lundi 1 juin 2026

La médecine yiddish en période d'épidémie

Yiddish Medicine in Times of Epidemics. Faith, Secrets, and Cures in Early Modern Europe



CSMBR Upcoming Lecture


Daniella Zaidman-Mauer 


11 June 2026 – 5 PM (CET)


Before the advent of modern medicine, healing was never purely physical. Across different religions, illness was understood to be both a physical and a moral event — a disruption to the balance between humanity and God. When epidemics struck early modern Europe, people turned to every available remedy — whether practical, spiritual, natural or supernatural.

This lecture explores how Jewish communities in Central and Western Europe responded to epidemic disease by examining vivid examples drawn from Yiddish books and pamphlets, which was the everyday language of European Jews. 

We will encounter a Yiddish plague treatise that offered rules for surviving an outbreak by blending hygiene, community solidarity and spiritual discipline into a single, coherent guide, together with other instances of Jewish healers and rabbis navigating this world with remarkable creativity, integrating herbal remedies, dietary advice, quarantine regulations and prayer into a unified, practical system of care. 

Together, these stories reveal a world in which prayer and medicine, faith and science were partners in the urgent, deeply human work of survival.



To register for this event, please click here

dimanche 31 mai 2026

Centenaire de l’Évolution psychiatrique

Les Évolutions psychiatriques : modes, courants ou paradigmes ?


Colloque du Centenaire de l’Evolution psychiatrique 

Vendredi 12 juin – Académie de Médecine (Paris)


Colloque gratuit, avec repas offert, sur inscription, limitées à 40 personnes. Contact Dr Yann Craus : Centenaire.Evolution.Psychiatrique@proton.me


Le recul historique permet de dessiner trois figures distinctes des « évolutions psychiatriques » depuis Pinel. Les modes, séduisantes mais éphémères, prospèrent à l’ombre de mots d’ordre et de promesses thérapeutiques vite évanouis ; les courants tracent des lignes plus durables, donnant forme à des communautés savantes, à un style d’intelligibilité et de pratique. Après les trois grands paradigmes décrits par G. Lantéri-Laura, c’est aujourd’hui un bouleversement d’une autre nature qui se dessine : l’avènement de la santé mentale. Sous cette formule consensuelle se profile une logique nouvelle, transformant pratiques, discours et institutions. La folie tend à s’effacer dans le champ élargi du « bien-être psychique » ; les neurosciences, fortes de leur prestige, promettent une objectivité renouvelée ; les mouvements de patients revendiquent une reconnaissance et une participation légitimes ; enfin, les impératifs économiques et gestionnaires paraissent dissoudre l’objet même de la discipline et fragiliser sa vocation humaniste.

Pourtant, derrière ces innovations se dessine aussi la continuité d’un cadre plus ancien. La rhétorique de l’innovation et la séduction de la rupture tendent à masquer la persistance de questions fondamentales : comment articuler déterminants neurobiologiques, structures sociales et dynamique subjective ? Comment concilier ambition scientifique et responsabilité clinique ? Que peut encore la psychopathologie face à l’autorité des discours de la science, des sciences sociales et des revendications sociales ? Ces changements ouvrent-ils à un progrès démocratique ou sont-ils les indices d’une mutation qui destitue la psychiatrie en tant que discipline critique ? C’est donc à un diagnostic de l’époque contemporaine qu’en appelle ce colloque. Ces questions ne sont pas anodines : elles engagent l’avenir même de notre pratique.


08h30 : Accueil des participants.

Ouverture

09h00–09h45 : Ouverture du colloque Jean-François Allilaire, Secrétaire perpétuel de l’Académie nationale de médecine. A Propos de L’évolution de la psychiatrie
Manuella De Luca, Présidente de la Société de L’Évolution psychiatrique : La Société de l’Evolution psychiatrique : un groupe aux frontières
Clément Fromentin, Membre du Bureau de L’Évolution Psychiatrique : Cent ans à L’Évolution psychiatrique.

Session 1 — Le collectif : une proposition d’actualité ? (Présidents de séance : Benjamin Weil, Camille Veit)

09h45–10h15 : Pierre Dardot : Le Collectif et la communauté en psychiatre 

10h15–10h45 : Christophe Dejours : Collectif de travail et coopération : repenser l’organisation du travail.

10h45–11h15 : Groupe des internes : Quelle formation aux internes à l’heure d’une psychiatrie sans paradigme ?

11h15–11h45 Discussion.

11h45-12h00 : Pause.

Session 2 — Place des nouvelles technologies et de l’IA (Présidents de séance : Sarah Troubé et Thomas Lepoutre)

12h00–12h45 : Débat Yann Auxéméry et Quentin Dumoulin

12h45–13h00 : Discussion.

13h00–14h00 : Buffet salle des bustes

Session 3 — Le secteur, un dispositif créatif en évolution (Présidents de séance : Isabelle Secret Bobolakis, Yann Craus)

14H00-14H30 : Frédéric Worms : En quoi l’Evolution psychiatrique est-elle encore créatrice ? Bergson, la psychiatrie du XXe siècle et d’aujourd’hui face à tous les réductionnismes.

14h30-15H00 : Jordan Sibeoni : Réorganiser le secteur en pédopsychiatrie : espoirs, cynismes et savoir en tension.

15h30–16h00 : Discussion.

Session 4 — La psychopathologie est-elle féministe ? (Présidents de séance : Marcela Gargiulo, Clément Fromentin)

16h00-16h30: Clotilde Leguil : Une clinique en prise avec la subjectivité de son époque.

16h30-17h00 : Manuella De Luca : Énigme ou refus d’une psychopathologie du/au féminin.

17h00-17h15 : Discussion.

17h15–17h30 : Conclusion générale Nicolas Dissez : Rédacteur en chef de L’Évolution Psychiatrique.

samedi 30 mai 2026

Le désordre mental chez les Wolof et les Lébou

Mal de soi, mal de l'autre. L'interprétation et la thérapie traditionnelles du désordre mental chez les Wolof et les Lébou (Sénégal)
 

András Zempléni 


Éditions de la Sorbonne
Collection : Homme et société
Publication : 30 avril 2026
Nombre de pages Livre papier : 540
EAN13 Livre papier : 9791035111137



Première monographie détaillée sur les conceptions des troubles mentaux et sur les thérapies traditionnelles à l’œuvre dans une société africaine, ce livre présente les résultats d’une recherche menée auprès des guérisseurs et des malades sénégalais dans les années 1960.

vendredi 29 mai 2026

Prix de la SFHM

Prix de la Société française d'histoire de la médecine (SFHM) 

 Appel à candidatures

 


Prix de thèse d’histoire de la médecine Georges Robert

Décerné chaque année, comprend deux catégories :

1. Sciences médicales ;

2. Sciences humaines en lien avec la médecine.

Il récompense des thèses, mémoires de master ou diplômes universitaires, consacrés à l’histoire de la médecine, publiés en langue française, durant les 24 mois précédant le mois d’octobre de l’année en cours

Cf. https://numerabilis.u-paris.fr/partenaires/sfhm/prix/prix-de-these-dhistoire-de-la-medecine-georges-robert/



Prix SFHM-Académie nationale de médecine

Depuis 1995, la Société française d’histoire de la médecine et l’Académie nationale de médecine décernent chaque année le Prix SFHM-ANM d’Histoire de la Médecine à un ouvrage consacré à l’histoire de la médecine, publié en langue française dans l’année précédente et jusqu’au 15 février de l’année en cours.

Cf. https://numerabilis.u-paris.fr/partenaires/sfhm/prix/prix-sfhm-anm/



Prix Jean-Charles Sournia de la SFHM 

Le Prix Sournia de la SFHM, créé en 2006 en mémoire de notre ancien président, le Professeur Jean-Charles Sournia, est destiné à récompenser, tous les deux ans, un travail de recherche original dans le domaine de l’histoire des sciences médicales, rédigé en français et émanant d’un « chercheur international étranger âgé de moins de 40 ans ». Les dossiers de candidature doivent être adressés avant le 30 septembre.

Cf. https://numerabilis.u-paris.fr/partenaires/sfhm/prix/prix-sournia-de-la-sfhm/



=> pour tous renseignements complémentaires, consulter le site internet https://numerabilis.u-paris.fr/partenaires/sfhm/ ou bien ou contacter le secrétariat : secretariat.sfhm@gmail.com

jeudi 28 mai 2026

La Fabrique de la sexualité au-delà de Thomas Laqueur

La Fabrique de la sexualité au-delà de Thomas Laqueur
 

Journées d'études


1er et 2 juin 2026
UNIVERSITÉ
TOULOUSE JEAN - JAURÈS
Maison de la Recherche, salle D30


Organisées par Framespa (S. Chaperon) - Tiris (P. Mortas) - Université de Lausanne (C. Kraus)
Contact : Sylvie Chaperon (sylvie.chaperon@univ-tlse2.fr)
 

1er juin
(14h-17h30)
 

14h-14h15
Mot d’accueil par Sylvie Chaperon (professeure en histoire, Université Toulouse - Jean Jaurès),
Cynthia Kraus (maîtresse d’enseignement et de recherche en études genre et en études sociales des sciences et de la médecine, Université de Lausanne) et Pauline Mortas (chercheuse postdoctorale en histoire, TIRIS)


14h15-14h45
Conférence d’Elsa Dorlin (professeure en philosophie, Université Toulouse - Jean Jaurès) :
« Décoloniser l’histoire de la sexualité »


14h45-15h15
Débat et questions


15h15-15h40
Pause
 

15h40-17h
Table ronde sur Thomas Laqueur, avec la participation de Sylvie Chaperon, Jean-Christophe Courtil, Elsa Dorlin, Cynthia Kraus et Marie Walin
 

17h-17h30
Débat et questions

2 juin
(9h15-13h)

9h15-9h30
Accueil
 

9h30-9h50
Jean-Christophe Courtil (maître de conférences en langue et littérature latines, Université Toulouse - Jean Jaurès) : « Une sexologie avant la sexologie ? Le traitement de la santé sexuelle dans les textes médicaux latins »


9h50-10h10
Anouk Durand-Cavallino (doctorante en histoire, EHESS) : « Mesurer l’impact du discours médical
concernant le tribadisme au XVIIIe siècle : difficultés et enjeux »

10h10-10h30
Marie Walin (maîtresse de conférences en histoire, Université de Poitiers) : « La circulation des savoirs sur la chasteté masculine à l’échelle atlantique (France, Espagne, Mexique, années 1840-1920) »
 

10h30-11h
Débat et questions
 

11h-11h20
Pause

11h20-11h40
Pauline Mortas (chercheuse postdoctorale en histoire, TIRIS) « “Depuis cinq ans les rapports conjugaux avaient été impossibles”. À la recherche des sexualités conjugales dans les sources médicales
sur le vaginisme (France, années 1860-années 1930) »

11h40-12h
Sébastien Landrieux (docteur en histoire, Université de Lille) : « Entre diagnostic et désir : ce que disent (et taisent) les archives psychiatriques sur les sexualités entre hommes »

12h-12h30
Débat et questions
 

12h30-13h
Remarques conclusives de Sylvie Chaperon : « L’histoire de la sexualité qui reste à écrire »
La Fabrique de la sexualité, au-delà de Thomas Laqueur


mercredi 27 mai 2026

Laideurs grecques

Laideurs grecques. Usages et représentations antiques

Véronique  Mehl et Maria Patera (sous la direction)

Presses universitaires de Rennes

 

Date de parution : 14/05/2026
Collection : Histoire
EAN : 9791041305001
Nb de pages : 226


Les Grecs de l’Antiquité étaient beaux, croit-on. Pourquoi ne peut-on les imaginer petits, rabougris, difformes, émaciés, bedonnants, bossus, édentés, grimaçants, bigleux, blafards… tout simplement laids ? Dans les sociétés antiques où les apparences et les attitudes sont sujettes à un examen social permanent, l’aspect de la personne est aussi important au point de vue individuel que collectif. Le physique révèle souvent le psychique : une apparence dégradée peut constituer la marque des moeurs décriées, mais elle peut aussi masquer la beauté interne. La laideur régulièrement perçue comme une altérité, de genre, d’âge, d’origine ethnique, dessine les contours de la mise à l’écart sociale et permet la stigmatisation. La vulnérabilité corporelle et l’altérité physique provoquent rarement la pitié ou la sympathie, plutôt le rire ou la peur. C’est tout un pan de l’histoire du corps qui est ici esquissée, mais aussi des valeurs qu’il véhicule, éthiques comme sociales et religieuses, des émotions qu’il suscite, de son imagerie et de son imaginaire, de ses artifices et de ses exclusions, enfin, de son animalité. Détourner les yeux des « grands classiques » de l’art, regarder la laideur en face, c’est penser les normes, étudier toutes les strates de la société, s’ouvrir aux émotions et aux affects, aborder le corps et les identités sous un autre angle.


Publié avec le soutien de l’université Bretagne Sud

mardi 26 mai 2026

Poste en histoire globale des sciences

Lecturer in Global History of Science (academic)

Call for applications

 

The Department of Science and Technology Studies, University College London, seeks to appoint one Lecturer in Global History of Science. 

 

 

Working pattern: Full time

 Contract type: Permanent

 Salary: £54,931-£64,644

 Location: London, UK

 Application deadline: 23.59 UK time, June 9, 2026


We interpret science, technology and society broadly. We are looking for candidates who place an emphasis on the global dimension of science, as a set of practices and as a social, political and cultural phenomenon, in their research. Any period from early modern to late modern science is relevant. Candidates with a focus on non-western contexts and knowledge of non-western language(s) will be preferred.

 

For further details please view the link below:

 Application link: https://www.ucl.ac.uk/work-at-ucl/search-ucl-jobs/details?nPostingId=18120&nPostingTargetId=44363&id=Q1KFK026203F3VBQBLO8M8M07&LG=UK&languageSelect=UK&mask=ext