samedi 19 octobre 2019

La folie à l'épreuve du droit

Le fou, son médecin et la société. La folie à l'épreuve du droit de l'Antiquité à nos jours

Alexandre Lunel


LEH Éditions
Parution : octobre 2019
Prix : 35 € (format papier)

À l’évocation de la folie, on ne peut qu’être saisi par les images carcérales du traitement jadis réservé par la société au fou entravé et isolé derrière de hauts murs. Pourtant, cette histoire ne doit pas se laisser si aisément « enfermer ». En arrière-plan se dégage une autre réalité, celle du soin et de la prise en charge du malade par le médecin. Depuis l’Antiquité, la folie est source d’intérêt, de fascination et de crainte. Du furieux à l’idiot en passant par le fou de Dieu et le possédé, celui que l’on appellera aliéné au XIXe siècle et malade mental au XXe siècle questionne chaque époque sur son identité et sa place dans la société. Du cercle familial vers la scène publique, le fou est ballotté au cours des siècles au gré de vents souvent contraires qui poussent tantôt à l’intégrer tantôt à limiter ses agissements. L’évolution historique témoigne de cette délicate recherche du point d’équilibre entre protection du fou et garantie de l’ordre public. En marge des idées reçues, ce livre raconte l’histoire tourmentée du face-à-face entre la société et le fou de l’Antiquité jusqu’à nos jours.

Le corps, matrice de sens

Le corps : matrice de sens


Appel à communications

Le 14 et 15 mai 2020

Faculté des Lettres et Sciences Humaines - 39 E Rue Camille Guérin
Limoges, France (87)



De l'idée religieuse, qui associe la chair au péché, à sa réinterprétation récente en tant que source nouvelle d'une épistémologie de la réalité biologique humaine, les représentations du corps suivent les oscillations de l'histoire et expriment en elles-mêmes plus que ce que les auteurs nous en disent. Il est donc de notre ressort de questionner les qualités ainsi que les potentialités qui confèrent au corps son statut de matrice de sens.

Argumentaire

L'évolution continue des dynamiques culturelles invite à réinvestir l'épistémè corporelle. En effet, la question du corps ou de sa représentation fut fondamentale au développement des sciences,des lois et des arts. Par son statut de « matière première de l’histoire » (Céline Lafontaine), le corps est un objet « transversal » difficile à appréhender en raison de sa porosité. Sa problématisation au sein des imaginaires sociaux est un fait anthropologique incontournable. Qu’il fasse l’objet de fascination et de culte, ou bien de condamnation et de dégoût en raison même de sa précarité, il ressort de toute évidence que le corps se trouve au centre de toute représentation symbolique. Cette double affiliation rappelle les œuvres de Sade, Bergson, Freud, Merleau-Ponty, Bakhtine et Bataille,qui ont porté la réflexion sur la pluralité des figures de la chair et auront proposé une nouvelle éthique de la relation du sujet au corps et renouvelé l'analyse de la corporéité au sein des sciences humaines et des arts. Dans tous les cas, l'ambivalence dont jouit le corps semble confirmer une remarque de Claude Bruaire selon laquelle « le corps est compris, comme Dieu est conçu ». Les multiples lectures dont le corps a fait l'objet au cours de l'histoire aident à le définir comme le lieu d'un important investissement. Le corps se trouve en ce sens au coeur même des enjeux de domination (Foucault, Bourdieu, Derrida). C’est pour cette raison que Michel Bernard établit que« le discours sur le corps ne peut jamais être neutre ». Il porte donc avec lui les possibilités d'une inscription dans le champ social, que l'on parle de l'exercice d'un pouvoir ou de l'émergence d'une revendication identitaire. De l'idée religieuse, qui associe la chair au péché, à sa réinterprétation récente en tant que source nouvelle d'une épistémologie de la réalité biologique humaine, les représentations du corps suivent les oscillations de l'Histoire et expriment en elles-mêmes plus que ce que les auteurs nous en disent. Il est donc de notre ressort de questionner les qualités ainsi que les potentialités qui confèrent au corps son statut de matrice de sens.

Organisation

Organisé par les doctorants de l'école doctorale Humanités de l'Université de Limoges (ED612) et de l'équipe de recherche EHIC (EA 1087), ce colloque qui se veut transversal et interdisciplinaire invite à réfléchir sur la notion de corps et sur les traits qui le définissent suivant les différentes ères et aires.

Thématiques d'études
  • Corps symboliques ;
  • Histoire du corps ;
  • Mise en scène du corps ;
  • Corps et espace ;
  • Corps et littératures ;
  • Corps grotesque ;
  • Corps et sexualité ;
  • Corps et pouvoirs ;
  • Transhumanisme, queer ;
  • Corps, genre et race ;
  • Corps et environnements numériques.

Modalité de soumission

Privilégiant des approches interdisciplinaires, cet appel à communication est ouvert à de nombreuses disciplines (littérature, histoire, philosophie, science politique, anthropologie, histoire de l’art, sociologie, culture médiatique, géographie, sciences économiques, etc.). Les propositions de communication, d’une taille maximale de 300 mots, suivies d’une brève biblio-biographie, sont à soumettre au comité d’organisation
au plus tard le 29 novembre 2019,

à l’adresse suivante : EHIC2020corps@gmail.com


Inscription

Frais : 25 € pour les doctorants/étudiants ; 50 € pour les enseignants-chercheurs.


Comité scientifique
Rémi Astruc (AGORA, Université de Cergy-Pontoise) ;
Jean-Michel Devésa (EHIC, Université de Limoges) ;
Antoinette Gimaret (EHIC, Université de Limoges) ;
Till Kunhle (EHIC, Université de Limoges) ;
Rafaël Mandressi (HASTEC, CNRS) ;
Laurence Pradelle (EHIC, Université de Limoges) ;
Frédérique Toudoire-Surlapierre (EHIC, Université de Limoges) ;
Didier Tsala-Effa (CeReS, Université de Limoges) ;
Bertrand Westphal (EHIC, Université de Limoges).

Organisateurs
Francesco Calzolaio (EHIC, Université de Limoges) ;
Guiba Koné (EHIC, Université de Limoges) ;
Michelle Makinda (EHIC, Université de Limoges) ;
Urbain Ndoukou (EHIC, Université de Limoges) ;
Arielle Nzouwé (EHIC, Université de Limoges) ;
Nicolas Piedade (EHIC, Université de Limoges).


Contacts
Guiba Kone
courriel : abdoullesage01 [at] gmail [dot] com

La perte de vision

Vision Loss through Many Lenses: Insights from Myth, Media, Music, Medicine & More



Call for publications


While vision loss directly concerns medical and mental health professions, this theme also attracts the attention of artists and scholars from many disciplines. This collection falls under the rubric of "medical humanities" and includes essays on vision loss or blindness in visual arts, literature, music, comics, film, myth, history, religion, philosophy, sociology and more--but it does not include medical or mental health issues per se. Some topics are already accounted for but open topics include memoirs by persons who lost their vision; masculinity in blind samurai warrior series; blindness as a metaphor for color-blindness in Civil Rights era films; music by and about blind persons; why groups such as Blind Boys of Alabama proliferated in Southern U.S.A.; disability debates invoked by Oliver Sack's Island of he Colorblind; dance by or about persons w/ visual loss; portrayals of vision-impaired females in film; poetry by or about vision-impaired persons; Catholic/Protestant/Hindu/Muslim/Jewish attitudes toward vision loss; healing shrines and patron saints and miracle cures for vision loss; East Asian attitudes toward vision loss; philosphical debates about blindness and cognition; etc. We are open to other innovation ideas. 

If you are uncertain if your topic is still available, pl send a short 1-2 sentence query plus a short bio. Otherwise, pl send a short precis of 200-400 words along with a short bio &/or resume. Abstracts due 12-15-19. Papers of 3,000-4,000 words (w/ 5-15 citations) in University Chicago style due June 1, 2020 (first draft). Final drafts due August 30, 2020. Remumeration includes 1 book/essay. This essay collection is already in contract with a respected academic publisher. 

vendredi 18 octobre 2019

Corps, terreur et culture anatomique

Gothic Remains. Corpses, Terror and Anatomical Culture, 1764–1897

Laurence Talairach

University of Wales Press
Gothic Literary Studies, [2019], 320 p.


The Gothic has always been fascinated with objects carrying with them a sense of horror – the decomposing body, the rigid corpse, the bleeding statue, the spectral skeleton – capable of creating a sublime form of beauty. Gothic Remains: Corpses, Terror and Anatomical Culture, 1764–1897 offers an exploration of those Gothic tropes and conventions which were most thoroughly steeped in the anatomical culture of the period – from skeletons, used to understand human anatomy, to pathological human remains exhibited in medical museums; from bodysnatching aimed at providing dissection subjects to live-burials resulting from medical misdiagnosis and pointing to contemporary research into the signs of death. The historicist reading of canonical and less known Gothic texts which is proposed throughout Gothic Remains, explored through the prism of anatomy, seeks to offer new insights into the ways in which medical practice and the medical sciences informed the aesthetics of pain and death typically read therein, and the two-way traffic that emerged between medical literature and literary texts.


Laurence Talairach is Professor of English at the University of Toulouse Jean Jaurès, and associate researcher at the Alexandre Koyré Centre for the History of Science and Technology (UMR 8560). Her research specialises on the interrelations between nineteenth-century literature, medicine and science.

Colloque annuel de la SAHMS

Southern Association for the History of Medicine and Science Annual Conference

Call for Papers


March 5-7, 2020
Ochsner Medical Center, New Orleans, LA

The Southern Association for the History of Medicine and Science is a multidisciplinary organization for scholars, students, and practitioners with an interest in the history of medicine, science, and their allied fields. 

SAHMS is seeking paper submissions from students (including undergraduate, graduate, medical, and health sciences professional students), professors, medical and legal professionals, and independent scholars with an academic interest in the history of science and/or medicine. Our conference meeting this year will be hosted by the Ochsner Medical Center in New Orleans, LA.

Submissions are welcome from all fields related to the historical understanding of any aspect of science, medicine, nursing, health care, and the medical and health science professions, as well as closely related topics. Papers or panels addressing issues related to science, medicine, race, disabilities, sustainability, environment, technology, and gender studies, are also welcome. Submissions do not have to be Southern in focus. Deadline for submissions is 11:59PM (EST) on November 1, 2019.

For information about the conference, student travel grants,and submission guidelines, contact SAHMS President Jennifer Rogers (jrogers59@gsu.edu) or sahmsconference@gmail.com. Please visit our website: www.sahms.net


Contact Info: 
Vicki Daniel

Les enquêtes médicales

Enquêtes médicales : savoirs, pratiques, enjeux (XVIIIe-XXIe siècles)


Colloque



Dates et lieux

• Jeudi 24 octobre : Centre d’histoire de Sciences Po (Salle du Traité), 56 rue Jacob, 75006 Paris

• Vendredi 25 octobre : Centre Alexandre-Koyré (Salle de séminaire, 5e étage gauche), 27 rue Damesme, 75013 Paris





Jeudi 24 octobre 2019 
Centre d’histoire de Sciences Po (salle du Traité) 56 rue Jacob, 75006 Paris


9h30 Accueil des intervenantes et intervenants

10h Mot d’accueil de Marc Lazar (directeur du Centre d’histoire de Sciences Po) et introduction par le comité d’organisation


10h30-12h45 ENQUÊTES DE L’ÉTAT ET ENQUÊTES POUR L’ÉTAT : GRANDES ENQUÊTES ET CONSTRUCTION ÉTATIQUE
Discutante : Judith Rainhorn (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

· Isabelle Coquillard (CHisCo, Université Paris Nanterre)
Les docteurs régents et les enquêtes médicales de la Société Royale de Médecine : entre volonté de contrôler un savoir et d'édicter des normes sanitaires collectives (1770-1789)

· Thibault Bechini (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Enquête médicale et construction de l'Etat. La jeune monarchie italienne et le choléra (1865-1867)

· Pauline Hervois (CRIDUP, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, INED)
Enquêter sur les infirmités en population générale au XIXe siècle : les recensements et les comptes-rendus sur le recrutement



12h45-14h Déjeuner pour les intervenantes et intervenants au CHSP

14h-15h45 LES ENQUÊTES MALGRÉ L’ÉTAT : DES ENQUÊTEURS FACE À L’ADMINISTRATION
Discutant : Guillaume Lachenal (médialab, Sciences Po)

· Gwendoline Meyniel (Université de Rennes 2)
Peut-on éclairer l'action publique à partir d'une observation de terrain ? Heurs et malheurs d'une enquête sans commanditaires : le Travail sur la maison centrale de Rennes du Dr Toulmouche

· Raphaël Gallien (Université Paris 7 Diderot)
Désigner le fou, délimiter la norme. Madagascar,1933

· Cyrille Jean (Centre d’histoire de Sciences Po)
Enquêter sur l'efficacité contraceptive pour normaliser le contrôle des naissances

15h45-16h15 Pause

16h15-18h ENQUÊTE ET RESPONSABILITÉ : ENQUÊTER POUR IMPUTER LA FAUTE
Discutante : Anne Rasmussen (Centre Alexandre-Koyré, EHESS)

· Anne Hugon (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
La commission d'enquête de 1917 en Gold Coast : à qui revient la faute de la mortalité maternelle et infantile en contexte colonial ?

· Taline Garibian (Wellcome Unit for the History of Medicine, University of Oxford)
Les experts sur le champ de bataille. La médecine légale et les crimes de la Grande Guerre



Vendredi 25 octobre 2019
Centre Alexandre-Koyré (salle de séminaire) 27 rue Damesme, 75013 Paris


9h Mot d’accueil d’Anne Rasmussen (directrice du Centre Alexandre-Koyré)

9h15-11h ENQUÊTER SUR UN TERRITOIRE LOINTAIN
Discutant : Samir Boumediene (CNRS, IHRIM, ENS de Lyon)

· Anaïs Lewezyk-Janssen (FRAMESPA, Université Toulouse Jean Jaurès)
Herboriser dans les colonies. De la médecine à la botanique : Jean Prat, correspondant du Jardin du Roi

· Clément Fabre (SIRICE/CHAC, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
L'échelle de l'enquête. La China Medical Missionary Association et les enquêtes médicales des médecins-missionnaires protestants en Chine


11h-11h30 Pause


11h30-13h15 LA FABRIQUE DE L’ENQUÊTE MÉDICALE
Discutant : Paul-André Rosental (Centre d’histoire de Sciences Po)

· Benoit Duchemann (Université Paris 7 Diderot)
Cabot et l'erreur médicale: une enquête sur l'enquête du jugement clinique

· Oumy Thiongane (Dalhousie University)
Savoirs d'empire et enquêtes épidémiologiques au début des décolonisations en Afrique. Construction et production de la méningite épidémique sous l’égide de l’OMS


13h15-14h30 Déjeuner au Centre Alexandre-Koyré


14h30-17h30 PROFANES, EXPERTS ET ENQUÊTES : CONSTITUTION ET CADRAGE D’UN PROBLÈME SOCIAL
Discutante : Catherine Cavalin (CNRS, IRISSO, Université Paris-Dauphine PSL)

· Amélie Bonney (Wellcome Unit for the History of Medicine, University of Oxford)
Does occupational disease exist? Investigating the diseases of workers caused by toxic colours in France and Britain, 1830-1914

· Alexandra Hondermarck (Centre de Sociologie des Organisations, Sciences Po)
Enquêtes médicales et promotion du végétarisme au tournant des XIXe et XXe siècles

· Anicet Zran & Pamela N'Guessan (Université Alassane Ouattara)
Les malades du sida après la mort : enquêtes rétrospectives sur les décès dans les CHU de Côte d'Ivoire aux premières heures de l'épidémie du sida (1983 - 1990)



Suivie d’une discussion finale et conclusion
 
 
 
 
Inscription obligatoire
Auprès du comité d’organisation : colloque.enquetesmedicales@protonmail.com


Comité d’organisation

Lea Delmaire (Centre d'histoire de Sciences Po)
Pierre Nobi (Centre d'histoire de Sciences Po)
Paul-Arthur Tortosa (Institut Universitaire Européen, SAGE/DHVS)



Comité scientifique

Catherine Cavalin (CNRS, IRISSO, Université Paris-Dauphine PSL)
José Pardo-Tomás (Consejo Superior de Investigaciones Científicas)
Anne Rasmussen (Centre Alexandre-Koyré, EHESS)
Paul-André Rosental (Centre d'histoire de Sciences Po)



Contact
colloque.enquetesmedicales@protonmail.com

Ce colloque est financé par le Centre d’histoire de Sciences Po, l’École doctorale de Sciences Po et le Centre Alexandre-Koyré



jeudi 17 octobre 2019

Aux origines du sida

Aux origines du sida. Enquête sur les racines coloniales d'une pandémie

Jacques Pépin



Le Seuil
Date de parution 03/10/2019
24.90 € TTC
496 pages
EAN 9782021417005

L’histoire du sida ne commence pas avec sa découverte en 1981. Elle débute aux alentours de 1921, quelque part entre les forêts du sud-Cameroun et le pool du fleuve Congo, dans les territoires contrôlés par la France et la Belgique. Elle implique un chimpanzé et un chasseur maladroit, des entreprises avides et une main-d’œuvre surexploitée, des médecins déterminés à éradiquer les endémies infectieuses d’Afrique centrale à travers des campagnes de lutte aussi ambitieuses qu’imprudemment menées, des hommes célibataires massés dans une ville-champignon gérée comme un camp de travail, des « femmes libres » sombrant dans une prostitution à haut risque alors que l’accession mouvementée de l’ex-Congo belge à l’indépendance en 1960 précipitait la débâcle économique du pays.
Sans la conjonction tragique de ces circonstances et les péripéties ultérieures qui ont entraîné, via Haïti, l’exportation du pathogène puis la globalisation du VIH, l’infection d’un individu par ce virus d’origine simienne n’aurait, à l’instar de ses antécédents probables au cours des siècles, jamais enclenché une telle chaîne de transmission dans notre espèce. Fondé sur des recherches épidémiologiques et une enquête historique inédites, cet ouvrage retrace pour la première fois de manière probante l’enchaînement des événements qui ont conduit à la pire pandémie de l’époque récente.
Près de quarante millions de morts plus tard, l’effarement que suscite la lecture de ce récit tient moins, rétrospectivement, à la nature imprévisible du désastre humain qu’il décrit qu’à son caractère évitable.

Infectiologue et épidémiologiste, Jacques Pépin a commencé sa carrière de médecin dans un hôpital de brousse du Zaïre avant de devenir professeur au Département de microbiologie et de maladies infectieuses de l’Université de Sherbrooke.

Bourse de postdoctoral en humanités médicales

Postdoctoral Fellow : Assistant Professor in Medical Humanities

Call for applications


Haverford College seeks an ACLS/PPI Postdoctoral Fellow in Medical Humanities for a two-year period leading to a tenure track position in the Program in Health Studies. The fellowship is supported by an ACLS initiative designed to increase representation of historically underrepresented faculty in the academy.

Haverford College seeks an ACLS/PPI Postdoctoral Fellow in Medical Humanities for a two-year period leading to a tenure track position in the Program in Health Studies. The fellowship is supported by an ACLS initiative designed to increase representation of historically underrepresented faculty in the academy. The fellow will be based in the Hurford Center for the Arts and Humanities, where they will be able to focus on research and writing while teaching a reduced load of elective courses during the first two years.

The successful candidate will have an active scholarly agenda in the medical and health humanities, broadly defined. Disciplinary background, methodological orientation, and geographic emphasis are open. Areas of specialization might include but are not limited to: literature and medicine in comparative perspective; history of medicine and public health; visual and cultural studies of medicine; religion, ritual practice, and healing traditions, and ethnography of illness and bodily experience. Scholars whose work attends to the links between social structures, cultural production, and lived experience, and who situate textual, visual, and experiential inquiry in conversations about racial capitalism, colonialism and empire, social stratification and inequality, the production of authoritative knowledge and expertise, and/or gendered social systems are encouraged to apply.

Candidates are expected to hold an earned doctorate in a humanities field, a humanistic social science, or a relevant interdisciplinary area, or be on track to complete the PhD by September 1, 2020. The successful candidate will share Haverford’s commitment to advancing diversity, equity, and inclusion in higher education and will have a demonstrated interest in working with students who have historically been underrepresented in higher education generally and in the humanities specifically. The College is especially interested in candidates who can offer courses that advance students’ understanding of how the intersectionality of race, class, and gender shapes patterns of health and disease, access to care, and the lived experience of illness. Candidates engaged in public scholarship or who have experience facilitating problem-based and experiential learning are encouraged to highlight these elements in their application.

Haverford is a small liberal arts college located four miles outside Philadelphia. Haverford offers a pre-tenure sabbatical, generous funding for research and conference travel, as well as class sizes that support close student-faculty interactions. Haverford is part of a Tri-College consortium with neighboring Swarthmore College and Bryn Mawr College and has an established relationship with nearby University of Pennsylvania through the Quaker Consortium. Faculty have opportunities to engage with these communities through collaborations as well as shared resources and events.

Candidates are asked to submit the following materials via Interfolio [https://apply.interfolio.com/68488]:
  • A cover letter describing their research agenda and contribution, scholarly aims for the postdoctoral fellowship period, teaching interests and competencies, participation in scholarly and professional networks, and experience working with underrepresented and first-generation students
  • Curriculum vitae
  • Names and contact information for three references
  • Paragraph-length descriptions of three medical humanities electives the candidate could offer (1 page total)
  • Writing sample such as a published article, manuscript in preparation, or dissertation chapter

For full consideration, applications must be received by 11:59pm (UTC-4) on Friday, November 1, 2019. Questions about the application process should be directed to hc-medhumsearch@haverford.edu. For technical questions, please contact Interfolio directly at (877) 997-8807 or help@interfolio.com.

Haverford College is an Equal Opportunity/Affirmative Action employer that does not discriminate on the basis of race, ethnicity, religion, gender identity, sexual orientation, national origin, age, marital status, disability or veteran status. Haverford has a longstanding commitment to diversity rooted in values of inclusion and social justice, a commitment reflected in the curriculum, classrooms, and communal composition of the College. Haverford welcomes applications from candidates who share these values and who will foster their contribution to the College’s mission.

Bourses en histoire des sciences, des technologies et de la médecine

Fellowships in the the History of Science, Technology and Medicine

Call for applications


Fellowships Available 2020-2021 Academic Year
The Consortium for History of Science, Technology and Medicine invites applications for fellowships in the history of science, technology and medicine, broadly construed.

Opportunities include:
  • Short-term Research Fellowships
  • Dissertation Fellowships
  • NEH Postdoctoral Fellowship
  • Fellows in Residence
  • Research Fellowships for scholars of Medical Humanities from Brazil, India and South Africa

The Consortium comprises 26 educational and cultural institutions using their exceptional resources to promote academic and public understanding of the history of science, technology and medicine.

The Consortium offers rich opportunities for research. Taken together, its collections of rare books, manuscripts and artifacts are unparalleled in historical depth as well as breadth. The Consortium also provides a vibrant, challenging and collegial community. Fellows participate in public and scholarly events, as well as informal reading and writing groups, held at the Consortium’s offices in downtown Philadelphia.

Scholars residing in Brazil, India and South Africa and working in medical humanities and the history of medicine are eligible for additional support generously provided by the Wellcome Trust.

Their website features information about the fellowship programs of member institutions; descriptions of the exceptional collections in the museums, archives, and libraries of the Consortium; and a Consortium-wide search hub for rare books and manuscripts.

Applications for 2020-2021 must be submitted online by December 16, 2019.

mercredi 16 octobre 2019

Liens familiaux et institutions disciplinaires

Liens familiaux et institutions disciplinaires


Séminaire du Groupe de Recherche sur les Institutions Disciplinaires (GRID) “Entre les murs, hors les murs. Revisiter l’histoire des institutions disciplinaires” - 2019-2020

Un jeudi par mois de 17h à 20h

Salle S002, Maison de la recherche, 28 rue Serpente, 75006 Paris


Séminaire organisé par le Centre d’histoire du XIXe siècle et le LARHRA, avec le soutien de la faculté des Lettres de Sorbonne Université et du Centre d’histoire de Sciences Po

Coordination : Elsa Génard (Centre d’histoire du XIXe siècle – elsa.genard@gmail.com ),Anatole Le Bras (Centre d’histoire de Sciences Po – anatole.lebras@sciencespo.fr ),Mathieu Marly (IRHIS – mathieumarly@orange.fr ), Mathilde Rossigneux-Méheust (LARHRA– mathildemeheust@yahoo.fr), Lola Zappi (Centre d’histoire de Sciences Po – lola.zappi@gmail.com).


Présentation du séminaire

Le séminaire « Entre les murs, hors les murs », initié en 2017-2018, s’inscrit dans le cadre des activités du Groupe de recherche sur les institutions disciplinaires (GRID). Celui-ci s’attache à décloisonner l’étude des institutions disciplinaires, en poursuivant une double perspective. Il adopte d’une part une approche comparative qui interroge la pertinence de penser ensemble des institutions distinctes et de faire dialoguer entre eux des chercheurs qui n’appartiennent a priori pas aux mêmes champs. Il prend d’autre part le parti de travailler à la frontière de ces institutions, c’est-à-dire d’interroger l’ensemble des flux qui traversent leurs murs et de penser tout ce qui se joue à l’interface entre l’intérieur et l’extérieur. Après une première année consacrée à l’analyser des mobilités humaines intra et inter-institutionnelles, le séminaire s’attache depuis 2018-2019 à mettre au jour et à interroger le rôle des liens familiaux dans l’expérience des institués et dans le fonctionnement des institutions en Europe à l’époque contemporaine.

Pourquoi donner une telle place aux liens familiaux pour écrire une histoire renouvelée des institutions disciplinaires ? Ce choix part d’abord d’un constat archivistique : travailler sur les liens familiaux relève presque de l’évidence tant les sources institutionnelles regorgent de correspondances familiales. A ce titre, l’importance de cette présence familiale peut être envisagée autant comme un élément de rapprochement que comme un vecteur de différenciation entre les institutions. Le choix de cette thématique répond ensuite à une insatisfaction épistémologique, face à un récit historique réducteur sur la « solidarité familiale », censée décliner avec l’institutionnalisation des populations. Dans le prolongement des travaux récents de sociologues ou d’anthropologues, qui nuancent cette opposition entre famille et institution, le séminaire invite plutôt à identifier les logiques de complémentarité et d’interpénétration entre les sphères familiale et institutionnelle. Il soulève ce-faisant une quadruple série de questionnements. 

1. Travailler sur les liens familiaux implique en premier lieu de se demander ce qu’est une famille pour l’institution. Quelles sont les formes de parenté privilégiées par les acteurs institutionnels, et quelles personnes sont écartées de ces définitions de la famille ? Dans une perspective similaire, il s’agit de s’interroger sur les types de liens prescrits, entretenus ou encouragés par les institutions, et sur ceux qu’elles considèrent comme portant préjudiciables aux individus qu’elles encadrent. Dans quelles conditions les liens familiaux maintenus par les personnes instituées sont-ils perçus comme des obstacles ou comme des ressources dans la prise en charge institutionnelle ? 

2. En faisant le choix d’une approche relationnelle, le séminaire invite par ailleurs à s’intéresser à la nature des liens qui unissent les institués et leurs familles, sans présumer de la teneur des interactions que nous allons trouver dans les sources. Que deviennent les liens familiaux à l’épreuve de l’institutionnalisation d’un tiers ? A quel prix sont-ils maintenus ? La question de la distance entre les institués et leurs proches, qu’elle soit physique ou émotionnelle, choisie ou subie, sera ainsi au cœur de nos préoccupations, de même que les efforts pour la réduire ou l’accroître. Les populations en institution sont-elles encouragées à entretenir les liens familiaux ? Quelles sont les stratégies mises en œuvre pour contourner les règlements encadrant les relations épistolaires et de face-à-face ? Qui sont les membres de la famille pourvoyeurs de care et garants du maintien du lien ? A l’inverse, les proches peuvent-ils utiliser l’institution comme un moyen de réguler les conflits internes à la famille, voire de rompre des liens devenus indésirables ?

3. Intégrer la famille dans le jeu institutionnel requiert également d’être attentif à l’influence des liens familiaux sur les trajectoires des institués et d’analyser réciproquement les effets de l’enfermement sur l’organisation familiale. Quelles sont les conséquences sur la structure familiale du placement d’un des membres de la famille ? La question du vide économique ou affectif laissé dans sa famille d’origine par un individu placé en institution est tout aussi centrale, puisqu’elle participe à la compréhension des logiques d’enfermement. Comment les familles interfèrent-elles dans la prise en charge institutionnelle de leurs proches ? L’expérience de l’institution, quelle qu’elle soit, est une expérience familiale. Comment faire face à l’absence d’un proche enfermé, ou au contraire à la solitude de l’institutionnalisation ? 

4. La quatrième et dernière série de questions part du constat que certaines institutions vont jusqu’à calquer leur fonctionnement sur un modèle familial idéalisé. Il sera dès lors particulièrement intéressant de mesurer la pénétration du schéma familial dans l’organisation de ces communautés humaines disparates. Quel est le rôle de la famille dans la structuration des institutions disciplinaires contemporaines et quelle histoire des relations familiales les archives de ces institutions nous permettent-elles d’écrire ? En faisant dialoguer des spécialistes d’institutions aussi diverses que l’école, la prison, la caserne, l’hôpital psychiatrique, le couvent, le camp de travail ou les colonies familiales, ce séminaire aimerait en définitive contribuer à écrire une histoire de la famille en acte(s) et participer aux renouvellements de ce champ de recherche.


Programme

Séance 1. Les liens familiaux du personnel surveillant (14 novembre 2019, salle S002)

Amandine Thiry (Université catholique de Louvain / Universiteit Gent) : « Concilier ordre carcéral et ordre familial. Les familles du personnel et l’organisation des prisons belges au XIXe siècle »

Samuel Tracol (Sorbonne Université, Centre d’histoire du XIXe siècle) : « Les relations intimes entre femmes et filles de personnel et la population pénale dans les bagnes de Guyane »


Séance 2. Modèles familiaux et familles alternatives (12 décembre 2019, salle S002)

Antoine Rivière (Paris 8, CIRCEFT) : « Les familles nourricières des pupilles de l’Assistance publique parisienne (1870-1940) » 

Elsa Neuville (Lyon 2, LARHRA), « Les crèches sauvages et parallèles dans les « années 1968 » : l’enjeu de la place des parents dans l’institution à l’origine de nouveaux modes de garde »


Séance 3. L’institution disciplinaire entre projet familial et projet colonial / Camps, familles et masculinités (9 janvier 2020, salle S002)

Neil Davie (Lyon 2, LARHRA), « Entre peuplement colonial et mise à l’écart. La transportation des jeunes délinquants britanniques vers la Terre de Van Diemen (1820-1850) » 

Josselin Tricou (INSERM, CESP / LEGS) : « Re-genrer les familles et la société : des camps pour hommes adultes en non-mixité masculine choisie au sein du catholicisme d’identité »


Séance 4. La continuité de la vie de famille (26 mars 2020, salle S002)

Irène Gimenez (Lyon 2/IEP Grenoble, LARHRA) : « Marraine de prison, un lien conjugal alternatif ? Genre et care à l’épreuve de la correspondance d’Alicia »

Anne Jusseaume (Université d’Artois, CREHS) : « Entrer en religion, rester en famille : liens de parenté et vie familiale de part et d’autre du couvent, France, XIXe-premier XXe siècle » 


Séance 5. Être « sans famille » (23 avril 2020, salle S002)

Julien Hillion (Université d’Angers, TEMOS): « Seul parmi les “nuisibles”. Vivre sans famille à la colonie pénitentiaire de Belle-Île-en-Mer (1880-1911) »

Joris Guillemot (Université du Mans, TEMOS) : « Transferts des malades et éloignement des familles, quels enjeux pour l’institution ? Le cas de Plouguernével »


Séance 6. Le devoir de « faire famille » : l’encadrement des liens familiaux dans et hors les murs (14 mai 2020, salle S002)

Albert Garcia (Universitat Pompeu Fabra, Barcelone) : « Military Presidios and Colonial Wars in late 19th-century Spain: “Race”, Gender and the Politics of Transatlantic Deportation after Cuba’s ‘Guerra Chiquita’, 1879-1885 »

Marion Fontaine (Université d’Avignon, Centre Norbert Elias) : « Jusqu’où peut aller le paternalisme ? Surveillance et encadrement des familles dans les Houillères nationalisées françaises »

La biomédecine soviétique

The Ghosts of Forgotten Forms of Science: Soviet Science and Biomedicine in Historical Context


Call for papers

Workshop

Liverpool John Moores University, 
Liverpool, May 07-08, 2020



In April 2019 the journal Nature published an article (Vrselja et al, 2019) that described the “restoration and maintenance…of the intact pig brain” hours after said pig’s death. The article’s team of authors detailed the process by which they that developed a blood replacement and application system that had allowed many cellular processes to continue in the brain hours after death. This experiment was picked up by the media (for example, Davis 2019), which led to speculation about its usefulness in medical research and the ethical issues it brought up. What was never mentioned, however, was the almost exact overlap of this experiment with one conducted in the USSR nearly 95 years before.

In September 1925, the Moscow doctor Sergei Briukhnonenko had managed to keep a severed dog’s head (and its brain) nominally “alive” for nearly two hours after death. While Briukhonenko used dog’s blood instead of a blood replacement, his apparatus bore many similarities to the one used in 2019, and his observations – though unavoidably less exact – were not terribly divergent (see Kremenstov 2014, 43-45). 

The fact that Briukhnonenko went unmentioned in the 2019 discussion of restored pig brains is not unusual: today, as during the Cold War, Soviet medical and biological sciences receive little, and often derisive, coverage. When remembered, Briukhonenko’s experiments are cited largely as examples of the absurdity of socialist science. By and large, the Soviet medical and biological sciences have been dismissed as falling behind their Western contemporaries; held back by the likes of Trofim Lysenko in genetics, it is argued, they added little to the world’s knowledge.

In recent years, however, Western biomedical research has begun to independently return to many of the fields previously covered by Soviet scientists, confirming, for example, the use of viral bacteriophages in treating infection, or the links between dementia and heart disease. Important technical advances in diagnosing disease, such as the MRI, have been shown to have Soviet antecedents (MacWilliams 2003). Although labouring in isolation from Western colleagues – and frequently in difficult financial circumstances – Soviet biomedical scientists were making important breakthroughs in microbiology, gerontology, endocrinology, and many other related fields.

This workshop, organized under the auspices of the Wellcome Trust-funded project “Growing Old in the Soviet Union, 1945-1991” at Liverpool John Moores University (http://sovietageing.com/), aims to flesh out the history of Soviet biomedical sciences by gathering research on its development and context within 20th century science and medical humanities more broadly. Although the project is focused on post-War Soviet gerontology, papers are welcomed covering the whole of the Soviet period (1917-1991) and any subfield of biomedical science or the history of medicine. Papers addressing the following topics are particularly encouraged:
  • Soviet gerontology or geriatrics;
  • Interconnections between science, research, and medicine;
  • History of Soviet scientific practice and/or theory;
  • Interrelations between science and politics;
  • Cultural representations of Soviet biomedical science and scientists;
  • Soviet biomedical ethics.

The conference organizers are delighted to note that Professor Nikolai Kremenstov (IHPST, University of Toronto) is confirmed as the workshop’s keynote speaker. Those wishing to present at the workshop are asked to kindly send paper submission and any questions to Dr. Isaac Scarborough (i.m.scarborough@ljmu.ac.uk) by November 15, 2019. The conference organizers are able to provide accommodation in Liverpool during the conference, as well as partial travel funding, dependent upon availability. 



Citations:

Davis, Nicola, “Researchers ‘reboot’ pig brains hours after animals died,” The Guardian, April 17, 2019.

Kremenstov, Nikolai, Revolutionary Experiments: The Quest for Immortality in Bolshevik Science and Fiction (Oxford, Oxford University Press, 2014).

MacWilliams, Bryon, “Russian claims first in magnetic imaging,” Nature 426 (2003): 375.

Vrselja, Zvonimir, Stefano G. Daniele, John Silbereis, et al, “Restoration of brain circulation and cellular functions hours post-mortem,” Nature 568 (2019): 336-343.


Contact Info: 

Dr. Isaac Scarborough, Postdoctoral Research Fellow, "Growing Old in the Soviet Union, 1945-1991," Liverpool John Moores University.


Contact Email: 
URL: 

Quel avenir pour les musées hospitaliers et médicaux ?

Quel avenir pour les musées hospitaliers et médicaux ? Échanges de pratiques et perspectives

Colloque de la Société française des hôpitaux et des hospices civils de Beaune


22 novembre 2019

Centre de séminaires Jean Latour, Musée de l’Hôtel-Dieu des Hospices Civils de Beaune
2, rue de l’Hôtel-Dieu - 21200 Beaune

9h00  Accueil café

9h30 – 9h45
Daniel MOINARD, ancien Directeur général des Hospices Civils de Lyon, Président du conseil d’administration de la Société française d'histoire des hôpitaux : ouverture de la journée

9h45 – 10h00
François POHER, Directeur des Hospices Civils de Beaune : introduction

10h00 – 10h30
Bruno FRANCOIS, Chargé des collections des Hospices Civils de Beaune : de l’hôpital au musée, histoire du musée de l’Hôtel-Dieu de Beaune.

Pause : 5 minutes

10h35 – 11h35
Carolyne KRUMMENACKER, Directrice associée de la société LAMAYA, chargé de l’étude pour la définition d’un projet de rénovation du musée de l’Hôtel-Dieu de Beaune : Muséographier le patrimoine hospitalier, enjeux et perspectives : l'exemple du musée de l'HD des hospices de Beaune

11h35 – 12h30
Questions débat

12h30 – 14h00
Buffet

14h00 – 14h30
Marie-Pierre BAUDIER, Chargée d’études à l’Office de coopération et d’information muséales (OCIM) : Panorama des musées et collections liés à la santé : début d’une enquête.

14h30 – 15h00
Camille PEREZ, Conservateur du patrimoine, musée de l’AP-HP : Le premier Lab’ du musée de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris.

15h00 – 15h30
Sergueï PIOTROVITCH D’ORLIK, Conservateur du Musée des Hospices Civils de Lyon : Les musées hospitaliers au XXIe siècle. L’exemple du musée des Hospices Civils de Lyon 2014-2018.

Pause : 5 minutes

15h35 – 16h45
Table ronde : L’avenir des musées de la santé : nouvelles perspectives et pistes de coopération, modérateurs Jacques POISAT et Bruno FRANCOIS

16h45 – 17h00
Jacques POISAT, Maître de conférences en économie, Université de Saint-Étienne, Vice-Président du conseil scientifique de la Société française d'histoire des hôpitaux : synthèse et perspectives.

17h00
Visite du musée de l’Hôtel-Dieu.


________________________________________________

Fiche d’inscription

A envoyer à Pierre ROGEZ – Trésorier SFHH – 13, Chemin de Besplas -11110 Salles d’Aude.
Date limite d’arrivée des inscriptions : jeudi 7 novembre 2019 (nombre de places limité)

Nom :

Prénom :

Fonction :

Institution :

Adresse :

Mail : téléphone portable :

IMPORTANT : Joindre un chèque à l’ordre de la SFHH :
Prix : - 18 € (correspond uniquement au coût des prestations hôtelières) Pour les adhérents à la SFHH ou les membres d’une institution adhérente à la SFHH (dont les agents du CH de Beaune), (dans ce cas : joindre une attestation)
- 38 € pour les non adhérents

Nota : en cas de désistement après la date limite d’inscription et pour des raisons d’intendance hôtelière les frais de repas (18 €) ne pourront pas être remboursés.

mardi 15 octobre 2019

Santé et conflit

Care in Conflict: Healthcare under Tension

Call for papers

CAHN/ ACHN ANNUAL CONFERENCE

June 10-12, 2020

Ottawa, ON

Hosted by the Nursing History Research Unit-Unité de recherche sur l’histoire du nursing (NHRU-URHN)


The history of nursing is deeply marked by conflicts. Whether it is the struggle for professional identity, engagement in military conflicts as medical staff, or the various sociopolitical barriers as nurses sought to carry out their nursing practice. It is this tension, inherent in the history of nursing, that we wish to explore during this conference.

Papers touching on the broadly defined themes of tension and conflict within nursing and healthcare are welcome. The aim will be to highlight the different facets of conflicts in the history of health care.

Abstracts on other topics related to the history of nursing and health care will also be reviewed by the selection committee.

Please submit a one-page abstract (250 words max.) and a one page CV for consideration to the Online form.

The Programme Committee also encourages proposals for organised panels of three (3) related papers; in this case, please submit a panel proposal of fewer than 250 words in addition to an abstract and one-page CV from each presenter.

Deadline for submissions: December 1, 2019

For any questions: nhru@uottawa.ca




“Santé et conflit : Les soins sous tension” 

Appel à communications

COLLOQUE ANNUEL DE L’ACHN / CAHN

10 au 12 Juin 2020

Ottawa, ON

Accueilli par la Nursing History Research Unit-Unité de recherche sur l’histoire du nursing (NHRU-URHN)


L’histoire des soins infirmiers est marquée par le conflit. Que ce soit les batailles pour l’affirmation de leur autonomie professionnelle, les guerres pendant lesquelles elles furent mobilisées pour venir en aide à leurs compatriotes ou les nombreux conflits sociaux et politiques dans lesquelles elles durent s’engager, les infirmières ont toujours eu à lutter pour affirmer leur identité et la singularité de leur pratique soignante. C’est cette tension, inhérente à l’histoire des soins infirmiers, que nous souhaitons interroger au cours de ce colloque.

Pour ce faire, nous sollicitons des propositions de communications, touchant, d’une manière ou d‘une autre, et plus largement à l’idée de conflit dans le monde du soin. Il s’agira de mettre en lumière les différentes facettes de la conflictualité propre à l’histoire des soins de santé.

Les résumés sur d’autres sujets relatifs à l’histoire des soins infirmiers et de la santé seront également étudiés par le comité de sélection.

Merci de soumettre un résumé (250 mots max.) ainsi qu’un CV d’une page dans notre formulaire en ligne.

Le Comité du programme encourage également les propositions d’organisation de panels composés de trois (3) communications. Dans ce cas, veuillez soumettre une proposition de panel de moins de 250 mots, accompagnée d’un résumé et d’un CV d’une page pour chaque présentateur.

Date limite de réception des propositions : 1er Décembre 2019

Pour toute question : nhru@uottawa.ca

Bourses Hannah

Hannah Studentship - Bourses Hannah

Call for applications/ Appel à candidatures 

The Hannah Studentship offers undergraduate and MA students an opportunity to study and learn the techniques of historical research and to encourage future serious study of medical history.

Le programme de bourses Hannah permet aux étudiant(e)s de se familiariser avec la démarche historienne et de développer un intérêt pour l’histoire de la médecine.

Research Areas

The grant supports research in the area of the impact of technology on the practice of medicine and the delivery of healthcare services. The project may form part of an honours thesis, MA thesis, major research paper, or an elective project. The student may receive course credit for the work. The proposed research must have a clearly defined timeline to demonstrate that it is of a size capable of completion during the three-month period of the Studentship.

The research must be in the area of the impact of technology on the practice of medicine and the delivery of healthcare services. This research focus reflects AMS’ current strategic priority “Compassionate Care in a Technological World” which focuses on:
  • Promoting the education and practice of compassionate care;
  • Fostering new delivery models of compassionate care;
  • Facilitating the leadership needed to realize the promise of technology, while safeguarding humanistic care in our rapidly evolving healthcare system.
Support Available

Funding is in the form of a stipend only, to a maximum of $5,500. The award may be held for a period of three months during the Fall, Winter or Summer semester. Payment is made to the institution where the student is registered. Awardees will, in turn, be paid by the institution in accordance with its distribution policy. These awards are considered to be taxable income by the Canadian government.

Up to four studentships are available annually.

Deadline: November 10, 2019

Eligibility

The applicant must be registered in a recognized undergraduate or MA program at a Canadian university at the time of application. Any full-time undergraduate or MA student is eligible to apply provided the proposed project and supervisor meet the criteria outlined above. Medical students are welcome to apply.

Awards are normally tenable only at the universities in Canada.

Thèmes de recherche

Quatre bourses de trois mois d’une valeur de 5 500 $ sont offertes aux étudiant(e)s de premier cycle et de maîtrise inscrit(e)s dans une université canadienne afin de réaliser un projet en histoire de la médecine sous la supervision d’un professeur qualifié. Les fonds proviennent de l’Associated Medical Services inc. (ci-après AMS). La bourse est administrée en partenariat avec la Société Canadienne d’histoire de la médecine (SCHM) ; cette dernière étant chargée d’évaluer les demandes. La recherche doit analyser l’impact des technologies sur la profession médicale et la prestation des services de santé. Ce sujet rappelle l’objectif d’AMS, soit d’« accroître la compassion dans un monde technologique » et plus spécifiquement :
  • de promouvoir l’éducation et la pratique de soins compatissants ;
  • de favoriser de nouveaux modèles de prestation des soins compatissants ;
  • de maximiser l’impact des nouvelles technologies tout enpréservant une approche humaine des soins dans notre système de santé en constante évolution.

Le financement est attribué aux jeunes chercheurs analysant l’impact des technologies sur la profession médicale et la prestation des services de santé. Le projet peut faire partie d’un mémoire de baccalauréat, d’un mémoire ou d’une thèse de maîtrise ou de toute autre activité de synthèse d’un programme universitaire. Les étudiant(e)s peuvent recevoir des crédits pour leur travail. Le cadre proposé doit pouvoir se réaliser durant les trois mois que couvre la bourse.

Financement

Le montant, d’une valeur maximale de 5 500 $, est offert sous forme de bourse. Le ou la récipiendaire doit en bénéficier pendant une période de trois mois consécutifs durant les sessions d’automne, d’hiver ou d’été. Le versement des fonds est effectué auprès de l’institution universitaire auquel l’étudiant(e) est inscrit(e). Les récipiendaires seront ensuite payés selon les politiques en vigueur. La bourse est imposable au palier fédéral.

Jusqu’à QUATRE (4) bourses pourront être attribuées dans le cadre du concours de 2020.


Critères d’éligibilité

Les candidats doivent fréquenter une université canadienne reconnue et être inscrits dans un programme de premier cycle ou de maîtrise au moment de déposer leur demande. Tous sont éligibles pourvu que leur projet et leur superviseur de recherche satisfassent aux critères susmentionnés. Nous encourageons les demandes en provenance d’étudiants en médecine.

Normalement, les fonds ne peuvent être utilisés que dans les universités canadiennes.

Date limite : 10 novembre 2019


2019/2020 Guidelines - Directives

Hannah Studentship Guide
Renseignements Hannah
2019/2020 Application Form - Formulaire

Hannah Studentship Application
Bourses Hannah Formulaire

Contact - Nous Rejoindre

Dr. Esyllt Jones
Dean of Studies, St John’s College
209 - 92 Dysart Rd. University of Manitoba
Winnipeg, MB, R3T 2M5

E-mail: Esyllt.Jones@umanitoba.ca

Histoire du nursing en contexte est asiatique

New Perspectives on Nursing History from East Asian Contexts

Call for Proposals


International conference at Duke University 

Durham, North Carolina, USA

February 14 - 15, 2020


Women’s and gender histories have made a significant impact on the field of East Asian history, and recently many scholars have examined the histories of women and gender in relation to medicine. This scholarship calls attention to important commonalities across East Asia, as well as key distinctions between China, Taiwan, Japan and Korea. Our conference will bring together an international group of scholars working on all regions of East Asia so as to pay equal attention to the unique stories of each nation while also advancing what we know about East Asia as a whole. 

Our conference will focus on the history of nursing in the late nineteenth and twentieth centuries. We seek to address the following questions:
  • How does the history of nursing in modern East Asia inform new understandings of the region?
  • How does the experience of nursing in East Asia shape perspectives on the history and future of nursing more generally? 
  • What roles did nurses play in the imagination and implementation of the Japanese Empire? Does the close relationship between empire and nursing in East Asia shift our understanding of the nursing profession as a whole?
  • When did nursing become a female profession and how was this gendering of nursing part of the process of nation building? What effects did this have on men? On women? How did this process vary across East Asia?
  • What is the relationship between nursing and female identity? Is that relationship distinct in East Asia?
  • How did warfare and military conflict shape the development of nursing in East Asia?
  • What international circuits of knowledge did the profession of modern nursing tap into as it developed in East Asia? How did international NGOs like the Rockefeller Foundation shape the formation of nursing in East Asia? How did Protestant and Catholic missionaries shape it?
  • Where did the capital that supported nursing schools and the development of modern nursing in East Asia come from? How did the paths through which funding flowed shape the profession?
  • What exactly does a nurse do? Who gets to apply the label? Where do the boundaries of the profession lie? 
  • In what ways did nursing push the boundaries of acceptable behavior between the sexes? 
  • How did nursing practice provoke new conceptualizations of physical and emotional intimacy between the bodies of the healer and the healed?
  • Can nursing serve as an exemplary model of women’s struggle for professional recognition and authority as leaders in a Confucian society? 
  • How was women’s fight for visibility related to the indigenization of scientific medicine? 
  • How can knowledge of East Asian nursing history inform current nursing practice?

Send a 500-word proposal and 2-page CV to Nicole Elizabeth Barnes (nicole.barnes@duke.edu) and Zhang Dewen (dewenzhang@rmc.edu) by October 20. Please indicate whether you would need assistance with airfare in order to attend the conference. 

In addition to the conference, we will invite approximately twelve conference participants to contribute essays to an edited volume. Two factors make this a worthy endeavor. First, many scholars of East Asian history have been doing innovative work on this topic in recent years, and we believe that a single book bringing this literature together can enhance its impact on our fellow scholars of East Asia. Second, the field of nursing history suffers from a paucity of information on East Asia. Two books published by Manchester University Press in 2015 contain virtually nothing on the region. Jane Brooks and Christine E. Hallet’s edited volume, One Hundred Years of Wartime Nursing Practices, 1854-1953covers Europe, the U.S., South Africa and Australia. One essay considers the work of Australian nurses in Korea, but not from a Korean perspective. Histories of Nursing Practice, edited by Gerard M. Fealy, Christine E. Hallett and Susanne Malchau Dietz, is limited to western Europe, North America, Australia and New Zealand. Similarly, the Routledge Handbook on the Global History of Nursing (Routledge, 2014), edited by Patricia D’Antonio, Julie Fairman, and Jean C. Whelan, includes one essay on Malaysia but mostly focuses on North America and Europe. It is clear that recent scholarship on East Asian nursing has not thus far been adequately reflected in published works that historians of nursing refer to in order to understand the history of the profession. Our conference and volume stand to make a major contribution to scholarship in two important fields – East Asian history and the history of nursing – and we will provide an honorarium to all authors who contribute to the edited volume. 

Thanks to funding from the History Department, Asian/Pacific Studies Institute (APSI), and the Josiah Charles Trent Memorial Foundation Endowment Fund at Duke University, we will cover lodging costs for all participants. 

Who we are: Nicole Elizabeth Barnes is Andrew W. Mellon Assistant Professor in the Departments of History and Gender, Sexuality and Feminist Studies at Duke University. She recently published a book on gender analysis of Chinese women who worked as nurses, midwives and doctors during the War of Resistance against Japan. Intimate Communities: Wartime Healthcare and the Birth of Modern China, 1937-1945(University of California Press, 2018) is an open access e-book available at luminosoa.org. The book argues that female medical workers used emotional labor not only to heal bodies, but also to foster the feelings of intimacy that formed the bedrock of the national community. In order to feel that they belonged to a country-wide collective, people had to learn to communicate with and relate to one another. People learned to do this throughout the war in medical encounters, and the accumulation of many such moments between people of different sexes, regions, mother tongues and social classes fostered a sense of belonging that transcended social divisions. 

Zhang Dewen is Assistant Professor of History at Randolph-Macon College. She is completing a book in which she argues that the war granted women the space to re-create themselves as patriotic female subjects through activism such as nursing, caring for orphans, serving soldiers at the front, and creating war propaganda. She argues that in order to project female voices and to participate in China’s war effort, women strategically used their own resources to build communities in which they hoped to create bonding between Chinese soldiers and civilians. By focusing on military and civilian affairs, Chinese women faced the decision either to fight or to employ traditional gender norms to facilitate the making of patriotic female subjects. The war was an occasion for gender redefinition and reconfirmation.

Send a 500-word proposal and 2-page CV to Nicole Elizabeth Barnes (nicole.barnes@duke.edu) and Zhang Dewen (dewenzhang@rmc.edu) by October 20. Please indicate whether you would need assistance with airfare in order to attend the conference.


Contact Info: 
Dr. Nicole Elizabeth Barnes, Andrew W. Mellon Assistant Professor, Departments of History and Gender, Sexuality and Feminist Studies, Duke University, nicole.barnes@duke.edu

Dr. Dewen Zhang, Assistant Professor, Department of History, Randolph-Macon College, dewenzhang@rmc.edu
Contact Email: dewenzhang@rmc.edu

lundi 14 octobre 2019

Les documents de l'histoire la médecine dans l'Occident moderne

Medicine and Healing in the Premodern West: A History in Documents


Edited by Winston Black

Broadview Press
Publication Date: October 26, 2019
ISBN: 9781554813902 / 1554813905
288 pages; 7" x 9"



Medicine and Healing in the Premodern West traces the history of medicine and medical practice from Ancient Egypt through to the end of the Middle Ages. Featuring nearly one hundred primary documents and images, this book introduces readers to the words and ideas of men and women from across Europe and the Mediterranean Sea, from prominent physicians to humble healers. Each of the book’s ten chronological and thematic chapters is given a significant historical introduction, in which each primary source is described in its original context. Many of the included source texts are newly translated by the editor, some of them appearing in English for the first time.

Blessures aristocratiques

Blessures aristocratiques (II) : regards pluridisciplinaires de l’Antiquité à nos jours

Appel à communications


Université de Lille
Campus Pont de Bois
25-26 mai 2020


Ce projet se veut le fruit de la rencontre de deux domaines de recherche fortement renouvelés ces dernières années en histoire ancienne : l’histoire des aristocraties, par la définition d’un groupe social, de ses modalités de représentations et des questions de prestige, d’honneur et de déshonneur qui lui sont associées1 ; et celle du corps, et particulièrement du corps, blessé, souffrant, atteint2. Un premier colloque (« Blessures aristocratiques (I) : du corps à l’honneur ») s’est tenu à l’Université Bretagne Sud les 19 et 20 septembre 2019. Il avait pour vocation d’étudier cette notion de blessure, pour l’Antiquité romaine, dans son acception la plus large : à la fois en tant que lésion, compromission de l’intégrité du corps, mais aussi comme atteinte morale et coup porté à l’amour-propre. Associée à une catégorie sociale particulière, celle des aristocrates, la blessure apparaissait comme pourvoyeuse de questionnements scientifiques pertinents pour l’historien de l’Antiquité.

Les pistes thématiques explorées étaient variées : l’atteinte au corps des aristocrates, leurs blessures mentales et psychiques, qu’elles soient la résultante d’un traumatisme ou d’une dégénérescence ; mais aussi les coups portés à l’honneur. Le souhait était de se pencher sur les conséquences de ces phénomènes, pour une société donnée, en envisageant, notamment, le rôle des blessures dans la construction de soi et dans l’élaboration des individualités, leur fonction dans l’édification de mémoires corporelle et familiale, ainsi que dans la fabrique d’une identité valorisée, voire d’exempla (comme les blessures honorables des « héros » des premiers temps de la République romaine) ou au contraire du déshonneur et de la déchéance (en raison du regard du corps social et des pairs).

Si le point de départ du questionnement portait sur l’Antiquité romaine (en raison du champ disciplinaire dans lequel s’inscrivent les initiatrices du projet, toutes deux MCF en Histoire romaine) et plus spécifiquement sur la République romaine, même si la période impériale n’était pas exclue, il apparaît désormais pertinent d’élargir le questionnement et d’interroger également ces thématiques pour les autres périodes chronologiques, ainsi qu’au prisme de disciplines autres que l’Histoire.

En effet, si les communications présentées lors du premier colloque ont pu mettre en évidence les mécanismes de construction, de déconstruction, voire de destruction d’un ethos aristocratique spécifique aux Romains de l’Antiquité, des processus similaires, bien que revêtant des manifestations différentes, sont identifiables au cours du temps pour des espaces et des sociétés variés. Cette enquête sera aussi l’occasion de revenir sur la définition même qui peut être donnée au terme d’aristocratie et qui est sans aucun doute contingente des communautés considérées.

C’est pourquoi la deuxième édition du colloque « Blessures aristocratiques » se propose désormais d’approfondir et d’élargir le propos en souhaitant susciter des « regards pluridisciplinaires » sur la thématique initiale. Il s’agira de faire appel à des contributions issues de toutes les disciplines littéraires et des sciences humaines et sociales (Anthropologie, Histoire, Histoire de l’Art, Philosophie, Sociologie…).

Les propositions de communications pourront s’inscrire dans les axes suivants, sans exclusive cependant, ceux-ci pouvant d’ailleurs ponctuellement se recouper (les propositions suggérant d’autres axes sont également les bienvenues) :
- Les dommages corporels (physiques et mentaux) et leurs conséquences.
- La mémoire corporelle et familiale. Les grandes lignées aristocratiques se caractérisent notamment par des normes comportementales marquées propres aux communautés et aux espaces envisagés. La question des défaillances, des blessures, des infirmités et de la vieillesse mérite alors d’être posée. La revendication et l’instrumentalisation de cet héritage ancestral nécessitent des stratégies identitaires spécifiques.
- L’injure de l’invective physique à la blessure d’amour-propre. La question de la vulnérabilité physique et psychique des membres de l’aristocratie pourra être plus particulièrement examinée.
Comme lors de la première édition, cette réflexion se veut l’occasion de donner la parole et de faire dialoguer des chercheurs confirmés et de jeunes chercheurs (doctorants et jeunes docteurs). Tous peuvent donc proposer une contribution. Les communications auront vocation à être publiées.

Les propositions de communication doivent être rédigées en français et sous la forme d’un résumé de 500 mots maximum. Ces propositions doivent être accompagnées d’un bref curriculum vitae et d’une attestation du directeur de recherche pour les doctorants. Le dossier doit être envoyé à Caroline Husquin (HALMA, UMR 8164, Université de Lille) (caroline.husquin@univ-lille.fr) et à Cyrielle Landrea (TEMOS, FRE 2015, Université Bretagne Sud) (cyrielle.landrea@univ-ubs.fr).

Date limite d’envoi des propositions : 01 décembre 2019 
Réponse pour la participation au colloque : autour du 15 janvier 2020
Le colloque aura lieu à l’Université de Lille, à Villeneuve d’Ascq, campus Pont de Bois en
Maison de la Recherche (salle des colloques), sur deux journées, les 25 et 26 mai 2020.
L’hébergement, à hauteur d’une nuitée, et les repas sont pris en charge par les organisateurs.

1 Des actes de colloque ont récemment réinvesti la notion de prestige (F. Hurlet, I. Rivoal et I. Sidéra, Le prestige. Autour des formes de la différenciation sociale, Paris, 2014). Pour l’importance de l’honneur, cf. M. Jacotot, Question d’honneur. Les notions d’honos, honestum et honestas dans la République romaine antique, Rome, 2013.
2 Les références sont nombreuses, citons simplement quelques publications collectives récentes en langue française : F. Collard, É. Samama (dir.), Handicaps et sociétés dans l’Histoire : l’estropié, l’aveugle et le paralytique de l’Antiquité aux temps modernes, L’Harmattan, Paris, 2010 ; L. Bodiou, V. Mehl, M. Soria (dir.), Corps outragés, corps ravagés de l’Antiquité au Moyen Âge, Brepols, Turnhout, 2011 ; A. Allély (dir.), Handicaps, malformations et infirmités dans l’Antiquité. Dossier paru dans la revue Pallas, 106, 2018.

L'alimentation comme médecine

Rhetoric of Health and Medicine Special issue on Food as Medicine

Call For Papers

Sociologist Deborah Lupton wrote that “food has become profoundly medicalised in its association with health, illness and disease” (2000, p. 205). Historically, diet has, indeed, always been part of a medical practice regimen—throughout the long reign of humoral theory, and the modern updates of dietetics and modern nutrition science; furthermore, specific diets have always been prescribed for specific ailments. Food has also played a vital part in public health interventions, in which its production, regulation, distribution, and safety have been recognized as paramount for the health of the populace. Insofar as it enters the purview of the state, food has also been strongly linked with national character, prowess in war, and other such ideological constructs that problematize the notion of “the health of the nation” (see Veit, 2013). Governmental dietary guidelines (in the U.S. or elsewhere) have been highly contested and yet they have profoundly transformed the way many people eat. Food-related health concerns have been exacerbated in the Anthropocene, when unsustainable food production poses risks to both humans and the planet; for example, the EAT-Lancet Commission on Healthy Diets opens its most recent report with a stark statement: “Food systems have the potential to nurture human health and support environmental sustainability; however, they are currently threatening both” (Lancet, 2019).

More recently, dietary habits have received increased attention from evidence-based medicine. While studies regarding correlation between food intake and health markers are notoriously difficult to conduct reliably (Ioannidis, 2013), an accumulated amount of evidence aligns with sensible advice regarding the importance of certain foods or food components (e.g., vegetables, fruit, fiber) for a healthy life. Certain foods, some claim, should be prescribed for certain conditions, and a recent study predicted that if such “healthier foods” could be covered by our health insurance systems, we could prevent disease and reduce healthcare costs (Lee et al., 2019). At the same time, such “prescriptions” can come with steep and unrealistic costs; in fact, another recent study in Lancetsuggests that it is not possible to reach the recommended intake of fruit and vegetables in most countries, even under the most optimistic economic predictions (Mason-D’Croz et al., 2019). Food access and quality, and the accompanying health correlates, have always been embedded in economic and demographic dynamics.

In affluent countries where food is abundant, we have also created the conditions for what some have dubbed an “orthorexic society” (Nicolosi, 2006/7), in which we are obsessed with “eating right.” The diet industry has long capitalized on a variety of fears (e.g., health, social capital inherent in thinness), and health and wellness gurus are replicating at an accelerated pace. Eating disorders abound and even proliferate (with orthorexia, a morbid obsession with eating right, being one of the latest additions to the more well-known triad of anorexia, bulimia, and binge eating disorder). Alternative medicine and health movements put food at the center of their concerns, although their language has been, in turn, coopted by the mainstream food industry (Kiedeckel, 2018). A preoccupation with our health and a belief that it is achievable through diet and self-control stems also from healthism—the idea that we are or ought to be personally responsible for our own health (Crawford, 1980). The idea that we can achieve perfect health via consumption of the right type of food (“clean,” organic, GMO-free, etc.) and via the correct balance of macronutrients (tailored or not to biological markers such as our genome or microbiome) has led to an explosion of food fads, biotechnologies, food delivery services, apps, and more, aimed at keeping us thin and healthy—so far with dubious results.

All of these topics lend themselves to rhetorical treatment. Rhetoricians have already addressed some of the implications of food rhetoric and its intersections with health and medicine, such as, among others: rhetoric of the slow food movement (Schneider, 2008) and of organic food systems (Nowacek & Nowacek, 2008); rhetoric of health citizenship and the moralization of healthy eating (Spoel, Harris, & Henwood, 2012, 2014; Derkatch & Spoel, 2015); rhetoric of racialized food politics (Schell, 2015); feminist rhetoric of food (Goldthwaite, 2017; Dubisar, 2018); rhetoric of food justice, activism, and agricultural systems (Dubisar & Roesch-McNally, 2018); rhetoric of public nutrition guidelines (Mudry, 2009; Hite & Carter, 2019). We invite papers that further this work by expanding these lines of inquiry in relation to the rhetoric of health and medicine (RHM), or explore some of the themes outlined below:

Rhetorical histories of dietetics, or, food as medicine
  • How has food been medicalized: from the ancient arts of dietetics to contemporary nutrition science?
  • There is a budding literature on the rhetoric of food, but how can we conceptualize the rhetoric of food-as-medicine?
  • How does the rhetoric of dieting fit into discourses of health?
  • What can rhetoric tell us about past or current complexities and controversies of nutrition science?

Food, Wellness, and Alternative Medicine
  • How did food become a form of alternative medicine—e.g., see naturopathic claims about the power of certain foods to heal all manners of disease, Gerson therapy, etc.?
  • What is the role of gurus/media celebrities/social media celebrities in spreading messages about healthy eating/dieting? (e.g., Oprah, Dr. Oz, GOOP, Food Babe, etc.)
  • How can we cogently critique a variety of alternative food practices and beliefs (juicing, detoxing, cleansing, paleo, vegan, non-GMO, organic, raw, unprocessed, etc.) using an RHM perspective?
  • How can we better understand the rhetoric of “clean eating”?
  • How is food pathologized or lionized in matters of health?

Food Interventions as Public Health Initiatives
  • How can we better understand the rhetoric of public discourse about food as medicine/pharmakon (as prevention, treatment, or “poison”), from food that heals (chicken soup, DASH diet, sugar free, fat free, organic, vegan, etc.) to food that kills (from e-coli or BSE infestations to processed food or sugar/fat/salt promoting metabolic diseases)?
  • How do we interpret the rhetoric of food lobbies (sugar, soft drinks, dairy, beef, etc.)?
  • What is the rhetoric of public health communication on food safety/food scares?
  • How has food become an agent of good or ill health through excess, deficiency, quality, or other?
  • What are the rhetorical-ethical dimensions critiques of food production systems and the food industry in relation to their effects on individual and public health, as well as on the environment?
  • How can we understand governmental dietary guidelines and regulations through the prism of RHM?
  • To what point is food pathogenic or healing in the phenomenology of eating disorders? We invite pieces that may address food-related ailments, e.g. malnutrition, obesity, bulimia, binge-eating, anorexia, or orthorexia, in which food may be regulated, prescribed, and theorized as treatment or pathology.

The Future of Food as Medicine
  • What role do practices such as the appification of health and healthy eating, “biohacking,” and other Silicon Valley solutions to our dietary concerns play in how we view health and health citizenship?
  • How does measuring and quantification (of calories, nutrients, etc.) as a “social technology” (Mudry, 2009) change our relationship with food, our bodies, and our health?
  • What are some of the issues regarding growing food in the Anthropocene that reflect on our health and medical practices?

These themes are meant to be generative rather than exhaustive. The guest editor and RHM editors look forward to reading proposals for research articles, but are also eager to hear your ideas for the journal’s other genres—persuasion briefs, dialogues, commentaries, and review essays.

This special issue will be co-edited by Cristina Hanganu-Bresch in consultation with the RHM co-editors. Special issue proposals will be reviewed and ranked by this team and members of the journal’s editorial board, and manuscripts will undergo the same rigorous peer review process as regular submissions. Cristina is very willing to answer email queries at c.hanganu-bresch@usciences.edu.

Please email 500-1000 word proposals (excluding citations) to rhm.journal.editors@gmail.com by December 1, 2019. Completed manuscripts for accepted proposals will be due March 25, 2020; the special issue is slated for Spring 2021.


Selected Bibliography

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