dimanche 30 août 2026

La santé gynécologique depuis les marges

La santé gynécologique depuis les marges


Appel à articles 

numéro thématique de la revue Genre, sexualité & société

Coordination : Lise Laudren, Anne-Charlotte Millepied, Margaux Nève


Cet appel invite à penser la santé gynécologique à partir des marges. Il s’organise autour de trois axes thématiques : (1) les processus de médicalisation et les catégorisations « gynécologiques » ; (2) les pratiques de soin et logiques professionnelles ; (3) les parcours et expériences intimes de la santé gynécologique que font celles et ceux qui dérogent aux normes majoritaires.

Si la politisation des questions corporelles, sexuelles et reproductives n’est pas nouvelle, nous assistons depuis quelques années à une « extension des thématiques corporelles et sexuelles » au sein des mobilisations féministes (Quéré, 2022). En particulier, les expériences relatives à la santé gynécologique font l’objet d’une problématisation croissante, comme en témoignent la construction de l’endométriose comme enjeu de santé publique, les débats autour du remboursement des protections périodiques et du congé menstruel, ou bien les mouvements de dénonciation des violences gynécologiques et obstétricales. Ces derniers ont tout particulièrement conduit à politiser les rapports de domination qui traversent les consultations gynécologiques, alors même qu’en France les gynécologues ont longtemps été considéré·es comme les allié·es des femmes (Quéré 2016 ; Koechlin, 2021). Au-delà de la sphère militante, qu’il s’agisse de l’évolution du cadre légal de l’aide médicale à la procréation, de la constitutionnalisation de l’avortement, de la mise en place de la stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, ou encore des inquiétudes gouvernementales face à la « crise de la natalité », la santé des femmes fait l’objet d’une attention politique nouvelle qui interroge les sciences sociales.

Depuis une dizaine d’années, les recherches en sociologie portant sur des expériences corporelles relatives à la sphère gynécologique se sont multipliées (notamment Charlap, 2015 ; Fonquerne, 2021 ; Roux, 2022 ; Mathieu et Thizy, 2023 ; Thomé, 2024 ; Costa, en cours), certaines interrogeant en particulier le suivi gynécologique ordinaire et sa contribution à l’intériorisation et au maintien de l’ordre du genre (Guyard, 2010 ; Ruault, 2015 ; Koechlin, 2022). Ces recherches permettent de penser l’encadrement médical des expériences corporelles associées à la sphère gynécologique, la construction des savoirs médicaux à leur sujet, ainsi que leurs dimensions ordinaires, expérientielles et professionnelles. En revanche, elles éclairent principalement les parcours et expériences des femmes cisgenres, hétérosexuelles, blanches et de classes moyennes et supérieures. Les recherches sur la gynécologie ont ainsi moins pensé d’autres contextes, qui sortent de la norme majoritaire, et dont ce numéro propose de se saisir.

En effet, peu de travaux investiguent ce qui est en jeu dans le (non) suivi gynécologique ordinaire des minorités de genre et sexuelles, dans leurs expériences de grossesse, ou dans leurs trajectoires de soin liées à des pathologies dites gynécologiques1. De même, si quelques travaux abordent les rapports sociaux de race dans les relations de soins en obstétrique et en santé périnatale (Nacu, 2011 ; Prud’homme, 2016 ; Sauvegrain, 2012, 2013 ; Virole, 2022), peu abordent la gynécologie sous cet angle. Par ailleurs, la santé gynécologique des personnes résidant dans des lieux d’enfermement reste peu explorée. Ainsi, la sociologie portant sur le milieu carcéral s’est jusqu’ici peu intéressée à l’accès des détenues à la santé gynécologique – du moins jusqu’à très récemment (Travagli-Chanal, en cours). De plus, à côté de rares travaux portant sur le contrôle de la sexualité et de la fécondabilité des femmes handicapées en institution (Veyron-Lacroix 2025), le suivi gynécologique dans les établissements médico-sociaux et les hôpitaux psychiatriques demeure très peu pensé.

Ce dossier entend donc contribuer aux réflexions portant sur la santé gynécologique, en déplaçant le regard vers ses marges. Comme le rappelle Nassira Hedjerassi, « [p]enser en termes de centre(s) et de marge(s) permet une réflexion sur les inégalités, sur les rapports de pouvoir, sur les hiérarchisations » (2021). Dans notre cas, nous faisons le pari qu’étudier la gynécologie depuis les marges peut permettre une meilleure compréhension des mécanismes de marginalisation, mais aussi rendre compte de la complexité et de la diversité des expériences de la gynécologie, voire révéler des formes de résistance à l’encadrement médical des corps. En effet, si les marges constituent un site d’oppression, elles peuvent aussi être un lieu de résistance, de changements ainsi que de remises en question des normes et des savoirs (Ibid.).

Nous proposons pour ce dossier une appréhension large des marges. Outre les enjeux déjà mentionnés (liés aux positions de genre et de sexualité, de race et de migration, ainsi qu’à la vie en institution fermée), des travaux portant sur les expériences minorisées à l’aune d’autres rapports sociaux ou situations de déviance et domination, tels que la classe, l’âge, la religion, le handicap, la corpulence, ou encore au prisme des inégalités territoriales, sont les bienvenus. Nous invitons ainsi à porter une attention aux populations pour qui la notion même de santé gynécologique ou la norme d’un suivi gynécologique régulier ne constituent pas une évidence. De plus, ce dossier entend penser la santé gynécologique comme dépassant le seul suivi dit ordinaire pour inclure également les expériences de maladies relatives à la sphère gynécologique, y compris lorsqu’elles ne débouchent pas sur une prise en charge médicale. Étudier les marges de la santé gynécologique a ainsi pour objectif de saisir les variations et évolutions de l’encadrement des sexualités, des fécondités, et plus généralement des corps par les savoirs et pratiques gynécologiques.

Axe 1 – Processus de médicalisation et catégorisations « gynécologiques »
Ce premier axe propose d’interroger les processus concourant à l’émergence et à la catégorisation des situations et pathologies dites « gynécologiques » et de leurs traitements, ainsi que les catégories sociales concernées ou non par cette nosologie médicale.

Certains travaux ont montré que les expériences corporelles des femmes – comme l’accouchement ou la ménopause – sont davantage susceptibles d’être médicalisées que celles des hommes (Riessman, 1983 ; Barker, 1998 ; Bell, 1987 ; Caplan et al, 1992). A contrario, d’autres expériences corporelles féminines, comme celles des règles douloureuses, ont longtemps été ignorées par le regard médical (Hudson, 2021). Les contributions pourront ici proposer des analyses s’inscrivant dans une perspective d’études sociales des sciences et de la médecine. Dans quelle mesure les processus de définition des problèmes de santé gynécologiques sont-ils façonnés par des interrogations d’ordre étiologique autant que par des propositions de solutions, thérapeutiques ou politiques, afin d’y remédier ? Quelles controverses ces processus suscitent-ils ? Comment la définition médicale de certains problèmes peut-elle contribuer à marginaliser d’autres schémas de compréhension ou d’autres expériences corporelles ?

Les contributions pourront également s’attacher à éclairer les processus d’émergence des catégories depuis la sociologie des problèmes publics. Les articles pourront ainsi interroger les différentes formes de mobilisations dans le champ de la santé gynécologique ainsi que les expériences corporelles que celles-ci contribuent à politiser ou au contraire à invisibiliser, qu’elles soient portées par les professionnel·les du monde médical ou par les profanes, et qu’elles viennent plutôt en appui ou au contraire en contestation des processus de médicalisation. Par-delà ces mobilisations, cet axe invite à interroger l’implication croissante des pouvoirs publics dans l’inscription à l’agenda politique de la santé gynécologique, et en particulier de l’infertilité.

Plus généralement, cet axe invite à penser conjointement les processus de production de connaissance et d’ignorance, permettant de montrer comment le développement des catégories et des innovations médicales est indissociable des rapports de pouvoir2. Ainsi, les contributions pourront analyser comment les rapports sociaux de genre, de classe et de race, mais aussi le handicap, l’âge, ou encore les inégalités territoriales, participent à la médicalisation accrue des expériences corporelles de certaines catégories sociales ou, au contraire, à un désintérêt pour d’autres, avec des conséquences qui ne sont pas mécaniquement à l’avantage ou au détriment des populations concernées.

Axe 2 – Pratiques de soin et logiques professionnelles différenciées
Cet axe invite à documenter la manière dont, dans les pratiques ordinaires des professionnel·les de la santé gynécologique, s’opèrent des processus de marginalisation, des différenciations et des discriminations fondées sur des rapports sociaux de domination.

Des recherches montrent par exemple que les rapports sociaux de race façonnent de manière significative le traitement différencié de la douleur (Pryma, 2017; Coisy et al. 2024), mettant en évidence la moindre prise en charge de la douleur (Denny, 2017) et le soupçon quant à l’exagération des symptômes des personnes racisées (Labainville, 2025). Comment ces catégorisations racialisées sont-elles mobilisées dans le domaine de la santé gynécologique et comment interagissent-elles avec d’autres rapports sociaux ? Au-delà de la douleur, les travaux sur la contraception ont mis en lumière les différenciations des pratiques professionnelles en matière d’information et de prescription, en fonction de l’âge (Ruault, 2015) et des appartenances de classe et de race des patientes (Bretin, 2004 ; Bretin et Kotobi 2016). Ces exemples invitent à poursuivre la réflexion sur les manières dont les pratiques professionnelles fabriquent des injustices sanitaires et reproductives, dans le cadre du suivi gynécologique ordinaire, comme de la prise en charge de pathologies gynécologiques spécifiques. En particulier, comment les pratiques diagnostiques et thérapeutiques, ainsi que les processus de psychologisation et de biologisation à l’oeuvre dans le travail médical (Koechlin, 2023 ; Millepied, 2024 ; Nève, 2025) se déclinent-ils de façons différenciées en fonction des caractéristiques (réelles ou supposées) des patientes et de leur « valeur sociale » (Paillet, 2021) ? Comment le travail clinique des professionnel·les est-il travaillé par l’orientation sexuelle, l’âge ou encore la corpulence des patientes ?
Nous invitons ici les contributions à rendre compte de la manière dont ces formes de différenciation et de discrimination observables dans les pratiques médicales sont rendues possibles par des logiques professionnelles ou par des structures organisationnelles. Dans cette optique, il serait intéressant d’analyser les différences de pratiques, de discours ou de postures des soignant.es selon le moment de la trajectoire professionnelle et de la position occupée, ainsi que selon les spécialités d’appartenance (Ventola, 2016 ; Perrin, 2024). Il convient ici de rappeler que la santé gynécologique est un espace partagé par plusieurs professions : gynécologues médicales, gynécologues obstétricien·nes (chirurgien.es), sage-femmes et médecins généralistes. Comment les pratiques varient-elles en fonction de la place occupée par les soignant.es au sein de cet espace contrasté, mais aussi en fonction du contexte d’exercice (notamment hospitalier ou libéral) ? Finalement, cet axe invite à questionner les éventuels processus réflexifs suscités par les critiques de la gynécologie (qu’elles proviennent des mouvements sociaux mais aussi des sciences sociales) chez les professionnel·les de soin. Dans quelle mesure ce contexte favorise-t-il la reconnaissance des rapports de pouvoir et de marginalisation à l’oeuvre dans leur activité, voire l’évolution des pratiques de soin (Mesnil, Morel, 2026) ?

Axe 3 – Les parcours et expériences intimes de la santé gynécologique
Enfin, une dernière façon d’appréhender la santé gynécologique depuis ses marges est de prendre pour objet les expériences qu’en font celleux qui sortent des normes majoritaires définissant le suivi gynécologique ordinaire. Depuis l’étude des trajectoires et expériences individuelles, cet axe propose ainsi de porter le regard vers les appropriations ou modalités de contestation de l’encadrement des corps par la gynécologie, ainsi qu’aux inégalités sociales de santé auxquelles ces suivis ou leur absence peuvent aboutir.
Puisque le recours aux soins de santé met en jeu des rapports au corps et à la médecine incorporés depuis l’enfance et inégalement distribués (Boltanski, 1971 ; Arborio et Lechien, 2019 ; Mennesson et al, 2021; Laudren 2026), les effets des socialisations corporelles tout au long de la vie sur l’adhésion ou sur la mise à distance de la norme gynécologique pourront être investigués. A titre d’exemple, des travaux francophones montrent l’exclusion des femmes lesbiennes du suivi gynécologique ordinaire (Eched, 2026) – le début de la sexualité hétérosexuelle conditionnant majoritairement l’entrée dans la carrière gynécologique (Ruault, 2015 ; Koechlin, 2022). Comment les examens et les technologies médicales, qui peuvent former autant de « technologies de genre » (Coville, 2018), contribuent-elles à l’évitement ou au morcellement des parcours gynécologiques de celleux en marge de la sexualité majoritaire ? Au contraire, dans le cadre des parcours de transition, les corps des personnes trans font l’objet d’un encadrement médical accru, qui peut inclure des techniques de préservation de la fertilité ou l’injection de certaines hormones (Rivest et Pignedoli, 2025 ; Raia, 2025 ; Mesnil et Morel, 2026 ; Delanous, en cours).
Dès lors, comment la sexualité, la mobilité de genre, ou encore la position dans les rapports sociaux de race façonnent-elles, tout au long de la vie, l’entrée ou l’évitement de la carrière gynécologique, ainsi que les étapes de celles-ci ? L’avancée en âge, qui peut être caractérisée par un accroissement des injonctions à l’adoption de techniques préventives ou par le commencement de la ménopause, peut-elle donner lieu à une (ré-)entrée dans la carrière gynécologique ? En intersection avec le genre et l’âge, que produisent les expériences de migration, de précarité, ou encore du sans-domicilisme (Peñafiel, 2024) sur la santé gynécologique ?

 Nous invitons également des contributions portant sur les incidences des contextes d’enfermement sur la santé gynécologique de celles qui y résident. Quelques travaux ont montré que la contraception injectable a été historiquement imposée à certaines catégories, notamment les femmes en situation de handicap et patientes en hôpital psychiatrique (Bretin, 2004). Les contributions pourront prolonger ces réflexions : l’enfermement produit-il une entrée manquée dans la carrière gynécologique ou un décrochage de celle-ci ou, au contraire, est-il à l’origine d’une surveillance accrue de la fécondabilité et de la santé gynécologique des recluses ? Dans quelle mesure et par quelles techniques les femmes vivant dans des institutions fermées résistent-elles à l’encadrement médical de leurs corps ? 

Finalement, cet axe invite à porter attention à l’expérience des violences gynécologiques depuis les marges. A cet égard, la récente étude produite par l’association « Tant que je serai noire » documente les discriminations et violences indissociablement racistes et sexistes rencontrées par les femmes noires dans le cadre médical3. Dans quelle mesure les personnes minorisées subissent-elles, durant leurs trajectoires gynécologiques, des violences médicales à la fois spécifiques et intersectionnelles ? Comment ces expériences de violences durant les consultations gynécologiques peuvent-elles façonner des processus de politisation4 individuels, voire, pour certain·es, aboutir à l’engagement militant ?
Ce dernier point relatif aux violences gynécologiques soulève des enjeux méthodologiques et éthiques transversaux aux trois axes que les auteurices sont invité·es à prendre en considération. Comment saisir dans l’enquête les violences et pratiques discriminantes ou génératrices
d’inégalités5 ? Comment décrire et analyser des situations dont la qualification de « violentes » ne va pas de soi (que ce soit pour les chercheur·ses, les soignant·es ou les patient·es) et quelle posture adopter en tant qu’ethnographe face à des pratiques qui nous mettent mal à l’aise ou nous paraissent condamnables ? Qu’est-ce que nos positions, situées depuis le centre ou la marge, produisent sur la récolte et l’analyse de nos données ?

 

1 On peut toutefois mentionner les recherches récentes ou en cours sur ces questions. Sur la santé gynécologique des lesbiennes, voir Eched, 2026 ; sur les grossesses queer, se référer à Deverly, en cours ; et sur les parcours d’endométriose des lesbiennes et personnes trans’, consulter Nève, 2025.

2 Ces rapports de pouvoir structurant la production des savoirs sont par exemple perceptibles dans les conceptions de l’endométriose, historiquement définie comme une maladie des femmes blanches de classes supérieures (Seear, 2014), dans l’élaboration de la pilule contraceptive, tributaire de l’expérimentation sur les femmes portoricaines (Briggs, 2010), ou encore dans l’imbrication entre le développement de la gynécologie états-unienne et le contexte de l’esclavage (McGregor, 1998 ; Owens, 2017). Dans le contexte français, Myriam Paris montre que, dans les années 1960 et 1970, des politiques publiques de régulation des naissances à la Réunion aboutissent à un contrôle racialisé de la fécondité des femmes (2020). 

3 Ce rapport est disponible sur le site de l'association.

4 Concernant les processus de politisation depuis l’expérience de douleurs sexuelles chroniques, voir : Hemet (2025).

5 Au sujet des enjeux méthodologiques en lien avec l’étude des rapports sociaux de race, le dossier thématique dirigé par Bédinadé et Mayenga (2023) peut être consulté. Au sujet des catégories d’analyses et des démarches d’enquête concernant l’étude des violences fondées sur le genre à l’encontre de groupes minorisés, voir le numéro de revue coordonné par Delage et al. (2025).

 

Soumettre une proposition :
Les propositions d’article, d’environ 500 mots, doivent comprendre un titre, une présentation de l’article, les objets et les méthodes, ainsi que les nom, prénom, statut, rattachement institutionnel et email de l’auteur·ice. Elles doivent être envoyées avant le 1er décembre 2026 aux trois coordinatrices du dossier (margauxnevedm@gmail.com ; annecharlotte.millepied@yahoo.fr ; lise.laudren@ens.psl.eu) ainsi qu’au comité de rédaction de la revue Genre, sexualité & société (revuegss@gmail.com).

Les auteur·ices seront avisé·es de l’acceptation de leur proposition pour le 18 décembre 2026. Les articles, inédits (35.000 à 60.000 signes), devront être envoyés le 1er avril 2027 au plus tard. Les instructions pour la rédaction des articles sont disponibles en ligne (https://journals.openedition.org/gss/747). Suivant la politique éditoriale de la revue, chaque article fera l’objet d’une double évaluation anonyme. L’acceptation de la proposition ne signifie donc pas acceptation automatique de l’article. Les articles retenus seront publiés dans le numéro thématique à paraître en 2028.

Références bibliographiques :
Arborio, A. M., & Lechien, M. H. (2019). La bonne volonté sanitaire des classes populaires : Les ménages employés et ouvriers stables face aux médecins et aux normes de santé. Sociologie, 10(1), 91-110.
Barker, K.K. (1998) A ship upon a stormy sea: the medicalization of pregnancy, Social Science & Medicine, 47, 8, 1067–76.
Bédinadé, D., Mayenga E. (2023). Les conditions raciales de l’enquête en sciences Sociales. Marronnages : Les questions raciales au crible des sciences sociales, 2 (1):8-15.
Bell, S.E. (1987) Changing ideas: the medicalization of the menopause, Social Science & Medicine, 24, 6, 535–42.
Boltanski, L. (1971), Les usages sociaux du corps. Annales. Economie, sociétés, civilisations, vol. 26, no1, p. 205-233.  
Bretin, H., Kotobi, L. (2016). Inégalités contraceptives au pays de la pilule. Agone, 58(1), 123-134.
Bretin, H. (2004). Marginalité contraceptive et figures du féminin : une expérience de la contraception injectable hormonale en France. Sciences sociales et santé, 22(3), 87-110.
Briggs, L. (2010). The Pill in Puerto Rico and Mainland United States: Negotiating Discourses of Risk and Decolonization. In Reed, L., Saukko, P. (ed.). Governing the female body : Gender, health, and networks of power. Albany, State University of New York Press.
Caplan, P.J., McCurdy-Myers, J. and Gans, M. (1992). Should ‘premenstrual syndrome’ be called a psychiatric abnormality? Feminism & Psychology, 2, 1, 27–44.
Charlap, C. (2015). La fabrique de la ménopause : Genre, apprentissage et trajectoires. Thèse de doctorat. Université de Strasbourg.
Coisy, F. et al. (2024). Do emergency medicine health care workers rate triage level of chest pain differently based upon appearance in simulated patients?. European Journal of Emergency Medicine, 31(3), 188-194.
Costa, R. (En cours). La trajectoire française du traitement hormonal de la ménopause (1950 – 2020) : entre médicalisation et démédicalisation. Thèse de doctorat. EHESS.
Coville, M. (2018). Rendre visible le corps et ses douleurs : Les technologies de l’endométriose. Journal d’un diagnostic. FemTech. Approches féministes des sciences et des technologies (en ligne).
Delanous, J. (en cours). L’accès à l’hormonothérapie dans les parcours de transition de genre en France. Thèse de sociologie. Nantes université.
Denny, E. (2017). Pain : A sociological introduction. Londres, Polity Press.
Deverly, A. (en cours). Trouble dans la grossesse ? Être enceint·e et queer : expériences individuelles, dispositifs de prise en charge, mobilisations collectives. Thèse de doctorat en sociologie. EHESS.
Eched, Y. (2026). Produire l’ignorance de la santé lesbienne. Perception du risque en santé sexuelle et pratiques de prévention au prisme du genre. Thèse de doctorat. EHESS.
Fonquerne, L. (2021). (Faire) Avaler la pilule. Une sociologie des prescriptions et des usages d’une contraception en" crise". Thèse de doctorat, Université Toulouse-Jean Jaurès.
Guyard, L. (2010). Chez la gynécologue : Apprentissage des normes corporelles et sexuelles féminines. Ethnologie française, 40(1), 67-74.
Hedjerassi, N. (2021). Théoriser depuis les marges. In A. Choulet-Vallet, P. Clochec, D. Frasch, L. Védie, M. Giacinti et L. Védie-Bretêcher. Théoriser en féministe, Hermann, 95-113.
Hémet, C. M. (2025). Politiser la sexualité endolorie. Genre, sexualité & société. 33.
Hudson, N. (2021). The missed disease? Endometriosis as an example of ‘undone science’. Reproductive Biomedicine & Society Online, 14, 20-27.
Koechlin, A. (2023). Construire un corps hormonal pour suivre les patientes. In Thizy L. et al. Biologisation(s), Lyon, ENS Éditions.
Koechlin, A. (2022). La norme gynécologique. Ce que la médecine fait au corps des femmes, Paris, Amsterdam.
Koechlin, A. (2021). Suivre et être suivie. L’émergence, la consolidation et la déstabilisation de la norme gynécologique en France (1931-2018). Thèse de doctorat en sociologie, Université Paris I Panthéon-Sorbonne.
Labainville, I. (2025). Le « syndrome méditerranéen » : les ressorts d’une catégorie racialisante à l’hôpital. Genèses, 138(1), 14-36.
Laudren, L. (2026). Apprendre à souffrir en silence. L’incorporation du genre à l’adolescence à travers la socialisation familiale et médicale aux douleurs menstruelles. Nouvelles Questions Féministes, 45(1), 86-103.
Mathieu, M. et Thizy, L. (2023). Sociologie de l’avortement. Paris, La Découverte.
McGreggor, D. K. (1998). From Midwives to Medicine: The Birth of American Gynecology. Rutgers University Press.
Mennesson, C., Nicaise, S., Bertrand, J. et Court, M. (2021). Des corps de classe ? Stratégies éducatives familiales et inscription corporelle des inégalités sociales. In A. Dupuy, avec C. Mennesson, M. Kelly-Irving et C. Zaouche-Gaudron. Socialisation familiale des jeunes enfants Erèsm 63-74.
Mesnil, M., Morel, S. (2026). La préservation de fertilité des personnes trans en France : trajectoire morale d’une pratique médicale. Genre, sexualité & société, 35.
Millepied, A-C. (2024). Composer avec l’endométriose : parcours de femmes et travail médical aux prises avec une entité problématique, Thèse de doctorat en sociologie, EHESS et Université de Genève.
Nacu, A. (2011). À quoi sert le culturalisme ? Pratiques médicales et catégorisations des femmes « migrantes » dans trois maternités franciliennes. Sociologie du travail, 53(1), 109-130.
Nève, M. (2025). Le genre rend-il malade ? Expériences situées de malades et objectivation médicale de l’endométriose, Thèse de doctorat en sociologie, Paris, EHESS.
Owens, D. C. (2017). Medical bondage: Race, gender, and the origins of American gynecology. University of Georgia Press.
Paillet, A. (2021). Valeur sociale des patient·e·s et différenciations des pratiques des médecins Redécouvrir les enquêtes de Glaser & Strauss, Sudnow et Roth. Actes de la recherche en sciences sociales, 236-237(1), 20-39.
Paris, M. (2020). La racialisation d’une politique publique : le contrôle de la natalité à La Réunion (années 1960-1970). Politix, 131(3), 29-52.
Peñafiel, B. (2024). Vivre les menstruations à la rue. Se débrouiller de l’intime. Revue des sciences sociales, 72, 90-97.
Perrin, R. (2024). Les médecins et l’avortement. Sociologie de la domination médicale. Sociologie. Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Prud’homme, D. (2016). Du « soin global » au traitement discriminatoire : La prise en charge de patientes identifiées comme roms dans un service de gynéco-obstétrique parisien. Terrains & travaux, 29(2), 85-104.
Pryma, J. (2017). “Even my sister says I'm acting like a crazy to get a check”: Race, gender, and moral boundary-work in women's claims of disabling chronic pain. Social Science & Medicine, 181, 66-73.
Quéré, L. (2022). Repousser les frontières des normes corporelles et sexuelles. Sociétés contemporaines, 126(2), 93-119.
Quéré, L. (2016). Luttes féministes autour du consentement. Héritages et impensés des mobilisations contemporaines sur la gynécologie. Nouvelles Questions Féministes, 35(1), 32-47.
Raia L. (2025). L’automédication transféminine comme déploiement de l’offre médicale. Les cahiers du CEDREF, 28, en ligne.
Riessman, C. K. (1983). Women and medicalization: a new perspective. Social Policy. 14(1):3-18.
Rivest, P. et Pignedoli, C. (2025). De la clinique du transsexualisme à la clinique du VIH : la catégorisation des sexualités transmasculines au prisme des expériences vécues. Sciences sociales et santé, 43(2), 15-43.
Roux, A. (2022). Pilule : Défaire l’évidence. Paris, Editions de la Maison des Sciences de l’Homme.
Ruault, L. (2015). La force de l’âge du sexe faible. Gynécologie médicale et construction d’une vie féminine. Nouvelles questions féministes, 34(1), 35-50.
Sauvegrain, P. (2012). La santé maternelle des « Africaines » en Île-de-France : racisation des patientes et trajectoires de soins. Revue européenne des migrations internationales, 28(2), 81-100.
Sauvegrain, P. (2013). Les parturientes « africaines » en France et la césarienne : analyses sociologiques d’un conflit de quatre décennies avec les équipes hospitalières. Anthropologie et Sociétés, 37(3), 119–137.
Seear K. (2014). The Makings of a Modern Epidemic: Endometriosis, Gender and Politics. Londres. Routlegde.
Thomé, C. (2024). Des corps disponibles. Comment la contraception façonne la sexualité hétérosexuelle. Paris, La Découverte.
Travagli-Chanal, C. (en cours). Santé et prison : accès à la santé reproductive et sexuelle pour les femmes incarcérées en France. Thèse de sociologie. Université de Picardie Jules Vernes.
Ventola, C. (2016). Le genre de la contraception : représentations et pratiques des prescripteurs en France et en Angleterre. Cahiers du genre, 60(1), 101-122.
Veyron-La Croix, E. (2025). Femmes avec handicap intellectuel en institution : de la gestion du quotidien à l’organisation de la stérilité. Thèse de psychologie, Université Lumière - Lyon II.
Virole, L. (2022). Genre, race et classe en éducation pour la santé périnatale. Enquête sociologique au sein de dispositifs d’éducation pour la santé dédiés aux femmes enceintes étrangères en France. Recherches sociologiques et anthropologiques, (53-1), 1-25.
 

Coordinatrices :
Lise Laudren, doctorante en sociologie, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, CMH et Cermes3. Contact : lise.laudren@ens.psl.eu
Anne-Charlotte Millepied, postdoctorante en sociologie, Université de Genève, Institut des Etudes Genre. 

Contact : annecharlotte.millepied@yahoo.fr
Margaux Nève, postdoctorante en sociologie, Université du Québec à Montréal. Contact : margauxnevedm@gmail.com

samedi 29 août 2026

Histoire médico-sociale de l'odeur

Parfum de mort - Histoire médico-sociale de l'odeur

Sofiane Bouhdiba



L'Harmattan
Collection Médecine à travers les siècles
2026.

Ce livre se veut une réflexion historique documentée et critique sur l’odeur, avec un intérêt particulier pour ses répercussions médico-sociales. L’auteur examine ici les aspects les moins connus, les plus obscurs aussi, de l’odeur : les miasmes mortifères, les maladies fétides, les odeurs non moins nauséabondes des remèdes, la putréfaction du cadavre, les prétendus démons porteurs de maladies, la mort et ses effluves, autant de thématiques liées d’une manière ou d’une autre aux odeurs, que le lecteur découvrira au fil des pages.

vendredi 28 août 2026

Bourses du CHSTM

Consortium for History of Science, Technology and Medicine Research Fellowships


Call for Applications


Fellowship
The Consortium invites applications for fellowship opportunities in the history of science, technology or medicine, broadly construed. Fellows enjoy access to the archives and collections of Consortium member institutions as well as seminars and other programs dedicated to promoting scholarship.

Emanuel Fellowships for Independent Scholars
Emanuel Fellows will receive a stipend between $10,000 to $30,000 to be used for research in archives, oral history, or other research methods; travel for research; or time to write up research findings for an article, book, or other scholarly contributions in various formats or media. The stipend can also be used as income and salary support to provide time to conduct scholarship. Optional support is available for research travel to Consortium collections.

Dissertation Completion Fellowships
Dissertation Completion Fellows will receive $15,000 to support three months of dissertation completion work, as well as optional support for research travel to Consortium collections.

Research Fellowships
Research Fellowships are for scholars who would like to conduct research in the collections of two or more Consortium member institutions.

For more information and to apply, please visit our fellowships page.

Applications must be submitted online by October 1.

Contact Email
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https://www.chstm.org/

jeudi 27 août 2026

La loi du 15 février 1902 sur l’hygiène publique

Les 125 ans de la loi du 15 février 1902 sur l’hygiène publique : héritages, transformations et enjeux contemporains



Appel à communications



Adoptée le 15 février 1902, la loi sur l’hygiène publique constitue une étape majeure dans la construction de l’État sanitaire en France. Elle marque un tournant dans l’organisation des politiques de santé publique, en instituant notamment des obligations en matière de salubrité, de surveillance épidémiologique et d’intervention des autorités publiques.

Adoptée avant la création d’un ministère spécifiquement chargé de la santé, elle s’inscrit dans un paysage administratif encore éclaté, où les questions d’hygiène relèvent principalement du ministère de l’Intérieur, des autorités préfectorales et municipales, ainsi que d’instances consultatives comme le Conseil supérieur d’hygiène publique de France.

À la croisée des préoccupations scientifiques, administratives et politiques, cette loi s’inscrit dans un contexte de transformation des savoirs médicaux (essor de la bactériologie), de montée en puissance de l’action publique et de prise de conscience des enjeux collectifs liés à la santé.

Cent vingt-cinq ans après son adoption, ce colloque propose de revenir sur les conditions d’élaboration de cette loi, ses modalités d’application, ses effets à court et long terme, ainsi que sur les reconfigurations contemporaines des politiques d’hygiène et de santé publique.

Elle vise à croiser les approches issues de l’histoire, du droit, des sciences politiques, de la sociologie et de la santé publique. 


Axes proposés (indicatifs)

Les propositions pourront s’inscrire dans les axes suivants, sans que cette liste soit limitative :

1. Genèse et élaboration de la loi Rôle des parlementaires, des académies, des sociétés savantes, des médecins et des administrations, dans un contexte d’organisation encore non spécialisée des politiques de santé
Influences et modèles étrangers
Débats parlementaires et arbitrages
Sources et matériaux mobilisés, enjeux liés à leur exploitation et à leur interprétation.

2. Mise en œuvre et acteurs Application territoriale de la loi (communes, départements, État)
Répartition / conflits des compétences entre ministères (notamment le ministère de l’Intérieur), autorités préfectorales et municipales
Administration sanitaire et dispositifs de contrôle
Rôle des instances consultatives (Conseil supérieur d’hygiène publique, experts, médecins)

3. Effets et limites Impact sur les politiques de santé publique
Réception sociale et résistances
Inégalités territoriales et sociales face à l’hygiène

4. Héritages et transformations Filiations avec les politiques contemporaines de santé publique
Évolutions du rôle de l’État sanitaire, notamment la progressive institutionnalisation d’un ministère dédié à la santé
Permanences et ruptures dans les logiques de prévention

5. Approches comparées et perspectives Comparaisons internationales
Relectures contemporaines de la notion d’hygiène publique
Enjeux actuels (crises sanitaires, environnement, prévention)

 
Organisation de la journée

Le colloque se tiendra en novembre 2027 au Sénat (date précise à confirmer).

Il sera organisé en deux temps : une séquence scientifique (communications académiques)
une séquence de mise en perspective (tables rondes, échanges avec des acteurs publics)
Modalités de soumission

Les propositions de communication (titre et résumé de 2 000 à 3 000 signes, accompagnés d’une courte biographie) sont à adresser à :

Hélène Servant : ilyena2010@gmail.com
Jean-Emmanuel Paillon : jean-emmanuel.paillon@sg.social.gouv.fr
Pierre Allorant : pierre.allorant@univ-orleans.fr
Walter Badier : walter.badier@univ-orléans.fr
avant le 15 janvier 2027.
 

Calendrier prévisionnel Lancement de l’appel à contributions : juin 2026
Date limite d’envoi des propositions : 15 janvier 2027
Notification aux auteurs : mi-février 2027
Programme définitif : mars 2027
Colloque : novembre 2027 (date précise à confirmer)
Remise des textes finalisés au plus tard mi-février 2028

Une publication des actes en ligne et/ou sous la forme d’un ouvrage est envisagée. 


Comité scientifique

Ce comité associera des membres du Comité d’histoire des administrations chargées de la santé (CHAS) et du Comité d’histoire parlementaire et politique (CHPP), ainsi que des chercheurs et experts extérieurs.

Pour le CHPP : Pierre Allorant, professeur d’histoire du droit et des institutions (université d’Orléans) et président du CHPP
Walter Badier, maître de conférences en histoire contemporaine (université d’Orléans) et secrétaire général du CHPP
Christophe Bellon, professeur d’histoire contemporaine (université catholique de Lille)
Cédric Maurin, doctorant en histoire contemporaine (Sorbonne université)

Pour le CHAS : Philippe Artières, directeur de recherche CNRS, EHESS, IRIS, Campus Condorcet
Claire Barillé, maîtresse de conférences à l’Université de Lille
Claire Fredj, professeure d’histoire à Paris Nanterre, IDHE.S
Judith Rainhorn, professeure en Histoire sociale contemporaine à l’Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne

Partenaires

Cette journée est organisée conjointement par : le Comité d’histoire des administrations chargées de la santé (CHAS) et le Comité d’histoire parlementaire et politique (CHPP)
 

Bibliographie

Bellon, Christophe, Waldeck-Rousseau, sauver la République, Paris, CNRS Éditions, 2025.

Bourdelais, Patrice, Les hygiénistes : enjeux, modèles et pratiques, XVIIIe-XXe siècles, Paris, Belin, 2025.

Bourguin, Fernand, Les projets de révision de la loi du 15 Février 1902 sur la protection de la Santé Publique, éd. de la Vie universitaire, 1922.

Cavé, Isabelle, État, santé publique et médecine à la fin du XIXe siècle français, Paris, L'Harmattan, 2016.

Comiti, Vincent-Pierre, « Histoire de la loi de la santé publique de 1902 », Revue française des affaires sociales, n° 2, avril-juin 1983, p. 81-88.

Frioux, Stéphane, Fournier, Patrick, Chauveau, Sophie, Hygiène et santé en Europe, de la fin du XVIIIe siècle aux lendemains de la Première Guerre mondiale, Sedes, 2011.

Jorland, Gérard, Une société à soigner : hygiène et salubrité publiques en France au XIXe siècle, Paris, Gallimard, 2010.

Laurent-Beq, Anne, « 1902-2002 : cent ans de législa ion en santé publique ; et maintenant ? », Santé publique, 2002/2, p. 93-94.

Léonard, Jacques, La médecine entre les savoirs et les pouvoirs : his oire intellectuelle et politique de la médecine française au XIXe siècle, Paris, Aubier Montaigne, 1981.

Mansotte, François, « La loi sur l'hygiène publique de 1902, un des fondements de l'action de l'État au XXe siècle », Santé publique, n° 1, mars 1996, p. 53-67.

Murard, Lion, Zylberman, Patrick, L’hygiène dans la République. La santé publique en France ou l’utopie contrariée (1870-1918), Fayard, 1996.

Murard, Lion, Zylberman, Patrick, « Le pa lement contre l’hygiène (1877-1902) », in Yves Cohen et Rémi Baudouï, Les chantiers de la paix sociale, Lyon, ENS, 1995.

Thénard-Duvivier, Franck (coord.), Hygiène, santé et protection sociale de la fin du XVIIIe siècle à nos jours, Paris, Ellipses, 2012.

Topalov, Christian (dir.), Laboratoires du nouveau siècle. La nébuleuse réformatrice et ses réseaux en France 1880-1914, Paris, Ecole des hautes études en sciences sociales, 1999.

Vielfaure, Pascal, « Les pouvoirs publics face aux épidémies : les apports de la loi du 15 février 1902 relative à la protection de la santé publique », Pôle Sud, 2022/1, p. 11-20.




Lieux Sénat
Paris, France (45000)

Format de l'événement

Événement hybride sur site et en ligne



Dates vendredi 15 janvier 2027


Mots-clés hygiène publique, santé publique


Contacts Walter BADIER
courriel : walter [dot] badier [at] univ-orleans [dot] fr



mercredi 26 août 2026

La médecine à Édimbourg et dans l'Empire

Medical Edinburgh and Empire

Lecture

 

Wednesday, September 23 • 6 PM - 7 PM


A lecture exploring Edinburgh's medical communities and colonial legacies.

Scotland was disproportionately involved in the expansion, enforcement and administration of the British Empire. Scottish institutions and individuals profited from imperial exploits, gaining wealth and opportunity.

When the Edinburgh Medical School was established 1726, it became the Empire’s main educator for colonial medical personnel. On one hand, the connection provided an opportunity for students from countries living under imperial rule to train in Edinburgh. On the other, large numbers of graduates used their medical training to enforced imperial health policies and to maintain the health and economic viability of an enslaved workforce.

___________

Join us at the Physicians’ Gallery as our three speakers – Simon Buck, Roger Jeffery, and Theeba Krishnamoorthy – present on three aspects of Edinburgh, medicine and colonial legacies.

Chaired by Professor Catherine Labinjoh

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Dr Simon Buck

Dr Simon Buck is an historian of slavery and medicine in Scotland and the Atlantic world in the eighteenth and nineteenth centuries. He has worked with NHS Lothian, the University of Edinburgh, and the Scottish Episcopal Church on major public history projects concerning Scotland’s legacies of slavery and empire. He has published widely, including recent articles in Social History of Medicine and the Journal of the Royal College of Physicians of Edinburgh, and is co-editor of a forthcoming edited collection with Edinburgh University Press entitled Race, Empire and the Edinburgh Medical School.

Professor Roger Jeffery

Roger Jeffery is Professor Emeritus of Sociology of South Asia, University of Edinburgh, where he worked from 1972-2024. His many academic publications drew on a series of funded research projects and focused on public health and health policy, especially maternal and reproductive health, access to medicines, and the organisation of clinical trials in South Asia. Since 2015 he has been researching the ‘footprint’ of India in Edinburgh: he recently edited India in Edinburgh (SSP Delhi and Routledge, 2019); a further volume, edited with Friederike Voigt, Perceptions of Empire (SSP Delhi) was published in January 2026. He has also developed a dataset of the lives of women who qualified as doctors in the UK between 1877 and 1916 and published on this in the Journal of the Royal College of Physicians of Edinburgh in 2025. His chapter 'Edinburgh's Women medical students and the Indian Empire, 1886-1916' is under review with Edinburgh University Press.

Dr Theeba Krishnamoorthy

Dr Theeba Krishnamoorthy is a decolonial public health scholar, educator, and physician whose work explores the intersections of medicine, identity, and colonial history. Over the past four years, their research has focused on recovering the hidden life histories of early South Asian women doctors of the British Empire, examining how race, gender, and empire shaped medical education and professional practice. They have delivered talks and creative workshops on these histories at institutions including the Royal College of Physicians of London and the Whipple Museum of the History of Science. Theeba is currently a Caird Research Fellow at Royal Museums Greenwich, where they are investigating the hidden labour of early South Asian women nurses in the Dreadnought Seamen's Hospital.

Professor Catherine Labinjoh

Professor Catherine Labinjoh is a Consultant Cardiologist in NHS Forth Valley and honorary clinical professor at the University of Stirling. Since 2022 she has been the national clinical lead for Realistic Medicine, a policy area in Scottish Government concerned with personalised care, shared decision making and reducing harm, waste and inequity. She was a founder member of the equality, diversity and inclusivity committee at the Royal College of Physicians in Edinburgh and is currently an RCPE Trustee. She is Chair of Care Opinion, a non-profit online feedback platform helping health and care services listen, learn and improve.

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Free for students (student card required), under 18s (ID card required) and RCPE Fellows or Members.

Please email library@rcpe.ac.uk if you are a student, under 18, RCPE Fellow or Member and would like to be added to the attendee list.

Refund Information: Please note that a non-refundable 89p booking charge is included in your ticket price is. This is part of the Eventbrite terms and conditions and is not at the discretion of the Physicians’ Gallery.

mardi 25 août 2026

Les chirurgiens itinérants dans le Saint-Empire romain germanique (1500-1750)

Itinerant Surgeons in the Holy Roman Empire (1500–1750)


Michael Stolberg


Publisher: Cambridge University Press
Print publication: 20 August 2026
Series: Elements in the Renaissance
Online ISBN: 9781009731171 


Drawing on extensive research in dozens of town and state archives, this Element offers the first comprehensive study of the (mostly itinerant) surgeons or 'operators' who specialized in couching cataracts, extracting bladder stones, and fixing hernias and 'harelips' in the Holy Roman Empire in the period between 1500 and 1750. It highlights their unique place in the medical market, outlines the considerable differences in their training, expertise, and reputation, and describes the various operations they performed. It studies their interactions and financial arrangements with the patients and their families, analyses conflicts arising from bad outcomes and insufficient warnings about the risks involved and looks at the ways in which local and territorial authorities sought to keep inexperienced and incompetent operators from practicing, while securing access to the skilled ones, whom they sometimes even employed against a salary.

Drawing on extensive research in dozens of town and state archives, this Element offers the first comprehensive study of the (mostly itinerant) surgeons or 'operators' who specialized in couching cataracts, extracting bladder stones, and fixing hernias and 'harelips' in the Holy Roman Empire in the period between 1500 and 1750. It highlights their unique place in the medical market, outlines the considerable differences in their training, expertise, and reputation, and describes the various operations they performed. It studies their interactions and financial arrangements with the patients and their families, analyses conflicts arising from bad outcomes and insufficient warnings about the risks involved and looks at the ways in which local and territorial authorities sought to keep inexperienced and incompetent operators from practicing, while securing access to the skilled ones, whom they sometimes even employed against a salary.

lundi 24 août 2026

Infirmeries monastiques et hospices

Infirmeries monastiques et hospices. Lieux de soin du Moyen Âge à l’époque moderne
 

Anne Baud, Susan Boynton, Isabelle Cochelin, Anne Flammin (eds)



Brepols
Pages: 460 p.
Publication Year:2026

Comment les espaces de soins étaient-ils aménagés, et quels individus y travaillaient ou y étaient soignés en Europe, du Moyen Âge à la fin de l’époque moderne ? Archéologues et historiens se sont penchés sur ces questions à l’occasion d’un colloque organisé à Cluny en 2022. Les contributions réunies dans cet ouvrage offrent une grande diversité d’approches : certaines se concentrent sur un lieu précis, tandis que d’autres abordent des réalités régionales, nationales ou liées à des ordres religieux spécifiques. La première partie de l’ouvrage est consacrée à Cluny, avec sept articles couvrant la période du Xe au XVIe siècle. Ils explorent les différentes phases de l’infirmerie monastique — à travers les sources manuscrites et les vestiges matériels, notamment mis en lumière par les fouilles archéologiques réalisées entre 2015 et 2019 — ainsi que les hospices de la ville. La seconde partie élargit la perspective à l’échelle européenne, avec neuf contributions. Par la diversité de leurs angles d’approche, ces études offrent un regard à la fois précis et panoramique, renouvelant en profondeur la compréhension des lieux de soin dans l’Europe prémoderne.


lundi 13 juillet 2026

Vacances estivales


Le blogue entre dans sa période de vacances estivales.

 


Il sera de retour le lundi 24 août. 

 

Bon été !