Appel à candidatures
Date limite : 19 juin 2026
Informations et candidature : https://emploi.cnrs.fr/Offres/Doctorant/UMR7064-GUILIN-001/Default.aspx
Contact pour information : guillaume.linte@cnrs.fr
Réseau de recherche en histoire de la santé
Health and the Environment in the Preindustrial World: Multidisciplinary Approaches
Caufiled Campus
Victoria, Australia
23-24 July
This international and interdisciplinary conference brings to a close the activities of the grant team “Pursuing Public Health in the Preindustrial World, 1100-1800.” Beyond the team itself, it involves a dozen scholars working across health history, history of science and technology, religion, archaeology and landscape in areas covering Europe, the Eastern Mediterranean and East and Southeast Asia.
The conference will be both remote and in-person. Attendance is free but requires registration. Please register at the following link: click here.
For the full program: click here.
About the Conference
Health was a goal pursued by numerous societies prior to industrialised modernity. While their definitions of health and disease could differ widely, earlier cultures organised themselves around promoting the former and fighting the latter with their available means. They did so, moreover, in diverse, changing and challenging locations around the world and in response to the specific risks these were thought to pose. This conference aims, not only to showcase the team’s research on public health history, but also to situate it within and assess its potential impact on several fields, including environmental history, the history of science and technology, bioarchaeology, landscape archaeology, mobility studies, religious studies and gender studies.
Over the past four years, the team has worked across the regions of Europe, the Eastern Mediterranean and Southeast Asia, reconstructing practices meant to fight disease and promote health at the community level. Specifically, team members examined (mobile) courts, pilgrims and miners, and how they intervened in their changing environments to improve health outcomes. The choice of regions and societies allowed us, first, to venture beyond the European, urban and sedentary focus of most revisionary work on premodern public health history in the recent past; and, secondly, to critically integrate methodologies from archaeology, religious studies and other fields. Collectively these have enriched the available toolkit for detecting healthscaping activities in the deeper past.
The concluding conference will bring together the original team as well as a keynote speaker and invited scholars across several fields, periods and career stages. Presentations will explore both traditional and more recent themes converging on public health history, including biopower, the public sphere and transitions into modernity; the mingling of spiritual and physical health; the gendering of community healthcare; and the spatial and material dimensions of health.
Les Évolutions psychiatriques : modes, courants ou paradigmes ?
Vendredi 12 juin – Académie de Médecine (Paris)
Colloque gratuit, avec repas offert, sur inscription, limitées à 40 personnes. Contact Dr Yann Craus : Centenaire.Evolution.Psychiatrique@proton.me
Le recul historique permet de dessiner trois figures distinctes des « évolutions psychiatriques » depuis Pinel. Les modes, séduisantes mais éphémères, prospèrent à l’ombre de mots d’ordre et de promesses thérapeutiques vite évanouis ; les courants tracent des lignes plus durables, donnant forme à des communautés savantes, à un style d’intelligibilité et de pratique. Après les trois grands paradigmes décrits par G. Lantéri-Laura, c’est aujourd’hui un bouleversement d’une autre nature qui se dessine : l’avènement de la santé mentale. Sous cette formule consensuelle se profile une logique nouvelle, transformant pratiques, discours et institutions. La folie tend à s’effacer dans le champ élargi du « bien-être psychique » ; les neurosciences, fortes de leur prestige, promettent une objectivité renouvelée ; les mouvements de patients revendiquent une reconnaissance et une participation légitimes ; enfin, les impératifs économiques et gestionnaires paraissent dissoudre l’objet même de la discipline et fragiliser sa vocation humaniste.
Pourtant, derrière ces innovations se dessine aussi la continuité d’un cadre plus ancien. La rhétorique de l’innovation et la séduction de la rupture tendent à masquer la persistance de questions fondamentales : comment articuler déterminants neurobiologiques, structures sociales et dynamique subjective ? Comment concilier ambition scientifique et responsabilité clinique ? Que peut encore la psychopathologie face à l’autorité des discours de la science, des sciences sociales et des revendications sociales ? Ces changements ouvrent-ils à un progrès démocratique ou sont-ils les indices d’une mutation qui destitue la psychiatrie en tant que discipline critique ? C’est donc à un diagnostic de l’époque contemporaine qu’en appelle ce colloque. Ces questions ne sont pas anodines : elles engagent l’avenir même de notre pratique.
08h30 : Accueil des participants.
Ouverture
09h00–09h45 : Ouverture du colloque Jean-François Allilaire, Secrétaire perpétuel de l’Académie nationale de médecine. A Propos de L’évolution de la psychiatrie
Manuella De Luca, Présidente de la Société de L’Évolution psychiatrique : La Société de l’Evolution psychiatrique : un groupe aux frontières
Clément Fromentin, Membre du Bureau de L’Évolution Psychiatrique : Cent ans à L’Évolution psychiatrique.
Session 1 — Le collectif : une proposition d’actualité ? (Présidents de séance : Benjamin Weil, Camille Veit)
09h45–10h15 : Pierre Dardot : Le Collectif et la communauté en psychiatre
10h15–10h45 : Christophe Dejours : Collectif de travail et coopération : repenser l’organisation du travail.
10h45–11h15 : Groupe des internes : Quelle formation aux internes à l’heure d’une psychiatrie sans paradigme ?
11h15–11h45 Discussion.
11h45-12h00 : Pause.
Session 2 — Place des nouvelles technologies et de l’IA (Présidents de séance : Sarah Troubé et Thomas Lepoutre)
12h00–12h45 : Débat Yann Auxéméry et Quentin Dumoulin
12h45–13h00 : Discussion.
13h00–14h00 : Buffet salle des bustes
Session 3 — Le secteur, un dispositif créatif en évolution (Présidents de séance : Isabelle Secret Bobolakis, Yann Craus)
14H00-14H30 : Frédéric Worms : En quoi l’Evolution psychiatrique est-elle encore créatrice ? Bergson, la psychiatrie du XXe siècle et d’aujourd’hui face à tous les réductionnismes.
14h30-15H00 : Jordan Sibeoni : Réorganiser le secteur en pédopsychiatrie : espoirs, cynismes et savoir en tension.
15h30–16h00 : Discussion.
Session 4 — La psychopathologie est-elle féministe ? (Présidents de séance : Marcela Gargiulo, Clément Fromentin)
16h00-16h30: Clotilde Leguil : Une clinique en prise avec la subjectivité de son époque.
16h30-17h00 : Manuella De Luca : Énigme ou refus d’une psychopathologie du/au féminin.
17h00-17h15 : Discussion.
17h15–17h30 : Conclusion générale Nicolas Dissez : Rédacteur en chef de L’Évolution Psychiatrique.
Mal de soi, mal de l'autre. L'interprétation et la thérapie traditionnelles du désordre mental chez les Wolof et les Lébou (Sénégal)
András Zempléni
Éditions de la Sorbonne
Collection : Homme et société
Publication : 30 avril 2026
Nombre de pages Livre papier : 540
EAN13 Livre papier : 9791035111137
Première monographie détaillée sur les conceptions des troubles mentaux et sur les thérapies traditionnelles à l’œuvre dans une société africaine, ce livre présente les résultats d’une recherche menée auprès des guérisseurs et des malades sénégalais dans les années 1960.
Prix de la Société française d'histoire de la médecine (SFHM)
Appel à candidatures
Prix de thèse d’histoire de la médecine Georges Robert
Décerné chaque année, comprend deux catégories :
1. Sciences médicales ;
2. Sciences humaines en lien avec la médecine.
Il récompense des thèses, mémoires de master ou diplômes universitaires, consacrés à l’histoire de la médecine, publiés en langue française, durant les 24 mois précédant le mois d’octobre de l’année en cours
Cf. https://numerabilis.u-paris.fr/partenaires/sfhm/prix/prix-de-these-dhistoire-de-la-medecine-georges-robert/
Prix SFHM-Académie nationale de médecine
Depuis 1995, la Société française d’histoire de la médecine et l’Académie nationale de médecine décernent chaque année le Prix SFHM-ANM d’Histoire de la Médecine à un ouvrage consacré à l’histoire de la médecine, publié en langue française dans l’année précédente et jusqu’au 15 février de l’année en cours.
Cf. https://numerabilis.u-paris.fr/partenaires/sfhm/prix/prix-sfhm-anm/
Prix Jean-Charles Sournia de la SFHM
Le Prix Sournia de la SFHM, créé en 2006 en mémoire de notre ancien président, le Professeur Jean-Charles Sournia, est destiné à récompenser, tous les deux ans, un travail de recherche original dans le domaine de l’histoire des sciences médicales, rédigé en français et émanant d’un « chercheur international étranger âgé de moins de 40 ans ». Les dossiers de candidature doivent être adressés avant le 30 septembre.
Cf. https://numerabilis.u-paris.fr/partenaires/sfhm/prix/prix-sournia-de-la-sfhm/
=> pour tous renseignements complémentaires, consulter le site internet https://numerabilis.u-paris.fr/partenaires/sfhm/ ou bien ou contacter le secrétariat : secretariat.sfhm@gmail.com
La Fabrique de la sexualité au-delà de Thomas Laqueur
Journées d'études
1er et 2 juin 2026
UNIVERSITÉ
TOULOUSE JEAN - JAURÈS
Maison de la Recherche, salle D30
Organisées par Framespa (S. Chaperon) - Tiris (P. Mortas) - Université de Lausanne (C. Kraus)
Contact : Sylvie Chaperon (sylvie.chaperon@univ-tlse2.fr)
1er juin
(14h-17h30)
14h-14h15
Mot d’accueil par Sylvie Chaperon (professeure en histoire, Université Toulouse - Jean Jaurès),
Cynthia Kraus (maîtresse d’enseignement et de recherche en études genre et en études sociales des sciences et de la médecine, Université de Lausanne) et Pauline Mortas (chercheuse postdoctorale en histoire, TIRIS)
14h15-14h45
Conférence d’Elsa Dorlin (professeure en philosophie, Université Toulouse - Jean Jaurès) :
« Décoloniser l’histoire de la sexualité »
14h45-15h15
Débat et questions
15h15-15h40
Pause
15h40-17h
Table ronde sur Thomas Laqueur, avec la participation de Sylvie Chaperon, Jean-Christophe Courtil, Elsa Dorlin, Cynthia Kraus et Marie Walin
17h-17h30
Débat et questions
2 juin
(9h15-13h)
9h15-9h30
Accueil
9h30-9h50
Jean-Christophe Courtil (maître de conférences en langue et littérature latines, Université Toulouse - Jean Jaurès) : « Une sexologie avant la sexologie ? Le traitement de la santé sexuelle dans les textes médicaux latins »
9h50-10h10
Anouk Durand-Cavallino (doctorante en histoire, EHESS) : « Mesurer l’impact du discours médical
concernant le tribadisme au XVIIIe siècle : difficultés et enjeux »
10h10-10h30
Marie Walin (maîtresse de conférences en histoire, Université de Poitiers) : « La circulation des savoirs sur la chasteté masculine à l’échelle atlantique (France, Espagne, Mexique, années 1840-1920) »
10h30-11h
Débat et questions
11h-11h20
Pause
11h20-11h40
Pauline Mortas (chercheuse postdoctorale en histoire, TIRIS) « “Depuis cinq ans les rapports conjugaux avaient été impossibles”. À la recherche des sexualités conjugales dans les sources médicales
sur le vaginisme (France, années 1860-années 1930) »
11h40-12h
Sébastien Landrieux (docteur en histoire, Université de Lille) : « Entre diagnostic et désir : ce que disent (et taisent) les archives psychiatriques sur les sexualités entre hommes »
12h-12h30
Débat et questions
12h30-13h
Remarques conclusives de Sylvie Chaperon : « L’histoire de la sexualité qui reste à écrire »
La Fabrique de la sexualité, au-delà de Thomas Laqueur
Laideurs grecques. Usages et représentations antiques
Date de parution : 14/05/2026
Collection : Histoire
EAN : 9791041305001
Nb de pages : 226
Les Grecs de l’Antiquité étaient beaux, croit-on. Pourquoi ne peut-on les imaginer petits, rabougris, difformes, émaciés, bedonnants, bossus, édentés, grimaçants, bigleux, blafards… tout simplement laids ? Dans les sociétés antiques où les apparences et les attitudes sont sujettes à un examen social permanent, l’aspect de la personne est aussi important au point de vue individuel que collectif. Le physique révèle souvent le psychique : une apparence dégradée peut constituer la marque des moeurs décriées, mais elle peut aussi masquer la beauté interne. La laideur régulièrement perçue comme une altérité, de genre, d’âge, d’origine ethnique, dessine les contours de la mise à l’écart sociale et permet la stigmatisation. La vulnérabilité corporelle et l’altérité physique provoquent rarement la pitié ou la sympathie, plutôt le rire ou la peur. C’est tout un pan de l’histoire du corps qui est ici esquissée, mais aussi des valeurs qu’il véhicule, éthiques comme sociales et religieuses, des émotions qu’il suscite, de son imagerie et de son imaginaire, de ses artifices et de ses exclusions, enfin, de son animalité. Détourner les yeux des « grands classiques » de l’art, regarder la laideur en face, c’est penser les normes, étudier toutes les strates de la société, s’ouvrir aux émotions et aux affects, aborder le corps et les identités sous un autre angle.
Publié avec le soutien de l’université Bretagne Sud