mercredi 4 octobre 2017

La fin de vie

La fin de vie : regards historiques

Annales de démographie historique 2017/1 (n° 133)


Isidro Dubert, Lionel Kesztenbaum
La fin de vie, un monde de transitions

Hernán Otero
The Winter of Life. Elderly Mortality in Tandil (Buenos Aires), 1858-1914

Raquel Pollero, Mariana Paredes
Old Age in Uruguay: a Century’s Evolution

Mathilde Rossigneux-Méheust
L’épreuve de l’irréversibilité médicale. Retour sur l’expérience du vieillissement des Parisiens assistés en institution au second xixe siècle

Marthe Nicolet
Représentation de l’entourage des aîné-e-s dans la mort. Une analyse des avis de décès de Genève et du Valais

Stéphanie Sauget
La mise en place d’un marché funéraire du cercueil à Paris au xixe siècle



Les vitalismes

Les vitalismes. Histoire d'une équivoque

Journées d'étude

Ecole Normale Supérieure - Salle Langevin - 29 rue d'Ulm
Paris, France (75005)
Maison des Sciences de l’Homme, amphi 220 - 4 rue Ledru
Clermont-Ferrand, France (63) 

Cette manifestation appartient à un cycle de quatre journées dont le sous-titre général pourrait être : « Les vitalismes - histoire d'une équivoque ». Comment l’« étiquette » « vitalisme » fonctionne-t-elle dans des contextes historiques entièrement différents, dotés de paradigmes métaphysiques et épistémologiques tout aussi différents et même parfois inconciliables ? Qu'est-ce qui la fait « résister » malgré cela ?

L’UMR 8547 Pays Germaniques, l’UMR 5317 IHRIM et le PHIER de Clermont-Ferrand organisent conjointement une manifestation de type « colloque tournant » ou mise en réseau de quatre journées d’études individualisées thématiquement.

Comment l’« étiquette » « vitalisme » fonctionne-t-elle dans des contextes historiques entièrement différents, dotés de paradigmes métaphysiques et épistémologiques tout aussi différents et même parfois inconciliables? Qu'est-ce qui la fait « résister » malgré cela? Etant donné que le terme de vitalisme, quoique créé à l’époque moderne, a été exporté depuis en direction de l’Antiquité (Aristote, Hippocrate), nous réunirons des intervenants aussi bien pour cette période que pour celle de la Renaissance, de la période moderne, puis contemporaine avec le néo-vitalisme. Les thématiques directrices sont transversales – de façon que chacune des journées fasse dialoguer entre elles les différentes époques.

L'ensemble des quatre journées est organisé conjointement par : l’UMR 8547 Pays Germaniques (CNRS - ENS Paris), l’UMR 5317 IHRIM (CNRS - ENS Lyon) et le centre de recherches Philosophies et Rationalités (Université Clermont Auvergne).
Programme

Jeudi 19 octobre 2017
Réappropriations vitalistes

École normale supérieure, 29 rue d’Ulm, salle Langevin, Paris

Ou comment le vitalisme d’une époque donnée s’appuie sur des figures d’une époque antérieure, dans quels buts, et avec quelles stratégies :

9h-12h30
François Pépin (Paris-Lyon) : Le « vitalisme » au XVIIIe siècle : de la pertinence d'un concept rétrospectif.
Guido Giglioni (Macerata, Italie) : La promenade de l’âme. Quelques péripéties de la réception des Épidémies d’Hippocrate dans la première Modernité
Alain Petit (Clermont-Ferrand) : De Janet à Aristote en passant par Cambridge, une rétro-histoire du vitalisme

14h15-17h30
Nicole Perret (Grenoble-Paris) : Téléologie et mécanisme dans les réappropriations de la notion kantienne d'organisation biologique
Emmanuel Salanskis (Strasbourg) : Le pseudo-vitalisme de Nietzsche
Barthélémy Durrive (Lyon-Aix en Provence) : La réappropriation canguilhémienne du vitalisme : une stratégie perspectiviste en paradigme bachelardien ?
Jeudi 25 janvier 2018

Clermont-Ferrand
Vitalisme et pathologie

Maison des Sciences de l’Homme, 4, rue Ledru, amphi 220, Clermont-Ferrand

Les enjeux relatifs au vitalisme peuvent varier selon que l’optique est métaphysique et épistémologique, ou tournée vers une approche pratique du corps vivant comme dans la médecine ; et plus spécifiquement dans ce qui touche au dynamisme du corps capable de recouvrer la santé ou de la maintenir. Ces variations potentielles entre les deux contextes sont-elles à nouveau historiquement affectées, précisément par le cadre épistémologique dominant de chaque époque ?
Jeudi 15 mars 2018

Lyon
Vitalisme et sciences de l'esprit

École normale supérieure, 15 parvis Descartes (salle à préciser)

Il apparaît qu’à certaines périodes la position vitaliste est parfois étroitement liée au champ disciplinaire de la psychiatrie en émergence (19e), ou de la réflexion sur l’inconscient (19e-20e). Ce lien peut-il même s’attester à d’autres périodes ? Quelles sont les variations de son sens suivant les contextes scientifiques et historiques ?
Jeudi 31 mai 2018

Paris
Quels anti-vitalismes ? :

École normale supérieure, 29 rue d’Ulm, salle 235 A

Le caractère parfois insaisissable du terme de vitalisme lorsqu’il migre d’une époque à une autre apparaît corrélatif du fait que les positions qui se déterminent comme ses « opposées » sont diverses : mécanisme, matérialisme, physicalisme, nominalisme ; il faut aussi envisager les rapports à l’animisme, qui peut être soit exclu ou inclus dans le vitalisme lui-même selon l’extension du concept. L’objectif est de se demander quelles sont les intersections respectives de ces différentes oppositions : qu’est- ce que le débat « vitalisme vs. X » garde de commun avec le débat « vitalisme vs. Y »...? Qu’est-ce qui rend logiques les glissements observés d’une époque à l’autre ? Qu’est-ce qui se trouve éventuellement occulté ?
Organisation et contact
Charlotte Morel, CNRS, UMR 8547 charlotte.morel@ens.fr
Alain Petit, Université Clermont Auvergne, PHIER apetit65@yahoo.fr

mardi 3 octobre 2017

Le dernier numéro d'Histoire, médecine et santé

Histoire, médecine et santé, n° 11 - Économie des savoirs


Elisa ANDRETTA, Rafael MANDRESSI (coord.)


N° ISBN : 978-2-8107-0527-6
PRIX : 20.00 €
Format et nombre de pages : 16 x 24 cm - 172 p.
Parution le 5 octobre 2017

Dans l’histoire des savoirs aux XVIe-XVIIe siècles, il n’est nullement besoin de chercher les médecins : ils sont partout, engagés dans des domaines variés de la culture lettrée, érudite et savante, de la philologie à l’histoire naturelle, de l’art oratoire aux mathématiques, ou encore de la cosmographie à la théologie. Comment saisir et interpréter cette omniprésence dans l’univers culturel de la première modernité en Europe occidentale ? Ce dossier propose de réévaluer le fonctionnement du champ médical aux XVIe et XVIIe siècles, en faisant de celui-ci un lieu d’interrogations sur l’économie des savoirs en Europe. En s’éloignant des cadres historiographiques traditionnels, organisés autour des notions de « révolution scientifique » ou de « nouvelle science », et en s’appuyant à la fois sur les idées, les outils de pensée et les formes textuelles qui rendent compte des contiguïtés perméables entre la médecine et d’autres savoirs, il s’agira de montrer et de comprendre les rôles et les identités intellectuelles composites des médecins, leurs parcours, leurs insertions dans des milieux variés, leur participation parfois massive à la structuration de communautés savantes, et finalement leurs interventions multiples dans la vie sociale et politique du temps.

Elisa Andretta est historienne (CNRS, Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes), spécialisée en histoire sociale des cultures et des pratiques médicales à l’époque moderne.

Rafael Mandressi est historien (CNRS, Centre Alexandre-Koyré), spécialisé dans la médecine et les savoirs sur le corps en Europe à l’époque moderne.





Sommaire

Dossier : Médecine et médecins dans l’économie des savoirs

Elisa Andretta et Rafael Mandressi, Médecine et médecins dans l’économie des savoirs de l’Europe moderne (1500-1650)

Alessandro Pastore, Médecine et droit, compétition ou collaboration ? À propos de deux répertoires de pratique criminelle du xviie siècle

Jetze Touber, Physical Sources of Biblical History

Concetta Pennuto, Pulsations du corps en médecine. Sentir et mesurer par la musique

José Pardo-Tomás, Médecine et histoire naturelle. Francisco Hernández au Mexique ou le médecin voyageur comme historien de la nature du Nouveau Monde, 1570-1577
Elisa Andretta, Les médecins du Tibre. La construction d’un savoir sur les fleuves dans la Rome du xvie siècle

Rafael Mandressi, Les savants chez l’imprimeur. Les médecins et l’entreprise éditoriale de Christophe Plantin au xvie siècle

Comptes rendus

Agasse Jean-Michel et Pennuto Concetta, Girolamo Mercuriale et Johann Crato von Krafftheim. Une correspondance entre deux médecins humanistes (Miriam Nicoli)

Danchin Laurent et Roumieux André, Artaud et l’asile ; Artaud Antonin, Lettres 1937-1943 (Didier Foucault)

Klein Boris, D’un usage curieux en médecine. Réflexions sur De l’utilité de la flagellation de J.-H. Meibom (Nahema Hanafi)

Les charmes de guérison


lundi 2 octobre 2017

Les figures de l'inconscient pré-freudien

Figures of the Pre-Freudian Unconscious from Flaubert to Proust

Michael R. Finn


Cambridge University Press
Date Published: July 2017
format: Hardback
isbn: 9781107184565


An original, wide-ranging contribution to the study of French writing in the nineteenth and early twentieth centuries, this book examines the ways in which the unconscious was understood in literature in the years before Freud. Exploring the influence of medical and psychological discourse over the existence and/or potential nature of the unconscious, Michael Finn discusses the resistance of feminists opposing medical diagnoses of the female brain as the seat of the unconscious, the hypnotism craze of the 1880s and the fascination, in fiction, with dual personality and posthypnotic crimes. The heart of the study explores how the unconscious inserts itself into the writing practice of Flaubert, Maupassant and Proust. Through the presentation of scientific evidence and quarrels about the psyche Michael Finn is able to show the work of such writers in a completely new light.

Psychanalyse et islam dans l'Egypte contemporaine

The Arabic Freud: Psychoanalysis and Islam in Modern Egypt

Omnia El Shakry

Princeton University Press
Hardcover | 2017 | $35.00 |
ISBN: 9780691174792
224 pp. | 6 x 9 1/4




The first in-depth look at how postwar thinkers in Egypt mapped the intersections between Islamic discourses and psychoanalytic thought

In 1945, psychologist Yusuf Murad introduced an Arabic term borrowed from the medieval Sufi philosopher and mystic Ibn ‘Arabi—al-la-shu‘ur—as a translation for Sigmund Freud’s concept of the unconscious. By the late 1950s, Freud’s Interpretation of Dreams had been translated into Arabic for an eager Egyptian public. In The Arabic Freud, Omnia El Shakry challenges the notion of a strict divide between psychoanalysis and Islam by tracing how postwar thinkers in Egypt blended psychoanalytic theories with concepts from classical Islamic thought in a creative encounter of ethical engagement.

Drawing on scholarly writings as well as popular literature on self-healing, El Shakry provides the first in-depth examination of psychoanalysis in Egypt and reveals how a new science of psychology—or “science of the soul,” as it came to be called—was inextricably linked to Islam and mysticism. She explores how Freudian ideas of the unconscious were crucial to the formation of modern discourses of subjectivity in areas as diverse as psychology, Islamic philosophy, and the law. Founding figures of Egyptian psychoanalysis, she shows, debated the temporality of the psyche, mystical states, the sexual drive, and the Oedipus complex, while offering startling insights into the nature of psychic life, ethics, and eros.

This provocative and insightful book invites us to rethink the relationship between psychoanalysis and religion in the modern era. Mapping the points of intersection between Islamic discourses and psychoanalytic thought, it illustrates how the Arabic Freud, like psychoanalysis itself, was elaborated across the space of human difference.

Omnia El Shakry is professor of history at the University of California, Davis. She is the author of The Great Social Laboratory: Subjects of Knowledge in Colonial and Postcolonial Egypt and the editor of Gender and Sexuality in Islam.

dimanche 1 octobre 2017

La Navelbine et le Taxotère

La Navelbine® et le Taxotère®. Histoires de sciences

Muriel Le Roux et Françoise Guéritte


Iste Éditions
Collection "Chimie moléculaire, verte, médicinale et pharmaceutique"
222 pages - Juin 2017
Ouvrage papier en couleur : 44,00 EUR
ISBN : 978-1-78405-253-9 (papier)


Parmi les multiples formes de traitements des cancers, la chimiothérapie reste un élément important de l’arsenal au sein duquel la Navelbine® et le Taxotère® ont joué un rôle majeur. Par son approche associant histoire et chimie, cet ouvrage décrit et explique le processus de la découverte de ces deux médicaments en le replaçant dans son contexte politique, scientifique et économique.

La découverte de ces molécules par des chercheurs français , dirigés par Pierre Potier à l'Institut de chimie des substances naturelles du CNRS, illustre comment leurs travaux, fédérés dans un collectif, ont permis d’obtenir ces résultats. Après avoir décrit la stratégie des décideurs politiques français pour promouvoir la chimie des substances naturelles, cet ouvrage aborde l’imbrication de plus en plus prégnante de la science et de ses applications.

Une image des apports du CNRS et de l’Université à l’industrie – et inversement – émerge. Elle offre ainsi une vision renouvelée des relations recherche publique/recherche industrielle, le CNRS laissant aux chercheurs de larges plages de liberté et de créativité.



Les auteures
Historienne, Muriel Le Roux est chercheure au CNRS, à l’Institut d’histoire moderne et contemporaine, laboratoire mixte ENS-CNRSParis 1. Elle dirige le Comité pour l’histoire de la Poste.

Françoise Guéritte, chimiste, directrice de recherche INSERM a effectué sa carrière à l’ICSN/CNRS. Ses domaines de recherche portaient sur les substances naturelles, la chimie organique et médicinale de produits naturels bioactifs.

La transformation des maladies dans la médecine chinoise

Forgotten Disease. Illnesses Transformed in Chinese Medicine

Hilary A. Smith 


Stanford University Press
OCTOBER 2017
232 PAGES.
Paper ISBN: 9781503603448

Around the turn of the twentieth century, disorders that Chinese physicians had been writing about for over a millennium acquired new identities in Western medicine—sudden turmoil became cholera; flowers of heaven became smallpox; and foot qi became beriberi. Historians have tended to present these new identities as revelations, overlooking evidence that challenges Western ideas about these conditions. In Forgotten Disease, Hilary A. Smith argues that, by privileging nineteenth century sources, we misrepresent what traditional Chinese doctors were seeing and doing, therefore unfairly viewing their medicine as inferior. 

Drawing on a wide array of sources, ranging from early Chinese classics to modern scientific research, Smith traces the history of one representative case, foot qi, from the fourth century to the present day. She examines the shifting meanings of disease over time, showing that each transformation reflects the social, political, intellectual, and economic environment. The breathtaking scope of this story offers insights into the world of early Chinese doctors and how their ideas about health, illness, and the body were developing far before the advent of modern medicine. Smith highlights the fact that modern conceptions of these ancient diseases create the impression that the West saved the Chinese from age-old afflictions, when the reality is that many prominent diseases in China were actually brought over as a result of imperialism. She invites the reader to reimagine a history of Chinese medicine that celebrates its complexity and nuance, rather than uncritically disdaining this dynamic form of healing.

About the author
Hilary A. Smith is Assistant Professor of History at the University of Denver.