samedi 27 avril 2019

Bourses de la Maison Française d'Oxford

Chercheurs invités en Histoire des sciences et des techniques - Maison Française d’Oxford - Hilary Term (Janvier-Mars) 2020 

Appel à candidature


La Maison Française d’Oxford souhaite accueillir annuellement des chercheurs invités dans le domaine de l’histoire des sciences et des techniques pendant Hilary term, traditionnellement huit semaines entre mi janvier et mi-mars du calendrier universitaire de l’université d’Oxford (durée possible du séjour jusqu’à 3 mois, de début janvier à fin mars). Les candidatures pour 2020 (un court projet de recherche -maximum 1000 mots -et un CV, en français et en anglais) sont à envoyer avant le 1er juillet 2019 à l’intention du Comité d’histoire des sciences de la Maison Française d’Oxford qui les examinera (secretary@mfo.ac.uk). Ce programme s’adresse aux candidat(e)s titulaires d’un poste permanent en France. Le chercheur invité prendra part aux activités scientifiques de la Maison Française en collaboration avec le Centre for the History of Science, Medicine and Technology de l’université d’Oxford. Elle/il donnera un séminaire au Centre ainsi qu’une conférence publique à la Maison Française.Pendant la durée de son séjour, elle/il disposera d’un logement sur place, d’un poste de travail ainsi que de l’accès aux bibliothèques d’Oxford. Le trajet (un aller-retour) sera également pris en charge dans le cadre de ce programme. Pour tout renseignement complémentaire veuillez contacter marie-aline.thebaud-sorger@history.ox.ac.uk

vendredi 26 avril 2019

Techniques, stratégies et alimentation pour temps de guerre

Techniques, stratégies et alimentation pour temps de guerre

Ludovic LALOUX, Gersende PIERNAS (coord.)
Artefact n° 09




Format et nombre de pages : 17 × 24 cm - 374 p.
+ un cahier couleur 16 pages
Parution le 16 mai 2019 
N° ISBN : 978-2-8107-0623-5

Lors des conflits contemporains, voient le jour des initiatives techniques novatrices ou de nature à s’inspirer de pratiques anciennes afin d’augmenter les volumes de productions agricoles ou d’adapter des recettes face à la pénurie et aux restrictions, de veiller à un conditionnement plus particulièrement adapté à la conservation des produits et des mets, et enfin de mettre en place les transports les plus adéquats destinés à nourrir au mieux le plus grand nombre de personnes tout en cherchant à garantir la sécurité de la chaîne alimentaire. Dans quelle mesure l’État parvient-il, ou non, à organiser un nouveau système de répartition des vivres ? Comment les entreprises se transforment-elles et participent-elles aux modifications qui marquent la société ? Quels problèmes techniques et sanitaires doivent être résolus afin de répartir les denrées ? L’impact des nouveautés techniques demeure-t-il effectif lors du retour à la paix ? Les textes de ce dossier apportent des éclairages pour répondre à ces questions.

Ludovic LALOUX est maître de conférences HDR en histoire contemporaine à l’université de Bordeaux, et membre du Centre de recherches sur les économies, les sociétés, les arts et les techniques (CRESAT) de l’université de Haute-Alsace.

Gersende PIERNAS est chargée d’études documentaires aux Archives nationales du monde du travail (ANMT) où elle est responsable du département « Archives d’entreprises ».

Année : 2018
Réf. : ARTEF 09

L'histoire sociale des résistances envers la médecine académique

Amateurs, alternatifs, médecins. Relire l’histoire sociale des résistances envers la médecine académique (XIXe-XXe siècles)

Conférence de Hervé Guillemain (Le Mans Université) 

Mercredi 8 mai 2019 à 17h
au Pavillon Paul-Gérin-Lajoie de l’Université du Québec à Montréal
salle N-8510.

Pour la sixième et dernière séance de sa nouvelle saison dédiée à la notion de résistance(s), le cycle de conférences « La santé en débat. Recherches francophones en sciences humaines et sociales sur la santé », organisé par Alexandre Klein (Université Laval), Gabriel Girard (ESPUM) et Pierre-Marie David (Université de Montréal) dans le cadre des activités du réseau Québec Sciences Sociales et Santé (Q3S) est heureux de recevoir Hervé Guillemain (Le Mans Université) pour une conférence intitulée "Amateurs, alternatifs, médecins. Relire l’histoire sociale des résistances envers la médecine académique (XIXe-XXe siècles)"



L’historien de la santé, lorsqu’il est attentif à la rationalité des acteurs qu’il étudie, peuple son récit de figures et de collectifs qui peuvent ne pas avoir droit de cité/de citation. Qu’ils aient été considérés comme marginaux dans le paysage des pratiques de soin ou comme amateurs dans le champ de la science académique, ceux-ci n’ont souvent d’existence que dans des histoires parallèles qui prennent souvent la forme de "contre-histoire". Faut-il considérer ces personnages de second rang, anti-héros dans l’histoire de la médecine, comme des résistants à un ordre médical dominant ? Ces non professionnels sont pourtant des acteurs clés du champ de la santé dont les parcours très variés s’inscrivent certes parfois en opposition avec le monde académique, mais aussi en relation avec lui. A travers divers exemples tirés des XIXe et XXe siècles cette conférence a pour objectif de proposer une relecture de cette histoire des marginaux, des alternatifs et des amateurs en esquissant des développements dans l'histoire politique, religieuse et l’histoire du genre qui permettront de contextualiser et peut être de redéfinir les formes de résistance à la médecine académique. La conférence sera appuyée sur une présentation du dernier numéro de Histoire, médecine, santé (14, 2019) Pour en finir avec les médecines parallèles (http://pum.univ-tlse2.fr/~no-14-Pour-en-finir-avec-les~.html) et sur une présentation du projet ANR Amateurs en science 1850-1950 (ANR 18-CE27-0027).



Conférence organisée en partenariat avec le réseau de recherche Historiens de la santé

jeudi 25 avril 2019

La Belle-Époque des amours fétichistes

La Belle-Époque des amours fétichistes 

Martina Díaz Cornide


Éditeur: Classiques Garnier
Collection / Revue: Études romantiques et dix-neuviémistes, n° 88
Date de parution: 10/04/2019
Nombre de pages: 417
ISBN: 978-2-406-08275-0


En 1887, Alfred Binet nomme une tendance sexuelle : le fétichisme. Devenue le centre d’explorations nombreuses, cette perversion est, dans cet ouvrage, réinscrite dans son contexte d’émergence grâce à l’analyse de textes littéraires, psychologiques, pornographiques ou psychiatriques qui lui sont consacrés pendant la Belle Époque.

Le goût de l'archive audiovisuelle

Le goût de l'archive audiovisuelle à l'ère numérique

Appel à communications


Nombre d’historiens familiers des sources écrites reconnaissent le rôle que tient le « goût de l’archive » dans leurs recherches, c’est-à-dire le plaisir lié à l’appréhension du document dans sa matérialité. Mais alors que les sources audiovisuelles ont progressivement conquis leur légitimité, les chercheurs ont rarement mis des mots sur la relation qu’ils entretiennent avec les images et les sons, ou leurs divers supports d’enregistrement et dispositifs de lecture. La réflexion sur la matérialité de ces archives, en dehors des milieux professionnels de la conservation, semble cantonnée à l’histoire des techniques et des médias - elle reste largement impensée dans la plupart des études qui mobilisent ces sources.

Cet angle mort entrave la compréhension de l’impact, pour la recherche, des politiques de numérisation massive des archives audiovisuelles, ou de l’enjeu de collecte en temps réel des flux audiovisuels, nés numériques et désormais accessibles via une diversité de terminaux.

Comment les chercheurs se sont-ils emparés de cet immense terrain de fouille ?

Le colloque sera l’occasion de faire le point sur la reconfiguration des pratiques de recherche par le numérique – poursuivant une réflexion précédemment esquissée dans un ouvrage en ligne[1] et une journée d’études[2] en l’appliquant aux sources audiovisuelles.

Appréhende-t-on les collections numériques et numérisées différemment de celles conservées sur support analogique ? Cette distinction a-t-elle un sens, ou le numérique n’est-il qu’un support supplémentaire de sauvegarde, succédant à bien d’autres (copie sur film, bande magnétique, etc.) ? Les archives de l’audiovisuel « né numérique » (plateformes vidéos, productions de vidéastes Web, Webdocumentaires, Webradio, etc.) modifient-elles les pratiques de recherche sur des sources audiovisuelles ? Quel peut être « le goût de l’archive » à l’heure de sa « discrétisation », de sa transformation en (big) data, et de son analyse par les outils de l’intelligence artificielle ? 

On pourra s’interroger sur ce qui disparaît, lorsque l’on n’a plus accès au(x) premier(s) support(s) d’enregistrement, mais aussi montrer les multiples opportunités qu’offre le numérique pour l’appréhension du son et de l’image, en termes :

- de facilité d’accès, d’écoute et de visualisation ;

- d’accès à une qualité d'origine retrouvée par la restauration et l'étalonnage ;

- de définition d’objets et sujets de recherche ; 

- de constitution de corpus et de mise en relation de diverses collections ;

- d’analyse de corpus et de bases de données ;

- de valorisation des résultats de recherche..

Le colloque sera ouvert aux partages d’expérience, avec une dimension réflexive et dans la mesure où ils permettent de problématiser la question de l’archive audiovisuelle numérique, mais aussi à la présentation de démarches plus expérimentales et prospectives, permettant d’imaginer ce que sera, demain, la place de l’archive audiovisuelle dans le travail du chercheur.

Le format des interventions sera résolument dynamique et court (15 minutes), afin de privilégier l’échange entre les participants, et les présentations devront être appuyées sur des images.


[1] Né de l’initiative de Frédéric Clavert et Caroline Muller (voir http://www.gout-numerique.net/le-gout-de-larchive-a-lere-numerique-a-propos), plusieurs articles de ce projet «Le goût de l’archive à l’ère numérique» ont ensuite été publiés dans La Gazette des archives n° 253 (2019-1).



Informations pratiques

Le colloque aura lieu à Paris, à l’INHA, les 9 et 10 décembre 2019.

Les propositions de communications (3000 signes maximum) devront être accompagnées d’une présentation de l’auteur (300 signes + renvoi vers une page personnelle le cas échéant) à Géraldine Poels gpoels@ina.fr avant le 20 juin 2019.

Les réponses seront envoyées aux auteurs au plus tard le 26 juillet 2019.


Comité scientifique :

Frédéric Clavert (C2DH, Université du Luxembourg)

Sylvie Lindeperg (HiCSA, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Agnès Magnien (INA)

Caroline Muller (Tempora, Université Rennes 2)

Valérie Schafer (C2DH, Université du Luxembourg)


Contact/informations : Géraldine Poels : gpoels@ina.fr - 01 49 83 30 14

mercredi 24 avril 2019

La Philosophie de la biologie avant la biologie

La Philosophie de la biologie avant la biologie. Une histoire du vitalisme

Wolfe Charles

Éditeur: Classiques Garnier
Collection / Revue: Histoire et philosophie des sciences, n° 20
Date de parution: 17/04/2019
Nombre de pages: 514
ISBN: 978-2-406-08072-5


Ce travail présente le matérialisme des xviie-xviiie siècles comme l’opposé d’une métaphysique des forces vitales imaginée par la suite. Tant le matérialisme que le vitalisme cherchent à saisir les déplacements scientifiques postérieurs à la révolution scientifique, qui aboutissent à la « biologie » à la fin du xviiie siècle.

Les sources macabres

Les sources macabres

Appel à communication

Journée d’études
Université de Lausanne
14 novembre 2019

Eram quod es ; eris quod sum. Rappel macabre, s’il en est, de toute fin qui attend l’Homme. « J’étais ce que tu es ; tu seras ce que je suis » lui rappelle sa condition : sans cesse confronté à la mort, essayant tantôt de la dompter, de la conjurer, de l’éloigner ou au contraire de la rendre plus visible, présente aux côtés des vivants. Ces relations fluctuantes traversent les époques, mais n’en sont pas moins diverses et multiples, suivant les circonstances et les civilisations.

Dans son travail sur le passé, chaque historien·ne est confronté·e à des sources macabres, en lien avec la mort ou le deuil. D’abord réservé aux seules danses médiévales peintes, dans un contexte de fin de guerre de Cent ans, également marqué par la peste et de multiples crises frumentaires et climatiques, l’adjectif « macabre » en est ensuite venu, par extension, à désigner tout ce qui a trait au domaine funéraire ; voire ce qui est simplement sinistre. C’est dans son acception liée à la mort que la présente journée d’études se propose de l’aborder.

Les sources concernées sont aussi nombreuses que variées, qu’elles soient textuelles et/ou épigraphiques (testaments et inventaires après décès ; artes moriendi ; consignations de cérémonies funéraires ou des dépenses afférentes ; listes de défunts ou de condamnés à mort ; poèmes et pièces de théâtre ; sans oublier les avis de décès, les éloges funèbres et épitaphes) ; iconographiques (enluminures, peintures, sculptures ; urnes est et monuments funéraires ; photographies) ; musicales (chants et compositions funéraires, requiem) ; archéologiques (fouilles de cimetières et charniers). En outre et comme pour toute source, se pose la question de leur abord : comment traiter ces sources spécifiques ? Comment les analyser, au vu de contextes de créations parfois très particuliers, en situations de crise ? Quels apports les nouvelles technologies donnent-elles à leur étude ? À leur éventuelle reconstitution ?

Ces sources macabres, leur analyse et leur traitement sont donc ce que la cinquième journée d’études de l’AJCH propose à la joyeuse réflexion des jeunes chercheurs, suivant les différents axes que voici :

Axe 1 : Anticiper et préparer la mort
- Dans quel(s) contexte(s) apparaissent les sources macabres ? Sont-elles, suivant les circonstances, le fruit de longs préparatifs ? Ou sont-elles créées dans l’urgence ? Et auquel cas, quels sont les changements et évolutions en temps de crise ?
- Sont-elles prévues pour un personnage en vue, renommé ? Pour un simple particulier ? Pour un groupe ? Avec quelles caractéristiques respectives ?
- Comment prépare-t-on la mort ? Comment prépare-t-on sa propre mort ? De ce point de vue, quelle prégnance a la préoccupation de « bien » mourir ?
- En particulier, comment finance-t-on son trépas et ses obsèques à venir ? Comment en garantit-on la bonne exécution ?

Axe 2 : Annoncer et célébrer la mort
- Quand et comment annonce-t-on la mort ? Quelle importance ont les mots et les gestes pour rendre publique la mort, mais aussi célébrer la vie du défunt ?
- Quels sont les rapports au corps sans vie ? Que révèlent les diverses pratiques, du rituel de l’embaumement à l’inhumation ou à l’incinération, ces choix eux-mêmes étant parfois sujets à débat au sein des familles et/ou des sociétés ?
- Suivant les pratiques, quels sont les rites adoptés et leur évolution ?
- Quels sont le rôle et la place des pompes funèbres ?
- Que nous disent ces sources des rapports à la mort : entre les rites de démonstration de la tristesse communs à plusieurs époques et cultures jusqu’aux rites balinais interdisant les larmes pour ne pas empêcher l’âme du mort de s’élever ?
- Comment se déroule le deuil : quelles formes prend-il, pour quelle durée et avec quelles obligations à l’égard du défunt et suivant les contraintes sociales et religieuses ?
- Enfin, autour du trépas : qui contribue à l’annonce et à la célébration des morts ? Est-ce la seule famille ? Suivant les contextes, quel est le rôle des serviteurs ? Des amis ? De la communauté urbaine ou villageoise ? Des diverses sociétés et des divers mondes auxquels le défunt a pu appartenir (politique, économique, culturel) ?

Axe 3 : Requiescant in pace ?
- Comment traite-t-on et entretient-on la mémoire des défunts ? Suivant leur rang ? Et/ou les dispositions qu’eux-mêmes ont prises ?
- Comment les honore-t-on et à ce titre : dans quelle mesure font-ils partie du quotidien ?
- Au contraire, dans quelles circonstances et comment supprime-t-on le souvenir de certains défunts ? Dans quelle mesure l’historien·ne parvient-il·elle, ou pas, à restituer ceux-ci ?
- Quelle place occupent les personnages disparus et de fait, non considérés comme défunts, bien qu’ils le soient réellement tels (soldats, marins seulement disparus à titre officiel) ?
- Quelle place occupent les défunts ? Sont-ils à l’écart de l’urbs, tels les trépassés de la Rome antique ? Sont-ils inhumés à proximité des vivants ?
- Concernant les arts autour de la mort : dans quelle mesure la représente-t-on ? L’écrit-on ? La chante-t-on ?
- La mort inspire-t-elle la provocation ? Le génie artistique ?
- Concernant les défunts eux-mêmes : comment les représente-t-on ? À quels monuments ont-ils droit (ou pas), en particulier dans les cas de mort de masse ?
- Concernant les animaux : comment traite-t-on leur mort et leur mémoire ? Leur donne-t-on une nouvelle vie ? Selon quelle hiérarchie et selon quels critères ? Comment traite-t-on de ce bestiaire animal dans d’éventuelles collections ?

Axe 4 : Les rapports à la mort et aux comportements ordaliques des pratiques physiques et sportives
- Quelles sont ces pratiques qui touchent à la mort ou à un comportement associé à celle-ci ?
- Comment se représentent ces pratiquants face et autour de ces pratiques ? Comment sont-ils représentés dans les sources ?
- Y a-t-il une course à la dangerosité, au mortuaire, au sein de ces pratiques ?
- Dans ce cadre spécifique, que dire des morts subites ?
- Comment les gouvernements interviennent-ils pour les encadrer ? À différentes échelles de pouvoir, des relations de proximité avec la mort sont-elles entretenues par le biais de pratiques physiques et sportives ?

Cette journée d’étude, organisée par l’Association des Jeunes Chercheurs en Histoire (AJCH), est dédiée aux jeunes chercheurs et chercheuses – doctorant·e·s et docteur·e·s – en histoire, histoire du droit, histoire de l’art et archéologie, histoire du sport et étude des civilisations, travaillant sur toutes les périodes. Elle devrait faire l’objet d’une publication.

Les propositions de contributions, d’environ 3 000 signes, accompagnées d’un CV de deux pages maximum, sont à envoyer à l’adresse ajchsources2019@gmail.com, avant le 31 mai 2019.

Le résultat des sélections des propositions de contribution sera connu au début de l’été.


Organisation :
- Romain Chasles (CRHIM – Université de Lausanne),
- Fanny Giraudier (LARHRA – Université Lumière Lyon 2),
- Marjolaine Lémeillat (CRHEC – Université Paris Est-Créteil),
- Cyril Mallet (ERIAC – Université de Rouen Normandie / Justus-Liebig-Universität-Giessen),
- Paul Maurice (SIRICE – Sorbonne Université / Universität des Saarlandes).

mardi 23 avril 2019

Grossesse et accouchement dans le monde moderne

Pregnancy and Childbirth in the Premodern World. European and Middle Eastern Cultures, from Late Antiquity to the Renaissance

C. Gislon Dopfel, A. Foscati, C. Burnett (eds.)


Brepols
XXIV+357 p., 38 b/w ill., 2019
ISBN: 978-2-503-58055-5


This volume of contributions from international scholars offers a cross-cultural and multi-period analysis of pregnancy and childbirth traditions in Western and Middle Eastern cultures. The studies focus on the ideas, practices, and visual representations surrounding pregnancy and birth-giving from Late Antiquity to the Renaissance and offer the reader the possibility of observing the perception, representation, and theoretic paradigm of these events in a wide range of cultural contexts. The collection fits within multiple traditions of specialized scholarship, yet its scope suggests a geographically global approach and a new, multicultural methodology that encompasses a wide range of practices, historical periods, and topics. On one hand, it participates in the well-established medical, historical, and iconographic discourse on childbirth and family that has enticed much interest over the last two decades; on the other, its unique thematic structure includes cultures and periods previously ignored in similar collections of essays. The articles span from Northern Europe to the Mediterranean, the Middle East, and India, and connect the experience of childbirth to the exchanges of knowledge, religious beliefs, and social practices. With its variety of topics and specializations, the volume encourages a global comparative approach to the cultural narrative surrounding the activities and attitudes connected to conception and birth, paying particular attention to material culture, religion, history, and iconography, as well as to the exchange and dispersion of medical knowledge.


Costanza Gislon Dopfel, PhD, is Professor of Italian Culture and Chair of the Department of Art and Art History at Saint Mary’s College of California.

Alessandra Foscati, PhD in Medieval History is research fellow at the Beni Culturali department of Bologna University and at SISMEL (Società Internazionale per lo Studio del Medioevo Latino), Florence.

Charles Burnett, PhD, LGSM is Professor of the History of Arabic/Islamic Influences in Europe at the Warburg Institute, University of London, and Co-Director of the Centre for the History of Arabic Studies in Europe. Table of Contents



Preface — CHARLES BURNETT

Indroduction — COSTANZA GISLON DOPFEL

Part 1: Cultural Exchanges and Transmission of Knowledge

Educating the Midwife. The Role of Illustration in Late Antique and Medieval Obstetrical Texts — FRANCESCA MARCHETTI

Pregnancy and Birth in Middle-Persian Zoroastrian Literature: The Exchange of Knowledge between India, Iran, and Greece in Late Antiquity — PAOLO DELAINI

Tracing the Maternal Body in Medieval Muslim Gynaecological Texts — KATHRYN KUENY

Calculating Birth: Abraham Ibn Ezra’s Role in the Creation and Diffusion of the Trutina Hermetis — SHLOMO SELA

Part 2: Birth, Death, and Magic

Mother and Child: Archaeological Evidence of Childbirth Complications in Medieval Normandy — ARMELLE ALDUC-LE BAGOUSSE, CÉCILE CHAPELAIN DE SERÉVILLE-NIEL, and RAPHAËLLE LEFEBVRE

'Girde hyr wythe thys mesure’: Birth Girdles, the Church, and Lollards — MARY MORSE

Prayer as Obstetric Practice at Thirteenth-Century La Cambre — SARA RITCHEY

Retracing Childbirth Through Hagiographical Texts and Canonization Processes in Italy and France between the Thirteenth and Sixteenth Centuries — ALESSANDRA FOSCATI

Part 3: Lying-in and Holy Birth: Tradition, Iconography, and Political Statement

‘Lying-in’ in High Medieval England — FIONA HARRIS-STOERTZ

Mary and Eve: The Permanence of the First Mother in Armenian Apocryphal Infancy Gospels — VALENTINA CALZOLARI

Mystras’ Byzantine Frescoes: The Political Message in the Iconography of the Birth of Mary — ANTONELLA PARMEGGIANI

Holy Mothers and Vanished Nativities: Maternal Art as Female Visual Epic in Quattrocento Florence — COSTANZA GISLON DOPFEL

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