mercredi 1 avril 2026

En l'honneur de George Weisz

Histories of Medicine: A Workshop in Honour of George Weisz



May 13, 2026
SSoM, 3647 Peel, Don Bates Seminar Room, 101



13:00-13:30 Introduction

13:30-14:15 Raúl Necochea López (Chapel Hill) "A Nearly Disavowed Oral History Adventure with Medical Students"

14:15-15:00 Clare Herrick (King’s College London)

15:00-15:15 Coffee

15:15-16:00 Shelley McKellar (Western University)

16:00-17:00 Mary Hunter (McGill University)

17:00-17:15 George Weisz (McGill University)

17:15 Reception

mardi 31 mars 2026

Les premières femmes médecins

Place aux femmes ! Les premières femmes médecins

Journée d’étude 

Le 3 avril 2026
Halle aux Farines, 10 | Salle 064E – 16 rue Françoise Dolto, 75013 Paris


À l’occasion de l’exposition « Place aux femmes ! Les premières femmes médecins » à découvrir prochainement à la BU Grands Moulins, faisons le point sur cette thématique. En effet, depuis une trentaine d’années, médecins, sociologues, historiennes et historiens ont œuvré pour sortir ces pionnières de l’oubli et mieux les faire connaître. Qui étaient-elles ? Quels ont été leurs combats ? Pourquoi les premières femmes médecins ont-elles durablement servi de modèle aux femmes désireuses de s’émanciper ?

Les intervenantes et intervenants de cette journée d’étude permettront de faire découvrir les multiples parcours et héritages de ces femmes médecins, en croisant les approches disciplinaires et les perspectives.

Inscription

Programme de la journée

Matin (9h30 à 12h)9h30 : Accueil
 
9h50 à 10h : Mot de bienvenue

> Session 1 – Études et vie professionnelle

10h à 10h40 : La femme médecin : sa raison d’être au point de vue du droit de la morale et de l’humanité (Augustine Girault, 1868) : état des lieux d’un débat à la veille de l’accès des femmes au doctorat en médecine – Nathalie Sage-Pranchère, Laboratoire SPHERE, CNRS

10h40 à 11h20 : Être femme et médecin au quotidien : des premières au tournant de la Première Guerre mondiale – Amélie Puche, post-doctorante, Institut des humanités en médecine (CHUV-UNIL)

11h20 à 12h : Médecin et malvoyante : Melania Lipińska (1865-1933), un parcours de résilience, international et atypique – Aude Fauvel, professeure associée, Institut des humanités en médecine (CHUV-UNIL)

12h à 13h30 – Pause déjeuner
Après-midi (13h30 à 18h)

> Session 2 – Le genre « doctoresse » questionné

13h30 à 14h10 – La “nature féminine” comme argument : débats autour de la femme médecin – Natalie Pigeard-Micault, Musée Curie-CNRS

14h10 à 14h50 – De savantes étrangères, fascinantes et inquiétantes : genre et « slavité » dans la réception des étudiantes et docteures en médecine de l’Empire russe à Paris (1868-1914) – Juliette Louvegny, Université de Namur, Aspirante F.R.S.-FNRS

14h50 à 15h30 – Quand les hommes riaient des docteurs en jupons – Agnès Sandras, Université Paris Cité, Direction Générale Déléguée aux Bibliothèques et Musées (DGDBM), Pôle Patrimoine, culture et rayonnement scientifiques (PCRS)

15h30 à 16h – Pause


> Session 3 – Portraits de femmes médecins

16h à 16h40 – Caroline Schultze, médecin aux PTT jusqu’à l’épuisement – Mikhaël Moreau, doctorant, IHM (CHUV-UNIL)

16h40 à 17h20 – Marthe Francillon-Lobre (1873-1956), première interne française : entre parcours prestigieux et héritage discret – Alix Vogel, doctorante, IP (UNIL)

17h20 à 18h – Madeleine Pelletier et Constance Pascal. Les deux premières internes des asiles de la Seine – Pierrette Caire Dieu, psychiatre

Chaque intervention comprend un temps d’échange avec le public.

lundi 30 mars 2026

La matérialité de la psychiatrie

La matérialité de la psychiatrie 



Appel à articles 


Proposition de numéro thématique pour Ethnologie française
Portée par Audrey Higelin-Cruz (Sophiapol, Université Paris Nanterre ; CH Guillaume Régnier) et Agathe Meridjen-Manoukian (ISP, Université Paris Nanterre ; Archives dép. Val-de-Marne)



La psychiatrie est un champ de recherches exploré depuis longtemps. L’étude de cette discipline, de sa pratique et son développement, sont concomitants du développement de la psychiatrie elle-même. Les sociologues de la fin du XIXe siècle questionnent en effet les apports et limites des sciences des maladies mentales dans l’étude des sociétés, l’intégration ou non de la psychologie étant notamment au cœur de la querelle disciplinaire entre Gabriel Tarde et Émile Durkheim. Comme les aliénistes, ensuite appelé-es psychiatres, leurs réflexions s’appuient sur les descriptions de la patientèle asilaire via des bribes d’observations ou des aperçus statistiques souvent issus de la littérature médicale. Les terrains d’observation sont évidemment l’asile, pas toujours facile d’accès, la prison, l’espace public des rues ou encore le cercle restreint des familles qui garde un proche à domicile. Au XXe siècle, Allan Young intègre la méthode généalogique à son ethnographie d’un service psychiatrique prenant en charge des vétérans aux syndromes de stress post-traumatiques (P. Béhague, Lézé, 2015), et Georges Devereux (1970) promeut en France une ethnopsychanalyse influente. Étudiée pour sa fonction politique ou sociale, à la suite de Michel Foucault (1961) et de l’ouvrage séminal d’Erving Goffman (1968 ; traduction française 1975) notamment via l’internement à l’asile, la psychiatrie est aussi interrogée dans sa pratique quotidienne, au ras du sol, des patient-es et des professionnel-les. En filigrane, se dessine toute une impulsion ethnographique attentive aux détails. A la même période, la psychiatrie elle-même s’interroge à l’aide de l’ethnographie : la clinique de Fann à Dakar a été centrale dans le développement d’une ethnopsychiatrie toujours influente, et la psychothérapie institutionnelle se nourrit de sciences sociales (Gallien, Collignon, 2022).

Plus récemment, parmi les recherches qui s’intéressent à la psychiatrie depuis le début des années 2000, nombreuses sont celles qui mobilisent les méthodes ethnographiques (Monjaret, 2001 ; Velpry, 2006 ; Henckes, 2007 ; Moutaud, 2009 ; Moreau, 2017 ; Marques, 2011 ; Tartour, 2021 ; Linder, 2023). A la suite de ces enquêtes, et prenant acte des liens disciplinaires étroits entre ethnographie et psychiatrie évoqués plus haut, cet appel invite à l’étude de la psychiatrie par une méthode ethnographique. Nous invitons plus spécifiquement à interroger et analyser sa matérialité : celle des lieux, celle des corps, celle des objets, l’ensemble sans restriction pour dresser le tableau fin de la psychiatrie saisi par l’ethnographie. D’une manière générale, nous cherchons à savoir ce qui fait, matériellement, la psychiatrie, à la fois comme un terrain matériel particulier et comme un point d’observation de nos sociétés. Comment la psychiatrie est-elle pratiquée et vécue, de manière concrète et jusque dans les chairs intimes, par ses professionnels et ses usagers ? Enfin et parallèlement, comment une étude de la psychiatrie au prisme de sa matérialité permet autant une analyse du quotidien psychiatrique qu’un point d’entrée réflexif sur les méthodes ethnographiques ?

1. L’institution en pratique(s)
Cet axe invite à une ethnographie de la structure au fur et à mesure de son cheminement, jusqu’à la dépasser pour observer la psychiatrie dans l’ensemble de la société. Il conviendra d’y aborder des analyses (dé)ambulatoires : routine(s) et quotidien(s) au-dedans et au-delà de l’hôpital psychiatrique, mais également la matérialité de la psychiatrie dans ses traces les plus tangibles. Qu’est-ce qui touche la psychiatrie et que touche-t-elle à son tour ? Comment se façonne l’environnement psychiatrique ?

Entrée, déambulation, sortie ou séjour plus long : les analyses peuvent porter sur une observation distante ou participante, sur différents moments de la routine médicale ou de ses imprévus, et sur tous les services et espaces constituant l’hôpital psychiatrique : services médicaux bien sûr, mais également administratifs, juridiques, techniques… Il s’agit véritablement de déambuler dans l’hôpital (La Soudière, 2023, Higelin-Cruz, 2024), ce qui peut inclure les dispositifs destinés à ouvrir l’institution sur l’extérieur, en suivant la matérialité du guichet, à la prise en charge, à la sortie. Cette matérialité peut consister dans les objets utilisés pour diagnostiquer, mesurer ou traiter les gestes (Bert et Lamy, 2021), qui sont alors étudiés comme les outils matériels de production de la psychiatrie. Outils de consignation et de classement notamment utiles pour la compilation clinique (Foucault, 1963), pour la statistique scientifique ou évaluative (Cases, Salines, 2004 ; Martin, 2020), et pour l’innovation médicale (Edgerton, 1998 ; Tournay, 2007), les technologies de papier comme supports médico-administratifs ou de tests cliniques permettent une réflexion féconde sur les documents et les archives, leurs formes et usages par l’institution et les fonctionnaires qui s’en saisissent (Gardey, 2008 ; Rossigneux-Méheust, 2018 ; Spire, 2008), et la construction d’une certaine mémoire. L’anthropologie du travail (Arborio, Cohen, Fournier, et al., 2008 ; Hardy, 2013 ; Gardella, 2016 ; Mougeot, 2019) peut, sans exclusive, être une perspective pertinente (Gibert, Monjaret, 2021). Des observations organisationnelles peuvent également permettre une analyse fine des procédures, temporalités et pratiques routinières ou non de l’hôpital psychiatrique (Demailly, Haliday, 2022). Les procédures d’accueil (Dubois, 2010 ; Fassin, 2004 ; Lipsky, 1980) sont évidemment pertinentes, de même que les conditions de sortie de l’hôpital.

Aujourd’hui, en adoptant une perspective microsociologique, il est toujours éclairant d’user du concept d’institution totale forgé par Goffman (1968 ; traduction française 1975), dans ce qu’il a d’heuristique, pour questionner les biais de « détotalisation » (Combessie, 2000 ; Rostaing, 2009) des institutions, et observer la psychiatrie au prisme des dispositifs qui tendent à (ré)introduire du contrôle et de la coercition (Coldefi, Gandré et Rallo, 2022 ; Gansel et Lézé, 2015 ; Génard, Rossigneux-Méheust (dir.), 2023), y compris dans des types de prises en charge d’apparence « détotalisantes » car extra-hospitalières (Moreau et Marques, 2020). Le renouveau de la psychiatrie, à l’œuvre depuis le milieu des années 1950 dans sa conception comme dans sa pratique, autrefois plutôt qualifié de mouvement de « désinstitutionnalisation » (Castel 1981 : Goffman 1989), est ainsi aujourd’hui examiné de manière plus nuancée comme une « déshospitalisation » (Guillemain, Klein et Thifault, 2018) de la psychiatrie. A mesure que l’hôpital psychiatrique développe des modalités de prise en charge ambulatoires et s’inscrit dans une dynamique d’« aller vers », la question se pose d’étudier les mouvements centrifuges et centripètes qui font dialoguer l’intra et l’extrahospitalier dans toutes leurs dimensions (Higelin-Cruz, 2024). Témoins de l’effervescence et de la mobilité de la psychiatrie, les rapports entre la psychiatrie, l’hôpital psychiatrique et son environnement sont enjeux d’analyse.

Cet axe est également particulièrement intéressé par la matérialité de la psychiatrie dans ses manifestations les plus tangibles. A l’intérieur de l’hôpital. L’attention est aussi portée sur les dimensions matérielles de l’espace, des outils et du quotidien psychiatrique (Majerus, 2013), embrassées dans une perspective ethnographique. Dans une dynamique d’ethnographie rétrospective (Artières, 2014), elle l’est également sur les archives, que celles-ci soient légalement conservées et utilisées dans une pratique réglementaire pertinente à observer comme travail de l’institution, ou qu’elles relèvent d’archives plus personnelles et non-officielles : productions thérapeutiques dans des ateliers d’art ou d’expression, exposés parfois dans des espaces institutionnels dédiés comme le musée Arts et Déchirure au centre hospitalier du Rouvray, dessins affichés dans des coins de bureaux ou de couloirs, graffitis laissés sur un mur, archives personnelles, écrits de patient-es, ou encore vêtements et photographies (Artières, 2013 ; Foucault, 1961 ; Jaccard, 2022 ; La ferme du Vinatier et les éditions La Passe du Vent, 2018 ; Scarfone, 2020).

Ainsi, l’architecture des lieux ainsi que la répartition des espaces et des services de l’hôpital est aussi envisagées comme une organisation matérielle et spatiale de la psychiatrie : la circulation de la patientèle et des professionnel-les, les lieux d’accueils ou de traitements, les différentes unités, les espaces professionnels, les lieux réservés à des convivialités plus intimes, et toute alcôve, couloir, vaste salle ou cagibi qui peuvent intéresser l’ethnographie (Higelin, 2011). Cet axe peut également accueillir des réflexions sur les pratiques de ces espaces, en ce qu’ils sont un lieu de vie d’usager-es et/ou de personnel médical aux expériences distinctes du lieu.

2- La corporéité de la psychiatrie

L’hôpital doit être pensé dans les corps, dans la réalité charnelle et incarnée des individus qui y déambulent, interagissent, s’évitent, échangent des blagues, des cigarettes ou des disputes qui ensemble articulent la sociabilité du lieu et l’organisation des services. C’est un lieu de vie, où l’on attend quelqu’un, on regarde la poussière et on se dirige vers la cantine où la table est un nouvel observatoire des sociabilités à l’asile. Cet axe s’intéresse plus spécifiquement aux usager-es de la psychiatrie, au sens large : au sein de l’hôpital ou en dehors, de manière régulière, prolongée ou ponctuelle, s’agissant des patient-es, des pairs ou proches aidants, et ce dans leurs différents degrés d’implication au sein de l’institution et de ses démembrements (Morgiève, Briffault, 2014). Les propositions peuvent étudier les théories et les confronter avec les pratiques des professionnel-les dans leur relation avec les patient-es afin d’en identifier certains critères (Haliday, 2023). Elles peuvent également, dans un mouvement inverse, étudier comment les usager-es se saisissent et comprennent la psychiatrie. L’interaction entre ces deux approches, soit les dynamiques d’adaptation et d’ajustement, sont aussi pertinentes.

Dans l’hôpital psychiatrique, et plus largement les établissements de santé et d’assistance sociale, se croisent au fil du temps des profils et des trajectoires distincts. Des études se sont centrées sur les enfants (Coffin, Le Bras, 2021) et adolescent-es (Coutant, 2012), sur les personnes âgées (Rossigneux-Méheust, Derrien, 2026) sur les patient-es d’origine étrangère (Sicot, Touhami, 2015 ; parfois avec interprètes : Pian, Hoyez, Tersigni, 2018) ou en parcours migratoire (Petit, Wang, 2018 ; Saglio-Yatzimirsky, Wolmark, 2018), sur les militaires traumatisé-es (Derrien, 2015; Young, 1995) ; et sur bien d’autres figures qui peuvent être étudiées selon diverses catégories autant que réunies comme une population usagère de l’hôpital participant à construire sa réalité quotidienne.

Le quotidien de la psychiatrie échappe en partie à ses règles directes ouvrant notamment la possibilité à des adaptations secondaires. Nous invitons ainsi à réfléchir aux catégories plus discrètes de ce monde social : quelles sont les relations intimes entre les individus ? Quid de la sexualité ? De la colère ? Comment ces relations et ces émotions fabriquent concrètement la psychiatrie, créent des espaces divisés jusque dans les agencements des lieux – en isolant certaines personnes ou en créant des espaces de solidarité ? Outre les catégories administratives et psychiatriques qui permettent de saisir ces personnes, comme le fait déjà en partie l’institution, cet axe invite à rappeler la réalité corporelle des vies, en chair et en émotion, qui se rencontrent et façonnent ensemble l’asile et la psychiatrie contemporaine. L’ethnographie de l’espace inclut une observation des corps, dans les isolements comme dans les interrelations, dans les files d’attente pour les médicaments comme dans les groupes des réfectoires de cantines ou dans les espaces à soi qui se bricolent à l’hôpital (Goffman, 1973). Enfin, la question des corps morts dans l’institution peut aussi être soulevée, en interaction ou non avec les vivants (Bernard, 2018 ; Schepens (dir.), 2013).

3- Ethnographie et psychiatrie : apports réciproques et mises en tension

A première vue, un hiatus pourrait être pointé entre une discipline comprise historiquement comme étant tournée vers le psychisme, le mental, et une ethnographie qui insiste sur tout ce qui paraît d’abord mis de côté, jusque dans les points triviaux d’une nappe de table ou d’une cigarette échangée. Il apparaît toutefois, au prisme de l’ethnographie mais aussi d’une grande partie des professionnels de la psychiatrie, que la matérialité du quotidien est bien centrale pour appréhender la psychiatrie d’une part et pour comprendre ses vécus intimes pour une partie du corps social d’autre part.

La question est aussi méthodologique, comme l’a soulevé l’introduction : qu’est-ce que l’ethnographie permet de saisir de la psychiatrie, en spécificité ou en dialogue avec d’autres méthodes et approches disciplinaires ? La psychiatrie est-elle un terrain ethnographique comme un autre ? Qu’est-ce que l’ethnographie permet précisément d’étudier en psychiatrie et, à rebours, qu’est-ce que le terrain psychiatrique nous apprend des méthodes ethnographiques ?

Dans une approche plus réflexive et historique, les sciences humaines et sociales, notamment l’anthropologie et la sociologie, sont traversées en Europe occidentale par des tensions méthodologiques qui sont à l’avenant des transformations du champ de la psychiatrie en tant que discipline médicale, questionnant leurs concepts et postulats fondamentaux et les éprouvant à d’anciens objets et de nouvelles approches. Des recherches en sciences sociales mobilisent justement le temps long pour saisir les pratiques et théories à l’œuvre dans l’hôpital psychiatrique (Castel, 1976 ; Quétel, 2012 ; Von Bueltzingsloewen, 2010) : comment l’historicité de la psychiatrie française peut être révélée par une approche ethnographique, et, dans l’autre sens, comment la longue durée peut éclairer des pratiques contemporaines ethnographiques ? Nous invitons notamment, comme l’étude relative à la clinique de Fann à Dakar évoquée plus tôt, à des enquêtes pluridisciplinaires ou transdisciplinaires mêlant les terrains et objets ethnographiques et psychiatriques, étudiant comment les deux disciplines peuvent dialoguer voire s’hybrider, ou restituant les conditions historiques et sociales des liens entre les deux.

Dans les caractères les plus intrinsèquement ethnographique de la psychiatrie, par exemple à l’échelle plus directe du colloque singulier entre médecin et patient, l’ethnographie peut suivre les modalités d’une décision médicale visant à être partagée, d’une éthique médicale laissant place à la volonté du patient, ou plus largement observer l’organisation des soins qui peuvent laisser à la patientèle des initiatives thérapeutiques : art-thérapie ou organisation de groupe d’entraide mutuelle (GEM). L’ethnographie peut ainsi permettre d’éprouver par l’observation de la pratique les rhétoriques contemporaines qui promeuvent les savoirs expérientiels et la prise en compte de l’avis de la personne soignée, et plus généralement une horizontalisation des soins dans les rapports entre professionnel-les et patientèle (Jouet, Greacen, 2012).

Calendrier :

* Les propositions de contributions (titre et résumé de 5 000 à 6 000 signes, en français ou en
anglais) sont à envoyer pour le 15 avril 2026 aux coordinatrices de ce numéro :
Elles doivent présenter les principaux axes de démonstration, les matériaux empiriques
mobilisés et être assorties d’une notice bio-bibliographique de l’auteur.
* Les textes définitifs (de 35 000 à 70 000 signes max., espaces et bibliographie compris) sont
attendus pour le 23 septembre 2026.
* La publication de ce numéro d’Ethnologie française est prévue fin 2027.


BIBLIOGRAPHIE

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Artières, Philippe, Clinique de l’écriture, La Découverte, 2013.
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Castel, Robert, La gestion des risques : de l’anti-psychiatrie à l’après-psychanalyse, Éditions de Minuit, 1981.
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Rostaing, Corinne, « Interroger les changements de la prison. Des processus de déprise et de reprise institutionnelle », Tracés. Revue de Sciences humaines, 17, 2009, p. 89-108.
Saglio-Yatzimirsky, Marie-Caroline et Wolmark, Laure, « Santé mentale des exilés en France : entre impuissance et créativité », Revue européenne des migrations internationales, vol. 34, n° 2 et 3, 2018.
Scarfone, Marianna, « Entre uniforme et effets personnels. Les vêtements des patients des hôpitaux psychiatriques au milieu du XXe siècle », Modes Pratiques. Revue d’histoire du vêtement et de la mode, 4, 2020, p. 121-135.
Schepens, Florent (dir.), Les soignants et la mort, Erès, coll. « Clinique du travail », 2013.
Sicot, François et Touhami, Slimane, « Des dispositifs de soin spécifiques pour les patients d’origine étrangère ? », Empan, vol. 98, n° 2, 2015, p. 101-108.
Spire, Alexis, « 3. Histoire et ethnographie d’un sens pratique : le travail bureaucratique des agents du contrôle de l’immigration », Anne-Marie Arborio éd., Observer le travail. Histoire, ethnographie, approches combinées, La Découverte, 2008, p. 61-76.
Tartour, Tonya, L’administration du désordre. Gouverner l’hôpital psychiatrique depuis les années 1980, thèse pour l’obtention du doctorat en sociologie, Institut d’Etudes Politiques de Paris, 2021.
Tournay, Virginie, La gouvernance des innovations médicales, Presses Universitaires de France, 2007.
Velpry, Livia, L’expérience sociale de la maladie mentale : être un patient à long terme en psychiatrie de secteur, thèse pour l’obtention du doctorat en sociologie, Université Paris 5, 2006.
Von Bueltzingsloewen, Isabelle, « Un fol espoir thérapeutique ? L’introduction de l’électrochoc dans les hôpitaux psychiatriques français (1941-1945) », Annales historiques de l’électricité, vol. 8, n° 1, 2010, p. 93-104.
Von Bueltzingsloewen, Isabelle, « Deux expériences enfantines de séparation familiale. Itinéraires croisés de Raymond et de Claude pendant et après la Seconde Guerre mondiale », Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière », vol. 24, n° 1, 2022, p. 33-47.
Young, Allan, The Harmony of Illusions: Inventing Post-Traumatic Stress Disorder, Princeton University Press, 1995.

dimanche 29 mars 2026

Bourse de doctorat de l'Université de St. Gallen

PhD position History of Science, History of Technology, Environmental History (70%)

Call for applications


University of St. Gallen, Switzerland
Application deadline: 30 April 2026  

 Conversational German skills are required.

We are hiring a PhD student in the History of Science, History of Technology and/or Environmental History of the 19th or 20th century. The position is available from 1 June 2026. We welcome applications from individuals with a master's degree in history or related fields and an interest in independent research.

The position offers ample research time in a stimulating environment, transparent supervision structures provided by Professor Dania Achermann and Professor Caspar Hirschi, and space for your own ideas and projects. In addition to working on your dissertation, the job description includes a limited amount of assistant and teaching supervision tasks. There is also the possibility of additional paid teaching. The position is initially limited to three years and can be extended for a further two years after successful completion of the pre-study.

The dissertation can be written in English or German, but German language skills are required for active participation within the department.

We look forward to receiving applications from motivated ealy career researchers who are enthusiastic about the history of science, technology and/or the environment and who would like to actively participate in our regular colloquia at the Department of History.
 

Application deadline: 30 April 2026 

Start date: 1 June 2026 

 Required documents: Letter of motivation, CV, certificates, and a sample of academic writing (seminar paper or Master's thesis)

You can find more information about this position on the University of St.Gallen job portal: https://jobs.unisg.ch/offene-stellen/promotionsstelle-m-w-d/314df227-e433-426a-992a-7de22340abe5

We look forward to receiving your application and working together on exciting historical research questions!

samedi 28 mars 2026

Médecine, musées et communication scientifique au XIXe siècle

Medicine, Museums, and Science Communication in the Nineteenth Century 

Call for papers

Hosted by the International Nineteenth-Century Studies Association (INCSA)

Satellite Conference at the Medical Museion, University of Copenhagen, 20 July 2026

The International Nineteenth-Century Studies Association (INCSA) invites proposals for a satellite conference to be held on 20 July 2026 at the Medical Museion, University of Copenhagen. This one-day event takes place in conjunction with the INCSA 2026 bi-annual conference in Washington, D.C. The satellite conference will be held in a partially hybrid format, with participation possible both in person at the Medical Museion and online. The day will conclude with an keynote by Katherine Ott and Lilla Vekerdy of the Smithsonian Institution.

The INCSA 2026 conference is organized around the themes of Revolution, Revelation, and Reconciliation, with a focus on the nineteenth century. This satellite event engages these broader themes through a focused exploration of medicine, medical museums, and science communication. Situated within a medical museum, the conference foregrounds questions of how medical knowledge was communicated to the public through objects, images, exhibitions, and other interpretive practices, including how difficult, contested, or ethically challenging histories are presented and interpreted for contemporary audiences.

The nineteenth century was marked by significant transformations in medicine and the life sciences. New clinical practices, experimental cultures, institutional forms, and visual traditions reshaped understandings of the body, disease, health, and healing. These developments were communicated beyond professional communities through museums, exhibitions, lectures, popular publications, and material collections. Medical museums in particular functioned as spaces where scientific knowledge, public education, cultural values, and experiences of pain, harm, and vulnerability intersected.

We invite papers that explore the communication of medicine and the life sciences in the nineteenth century, with particular attention to museums and other public facing institutions. Contributions may consider how medical knowledge was translated into objects, images, narratives, and displays, how audiences engaged with these forms, and how museums functioned as sites for negotiating authority, education, cultural meaning, and the legacies of medical practices in the present.


Topics may include, but are not limited to:

  • Medical museums, collections, and exhibitions in the nineteenth century
  • The visual and material culture of medicine and the life sciences
  • Public medicine, popular science, and medical education
  • Practices of collecting, classifying, and displaying medical objects
  • Communication of medical risk, uncertainty, and expertise
  • Medicine, museums, and imperial or transnational contexts
  • Ethical questions and controversy surrounding medical display
  • Gender, race, class, and the body in medical communication
  • The legacies of nineteenth century medical museums and science communication


We welcome proposals from scholars, curators, museum professionals, historians, educators, and researchers working across disciplines. Comparative, interdisciplinary, and practice oriented perspectives are encouraged.

Presentations may be delivered in English or Danish.

Submission guidelines

Abstracts of up to 300 words should clearly outline the proposed paper’s argument, sources, and relevance to the conference themes. Please include a short biographical note of up to 100 words.

Deadline for abstract submissions is 31 March 2026. Decisions regarding acceptances will be communicated shortly thereafter.

Submission portal: https://forms.gle/n3L5gkycWXnegcrD6

Conference details
Date: 20 July 2026
Venue: Medical Museion, University of Copenhagen + online
Languages: English and Danish



Confirmed keynote presentation by Katherine Ott and Lilla Vekerdy

Understanding 19th Century Embodiment Through Medical Material Culture

This virtual component of the conference is a live stream from the Smithsonian’s National Museum of American History, featuring 19thcentury medical instruments from the collection. Dr. Ott will explore the sensory world of human health as experienced by medical practitioners and those seeking care that is revealed through the study of the objects they used.

Dr. Katherine Ott is a curator in the Division of Medicine and Science at the Smithsonian’s National Museum of American History. She is the author or editor of three books and has published widely on the history of medicine, the history of disability, and the use of material culture. Dr. Ott has worked at the museum for over twenty years and collected a range of artifacts, from artificial skin and assistive devices to hypodermic syringes, veterinary instruments, and acupuncture needles.

Lilla Vekerdy has been the head of the Special Collections Department at the Smithsonian Libraries and Archives since 2008, where she oversees rare materials in 16 library research centers, and also serves as the curator of Physical Sciences Rare Books. She earned master’s degrees in Literature & Linguistics as well as in Library Sciences in Budapest, Hungary in 1984, and completed her doctoral coursework in Medieval and Renaissance History at Saint Louis University in St. Louis, Missouri in 2005. Her research interest and publications are in the history of science and medicine, as well as in rare book and manuscript studies, and often cover the overlay of both realms.

Contact Information


Nanna Katrine Lüders Kaalund

Contact Email
nanna.kaalund@sund.ku.dk

URL
https://in-csa.com/wp-content/uploads/2026/03/Copenhagen_Satellite-Conference_2…

Minorités diabolisées

Minorités diabolisées ? Construire l’autre dans l’Europe médiévale

Appel à communications

Journée d’étude CUSO médiévale - 19 mai 2026, Université de Neuchâtel


« Otherness offered the reader or beholder an ambiguous representation, a deeply equivocal
image of social meanings contrary to the concept of clear division or firm limit. Precisely
because alterity, I argue, was not always reducible to the terms of the self-same, perceptions
of the same in the different gave way to perceptions of the different in the same. In the
images of alterity […], the transformative power of otherness reveals the extent to which
social and individual bodies continually interchange with the world across porous
boundaries. » – UEBEL Michael, « Introduction: The Uses of Medieval Alterity », in :
Ecstatic Transformation: On the Uses of Alterity in the Middle Ages, New York : Palgrave
Macmillan US, 2005, p. 2.


Dans l’Europe médiévale, la construction des normes sociales s’accordait à l’autorité du
christianisme. En effet, le discours théologique occupait une place prépondérante parce qu’une
grande majorité du savoir médiéval – philosophique et scientifique – était produit dans un contexte
religieux, mais également parce que la recherche, constituée d’une élite intellectuelle chrétienne
mâle, englobait la quasi-totalité des connaissances du monde. Pour asseoir son pouvoir grandissant,
l’Église s’oppose à d’autres groupes troublant un ordre social idéalisé, ces autres établis comme leurs
opposants : considérés comme des communautés minoritaires dans les sources, ils peuvent être des
groupes religieux, mais également sexuels ou de genre, ou encore raciaux. Cette lutte contre l’altérité
se diffuse dans la culture par le biais de textes ou d’images. Comment sont désignés et caractérisés
ces autres ? Pourquoi minoriser certains groupes en particulier ? La thématique de l’autre peut être
déclinée de bien des façons, en questionnant par exemple la définition de l’autre à travers le Moyen
Âge. Comment se construit-il durant l’Antiquité tardive ? Est-ce que l’autre est toujours le même
durant l’entièreté du Moyen-Âge ? Cette journée d’étude sera consacrée à une approche
interdisciplinaire autour de l’autre imaginé par les discours occidentaux dominants : sa construction,
son image, sa considération, sa transmission dans la culture et sa réception dans l’Europe médiévale.

Les doctorant·e·s des sciences humaines et sociales (historien·ne·s, historien·ne·s de l’art,
historien·ne·s de la littérature, historien·ne·s des religions, anthropologues, ethnologues, etc…)
travaillant sur la période médiévale sont donc encouragé·e·s à proposer des communications sur
les thématiques suivantes :

  • Les groupes sexisés (par exemple les femmes, personnes intersexes, homosexuel·le·s, personnes transgenres, prostitué·e·s, …)
  • Les groupes sociaux racisés (les personnes non-blanches)
  • Les communautés religieuses (par exemple les hérétiques, cathares, sarrazins, musulmans, juifs, polythéistes…)

Les communication dureront 20 à 25 minutes et seront suivies d’une discussion commune puis une
table ronde avec les deux intervenants invités : Dr. Clovis Maillet (EHESS) et Prof. Frédéric Amsler
(UNIL). Les propositions de communications devront être envoyées avant le 1er avril 2026 à
l’organisateur·ce de la journée, à savoir Inès Rieille (ines.rieille@unine.ch). Chaque candidature
devra comprendre un résumé de la communication (env. 300 mots), ainsi qu’un CV académique
synthétique (1 page maximum).

vendredi 27 mars 2026

Bourses de la bibliothèque de Yale

Research Travel Grant at Yale's Medical Historical Library 


Call for applications

The Harvey Cushing/John Hay Whitney Medical Library at Yale University is now accepting applications for this fellowship/grant opportunity to research its extensive collections. This award—of up to $2,000—is for one week of research. The deadline for submissions is Sunday, April 26th, 2026.

The Medical Historical Library, located in New Haven, Connecticut, holds one of the country’s largest collections of rare medical books, journals, prints, photographs, and pamphlets. Special strengths are the works of Hippocrates, Galen, Vesalius, Boyle, Harvey, Culpeper, Priestley, and S. Weir Mitchell, and works on anatomy, anesthesia, and smallpox inoculation and vaccination. The Library owns over fifty medieval and renaissance manuscripts, Arabic and Persian manuscripts, and over 300 medical incunabula. The notable Clements C. Fry Collection of Prints and Drawings has over 10,000 fine prints, drawings, and posters from the 15th century to the present on medical subjects. Although the Historical Library does not house the official archives of the Medical School, it does own a number of manuscript and archival collections, most notably the Peter Parker Collection, parts of the papers of Harvey Cushing, John Fulton diaries and notebooks, and collections on medical activism. The Library also owns The Stanley B. Burns M.D. Historic Medical Photography Collection; an extensive Smoking and tobacco advertising collection; the Robert Bogdan collection of disability photographs and postcards; medical imagery from popular publications donated by Bert Hansen, Ph.D; and smaller collections of patent medicine ephemera from noted collector William Helfand.

The 2026-2027 travel grant is available to historians, medical practitioners, and other researchers who wish to use the collections of the Medical Historical Library https://library.medicine.yale.edu/historical. There is a single award of up to $2,000 for one week of research during the academic fiscal year July 1, 2026 - June 30, 2027. Funds may be used for transportation, housing, food, and photographic reproductions. The award is limited to residents of the United States and Canada. Applicants need to submit a completed application form, curriculum vitae and a description of the project including the relevance of the collections of the Historical Library to the project, and two references attesting to the particular project. Preference will be given to applicants beyond commuting distance to the Historical Library. Applications are due by April 26th, 2026 at 11:59 p.m. An application form can be found on our website: https://library.medicine.yale.edu/historical/research/grants-fellowships/gyorgyey-simbonis/

Additional information about the Library and its collections may be found at: https://library.medicine.yale.edu/historical

Contact Information

Melissa Grafe, Ph.D
John R. Bumstead Librarian for Medical History
Head of the Medical Historical Library
Cushing/Whitney Medical Library
Yale University
333 Cedar Street
New Haven, CT 06510

Contact Email
historical.library@yale.edu

URL
https://library.medicine.yale.edu/historical/research/grants-fellowships/gyorgy…

jeudi 26 mars 2026

Bourse Stanley B. Burns

Stanley B. Burns M.D. Fellowship for the Study of Medical and Postmortem Photographic History at Yale 
 

Call for applications



The Medical Historical Library of the Harvey Cushing/John Hay Whitney Medical Library at Yale University is pleased to announce its fourth annual Stanley B. Burns M.D. Fellowship for the Study of Medical and Postmortem Photographic History, which supports the study of the history of medical and postmortem photography at Yale. This fellowship maximizes the research potential of the Stanley B. Burns, MD, Historic Medical Photography Collection and the Stanley B. Burns, MD, collection of postmortem and memorial photography and ephemera, along with related visual collections at the Medical Historical Library. Dr. Burns donated his postmortem and memorial photography collection in 2025, which is now included under the parameters of the fellowship.

Burns—an ophthalmologist, research professor of Medicine and Psychiatry, and professor of Medical Humanities at New York University—began collecting historic photography in 1975 and amassed more than a million images that he curated in multiple books, articles, and exhibitions.

There is a single award of up to $2,000 for one week of research during the academic fiscal year July 1, 2026 - June 30, 2027. Funds may be used for transportation, housing, food, and photographic reproductions. The award is limited to residents of the United States and Canada. Applicants should send a completed application form, including a curriculum vitae and a description of the project including the relevance of the collections of the Historical Library to the project, and two references attesting to the particular project. Preference will be given to applicants beyond commuting distance to the Historical Library. Applications are due by April 26th, 2026 at 11:59 p.m. EST. An application form can be found on our website: https://library.medicine.yale.edu/historical/research/fellowships-grants/burns-fellowship.

Applications are welcome both from scholars who utilize traditional methods of archival and bibliographic research and also from those who pursue creative, interdisciplinary, and nontraditional approaches to conducting research.

Additional information about the Library and its collections may be found at: https://library.medicine.yale.edu/historical

Contact Information

Melissa Grafe, Ph.D
John R. Bumstead Librarian for Medical History
Head of the Medical Historical Library
Cushing/Whitney Medical Library
Yale University
333 Cedar Street
New Haven, CT 06510

Contact Email

historical.library@yale.edu

URL

https://library.medicine.yale.edu/historical/research/grants-fellowships/burns-…