interroger sur leur influence sur d’autres littératures. On songe par exemple au Roman des sept sages de Rome médiéval qui brode sur un canevas asiatique, sans doute indien, ou à la réception des Mille et une nuits et autres fables arabes dont Victor Chauvin a esquissé une cartographie dans sa monumentale Bibliographie des ouvrages arabes ou relatifs aux Arabes publiés dans l’Europe chrétienne de 1810 à 1885 (1892-1922). En quoi la tradition extra-européenne intervient-elle dans la formation de l’idée de bibliothérapie ? Quels textes classiques aident à modeler l’imaginaire occidental des pouvoir du livre ? Par quel biais ? Quelles altérations le modèle subit-il ? 

Guérir et être guéri


Dans les fictions bibliothérapeutiques ou les pratiques thérapeutiques du récit concernées, qui sont les vecteurs et les destinataires de la guérison ? On songe par exemple à la présence accrue de voix féminines parmi ces conteuses qui apaisent, de Schéhérazade aux conteuses du Décaméron des femmes de Ioulia Voznessenskaïa (1986). Mais on pourra aussi s’intéresser à la réception réelle ou figurée de ces récits : quelles valeurs différentes de la communauté comme de la communication littéraire permettent-elles de faire apparaître ? À terme, cette interrogation sur le personnel de la relation thérapeutique établie par le livre permet de faire un tour d’horizon des différentes manières de comprendre ces usages thérapeutiques du livre en dehors des cultures occidentales, afin de leur restituer leurs spécificités propres.
Modalités de contribution

Les propositions de communication (une page incluant une présentation bio-bibliographie) doivent parvenir à Victoire Feuillebois (feuillebois@unistra.fr) et Anthony Mangeon (amangeon@unistra.fr)
pour le 30 avril 2020.

Le comité scientifique du colloque donnera sa réponse pour le 15 juin 2020.
Comité scientifique
Victoire Feuillebois (GEO, Université de Strasbourg)
Anthony Mangeon (Configurations littéraires, Université de Strasbourg)

mardi 14 avril 2020

Le retour en Irlande des vétérans choqués psychologiquement


Shell-shocked British Army veterans in Ireland, 1918-39. A difficult homecoming


Michael Robinson

Format: Hardcover
ISBN: 978-1-5261-4005-0
Pages: 272 
Publisher: Manchester University Press
Published Date: April 2020




With a focus on mental illness, Shell-shocked British Army veterans in Ireland provides the first in-depth investigation of disabled Great War veterans in Ireland. The book is a result of five years of researching previously untouched archival sources including psychiatric records of former patients otherwise closed to the public. The remit of the work contributes to various historiographical fields including disability history, the social history of medicine, the cultural history of modern war, the history of psychiatry and Irish studies. It also seeks to extend the scope of the First World War with an emphasis on how war-induced disability and trauma continued to affect large numbers of ex-servicemen beyond the official cessation of the conflict.

lundi 13 avril 2020

L’innovation médicale et hospitalière

L’innovation médicale et hospitalière, hier, aujourd’hui, demain. Technologies, chercheurs et patients


Appel à communications


Lille/Lessines 
Jeudi 18, vendredi 19 et samedi 20 novembre 2021


L’ancrage social et citoyen de l’hôpital, objet d’un précédent colloque organisé par la Société Française d’Histoire des Hôpitaux, ne saurait être compris sans faire référence à ce qu’apporte aujourd’hui l’hôpital, parfois dans des conditions difficiles, dans le domaine de l’innovation médicale et aussi organisationnelle, les deux aspects étant étroitement liés.

C’est pourquoi la SFHH avec le Laboratoire IRHiS[1] de l’Université de Lille, le CHRU de Lille, l’Association du musée hospitalier régional de Lille et, d’autre part, la Société belge d’histoire des hôpitaux et l’hôpital Notre-Dame à la Rose de Lessines (Belgique), ont décidé d’organiser une rencontre nationale et internationale sur le thème de l’innovation médicale et hospitalière, hier, aujourd’hui, demain. Technologies, chercheurs et patients.

Les études attendues pourront concerner une période allant de l’Antiquité à nos jours, avec une attention particulière accordée à la mise en contexte des innovations médicales et hospitalières.

Si l’axe central de travail amène à envisager principalement les nouvelles technologies, les découvertes médicales et leurs effets ainsi que les chercheurs et savants qui les ont portées, il conviendra aussi d’étudier leurs conditions d’émergence et applications, les transformations organisationnelles qu’elles ont pu susciter dans et hors de l’hôpital.

Il ne s’agira pas seulement de mettre en lumière les progrès et les limites de la médicalisation ou des modes de prise en charge de la santé des populations hospitalisées. Les alternatives ou les évolutions de cette prise en charge hospitalière pourront également être envisagées, notamment en fonction des avancées technologiques et scientifiques mais aussi des conceptions liées aux modifications de l’environnement social, politique et culturel.

Enfin, il sera également possible de traiter des limites de ces évolutions et des réactions, voire des controverses et des résistances auxquelles elles ont pu donner lieu.

Dans ces perspectives, les contributions pourront porter sur des expérimentations emblématiques ou moins connues de l’innovation médicale et hospitalière dans les domaines public et privé.

À partir de cette orientation générale, plusieurs thématiques, non exclusives, peuvent être envisagées :
  • Les formes et les enjeux de l’innovation médicale et hospitalière à partir d’expérimentations diverses pouvant intégrer les approches patrimoniales et culturelles dans la mesure où celles-ci peuvent intervenir dans la prise en charge et le suivi des hospitalisés.
  • La genèse et la mise en œuvre de différentes formes d’organisations sanitaires et médico-sociales innovantes intégrant les établissements hospitaliers. Cela peut aller de la mise en place de « systèmes » communaux spécifiques de politiques sanitaires et sociales à la création des CHU.
  • Les réussites ou les échecs de ces transformations envisagées aussi bien du point de vue de la santé et du bien-être des patients que de la consolidation ou non des réalisations effectuées dans l’encadrement médical et administratif des établissements hospitaliers.
  • L’apport des avancées technologiques et le rôle des chercheurs sur les résultats obtenus notamment dans la lutte contre la morbidité et la mortalité ou dans celle concernant diverses pathologies spécifiques, non seulement pour les hospitalisés mais aussi pour la société environnante.
  • Les réactions favorables ou hostiles face à l’innovation médicale et hospitalière avec la mise en évidence de pôles ou de courants d’acceptation ou de refus à diverses époques. Cela amènera à souligner le rôle des acteurs (scientifiques, personnalités diverses, politiques ou non, associations diverses) dans la mise en œuvre des innovations médicales et hospitalières envisagées.

Cadre chronologique : de l’Antiquité à nos jours

Cadre géographique : cadre occidental avec une attention particulière accordée aux espaces francophones, mais sans exclusive

Si la dimension diachronique est nettement affirmée, ce qui donne une importance particulière à l’approche historique, les interventions d’autres spécialistes des sciences humaines et sociales ainsi que des sciences médicales ou pharmaceutiques ou encore des sciences de l’information et de la communication sont également souhaitées, à condition qu’elles s’inscrivent dans la thématique générale du colloque.


Modalités pratiques

Dates et lieux du colloque
1ère et 2e journées : CHU de Lille
3e journée : Visites patrimoniales de Lille et Hôpital Notre Dame à la Rose de Lessines (Belgique)

Langue de travail : le français de préférence


Modalités de contribution

Les projets de communication (titre avec présentation d’une page maximum comportant un court CV de 4 à 5 lignes) doivent être envoyés
avant le 15 septembre 2020


Une réponse du conseil scientifique du colloque sera donnée fin janvier 2021


Comité d’honneur
M. Frédéric Boiron, directeur général du CHU de Lille
Le Président de l’Université de Lille ou son représentant
M. Daniel Moinard, président de la SFHH

Comité d’organisation
Représentants de la SFHH (MM. Jacques Brunier et Pierre Rogez)
Représentants de l’IRHiS (Mme Christine Aubry), du CHU de Lille (M. Philippe Charpentier, Mme Dorothée Tiétard) du Musée Hôpital Notre Dame à la Rose de Lessines (M. Raphaël Debruyn), de l’Association du Musée hospitalier régional de Lille (M. Le Professeur Patrick Dhellemmes)
Un représentant d’Eurasanté

Conseil scientifique du colloque
M. Yannick Marec, professeur émérite d’histoire contemporaine, Université de Rouen Normandie-GRHIS, Président du Conseil scientifique de la SFHH
M. Jacques Poisat, maître de conférences en sciences économiques, Université de Saint-Etienne Vice-président du Conseil Scientifique de la SFHH
Mme Hélène Servant, conservateur général du patrimoine, chef du Département des patrimoines culturels, APHP, membre du Conseil scientifique de la SFHH
M. Patrick Kemp, chargé du patrimoine au CHU de Lille, membre du Conseil d’administration de la SFHH
M. Pierre-Louis Laget, docteur en médecine, chercheur en histoire du patrimoine, membre du Conseil scientifique de la SFHH
M. Charles Mériaux, directeur de l’IRHiS, Professeur d’histoire du Moyen Âge, Université de Lille
Mme Béatrice Touchelay, professeure d’histoire contemporaine, Université de Lille, IRHiS
Mme Claire Barillé, maîtresse de conférences en histoire contemporaine, Université de Lille, IRHiS
Mme Marie Derrien, maîtresse de conférences en histoire contemporaine, Université de Lille, IRHiS
Mme Dominique Verhoest, coordinatrice en histoire et psychiatrie à la F2RSM (Fédération de santé mentale)
Un représentant de la Maison des usagers du CHU de Lille

[1] Institut de recherches historiques du Septentrion


dimanche 12 avril 2020

Histoire de l'organisation de la connaissance

Postdoc opportunity: History of organization of knowledge

Call for applications

Yale University seeks to appoint a postdoctoral fellow with research expertise in critical humanities approaches to big data, with an emphasis on comparative historical perspectives on the organization of knowledge. Applicants should hold a PhD in a relevant discipline, such as art history, history, history of science, literature, or philosophy.

The fellow will join a cross-disciplinary team of faculty and students taking part in a year-long series of events supported by a grant from the Mellon Foundation (for more information on the series, please visit https://news.yale.edu/2018/10/24/order-multitudes-mellon-foundation-funds-new-yale-sawyer-seminar). Additional experience working in and/or teaching with special collections, data visualization, digital humanities, or other cross-disciplinary projects is desirable. Fellowship responsibilities include teaching one course per semester, coordinating events and project management.

This is a one-year appointment, beginning July 1, 2020 and ending June 30, 2021; applicants must have completed all PhD requirements before July 1, 2020.

To apply, please send a cover letter, brief research statement, brief description of a course or courses that might be taught at Yale, CV, writing sample (no more than 20 pages), and the names and email addresses of three references. Applications should be sent to maryjane.stevens@yale.edu. Review of applications will begin immediately and continue until the position is filled.

samedi 11 avril 2020

Contribuer à la compréhension de la pandémie de Covid-19

Science Education in the Era of a Pandemic. How Can History, Philosophy and Sociology of Science Contribute to Education for Understanding and Solving the Covid-19 Crisis?

Call for papers 

In late February 2019, when the Covid-19 crisis began to spread across South Korea, my doctoral student Wonyong Park was there for his data collection in secondary schools. Unphased by the growing national epidemic at the time, he remarked: “As a Cambridge student, Newton once had to return home due to the plague outbreak in England, during which he made his greatest discoveries! However, as the situation develops, I promise I’ll keep healthy and make this time most useful for me.” Now, about a month later, the entire planet finds itself in the midst of a pandemic.


Among the countries worst hit by the pandemic is Italy where one of our Associate Editors, Olivia Levrini, is based. During a recent exchange, she raised the question of how history, philosophy and sociology of science (HPS) might contribute to science education in the era of a pandemic. Given the novelty of the issues generated by a major health emergency, Science & Education invites colleagues to submit papers broadly addressing the following theme: “Science Education in the Era of a Pandemic: How can History, Philosophy and Sociology of Science Contribute to Education for Understanding and Solving the Covid-19 Crisis?”


Past pandemics can point to not only the development of scientific explanations in time but also the societal contexts that harboured them. Consider the stigma associated with syphilis characterised as a French or an Italian disease depending on where the disease was observed in the fifteenth century; the framing of cholera in the colonial discourse in Asia and the impact of the disease on global trade in the nineteenth century; or the mistaken causality drawn between a country and an outbreak in the case of the Spanish flu in the early twentieth century. History is replete with countless lessons about pandemics in terms of their societal, ethical as well as their scientific and medical dimensions.


The current pandemic is set against a backdrop of growing mistrust in science sometimes deliberately promoted for political ends, for instance, as is the case of climate change denial. There is an unprecedented need to educate the future scientists as well as the general public in engaging not only in evidence-based reasoning and critical thinking but also in action-oriented and socially responsible citizenship. Education systems from around the world urgently need to embrace curriculum, instruction and assessment approaches that will empower students by adopting scientific habits of mind. The current health emergency is putting heavy demands on the quality of online learning environments. High stakes assessment systems face significant accountability challenges in obtaining reliable measures of learning outcomes when students cannot attend examinations in person. The informal or non-formal learning environments including families, museums and other institutions of social networking are having to adopt to different ways of interacting, and they are pivotal in ensuring that a systemic approach to scientific literacy can be established across society.


The Covid-19 pandemic can potentially last for an extended period and its impact on contemporary science and society is likely to be felt for a long time. Thus, the papers focusing on the theme will not be restricted to a special issue. Rather, Science & Education wishes to encourage colleagues to engage in this topic now and over a length of time with the possibility of manuscripts appearing in the upcoming issues and volumes. The papers may include, but are not limited to:


Position papers about how HPS can contribute to science education in the era of the Covid-19 pandemic, for instance how science education can equip citizens with scientific skills to understand and to cope with the pandemic;

Historical case studies of pandemics and lessons learned for inclusion in science education;

Analysis of narratives and discourse about pandemics in contemporary mainstream news and social media with implications for public understanding of science;

Philosophical reflections on what counts as science and science education in the midst of a pandemic;

Accounts of science education as a research community at the time of a pandemic including the current demands and limitations of conducting and communicating research as well as academic community building;

The implications of social distancing and self-isolation measures for how scientific cultures and science learning communities (e.g. in schools, higher education institutions, research centres) organise themselves in adapting to a pandemic;

Critical reflection on science and more broadly on STEM curricula in terms of preparing the future generations for acquiring knowledge and skills to deal with global concerns such as pandemics and the climate emergency;

Investigations into various approaches to integrating HPS into teaching and learning of science through online resources and long-distance learning communities among teachers, students, parents, care-givers and other educational stakeholders.

In addressing such themes in their work, the community of educators, philosophers, historians, sociologists and other professionals are increasingly retreating into self-isolation and social distancing. Members of our community are facing new ways of working and some have no work or reduced work due to illness and/or care responsibilities. Science & Education considers it important to engage our community in constructive debates about how science education can contribute to understanding and solving the Covid-19 crisis. Inspired by Newton’s accomplishments including the work on his theory of gravity during the plague, we aim to make these uncertain and distressful times purposeful and productive for the research and learning communities engaged in the improvement of science education through history, philosophy and sociology of science.
Correspondence to Sibel Erduran.

vendredi 10 avril 2020

Si les démons existent et s’ils sont la cause des maladies

Si les démons existent et s’ils sont la cause des maladies, selon les doctrines des théologiens, des philosophes et des médecins (1567)


Giano Matteo Durastante 


Traducteur: Guillaumin (Jean-Yves)
Éditeur-traducteur: Perifano (Alfredo)


Classiques Garnier
Février 2020
Textes de la Renaissance
300 p

La question posée par Giano Matteo Durastante dans son traité Si les démons existent et s’ils sont la cause des maladies, selon les doctrines des théologiens, des philosophes et des médecins est examinée à la lumière de la médecine dogmatique dont il se déclare adepte.

jeudi 9 avril 2020

26e congrès de l'IUHPST

26th International Congress of History of Science and Technology 

Call for Submission of Symposia Proposals 

The Scientific Committee invites and encourages all symposia organisers to submit their symposia proposals for consideration and inclusion in the Scientific Programme.

Important notice for authors of talks: Each registered participant may submit only one abstract of a talk – either a stand-alone abstract or an abstract within a symposium.

Instructions for symposia organisers

Submission rules
  • A symposium should be organized by at least two persons based in different countries.
  • Each symposium proposal has to consist of 4 talks (proposals consisting of 3 or of 5 and more talks cannot be accepted).
  • At least 3 of the talks should not include the organizers as authors.
  • It is possible to organize a symposium consisting of more than 4 talks.
  • In that case divide the symposium to parts consisting of 4 talks and submit each of these parts as a separate symposium proposal (each part must consist of 4 talks).
  • Titles of parts of a symposium should be as follows: “Symposium_title - Part 1/number_of_parts”, “Symposium_title - Part 2/number_of_parts”, etc.
  • In addition, write a number of parts of you symposium in the overall abstract of the symposium.

How to submit a Symposium proposal
  • First a symposium organiser submits an overall abstract of a symposium.
  • An overall abstract of a symposium has to be submitted by a main organizer of the symposium.
  • Submit an overall abstract of a symposium using an on-line submission form that is available in your User zone.
  • After logging in click the link “Contribution list - add a new contribution” that is on a homepage of your User zone.
  • The next step is submission of abstracts of talks included in the proposal.
  • Each speaker is expected to submit his/her abstract himself/herself.
  • Immediately after overall abstract is submitted, a symposium organiser will receive a confirmation of submission. Within 2 days a symposium organiser will receive an e-mail containing instructions for speakers who are giving talks in the symposium.

Deadlines

Please find the list of important dates here.