lundi 13 avril 2026

Prix commémoratif Georgina-Feldberg

Prix commémoratif Georgina-Feldberg


Appel à soumettre un article

Date limite : 1er mai 2026


La Revue canadienne d’histoire de la santé (RCHS) | Canadian Journal of Health History (CJHS) invite les étudiant·es (tous cycles confondus, ainsi que les étudiant·e·s en médecine) à soumettre un article dans le cadre du Prix commémoratif Georgina-Feldberg en histoire de la santé et de la médecine. Professeure dévouée, spécialiste de l’histoire sociale de la médecine, de la santé publique et des questions de genre dans les politiques relatives à la maladie, la Dre Feldberg croyait fermement que l’histoire joue un rôle essentiel dans l’élaboration des politiques publiques. La communauté savante de l’histoire de la santé et de la médecine a perdu une voix importante lors de son départ prématuré en 2010.

Le Prix commémoratif Feldberg est décerné chaque année au meilleur article inédit traitant d’un sujet en histoire de la santé et de la médecine. Les soumissions peuvent inclure tout milieu géographique et tout type de contenu en lien avec le champ en question. Les étudiant·es inscit·es à programmes connexes sont admissibles, mais tous les textes doivent développer une problématique historiographique pertinente.

Le lauréat ou la lauréate recevra 500 $ et une adhésion d’un an à la SCHM-CSHM (Société canadienne d’histoire de la médecine-Canadian Society for the History of Medicine), ce qui comprend un abonnement à la RCHS | CJHH. Les finalistes pourraient être invité·es par les éditrices de la revue à soumettre leur article à la RCHS | CJHH pour publication, sous réserve d’une évaluation positive par les pairs.

Admissibilité : Les candidat·es doivent être membres de la CSHM-SCHM au moment de la rencontre annuelle. Les textes, rédigés en anglais ou en français, doivent être conformes au protocole de rédaction de la revue. Les candidat·es doivent être étudiant·es au moment du dépôt de leur article au Prix. Les textes soumis doivent être inédits et ne pas avoir été proposés ailleurs en vue d’une publication. Les textes doivent comporter de 6 000 à 8 000 mots, citations comprises.

Les textes doivent être envoyés à l’adresse suivante : cjhh.rchs@gmail.com. Prière d’indiquer clairement dans le courriel que vous soumettez votre texte pour considération dans le cadre du Prix étudiant Georgina-Feldberg.

Les demandes de renseignements généraux sur le Prix doivent être adressées auprès des éditrices de la RCHS | CJHH à Dre. Caroline Lieffers (cjhh.rchs@gmail.com). La date limite pour soumettre votre candidature est le 1er mai 2026. Tous les textes proposés seront évalués par le jury du Prix Feldberg. Les lauréat·es seront annoncé·es lors du Colloque annuel de la SCHM-CSHM, lequel a lieu du 21-22 mai 2026, à Toronto, Ontario.



Georgina Feldberg Memorial Student Award

Call to Submit Essay

Deadline: May 1st, 2026

The Canadian Journal of Health History | Revue canadienne d’histoire de la santé invites students (including undergraduate, graduate, and medical students) to submit essays for the Georgina Feldberg Memorial Student Award in the History of Health and Medicine. Dr. Feldberg was a dedicated teacher and scholar of social history of medicine, public health, and the gendered politics of disease, who firmly believed that history has an important role to play in shaping public policy. The history of health and medicine community lost an important voice when Dr. Feldberg died far too young in 2010.

The Feldberg Memorial Award will be granted annually to the best unpublished essay based on original research on any topic within the history of health and medicine. Essays are not restricted by geography or time period. Students in related disciplines are eligible to apply, but all essays must include a clear historical argument and engage with the relevant historiography.

The winner will receive $500 and a year’s membership with the CSHM-SCHM (Canadian Society for the History of Medicine – Société canadienne d’histoire de la médecine), which includes a subscription to the CJHH | RCHS. Finalists may be encouraged by the journal editors to have their submissions considered for publication in the CJHH | RCHS, subject to its peer review process.

Eligibility: Applicants should be members of the CSHM-SCHM at the time of the CSHM Annual Meeting. Essays can be written in either English or French and must conform to the CJHH | RCHS style guide. Applicants must be students at the time of submission, but the competition is open to students in different disciplines at the undergraduate and graduate levels. Submissions must be based on original research and not currently under consideration for publication elsewhere. Submissions must be between 6,000 and 8,000 words in length, including citations. Applicants should consult the CJHH style guide before submitting their work.

Students are invited to submit essays via email to cjhh.rchs@gmail.com. Please direct inquiries about this award to co-editor of the CJHH | RCHS, Dr. Caroline Lieffers (cjhh.rchs@gmail.com).

The deadline for submissions is  1st of May 2026. All submissions will be evaluated by the Feldberg Award Committee. Winners will be announced at the CSHM-SCHM Annual Meeting, 21-22 May 2026.

dimanche 12 avril 2026

Amand de Puységur

Amand de Puységur (1751-1825) ou la rage des faits. Magnétisme animal et somnambulisme provoqué
 

Marie-Claire Latry

 


L'Harmattan
Date de publication : 03/02/2026
Collection : Encyclopédie psychologique

À la fin du XVIIIe et au XIXe siècle, somnambules et magnétiseurs se multiplient en Occident. Amand de Puységur (1751-1825), inventeur du somnambulisme provoqué, joue un rôle central dans ce phénomène. Les « Sociétés de l’Harmonie », qu’il inspire dès 1784, diffusent cette nouvelle médecine. Après 1805, il tente de regagner une place scientifique, notamment aux côtés de Pinel. Parallèlement, une pratique chrétienne concurrente émerge, où des jeunes filles en transe délivrent des messages religieux. Ce mouvement s’éteint vers 1850, avec l’apparition du terme « hypnose », vingt ans après la mort de Puységur.



samedi 11 avril 2026

Épidémies antiques en Méditerranée et au-delà

Épidémies antiques en Méditerranée et au-delà


sous la direction de  Dominique Castex, Nicolas Laubry, Benoît Rossignol

Ausonius Éditions

 ISBN html : 978-2-35613-445-5

1• Aux sources des épidémies antiques : une approche interdisciplinaire et ses enjeux,
par Dominique Castex, Nicolas Laubry, Benoît Rossignol

2• De quoi la “peste” dite antonine est-elle le nom ? Épidémie, endémie, pandémie et pestilence dans la littérature médicale antique,
par Véronique Boudon-Millot

3• Les références à des maladies pestilentielles dans la documentation papyrologique grecque de l’Égypte romaine et byzantine,
par Antonio Ricciardetto

4• Le silence des médecins anciens face à l’éléphantiasis et à l’hydrophobie : les maladies émergentes dans le discours médical ancien,
par Divna Stevanović-Soleil

5• La patocenosi nella Roma antica: un percorso medico integrato,
da Paola Catalano, Marco Cilione, Flavio de Angelis, Valentina Gazzaniga

6• Archaeological and biological evidences for the Justinianic plague: the “garage Lux” in Alexandria?,
by Lauriane Lequette, Pascal Sellier, Marie-Dominique Nenna, Dominique Castex

7• À qui profite l’épidémie ? Maladies pestilentielles et crimes de poison dans la Rome républicaine,
par Diane Ruiz-Moiret

8• L’amour est-il une maladie contagieuse ? Le savoir médical du romancier Héliodore d’Émèse d’après Les Éthiopiques 3.7.1-3.8.2,
par Sophie Lalanne

9• Les réactions religieuses chrétiennes à la peste de Justinien,
par Claire Sotinel

10• Dépôts de restes humains au sein du sanctuaire antique de Saint-Martin-au-Val à Chartres : unicum du IIIe siècle p.C. ?,
par Géraldine Sachau-Carcel, Stéphane Hérouin, Bruno Bazin, Dominique Castex

11• Paléopathologie des maladies infectieuses chroniques dans l’Antiquité : lèpre, phtisie et autres affections au long cours dans l’enregistrement ostéo-archéologique,
par Sacha Kacki, Yann Ardagna

12• Six pattes sous terre : contribution de l’archéoentomologie à l’étude des sépultures multiples de la catacombe romaine des saints Pierre et Marcellin (Rome, fin Ier-IIIe s.),
par Jean-Bernard Huchet, Dominique Castex

13• “Hélas, hélas ! Un mal puissant envahit la Terre”. L’apport de la documentation oraculaire à l’étude des épidémies anciennes,
par Kevin Bouillot

14• The study of the Antonine Plague and other Roman pandemics between traditional sources and the natural sciences,
by Christer Bruun

15• L’épidémie annuelle dans l’Égypte ancienne,
par Thierry Bardinet

16• Entre Néron et les Flaviens : les pestilences à Rome et dans l’Empire,
par Benoît Rossignol

17• Entre la peste et nous. Postface,
par Patrick Boucheron

jeudi 9 avril 2026

Soins infirmiers

Soins infirmiers: Passé, présent et... futur?

Exposition

01.04 -31.05.26
Palais de Rumine
Place de la Riponne 6
CH - 1005 Lausanne



Depuis les origines de l’humanité, soigner a toujours été un acte profondément lié à la survie mais aussi au vivre-ensemble. Dans ce cadre les soins étaient assurés au sein des familles, des communautés et des institutions religieuses, guidés par la compassion, l’entraide et le souci de l’autre.

L’histoire des soins infirmiers témoigne de cette évolution remarquable : des gestes intuitifs de guérison aux savoirs transmis par l’expérience, des premiers hospices médiévaux aux réformes majeures portées par Florence Nightingale et Madame de Gasparin qui toutes deux ont permis à cette activité de rentrer dans l’ère scientifique promouvant les pratiques modernes fondées sur la science et la recherche. Mais pour passer d’un rôle perçu comme une mission charitable à une profession à part entière, les infirmières et infirmiers ont dû livrer de véritables combats, lutte pour accéder à une formation spécifique, pour obtenir un statut reconnu, pour s’émanciper de la tutelle médicale ou religieuse, pour revendiquer une autonomie et des responsabilités claires : ces conquêtes sociales toujours d’actualité aujourd’hui ont façonné l’identité infirmière. Ainsi chaque époque révèle des infirmières et infirmiers qui, dans les crises, les guerres, les épidémies, les pandémies, ou la vie quotidienne, ont incarné l’humanité dans le soin.

Malgré une émancipation certaine de la profession, cette dimension humaniste, qui en constitue son ADN, est souvent considérée comme secondaire au profit des gestes techniques beaucoup plus visibles et quantifiables. On désigne « les soins infirmiers de l’ombre » ceux qui sont en lien principalement avec cette dimension soit un ensemble d’activités, de gestes, d’attitudes et de présences qui échappent souvent à la reconnaissance institutionnelle car considérés comme secondaire, mais qui s’avèrent essentiels au bien-être et à la dignité des patients. On note par exemple : 

  • Les gestes de confort non techniques (ajuster un oreiller, humidifier des lèvres, baisser les rideaux)
  • Les présences silencieuses, l’écoute, le fait de rester là avec une personne lors d’une crise d’angoisse
  • L’attention à la souffrance morale, à la solitude, à l’angoisse
  • La médiation avec la famille, respect de la pudeur, de l’intimité, des rituels personnels


À l’heure actuelle, de nouveaux défis se posent : vieillissement de la population, maladies chroniques, inégalités d’accès aux soins, crises sanitaires mondiales, bouleversements technologiques et organisationnels si bien que le système de santé actuel est potentiellement à repenser. Face à ces enjeux, les les infirmières et infirmiers occupent une place stratégique. Elles et ils sont des expert.es du soin, capables de conjuguer savoirs scientifiques, compétences techniques et relation humaine. Leur rôle dépasse largement le cadre hospitalier : elles et ils agissent dans la prévention, l’éducation à la santé, la recherche, la coordination des parcours de soins et la santé communautaire si bien que leur étendu de pratique est très large. Chaque citoyen.ne que nous sommes doit se questionner sur sa santé d’aujourd’hui et de demain avec une expression des souhaits sur sa prise en charge. Ainsi un nouveau design du soin pourra naitre avec surement une place importante à la qualité humaine reconfigurant de fait la place des infirmières et infirmiers dans la société.

Cette exposition invite à un voyage à travers le temps pour comprendre d’où viennent les soins infirmiers, comment ils se sont transformés et, surtout, quelle contribution essentielle les infirmières et infirmiers continuent d’apporter à la société : une présence indispensable, à la fois discrète et puissante, au service de la vie et de l’humanité. Le but ultime est de déconstruire les représentations sociales liées à cette profession et de promouvoir une vision professionnelle de l’infirmière et de l’infirmier comme actrice et acteur de la santé des personnes. L’espace de médiation à la fin de l’exposition doit permettre cette reconstruction. 

mercredi 8 avril 2026

Prochaine séance de la Société Française d’Histoire de la Médecine

Prochaine séance de la Société Française d’Histoire de la Médecine 

 

Vendredi 17 AVRIL 2026 à 14 heures
à l’Académie Nationale de Médecine, 16 rue Bonaparte 75006 Paris. Salle Simone Veil.
 


PROGRAMME
Informations générales, présentation et élection des candidats.
 

Conférence invitée (60min) :
Jacques CHEVALLIER
Histoire des grains de beauté : les vilains, les nobles, les faux et les méchants…
 

Communications (20min) :
 

Chantal QUEVILLY
Le fait de Boulogne à l’Académie nationale de médecine de Paris pendant la révolution de 1848 ou les docteurs Gorré et Duchenne se prononçant sur l’utilisation du chloroforme
 

Teunis Willem van HEININGEN
Laurent Garcin (1683-1751), huguenot, chirurgien de bord en chef, médecin, botaniste et protégé de Boerhaave
 

Sophie NIQUEUX
Villes d’eaux : lieux de composition musicale (1791-1845) - Dans le contexte de l’inscription des « Grandes villes d’eaux d’Europe » au patrimoine mondial de l’Unesco
 

Les résumés de ces communications sont disponibles sur notre site internet : https://numerabilis.u-paris.fr/partenaires/sfhm/1523-2/


mardi 7 avril 2026

La diversité au sein des collections d'archives médicales du Canada

Advocating for the importance of disabled, neurodivergent, and chronically ill lived experience within Canada’s medical archival collections
 

Online talk



Tuesday, April 21, 2026

2:00 p.m. 3:00 p.m. EDT


Medical collections are found in government archives, hospital archives, universities, and even dedicated museums such as the Canadian Museum of Healthcare. An under-explored element of such collections is the role they play in the writing and subsequent teaching of disability-history from those with lived experience.

In this talk, archives/museum accessibility consultant Dr. Michael Marlatt and archivist Anna Krentz discuss the importance of disabled, neurodivergent, and chronically ill lived experience within medical collections.

Michael will address what is meant by gaps regarding lived experience within Canada’s medical collections. He will also provide strategies medical collections can take in the collaboration of disability-led research, employment, and curation within Canada’s medical collections.

Archivist Anna Krentz will also speak about the role materials held by medical collections have played in her research on cystic fibrosis history, building on work conducted for the Canadian Museum of Healthcare’s 2022 Margaret Angus Research Fellowship.

Attendance is free. Please register here for the link.

lundi 6 avril 2026

Misère de la psychiatrie

Misère de la psychiatrie

Steeves Demazeux



Presses universitaires de France
Collection : Sciences dans la cité
Date de parution : 26/03/2026


La psychiatrie est la plus décriée et la moins appréciée des disciplines médicales. Son histoire est parsemée d’erreurs scientifiques funestes et de controverses lancinantes. Hier comme aujourd’hui, elle compte de nombreux adversaires, dont certains vont jusqu’à réclamer son abolition pure et simple. Dans ce « précis de désorientation », le philosophe Steeves Demazeux revient sur l’histoire tumultueuse de l’antipsychiatrie des années 1960 et 1970. Il entreprend de déconstruire certains mythes tenaces qui se sont cristallisés à cette époque et qui continuent d’être véhiculés dans le débat public contemporain. L’enjeu est de rebattre les cartes permettant de penser les rapports entre psychiatrie et politique, mais aussi entre médecine et société. Les troubles mentaux existent-il vraiment ou ne sont-ils que des constructions sociales ? La contestation antipsychiatrique était-elle toujours du côté des patients ? Pourquoi le recours aux électrochocs n’a-t-il pas disparu ? La psychothérapie institutionnelle des années 1960 était-elle la bonne solution ? Les médicaments psychotropes sont-ils efficaces ? La psychiatrie scientifique a-t-elle fait des progrès notables ?