mercredi 26 janvier 2022

Histoire globale du bouddhisme et de la médecine

A Global History of Buddhism and Medicine


C. Pierce Salguero

Columbia University Press
2022
ISBN: 9780231185271

Medicine, health, and healing have been central to Buddhism since its origins. Long before the global popularity of mindfulness and meditation, Buddhism provided cultures around the world with conceptual tools to understand illness as well as a range of therapies and interventions for care of the sick. Today, Buddhist traditions, healers, and institutions continue to exert a tangible influence on medical care in societies both inside and outside Asia, including in the areas of mental health, biomedicine, and even in responses to the COVID-19 pandemic. However, the global history of the relationship between Buddhism and medicine remains largely untold.

This book is a wide-ranging and accessible account of the interplay between Buddhism and medicine over the past two and a half millennia. C. Pierce Salguero traces the intertwining threads linking ideas, practices, and texts from many different times and places. He shows that Buddhism has played a crucial role in cross-cultural medical exchange globally and that Buddhist knowledge formed the nucleus for many types of traditional practices that still thrive today throughout Asia. Although Buddhist medicine has always been embedded in local contexts and differs markedly across cultures, Salguero identifies key patterns that have persisted throughout this long history. This book will be informative and invaluable for scholars, students, and practitioners of both Buddhism and complementary and alternative medicine.

ABOUT THE AUTHORC. Pierce Salguero is associate professor of Asian history and religious studies at Pennsylvania State University’s Abington College. He is the editor of Buddhism and Medicine: An Anthology of Premodern Sources(Columbia, 2017) and Buddhism and Medicine: An Anthology of Modern and Contemporary Sources (Columbia, 2019), among other works.

Le patrimoine de l’hygiène en France

Le patrimoine de l’hygiène en France


Appel à contributions



Ce numéro d’In Situ a ainsi pour objectif de rassembler des recherches originales et récentes sur ce sujet en se positionnant dans l’histoire culturelle. Ce domaine n’est évidemment pas vierge et il faut se référer aux travaux de Jean-Pierre Goubert1, Georges Vigarello2 et plus récemment de Thomas Leroux qui travaille sur les pollutions, la santé au travail et les risques.

Par ailleurs, deux expositions ont été consacrées en 2013 à l’eau, l’une aux Archives départementales de Seine-Maritime, l’autre aux Archives départementales de l’Oise, chacune comportant un volet sur ce thème. Signalons également des études entreprises en 2018 afin de valoriser et présenter au public les Bains Pommer situés en Avignon. De nombreux équipements collectifs ont déjà été protégés au titre de la loi sur les Monuments historiques telles la piscine Molitor et celle de la Butte-aux-Cailles à Paris, la piscine Saint-Georges à Rennes, ainsi que de nombreux bains-douches, lavoirs et fontaines. L’Inventaire de la région Île-de-France a mené en 2017-2018 une enquête sur les bains-douches municipaux de Paris. Une exposition permanente sur l’histoire de la propreté à Paris, installée au Centre Eugène-Poubelle – lieu de formation des personnels municipaux de la propreté –, qui permet à ces personnels d’inscrire leur métier dans une profondeur temporelle, devrait à terme être accessible au public. À Paris encore, la rénovation en cours de la Visite publique des égouts, autre « musée » professionnel municipal, permet de sensibiliser le public à un patrimoine méconnu.

Il apparaît particulièrement opportun de rassembler les études les plus récentes sur ce domaine du patrimoine de l’hygiène en le considérant dans toutes ses dimensions historiques et culturelles. Ainsi, l’ambition de ce numéro d’In Situ est double : il vise d’une part à réunir l’hygiène des personnes et celle de l’espace public, et d’autre part à dresser un état des lieux de la prise de conscience de l’importance patrimoniale des objets et constructions de ce domaine.

À ces fins, les études attendues peuvent relever d’une approche chronologiquement très large – de l’Antiquité à nos jours – en France, et aussi bien en milieu urbain que rural. À travers les thématiques esquissées ci-dessous, qui distinguent le rapport au corps dans son intimité et à l’espace public, on espère des propositions concernant aussi bien le patrimoine bâti – architecture et ouvrages d’art – que les objets – de l’archéologie au design –, mais aussi les théories (législations, communication…) et les pratiques. Elles viseront également à mettre en valeur plusieurs exemples de patrimonialisation du domaine : découvertes, prises en compte de l’importance collective du domaine et réhabilitations architecturales ont montré le fort potentiel de succès vis-à-vis du public qui apprécie sa valeur monumentale (ouvrages d’art) ou est touché par son intimité (objets de toilette, voire objets fétiches). Inventaire, collecte et conservation d’objets, expositions, réhabilitations architecturales, protections au titre des Monuments historiques de sites, édifices ou objets, etc. sont autant de manières différentes de dresser un panorama du patrimoine de l’hygiène sous ses multiples facettes.

Autour du fil conducteur qu’est l’apport en eau courante, vecteur majeur de l’hygiène, deux axes de réflexion sont envisagés, qui ne s’articulent pas entre domaine privé et domaine public, mais selon la nature de l’objet entretenu – associé à l’espace public ou à la personne : 


1. Hygiène de l’espace public

Sous cette thématique, sont attendues des études autant sur la création et l’entretien des réseaux d’alimentation et d’assainissement, que sur la mise à disposition de l’eau au public. Architectes et ingénieurs ont façonné les territoires ruraux comme l’espace des villes avec des équipements techniques aujourd’hui remarquables et inégalement reconnus pour leur valeur patrimoniale – canaux, aqueducs, fontaines, lavoirs, châteaux d’eau, égouts, usines de traitement…

Cette section propose de s’interroger également sur les questions de la gestion, de la prévention et de la communication sur l’hygiène des espaces collectifs, c’est-à-dire sur les moyens mis en œuvre pour entretenir et nettoyer l’espace public – le mobilier urbain, les campagnes d’affichage ou les machines de nettoiement par exemple forment de nouveaux corpus d’étude et de patrimonialisation. 


2. Hygiène du corps

Bien que relevant le plus souvent du domaine privé, le domaine de l’hygiène corporelle est intimement lié à celui de l’espace public. En bien des occasions, les deux se rencontrent : bains publics, lavoirs, équipements sanitaires des immeubles de rapport, etc.

Dans cette partie sont attendues des propositions plus spécifiquement liées aux réponses architecturales posées par les enjeux de l’hygiène corporelle – qu’elle soit individuelle ou collective. On pensera aux lieux et aux objets de la toilette dans la sphère privée des demeures (urbaines ou rurales, aristocratiques ou populaires), comme aux équipements progressivement imposés aux lieux de vie en collectivité (hôpitaux, prisons, établissements d’enseignement, congrégations, maisons closes, entreprises, etc.).

Par le biais des pratiques individuelles, un patrimoine mobilier de la propreté s’est développé (toilettes d’orfèvrerie, objets de design, objets de la vie quotidienne, équipements sanitaires, etc.), mais également un patrimoine industriel sans doute moins connu (manufactures de produits d’hygiène, puis de beauté qui ont pu marquer un territoire). 


Coordination scientifique du numéro
Claudine Cartier, conservateur général honoraire du patrimoine
Nicolas Courtin, Archives de Paris
Miriam Simon, responsable de la Mission patrimoine professionnel de la Ville de Paris 


Modalités de soumission

Les articles proposés devront contenir une part inédite de recherche, d’hypothèse ou de mise à jour ; ils ne sauraient reprendre la totalité d’un article déjà paru. Il est souhaité qu’ils soient largement illustrés, y compris par des exemples sonores et/ou audiovisuels.

Si vous souhaitez contribuer à ce numéro, nous vous remercions d’envoyer avant le 1er mars 2022 un résumé de votre proposition de 1500 signes au maximum, ainsi qu’un court CV par courriel insitu.patrimoines@culture.gouv.fr ou par voie postale : Ministère de la Culture Direction générale des Patrimoines Revue In Situ à l’attention de Nathalie Meyer, 6 rue des Pyramides, 75001 Paris

Envoyer une copie de votre proposition à :
Claudine Cartier : claudine.cartier@orange.fr
Nicolas Courtin : nicolas.courtin@paris.fr
Miriam Simon : miriam.simon@paris.fr

Les textes des articles correspondant aux propositions retenues sont attendus pour le 1er septembre 2022. Vous pourrez rédiger votre article en français ou dans votre langue d’usage. Ils seront publiés dans leur version originale et dans leur traduction française. La taille des articles sera comprise entre 15 000 et 35 000 signes espaces et notes compris.

Les recommandations aux auteurs concernant le nombre de pages ou d’images, les droits de l’iconographie, l’insertion de notes et de liens, etc., sont consultables sur le site de la revue


Notes

1 Jean-Pierre Goubert, La Conquête de l’eau. L’avènement de la santé à l’âge industriel, Paris, Robert Laffont, coll. « Les hommes et l’histoire », 1986.

2 Georges Vigarello, Le Propre et le sale. L’hygiène du corps depuis le Moyen Âge, Paris, Éditions du Seuil, coll. « L’univers historique », 1985.

mardi 25 janvier 2022

Les épidémies en Bretagne

Les épidémies en Bretagne : Moyen Âge - XXe siècle
 

Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie en Bretagne, juin 2021, tome XCIX



Bruno ISBLED – Avant-propos : un volume de Mémoires exceptionnel pour un centenaire contrarié

Dominique LE PAGE – Introduction

Benjamin FRANCKAËRT – Les Bretons et la peste de Justinien (VIe-VIIIe siècles)

André-Yves BOURGÈS – Épidémies, pandémies et endémies en Bretagne au Moyen-Âge : des sources hagiographiques très discrètes

Julien BACHELIER – « Contagion, pestilance et mortalitez » aux XIVe et XVe siècles en Bretagne

Dominique LE PAGE, Jean-Luc BLAISE, Gilles FOUCQUERON, Marc JEAN – Le port de Saint-Malo face aux épidémies à l’époque moderne

Alain J. LEMAÎTRE – La lutte contre les épidémies en Bretagne au XVIIIe siècle

Guy SAUPIN – La municipalité nantaise face à la peste de Marseille : réactivité ans l’élaboration d’une politique de protection (1720-1721)

Françoise CASSIGNEUL-COHAN – De la pratique spirituelle à l’appropriation civique : la confrérie Saint-Roch, matrice de la politique sanitaire à Dinan au XVIIIe siècle

Isabelle GUÉGAN – Malades des villes et malades des champs. Gestion différenciée d’une épidémie de typhus à Brest et dans les campagnes bretonnes (1757-1758)

Thierry FILLAUT –Indications bibliographiques et sources relatives à l’histoire contemporaine des maladies infectieuses en Bretagne

Thierry FILLAUT – Une épidémie opportune : Henri Monod et le choléra dans le Finistère (1885-1886)

Fañch BROUDIC – Choléra : l’affiche bilingue du préfet Henri Monod

Jacqueline SAINCLIVIER – La grippe infectieuse dite « espagnole » en Bretagne, 1918-1919

Yves POINSIGNON, Alain CAUBET, Cédrick PRESLE – L’épidémie de variole à Vannes et à Brest en 1954 et 1955

Fañch POSTIC – La peste d’Elliant

Nelly BLANCHARD – Kou le Corbeau de Tanguy Malmanche (1875-1983) ou la peste autre qu’elle paraît

Varia

Julie LÉONARD, Charles QUIMBERT – Le patrimoine culturel immatériel. De l’UNESCO à la Bretagne : itinéraire d’une catégorie patrimoniale

Christine JABLONSKI, Jean-Jacques RIOULT – Le Quillio (Côtes-d’Armor). Église Notre-Dame-de-Délivrance. Nouvelles découvertes sur l’édifice médiéval

COMPTES RENDUS BIBLIOGRAPHIQUES
Assemblée générale ordinaire de 2020

Liste des membres

Thierry HAMON – In Memoriam Marie-Yvonne Crépin (1941-2020)

Publications des sociétés historiques de Bretagne en 2020

Ce volume, d'un au prix de 40 € (montant correspondant à celui de la cotisation annuelle pour adhérer à la SHAB), peut être commandé par courrier postal adressé à :

SHAB – Archives départementales d'Ille-et-Vilaine 1, rue Jacques-Léonard 35000 Rennes

Il est également possible de contacter la SHAB par mail : contact@shabretagne.com

Faire de l’histoire avec les documents du for privé

Faire de l’histoire avec les documents du for privé. Les anonymes ont-ils une histoire ?

Appel à communications

 

Doctoriales 2022 du Centre d’histoire du XIXe siècle (CRHXIX)

Les doctoriales du Centre d’histoire du XIXe siècle constituent une occasion de réunir les doctorant·es du centre pour échanger sur des thématiques communes. Elles accueillent aussi volontiers des communications de doctorant·es extérieur·es, dans la limite des places disponibles. Elles se structurent en deux demi-journées, consacrées respectivement à une interrogation méthodologique et à une interrogation thématique. Pour l’édition 2022, les sujets retenus sont les suivants : « Faire de l’histoire avec les documents du for privé » et « Les anonymes ont-ils une histoire ? ».


Argumentaire

Les Doctoriales du Centre d’Histoire du XIXe siècle (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne - Sorbonne Université) auront lieu le samedi 11 juin 2022. Si elles constituent une occasion de réunir les doctorant.e.s du Centre pour échanger sur des thématiques communes, elles accueillent aussi volontiers des communications de doctorant.e.s extérieur.e.s, dans la limite des places disponibles. Elles se structurent en deux demi-journées, consacrées respectivement à une interrogation méthodologique et à une interrogation thématique. Pour l’édition 2022, les sujets retenus sont les suivants : « Faire de l’histoire avec les documents du for privé » et « Les anonymes ont-ils une histoire ? ».
Sujet méthodologique : Faire de l’histoire avec les documents du for privé.

Des journaux intimes aux films familiaux, les documents du for privé constituent des sources multiples, riches et diverses se révélant complexes à traiter pour l’historien. Cachés, interdits, pieusement transmis dans les cercles familiaux ou bien à disposition dans les centres publics d’archives, ils permettent tout à la fois de renouer avec la vie des « gens ordinaires », viennent compléter des analyses se fondant sur d’autres types de documents mais constituent aussi des objets matériels aux usages multiples.

Comment l’historien traite-t-il des documents du for privé ? Dans quelle mesure ces derniers enrichissent-ils l’écriture historienne, notamment dans le cadre du développement des usages du numérique et de la multiplication des supports d’expression de l’intime ? Viennent-ils en complément des sources plus “classiques” ou sont-ils les fils authentiques dont l’histoire est tissée ?
Sujet thématique : Les anonymes ont-ils une histoire ?

En 1998, Alain Corbin restituait l’histoire d’un monde disparu, celui d’un parfait inconnu : Louis-François Pinagot, modeste sabotier du Perche qui vécut de la toute fin du XVIIIe siècle au début de la Troisième République. Il attirait ainsi l’attention sur les conditions de possibilité d’une histoire des individus morts sans laisser d’autres traces archivistiques que celles qui les visent comme éléments d’un groupe (listes électorales, registres matricules, registres d’état civil etc.) et qui sont sécrétées par un Etat bureaucratique avide d’enquêtes en tous genres. Le récit magistral d’Alain Corbin contribua à sortir Pinagot de l’anonymat dans lequel sa condition l’avait relégué. Il témoigne aussi du “retour” - repéré au même moment par Jacques Le Goff - de l’approche biographique dans l’historiographie.

Dans le sillage de ce livre qui a fait date pour l’originalité de ses questionnements, le sujet thématique propose de réfléchir à l’écriture d’une histoire des anonymes, considérés individuellement ou saisis collectivement, quel que soit leur sexe et leur position dans le champ social, qu’ils aient choisi ou non d’effacer la trace de leur présence. Comment se construisent ces différentes formes d’anonymat – recherchées (par exemple chez les “mauvais garçons et filles perdues” selon la formule de Dominique Kalifa) ou non ? Comment l’historien fait-il parler les “sans-voix” (femmes, colonisés, paysans etc.) ? Comment peut-il écrire une histoire d’anonyme(s) ? 


Modalités de participation

La durée de chaque communication est fixée à 20 minutes. La participation aux Doctoriales du 11 juin 2022 donnera lieu à une publication dans la revue des doctorant.e.s du Centre, Page 19.

Les propositions doivent comprendre :
Un titre (même provisoire)
Un résumé de 4 000 signes maximum
Une présentation de quelques lignes, mentionnant l’université, le laboratoire de recherche et accompagnée, le cas échéant, d’un lien vers une page personnelle. 

 
Calendrier

28 février 2022 : Date butoir pour adresser les propositions de communication à pagedixneuf@gmail.com (fichier .odt, .doc ou .docx).
7 mars 2022 : Réponse aux auteur-e-s.
11 juin 2022 : Journée d’études des Doctoriales
30 juin 2022 : Date butoir pour adresser les communications écrites (40 000 signes espaces compris + bibliographie de 10 titres + présentation de l’auteur-e). Début des navettes de relecture.
automne-hiver 2022 : Publication en ligne sur le carnet du Centre d’Histoire du XIXesiècle

 
Comité scientifique
Jacques-Olivier Boudon (Sorbonne-Université), professeur des universités et co-directeur du CRH XIX.
Bertrand Tillier (Paris 1 Panthéon-Sorbonne), professeur des universités et co-directeur du CRH XIX. 


Comité de rédaction
Solène Amice,
Antoinette Ferrand,
Solène Monnier,
Marc Taverdet


Escalier C, 3e étage - 17 rue de la Sorbonne
Paris, France (75)




lundi 24 janvier 2022

Les sages-femmes de Suisse romande

Les sages-femmes de Suisse romande au coeur d'une politique de contrôle. Une intrusion masculine dans un domaine féminin (1750-1850)


Mélanie Huguenin-Virchaux


Éditeur Éditions Alphil
Support Livre broché
Nb de pages 178 p. 
ISBN-13 9782889304493


En septembre 1850, Élise Bovay, une jeune domestique de 23 ans, comparait devant un tribunal pour infanticide après la découverte du corps d'un nouveau-né au fond de la cave de son père. En filigrane de la situation de cette jeune femme du milieu du xixe siècle, c’est toute l’évolution de l’encadrement autour de la femme lors de son accouchement qui est représentée.
Cet ouvrage est une plongée dans le quotidien des femmes – matrones, sages-femmes et filles-mères – et leurs rapports au corps, à l’intime et à une société fortement attachée aux moeurs. En écho aux débats actuels sur la place des femmes et de leurs aspirations légitimes à pouvoir user
de leur corps librement, ce livre fait ressurgir un passé résolument actuel.
Alors que traditionnellement, l’accouchement était un acte essentiellement féminin, encadré par des matrones et des voisines, qui permettait aux femmes de la communauté de se retrouver et d’échanger, il se met en place une nouvelle politique de contrôle des naissances au cours du xixe siècle.
Par crainte d’une dépopulation, les autorités régionales mettent en place un encadrement législatif et une formation professionnelle de sages-femmes dans le but de sauver les femmes en couches et leurs nouveau-nés.
L’homme prend le contrôle des naissances et la sage-femme devient un agent de surveillance pour les autorités qui dénonce les grossesses et les accouchements illégitimes. Cette nouvelle position rompt les rapports jusqu’alors privilégiés qui existaient dans le monde des accouchements. Les
filles-mères, enceintes sans être mariées, en sont les premières victimes.

Castrations

Castrations. Entre histoire et études de genre


Appel à communications


Le colloque international Castrations. Entre histoire et études de genre qui se tiendra les 17 et 18 janvier 2022 à l’université d’Angers invite à penser, dans un temps long allant de l’Antiquité à la période contemporaine, une histoire des castrations renouvelée par les perspectives des études de genre. S’il valorise une appréhension diachronique de ce phénomène, le colloque est ouvert à une pluralité de regards disciplinaires permettant d’analyser la castration comme un phénomène à la fois vécu et représenté. Il s’agit, sans se limiter non plus à une aire socioculturelle spécifique, d’interroger la manière dont la castration questionne les normes de genre des sociétés où elle est pratiquée, participant ainsi à leurs (re)définitions.


Argumentaire

Depuis la seconde moitié du XXe siècle, la castration humaine – qui dans sa définition large concerne une ablation totale ou partielle des organes sexuels et reproducteurs – a fait l’objet de travaux historiques allant des castrations antiques assyriennes ou de la dynastie Chang aux castrations chimiques contemporaines. Des figures singulières ont émergé, comme celle des eunuques ottomans, des castrats italiens ou encore des Skoptzy, témoignant de la grande diversité des pratiques et des motivations, mais aussi de la nature même de la castration opérée.

À la suite de ces premiers travaux – qui ont documenté les dimensions religieuses, politiques, culturelles, socioéconomiques, artistiques, scientifiques ou pénales de la castration –, ce colloque invite à penser, dans un temps long allant de l’Antiquité à la période contemporaine, une histoire des castrations renouvelée par les perspectives des études de genre. S’il valorise une appréhension diachronique de ce phénomène, le colloque est ouvert à une pluralité de regards disciplinaires permettant d’analyser la castration comme un phénomène à la fois vécu et représenté. Il s’agit, sans se limiter non plus à une aire socioculturelle spécifique, d’interroger la manière dont la castration questionne les normes de genre des sociétés où elle est pratiquée, participant ainsi à leurs (re)définitions.

Une des approches peut être celle de revisiter les historiographies de la castration concernant la psychanalyse par exemple ou des figures très commentées – telles que l’eunuque oriental –, à partir d’une lecture genrée et volontiers intersectionnelle invitant à saisir les rapports de pouvoir en jeu, les dimensions symboliques tout comme les capacités d’action ou de contrainte que la castration présuppose. La castration féminine, finalement marginale dans les productions historiques, mérite également d’être pensée, au même titre que les effets de la castration masculine sur les rapports sociaux de sexe.

Au fil des siècles, la castration a été investie, mobilisée et travaillée par divers champs de connaissances et de pratiques (scientifiques, religieuses, juridiques, artistiques…) dont il s’agira de restituer à la fois la diversité et les points de rencontre. La façon dont la castration change de nom et acquiert ou perd en légitimité en fonction de celles et ceux qui la réalisent ou sur qui elle est réalisée, constitue un angle d’approche particulièrement heuristique.

On s’intéressera donc autant aux castrations humaines qu’à celles qui touchent les autres animaux, mais aussi les végétaux. La manière dont la castration participe à la (re)définition des frontières entre espèces constitue effectivement un questionnement important. Qu’y a-t-il de commun entre la castration du maïs, la stérilisation du chat et l’orchidectomie ou l’ovariectomie pratiquées dans le champ médical ? En quoi ces usages et les représentations associées mobilisent-elles le genre, mais témoignent aussi d’autres rapports sociaux imbriqués ?

On prêtera également une attention particulière aux motivations de la castration et à la place des individus concernés : la castration est-elle subie, attendue, désirée ? Quels effets produit-elle ? Est-elle appréhendée comme une violence, une libération, une transformation du corps et de ses potentialités ? On s’intéressera donc autant aux pouvoirs de contrainte – notamment présents pour la stérilisation forcée des personnes en situation de handicap ou dans les usages génocidaires – qu’aux dynamiques émancipatoires que peuvent receler des pratiques liées à la spiritualité ou à des parcours de transition (chirurgie génitale).

Outre les questionnements larges déployés ci-dessus, les propositions de communication pourront se référer à un ou plusieurs de ces angles d’analyse :

  • Usages et justifications : modes de justification ou discours d’opposition à la castration; controverses et mobilisations ; usages thérapeutiques, juridiques, criminels, religieux et spirituels, politiques, littéraires, psychanalytiques, métaphoriques ; impositions ou émancipations…
  • Castration, reproduction et sexualité :  normes de genre, masculinités et féminités post-castration ; représentations érotiques ; politiques eugénistes ; pratiques génocidaires ; stérilité ; biopolitiques ; usages et gestion du vivant ; domestication/domination et castration…
  • Matérialités: devenir des organes ; rituels et ritualisation ; mises à distance ; traces et mémoire de la castration ; incidences physiques et morales…
  • Acteurs et actrices : professionnel·les ou non de la castration(chirurgiens, bourreaux, vétérinaires, barbiers, soignantes, tortionnaires, auto-castrations…) ; méthodes de castration (symbolique, chirurgicale, chimique…) ; représentations métaphoriques des castratrices et castrateurs et des castré·es…
  • Expériences : expériences subjectives de la castration ; trajectoires sociales post-castration ; manières de (se) nommer ; perception de soi et rapports aux normes de genre ; modes de présentation au monde ; stratégies de contournement ou de subversion ; prérogatives sociales ou discriminations…

Modalités de soumission 

Les propositions de communication sont attendues pour le 31 mars 2022 à l’adresse suivante : nahema.hanafi@univ-angers.fr

Elles devront comporter une brève notice bio-bibliographie ainsi qu’une présentation de la communication envisagée précisant l’ancrage (pluri)disciplinaire, les enjeux historiographiques, l’approche méthodologique ainsi que les matériaux mobilisés (800 à 1000 mots).

À l’issue du colloque, des publications sont envisagées, moins sous la forme d’actes de colloque que de numéros de revue thématiques et/ou d’un ouvrage pensé collectivement.

Les retours du comité scientifique auront lieu à la fin du mois d’avril 2022.

Le colloque aura lieu les 17 et 18 novembre 2022 à l’Université d’Angers.

Comité d’organisation

Nahema Hanafi, Nathalie Branchu

Comité scientifique 

  • Jean-Christophe Abramovici,
  • Francesca Arena,
  • Anne Carol,
  • Hervé Guillemain,
  • Nahema Hanafi,
  • Cynthia Kraus,
  • Rafael Mandressi,
  • David Niget,
  • Elodie Serna.

dimanche 23 janvier 2022

Le diagnostic différentiel au Moyen Âge

Le diagnostic différentiel au Moyen Âge 

Conférence de Laetitia Loviconi (Maître de conférences EPHE)

Le diagnostic différentiel constitue une démarche clé de la pratique médicale, s’appuyant sur la sémiologie et la nosologie.

Lieu : CESCM (salle Crozet, 24 rue de la chaîne – POITIERS)

Entrée libre, pass sanitaire obligatoire
 



Contact : anne.sophie.traineau.durozoy@univ-poitiers.fr
05 49 45 32 91

54e congrès Cheiron

The 54th Annual Meeting of Cheiron – The International Society for the History of Behavioral and Social Sciences

Call for papers


The 54th Annual Meeting of Cheiron – The International Society for the History of Behavioral and Social Sciences – will be held using a virtual format starting on Tuesday, June 21st and ending on Thursday, June 23rd.

CHEIRON invites submissions of papers, thematic symposia/panels and roundtables that deal with any aspect of the history of the human, behavioral or social sciences or related historiographical and methodological issues. All submissions should conform to the guidelines listed below.

Submissions must be received by February 28, 2022, 5 pm EST

Please send your proposal/abstract electronically as an attachment in MSWord (.doc or .docx) to Co-Program chairs Rodrigo Lopes Miranda, at <rlmiranda@ucdb.br> and Zed Zhipeng Gao, at <zgao@aup.edu>.
Submission guidelines:

All papers and proposed sessions (thematic symposia/panels, roundtables) should focus on new and original work, i.e. the main part of the work should not have been published or presented previously at other conferences.

Since this will be a “virtual” conference using a platform such as Zoom, all presenters must have access to the internet with video and sound capabilities.

Please indicate the submission type: paper or proposed session (thematic symposia/panels, roundtables).

To facilitate a “blind” peer review, please do not include your name on the proposal/abstract. Instead, in addition to the proposal, please provide a separate cover page that includes: a) title of the presentation; b) author’s name and affiliation; c) author’s email address; d) audio/visual needs; and (e) accessibility requests. In all types of proposals, names of authors/presenters should not be indicated anywhere but on the separate cover page for the submission.

Papers: Authors should submit a 500-600 word abstract plus a short bibliography that includes the major sources that inform their work. Completed papers should aim to be approximately 20 minutes in length so that ten minutes will be available for discussions of each paper.

Thematic Symposia/Panel or Roundtable: The organizer should submit a 500-600 word description and rationale of the event (plus short bibliography) and a list of the names and affiliations of the participants. Each participant should submit a 500-600 word abstract plus a short bibliography that includes the major sources that inform their work. These sessions will be ninety-minutes in length.

Notification of acceptance: Notifications will be sent by the end of March 2022.

Registration Fees:

Members of Cheiron - $10

Non‐members - $15

Graduate and Undergraduate students: free admission
Young Scholar Award:

Since 2008, Cheiron has awarded a prize for the best paper or symposium presentation by a young scholar. To be eligible for consideration, the young scholar must be the sole or first author on the paper and must be responsible for the bulk of the work of the paper. The young scholar must be a student currently or must have completed doctoral work not more than 5 years prior to the meeting.

About three weeks after the meeting, applicants should submit a ‘written-up’ version of the paper presented. This may include small changes or additions, but should not exceed 5000 words (including footnotes). Applicants should use the house style of JHBS.

Submissions go to the Cheiron Executive Officer, who sets the exact deadline, and the entries will be judged by members of the Program Committee and the Review Committee. The winner will receive a certificate from Cheiron and will be asked to submit the paper to the Journal of the History of Behavioral Sciences within a reasonable period of time. The Award winner may ask Cheiron for assistance in preparing the paper for submission to JHBS. If the paper is accepted by JHBS for publication, the winner will receive a $500 honorarium from the publisher, Wiley Blackwell, in recognition of the Cheiron Young Scholar Award. Please note that the award committee may choose not to grant an award in any given year and that the honorarium depends on publication in JHBS, in addition to winning the Award.
For more information:

For updates on the conference and registration materials, please consult Cheiron’s website at:www.bcp.psych.ualberta.ca/~mike/Cheiron.

For questions concerning the program, contact either of the Co-Program Chairs:

Rodrigo Lopes Miranda, at <rlmiranda@ucdb.br> and Zed Zhipeng Gao, at <zgao@aup.edu>.

For questions concerning the Young Scholar Award or general organizational issues, please contact Larry Stern, Cheiron Executive Officer: <lstern@collin.edu>.

samedi 22 janvier 2022

Les origines de l'odontologie médico-légale

Aux origines de l'odontologie médico-légale. Des « Sherlock Holmes » français…

 
Xavier Riaud
 
L'Harmattan
Collection : Médecine à travers les siècles
Date de publication : 12 janvier 2022
Broché - format : 13,5 x 21,5 cm • 132 pages
ISBN : 978-2-343-25266-7



Pendant longtemps, il a été dit et considéré que le Pr Oscar Amoëdo y Valdes, dentiste exerçant en France et de naissance cubaine, était le père de l'Odontologie médico-légale dans notre pays grâce à son livre monumental paru en 1898. Il a été également considéré que la première « affaire » ayant mis cette science en évidence au grand public était l'incendie du Bazar de la Charité (1897). Tout ceci est inexact. À travers les nombreuses affaires criminelles qui se sont multipliées à la fi n du XIXe siècle, Xavier Riaud parvient à retracer la genèse précise de cette discipline et le rôle bâtisseur de tous ses acteurs. S'il réussit à déterminer qui est son vrai père fondateur, il démontre également quelle a été la première grande affaire citée par tous les auteurs. Ces « Sherlock Holmes » français sont à la base de la médecine légale contemporaine et ne déméritent en rien, par leur rigueur et leurs procédés, face aux experts actuels.

Nuncius Prize

2022 Nuncius Prize

Call for applications


We are pleased to announce the 2022 Nuncius Prize, which is supported by Brill Publishing. It will be awarded to the best original essay related to the material and visual history of science, technology and medicine in any period.

The prize is intended for those who are currently graduate and doctoral students, or have been awarded their PhD (or equivalent) within the past six years.

The opening date for entries is 00.01 (CET) on 15 September 2021. The closing date of the Prize is 23.59 (CET) on 30 April 2022. Authors should submit their manuscript via the Editorial Manager (EM) online submission system at: https://www.editorialmanager.com/nun/default.aspx

Essays must be:

- unpublished and not submitted to any other competition at the same time

- written in English

- no more than 9,000 words in length (including footnotes)

- referenced in accordance with Nuncius guidelines

The winner will receive a cash prize of €500 and the open-access publication in #Nuncius. Three honourable mentions (€100 of Brill book tokens each) will also be provided.

Non-winners may be invited to publish their work in Nuncius, if the judges of the essay award and the journal consider them to be suitable for publication.

For more information: https://brill.com/fileasset/downloads_products/35244_nunprize.pdf?fbclid=IwAR3rUzIGXLjRa803S-8LrEClVLLn5dLRL3ZRcgAyiqT5xaZhAxe3R6xUgAc

For any further queries, please contact our editor-in-chief, prof. Elena Canadelli, at elena.canadelli@unipd.it

vendredi 21 janvier 2022

e. SFHM, 2021/4

e. SFHM, 2021/4

Supplément illustré de la revue Histoire des sciences médicales

ISSN 2492-4563 

L’article remarquable de Bardia Sabet-Azad, qui ouvre ce numéro, présente le traité d’anatomie persane
médiévale de Mansur, dont la rédaction remonterait au XIVe siècle, ainsi que les célèbres illustrations anatomiques qui l’accompagnent (conservées notamment à la BNF). Grâce à sa connaissance de la langue persane et de l’histoire médiévale de cette région du monde, l’auteur nous entraîne dans une véritable enquête policière, à partir de l’analyse minutieuse des sources manuscrites et de l’étude du contexte historique de leur rédaction. En remontant ainsi le cours de l’histoire, il propose une nouvelle lecture de ces illustrations, dont l’origine n’avait pas reçu jusqu’alors d’explication convaincante. Bardia Sabet-Azad émet en effet une hypothèse, à la fois inédite, argumentée et inattendue… qui nous transporte aux confins de l’Inde et du Tibet. Si sa piste est la bonne, celle-ci remettrait en question toutes les explications proposées jusqu’à présent quant à l’origine, mais aussi la datation, de ces illustrations.
L’article suivant, dans un contexte bien plus hexagonal, et surtout parisien, évoquera les nombreuses caricatures, ou « portraits à charge », de médecins publiés dans des revues médicales satiriques au début du XXe siècle, en particulier dans Chanteclair, Le Rictus, ou encore Ridendo. Après une présentation générale de cette véritable mode, nous présenterons quelques-unes de ces caricatures, à partir de celles parues dans Ridendo entre 1933 et 1938. L’engouement dont elles furent l’objet montre à quel point elles ont pu influencer l’image de la médecine au début du XXe siècle, et notamment celle des « grands patrons » de l’époque.



Le Traité d’anatomie persane de Manṣur ibn Aḥmad ibn Yusuf ibn Iliyâs. Analyse du manuscrit et nouvelle hypothèse pour l’origine des illustrations
Bardia SABET-AZAD
 


Les caricatures de médecins en France au début du XXe siècle - 1re partie
À partir des caricatures de « patrons » dans Ridendo, entre 1933 et 1938

Philippe ALBOU
 

Centres de soins au début du XXe siècle : deux témoignages photographiques

Faire l’histoire du sida en périphérie

Faire l’histoire du sida en périphérie


Appel à communications


Colloque organisé par Alexandre Klein (Université d’Ottawa) et Gabriel Girard (Inserm) au sein du 89e congrès de l’ACFAS.


Quand : Le 12 mai 2022
Où : Université Laval à Québec
Format : en ligne


L’histoire de l’épidémie de sida a été largement étudiée à partir de la perspective des grands centres urbains des pays développés, comme Paris, Londres, New York ou Toronto. Cette focalisation s’explique aisément : la mobilisation y a été souvent plus massive, plus spectaculaire et les sources (orales, écrites, audiovisuelles) y sont donc plus nombreuses. Mais cette approche dominante laisse dans l’ombre des contextes, des expériences, ainsi que des archives pourtant riches d’enseignement pour la compréhension des conditions sociales et historiques de l’engagement des communautés face au virus. Investiguer ces espaces et sources « périphériques » permet en effet de mettre en lumière ces processus locaux ou régionaux, leurs caractéristiques et leurs interactions parfois majeures avec des dynamiques de mobilisation nationales et internationales.

Nous nous proposons donc ici de prendre le contre-pied de cette tendance historiographique de fond et d’explorer l’histoire du VIH-sida depuis les périphéries, c’est-à-dire à la fois depuis des villes ou des zones géographiques considérées comme « secondaires » dans leurs espaces nationaux ou continentaux (versus des centres urbains comme Paris, Londres ou New York), ou à partir de communautés (les lesbiennes, les LGBT+ racisé-e-s, les personnes en situation de handicap) et de groupes professionnels (les infirmièr-e-s, les professionnel-le-s du travail social) dont l’implication a été sous-étudiée, ou encore à partir d’archives et de perspectives rares, voire inédites. Nous entendons ainsi dresser un portrait à la fois autre et complémentaire de ce que fut cette épidémie dans ses deux premières décennies, de la manière dont les populations, en particulier les minorités sexuelles, y ont fait face, et des traces qui ont pu en être laissées dans le monde francophone, et ce de manière à interroger et à combler les angles morts des recherches socio-historiques sur la lutte contre le sida.

Ancré dans un projet de recherche sur les expériences marseillaise et montréalaise, financé par l’ANRS-MIE[1], ce colloque entend néanmoins s’ouvrir à d’autres zones, méthodes et archives « périphériques », en réunissant des personnes – chercheur-e-s, militant-e-s, professionnel-le-s de santé – intéressées par l’histoire des mobilisations en « périphérie », tout à la fois géographique et épistémologique. Il permettra ainsi d’explorer les conditions sociales et politiques de la mobilisation contre le sida en périphérie, tant à l’échelle des trajectoires individuelles que des organisations et des réseaux militants et professionnels.

Les propositions de communication d’un maximum de 500 mots doivent être envoyées, accompagnées d’une courte description biographique, à aklein@uottawa.ca et gabriel.girard@inserm.fr avant le 1er février 2022.

[1] Agence nationale de recherche sur le sida – Maladies infectieuses émergentes

jeudi 20 janvier 2022

Archéologies du handicap

Archéologies du handicap


Les Nouvelles de l’archéologie n° 165
 

Numéro dirigé par Valérie DELATTRE

Publication : Les Nouvelles de l’archéologie
Volume : 165
Editeur : Éditions de la Maison des sciences de l’homme
Date : Septembre 2021
Pages : 72
 

L’archéologie du handicap est une thématique novatrice et peu abordée, corollaire discret de la paléopathologie. Pourtant cette recherche embryonnaire, en France comme dans le monde, documente un champ entier de la lecture des comportements humains face à la vulnérabilité. L’accumulation des données archéologiques et anthropologiques permet désormais de dépasser la seule recension anecdotique de cas. Si nombre de pathologies invalidantes restent peu accessibles à la lecture archéo-anthropologique (handicaps cognitifs, sensoriels…), les soins aux patients, les interventions chirurgicales et l’invention d’appareillages compensatoires ingénieux sont autant d’indices tangibles d’une prise en charge de proximité, humaine et technique que viennent compléter les études archivistiques et l’iconographie.


Sommaire :

Valérie DELATTRE, « Construire une archéologie éclairée des handicaps«

Nathalie BROWN, « Difformités naturelles et déformations acquises en Amérique précolombienne : représentations et interprétations plurielles »

Bénédicte LHOYER, « Le différent, l’infirme et le marginal en Égypte ancienne »

Christian LAES, « Handicap dans l’Antiquité : l’aide de la technologie, des animaux et des hommes »

Patrice Georges ZIMMERMANN, « Amputer, une opération pas si simple »

Valentin MICLON et al, « Un handicap institutionnalisé : la lèpre au Moyen Âge. Exemples archéologiques normands, tourangeaux et perspectives d’analyses »

Hélène COQUEUGNIOT, « L’enfant différent au Paléolithique »

Cyrille LE FORESTIER, Frédéric BOURSIER et Rachid EL HAJAOUI, « L’apport des techniques d’imagerie et de photographie face aux enjeux d’étude, de conservation et de diffusion des cas pathologiques en archéoanthropologie »

Denis BOUQUIN et Nicolas GARMOND, « Pathologies et traumatismes professionnels au Néolithique : des mineurs de silex à Chouilly « la Grifaine » (Marne) ? »

Rozenn COLLETER, « Archéologie du handicap et inégalités sociales au couvent des Jacobins de Rennes (XIIIe-XVIIIe siècles) »

Ninon DUBOURG et Megan KATEB, « Témoignages médiévaux de la privation des sens. Empreintes matérielles de la cécité et de la mutité à l’époque médiévale »

Jules MASSON MOUREY, « Handicap orthopédique : des pieds bots dans la vallée des Merveilles au Néolithique final ? »

Les débats sur la nature humaine et ses limites

From Automata to Transhumans. Debating Human Nature and its Limitations 1600-2000

Call for papers


VivaMente Conference in the History of Ideas 2022

21-22 April 2022


Organisers:

Jil Muller (University of Paderborn) & Guido Giglioni (University of Macerata)


Keynote Speakers:

Michael Stolberg (University of Würzburg)

Sarah Carvallo (University of Besançon/ENS of Lyon)

Thierry Hoquet (University of Paris/Nanterre)

Sietske Fransen (Bibliotheca Hertziana)

Charles Wolfe (University of Toulouse II)

Ruth E. Hagengruber (University of Paderborn)



An important part of the contemporary debate on human nature was shaped by debates taking place in early modern Europe in the attempt to remove the animal part of the human mind by turning it into an abstract monad while converting the body into a machine. Humans gained the promise of certain and universal knowledge (mathesis universalis) but began thinking of themselves as automata, bereft of individuality and real agency. Much of the questions raised back then resonate with us still nowadays:

· Is human nature something immutable or is it the product of history and social conventions?

· Do humans even have a nature? And what does it mean for humans to have a nature and to what extent does biology condition what we are?

· Is it desirable to use technology to enhance the desirable characteristics of the human species?

· What instruments, images, analogies, models and literary strategies were used to further such a project?

· How does the early modern debate on automata and man-machine (homme machine) predates the modern on transhumanism and posthumanism?

· How does the debate evolve after the eighteenth century?

The 2022 VivaMente Conference in the History of Ideas aims at exploring such questions from a multidisciplinary approach, bringing together scholars from different fields, interests and periods. The conference is thought to take place as an open debate, with keynote speakers discussing the early modern philosophical and ethical implications of mechanical philosophy and with attendees focusing on the modern and postmodern impact of the early modern debate. By doing so, the conference aims to bring the research about the automata up to date and to connect historians of philosophy, arts and literature with researchers of transhumanism and artificial intelligence. Today, the characteristic tropes and patterns that once defined the course of early modern mechanical philosophy are witnessing an extraordinary resurgence of interest among scientists, scholars and laypeople concerned with the fate of human beings. The reasons are numerous and of various kinds: the outstanding progress of Artificial Intelligence (AI), the pervasive influence of the Internet of things (IoT) and the combined synergy of neuroscience and nanotechnology, to mention only the most relevant ones. Philosophically speaking, the field of possibilities is growing by the day. If a new La Mettrie were to live today, his Homme-machine would have to cope with the exponential growth of experimental evidence and scientific theorizations.


This edition of the Vivamente Conference in the History of Ideas intends to shed new light on the early modern origins of automata, to discuss the impact of their legacy throughout the seventeenth, eighteenth and nineteenth centuries, and, finally, to ask the fundamental question of how to update our knowledge – in both theoretical and moral terms – concerning automata and automation as we are confronted by a staggering and constantly evolving volume of information and innovations on the subject. Discussions will also address the field of post-human and trans-human speculations. The future is looming with the possibility of increasingly sophisticated mechanical minds in addition to the more familiar – both philosophically and technologically – mechanical bodies.

Thematically, the conference will address four major topics:

· Mechanical philosophy and mechanistic thinking (origins, limits, perspectives, applications, ethical challenges);

· Transcending the human in medicine, science, philosophy, art, literature, religion, etc.;

· Normal, pathological and beyond: monsters, hybrid creatures and transhuman developments;

· Images and metaphors of the above.


Conference Format

Hybrid Conference, with the possibility to partake remotely (Zoom).


Publication


Selected papers will be collected and proposed for publication as an edited volume for the series Palgrave Studies in Medieval and Early Modern Medicine (PSMEMM): https://link.springer.com/series/16206.


Application Process

Proposals are invited in any of the above-mentioned areas from scholars working on any aspect of early modern medicine, philosophy, science, technology and literary studies, widely construed including the arts.

Applicants should send a 300-words abstract with a short bibliography, along with a one-page CV, affiliation, and contact information to jil.muller@uni-paderborn.de, specifying the object VivaMente 2022.

Application deadline: 14 February 2022


For further info about registration: info@csmbr.fondazionecomel.org

or visit https://csmbr.fondazionecomel.org/events-and-activities/vivamente/vivamente_2022/

mercredi 19 janvier 2022

Comment les scientifiques sud-africains ont étudié la race

Bones and Bodies. How South African Scientists Studied Race


Alan G Morris

NYU Press

HARDCOVER
9781776147243
PUBLISHED: JANUARY 2022



South Africa is famed for its contribution to the study of human evolution. In Bones and Bodies Alan G. Morris takes us back over the past century of anthropological discovery in South Africa and uncovers the stories of the individual scientists and how they contributed to our knowledge of the peoples of southern Africa, both ancient and modern. Not all of this history is one which we should feel comfortable with, as much of the earlier anthropological studies have been tainted with the tarred brush of race science. Morris critically examines the work of Raymond Dart, Thomas Dreyer, Matthew Drennan, and Robert Broom who all described their fossil discoveries with the mirror of racist interpretation, as well as the life and times in which they worked.

Morris also considers how modern anthropology tried to rid itself of the stigma of these early racist accounts. In the 1960s and 1970s, Ronald Singer and Phillip Tobias introduced modern methods into the discipline that jettisoned much of what the public wished to believe about race and human evolution. Modern methods in physical anthropology rely on sophisticated mathematics and molecular genetics but are difficult to translate and sometimes fail to challenge preconceived assumptions.

In an age where the authority of the expert and empirical science is questioned, this book shows the battle facing modern anthropology in how to explain science in a context that seems to be at odds with life experience. In this highly accessible insider account, Morris examines the philosophical motivations of these researchers and the discipline itself. Much of the material draws on old correspondence and interviews as well as from published resources.

Figures féminines de la psychanalyse en France

Figures féminines de la psychanalyse en France



Cycle de conférences

Du 10 janvier au 23 mai 2022
18 h 30 - 20 h
entrée libre -réservation fortement recommandée via l’application Affluences ou sur affluences.com (rubrique BnF-Evénements culturels)
BnF l François-Mitterrand Petit auditorium ou salle 70
Quai François-Mauriac, Paris 13e
 
Avec un nouveau cycle de conférences consacré à la place des femmes dans l’histoire de la psychanalyse en France, la BnF s’inscrit dans les réfexions actuelles autour du genre, du féminisme et de la sexualité. À travers une série de conférences centrées sur la vie et l’oeuvre de quelques-unes des principales analystes françaises du siècle passé, de Marie Bonaparte à Maud Mannoni en passant par Françoise Dolto, ce cycle invite à une réfexion sur le rôle des femmes dans le développement de la psychanalyse et sur l'apport de la psychanalyse à l'émancipation des femmes au XXe siècle.
Le pass sanitaire est obligatoire pour accéder aux manifestations. Les modalités d'accès étant susceptibles d'évoluer en fonction de la situation sanitaire, nous vous invitons à consulter bnf.fr avant votre venue



Lundi 10 janvier 2022
PETIT AUDITORIUM
CONFÉRENCE INAUGURALE
Les femmes dans l’histoire de la psychanalyse en France : les enfants, la sexualité, les courants
Par Élisabeth Roudinesco, historienne et psychanalyste
 
Lundi 7 février 2022
SALLE 70
 Marie Bonaparte et le projet d'une science du plaisir féminin (1920-1930)
Par Rémy Amouroux, psychologue, professeur associé de psychologie à l’université de Lausanne
 
Lundi 14 mars 2022
SALLE 70
 Françoise Dolto. Regards croisés d'un historien et d'une psychanalyste
« Françoise Dolto au travail : une archive de l'autre et de soi », par Yann Potin, chargé d’études documentaires aux Archives nationales et maître de conférences à l'université Paris-Nord « Pour parler comme tu le fais, tu es culottée » (Lacan), par Éva-Marie Golder, psychologue et psychanalyste
 
Lundi 4 avril 2022
SALLE 70
 Maud Mannoni, la psychanalyse, l’institution et les marges
Par Claudia Maier-Höfer, professeure de sciences de l'éducation à la Evangelische Hochschule de Darmstadt
 
Lundi 9 mai 2022
SALLE 70
 Joyce McDougall
Par Philippe Porret, psychanalyste et écrivain
 
Lundi 23 mai 2022
SALLE 70
Les féminismes, voix d’émancipation de la psychanalyse ?
Par Laurie Laufer, psychanalyste et professeure à l’Université de Paris



mardi 18 janvier 2022

Enquêtes médicales

Enquêtes médicales (XIXe-XXIe siècle)

Histoire, médecine et santé, 19 (été 2021)

 


L'enquête comme forme savante légitime s'affirme au XIXe siècle, devenant, dans le domaine sanitaire et médical, le mode de connaissance par excellence. Ce numéro s’inscrit dans une démarche comparatiste, de la France du XIXe siècle à la Côte d'Ivoire des années 1980, en passant par Madagascar en 1933. Il s’intéresse tant à l’épistémologie qui sous-tend les enquêtes qu’à leur influence réelle sur la société, car produire des connaissances ne suffit pas toujours à les imposer comme base pour l’action publique. Ce numéro souligne la diversité des acteur·ices et des fonctions des enquêtes médicales, qui peuvent être outils d'oppression comme d'émancipation. La mise en perspective d’espaces et de périodes différents permet pourtant de mettre en lumière l’existence d’une grammaire commune à ces entreprises savantes néanmoins toujours situées. Ce numéro étudie l'avènement de l'enquête comme genre dont le prestige est instrumentalisé dans des débats savants ou politiques. Mode de connaissance, outil légitime d’administration de la preuve, l’enquête peut aussi être productrice d’ignorance : enquêteur·ses comme enquêté·es peuvent chercher à restreindre les possibilités de connaissance.



Enquêtes médicales (XIXe-XXIe siècle)

Léa Delmaire, Pierre Nobi et Paul-Arthur Tortosa
Enquêtes médicales (xixe-xxie siècle) 

Amélie Bonney
Les enquêtes sur les dangers du vert de Schweinfurt et la santé au travail en France (1835-1860) 
 
Alexandra Hondermarck
La preuve par l’enquête : médecins et promotion du végétarisme en France et en Belgique autour de 1900

Raphaël Gallien
Désigner la folie, manquer le « fou ». Quand l’enquête psychiatrique ne parvient pas à identifier et à comprendre la maladie mentale (Madagascar, années 1930)


Cyrille Jean
Enquêter sur l’efficacité contraceptive pour normaliser le contrôle des naissances

Anicet Zran et Pamela N’Guessan
Les malades du VIH/sida après la mort. Enquêtes rétrospectives sur les décès liés au sida dans les CHU de Côte d’Ivoire (1984-1989)


Entretien

Léa Delmaire, Pierre Nobi, Paul-Arthur Tortosa et Catherine Cavalin
Enquêtes médicales, enquêtes en sciences sociales [Texte intégral]
Entretien avec Catherine Cavalin

 
Varia

Nicolas Sueur
Le traitement médicamenteux de l’angoisse collective à partir de la Première Guerre mondiale


Reine-Marie Bérard
« Nous sommes en guerre » ? Perception des crises de mortalité épidémiques et militaires dans le monde grec antique

Comptes rendus

Caroline Husquin
Véronique Boudon-Millot et Françoise Micheau (dir.), La thériaque. Histoire d’un remède millénaire [Texte intégral]
Paris, Les Belles Lettres, 2020, 434 pages

Nicolas Moreau
Alexandre Klein, Hervé Guillemain et Marie-Claude Thifault (dir.), La fin de l’asile ? Histoire de la déshospitalisation psychiatrique dans l’espace francophone au xxe siècle [Texte intégral]
Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2018, 240 pages

Sylvie Chaperon
Delphine Gardey, Politique du clitoris [Texte intégral]
Paris, Textuel, 2019, 154 pages

Thibaut Serviant-Fine
Laurence Monnais, The Colonial Life of Pharmaceuticals. Medicine and Modernity in Vietnam [Texte intégral]
Cambridge, Cambridge University Press, 2019, 280 pages

Mathilde Martinais
Ruben Verwaall, Bodily Fluids, Chemistry and Medicine in the Eighteenth-Century Boerhaave School [Texte intégral]
Basingstoke, Palgrave MacMillan, 2020, 295 pages

Guillaume Linte
Janina Kehr, Spectres de la tuberculose. Une maladie du passé au temps présent [Texte intégral]
Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2021, 168 pages

2nd Annual JAS-EASTM

2nd Annual Joint Atlantic Seminar for the History of East Asian Science, Technology, and Medicine

Call for papers

May 5–6, 2022 | virtual conference hosted at Harvard University

https://projects.iq.harvard.edu/jas-eastm


We are thrilled to put out this call for papers for the 2nd annual Joint Atlantic Seminar for the History of East Asian Science, Technology, and Medicine (JAS-EASTM).

JAS-EASTM seeks to inspire a tradition of collegiality among historians of science, technology, and medicine in East Asia who are based along the eastern seaboard of North America (Canada and the United States). Bringing together scholars at various stages of their careers, this seminar offers junior colleagues (graduate students and recent PhDs), in particular, an opportunity to present and receive feedback on their work in a friendly and supportive setting.

The inaugural conference was hosted by Johns Hopkins University and held online in Spring 2021. Because of continued concerns over the COVID-19 pandemic, we will once again be convening virtually for our Spring 2022 meeting.

JAS-EASTM 2022 will be held online from the afternoon of Thursday, May 5, to the evening of Friday, May 6. The conference will be made up of panels for the discussion of pre-circulated papers, a keynote address, a topical roundtable, and opportunities to meet and chat with fellow scholars in small groups.

Graduate students and recent PhDs who would like to present a paper should submit proposals (involving principally an abstract of no more than 250 words) here: https://forms.gle/6S6LFaQqriETM6j89.

While priority will be given to junior scholars from the North American Atlantic coast, the online nature of this conference allows us to more easily include those located beyond this region, and we welcome submissions from these scholars too.

The deadline for submitting proposals is Tuesday, February 1. Notifications will be sent out by Tuesday, March 1.

Presenters are expected to submit papers of up to 2,500 words by two weeks before the conference on Thursday, April 21. These papers will be made available to those who register for the conference.

JAS-EASTM 2022 is generously sponsored by the Science and Technology in Asia seminar series of the Harvard University Asia Center.


For all inquiries, please contact the organizers at jas.eastm.2022@gmail.com.

lundi 17 janvier 2022

Histoire des sciences, de la technologie, de l'environnement et de la médecine en Inde

History of Science, Technology, Environment, and Medicine in India
 

Suvobrata Sarkar (Editor)


Publisher ‏ : ‎ Routledge India; 1st edition (November 30, 2021)
Language ‏ : ‎ English
Hardcover ‏ : ‎ 320 pages
ISBN-13 ‏ : ‎ 978-1032148458


This volume studies the concept and relevance of HISTEM (History of Science, Technology, Environment, and Medicine) in shaping the histories of colonial and postcolonial South Asia. Tracing its evolution from the establishment of the East India Company through to the early decades after the Independence of India, it highlights the ways in which the discipline has changed over the years and examines the various influences that have shaped it. Drawing on extensive case studies, the book offers valuable insights into diverse themes such as the East-West encounter, appropriation of new knowledge, science in translation and communication, electricity and urbanization, the colonial context of engineering education, science of hydrology, oil and imperialism, epidemic and empire, vernacular medicine, gender and medicine, as well as environment and sustainable development in the colonial and post-colonial milieu.

An indispensable text on South Asia’s experience of modernity in the nineteenth and twentieth centuries, this book will be of interest to scholars and researchers of modern South Asian studies, modern Indian history, sociology, history of science, cultural studies, colonialism, as well as studies on Science, Technology and Society (STS).


Les humanités médicales au Moyen Orient

The 2nd International Conference on Medical Humanities in the Middle East


Call for Papers
 

April 9, 2022 to April 10, 2022
Online

Submission Deadline: February 15, 2022


The 2nd International Conference on Medical Humanities in the Middle East invites proposals for oral presentations, posters, and creative work on the topics of design and medicine, art and medicine, narrative medicine, philosophy of medicine, medical ethics and narrative ethics, expressive arts therapies, literature and medicine, history of medicine, the anthropology, psychology, and sociology of medicine/health care and other humanistic initiatives within the context of health, medicine, and medical education in the Middle East and North Africa region. All submissions are double-blind peer reviewed and extended abstracts will be published in an indexed proceedings by Hamad bin Khalifa University Press. The keynote speakers are Ala Bashir and Paul Crawford. The conference is sponsored by VCUArts Qatar and Weill Cornell Medicine – Qatar. For more information contact the conference conveners:

Dr. Alan S. Weber
Dr. Byrad Yyelland

Contact Info:

Dr. Alan S. Weber: alw2010@qatar-med.cornell.edu
Dr. Byrad Yyelland: bayyelland@vcu.edu

Website: https://qatar-weill.cornell.edu/event/medical-humanities-in-the-middle-east
To submit a paper: https://weillcornell.az1.qualtrics.com/jfe/form/SV_4HOvMvfFstwa8tv

Contact Email:
alw2010@qatar-med.cornell.edu

URL:
https://qatar-weill.cornell.edu/event/medical-humanities-in-the-middle-east

dimanche 16 janvier 2022

Les permanences d'accès aux soins de santé

Dans la salle d'attente du système de santé. Enquête dans les permanences d'accès aux soins de santé
 

Jérémy Geeraert
 

Presses universitaires de Rennes
Le Sens social
Date de publication06/01/2022.
Nombre de pages338


Comment l'hôpital public prend-il soin des personnes exclues du système de santé ? Quels sont les enjeux sociaux et biopolitiques de l'accès aux soins des étrangers démunis et sans couverture maladie ? Quels effets les réformes néomanagériales ont-elles sur la mission d'accueil et de soin de l'institution hospitalière ? C'est à ces questions que cette enquête sociologique menée au sein de permanences d'accès aux soins de santé (PASS) tente de répondre.À travers une étude du traitement de la question sociale à l'hôpital, cet ouvrage explore les interactions quotidiennes dans les PASS. Il révèle les tensions contenues dans son activité, tiraillée entre des missions souvent contradictoires : santé publique, protection de la santé des exclus, contrôle de la migration, insertion et accès aux droits. L'enquête met en lumière le rôle que les PASS jouent dans la stratification du système de santé à ses marges les plus basses. Les patients sont ainsi séparés en groupes plus ou moins légitimes selon des critères de citoyenneté et de solvabilité. Cela se caractérise dans le quotidien par une tension permanente entre inclusion et exclusion des patients et une distribution différenciée des soins. Un gouvernement individualisé et flexible permet de poursuivre dans un tel contexte la multiplicité des objectifs (bio)politiques dans les PASS.

Histoire de l'invalidité dans les objets et le patrimoine

"Invisible and Underrepresented?": Disability history in objects and heritage



Call for Papers



22nd and 23rd March 2022

Online via Zoom



This conference seeks to highlight the work of researchers who are investigating object-based histories of disability and/or the place of disability and disabled people in museums, archives and heritage institutions. The experiences and histories of disabled people, like other marginalised groups, are often absent from the museum or archive. However, due to disabled people’s unique relation to the material world (Ott, 2018), objects can be drawn upon by the heritage industry to bring disabled people and their narratives into the public consciousness.



We hope to create spaces to foster further discussion around these topics, alongside presenting these ideas and methodologies to those not within the study of disability or disability history. Ideally, talks will be orientated both towards those within the academic and heritage sectors, promoting further work between the two. We are particularly keen to highlight work being undertaken by PhD students.



Topics may include (but are not limited to):


● Absence/invisibility of disability in museums and archives ● Objects and material culture of disability ● Highlighting disability in existing archives and collections ● Methodologies in the study of disability history ● How we interpret disability historically / the ethics of display ● Democratising disability heritage / barriers to access in academia and heritage ● Activism and museums / Heritage as a site of activism ● Disability in art and heritage ● Changing language and terminology of disability / tackling offensive language in the archive ● Disability and other intersectional identities and histories ● Problematic commemoration of disabled people / historical supercrips


Papers will be 20 minutes long.


Please send a 200 word (max.) abstract to underrephistory22@gmail.com<mailto:underrephistory22@gmail.com>, along with a brief bio and the best email address to contact you on.


The deadline for these will be 11:59pm (GMT) on Friday 21st January 2022.


Please note that to ensure accessibility, successful speakers will be contacted to detail any terminology that may need to be explained for BSL translators. For any further accessibility details for speakers, please contact underrephistory22@gmail.com<mailto:underrephistory22@gmail.com>.


Funding for this event is provided by the AHRC and the British Museum, as part of the Collaborative Doctoral Partnership (CDP) programme.

This conference is organised by three UK-based PhD students whose research projects are being funded by the Arts and Humanities Research Council's (AHRC) Collaborative Doctoral Partnership (CDP) programme.



* Louise Bell is a second year PhD student at the University of Leeds, undertaking a Collaborative Doctoral Partnership with The National Archives. Her research explores British state provision of prosthetic limbs in the two world wars, with a particular focus on the prostheses themselves and the lives of the men who used them.

* Sam Brady is a third year PhD student with the University of Glasgow, undertaking a Collaborative Doctoral Partnership with the National Paralympic Heritage Trust. His research explores the political, social and technological history of sporting wheelchairs, and he has conducted a number of oral history interviews to build up an archive of information about this subject. Sam also has other research interests regarding the intersectionality of disability with other marginalised groups, such as racial and ethnic minorities.


* Isabelle Lawrence is a third year PhD student with the University of Leicester School of Museum Studies, undertaking a Collaborative Doctoral Partnership with the British Museum. Her research is concerned with the way collaborative methodologies can be utilised to improve disability representation in museums. In particular, she is interested in how involving people with lived experience of disability in decision making



Conference website: https://underrephistory22.mystrikingly.com/

Twitter account: https://twitter.com/UnderrepHist22

samedi 15 janvier 2022

Film et cannabis en France

Les écrans de fumée. Film et cannabis en France (1969-2002)

Erwan Pointeau-Lagadec

L'Harmattan
Collection : Prix Scientifique
Date de publication : 20 décembre 2021
Broché - format : 15,5 x 24 cm • 302 pages
ISBN : 978-2-343-24433-4


Depuis la massification des usages de drogues dans les années 1960, le cannabis est devenu le premier produit stupéfiant consommé en France, et les Français comptent parmi les plus importants consommateurs de cannabis au monde. Comment expliquer la relation privilégiée que nous avons nouée avec cette substance psychotrope, pourtant interdite par la loi du 31 décembre 1970 ? La réponse se trouve peut-être du côté de notre accommodement à sa présence dans notre environnement sensible et dans nos productions culturelles. Forgé par les sociologues de la déviance, ce concept invoque les 
transformations des systèmes de représentations pour expliquer la normalisation des pratiques autrefois considérées comme moralement condamnables ou socialement illégitimes. Quel meilleur prisme d'observation que le film de fiction pour étudier les scansions et les mécanismes de ce basculement du regard, constitutif de notre rapport à l'ivresse, au plaisir, à la jeunesse et à la transgression ? Cet ouvrage est lauréat du Prix scientifique L'Harmattan.


Psychanalyse et histoire culturelle

Psychanalyse et histoire culturelle. Échanges et confrontation


Appel à contributions



Résumé

Ce dossier de la Revue d’histoire culturelle (XVIIIe-XXIe siècles) intitulé « Psychanalyse et histoire culturelle : échanges et confrontation » présente de la façon la plus explicite et la plus concrète possible les traverses entre sciences humaines et sociales, histoire culturelle et psychanalyse. Il comprend un préalable : le recours à l’hypothèse de l’inconscient ne consiste pas à psychologiser les faits sociaux et culturels mais à dégager l’envers inconscient du fait collectif. Au-delà, il y a là un véritable enjeu pour les sciences humaines et sociales autour des liens entre sujet, symboles et représentations.


 

Présentation

La Revue d’histoire culturelle (XVIIIe-XXIe siècles) est heureuse de lancer un appel à communication en vue de son cinquième numéro. Les responsables de ce dossier consacré à « psychanalyse et histoire culturelle : échanges et confrontation » sont Paul-Laurent Assoun (psychanalyste et philosophe), Evelyne Cohen (Professeure émérite à l’ENSSIB-Université de Lyon) et Pascale Goetschel (Professeure à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne). La revue publie des articles en français et en anglais.

Ce dossier présente de la façon la plus explicite et la plus concrète possible les traverses entre sciences humaines et sociales, histoire culturelle et psychanalyse. Il comprend un préalable : le recours à l’hypothèse de l’inconscient ne consiste pas à psychologiser les faits sociaux et culturels mais à dégager l’envers inconscient du fait collectif. Au-delà, il y a là un véritable enjeu pour les sciences humaines et sociales autour des liens entre sujet, symboles et représentations.L’ambition de ce dossier est de questionner les articulations possibles entre une histoire culturelle entendue comme une histoire sociale des représentations et des savoirs psychanalytiques en ce qu’ils théorisent le fonctionnement de l’inconscient. En quoi l’appareil théorique de la psychanalyse peut-il être un outil pour les historien.nes ? Dans quelle mesure l’histoire, en particulier celle des objets culturels, constitue-t-elle un matériau pour les psychanalystes ? Le dossier se développe dans une double perspective : d’une part, il vise à confronter des concepts et des notions partagés (ou non) par l’histoire culturelle et la psychanalyse ; de l’autre, il fait reposer l’analyse sur des cas concrets, qu’il s’agisse d’objets, de pratiques ou de situations. Il se composera de trois dimensions. 

Croisements épistémologiques et méthodologiques
1. Histoire culturelle, sciences sociales et psychanalyse
a. L’anthropologie culturelle et psychanalytique face à la « psychohistoire », l’École de Francfort, le freudomarxisme, etc.
b. Histoire des acteurs et des rencontres réussies ou avortées entre psychanalyse et histoire culturelle
c. La notion d’inconscient individuel et collectif
 
2. Psychanalyse et histoire culturelle
a. Freud, les sciences sociales et la culture [Psychanalyse et Kulturgeschichte. Le malaise de la culture à l’épreuve de la psychanalyse].
b. La psychanalyse comme théorie de l’histoire.
c. La réception des sciences humaines et sociales par les psychanalystes.
d. Quelle place pour une construction sociale, collective, historique de l’inconscient / des subjectivités ?
 
3. La construction d’objets communs
a. Méthodologie comparée et croisée des sciences historiques, de l’histoire culturelle et de la psychanalyse [émotions, rêves comme objets partagés de connaissance…]
b. Les langages disciplinaires, les savoirs et les pratiques :
i. psychothérapie comme acte clinique et culturel ;
ii. culture, symptôme et représentations ;
iii. utilisation des sciences sociales et de l’histoire dans la pratique clinique ;
iv. adoption par les historien.nes de certains concepts comme acte manqué, pulsion, passage à l’acte, retour du refoulé, surmoi, tabou ou trauma ;
v. perceptions par les psychanalystes de la profession d’historien.ne, ou de notions propres à la discipline historique (événement, anachronisme, passé…).
c. Sur les conceptions du temps en histoire et en psychanalyse (l’usage du concept de refoulement, l’image de la résurgence en histoire etc.) 

Objets/exemples de l’interaction histoire culturelle/psychanalyse

Il s’agira de solliciter des regards croisés, autant historiques que psychanalytiques, sur des exemples choisis dans différentes sphères de la vie politique, sociale et médiatique. Parmi eux, peuvent être cités :
1. Des événements politiques (la Révolution française, 1968, 2001…)
2. Des situations, catégories, groupes sociaux (ex : de la « passion de l’égalité » au totalitarisme) ; la technologisation du social (l’humain augmenté)
3. Globalisation, massification et culture : les processus de « déculturalisation »
4. Les questions de transmission : des pères aux fils, des mères aux filles
5. Hommes et femmes, inconscient et condition sexuelle
6. Barbarie et civilisation, processus de dé-civilisation (Elias)
 
Enjeux du lien et de la confrontation entre histoire et psychanalyse
1. Structure et histoire. Sur la mutation historique des modèles culturels et leur interprétation psychanalytique
2. La psychanalyse, les psychanalystes comme objets d’histoire et l’histoire, les historien.nes comme objets de la psychanalyse
3. Réceptions de la psychanalyse dans des contextes historiques et socio-culturels différents 

Coordination scientifique
Paul-Laurent Assoun (psychanalyste et philosophe)
Evelyne Cohen (Professeure émérite à l’ENSSIB-Université de Lyon)
Pascale Goetschel (Professeure à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) 

Modalités de soumission

Soumission d’un résumé (200-250 mots) et d’une notice bio-bibliographique avant le 31 janvier 2022

Notification aux auteur.es sélectionné.es : 10 février 2022

Soumission des articles complets (6000-9000 mots) : 30 avril 2022

Soumission finale (après prise en compte des expertises) : 30 juin 2022

Publication : 30 septembre 2022

Les résumés doivent être envoyés à :
revuedeladhc@gmail.com
evelyne.cohen@wanadoo.fr
pascale.goetschel@gmail.com
paullaurent.assoun@gmail.com
Procédure de sélection des textes

Les articles du dossier donnent lieu à un examen en comité de rédaction après une évaluation en double aveugle. Ils peuvent être rédigés en français ou en anglais. Ils pourront faire l’objet de demandes de modifications sur le fond comme sur la forme. Les auteurs valideront la dernière mouture de leur texte, dont ils seront considérés comme responsables. Les autres textes seront examinés par les membres des différentes rubriques et du comité de rédaction.

Les contributions attendues doivent adopter le mode français d’appel de note et peuvent être complétées par une bibliographie en fin d’article. Un résumé en français et en anglais ainsi que des mots clefs sont demandés. Les illustrations sont les bienvenues ; elles doivent être libres de droit.