mercredi 22 janvier 2020

Le dernier numéro de History of Psychiatry

History of Psychiatry  

Volume 30 Issue 4, December 2019


Articles
Women neuropsychiatrists on Wagner-Jauregg’s staff in Vienna at the time of the Nobel award: ordeal and fortitude

Lazaros C Triarhou

The invisible woman: Susan Carnegie and Montrose Lunatic Asylum

Sharlene D Walbaum

Humane treatment versus means of control: coercive measures in Norwegian high-security psychiatry, 1895–1978

Magne Brekke Rabben, Øyvind Thomassen

Neurasthenia, psy sciences and the ‘great leap forward’ in Maoist China

Wen-Ji Wang

‘Am I mad?’: the Windham case and Victorian resistance to psychiatry

Dan Degerman


Rape of the lock: note on nineteenth-century hair fetishists

Diederik F Janssen

Madness, Medicine and Miracle in Twelfth-Century England

Claire Trenery


Classic Text No. 120

‘Insanity in Classical Antiquity’, by JL Heiberg (1913)

With an introduction by German E Berrios, Johan Schioldann, Translation by Johan Schioldann


Book Reviews

Book Review: Oram, Matthew, The Trials of Psychedelic Therapy: LSD Psychotherapy in America

Danielle Giffort

Le séminaire Richardson d'histoire de la psychiatrie

The Richardson History of Psychiatry Research Seminar 
Spring 2020


Convenes on the 1st & 3rd Wednesdays from September through May

2:00 PM Baker Tower Conference Room F-1200



January 15
Deborah Doroshow, M.D., Ph.D., Icahn School of Medicine at Mount Sinai. Stevens-Barchas Lecture: “Residential Treatment and the Invention of the Emotionally Disturbed Child in America”


January 29
Issues in Mental Health Policy


February 5
Ben Kafka, Ph.D., New York University/IPTAR: “The Effort to Drive the Other Person Crazy”


February 19
Andrew Hogan, Ph.D., Creighton University: “Science and Advocacy: Debating the Role of Psychology in Mental Retardation after 1980”


March 4
Mary Jacobus, Ph.D., Cornell University. Esman Lecture: “Border Crossing: Josef Koudelka and the Principle of the Wall”


March 18
Liz Mellyn, Ph.D., University of New Hampshire. “Madness in the Early Modern City: The Public Health Nexus”


April 1

Joel P. Eigen, Ph.D., Franklin & Marshall College: “Searching for the Elusive Link: Behavioral Genetics, Neuroscience, and Criminal Responsibility”


April 15

Carolyn Laubender, Ph.D., University of Essex: “Empires of Mind: Psychosocial Cartographies of ‘The Empire’ in a Narrative of a Child Analysis”


April 29 Issues in Mental Health Policy
Craig L. Katz, M.D., Mount Sinai Health System: “Psychiatry, Immigrant Detention, and Beyond”


May 6
Sandrin Djian, Doctoral Candidate, Tel Aviv University: “The influence of activists’ voices on the US Mental Health Discourse as reflected in the variation of the significance of ‘Healing Terms’ between 1970-2010”


May 20

Fernando Vidal, Ph.D., Autonoma University of Barcelona. Eric T. Carlson Memorial Lecture: Grand Rounds, Uris Auditorium: “How We Became Our Brains.”

Richardson Seminar, Room F1190: “Performing Brains on Screen.”

mardi 21 janvier 2020

Sexuer le corps

Sexuer le corps. Huit études sur des pratiques médicales d'hier et d'aujourd'hui

Hélène Martin et Marta Roca i Escoda (dir.)


Éditions HETLS
2019
ISBN978-2-88284-073-8

Avec les contributions de : Hélène Martin, Marta Roca i Escoda, Thierry Delessert, Taline Garibian, Rebecca Bendjama, Raphaëlle Bessette-Viens, Cynthia Kraus, Véronique Mottier, Vincent Barras, Marilène Vuille, Alexandra Afsary, Edmée Ballif, Anastasia Meidani et Arnaud Alessandrin.

Par quelles technologies et en fonction de quelles idéologies la médecine participe-t-elle à façonner des corps "bien" sexués ? Comment les pratiques médicales contribuent-elles à l'établissement et au renouvellement des normes de sexe et de sexualité ?

Les études réunies dans ce livre permettent de saisir les interrogations et les doutes de la médecine face aux transgressions de sexe et de sexualité. Peut-on convertir un homosexuel à l'hétérosexualité ? Identifier le sexe d'une personne ? Embellir les organes génitaux féminins ? Discipliner le corps des femmes enceintes ? Et comment les personnes résistent-elles à la normalisation médicale en matière de contraception, de disponibilité sexuelle ou de parcours de transition sexuelle ?

Ce livre permet de prendre la mesure des hésitations et des débats qui ont accompagné la constitution du savoir médical, avec une attention particulière à l'histoire suisse récente. Il met en lumière la labilité des frontières entre normalité et pathologique et permet de saisir tant les continuités que les changements d'appréhension du genre depuis le siècle dernier.



L'ouvrage est disponible gratuitement au format PDF (lien cliquable sur les références) ici : https://www.eesp.ch/laress/publications/detail/publication/sexuer-le-corps/

Se dénuder

Se dénuder


Appel à articles

Numéro 54 de Clio. Femmes, genre, histoire
Parution : automne 2021

Dossier coordonné par Bibia Pavard et Juliette Rennes


Argumentaire de l’appel (English Below)

La nudité dévoile autant le corps que les conventions qui en régissent l’usage. Dans ce numéro de Clio, la nudité est appréhendée comme un révélateur et un catalyseur des normes sociales et des rapports de domination. Le genre de la nudité est ainsi envisagé en relation avec d’autres dimensions sociales du corps : l’âge, la classe sociale et le statut ethnoracial.

Si les représentations de la nudité constituent un sujet traditionnel de l’histoire de l’art, l’étude de la nudité comme pratique sociale —le fait de se dénuder— est plus récente. Des travaux sur ce sujet se sont développés en relation avec l’essor de l’histoire culturelle du corps, des sensibilités et des émotions. Un numéro spécial de la revue Rives méditerranéennes en 2008 avait posé un jalon important en appelant aux enquêtes empiriques précises au-delà de l’hypothèse de Norbert Elias associant civilisation des mœurs et recouvrement des corps (Bertrand et Carol 2008).

On fait ici l’hypothèse que l’approche en termes de genre, en articulation avec d’autres catégories d’analyse, éclaire de nombreuses dimensions de l’acte de se dénuder et que, réciproquement, étudier la nudité aide à mieux comprendre l’évolution des normes et rapports de genre et d’autres rapports de domination.

Les articles pourront aborder les pratiques de dénudement contraintes ou volontaires à différentes époques et dans une variété d’espaces géographiques et sociaux (les espaces urbains ou ruraux, la maison, la scène, les bains, la plage, le stade…).


Cinq angles d’analyse, non exclusifs les uns des autres, pourront être abordés.


Se dénuder comme geste d’humiliation/humilité ou au contraire comme acte de célébration de certaines normes corporelles. Comment ces significations morales de l’acte de se dénuder varient selon le genre, le statut social, les époques, les contextes (guerrier, policier, judiciaire, religieux, sportif…) ?

  • L’érotisation du dénudement. Quels types de corps sont-ils valorisés pour être érotisés ? Selon les sociétés et les époques, que peut-on montrer des corps dans un contexte érotique, en fonction du genre, de l’origine, de l’âge ? 
  • Se dénuder comme pratique professionnelle. Quelles sont, à travers l’histoire, les métiers et les activités professionnelles impliquant de se dénuder (sur des scènes de danse ou de théâtre, pour des peintres et sculpteurs, devant la caméra ou l’objectif photographique…).
  • L’encadrement juridique. Qu’est-ce qui est permis et interdit, pour qui, dans quels contextes et dans quels lieux ? De l’outrage public à la pudeur à l’exhibitionnisme, et au voyeurisme, comment à travers l’histoire ont évolué les lois ou les normes qui régissent la nudité en fonction du genre, du statut social, de l’orientation sexuelle, ou de l’âge ?
  • L’hygiène, la médicalisation, l’enquête scientifique. Dans quelle mesure l’évolution des normes d’hygiène transforme-t-elle les interdits sur la nudité ? Comment la médicalisation change-t-elle le regard sur les corps dénudés ? Que sait-on de l’expérience de se dénuder face à des médecins ou des scientifiques à travers les époques ? 
  • La politisation du geste de se dénuder. Dans quels contextes se dénuder peut-il être un acte militant ? Au cours des deux derniers siècles, naturisme, féminisme, écologie, antispécisme, « maNufestations » ou performances artistiques nues ont contribué à re-signifier la nudité : le fait de montrer son corps entièrement ou en partie nu (par exemple la poitrine pour les femmes) est érigé en acte de contestation de l’ordre établi. Quels ont été ces différents usages militants — contestataires, révolutionnaires mais aussi réactionnaires— de la nudité à travers les époques ?

NB : Clio est une revue trans-période qui accueille des articles portant sur l’antiquité, l’époque médiévale, moderne et contemporaine.


Les propositions d’articles inédits en anglais ou français sont à envoyer pour le 1er mars 2020 à : bibiapavard@gmail.com et rennes@ehess.fr

· Elles devront comporter de 4000 à 6000 signes et présenter les sources, la problématique, les thématiques envisagées, la manière dont l’article s’insère dans l’historiographie et comporteront cinq titres bibliographiques maximum.

· Elles seront accompagnées d’une présentation bio-bibliographique de l’auteur·e (max. 10 lignes).

Outre les articles de recherche peuvent être proposés pour ce dossier :

1-Des suggestions de comptes rendus d’ouvrages en sciences sociales sur la nudité (Envoyer une proposition en présentant l’ouvrage et son intérêt pour Clio et le dossier « Se dénuder » en 1000 à 2000 signes)

2-Des articles de commentaire de document pour la rubrique « document » de Clio (Envoyer une proposition de présentation du document et de son lien avec le dossier « Se dénuder » en 2000 à 4000 signes).

3-Un état de la recherche sur les travaux sur la nudité pouvant porter sur une période précise ou un sous-aspect particulier (Envoyer une proposition de 4000 à 6000 signes).


Calendrier :

v Propositions d’articles inédits en anglais ou français sont à envoyer pour le 1er mars 2020

v Réponse du comité de rédaction sur l’acceptation ou le refus de la proposition le 15 avril 2020.

v Articles à remettre pour le 1er sept. 2020 – ils seront soumis à expertise interne et externe au comité de rédaction. Ils ne doivent pas dépasser 40 000 signes (notes, espaces, annexes et bibliographie compris).

v Réponse du comité de rédaction sur l’acceptation ou le refus de l’article en novembre 2020.

v La version définitive des articles doit être envoyée pour le 1er mars 2021.

v Publication prévue à l’automne 2021 (version imprimée et numérique en français suivie d’une version numérique en anglais).


Références bibliographiques à titre indicatif

bard Christine, 2014, « ‘Mon corps est une arme’, des suffragettes aux Femen », Les Temps Modernes, vol. 678, n°2, p. 213-240.

bauberot Arnaud, 2015, Histoire du naturisme. Le mythe du retour à la nature, Rennes, Presses universitaires de Rennes.

Bertrand Régis et Carol Anne (dir.), 2008, « Le corps dénudé », Rives méditerranéennes n°30.

Beth A. Eck, 2001, « Nudity and Framing: Classifying Art, Pornography, Information, and Ambiguity », Sociological Forum, Vol. 16, No. 4, p. 603-632

Boquet, 2019, « Sancta verecundia. Conceptions et usages de la honte dans l’hagiographie féminine au XIIIe siècle », Mémoire original présenté pour l’obtention de l’Habilitation à diriger les recherches en histoire médiévale, soutenu le 22-06-2019.

Brancher Dominique, 2012, « Splendeurs et misères des figures de style : Pudeurs du discours médical aux XVIe et XVIIe siècles », Histoire, médecine et santé, juin, no 1.

Burgelin Olivier et Perrot Philippe, 1987, « Parure, pudeur, étiquette », Communications, n°46.

Corbin Alain (dir.), 2011, Histoire du corps, tome 2: de la Révolution à la Grande Guerre, Paris, Seuil.

Cordier Pierre, 2005, Nudités romaines : un problème d’histoire et d’anthropologie, Paris, les Belles lettres.

Courtine Jean-Jacques (dir.), 2011, Histoire du corps, tome 3: Les mutations du regard, le XXe siècle, Paris, Seuil.

Dalibert Marion, et Quemener Nelly, 2014, « Femen, l'émancipation par les seins nus ? », Hermès, La Revue, vol. 69, n°2, p. 169-173.

Davis Tracy C, 1989, « The Spectacle of Absent Costume: Nudity on the Victorian Stage », New Theatre Quarterly. 5 (20), p. 321-333.

Duerr Hans Peter, 1998, Nudité et pudeur. Le mythe du processus de civilisation, trad. de l'allemand par Véronique Bodin ; avec la participation de J. Pincemin, Paris, Éd. de la Maison des sciences de l'homme. 

Gaté Juliette, 2016, « Nudité » in Juliette Rennes (dir.), Encyclopédie critique du genre. Corps, sexualité, rapports sociaux, Paris, La Découverte, p. 409-417.

Gilligan Ian, 2019, Climate, clothing, and agriculture in prehistory : linking evidence, causes, and effects, Cambridge/New York, Cambridge University Press.

Guerchanoc Florence et Valérie Huet (dir.) 2008, S’habiller, se déshabiller dans les mondes anciens, dossier de la revue, Métis, 6.

Hanafi Nahema, 2012, « Pudeurs des souffrants et pudeurs médicales », Histoire, médecine et santé, no 1, p. 9-18.

Harp, Stephen L., 2014, Au Naturel : Naturism, Nudism, and Tourism in Twentieth-Century France, Baton Rouge, Louisiana State University Press.

Janin-Thivos Michèle, 2008, « Torture inquisitoriale et nudité : la pudeur en question », Rives nord-méditerranéennes, 30, p.65-76.

Lafont Anne, 2019, L’Art et la race. L’Africain (tout) contre l’œil des Lumières, Paris, Les presses du réel.

Centre universitaire d'études et de recherches médiévales, 2001, Le nu et le vêtu au Moyen âge : XIIe-XIIIe siècles, actes du 25e Colloque du CUERMA, 2-3-4 mars 2000, Aix-en-Provence, Publications de l'Université de Provence.

Lesbros Delphine, 2006, « Vice-Versa. Regard sur les figures couchées dans les couvercles des forzieri », Images Re-vues [En ligne], 3, document 3, mis en ligne le 01 septembre 2006.

Manin Lise, 2013, « Enquête sur les corps dénudés au XIXe siècle. Les insuffisances du scandale », Hypothèses 1 (16), p.179-190.


Marter Joan, 1996, « Joan Semmel's Nudes: The Erotic Self and the Masquerade » Woman's Art Journal, Vol. 16, No. 2 (Autumn, 1995 - Winter, 1996), p. 24-28.

Masquelier Adeline (dir.), 2005, Dirt, undress and differences : critical perspectives on body’s surface, Bloomington.

Mercier Élisabeth, 2016, « Sexualité et respectabilité des femmes : la SlutWalk et autres (re)configurations morales, éthiques et politiques », Nouvelles Questions Féministes, vol. 35, n°1, p. 16-31.

Miles Margaret R. 1989, Carnal Knowing: Female Nakedness and Religious Meaning in the Christian West, Boston, Mass. Beacon Press.

Mulvey Laura, 1975, « Visual pleasure and Narrative Cinema », Screen, Volume 16, n° 3, p. 6-18.

Perrault Sylvie, 2007, « Danseuse(s) noire(s) : analyse et permanence d’un stéréotype au music-hall », Corps, n° 3, p. 65-72.

Pollen Annebella, 2018, « Utopian Bodies and Anti-fashion Futures: The Dress Theories and Practices of English Interwar Nudists », Utopian Studies, n°28, p. 451-481.

Renaud Alexandre, Charles Guérin et Mathieu Jacotot (éd.), 2012, Rubor et Pudor : vivre et penser la honte dans la Rome ancienne, Paris, Éd. Rue d'Ulm.

Taraud Christelle, Mauresques. Femmes orientales dans la photographie coloniale (1860-1910), Paris, Albin Michel, 2003.

Tcherkezoff Serge, 2005, « La Polynésie des vahinés et la nature des femmes : une utopie occidentale masculine », Clio. Histoire‚ femmes et sociétés, n°22, 2005, p.63-82.

Vigarello Georges (dir.), Histoire du corps, tome 1: de la Renaissance aux Lumières, Paris, Seuil, 2011.

Virgili Fabrice, 2000, La France « virile ». Des femmes tondues à la Libération, Paris, Payot. 





« Stripping »

Call for Papers

Clio. Women, Gender, History 

Number 54

Publication: Autumn 2021


Nudity exposes both the body and the conventions that govern its use. In this issue of Clio, nudity is seen as a revealer and catalyst of social norms and relationships of domination. The gender of nudity is thus considered in relation to other social dimensions of the body: age, social class, and ethnoracial status in particular.

While representations of nudity have been a traditional object of study in art history, nudity as a social practice – the act of stripping - is more recent. Such an approach has developed in the wake of the expansion of the cultural history of the body, of sensibilities, and of emotions. A special issue of the journal Rives méditerranéennes in 2008 marked an important milestone by calling for precise empirical investigations that would proceed beyond Norbert Elias' assertion that the civilization process is associated with the covering of bodies (Bertrand and Carol 2008). 

The hypothesis proposed is that the gender approach, in articulation with other categories of analysis, sheds light on the many dimensions of the act of stripping oneself naked and that, conversely, studying nudity helps to better understand the evolution of gender norms and relations as well as other relations of domination.

Articles may address forced or voluntary stripping practices in different periods and in a variety of geographical and social spaces (urban or rural spaces, in the household, on stage, in baths, at the beach, in the stadium...).

6 angles of analysis, not exclusive of each other, may lay the grounds for discussion:

v Stripping oneself naked as an act of humiliation/humility or, on the contrary, as an act of celebration of certain bodily norms. How do these moral meanings of the act of stripping off one's clothes vary according to gender, social status, historical times, contexts (wartime, in police stations, in the judiciary, according to religions, in sport...)?

v The eroticization of stripping. What types of body are valued for being eroticized? In different societies and historical periods, what is it possible to show of bodies in an erotic context, according to gender, origin, age? 

v Taking off one's clothes as a professional practice. What are the professions and professional activities that involve stripping one's clothes off (on dance or theatre stages, for painters and sculptors, in front of the camera or the photographic lens...). 

v Legal framework. What is permitted and prohibited, for whom, in what context, and in what places? From “outraging public decency” to exhibitionism, and voyeurism, how have the laws or norms that govern nudity evolved throughout history according to gender, social status, sexual orientation, or age? 

v Hygiene, medicalization, scientific investigation. To what extent does the evolution of hygiene standards impact on the prohibition of nudity? How does medicalization change the way we look at naked bodies? What do we know about the experience of undressing in front of doctors or scientists across history?

v The politicization of stripping one's clothes off. In which contexts may undressing be a militant act? Over the last two centuries, naturism, feminism, ecology, anti-speciesism, "maNufestations"(“baremonstrations”), or nude artistic performances have contributed to the reinterpretation of nudity: the fact of showing one's body entirely or partially naked (for example, baring the breasts in the case of women) is presented as an act of protest against the established order. How have these different militant uses of nudity – by protesters and revolutionaries but also by reactionaries - been employed throughout history?

NB: Clio is a cross-period journal that hosts articles dealing with antiquity, medieval, early modern, modern and contemporary eras.

Proposals for unpublished articles in English or French should be sent by 1 March 2020 to: bibiapavard@gmail.com and rennes@ehess.fr

Proposals should be between 4,000 and 6,000 characters and indicate their sources, the questions raised, and how the article fits into the historiography of the topic. 

They should include a maximum of five bibliographical references, and a bio-bibliographical presentation of the author (max. 10 lines).


In addition to research articles, the following may also be proposed for this dossier:

1-Suggestions for reviews of social science books on nudity. (Send a proposal by presenting a summary of the book and its interest for Clio, and the "Stripping" issue : 1,000 to 2,000 characters)

2- A commentary on a document for Clio's "document" section. (Send a proposal presenting the document and its link to the "Stripping" issue: 2,000 to 4,000 characters).

3- A review of the literature (a state-of-the–art paper) on nudity: this may focus on a specific historical period, a particular sub-theme relating to nudity, or a specific disciplinary approach. (Send an outline proposal of c.4,000 to 6,000 characters).


Schedule:

The editorial board of Clio will respond by 15 April 2020 to proposals submitted by 1 March. 

The accepted articles should be submitted by 1st September 2020 - they will then be subject to peer review (internal and external expertise) by the editorial board. They should not exceed 40,000 characters (including notes, spaces, appendices, and bibliography). 

A response from the editorial board will be given regarding the final acceptance of the article by November 2020.

The definitive version of the articles must be received by 1st March 2021.

Publication is planned for Autumn 2021 (a print version in French, followed by a digital version in English).

lundi 20 janvier 2020

Communiquer l'histoire de la médecine

Communicating the history of medicine. Perspectives on audiences and impact

Edited by Solveig Jülich and Sven Widmalm

Publisher: Manchester University Press
Format: Hardcover
Pages: 248
Published Date: November 2019
ISBN: 978-1-5261-4246-7


Communicating the History of Medicine critically assesses the idea of audience and communication in medical history. This collection offers a range of case studies on academic outreach from historical and current perspectives. It questions the kind of linear thinking often found in policy or research assessment, instead offering a more nuanced picture of both the promises and pitfalls of engaging audiences for research in the humanities.

For whom do academic researchers in the humanities write? For academics and, indirectly, at least for students, but there are hopes that work reaches broader audiences and that it will have an impact on policy or among professional experts outside of the humanities. Today impact is more and more discussed in the context of research assessment. Seen from a media theoretical perspective, impact may however be described as a case of 'audiencing' and the creation of audiences by means of media technologies.

Habiter l'hospice au XXe siècle


dimanche 19 janvier 2020

Jumeaux médiévaux

I gemelli nel Medioevo. Questioni filosofiche, mediche e teologiche
Gabriella Zuccolin


Editore: Ibis
Data di Pubblicazione: ottobre 2019
Pagine: 230
ISBN: 8871646169


Nelle ricerche contemporanee, i gemelli offrono un punto di vista privilegiato per provare a tracciare una possibile linea di demarcazione tra ciò che dipende dalla "natura" (dal patrimonio genetico) e ciò che è invece prodotto dalle condizioni ambientali e socio-culturali. Ma già nel Medioevo i gemelli avevano attirato l'attenzione di medici e maestri universitari per la possibilità di avvalersene come banco di prova per i propri modelli teorici. Il volume si propone una prima ricognizione dei dibattiti medievali sui gemelli, tenendo conto dell'intersezione tra istanze epistemologiche diverse: mediche, morali, filosofiche e teologiche. I gemelli permettono in effetti ai medievali non solo di ripensare le teorie sulla generazione umana ereditate dal mondo greco-romano, ma anche di valutare le pretese scientifiche di discipline come la fisiognomica e l'astrologia, di indagare il modo in cui la grazia diversifica la natura, e di testare (soprattutto attraverso la teratologia e i casi di gemelli congiunti) una serie di ipotesi sull'irripetibilità delle complessioni, sull'unicità o pluralità delle forme nel composto umano e sulla costituzione dell'identità individuale.

Race et sang dans les sources depuis le XVIIe siècle

Race et sang dans les sources depuis le XVIIe siècle : le cas de la France et de ses colonies

Journées d'étude



Ce colloque a pour but d’analyser dans les sources les usages du terme de race, dans le contexte français depuis le XVIIe siècle, qui marque le début de la colonisation esclavagiste menée par des élites marchandes avec le soutien de la monarchie. Il s’agira dans un premier temps de voir comment les termes de race, mais aussi de sang, auquel le premier est initialement étroitement lié, sont utilisés, avant même le début de la colonisation. Depuis quand et comment les sources utilisent-elles des expressions telles que « noblesse de sang », « noblesse de race », « race des Carolingiens »… Quels sont les usages de ces termes dans le discours religieux, nobiliaire, zootechnique ? Quelles sont les grammaires de l’usage du mot race avant même que l’esclavage ne se développe dans les colonies françaises ?


Argumentaire

6e rencontres du Grand séminaire d’histoire des Outre-mer, organisées par l’Association d’étude de la colonisation européenne (APECE) avec le soutien du Conseil Régional d’Ile-de-France, de la Dilcrah (Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine LGBT), de l’Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine (CNRS, Ecole normale supérieure, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), et du fonds de dotation Henri Grégoire Germain Porte.

Au cœur d'une controverse relative à sa suppression de la Constitution de 1958, le terme de race (qui a en revanche disparu de la législation du travail), fait aujourd'hui débat dans le champ des sciences sociales et humaines. Il peut être légitime dès lors de s’interroger sur son usage au sein de la société française (y compris ses colonies, puis ses Outre-mer) depuis le XVIIe siècle. Aujourd'hui, certains chercheurs projettent la catégorie de « race » comme la matrice des rapports sociaux au sein des colonies esclavagistes françaises puis post esclavagistes et par effet de vase communiquant sur le territoire continental en usant de concepts importés d'autres situations coloniales comme le « racisme systémique, d'État ou structurel ». Prenant en compte les singularités économiques, sociales et culturelles spécifiques à l'Hexagone et à ses Outre-mer dans la diachronie, d'autres pensent que cette catégorie ne constitue qu'une variable de ces sociétés voire une conséquence.

Ce colloque a pour but d’analyser dans les sources les usages du terme de race, dans le contexte français depuis le XVIIe siècle, qui marque le début de la colonisation esclavagiste menée par des élites marchandes avec le soutien de la monarchie. Il s’agira dans un premier temps de voir comment les termes de race, mais aussi de sang, auquel le premier est initialement étroitement lié, sont utilisés, avant même le début de la colonisation. Depuis quand et comment les sources utilisent-elles des expressions telles que « noblesse de sang », « noblesse de race », « race des Carolingiens »… Quels sont les usages de ces termes dans le discours religieux, nobiliaire, zootechnique ? Quelles sont les grammaires de l’usage du mot race avant même que l’esclavage ne se développe dans les colonies françaises ?

Le développement de l’esclavage colonial et l’arrivée de personnes « non-blanches » sur le territoire du Royaume de France créent-ils des usages nouveaux du terme, selon quelle fréquence ? Avec le développement des enfants nés de la fréquentation légitime ou non entre personnes d’origine européenne et personnes africaine ou d’ascendance africaine, l’expression « sang-mêlé » est largement employée dans les colonies, mais aussi dans le Royaume de France.

Alors que le terme de race semble assez peu utilisé dans les sources portant sur les colonies avant la Révolution française, son usage devient beaucoup plus fréquent après celle-ci. Quelles incidences le développement des idées abolitionnistes a-t-il sur l’usage du terme « race » ? Lors de la première (1794), puis de la seconde abolition (1848) la mise en place de la citoyenneté pour les libres de couleur puis pour les esclaves aurait dû supprimer la hiérarchie juridique selon la couleur de peau. Le développement de l’usage du terme de « race » dans les sources portant sur les colonies n’est-il pas la manifestation de la mise en place d’un nouveau système de domination inégalitaire, fondé sur des inégalités supposées « naturelles entre les hommes » ? On reviendra aussi sur le jeu complexe des présences et des absences de la catégorie de race, au cours de ce qui constitue à la fois le moment maximal de l’institutionnalisation et de la diffusion d’un savoir anthropologique sur les races humaines, de la banalisation de la catégorie de race pour décrire les groupes humains dans l’espace public, et, en parallèle, une nouvelle phase de colonisation, fondée sur un modèle d’exploitation et de domination non-esclavagiste, entre la colonisation de l’Algérie (1830) et l’apogée de l’empire colonial français sous la 3e République.

La période qui suit la 2de Guerre mondiale et les politiques ouvertement racistes de la période vichyste et exterminatrices de l’occupation allemande, ainsi que la phase de décolonisation qui s’ouvre dans les années 1950-1960 sont marquées par un ensemble de transformations, complexes, ambiguës, et encore relativement mal étudiées, notamment pour le cas français, des usages antérieurs de la notion de race. D’un côté, les usages antérieurs de la race se trouvent remis en cause, au nom de la science, certains prônant l’abandon d’un terme liée aux pires idéologies du XXe siècle; d’autres estimant qu’il convient de distinguer entre un usage scientifique, légitime, refondé autour de l’étude des groupes sanguins et la génétique, de ses détournements idéologiques et politiques. Comme diverses études le montrent désormais, on est loin d’une remise en cause unanime de la notion de race du côté des sciences biomédicales dans les années 1950-1960. Si le concept se transforme effectivement, et se trouve particulièrement remis en cause dans les années 1970-1980, les usages perdurent et le retour d’une conception biologique de la race, particulièrement marqué Outre-Atlantique depuis les années 2000, doit être situé dans cette perspective. D’un autre côté, le terme est aussi approprié par les sciences sociales qui, notamment dans la suite des enquêtes lancées par l’UNESCO après 1945, se focalisent sur les rapports sociaux entre des races avant tout définies par des mécanismes sociologiques et sur le racisme entendu dans un sens large de discriminations, stigmatisations ou préjugés liés à un certain nombre de caractères essentialisés et naturalisés. En parallèle, une série de mouvements défendant un « racisme anti-raciste » ou un « racialisme » stratégique se développent, qui font de la race une arme (à double tranchant, peut-être) dans un combat politique pour l’émancipation et la reconnaissance. Il s’agira d’examiner certains des enjeux et des problèmes liés à ces évolutions.

Il s'agit par la diffusion de connaissances scientifiques de déconstruire la scientificité du concept de race et de ses hiérarchies en analysant dans les sources comment ces mécanismes se sont mis en place. Il s'agit d'analyser la manière dont depuis des décennies, les sciences sociales, mais aussi les sciences exactes luttent pour déconstruire, mais aussi, parfois, reconstruire la catégorie de race.Ces rencontres s’intègrent dans le Grand séminaire d’histoire des Outre-mer, séminaire annuel entre des chercheurs de l’hexagone et de l’Outre-mer qui dans sa programmation pluriannuelle s’intéresse aux questions de la couleur et la race. Lors de son avant-dernière session en Martinique en 2016, le séminaire s’était interrogé sur l’articulation entre couleur et liberté.

Ce Grand séminaire d’histoire des Outre-mer devra permettre les échanges entre historiens, anthropologues, philosophes, historiens de l’art, juristes, généticiens, biologistes. Il se limitera au cas français, mais les comparaisons avec d’autres exemples seront les bienvenus.

Le Grand séminaire d’histoire des Outre-mer se veut un lieu d’échanges entre chercheurs, mais aussi avec tous les publics.


Vendredi 24 janvier 2020 | 8 h 45 – 12 h 30
Salle Dussane École normale supérieure 45, rue d'Ulm, Paris 5e

Présentation du colloque, Intervention des personnalités

Race et sang dans les dictionnaires et imprimés (XVIII-XIXe siècles)

Érick Noel, université des Antilles
Du sang au sang mêlé : les occurrences d'un terme et de ses dérivés dans la production littéraire des Lumières
Discutante : Marion Godfroy, chercheuse associée à l’IHMC (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne).

Pierre Serna, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
La question de la racialisation et l’animalisation des Africains dans les dictionnaires d’histoire naturelles de 1765 à 1844 à partir d’une étude sémantique des entrées.
Discutant : Pierre Boulle, université McGill, Montréal,

L’usage de la race dans les colonies esclavagistes françaises (XVII-XIXe siècles)
Frédéric Régent, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Usage du terme race dans les sources des Antilles avant l'abolition de l'esclavage
Discutant : Jean-Paul Zuniga, EHESS.

Bruno Maillard, chercheur associé à l'université de La Réunion
Usage du terme race aux Mascareignes avant l'abolition
Discutante : Anne Lafont, EHESS


Vendredi 24 janvier 2020 | 14 h 30 – 18 h
Salle E012 École normale supérieure 24, rue Lhomond, Paris 5e

Race, sang et pouvoir dans le royaume de France (XVII-XVIIIe siècles)

Elie Haddad, CRH (CNRS, EHESS)
Sang, race, ancienneté : distinction et conflits de légitimité dans la noblesse française au XVIIe siècle
Discutant : Jean-Frédéric Schaub, EHESS,

Christy Pichichero, George Mason University
Race, pouvoir, et intersectionnalité en France au XVIIIe siècle
Discutante : Silyane Larcher, CNRS

La race en France au XIXe siècle

Claude-Olivier Doron, université Paris-Diderot
La race chez les libéraux et les saint-simoniens dans le 1er XIXe siècle en France
Discutant : Bernard Michon, université de Nantes

Carole Reynaud-Paligot, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
La racialisation de l'identité nationale : la race gauloise au XIXe siècle
Discutant : Clément Thibaud, EHESS

Samedi 25 janvier | 2020 8 h 45 – 12 h
Amphithéâtre II B Centre Panthéon, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne 12 place du Panthéon Paris 5e

Race et deuxième empire colonial
Éric de Mari, université de Montpellier
La race dans le droit colonial du second empire colonial
Discutant : Fredrik Thomasson, Uppsala University, Suède

Christelle Lozère, université des Antilles
L'usage de race dans l'exposition des colonies fin XIXe début XXe siècle.
Discutant : Jean-François Klein, université du Havre

L’usage du mot race dans les « vieilles colonies » avant 1939

Dominique Chathuant, chercheur associé au CERHiC, EA 2616 (URCA-université de Reims)
Les parlementaires noirs, la race et le sang, au premier XXe siècle
Discutante : Cécile Bertin, université des Antilles,

Caroline Seveno, université des Antilles
Le milieu enseignant en contexte colonial et l'usage du mot race d'après le rapport du congrès intercolonial de 1932
Discutant : Vincent Cousseau, université de Limoges


Samedi 25 janvier 2020 | 14 h 30-18 h 30
Amphithéâtre II B Centre Panthéon, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne 12 place du Panthéon Paris 5e

La race sans le racisme

Anne Ulrich-Girollet, université de Bourgogne
L'usage du terme race dans les écrits de Schoelcher
Discutant : Emanuelle Sibeud, Université Paris 8

Claude Blanckaert, CNRS
Race sans racisme ? Les dialectiques du Musée de l'Homme (1930-1960).
Discutant : Alain Froment, Muséum d’Histoire naturelle

Sortir de la race après 1945

Angéline Escafré-Dublet, université Lumière Lyon 2
Pratiques de distinction. L'identification des Français musulmans d'Algérie dans les recensements de 1954 et 1962.
Discutant : Jean-Luc Chappey, université Paris 1 Panthéon-Sorbonn,

Pierre Darlu, Muséum national d’Histoire naturelle, CNRS
Du sang à l'ADN, qu'en est-il de la race ?
Discutante: Magali Bessone, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Conclusions
Jean-Luc Bonniol, université Aix-Marseille
Claude-Olivier Doron, université Paris-Diderot


Participation libre dans la limite des places disponibles.

Contact : Frédéric Régent, Maître de conférences à l’école d’Histoire de la Sorbonne, IHRF-IHMC (CNRS, ENS, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne).Frederic.regent@univ-paris1.fr