mercredi 16 octobre 2019

Liens familiaux et institutions disciplinaires

Liens familiaux et institutions disciplinaires


Séminaire du Groupe de Recherche sur les Institutions Disciplinaires (GRID) “Entre les murs, hors les murs. Revisiter l’histoire des institutions disciplinaires” - 2019-2020

Un jeudi par mois de 17h à 20h

Salle S002, Maison de la recherche, 28 rue Serpente, 75006 Paris


Séminaire organisé par le Centre d’histoire du XIXe siècle et le LARHRA, avec le soutien de la faculté des Lettres de Sorbonne Université et du Centre d’histoire de Sciences Po

Coordination : Elsa Génard (Centre d’histoire du XIXe siècle – elsa.genard@gmail.com ),Anatole Le Bras (Centre d’histoire de Sciences Po – anatole.lebras@sciencespo.fr ),Mathieu Marly (IRHIS – mathieumarly@orange.fr ), Mathilde Rossigneux-Méheust (LARHRA– mathildemeheust@yahoo.fr), Lola Zappi (Centre d’histoire de Sciences Po – lola.zappi@gmail.com).


Présentation du séminaire

Le séminaire « Entre les murs, hors les murs », initié en 2017-2018, s’inscrit dans le cadre des activités du Groupe de recherche sur les institutions disciplinaires (GRID). Celui-ci s’attache à décloisonner l’étude des institutions disciplinaires, en poursuivant une double perspective. Il adopte d’une part une approche comparative qui interroge la pertinence de penser ensemble des institutions distinctes et de faire dialoguer entre eux des chercheurs qui n’appartiennent a priori pas aux mêmes champs. Il prend d’autre part le parti de travailler à la frontière de ces institutions, c’est-à-dire d’interroger l’ensemble des flux qui traversent leurs murs et de penser tout ce qui se joue à l’interface entre l’intérieur et l’extérieur. Après une première année consacrée à l’analyser des mobilités humaines intra et inter-institutionnelles, le séminaire s’attache depuis 2018-2019 à mettre au jour et à interroger le rôle des liens familiaux dans l’expérience des institués et dans le fonctionnement des institutions en Europe à l’époque contemporaine.

Pourquoi donner une telle place aux liens familiaux pour écrire une histoire renouvelée des institutions disciplinaires ? Ce choix part d’abord d’un constat archivistique : travailler sur les liens familiaux relève presque de l’évidence tant les sources institutionnelles regorgent de correspondances familiales. A ce titre, l’importance de cette présence familiale peut être envisagée autant comme un élément de rapprochement que comme un vecteur de différenciation entre les institutions. Le choix de cette thématique répond ensuite à une insatisfaction épistémologique, face à un récit historique réducteur sur la « solidarité familiale », censée décliner avec l’institutionnalisation des populations. Dans le prolongement des travaux récents de sociologues ou d’anthropologues, qui nuancent cette opposition entre famille et institution, le séminaire invite plutôt à identifier les logiques de complémentarité et d’interpénétration entre les sphères familiale et institutionnelle. Il soulève ce-faisant une quadruple série de questionnements. 

1. Travailler sur les liens familiaux implique en premier lieu de se demander ce qu’est une famille pour l’institution. Quelles sont les formes de parenté privilégiées par les acteurs institutionnels, et quelles personnes sont écartées de ces définitions de la famille ? Dans une perspective similaire, il s’agit de s’interroger sur les types de liens prescrits, entretenus ou encouragés par les institutions, et sur ceux qu’elles considèrent comme portant préjudiciables aux individus qu’elles encadrent. Dans quelles conditions les liens familiaux maintenus par les personnes instituées sont-ils perçus comme des obstacles ou comme des ressources dans la prise en charge institutionnelle ? 

2. En faisant le choix d’une approche relationnelle, le séminaire invite par ailleurs à s’intéresser à la nature des liens qui unissent les institués et leurs familles, sans présumer de la teneur des interactions que nous allons trouver dans les sources. Que deviennent les liens familiaux à l’épreuve de l’institutionnalisation d’un tiers ? A quel prix sont-ils maintenus ? La question de la distance entre les institués et leurs proches, qu’elle soit physique ou émotionnelle, choisie ou subie, sera ainsi au cœur de nos préoccupations, de même que les efforts pour la réduire ou l’accroître. Les populations en institution sont-elles encouragées à entretenir les liens familiaux ? Quelles sont les stratégies mises en œuvre pour contourner les règlements encadrant les relations épistolaires et de face-à-face ? Qui sont les membres de la famille pourvoyeurs de care et garants du maintien du lien ? A l’inverse, les proches peuvent-ils utiliser l’institution comme un moyen de réguler les conflits internes à la famille, voire de rompre des liens devenus indésirables ?

3. Intégrer la famille dans le jeu institutionnel requiert également d’être attentif à l’influence des liens familiaux sur les trajectoires des institués et d’analyser réciproquement les effets de l’enfermement sur l’organisation familiale. Quelles sont les conséquences sur la structure familiale du placement d’un des membres de la famille ? La question du vide économique ou affectif laissé dans sa famille d’origine par un individu placé en institution est tout aussi centrale, puisqu’elle participe à la compréhension des logiques d’enfermement. Comment les familles interfèrent-elles dans la prise en charge institutionnelle de leurs proches ? L’expérience de l’institution, quelle qu’elle soit, est une expérience familiale. Comment faire face à l’absence d’un proche enfermé, ou au contraire à la solitude de l’institutionnalisation ? 

4. La quatrième et dernière série de questions part du constat que certaines institutions vont jusqu’à calquer leur fonctionnement sur un modèle familial idéalisé. Il sera dès lors particulièrement intéressant de mesurer la pénétration du schéma familial dans l’organisation de ces communautés humaines disparates. Quel est le rôle de la famille dans la structuration des institutions disciplinaires contemporaines et quelle histoire des relations familiales les archives de ces institutions nous permettent-elles d’écrire ? En faisant dialoguer des spécialistes d’institutions aussi diverses que l’école, la prison, la caserne, l’hôpital psychiatrique, le couvent, le camp de travail ou les colonies familiales, ce séminaire aimerait en définitive contribuer à écrire une histoire de la famille en acte(s) et participer aux renouvellements de ce champ de recherche.


Programme

Séance 1. Les liens familiaux du personnel surveillant (14 novembre 2019, salle S002)

Amandine Thiry (Université catholique de Louvain / Universiteit Gent) : « Concilier ordre carcéral et ordre familial. Les familles du personnel et l’organisation des prisons belges au XIXe siècle »

Samuel Tracol (Sorbonne Université, Centre d’histoire du XIXe siècle) : « Les relations intimes entre femmes et filles de personnel et la population pénale dans les bagnes de Guyane »


Séance 2. Modèles familiaux et familles alternatives (12 décembre 2019, salle S002)

Antoine Rivière (Paris 8, CIRCEFT) : « Les familles nourricières des pupilles de l’Assistance publique parisienne (1870-1940) » 

Elsa Neuville (Lyon 2, LARHRA), « Les crèches sauvages et parallèles dans les « années 1968 » : l’enjeu de la place des parents dans l’institution à l’origine de nouveaux modes de garde »


Séance 3. L’institution disciplinaire entre projet familial et projet colonial / Camps, familles et masculinités (9 janvier 2020, salle S002)

Neil Davie (Lyon 2, LARHRA), « Entre peuplement colonial et mise à l’écart. La transportation des jeunes délinquants britanniques vers la Terre de Van Diemen (1820-1850) » 

Josselin Tricou (INSERM, CESP / LEGS) : « Re-genrer les familles et la société : des camps pour hommes adultes en non-mixité masculine choisie au sein du catholicisme d’identité »


Séance 4. La continuité de la vie de famille (26 mars 2020, salle S002)

Irène Gimenez (Lyon 2/IEP Grenoble, LARHRA) : « Marraine de prison, un lien conjugal alternatif ? Genre et care à l’épreuve de la correspondance d’Alicia »

Anne Jusseaume (Université d’Artois, CREHS) : « Entrer en religion, rester en famille : liens de parenté et vie familiale de part et d’autre du couvent, France, XIXe-premier XXe siècle » 


Séance 5. Être « sans famille » (23 avril 2020, salle S002)

Julien Hillion (Université d’Angers, TEMOS): « Seul parmi les “nuisibles”. Vivre sans famille à la colonie pénitentiaire de Belle-Île-en-Mer (1880-1911) »

Joris Guillemot (Université du Mans, TEMOS) : « Transferts des malades et éloignement des familles, quels enjeux pour l’institution ? Le cas de Plouguernével »


Séance 6. Le devoir de « faire famille » : l’encadrement des liens familiaux dans et hors les murs (14 mai 2020, salle S002)

Albert Garcia (Universitat Pompeu Fabra, Barcelone) : « Military Presidios and Colonial Wars in late 19th-century Spain: “Race”, Gender and the Politics of Transatlantic Deportation after Cuba’s ‘Guerra Chiquita’, 1879-1885 »

Marion Fontaine (Université d’Avignon, Centre Norbert Elias) : « Jusqu’où peut aller le paternalisme ? Surveillance et encadrement des familles dans les Houillères nationalisées françaises »

La biomédecine soviétique

The Ghosts of Forgotten Forms of Science: Soviet Science and Biomedicine in Historical Context


Call for papers

Workshop

Liverpool John Moores University, 
Liverpool, May 07-08, 2020



In April 2019 the journal Nature published an article (Vrselja et al, 2019) that described the “restoration and maintenance…of the intact pig brain” hours after said pig’s death. The article’s team of authors detailed the process by which they that developed a blood replacement and application system that had allowed many cellular processes to continue in the brain hours after death. This experiment was picked up by the media (for example, Davis 2019), which led to speculation about its usefulness in medical research and the ethical issues it brought up. What was never mentioned, however, was the almost exact overlap of this experiment with one conducted in the USSR nearly 95 years before.

In September 1925, the Moscow doctor Sergei Briukhnonenko had managed to keep a severed dog’s head (and its brain) nominally “alive” for nearly two hours after death. While Briukhonenko used dog’s blood instead of a blood replacement, his apparatus bore many similarities to the one used in 2019, and his observations – though unavoidably less exact – were not terribly divergent (see Kremenstov 2014, 43-45). 

The fact that Briukhnonenko went unmentioned in the 2019 discussion of restored pig brains is not unusual: today, as during the Cold War, Soviet medical and biological sciences receive little, and often derisive, coverage. When remembered, Briukhonenko’s experiments are cited largely as examples of the absurdity of socialist science. By and large, the Soviet medical and biological sciences have been dismissed as falling behind their Western contemporaries; held back by the likes of Trofim Lysenko in genetics, it is argued, they added little to the world’s knowledge.

In recent years, however, Western biomedical research has begun to independently return to many of the fields previously covered by Soviet scientists, confirming, for example, the use of viral bacteriophages in treating infection, or the links between dementia and heart disease. Important technical advances in diagnosing disease, such as the MRI, have been shown to have Soviet antecedents (MacWilliams 2003). Although labouring in isolation from Western colleagues – and frequently in difficult financial circumstances – Soviet biomedical scientists were making important breakthroughs in microbiology, gerontology, endocrinology, and many other related fields.

This workshop, organized under the auspices of the Wellcome Trust-funded project “Growing Old in the Soviet Union, 1945-1991” at Liverpool John Moores University (http://sovietageing.com/), aims to flesh out the history of Soviet biomedical sciences by gathering research on its development and context within 20th century science and medical humanities more broadly. Although the project is focused on post-War Soviet gerontology, papers are welcomed covering the whole of the Soviet period (1917-1991) and any subfield of biomedical science or the history of medicine. Papers addressing the following topics are particularly encouraged:
  • Soviet gerontology or geriatrics;
  • Interconnections between science, research, and medicine;
  • History of Soviet scientific practice and/or theory;
  • Interrelations between science and politics;
  • Cultural representations of Soviet biomedical science and scientists;
  • Soviet biomedical ethics.

The conference organizers are delighted to note that Professor Nikolai Kremenstov (IHPST, University of Toronto) is confirmed as the workshop’s keynote speaker. Those wishing to present at the workshop are asked to kindly send paper submission and any questions to Dr. Isaac Scarborough (i.m.scarborough@ljmu.ac.uk) by November 15, 2019. The conference organizers are able to provide accommodation in Liverpool during the conference, as well as partial travel funding, dependent upon availability. 



Citations:

Davis, Nicola, “Researchers ‘reboot’ pig brains hours after animals died,” The Guardian, April 17, 2019.

Kremenstov, Nikolai, Revolutionary Experiments: The Quest for Immortality in Bolshevik Science and Fiction (Oxford, Oxford University Press, 2014).

MacWilliams, Bryon, “Russian claims first in magnetic imaging,” Nature 426 (2003): 375.

Vrselja, Zvonimir, Stefano G. Daniele, John Silbereis, et al, “Restoration of brain circulation and cellular functions hours post-mortem,” Nature 568 (2019): 336-343.


Contact Info: 

Dr. Isaac Scarborough, Postdoctoral Research Fellow, "Growing Old in the Soviet Union, 1945-1991," Liverpool John Moores University.


Contact Email: 
URL: 

Quel avenir pour les musées hospitaliers et médicaux ?

Quel avenir pour les musées hospitaliers et médicaux ? Échanges de pratiques et perspectives

Colloque de la Société française des hôpitaux et des hospices civils de Beaune


22 novembre 2019

Centre de séminaires Jean Latour, Musée de l’Hôtel-Dieu des Hospices Civils de Beaune
2, rue de l’Hôtel-Dieu - 21200 Beaune

9h00  Accueil café

9h30 – 9h45
Daniel MOINARD, ancien Directeur général des Hospices Civils de Lyon, Président du conseil d’administration de la Société française d'histoire des hôpitaux : ouverture de la journée

9h45 – 10h00
François POHER, Directeur des Hospices Civils de Beaune : introduction

10h00 – 10h30
Bruno FRANCOIS, Chargé des collections des Hospices Civils de Beaune : de l’hôpital au musée, histoire du musée de l’Hôtel-Dieu de Beaune.

Pause : 5 minutes

10h35 – 11h35
Carolyne KRUMMENACKER, Directrice associée de la société LAMAYA, chargé de l’étude pour la définition d’un projet de rénovation du musée de l’Hôtel-Dieu de Beaune : Muséographier le patrimoine hospitalier, enjeux et perspectives : l'exemple du musée de l'HD des hospices de Beaune

11h35 – 12h30
Questions débat

12h30 – 14h00
Buffet

14h00 – 14h30
Marie-Pierre BAUDIER, Chargée d’études à l’Office de coopération et d’information muséales (OCIM) : Panorama des musées et collections liés à la santé : début d’une enquête.

14h30 – 15h00
Camille PEREZ, Conservateur du patrimoine, musée de l’AP-HP : Le premier Lab’ du musée de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris.

15h00 – 15h30
Sergueï PIOTROVITCH D’ORLIK, Conservateur du Musée des Hospices Civils de Lyon : Les musées hospitaliers au XXIe siècle. L’exemple du musée des Hospices Civils de Lyon 2014-2018.

Pause : 5 minutes

15h35 – 16h45
Table ronde : L’avenir des musées de la santé : nouvelles perspectives et pistes de coopération, modérateurs Jacques POISAT et Bruno FRANCOIS

16h45 – 17h00
Jacques POISAT, Maître de conférences en économie, Université de Saint-Étienne, Vice-Président du conseil scientifique de la Société française d'histoire des hôpitaux : synthèse et perspectives.

17h00
Visite du musée de l’Hôtel-Dieu.


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Fiche d’inscription

A envoyer à Pierre ROGEZ – Trésorier SFHH – 13, Chemin de Besplas -11110 Salles d’Aude.
Date limite d’arrivée des inscriptions : jeudi 7 novembre 2019 (nombre de places limité)

Nom :

Prénom :

Fonction :

Institution :

Adresse :

Mail : téléphone portable :

IMPORTANT : Joindre un chèque à l’ordre de la SFHH :
Prix : - 18 € (correspond uniquement au coût des prestations hôtelières) Pour les adhérents à la SFHH ou les membres d’une institution adhérente à la SFHH (dont les agents du CH de Beaune), (dans ce cas : joindre une attestation)
- 38 € pour les non adhérents

Nota : en cas de désistement après la date limite d’inscription et pour des raisons d’intendance hôtelière les frais de repas (18 €) ne pourront pas être remboursés.

mardi 15 octobre 2019

Santé et conflit

Care in Conflict: Healthcare under Tension

Call for papers

CAHN/ ACHN ANNUAL CONFERENCE

June 10-12, 2020

Ottawa, ON

Hosted by the Nursing History Research Unit-Unité de recherche sur l’histoire du nursing (NHRU-URHN)


The history of nursing is deeply marked by conflicts. Whether it is the struggle for professional identity, engagement in military conflicts as medical staff, or the various sociopolitical barriers as nurses sought to carry out their nursing practice. It is this tension, inherent in the history of nursing, that we wish to explore during this conference.

Papers touching on the broadly defined themes of tension and conflict within nursing and healthcare are welcome. The aim will be to highlight the different facets of conflicts in the history of health care.

Abstracts on other topics related to the history of nursing and health care will also be reviewed by the selection committee.

Please submit a one-page abstract (250 words max.) and a one page CV for consideration to the Online form.

The Programme Committee also encourages proposals for organised panels of three (3) related papers; in this case, please submit a panel proposal of fewer than 250 words in addition to an abstract and one-page CV from each presenter.

Deadline for submissions: December 1, 2019

For any questions: nhru@uottawa.ca




“Santé et conflit : Les soins sous tension” 

Appel à communications

COLLOQUE ANNUEL DE L’ACHN / CAHN

10 au 12 Juin 2020

Ottawa, ON

Accueilli par la Nursing History Research Unit-Unité de recherche sur l’histoire du nursing (NHRU-URHN)


L’histoire des soins infirmiers est marquée par le conflit. Que ce soit les batailles pour l’affirmation de leur autonomie professionnelle, les guerres pendant lesquelles elles furent mobilisées pour venir en aide à leurs compatriotes ou les nombreux conflits sociaux et politiques dans lesquelles elles durent s’engager, les infirmières ont toujours eu à lutter pour affirmer leur identité et la singularité de leur pratique soignante. C’est cette tension, inhérente à l’histoire des soins infirmiers, que nous souhaitons interroger au cours de ce colloque.

Pour ce faire, nous sollicitons des propositions de communications, touchant, d’une manière ou d‘une autre, et plus largement à l’idée de conflit dans le monde du soin. Il s’agira de mettre en lumière les différentes facettes de la conflictualité propre à l’histoire des soins de santé.

Les résumés sur d’autres sujets relatifs à l’histoire des soins infirmiers et de la santé seront également étudiés par le comité de sélection.

Merci de soumettre un résumé (250 mots max.) ainsi qu’un CV d’une page dans notre formulaire en ligne.

Le Comité du programme encourage également les propositions d’organisation de panels composés de trois (3) communications. Dans ce cas, veuillez soumettre une proposition de panel de moins de 250 mots, accompagnée d’un résumé et d’un CV d’une page pour chaque présentateur.

Date limite de réception des propositions : 1er Décembre 2019

Pour toute question : nhru@uottawa.ca

Bourses Hannah

Hannah Studentship - Bourses Hannah

Call for applications/ Appel à candidatures 

The Hannah Studentship offers undergraduate and MA students an opportunity to study and learn the techniques of historical research and to encourage future serious study of medical history.

Le programme de bourses Hannah permet aux étudiant(e)s de se familiariser avec la démarche historienne et de développer un intérêt pour l’histoire de la médecine.

Research Areas

The grant supports research in the area of the impact of technology on the practice of medicine and the delivery of healthcare services. The project may form part of an honours thesis, MA thesis, major research paper, or an elective project. The student may receive course credit for the work. The proposed research must have a clearly defined timeline to demonstrate that it is of a size capable of completion during the three-month period of the Studentship.

The research must be in the area of the impact of technology on the practice of medicine and the delivery of healthcare services. This research focus reflects AMS’ current strategic priority “Compassionate Care in a Technological World” which focuses on:
  • Promoting the education and practice of compassionate care;
  • Fostering new delivery models of compassionate care;
  • Facilitating the leadership needed to realize the promise of technology, while safeguarding humanistic care in our rapidly evolving healthcare system.
Support Available

Funding is in the form of a stipend only, to a maximum of $5,500. The award may be held for a period of three months during the Fall, Winter or Summer semester. Payment is made to the institution where the student is registered. Awardees will, in turn, be paid by the institution in accordance with its distribution policy. These awards are considered to be taxable income by the Canadian government.

Up to four studentships are available annually.

Deadline: November 10, 2019

Eligibility

The applicant must be registered in a recognized undergraduate or MA program at a Canadian university at the time of application. Any full-time undergraduate or MA student is eligible to apply provided the proposed project and supervisor meet the criteria outlined above. Medical students are welcome to apply.

Awards are normally tenable only at the universities in Canada.

Thèmes de recherche

Quatre bourses de trois mois d’une valeur de 5 500 $ sont offertes aux étudiant(e)s de premier cycle et de maîtrise inscrit(e)s dans une université canadienne afin de réaliser un projet en histoire de la médecine sous la supervision d’un professeur qualifié. Les fonds proviennent de l’Associated Medical Services inc. (ci-après AMS). La bourse est administrée en partenariat avec la Société Canadienne d’histoire de la médecine (SCHM) ; cette dernière étant chargée d’évaluer les demandes. La recherche doit analyser l’impact des technologies sur la profession médicale et la prestation des services de santé. Ce sujet rappelle l’objectif d’AMS, soit d’« accroître la compassion dans un monde technologique » et plus spécifiquement :
  • de promouvoir l’éducation et la pratique de soins compatissants ;
  • de favoriser de nouveaux modèles de prestation des soins compatissants ;
  • de maximiser l’impact des nouvelles technologies tout enpréservant une approche humaine des soins dans notre système de santé en constante évolution.

Le financement est attribué aux jeunes chercheurs analysant l’impact des technologies sur la profession médicale et la prestation des services de santé. Le projet peut faire partie d’un mémoire de baccalauréat, d’un mémoire ou d’une thèse de maîtrise ou de toute autre activité de synthèse d’un programme universitaire. Les étudiant(e)s peuvent recevoir des crédits pour leur travail. Le cadre proposé doit pouvoir se réaliser durant les trois mois que couvre la bourse.

Financement

Le montant, d’une valeur maximale de 5 500 $, est offert sous forme de bourse. Le ou la récipiendaire doit en bénéficier pendant une période de trois mois consécutifs durant les sessions d’automne, d’hiver ou d’été. Le versement des fonds est effectué auprès de l’institution universitaire auquel l’étudiant(e) est inscrit(e). Les récipiendaires seront ensuite payés selon les politiques en vigueur. La bourse est imposable au palier fédéral.

Jusqu’à QUATRE (4) bourses pourront être attribuées dans le cadre du concours de 2020.


Critères d’éligibilité

Les candidats doivent fréquenter une université canadienne reconnue et être inscrits dans un programme de premier cycle ou de maîtrise au moment de déposer leur demande. Tous sont éligibles pourvu que leur projet et leur superviseur de recherche satisfassent aux critères susmentionnés. Nous encourageons les demandes en provenance d’étudiants en médecine.

Normalement, les fonds ne peuvent être utilisés que dans les universités canadiennes.

Date limite : 10 novembre 2019


2019/2020 Guidelines - Directives

Hannah Studentship Guide
Renseignements Hannah
2019/2020 Application Form - Formulaire

Hannah Studentship Application
Bourses Hannah Formulaire

Contact - Nous Rejoindre

Dr. Esyllt Jones
Dean of Studies, St John’s College
209 - 92 Dysart Rd. University of Manitoba
Winnipeg, MB, R3T 2M5

E-mail: Esyllt.Jones@umanitoba.ca

Histoire du nursing en contexte est asiatique

New Perspectives on Nursing History from East Asian Contexts

Call for Proposals


International conference at Duke University 

Durham, North Carolina, USA

February 14 - 15, 2020


Women’s and gender histories have made a significant impact on the field of East Asian history, and recently many scholars have examined the histories of women and gender in relation to medicine. This scholarship calls attention to important commonalities across East Asia, as well as key distinctions between China, Taiwan, Japan and Korea. Our conference will bring together an international group of scholars working on all regions of East Asia so as to pay equal attention to the unique stories of each nation while also advancing what we know about East Asia as a whole. 

Our conference will focus on the history of nursing in the late nineteenth and twentieth centuries. We seek to address the following questions:
  • How does the history of nursing in modern East Asia inform new understandings of the region?
  • How does the experience of nursing in East Asia shape perspectives on the history and future of nursing more generally? 
  • What roles did nurses play in the imagination and implementation of the Japanese Empire? Does the close relationship between empire and nursing in East Asia shift our understanding of the nursing profession as a whole?
  • When did nursing become a female profession and how was this gendering of nursing part of the process of nation building? What effects did this have on men? On women? How did this process vary across East Asia?
  • What is the relationship between nursing and female identity? Is that relationship distinct in East Asia?
  • How did warfare and military conflict shape the development of nursing in East Asia?
  • What international circuits of knowledge did the profession of modern nursing tap into as it developed in East Asia? How did international NGOs like the Rockefeller Foundation shape the formation of nursing in East Asia? How did Protestant and Catholic missionaries shape it?
  • Where did the capital that supported nursing schools and the development of modern nursing in East Asia come from? How did the paths through which funding flowed shape the profession?
  • What exactly does a nurse do? Who gets to apply the label? Where do the boundaries of the profession lie? 
  • In what ways did nursing push the boundaries of acceptable behavior between the sexes? 
  • How did nursing practice provoke new conceptualizations of physical and emotional intimacy between the bodies of the healer and the healed?
  • Can nursing serve as an exemplary model of women’s struggle for professional recognition and authority as leaders in a Confucian society? 
  • How was women’s fight for visibility related to the indigenization of scientific medicine? 
  • How can knowledge of East Asian nursing history inform current nursing practice?

Send a 500-word proposal and 2-page CV to Nicole Elizabeth Barnes (nicole.barnes@duke.edu) and Zhang Dewen (dewenzhang@rmc.edu) by October 20. Please indicate whether you would need assistance with airfare in order to attend the conference. 

In addition to the conference, we will invite approximately twelve conference participants to contribute essays to an edited volume. Two factors make this a worthy endeavor. First, many scholars of East Asian history have been doing innovative work on this topic in recent years, and we believe that a single book bringing this literature together can enhance its impact on our fellow scholars of East Asia. Second, the field of nursing history suffers from a paucity of information on East Asia. Two books published by Manchester University Press in 2015 contain virtually nothing on the region. Jane Brooks and Christine E. Hallet’s edited volume, One Hundred Years of Wartime Nursing Practices, 1854-1953covers Europe, the U.S., South Africa and Australia. One essay considers the work of Australian nurses in Korea, but not from a Korean perspective. Histories of Nursing Practice, edited by Gerard M. Fealy, Christine E. Hallett and Susanne Malchau Dietz, is limited to western Europe, North America, Australia and New Zealand. Similarly, the Routledge Handbook on the Global History of Nursing (Routledge, 2014), edited by Patricia D’Antonio, Julie Fairman, and Jean C. Whelan, includes one essay on Malaysia but mostly focuses on North America and Europe. It is clear that recent scholarship on East Asian nursing has not thus far been adequately reflected in published works that historians of nursing refer to in order to understand the history of the profession. Our conference and volume stand to make a major contribution to scholarship in two important fields – East Asian history and the history of nursing – and we will provide an honorarium to all authors who contribute to the edited volume. 

Thanks to funding from the History Department, Asian/Pacific Studies Institute (APSI), and the Josiah Charles Trent Memorial Foundation Endowment Fund at Duke University, we will cover lodging costs for all participants. 

Who we are: Nicole Elizabeth Barnes is Andrew W. Mellon Assistant Professor in the Departments of History and Gender, Sexuality and Feminist Studies at Duke University. She recently published a book on gender analysis of Chinese women who worked as nurses, midwives and doctors during the War of Resistance against Japan. Intimate Communities: Wartime Healthcare and the Birth of Modern China, 1937-1945(University of California Press, 2018) is an open access e-book available at luminosoa.org. The book argues that female medical workers used emotional labor not only to heal bodies, but also to foster the feelings of intimacy that formed the bedrock of the national community. In order to feel that they belonged to a country-wide collective, people had to learn to communicate with and relate to one another. People learned to do this throughout the war in medical encounters, and the accumulation of many such moments between people of different sexes, regions, mother tongues and social classes fostered a sense of belonging that transcended social divisions. 

Zhang Dewen is Assistant Professor of History at Randolph-Macon College. She is completing a book in which she argues that the war granted women the space to re-create themselves as patriotic female subjects through activism such as nursing, caring for orphans, serving soldiers at the front, and creating war propaganda. She argues that in order to project female voices and to participate in China’s war effort, women strategically used their own resources to build communities in which they hoped to create bonding between Chinese soldiers and civilians. By focusing on military and civilian affairs, Chinese women faced the decision either to fight or to employ traditional gender norms to facilitate the making of patriotic female subjects. The war was an occasion for gender redefinition and reconfirmation.

Send a 500-word proposal and 2-page CV to Nicole Elizabeth Barnes (nicole.barnes@duke.edu) and Zhang Dewen (dewenzhang@rmc.edu) by October 20. Please indicate whether you would need assistance with airfare in order to attend the conference.


Contact Info: 
Dr. Nicole Elizabeth Barnes, Andrew W. Mellon Assistant Professor, Departments of History and Gender, Sexuality and Feminist Studies, Duke University, nicole.barnes@duke.edu

Dr. Dewen Zhang, Assistant Professor, Department of History, Randolph-Macon College, dewenzhang@rmc.edu
Contact Email: dewenzhang@rmc.edu

lundi 14 octobre 2019

Les documents de l'histoire la médecine dans l'Occident moderne

Medicine and Healing in the Premodern West: A History in Documents


Edited by Winston Black

Broadview Press
Publication Date: October 26, 2019
ISBN: 9781554813902 / 1554813905
288 pages; 7" x 9"



Medicine and Healing in the Premodern West traces the history of medicine and medical practice from Ancient Egypt through to the end of the Middle Ages. Featuring nearly one hundred primary documents and images, this book introduces readers to the words and ideas of men and women from across Europe and the Mediterranean Sea, from prominent physicians to humble healers. Each of the book’s ten chronological and thematic chapters is given a significant historical introduction, in which each primary source is described in its original context. Many of the included source texts are newly translated by the editor, some of them appearing in English for the first time.

Blessures aristocratiques

Blessures aristocratiques (II) : regards pluridisciplinaires de l’Antiquité à nos jours

Appel à communications


Université de Lille
Campus Pont de Bois
25-26 mai 2020


Ce projet se veut le fruit de la rencontre de deux domaines de recherche fortement renouvelés ces dernières années en histoire ancienne : l’histoire des aristocraties, par la définition d’un groupe social, de ses modalités de représentations et des questions de prestige, d’honneur et de déshonneur qui lui sont associées1 ; et celle du corps, et particulièrement du corps, blessé, souffrant, atteint2. Un premier colloque (« Blessures aristocratiques (I) : du corps à l’honneur ») s’est tenu à l’Université Bretagne Sud les 19 et 20 septembre 2019. Il avait pour vocation d’étudier cette notion de blessure, pour l’Antiquité romaine, dans son acception la plus large : à la fois en tant que lésion, compromission de l’intégrité du corps, mais aussi comme atteinte morale et coup porté à l’amour-propre. Associée à une catégorie sociale particulière, celle des aristocrates, la blessure apparaissait comme pourvoyeuse de questionnements scientifiques pertinents pour l’historien de l’Antiquité.

Les pistes thématiques explorées étaient variées : l’atteinte au corps des aristocrates, leurs blessures mentales et psychiques, qu’elles soient la résultante d’un traumatisme ou d’une dégénérescence ; mais aussi les coups portés à l’honneur. Le souhait était de se pencher sur les conséquences de ces phénomènes, pour une société donnée, en envisageant, notamment, le rôle des blessures dans la construction de soi et dans l’élaboration des individualités, leur fonction dans l’édification de mémoires corporelle et familiale, ainsi que dans la fabrique d’une identité valorisée, voire d’exempla (comme les blessures honorables des « héros » des premiers temps de la République romaine) ou au contraire du déshonneur et de la déchéance (en raison du regard du corps social et des pairs).

Si le point de départ du questionnement portait sur l’Antiquité romaine (en raison du champ disciplinaire dans lequel s’inscrivent les initiatrices du projet, toutes deux MCF en Histoire romaine) et plus spécifiquement sur la République romaine, même si la période impériale n’était pas exclue, il apparaît désormais pertinent d’élargir le questionnement et d’interroger également ces thématiques pour les autres périodes chronologiques, ainsi qu’au prisme de disciplines autres que l’Histoire.

En effet, si les communications présentées lors du premier colloque ont pu mettre en évidence les mécanismes de construction, de déconstruction, voire de destruction d’un ethos aristocratique spécifique aux Romains de l’Antiquité, des processus similaires, bien que revêtant des manifestations différentes, sont identifiables au cours du temps pour des espaces et des sociétés variés. Cette enquête sera aussi l’occasion de revenir sur la définition même qui peut être donnée au terme d’aristocratie et qui est sans aucun doute contingente des communautés considérées.

C’est pourquoi la deuxième édition du colloque « Blessures aristocratiques » se propose désormais d’approfondir et d’élargir le propos en souhaitant susciter des « regards pluridisciplinaires » sur la thématique initiale. Il s’agira de faire appel à des contributions issues de toutes les disciplines littéraires et des sciences humaines et sociales (Anthropologie, Histoire, Histoire de l’Art, Philosophie, Sociologie…).

Les propositions de communications pourront s’inscrire dans les axes suivants, sans exclusive cependant, ceux-ci pouvant d’ailleurs ponctuellement se recouper (les propositions suggérant d’autres axes sont également les bienvenues) :
- Les dommages corporels (physiques et mentaux) et leurs conséquences.
- La mémoire corporelle et familiale. Les grandes lignées aristocratiques se caractérisent notamment par des normes comportementales marquées propres aux communautés et aux espaces envisagés. La question des défaillances, des blessures, des infirmités et de la vieillesse mérite alors d’être posée. La revendication et l’instrumentalisation de cet héritage ancestral nécessitent des stratégies identitaires spécifiques.
- L’injure de l’invective physique à la blessure d’amour-propre. La question de la vulnérabilité physique et psychique des membres de l’aristocratie pourra être plus particulièrement examinée.
Comme lors de la première édition, cette réflexion se veut l’occasion de donner la parole et de faire dialoguer des chercheurs confirmés et de jeunes chercheurs (doctorants et jeunes docteurs). Tous peuvent donc proposer une contribution. Les communications auront vocation à être publiées.

Les propositions de communication doivent être rédigées en français et sous la forme d’un résumé de 500 mots maximum. Ces propositions doivent être accompagnées d’un bref curriculum vitae et d’une attestation du directeur de recherche pour les doctorants. Le dossier doit être envoyé à Caroline Husquin (HALMA, UMR 8164, Université de Lille) (caroline.husquin@univ-lille.fr) et à Cyrielle Landrea (TEMOS, FRE 2015, Université Bretagne Sud) (cyrielle.landrea@univ-ubs.fr).

Date limite d’envoi des propositions : 01 décembre 2019 
Réponse pour la participation au colloque : autour du 15 janvier 2020
Le colloque aura lieu à l’Université de Lille, à Villeneuve d’Ascq, campus Pont de Bois en
Maison de la Recherche (salle des colloques), sur deux journées, les 25 et 26 mai 2020.
L’hébergement, à hauteur d’une nuitée, et les repas sont pris en charge par les organisateurs.

1 Des actes de colloque ont récemment réinvesti la notion de prestige (F. Hurlet, I. Rivoal et I. Sidéra, Le prestige. Autour des formes de la différenciation sociale, Paris, 2014). Pour l’importance de l’honneur, cf. M. Jacotot, Question d’honneur. Les notions d’honos, honestum et honestas dans la République romaine antique, Rome, 2013.
2 Les références sont nombreuses, citons simplement quelques publications collectives récentes en langue française : F. Collard, É. Samama (dir.), Handicaps et sociétés dans l’Histoire : l’estropié, l’aveugle et le paralytique de l’Antiquité aux temps modernes, L’Harmattan, Paris, 2010 ; L. Bodiou, V. Mehl, M. Soria (dir.), Corps outragés, corps ravagés de l’Antiquité au Moyen Âge, Brepols, Turnhout, 2011 ; A. Allély (dir.), Handicaps, malformations et infirmités dans l’Antiquité. Dossier paru dans la revue Pallas, 106, 2018.