samedi 31 octobre 2026

La médecine et le discours amoureux dans la poésie italienne des XIIIe et XIVe siècles

A Cure for Lovesickness. Medicine and the Love Discourse in 13th and 14th-Century Italian Poetry


CSMBR Upcoming Lecture

 
Alexandra Urbaniak

10 November 2026 – 5 PM (CET)




This lecture will offer a comparative analysis of lovesickness (aegritudo amoris) within the context of love discourse in Italian Dolce Stil Novo poetry. It will also consider contemporary medical and natural philosophical sources, such as Avicenna’s Canon, Arnau de Villanova’s Tractatus de Amore or Alhazen’s Perspectiva (De Aspectibus), placing particular focus on the mobility of treatises and physicians in medieval Europe and the role of the Bolognese Studio di Arti e Medicina.


The main similarities and differences between poetic and medical representations of love will then be discussed in three parts: first, love as a source of suffering; second, love as a pharmakon; and third, love as therapy.


This interdisciplinary approach aims to enrich our understanding of the imagery of love in Dolce Stil Novo poetry, while emphasising the importance of physicians' knowledge beyond the confines of a strictly medical context.

To register for this event, please click here. 

vendredi 30 octobre 2026

Sommeil et sciences sociales

Sommeil et sciences sociales


Atelier

 
 
 
 
Cet atelier propose d’interroger et de confronter les approches, méthodes et cadres d’analyse mobilisés pour étudier le sommeil dans les différentes disciplines.


Lieu : EHESS, Campus Condorcet, salle C570 (5e étage)


Programme prévisionnel 2026-2027 :

L'atelier a lieu un mercredi par mois, de 16h30 à 18h30, à l'EHESS, Campus Condorcet, Aubervilliers.

18 novembre : Séance introductive sommeil et sciences sociales - horaires exceptionnel 16h-18h, salle C570

9 décembre : Sommeil, rêve et sciences sociales - salle C570

27 janvier 2027 : Représentations et imaginaires du sommeil (2) - salle A527

24 février : Sommeil et Santé - salle A527

24 mars : Sommeil en crise - salle A527

28 avril: : Sommeil, frère de la mort? - salle A527

26 mai: Sommeil, classe, genre et "race" - salle A527


Le format atelier se prêtant particulièrement aux échanges collectifs, nous invitons celles et ceux qui le peuvent à privilégier le présentiel, mais il est aussi possible de suivre l'atelier en ligne.

Pour recevoir les liens visio, vous pouvez nous écrire à orgasommeil@protonmail.com, ou vous inscrire à la liste de diffusion.

Si vous êtes interessé·es, n'hésitez pas à vous inscrire à la liste de diffusion de l'atelier pour recevoir les informations: https://framagroupes.org/sympa/subscribe/ateliersommeil



L’équipe d’organisation

Amélie Barbier,

Louise Berginc,

Julie Panet,

Sophie Panziera

jeudi 29 octobre 2026

La pharmacie d’officine au regard des sciences humaines et sociales

Aux comptoirs de la santé : travail, professions, régulations et transformations de la pharmacie d’officine au regard des sciences humaines et sociales

Appel à communications

En France, les évolutions professionnelles et juridiques qui ont marqué la pharmacie d’officine au cours de la dernière décennie ont suscité un intérêt croissant chez les chercheuses et les chercheurs en sciences sociales. Cette journée d’étude propose de réunir les travaux portant, de près ou de loin, sur l’officine afin de saisir les enjeux liés à la pharmacie et aux professionnel·les d’officine. Pour ce faire, la journée d’étude ambitionne de faire dialoguer des approches et des méthodes issues de différentes disciplines.

En 1999, l’instauration du droit de substitution des médicaments génériques a contribué à renégocier la place des pharmacien·nes d’officine à l’interface entre médecins, patient·es, Assurance maladie et industrie pharmaceutique (Nouguez, 2017). Les travaux de SHS consacrés à l’officine se sont intéressés aux tensions entre logiques sanitaires et marchandes, entre patientèle et clientèle (Aïach, 1992 ; Fournier et Lomba, 2007, 2014), et à la façon dont elles se traduisent en termes d’identités, de normes et de rôles chez les pharmacien·nes (Barraud de Lagerie, 2011 ; Reyes, 2015 ; Hibbert et al., 2002). La journée d’étude a vocation à approfondir ces analyses à la lumière des transformations récentes du secteur.
Depuis la crise sanitaire de la Covid-19, plusieurs réformes se sont succédées et ont renforcé les missions de service public assurées par les pharmacies d’officine : vaccination, dépistages (TROD angine et cystite) et entretiens pharmaceutiques. L’introduction de ces nouvelles missions a transformé les pratiques et les conditions économiques de l’exercice officinal.

La structuration des officines sur le territoire national a également évolué, marquée par une diminution du nombre d’officines (Igas, 2026), liée à l’absence de reprise de certaines pharmacies en zone rurale et au regroupement de structures peu rentables dans les zones urbaines denses. Si le maillage officinal demeure globalement dense, historiquement préservé par la réglementation de son implantation, ces fermetures interrogent l’accessibilité effective aux médicaments, notamment en zone rurale, pour les personnes âgées, à mobilité réduite ou dépourvues de moyens de transport. Cette recomposition du secteur s’accompagne aussi du développement de groupements qui mutualisent les achats, les services et certaines fonctions comme le marketing, l’agencement, la communication ou la mesure de l’activité.

Parallèlement à ce renforcement de leur rôle dans le système de santé, les pharmacies d’officine connaissent des transformations économiques qui témoignent de l’importance des logiques commerciales et financières dans ce secteur. En effet, si la vente de médicaments remboursés demeure au coeur de leur activité et représente toujours l’essentiel de leur chiffre d’affaires (Arnold, 2025), le développement du marché des médicaments non remboursés, de la parapharmacie ou de la cosmétique constitue un autre levier de leur modèle économique (Cour des comptes, 2025), particulièrement pour les grandes officines urbaines qui développent des stratégies commerciales empruntant parfois aux méthodes de la grande distribution (Samarcq, 2025). Plus récemment, la financiarisation du secteur, à travers l’intervention de fonds d’investissement dans le financement des officines ou au capital de certains groupements, soulève de nouvelles interrogations sur l’indépendance professionnelle des pharmacien·nes et sur l’influence des impératifs de rentabilité sur leur activité (Cour des comptes, 2025). Ces transformations invitent ainsi à interroger l’articulation, parfois conflictuelle, entre les missions de santé publique des officines et leur inscription dans des logiques marchandes et financières.

Se saisir de ces évolutions comme objets d’étude en SHS permet de chausser des lunettes grossissantes pour saisir la libéralisation des services de santé en train de se faire en France. La comparaison internationale est particulièrement heuristique pour étudier cette question, surtout lorsqu’elle porte sur des pays engagés plus tôt dans cette voie, comme le Royaume-Uni (Edmunds et Calnan, 2001 ; McDonald et al., 2010 ; Butler et al., 2026) ou la Belgique (Chabanet et al., 2020, 2022).

Les propositions de communication pourront s’inscrire dans l’un des quatre axes thématiques présentés ci-dessous et relever de disciplines variées (sociologie, science politique, anthropologie, géographie, économie, histoire, santé publique, etc.)

Axe 1. À l’échelle de l’officine
Les officines sont des entreprises au sein desquelles se côtoient plusieurs statuts professionnels, hiérarchisés par le capital culturel (niveau de diplôme) et par le capital économique (détention de l’entreprise et revenus). Au comptoir se trouvent des pharmacien·nes titulaires, des adjoint·es, des étudiant·es, des préparateur·ices et des vendeur·ses spécialisé·es. Cet axe propose donc d’examiner plus en détail la division du travail au sein de l’officine et d’en analyser les dynamiques à l’aune des rapports de genre, de classe et de race. Pour qui, pour quelles pathologies, pour quelles « missions » et dans quelles conditions le temps du conseil est-il pris ?
En ce sens, il s’agit d’étudier les effets des nouvelles missions sur les rôles professionnels et sur les interactions avec les usager·es, qu’iels soient client·es ou patient·es. Les contributions pourront également s’intéresser aux trajectoires sociales des professionnel·les de l’officine. Leur étude permettrait non seulement de mieux comprendre comment on devient pharmacien·ne ou préparateur·ice, mais aussi de rendre compte des écarts de pratiques d’une officine à l’autre. Qu’est-ce qui se joue au comptoir d’une petite officine de village ou d’une grande pharmacie de centre commercial ? 

Axe 2. Le médicament : produits de santé et circulation
La pharmacie constitue un espace où circule une grande diversité de produits, dont les statuts, les usages et les modalités d’accès diffèrent fortement. Des vaccins aux compléments alimentaires, en passant par les médicaments vétérinaires, ces produits constituent des cas d’étude permettant d’observer les coopérations, négociations et tensions qui entourent leur prescription, leur délivrance, leur administration ou leur usage. La circulation de ces produits participe à la redéfinition des frontières et des prérogatives entre les différentes professions de santé. Il s’agit alors d’étudier les formes concrètes de coordination et l’évolution de la division du travail entre pharmacien·nes, médecins, infirmier·es ou vétérinaires.

L’attention portée aux produits invite alors à questionner les frontières, parfois incertaines ou disputées, entre soin, prévention, bien-être et esthétique. Ces catégories ne renvoient pas seulement à des statuts réglementaires : elles sont produites et négociées dans les pratiques de délivrance. En effet, si l’ordonnance encadre l’accès à certains médicaments et dispositifs, une part importante des produits disponibles en pharmacie est accessible sans prescription et peut faire l’objet d’une demande directe, d’un conseil ou d’une négociation au comptoir. Les contributions pourront ainsi s’intéresser à la manière dont certains produits entrent dans le domaine du soin ou en sortent, aux représentations qui leur sont associées, à la coexistence de logiques sanitaires et marchandes ou encore aux effets de la diversification des circuits d’accès aux produits de santé (parapharmacie d’hypermarché, épiceries bio, plateformes numériques, etc.).

Axe 3. Un modèle négocié : maillage et (dé)régulation
Les officines sont prises dans de multiples rapports de force entre représentant·es de la profession (Ordre et syndicats), État, industriels et investisseurs. Citons, à titre d’exemple, les campagnes de l’enseigne E.Leclerc pour obtenir l’autorisation de vendre des médicaments non soumis à prescription ou les négociations autour de la vente en ligne.

Certaines nouvelles missions, comme les TROD angine et cystite, les vaccinations, les renouvellements d’ordonnances et les bilans pharmaceutiques, fragilisent par ailleurs le principe de séparation entre prescription et délivrance. Cet axe invite donc à se pencher sur la (dé)régulation de ce secteur du marché de la santé, sur les stratégies des différents acteurs et sur le déploiement des rapports de force dans lesquels ils sont pris.

L’évolution des modèles économiques peut également affecter un maillage territorial envisagé comme une ressource face à la désertification médicale. Les syndicats de pharmacien·nes mettent en avant la baisse du nombre d’officines, mais l’augmentation de leur taille moyenne traduit aussi une concentration du réseau. Le secteur est en outre touché par une financiarisation à bas bruit, opérée par des fonds d’investissement qui contournent les règles encadrant l’entrée au capital des officines (Cour des comptes, 2025). Les contributions pourront par exemple se pencher sur les fusions réalisées au nom d’économies d’échelle, sur la diminution du flux d’ordonnances dans les zones privées de médecins généralistes ou encore sur la concurrence exercée par des officines de grande taille soutenues par des investisseurs.

Axe 4. Environnements techniques, numériques et écologiques
Ce dernier axe invite à interroger les transformations de l’officine au regard de ses environnements techniques et numériques ainsi que de ses flux de produits, de matières et de déchets.

Le travail en officine est reconfiguré par la dématérialisation de nombreux documents (ordonnances, factures, dossiers patient·es) et par l’essor de plateformes de communication (téléconsultation, messageries sécurisées, dossier médical partagé). La diffusion de ces technologies invite à examiner la manière dont elles modifient à la fois les métiers de l’officine et les relations avec les patient·es et les autres professionnel·les de santé. La numérisation de l’activité soulève en outre des questions relatives à la circulation, à la protection et aux usages des données de santé, ainsi qu’au contrôle économique des logiciels et infrastructures devenus indispensables à l’exercice.

Les robots de dispensation et les logiciels de gestion officinale ont quant à eux facilité la délivrance, la gestion des stocks et la traçabilité des produits. Mais ces technologies contribuent aussi à encadrer et à standardiser les pratiques professionnelles, en imposant des procédures et des catégories prédéfinies qui peuvent restreindre les marges de manoeuvre des pharmacien·nes, voire faire obstacle à certaines pratiques, comme la délivrance de médicaments à l’unité.

Il s’agit également de replacer l’officine à l’articulation des santés humaine, animale et environnementale, notamment dans une perspective « One Health ». L’officine constitue en effet un maillon de la gestion des effets environnementaux du médicament. La collecte des produits non utilisés ou périmés, le traitement des déchets liés à leur consommation ou la présence de résidus médicamenteux dans l’environnement soulèvent des enjeux écologiques auxquels les pharmacies participent à des degrés divers. Ces questions rejoignent enfin les débats sur la lutte contre le gaspillage, dans un contexte de pénuries de médicaments.
 

Modalités de soumission
La journée d’étude se tiendra le 4 mai 2027 au 59-61 rue Pouchet, 75017 Paris.
Les propositions de communication sont à envoyer au plus tard le 16 novembre 2026 à l’adresse : sociofficine@proton.me

Elles mentionneront les nom et prénom, pronom, discipline, statut, institution de rattachement et adresse électronique des communicant·es. Elles comporteront ensuite, en 2 500 signes maximum (espaces compris), un titre, une présentation des matériaux mobilisés et un résumé des enjeux abordés. Une attention particulière sera portée aux recherches empiriques, qu’elles reposent sur des enquêtes ethnographiques ou sur l’analyse d’archives ou de données chiffrées, mais les contributions plus théoriques sont également bienvenues. Les réponses seront communiquées fin décembre 2026 ou début janvier 2027.

Comité d’organisation
Matthieu Albouy
Stéphane Bouvier
Joséphine Eberhart
Paul Guille-Escuret
Léontine Latteux Hartmann

Bibliographie
Aïach, P. (1992). Une profession conflictuelle : la pharmacie d’officine. Dans D. Fassin et P. Aïach (dir.), Sociologie des professions de santé. Éditions de l’Espace européen.
Arnold, C. (2025). Le revenu des pharmaciens redynamisé pendant les années de crise sanitaire. Insee Première, (2036).
Barraud de Lagerie, P. (2011). Entre rationalité économique, normes professionnelles et interdépendances organisationnelles : les pharmaciens d’officine face à la demande de « dépannage ». Dans Sociologie de l’action organisée (p. 175-198). De Boeck Supérieur.
Butler, P., Walele, A., Parker, S., & Solomon, J. (2026). From apothecary to ‘McPharmacist’? Skills utilisation amongst community pharmacists in England. Economic and Industrial Democracy, 47(2), 527-549.
Chabanet, D., Coissard, S., & Weppe, X. (2020). Les stratégies d’adaptation des pharmacies d’officine face à la concurrence des « supermarchés du médicament ». Le cas de la Belgique. Annales des Mines – Gérer & comprendre, 142(4), 3-15.
Chabanet, D., Coissard, S., Weppe, X., & Bichon, S. (2022). Santé, business et tradition : les pharmaciens d’officine à la croisée des chemins (le cas de la Belgique, de la France et de l’Italie). Question(s) de management, 40(3), 13-24.
Cour des comptes. (2025). Les pharmacies d’officine : un modèle en mutation [Rapport sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale].
Edmunds, J., & Calnan, M. W. (2001). The reprofessionalisation of community pharmacy? An exploration of attitudes to extended roles for community pharmacists amongst pharmacists and General Practitioners in the United Kingdom. Social Science & Medicine, 53(7), 943-955.
Fournier, P., & Lomba, C. (2007). Petit commerce, grande dépendance : les pharmacies entre pouvoirs publics et industriels. Revue française des affaires sociales, (3), 211-231.
Fournier, P., & Lomba, C. (2014). Les pharmacies : un petit commerce sous influences. Dans Les travailleurs du médicament (p. 275-298). Érès.
Hibbert, D., Bissell, P., & Ward, P. R. (2002). Consumerism and professional work in the community pharmacy. Sociology of Health & Illness, 24(1), 46-65.
Inspection générale des affaires sociales [Igas]. (2026). La chaîne de distribution pharmaceutique. https://igas.gouv.fr/la-chaine-de-distribution-pharmaceutique
McDonald, R., Cheraghi-Sohi, S., Sanders, C., & Ashcroft, D. (2010). Professional status in a changing world: the case of medicines use reviews in English community pharmacy. Social Science & Medicine, 71(3), 451-458.
Nouguez, É. (2017). Des médicaments à tout prix. Sociologie des génériques en France. Presses de Sciences Po.
Reyes, G. (2015). Identité professionnelle du pharmacien et design organisationnel de la pharmacie. Revue française de gestion, 248(3), 77-92.
Samarcq, B. (2025). La financiarisation des pharmacies : comment les fonds d’investissement et les groupements accélèrent la transformation du modèle officinal. Xerfi.

mercredi 28 octobre 2026

La décolonisation de la médecine

Decolonizing Medicine: Contours and Complexities

Roundtable



November 30th from 1pm - 4pm in the Thomson House Ballroom

This roundtable will explore the challenges and possibilities that arise in the project of decolonizing medicine. Globally and locally, the violence and limitations of colonial epistemologies and relationships within healing practices are increasingly under scrutiny. As such, widespread efforts to rethink these approaches are underway. However, these efforts, which often take the form of encounters between traditional and bio- medicines, are complex, and raise difficult questions regarding how best to restore justice and produce knowledge in the midst of conflicting ontological, epistemological, and moral territories.

In Canada, the term ‘reconciliation’ is ever-present, and yet, the project of reconciliation is increasingly criticized for its emptiness and performativity. In medicine, many small victories have taken place, as fire codes are overruled to allow smudging in hospitals, as traditional medicines are integrated into pharmacies, and as Indigenous advocates are appointed in care settings. However, the lived realities of many First Nations, Inuit, and Métis people still involve profound health inequalities and daily encounters with racism. Is a much larger shift required, one that reflects the sovereignty of Indigenous nations rather than merely aims for cultural sensitivity in a colonial context?

Epistemological challenges loom large as well, taking on unique, and yet resonant, forms in global and local contexts, where the impacts of colonization are felt differently, in terms of proximity and temporality. Across global health initiatives, integrative medicine programs, and contemporary debates on evidence, increasing efforts are being made to articulate heterogeneous therapeutic traditions. Yet such encounters remain deeply contested, criticized for reproducing epistemic hierarchies, forcing translations of non-biomedical practices into biomedical terms, thereby marginalizing forms of knowledge, care, and healing that exceed dominant evidentiary frameworks. At the same time, therapeutic pluralism is an undeniable reality, as patients and practitioners continually navigate between multiple medical worlds. The question, therefore, is not whether encounters between different therapeutic traditions should occur, but how they might be (re)organized and better understood.

This workshop invites both critical and propositional reflections on the complex project of the decolonization in medicine. Contributions will examine the forms of violence, exclusion, appropriation, or reduction that may accompany projects of integration, comparison, or evidence-making, as well as work that explores alternative modes of care. What might more equitable, attentive, and non-hegemonic relations between different understandings of healing require? How might concepts such as evidence, efficacy, care, expertise, translation, comparison, collaboration, or diplomacy be rethought in contexts of therapeutic plurality? And what kinds of institutions, practices, or forms of inquiry might enable different healing traditions to enter into meaningful relation without erasing their differences?

Drawing on perspectives from the social studies of medicine, medical anthropology, science and technology studies, philosophy, history, and related fields, the workshop aims to foster an interdisciplinary conversation about how encounters between diverse therapeutic worlds are imagined, enacted, contested, and transformed.

 

Hosted by the Department of Social Studies of Medicine in partnership with the School of Population and Global Health, Department of Equity, Ethics and Policy and the Wellcome Trust funded project Between Deception and Dissent


Alex McComber, Bear clan, Kanien'keha:ka, Community Health Researcher
"Perspectives from Indigenous Community"

Samir Shaheen-Hussain, Pediatric Emergency Physician, author of “Fighting for A Hand to Hold: Confronting Medical Colonialism against Indigenous Children in Canada"
"Confronting Medical Colonialism: Reparations before Reconciliation"

Leslie Sabiston, Assistant Professor, Anthropology, McGill University
"Learning New Tricks: Decolonization as Counter-Magic?"

Laurence Kirmayer, Director, Division of Social and Transcultural Psychiatry, Department of Psychiatry, McGill University
"Decolonizing Cultural Psychiatry"

Lisa Schmidt-Herzog, PhD Researcher, Université de Mons and Academy of Fine Arts, Munich
"Decolonizing What? Frantz Fanon and the Epistemological Stakes of Revolutionary Vitalism"

Katrin Solhdju, Research Professor of the F.R.S.- FNRS, University of Mons, Belgium
"An Art of Comparison? Reimagining Encounters between Traditional- and Bio-Medicines"


Please see the attached poster and the event website for more information and to register.

Feel free to share widely, as the event is open to all.

mardi 27 octobre 2026

Actualité de la psychologie historique

Actualité de la psychologie historique



Journée d’études



(à propos de la parution de l’ouvrage Ignace Meyerson. Un universitaire à Toulouse (1940-1951), Presses univ. du Midi, 2026)


13 novembre 2026, Université Paris Est Créteil

Campus Centre, Salle à venir

Métro Ligne 8, direction Créteil, arrêt Créteil-Université



« On doit reconnaître que l’Homme est au-dedans de lui-même le lieu d’une histoire. La tâche du psychologue est d’en reconstituer le cours » : tels pourraient être la définition et le programme de la psychologie historique, fondée au XXe siècle par le médecin et psychologue Ignace Meyerson (1888-1983). Celle-ci a ensuite été pratiquée notamment par l’auteur de cette définition, le philosophe et historien Jean-Pierre Vernant, professeur au Collège de France qui s’est employé à écrire une histoire de l’homme intérieur grec. La bibliothèque de Meyerson a fait l’objet d’un don à la Bibliothèque universitaire du Campus Centre de l’UPEC en 1992. Ce fonds est constitué de plus de 13000 ouvrages. A l’occasion de la parution d’un ouvrage collectif aux Presses universitaires du Midi, Ignace Meyerson, un universitaire à Toulouse (1940-1951), un ensemble de chercheurs et chercheuses en philosophie, psychologie, sociologie et sciences de l’éducation, se propose de revenir sur l’actualité de la psychologie historique et sur les outils qu’elle nous offre en vue d’aborder les problèmes du présent.



09h45 Accueil


10h00 Ouverture

Valérie Capdevielle, Présidente de la Société française de psychologie

Sandrine Croity-Belz, Laboratoire LPD-DT, Université Toulouse Jean Jaurès

Julien Netter, Laboratoire ESCOL-CIRCEFT, Universités Paris Est Créteil et Paris 8 Saint-Denis

Frédéric Fruteau de Laclos, Laboratoire LIS, Université Paris Est Créteil



10h30 Présentation de l’ouvrage Ignace Meyerson. Un universitaire à Toulouse (1940-1951)

Bruno Fondeville, Laboratoire, EFTS, Université Toulouse Jean Jaurès
Ignace Meyerson à Toulouse : engagements et fondation de la psychologie universitaire


Jean-Yves Rochex, Laboratoire ESCOL-CIRCEFT, Université Paris 8 Saint-Denis
Psychologie historique, psychologie génétique et sciences humaines et sociales



11h30
Jérémie Duhauga, Laboratoire LIS, Université Paris Est Créteil
Maxime Chastaing face à la psychologie historique



12h30 Repas



14h00
Florence Weber, Centre Maurice Halbwachs, ENS Paris
Ignace Meyerson et Marcel Mauss en 1924, une occasion manquée pour la psycho-anthropologie ?



14h40
Bernard Schneuwly, FAPSE, Université de Genève
Meyerson et Vygotskij – possibles complémentarités : histoire sociétale et développement psychique



15h20
Charles Commaille, Laboratoire LIS, Université Paris Est Créteil
Ignace Meyerson lu par l’école vygotskienne, d’Alexis Leontiev à Lioudmila Antsyferovna



16h15
Nathalie Queyroux, CAPHES, ENS Paris
La bibliothèque personnelle, une archive pour la recherche. Quelques exemples de valorisation



16h45
Anne-Caroline Beaugendre, Bibliothèque universitaire, Université Paris Est Créteil
Présentation et visite du Fonds Ignace Meyerson de la Bibliothèque universitaire du Campus Centre



18h Pot convivial

lundi 26 octobre 2026

Le dernier numéro de la Revue canadienne d'histoire de la santé

Canadian Journal of Health History / Revue canadienne d’histoire de la santé



Aspirin in Canada: The First Quarter-Century
Jan McTavish

L’émergence de la télécuriéthérapie comme stratégie d'innovation à la Fondation Curie dans les années 20–30
Camilla Maiani

Pandemic Politics: Developing Vaccines in Canada's Anti-vax Heartland
Erika Dyck, Jim Clifford, Derek Cameron, Patrick Chassé, Fionnuala Braun, Nazeem Muhajarine


Book Reviews/Comptes rendus


Stored in the Bones: Safeguarding Indigenous Living Heritages
Cody Groat

Cancer Confidential: Backstage Dramas in the Radiation Clinic
Fedir Razumenko

Plundering the North: A History of Settler Colonialism, Corporate Welfare, and Food Insecurity
Liza Piper

Looking through the Speculum: Examining the Women's Health Movement
Carol Williams

Wilful Neglect: The Federal Response to Tuberculosis among First Nations, 1867–1945
Jill Campbell-Miller

Indigenous Legalities, Pipeline Viscosities: Colonial Extractivism and Wet'suwet'en Resistance
Dorota Kupis

An Accidental History of Canada
Zachary A. Tingley

When Disease Came to This Country: Epidemics and Colonialism in Northern North America
David S. Jones

The Mind Mappers: Friendship, Betrayal and the Obsessive Quest to Chart the Brain
Yvan Prkachin

Wired Together: The Montreal Neurological Institute and the Origins of Neuroscience
Eric Andrew-Gee

Displacement City: Fighting for Health and Homes in a Pandemic
Kathleen Forman

Frances Oldham Kelsey, the FDA, and the Battle against Thalidomide
Megan Blair

Hopelessness to Normalcy: The Remarkable History of Hemophilia Care in Canada
Stephen Pemberton

Managing Federalism through Pandemic
Sophie Webb

Controlling Contagion: Epidemics and Institutions from the Black Death to Covid
Mitchell Hammond

dimanche 25 octobre 2026

L'histoire "par en bas" en médecine

L'histoire "par en bas" en médecine : pour quoi faire ?



Leçon inaugurale de la Professeure Aude Fauvel


Lundi 9 novembre 2026, 17h15-18h30, Auditoire Charlotte Olivier, CHUV (hybride)



Aude Fauvel, historienne de la médecine et de la psychiatrie, a été nommée professeure associée à la Faculté de biologie et de médecine de l'UNIL dès le 1er août 2025. Sa Leçon sera précédée d’une introduction par



Christine Sempoux, vice-doyenne Relève académique et égalité à la FBM, et Ralf Jox, directeur de l'IHM.


Entrée libre. La manifestation sera suivie d'un apéritif.


Lien de la visioconférence

samedi 24 octobre 2026

Archives et nucléaire

Archives et nucléaire


Journée d'études

Le comité d’organisation des « Journées archives et nucléaire » est heureux de vous partager le programme de la 4ème édition de l’évènement qui se tiendra les 17 & 18 novembre à Fontenay-aux-Roses.


Comme chaque année, cet évènement permet de réunir ingénieurs, chercheurs, membres de la société civile et archivistes autour de conférences au cours desquelles les intervenants présentent pourquoi et comment leurs travaux se sont appuyés sur les archives. Histoire, mémoire, science et perspectives d'avenir seront au cœur des échanges.



La participation se fait sur inscription via ce lien : https://forms.cloud.microsoft/e/Zjhc139JZc



L’évènement aura lieu à l’auditorium de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) : 31, avenue de la Division Leclerc, 92260, Fontenay-aux-Roses.



Mardi 17 novembre :
12h30 : Accueil et café


13h20 : Ouverture des travaux par :
Daniel Delalande (ASNR)
Catherine Santucci (CEA)
Comité d’organisation - Luciano Piffanelli (UHA)


14h : Thème 1 – Santé et radioprotection
Martin Schlumberger (Université Paris-Saclay) - Bilan sanitaire de l’accident de Tchernobyl et écart avec les prédictions initiales
Éric Samson (ASNR) - Utilisation des archives dans la construction de cohortes épidémiologiques rétrospectives
Aurélie Lemoine (Musée Curie) - Réflexions autour des archives médicales et de la santé conservées au Musée Curie
Anne Fellinger (Archives d’Alsace) et Lucie Schirr (Université de Strasbourg) - Aux sources d’une histoire de la radioprotection : les fonds d’archives les fonds d’archives des laboratoires de recherche nucléaires à Strasbourg, 1945-1975


16h : Thème 2 – Archives et géosciences
Emmanuelle Athimon (ISEN Ouest) - Caractériser et reconstruire des aléas météo-marins extrêmes en l’absence de données systématiques ? L’exemple de Dunkerque au XIXe siècle
Maria Lancieri (ASNR/BERSSIN) - Projet ACROSS : Que demandent les sismologues aux monuments historiques ?
Olivier Evrard (CEA) - Ce que les archives sédimentaires peuvent nous apporter comme informations pour reconstruire l'histoire du nucléaire
Elsa CORTIJO (Programme "Climat, biodiversité et sociétés durables") – Les archives: un voyage dans le temps, dans l'espace et dans l'environnement


17h45 : Cocktail et visite de l’exposition Mémoire du futur (ANDRA)



Mercredi 18 novembre 2026 :
9h : Accueil et café


9h30 : Thème 3 – De Tchernobyl à Fukushima
Galia Ackerman (Ecrivaine, historienne, journaliste et spécialiste du monde russe) - Le KGB à Tchernobyl, une plongée inédite dans les archives ukrainiennes
Tatiana Kasperski (Université de Södertörn) - 40 ans après la catastrophe, Tchernobyl en pleine guerre russo-ukrainienne
Rina Kojima (Université Gustave Eiffel) - Les contrôles sanitaires mis en place après un accident nucléaire majeur : calmer l’inquiétude des populations de Fukushima ?


11h15 : Table ronde - Capitaliser sur le passé pour gérer les crises


12h30 : Pause déjeuner et visite de l'exposition photos de Laurent MICHELOT sur Tchernobyl


13h45 : Thème 4 – Fictionnel
Roland Lehoucq (CEA, enseignant, auteur et vulgarisateur) - La bataille de l'eau lourde


14h20 : Thème 5 – Utilisation opérationnelle des archives
Michaël Mangeon (Environnement Ville Société) - Thermos (1974-1982) : les leçons d'un projet nucléaire pour aujourd'hui et demain
Antonin Cheron (Université de Bordeaux - Centre Émile Durkheim) – Archives grises et suture des incertitudes : les sous-traitants comme acteurs intermédiaires pour penser la mémoire industrielle du nucléaire
Aurélien Dorval (CEA) et Fabien Duret (ASNR) - Sûreté-criticité : consulter les archives sur les événements passés pour améliorer la sûreté d’aujourd’hui


16h : Thème 6 – Archives et territoires
Sylvia Beccera (CNRS) - Les archives pour comprendre la construction sociale des ressources et des risques liés à la radioactivité naturelle en Auvergne
Belinda Ravaz (Université de Haute-Alsace) - Les trajectoires de redéveloppement des territoires postnucléaires. Une approche comparative
Chloé Mertz (CNAM) - Territorialité de la lutte antinucléaire française et logique archivistique

17h25 : Conclusions par Pierre Fournier (Université Aix-Marseille)



17h35 : Fin des journées d’étude



Comité d’organisation :
Camille Bouchain (ASNR)
Elwin Charpentier (CEA)
Stéphanie Clavelle (ASNR)
Stéphane Droulier (CEA)
Mélanie Edeline (Université de Haute-Alsace)
Flavien Lemoine (ASNR)

Comité scientifique :
Mélanie Arndt (Universität Freiburg)
Olivier Chanton(ASNR)
Luciano Piffanelli (Université de Haute-Alsace)
Ange Pottin (Université de Bourgogne)
Marie Vandermersch (CEA)

Pour tous renseignements, contactez melanie.edeline@uha.fr ou 06.09.13.42.72



Excellente soirée,



Le comité d’organisation

________________________________-
Liste électronique de l'Association des archivistes français archives-fr@listes.archivistes.org.
Pour vous désabonner, envoyez un email à archives-fr-unsubscribe@listes.archivistes.org.