dimanche 19 mai 2019

La colonie familiale pour aliénés de Dun-sur-Auron

Un village pour aliénés tranquilles 

Juliette Rigondet


Editeur : Fayard (15 mai 2019)
Collection : Divers Histoire
Broché: 312 pages
Langue : Français
ISBN-13: 978-2213702100


À la fin du xixe siècle, face à la faillite de l’asile où l’on retient, plus qu’on soigne, les « aliénés » dans des établissements surpeuplés, des psychiatres réfléchissent à une solution alternative. Pourquoi ne pas faire sortir de ces hôpitaux les « incurables tranquilles » en les installant, contre rétribution, dans des familles, à la campagne ?
Le conseil général de la Seine décide, en 1891, de tenter l’expérience. Un an plus tard, la petite ville de Dun-sur-Auron, dans le Cher, est choisie pour accueillir, « à titre d’essai », la première « colonie familiale pour aliénés » en France. L’essai est si concluant que le nombre de familles prêtes à héberger des patients augmente de façon exponentielle. En 1913, la colonie de Dun compte plus de 1 000 malades mentaux pour environ 4 000 habitants. Appelé aujourd’hui « Accueil familial thérapeutique », ce mode de soins existe toujours à Dun, même si les patients y sont moins nombreux qu’autrefois.
En s’appuyant sur les archives hospitalières et sur des témoignages de patients, de familles d’accueil, de villageois, Juliette Rigondet raconte l’histoire de ce lieu à part dans la psychiatrie française et reconstitue l’existence de ces hommes et de ces femmes qui ont fait partie, jusqu’à leur mort, de la vie quotidienne des Dunois. Elle nourrit ainsi la réflexion sur ce que notre société fait des « fous » et de l’Autre.

Juliette Rigondet est journaliste, auteure (Le Soin de la terre, Tallandier, 2016) et anime des ateliers d’écriture littéraire. Elle a passé son enfance, en grande partie, à Dun-sur-Auron.

Congrès de la BSHM

British Society for the History of Medicine 28th Biennial Congress

Call for papers


11th-14th September 2019
at the M Shed in Bristol, UK

All interested are welcome to attend and to submit abstracts for 15-minute oral presentations and posters.

Themes
The Congress has 4 themes:
  • History of Medicine at Sea
  • History of Medicine in the West of Britain
  • History of Health Care Education
  • History of Mental Illness and Mental Disability

These themes are not exclusive. Papers and posters on any aspect of the history of medicine are also welcome.

Abstracts
Abstracts for oral presentations and posters are invited. Abstract submission will close on 31st May 2019. Abstracts will be peer reviewed and authors notified by 7th July.

See https://bshm.org.uk/congress-information/information-for-presenters/.

Keynote speakers
12/9/2019
Professor Mark Harrison (Director, Wellcome Unit for the History of Medicine, Oxford)
“Samaritans of the Sea: Duty, Disease and Privation in the Black Sea, 1854-6”

Professor Gareth Williams (Emeritus Professor of Medicine, Bristol University)
“Edward Jenner: saint and sinner?”

13/9/2019
Sir Simon Wessely (Regius Professor of Psychiatry, Kings College, London)
“Shell shock- gone but not forgotten?”

14/9/2019
Dr Cherry Lewis (author of “The Enlightened Mr Parkinson”)
“James Parkinson: Medical Educator in the Early 19th Century”

Further details are on our website http://bshm.org.uk/ where you can find information on how to register an interest, register as a delegate and submit abstracts. This will be done using our dedicated conference site at https://www.conftool.org/bshm2019/


Congress enquires to: bshm.congress@gmail.com

samedi 18 mai 2019

La politique du sport et de l'éducation physique en France pendant l'Occupation

La politique du sport et de l'éducation physique en France pendant l'Occupation

Édité par Jean-Pierre Azéma 

Avant-propos de Marianne lassus, Patrick Clastres


Édition Première édition
Éditeur INSEP Éditions
Support Livre broché
Nb de pages 324 p. Bibliographie .
ISBN-13 9782865802333


En mars 2002, une commission d'historiens dirigée par Jean-Pierre Azéma remettait à la ministre Marie-George Buffet un rapport sur la politique du sport et de l’éducation physique pendant l’Occupation. En voici la publication tant attendue. À la fin des années 1990, la France est marquée par ce qu’Henry Rousso a appelé « le syndrome de Vichy »: à la suite du discours de Jacques Chirac commémorant la rafle du Vel d’Hiv’ en juillet 1995, les différents gouvernements appellent au devoir de mémoire. Des historiens sont alors convoqués comme experts pour examiner la responsabilité de l’Église dans le soutien apporté au milicien Paul Touvier (commission René Rémond) ou celle de l’État dans la spoliation des biens Juifs (commission Mattéoli). À l’automne 1998, alors que débute à Bordeaux le procès Papon, Marie-George Buffet exprime, à son tour, le vœu que le sport et l’éducation physique n’échappent pas au devoir de mémoire. Douze historiens interrogent ici la spécificité et l’unité de la politique du sport sous Vichy, le rôle de l’occupant, les continuités et les ruptures avec le Front populaire et la Libération. Les images font revivre les pratiques et les spectacles sportifs sous l’Occupation dans toute leur ambivalence. Le sport a certes permis une authentique sociabilité juvénile, mais elle est circonscrite par la présence de l’occupant ou par les ambitions moralisatrices de la Révolution nationale. Et les champions sportifs couraient aussi pour un « filet garni »: ils étaient donc, comme la plupart des Français, ni des héros, ni des salauds. Le sport n’a pas non plus été épargné par l’antisémitisme: les champions Alfred Nakache et Victor Young Perez sont déportés à Auschwitz. Le « moment Vichy » fut également crucial pour la structuration du secteur « Jeunesse et Sport » (administration centrale et déconcentrée, corps d’inspecteurs). 
Un avant-propos et une bibliographie mise à jour accompagnent la publication de ce rapport.

Les politiques européennes du médicament vétérinaire

Les politiques européennes du médicament vétérinaire

Offre de post-doctorat en sociologie ou science politique


Laboratoire Irisso – Université Paris-Dauphine
Place du Maréchal de Lattre de Tassigny – 75775 Paris cedex 16
www.irisso.dauphine.fr


Projet ANR JCJC « AMAGRI » (Antimicrobiens en agriculture : acteurs, pratiques, conflits)
Coordonné par N. Fortané (IRISSO – CNRS, INRA, Université Paris-Dauphine, PSL)

L’utilisation des antibiotiques en élevage est aujourd’hui fortement controversée dans la mesure où elle contribue au développement de bactéries résistantes dangereuses pour la santé humaine (problème dit de l’« antibiorésistance »). Des politiques publiques sont actuellement mises en oeuvre, au niveau français comme européen, pour renforcer l’encadrement des conditions d’usage, de prescription et de vente des antibiotiques en médecine vétérinaire.
Le projet AMAGRI vise à comprendre comment s’est historiquement installée, et est aujourd’hui remise en cause, l’utilisation intensive des antibiotiques en élevage. Il réunit une équipe d’historien.ne.s, de sociologues et de politistes qui étudient les politiques de régulation du marché du médicament vétérinaire et les dynamiques professionnelles du secteur de la santé animale. Une description du projet est disponible ici : https://ritme.hypotheses.org/6901
L’objectif de ce post-doctorat est d’analyser la genèse et la mise en oeuvre du nouveau règlement européen sur les médicaments vétérinaires, et de l’actuel plan d’action stratégique de la Commission Européenne sur l’antibiorésistance. Le travail pourra se concentrer sur divers aspects à définir avec l’équipe AMAGRI, comme la mobilisation de la profession vétérinaire à l’échelle européenne, les stratégies de l’industrie pharmaceutique et les recompositions du marché du médicament vétérinaire européen, ou encore les controverses internationales relatives à la définition du problème de l’antibiorésistance en élevage.
***
Cette recherche requiert de solides compétences en sociologie politique, sociologie économique et/ou STS. Une bonne connaissance des politiques européennes et des politiques de santé publique et/ou animale sont un atout supplémentaire. Les candidats doivent être titulaires d’un doctorat de sociologie ou de science politique. De nombreux déplacements à l’étranger (pris en charge par le projet ANR) sont à prévoir. La pratique courante de l’anglais est impérative.
Le contrat post-doctoral commencera en septembre ou octobre 2019, pour une durée de 24 mois. Le ou la candidat.e recruté.e sera hébergé.e au laboratoire IRISSO, basé à l’université Paris-Dauphine. Le salaire brut mensuel sera de 2338,33 € ou 2511,71 € en fonction de l’expérience (statut IR, fonction publique contractuelle) et l’abonnement Navigo est pris en charge à 50%.
***
Les dossiers de candidature doivent comporter un CV, deux publications ou chapitres de thèse et une lettre de motivation (2 pages) expliquant comment le ou la candidat.e compte, au regard de son parcours, s’approprier la thématique de recherche. Ils doivent être envoyés avant le 14 juin 2019. Des entretiens oraux avec les candidat.e.s admissibles auront lieu à l’université Paris-Dauphine le jeudi 4 juillet 2019 (le déplacement à Paris sera pris en charge). Le jury qui examinera les dossiers et fera passer les auditions est composé de Delphine Berdah (EST), Marc-Olivier Déplaude (IRISSO) et Nicolas Fortané (IRISSO).
Les dossiers de candidature (et/ou toute demande d’information complémentaire) sont à adresser à Nicolas Fortané : nicolas.fortane@inra.fr.

vendredi 17 mai 2019

Auguste Bébian et les Sourds

Auguste Bébian et les Sourds : le chemin de l'émancipation


Fabrice Bertin


Editions de l’INSHEA
Collection: Recherches
Date de parution: mars, 2019
ISBN 978-2-36616-066-6



Figure mythique pour les uns et méconnue pour les autres, Auguste Bébian (1789-1839) reflète l’ambivalence d’une histoire des Sourds tantôt reconnue, tantôt ignorée. Dans le sillage de l’abbé de l’Épée, dont la postérité a retenu le nom et qui a démontré l’éducabilité des personnes sourdes à grande échelle, cet homme a pourtant été l’acteur d’un bouleversement sans précédent, qui dépasse en bien des aspects le cadre éducatif. L’objectif de cette recherche sur Auguste Bébian, qui combine de façon inédite éléments biographiques et analyse de sa pensée, n’est pas de déconstruire le mythe, mais au contraire de tenter de décrypter les messages dont celui-ci est porteur, et de saisir ce qu’il nous apprend indirectement sur les Sourds.

Né en Guadeloupe en 1789, c’est sur l’autre rive de l’océan Atlantique, en France, que ce personnage-clé a accompli la majorité de son destin. Accueilli à l’Institution nationale des sourds-muets de Paris au tout début du xixe siècle, sa fréquentation quotidienne des pensionnaires a fait de lui le premier locuteur entendant maîtrisant parfaitement la langue des signes, langue naturelle des personnes sourdes, ainsi que la culture qui lui est inhérente. Devenu enseignant, il n’aura de cesse de défendre la langue des signes en tant que système linguistique à part entière, afin d’éveiller l’intelligence des enfants sourds, dont « nous ne prêtons pas plus attention qu’à la lumière du soleil qui nous éclaire tous les jours » : ses nombreuses publications témoignent d’une considérable modernité, inégalée à ce jour.

Dans la chaîne des événements qui conduit les Sourds à l’émancipation, incarnée plus tard par Ferdinand Berthier, cette étude montre combien l’impulsion d’Auguste Bébian fut un maillon déterminant, bien qu’inversement proportionnel à sa discrétion.

Fabrice Bertin est professeur d’histoire-géographie. Docteur en histoire, il est aujourd’hui professeur associé à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris où il contribue activement à la recherche autour des Deaf Studies.

Prochaine séance de la Société Française d'Histoire de la Médecine

Prochaine séance de la Société Française d'Histoire de la Médecine

La salle du Conseil de l’ancienne Faculté de Médecine
12 Rue de l’École de Médecine, 75006 Paris

le SAMEDI 19 Mai 2019 À 14 h 30

Séance habituelle :
Présentation et élection des candidats,
Informations générales, analyses et présentation d’ouvrages

Communications :

Jean-François HUTIN Les « mélanges » d’Ernest Barthez (1811-1891)

Jean-Marie GILGENKRANTZ Alberto Giacometti : son dossier médical à travers ses
médecins


Danielle GOUREVITCH & Jacques CHEVALLIER Portraits de momies… Iconodiagnostic des portraits du Fayoum


jeudi 16 mai 2019

Le dernier numéro de Social History of Medicine

Social History of Medicine 

Volume 32, Issue 2, May 2019


ORIGINAL ARTICLES

A Sixteenth-century Physician and His Patients: The Practice Journal of Hiob Finzel, 1565–1589
Michael Stolberg


Roy Porter Student Prize Essay Figuring Pictures and Picturing Figures: Images of the Pregnant Body and the Unborn Child in England, 1540–c.1680
Rebecca Whiteley

Reading Plague in Seventeenth-century London
Vanessa Harding

The Pugs and the Elephant: Dr Botkin and the Professional and National Identity of Physicians in the Russian Court
Elina Sopo

Industrial Fatigue and the Productive Body: the Science of Work in Britain, c. 1900–1918
Steffan Blayney

‘Long Live the Bottle’: The Rise of the French Bottle-feeding Industry in the Nineteenth Century
Gal Ventura

Truby King’s Women: Four Australian Case Studies
Philippa Mein Smith

Behind Asylum Walls: Studying the Dialectic Between Psychiatrists and Patients at Montreal’s Saint-Jean-de-Dieu Hospital during the first half of the Twentieth Century
Isabelle Perreault; Marie-Claude Thifault

A Chemical Revolution as Seen from below: The ‘Discovery’ of Neuroleptics in 1950s Paris
Benoît Majerus

BOOK REVIEWS

Alison Klairmont Lingo (ed), Stephanie O’Hara (trans), Louise Bourgeois: Midwife to the Queen of France: Diverse Observations
Timothy D Walker

Steven King, Sickness, Medical Welfare and the English Poor, 1750–1834
Samantha Williams

Erin Sullivan, Beyond Melancholy: Sadness and Selfhood in Renaissance England
Christopher Tilmouth

John Chircop and Francisco Javier-Martinez (eds), Mediterranean Quarantines, 1750–1914. Space, identity and power
Alex Chase-Levenson

Hans Pols, Nurturing Indonesia. Medicine and Decolonisation in the Dutch East Indies
Leo van Bergen

Isabel Blázquez Ornat, El Practicante: El Nacimiento de una Nueva Profesión Sanitaria en España
Agata Ignaciuk

Liping Bu, Public Health and the Modernization of China, 1865–2015
Mary Augusta Brazelton

Leslie Topp, Freedom and the Cage: Modern Architecture and Psychiatry in Central Europe, 1890–1914
Sarah Marks

Tania Woloshyn, Soaking up the Rays
Fabiola Creed

Ida Milne, Stacking the Coffins: Influenza, War and Revolution in Ireland, 1918-19
Niall Johnson

Angela Ki Che Leung and Izumi Nakayama (eds), Gender, Health and History in Modern East Asia
Ka-Che Yip

Katerina Gardikas, Landscapes of Disease. Malaria in Modern Greece
Vassiliki Theodorou

Henry Berman and Hannah Dashefsky, Teens and Their Doctors: The Story of the Development of Adolescent Medicine
Andrew Burchell

Shelley McKellar, Artificial Hearts: The Allure and Ambivalence of a Controversial Medical Technology
Lesley A Sharp

Richard A. McKay, Patient Zero and the Making of the AIDS Epidemic
Victoria A Harden

Peter Cryle and Elizabeth Stephens, Normality: A Critical Genealogy
Efram Sera-Shriar

Cent ans de sous-reconnaissance des maladies professionnelles

Cent ans de sous-reconnaissance des maladies professionnelles (1919-2019)


Colloque 


Amphithéâtre Simone Veil, Sciences Po
28 rue des Saints-Pères 
Paris, France (75007) 

Mercredi 19 et jeudi 20 juin 2019



La loi du 25 octobre 1919 instaure en France le droit à la réparation forfaitaire des maladies professionnelles. Elle étend le « deal en béton »1 établi par la loi de 1898 sur l’indemnisation des accidents du travail à de nouveaux maux affectant les corps ouvriers : en contrepartie de leur immunité civile, les employeurs acceptent l’automaticité d’une indemnisation forfaitaire des salariés lésés. Ceux-ci bénéficient d’une présomption d’imputabilité au travail des maladies réglementairement définies comme « professionnelles », leur épargnant la charge de la preuve. Un système de « tableaux » précise la liste des pathologies indemnisables et les conditions administratives à remplir pour avoir droit à la reconnaissance d’une maladie professionnelle. 

Jamais ce compromis n’a totalement satisfait les parties, du fait notamment de l’impuissance à obtenir l’interdiction de l’usage des poisons pour les salariés, et des réticences des employeurs à reconnaître de nouvelles maladies. Cent ans après l’adoption de la loi de 1919, la sous-reconnaissance des maladies professionnelles reste patente, comme l’illustre le cas des cancers. Plus de deux millions de salariés français sont exposés à des produits cancérogènes sur leur lieu de travail, et on estime que 4 à 8% des cancers survenant chaque année en France sont imputables à ces expositions, soit 14 000 à 30 000 cas. Pourtant, moins de 2 000 cancers professionnels sont reconnus chaque année, dans leur très grande majorité (plus de 80%) en lien avec une exposition à l’amiante. Cette situation a maintes fois été pointée par des rapports publics, et s’est même institutionnalisée depuis deux décennies à travers le versement d’une compensation financière par la branche accidents du travail et maladies professionnelles (AT-MP) à la branche maladie de la sécurité sociale. Malgré cette prise en compte formelle d’une sous-reconnaissance de l’origine professionnelle de nombreuses maladies chroniques, les principes fixés en France pour la reconnaissance des maladies professionnelles n’ont évolué qu’à la marge en un siècle. 

Ce colloque se donne pour but de tirer les enseignements d’un siècle de sous- reconnaissance des maladies du travail. Il invite pour cela des chercheurs en sciences sociales français et étrangers, ainsi que des acteurs des politiques publiques de prise en charge des maladies professionnelles. Ces regards croisés éclaireront l’histoire de la prise en charge sociale des maladies du travail, ainsi que les débats contemporains qui entourent leur reconnaissance, alors que deux rapports parlementaires récents tentent de donner une nouvelle actualité à ces questions.




Mercredi 19 juin 2019

9h Accueil

9h15 Introduction de la journée

9h30 - 13h Le moment 1919 : la reconnaissance des maladies professionnelles et ses limites
Discutante : Anne Rasmussen (Centre Alexandre Koyré)

Judith Rainhorn (Professeure d’histoire, Université Paris 1, CHS) : En quoi le tableau n°1 sur le saturnisme est-il la matrice de la (sous-) reconnaissance des maladies professionnelles ?

Anne Marchand (Postdoctorante au Giscop 93, Université Paris 13, associée à l’IDHES/Evry) : La catégorie « cancer professionnel »: une construction conflictuelle. Un éclairage par les archives de la commission des maladies professionnelles

Éric Geerkens (Professeur d’histoire, Université de Liège) : Le Fonds de prévoyance en faveur des victimes des maladies professionnelles ou la réparation amputée des maladies professionnelles (Belgique, 1927-1963)

Paul-André Rosental (Professeur d’histoire, Sciences Po, Centre d’histoire) :  Reconnaître la silicose : un problème sisyphien

14h - 17h30 Les frontières des maladies professionnelles
Discutant : Nicolas Hatzfeld (IDHES, Evry)

Ada Avila Asunçao (Professeure de Santé Publique, Faculté de Médecine, Université Fédérale de Minas Gerais, Brésil) et Emmanuel Henry (Professeur de sociologie, Université Paris-Dauphine IRISSO) : Connaissances et ignorances scientifiques dans l’établissement des listes de maladies professionnelles indemnisables. Une comparaison sud-américaine

Catherine Cavalin (Chargée de Recherche en sociologie, CNRS, Université Paris-Dauphine IRISSO) :(Ré-)émergence des maladies de la silice cristalline : silicoses aiguës et maladies auto-immunes des travailleurs de la pierre artificielle, à l’heure de nouvelles réglementations sur la silice 

Marie Ghis Malfilatre (Postdoctorante en sociologie, INSERM) :Usages, arènes, enjeux autour du tableau n°6 sur les rayonnements ionisants

Rémy Ponge (Docteur en sociologie, chargé d’étude au Giscop 84, chercheur associé au PRINTEMPS et au LEST) : Connaissances scientifiques et inaction publique : l’impossible reconnaissance de la santé mentale en maladie professionnelle

Jeudi 20 juin 2019

9h30 - 13h Usages et mésusages des catégories juridico-administratives
Discutant : Pascal Marichalar (IRIS)

Alfredo Menéndez-Navarro (Professeur d’Histoire des sciences, Université de Grenade, Espagne) : The under-recognition of asbestos-related diseases in Spain, 1962-2011

Jean-Noël Jouzel et Sylvain Brunier (Chargés de Recherche CNRS, CSO), Giovanni Prete(Maître de Conférence, Université Paris 13, IRIS) : La médecine hospitalière et la reconnaissance des maladies professionnelles : le cas des hémopathies

Delphine Serre (Professeure de sociologie, Université Paris Descartes, CERLIS) : Les acteurs aux prises avec la reconnaissance des maladies professionnelles dans les tribunaux : logiques profanes versus stratégies juridiques 

Marion Gaboriau (Doctorante en sociologie, CSO) : De la fabrication de la preuve à la décision. Reconnaissance, droit et usage de la maladie professionnelle dans la Fonction Publique Territoriale. 

14h - 16h30 Table ronde : les enjeux des transformations actuelles
Animateurs : Emmanuel Henry (IRISSO) et Jérôme Pélisse (CSO)

Isabelle Baldi (Epidémiologiste, Maîtresse de Conférence à l’Université de Bordeaux)

Henri Bastos (Adjoint au directeur de l’évaluation des risques, ANSES)

Eric Beynel (Porte-parole de l’Union syndicale Solidaires, sous réserve)

Roland Masse (Ancien président de la Commission Maladie Professionnelle du COCT)

Marie Pascual (Médecin du travail, membre de l’Association nationale de défense des victimes de l’amiante, ANDEVA)


Inscriptions
Information et inscription sur : www.cso.edu ou www.irisso.dauphine.fr

Comité scientifique
Sylvain Brunier (CSO),
Catherine Cavalin (IRISSO),
Emmanuel Henry (IRISSO),
Jean-Noël Jouzel (CSO),
Jérôme Pélisse (CSO)

Coordinateurs
Emmanuel Henry (IRISSO) et Jérôme Pélisse (CSO, membre du comité scientifique du CHATEFP)

Ce colloque est organisé avec le soutien du CSO, de l’IRISSO, du CHATEFP et du programme RegulRisk financé par PSL (ANR-10-IDEX-0001-02).