mardi 24 mars 2015

Ce que le DSM-5 exclut

What Psychiatry Left Out of the DSM-5: Historical Mental Disorders Today

Edward Shorter


Publisher : Taylor & Francis Ltd
Country : United Kingdom
Published : 19 March 2015
Pages : 202
ISBN : 9781138830905


Historically-Based Mental Disorders and the DSM: What Psychiatry Left Out covers the diagnoses that the Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM) failed to include, along with diagnoses that should not have been included, but were. Psychiatry as a field is over two centuries old and over that time has gathered great wisdom about mental illnesses. Today, much of that knowledge has been ignored and we have diagnoses such as schizophrenia and bipolar disorder that do not correspond to the diseases found in nature; we have also left out disease labels that on a historical basis may be real. Edward Shorter proposes a history-driven alternative to the DSM

Les esprits animaux


Les esprits animaux 

Appel à communication 

Colloque international organisé par Micheline Louis-Courvoisier (UNIGE) et Sylvie Kleiman-Lafon (Université Paris 8)
4-5-6 février 2016, Fondation Hardt, Genève.

Dès la première page de The Life and Opinions of Tristram Shandy, Laurence Sterne fait des esprits animaux une sorte de patrimoine biologique transmissible de père en fils et rend leur mouvement et leur activité responsables de tous les événements, succès ou insuccès de l’existence humaine. Presque deux siècles plus tard, John Maynard Keynes récupère ce concept pour attribuer aux esprits animaux, dans sa General Theory of Employment, Interest and Money (1936), les comportements irrationnels liés aux processus économiques ; ce serait eux qui pousseraient l’homo economicus à agir malgré l’incertitude et le risque inhérents à sa profession. 
Avant de devenir métaphore, les esprits animaux ont été considérés, aussi bien dans les théories philosophiques, théologiques que médicales, comme de minuscules corps, subtils, invisibles mais bien réels. Pour tous ils forment le lien pneumatique entre le corps et l’âme, entre l’esprit et la matière. Ils prennent la place du pneuma antique pour former une substance vaporeuse indéfinissable : air ou flamme pour Francis Bacon, flamme pure, mobile et vive pour Descartes, fluide huileux pour John Quincy, ils sont semblables à l’air et au vent pour Willis, qui en fait des particules infinitésimales circulant dans les nerfs (dans les vaisseaux sanguin et le système digestif pour Mandeville). Ils sont responsables de nos mouvements et de nos sensations ; ils influencent notre imagination et notre jugement. Leur comportement comme leur texture dépendent directement de leur environnement (respiration, sommeil, exercice, alimentation, activité intellectuelle) et influent en retour sur la bonne santé du corps et de l’esprit (voir Ficin, Montaigne, Bacon, Du Laurens, Purcell, Kinneir). Dans les consultations épistolaires, les malades anglophones s’y réfèrent souvent pour exprimer à leur médecin l’expérience de leur mal-être, contrairement aux malades francophones qui ne les mentionnent que très rarement. 
Omniprésents jusqu’à la fin du dix-huitième siècle, ils disparaissent rapidement de l’économie corporelle n’ayant plus leur place dans l’essor d’une science de plus en plus rationalisante. Objets d’études délaissés par les historiens durant le 20e siècle, depuis quelques années, plusieurs chercheurs en ont fait des objets de recherches transversaux qui renouvellent une histoire du corps, des passions, du lien organique entre physiologie et psychologie (voir par exemple Elena Carrera, Heather Beatty, Clark Lawlor, Richard Sugg). Nous vous invitons donc à proposer des communications d’une durée de 20mn, en anglais ou en français, sur les sujets suivants (liste non exhaustive), sans limitation chronologique :
  • Esprits animaux et passions 
  • Esprits animaux, expérience et écriture de l’intime 
  • Esprits animaux et littérature 
  • Esprits animaux et philosophie 
  • Esprits animaux et rhétorique 
  • Esprits animaux et métaphore 
  • Esprits animaux et économie corporelle (digestion, système nerveux, sexualité, maladies) 
  • Esprits animaux et économie 
  • Esprits animaux et musique
Les propositions, accompagnées d’un bref C.V. et d’une courte liste de publications récentes, sont à envoyer conjointement à Micheline Louis-Courvoisier (Micheline.Louis-Courvoisier@unige.ch) et Sylvie Kleiman-Lafon (skleiman-lafon@univ-paris8.fr) avant le 22 mai 2015.

mots clef : esprits animaux, philosophie, littérature, histoire de la médecine, économie corporelle, psychologie, économie, rhétorique, musique.



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Call For Papers: ANIMAL SPIRITS 
International conference organised by 
Micheline Louis-Courvoisier (UNIGE) and Sylvie Kleiman-Lafon (Université Paris 8)
4-5-6 February 2016, the Hardt Foundation, Geneva.

In the opening chapter of The Life and Opinions of Tristram Shandy, Laurence Sterne presents the animal spirits as a biological inheritance passed on from father to son. Because of their movements and activity, they are responsible for all the events — successes or failures — of human existence. Almost two centuries later, John Maynard Keynes used the same concept in his General Theory of Employment, Interest and Money (1936), and attributed the irrational behaviour of economic operations to the animal spirits: they are the driving force behind the actions of homo economicus, inciting action despite the uncertainties and risks inherent to the profession.

Before becoming a metaphor, animal spirits were conceived of as minute and subtle bodies by philosophers, theologists and physicians. Invisible but real, they were thought to be a pneumatic link between body and soul, matter and spirit. They replaced the pneuma of the Ancients and became an indefinable and vaporous substance: air or fire for Francis Bacon, a bright, mobile and pure flame for Descartes, an oily fluid for John Quincy and comparable to air or wind for Willis, who defined them as infinitesimal particles circulating through the nervous system, while for Mandeville they evolved in our blood vessels and digestive system. Responsible for our movements and sensations, they were also thought to influence our imagination and understanding. Their behaviour and their texture were directly determined by their environment (sleep, physical exercise, food, intellectual activity and even breathing) and they, in turn, influenced the good health of the body and mind (in Ficino, Montaigne, Bacon, Du Laurens, Purcell or Kinneir). In epistolary consultations, English-speaking patients often referred to the animal spirits to describe their conditions to their physicians, while this was rarely the case in the medical correspondence of French-speaking patients. 
Much discussed through the end of the eighteenth century, they quickly disappeared from the general economy of the body as they failed to fit into an increasingly rational scientific discourse. Largely ignored by twentieth-century historians, they have recently attracted the attention of researchers and are now considered as transversal objects of study in a renewed scientific approach to the history of the body, of passions, and of the organic link between physiology and psychology (see, for example, the work of Elena Carrera, Heather Beatty, Clark Lawlor or Richard Sugg). We invite proposals for 20mn papers, in English or French, on a wide range of topics related to the animal spirits, without any chronological constraint. Topics might include:

Animal spirits and the passions 
Animal spirits, experience, and the writing of the self 
Animal spirits and literature 
Animal spirits and philosophy 
Animal spirits and rhetoric 
Animal spirits as metaphor 
Animal spirits and bodily economy (digestion, the nervous system, sexuality, diseases) 
Animal spirits and economic theory 
Animal spirits and music

Proposals should be sent, with a short resume and a list of recent publications, to Micheline Louis-Courvoisier (Micheline.Louis-Courvoisier@unige.ch) and Sylvie Kleiman-Lafon (skleiman-lafon@univ-paris8.fr) before May 22, 2015. 
Tags: animal spirits, philosophy, literature, medical history, bodily economy, psychology, economy, rhetoric, music.

lundi 23 mars 2015

Histoire des médecins


Histoire des médecins


Stanis PEREZ


Perrin Editions
ISBN : 9782262039448
420 pages
Pour l'Histoire
19/03/2015





De l'Antiquité à nos jours, une magistrale histoire des médecins, à la fois culturelle, politique et sociale, par l'un des plus grands spécialistes français du sujet.
Étrangement, une profession aussi célèbre et prestigieuse que celle de médecin n'a que rarement fait l'objet d'une synthèse historique allant de l'Antiquité à nos jours. Stanis Perez, l'un des plus grands spécialistes du sujet, retrace ici les principales étapes de l'évolution de l'art de soigner, sinon de guérir, en s'intéressant à ceux qui en ont la mission et qui en ont fait le serment.
Depuis Hippocrate, le médecin est tantôt loué, tantôt décrié pour son combat victorieux contre la maladie, mais parfois perdu contre la mort. À la fois artisan et artiste de la santé, il s'est métamorphosé avec le christianisme et l'avènement, au Moyen Âge, d'un savoir essentiellement livresque. Qu'il soit alchimiste, bonimenteur ou universitaire, le praticien de l'époque moderne profite des cours princières pour s'imposer peu avant l'émergence révolutionnaire de la clinique. Au XIXe siècle, c'est un réformateur qui consolide son rayonnement social et entend jouer un rôle croissant dans la vie de la cité... ou dans les campagnes reculées. Les lourdes épreuves du XXe siècle, la faillite de l'État providence et la crise contemporaine de la profession, enfin, ont soulevé des débats qui, pour la plupart, sont toujours d'actualité.
À la fois culturelle, politique et sociale, cette magistrale Histoire des médecins permet de mieux connaître une profession millénaire dont l'importance se rappelle à nous quotidiennement.

Histoire de la médecine familiale

Fellowship in the History of Family Medicine


Call for applications


The Center for the History of Family Medicine (CHFM) is proud to announce its fifth annual Fellowship in the History of Family Medicine. Interested family physicians, residents, students, other health professionals, historians, scholars, educators, scientists and others are invited to apply.

The successful applicant will be awarded a fellowship grant in an amount of up to $2,000 to support travel, lodging and incidental expenses relating to conducting research on a project of their choosing dealing with any aspect on the history of General Practice, Family Practice, or Family Medicine in the United States. The fellowship will be awarded directly to the individual applicant and not to the institution where he or she may be employed.

The deadline to apply is 5:00 p.m. Central time, Tuesday, March 31, 2015. 
All applications will be reviewed in April, with the Fellowship award announced by May 31, 2015.

Complete fellowship rules, application forms and instructions are available online through the Center’s website at the following link:


Or, for more information, please contact:
Don Ivey, MPA
Manager
Center for the History of Family Medicine
11400 Tomahawk Creek Parkway
Leawood, KS 66211
E-mail: chfm@aafp.org

The CHFM serves as the principal resource center for the collection, conservation, exhibition and study of materials relating to the history of Family Medicine in the United States. The Center

is located at the national headquarters of the American Academy of Family Physicians (AAFP) in Leawood, Kansas and is part of the non-profit AAFP Foundation. For more information on the Center, contact Center staff via telephone at 1-800-274-2237 (ext. 4420 or 4422), via fax at (913) 906-6095, or via e-mail at chfm@aafp.org or visit us on the web at:

dimanche 22 mars 2015

Avec Jean Oury

Avec Jean Oury
 
Chimères - Numéro 84

Coordination : Olivier APPRILL - Jean-claude POLACK



ISBN : 978-2-7492-4179-1
EAN : 9782749241791
20.00 €
Mise en vente le 19 février 2015.

Jean Oury n’a jamais cessé de l’affirmer : dans l’abord de la folie, le plus petit détail, un simple geste ou un sourire peuvent avoir une valeur inestimable. Ce souci de l’ambiance, ces paroles qui soignent, cet humour, cette bienveillance, ces moments féconds au cours desquels une existence parfois bifurque constituent l’arrière fond sensible dont ce numéro de Chimères se veut l’écho, nourri d’expériences, de témoignages et de récits souvent placés sous le signe d’une « vraie rencontre ». Une sorte de constellation affective où les voix de plusieurs générations de patients, de « psychistes », d’artistes, d’amis proches ou de compagnons de route se mêlent pour composer un portrait multiple, polyphonique, de l’homme qui a tracé « son chemin en marchant » et a su s’adresser, avec une qualité de parole incomparable, à ce qu’il y a de plus singulier en chacun.

Sommaire

Pour une anthropologie historique de la nature

Pour une anthropologie historique de la nature


Appel à communications


Les travaux sur l’histoire de l’environnement ou l’anthropologie de la nature sont aujourd’hui très nombreux. Des études sur les risques naturels aux analyses des ontologies anthropologiques, en passant par les relations entre l’homme et la nature, les recherches se sont accumulées qui ont permis aux sciences humaines et sociales d’intégrer à leurs problématiques la question de l’environnement. Il reste cependant à conjuguer les approches anthropologiques (qui visent à comprendre les fondements des liens et des arrangements entre les sociétés humaines et la nature) et les approches historiques (qui cherchent à saisir les formes historiquement constituées de ces mêmes arrangements). 

Argumentaire
L’anthropologie historique constitue, depuis le milieu des années 1970, l’un des secteurs de recherche les plus dynamiques de la discipline histoire. D’abord centrée sur les périodes médiévale (dans le sillage de Jacques Le Goff et Jean-Claude Schmitt) et antique (à la suite de Jean-Pierre Vernant et Pierre Vidal-Naquet), cette réorganisation des problématiques au prisme d’une ethnologie du passé s’est ensuite étendue à toutes les périodes. Les manières de faire, les façons de manger, les modes de gouvernement, les rituels religieux et politiques ont fait l’objet d’analyses serrées et de comparaisons fructueuses. Parallèlement, l’anthropologie, après une période post-structuraliste dans laquelle la fragmentation en terrains disjoints a pris le pas sur les recherches à visée plus globale, s’est –en partie- réorganisée autour des questions d’arrangements entre nature et culture. Le livre de Philippe Descola, Par delà nature et culture, paru en 2005, constitue une sorte de marqueur historiographique puissant de cette reconfiguration des questionnements.

En proposant ce colloque, qui fait suite à la journée d’études sur le même thème organisée à l’Université de Poitiers le 9 juin 2014, nous voudrions pointer les zones d’ombre, les espaces interstitiels entre ces grands domaines de recherche. D'une part en effet, si les travaux ne manquent pas sur l’histoire de la nature, l’histoire des animaux ou l’histoire de l’environnement, les investigations nous semblent moins nombreuses sur les implications proprement anthropologiques du rapport de l’homme à la nature. Les recherches anthropologiques, quant à elles, supposent une chronologie relativement plane qui voit tout l’Occident ramené, depuis l’époque moderne, au principe d’une ontologie naturaliste faisant de la césure entre l’homme et son environnement le point de rupture essentiel. Il y a, dans l’entre-deux de ces questionnements, matière à approfondir les thématiques, à redéployer des chronotopes plus amples, à diversifier les angles de vue.

Nous avons regroupé l’ensemble des questionnements que peut recouvrir le syntagme « Anthropologie historique de la nature ». Il s’agit moins d’arrêter des catégories ou de fixer une fois pour toutes les termes du débat, que de tendre quelques lignes de force et de signaler des pistes potentiellement productives pour l’analyse. Les recoupements, les croisements et les échanges entre les thématiques font partie intégrante du projet de colloque, leur détail constitue une manière d’organiser la problématique générale.

Nous envisageons tout d’abord de nous interroger sur ce qu’on pourrait appeler l’Autre nature. En prenant pour point de repère le rapport contemporain de l’Occident à la nature, on manque, nous semble-t-il, toute une série de représentations et de pratiques du monde naturel. D’abord, le pluralisme géographique et anthropologique des appréciations de la nature (et de ses usages) fournit une sorte de recadrage permettant de placer la vision occidentale (qui est la nôtre) dans l’ordre plus vaste des représentations de la nature. Ensuite, l’histoire (qu’elle soit ou non occidentale) montre que le naturalisme (i.e. la séparation nature/culture comme grand principe de représentation ontologique) n’a rien d’une constance et que d’autres coupures, d’autres agencements ont conditionné l’évolution des populations humaines.

Si la nature peut s’enraciner dans l’ordre politique, c’est qu’elle partage avec lui un idéal symbolique et une puissance de ritualisation commune. En effet, le tissage (complexe, multiple) entre l’homme et la nature n’a cessé d’être opéré par des rituels, des pratiques symboliques, des expériences sacrées qui sont autant d’instances de médiation. Dans ces exercices de l’entre-deux se construisent des langages, des réseaux de signes, des représentations qui à chaque fois produisent des effets sensibles sur l’homme lui même et ses relations à la nature. Quelles sont les grandes formes de ces intercessions ritualisées ? Peut-on repérer, jusque dans l’histoire la plus ancienne, des appuis communs pour construire une grammaire du symbolique rendant compte du rapport de l’homme à la nature ? En poursuivant ce raisonnement sur les espaces dialogiques, on croise inévitablement la question de la relation aux existants, d’une nature toujours située. C’est probablement le territoire le moins familier des historiens et le plus commun des anthropologues que nous abordons dans cette thématique. L’écart entre les deux disciplines (que nous tenterons de réduire lors du colloque) vient du fait que l’anthropologue saisit une nature sur le vif, instanciée par des types de relations et des codages mis en pratique devant lui. L’historien contemple une nature toujours réifiée par l’archive. La relations aux existants lui est présentée à travers une série de procédures scripturaires (ou iconographiques) qui toutes s’imposent avec leurs généalogies plus ou moins lointaines. Nous voudrions ici renouer un dialogue sur la question de la nature située.

La thématique de la nature disruptive offre une zone de dialogue relativement intense. Si toutes les procédures de ritualisation ou de circonscription politique visent à mettre la nature en société, il arrive qu’inévitablement le « désordre » naturel viennent perturber les agencements humains : l’attention contemporaine au risque, les traditions anciennes du récit épique des catastrophes ou la thématique très aristotélicienne de la crise, nous permettent d’envisager une série de questionnements convergents sur les sutures approximatives entre les représentations de la nature et ces débordements imprévus.

Enfin la place des politiques de la nature sera le centre d’une proposition de débat entre historiens, anthropologues, sociologues et philosophes. Le danger d’une Terre malmenée par les activités humaines détruisant une grande partie des ressources naturelles ne cesse de s’imposer dans l’horizon politique contemporain. Mais que signifie concrètement cette politisation de la nature ? Est ce qu’il s’agit, comme le suggère Bruno Latour, de composer avec des porte-paroles de la nature dans des assemblées hybrides ? Ou bien, comme l’envisage Razmig Keucheyan, est-il encore question d’une dépendance capitaliste aux matières premières extraites, sans réflexions aucunes, pour les seuls intérêts du profit immédiat ? L’ancrage historique de ces questions et la diversité des réponses adoptées depuis l’émergence de la modernité industrielle (jusque et y compris dans la révolte contre les machines) incitent à reconsidérer une politique de la nature dans le long terme.

Le colloque donnera lieu à une publication collective qui sera proposée aux Presses Universitaires de Rennes. La collection « Histoire », en particulier, accueille des ouvrages ancrés dans la discipline histoire mais très largement ouverts vers d’autres disciplines, comme l’anthropologie. L’organisation du colloque en quatre thématiques (l’Autre nature, politiques de la nature, symbolisme et nature disruptive) permet d’envisager le découpage futur de l’ouvrage.

Les travaux sur l’histoire de l’environnement ou l’anthropologie de la nature sont aujourd’hui très nombreux. Des études sur les risques naturels aux analyses des ontologies anthropologiques, en passant par les relations entre l’homme et la nature, les recherches se sont accumulées qui ont permis aux sciences humaines et sociales d’intégrer à leurs problématiques la question de l’environnement.

Il reste cependant à conjuguer les approches anthropologiques (qui visent à comprendre les fondements des liens et des arrangements entre les sociétés humaines et la nature) et les approches historiques (qui cherchent à saisir les formes historiquement constituées de ces mêmes arrangements). Le colloque qui se tiendra à l’Université de Poitiers les 2 et 3 octobre 2015 aura pour objectif de faire dialoguer des historiens, des sociologues, des anthropologues et des philosophes autour de ces questions.

Quatre grands ensembles de problématiques définissent le type de communications attendues. Tout d’abord, il sera important de repérer les écarts, les hiatus, les divergences, entre la façon d’envisager le rapport à la nature en Occident (comme point nodal de la modernité) et dans les autres parties du monde. Toutes les analyses mettant en lumière les effets retour de ces séparations ou les processus syncrétiques de reconstitution des relations hommes-natures sont bienvenues, sur tous les terrains et à toutes les époques. Les propositions peuvent également s’inscrire dans la définition du travail de symbolisation : nous attendons ici des communications sur les formes rituelles tissant des rapports singuliers entre les existants, sur les codifications les plus diverses de l’inscription humaine dans l’environnement ou, au contraire, sur l’absorption complète des catégories humaines dans une nature indifférenciée. Les communications relatives aux catastrophes naturelles ou à tout ce qui vient faire irruption dans les sociétés humaines sont bienvenues. L’objectif est ici de comprendre comment des « débordements » de la nature sont intégrés (ou pas) dans l’histoire des populations. Enfin, des propositions de communication sont également attendues sur les politiques de la nature. Bien sûr l’actualité de la crise environnementale fixe une focale très contemporaine pour ces questions, mais toutes les interventions concernant les modes d’appropriation des éléments naturels aux façons de gouverner, dans toutes les sociétés et à toutes les époques, seront vivement encouragées.


Modalités pratiques d'envoi des propositions
Le colloque privilégie les approches interdisciplinaires et les plus ouvertes possibles. Les communications attendues doivent s’inscrire dans la perspective dialogique d’un questionnement collectif au croisement des préoccupations scientifiques sur la façon dont les sciences humaines et sociales peuvent se saisir des problématiques environnementales et des interrogations inquiètes sur l’évolution des rapports entre l’homme et la nature

Les propositions de communication (2000 signes, espaces compris) doivent parvenir par mail aux organisateurs
avant le 30 mars 2015.


Le colloque aura lieu à l'Université de Poitiers les 2 & 3 octobre 2015
Contacts



Comité d'organisation
Yves Lafond (HeRMA)
Jérôme Lamy (CRIHAM)
Romain Roy (HeRMA)
Comité scientifique
Adell Nicolas (Université Toulouse Jean Jaurès)
Bert Jean-François (Université de Lausanne)
Fages Vony (ENS Cachan)
Saint-Martin Arnaud (CNRS - Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines)


LIEUX
UFR SHA Université de Poitiers - 8 rue René Descartes

samedi 21 mars 2015

Un hôpital militaire canadien à Saint-Cloud

1915-1919, Un hôpital militaire canadien à Saint-Cloud
Exposition 

Du 16 avril au 12 juillet 2015 
au Musée des Avelines à Saint-Cloud


"Commémorations du centenaire de la Grande Guerre, le musée des Avelines présente une exposition inédite consacrée à l’hôpital militaire canadien installé sur le champ de courses de Saint-Cloud de 1915 à 1919.

A partir d’une très riche collection de cartes postales, objets et films d’époque et du War Diary or Intelligence Summary, journal de guerre tenu par les commandants successifs de l’hôpital, l'exposition retrace l’histoire du Camp canadien de Saint-Cloud, constitué d’une équipe médicale francophone, à l’origine québécoise, qui avait pour vocation de soigner les soldats blessés venant du front.

L’ exposition apporte de précieux renseignements sur l’histoire et la vie de cet hôpital militaire et le contexte dans lequel il s’inscrit. Elle retrace les étapes de sa création, son installation sur l’hippodrome, la vie quotidienne des soignants et des patients, les soins apportés aux blessés, les activités proposées pour distraire les poilus en convalescence (jeux de cartes, matchs de baseball, concerts et spectacles), les visites officielles et les remises de décorations.

L’ exposition met l’accent sur les progrès dans les domaines de la médecine et de la chirurgie pendant la Première Guerre mondiale, tout particulièrement sur l’apparition de nouvelles techniques médicales comme la radiologie ou la transfusion sanguine, qui participent fortement à l’amélioration des soins auprès des blessés.

Nombreux sont les médecins, infirmiers et infirmières qui oeuvrent dans cet hôpital militaire. Le Camp canadien dispose d’une salle de chirurgie et d’un service de chirurgie maxillo-faciale pour les « gueules cassées », d’une salle de radiographie et d’un département dentaire, équipement également accessible aux civils.

La présence d’un hôpital canadien-français sur le sol clodoaldien, et plus précisément sur son champ de courses, est un événement peu connu de l’histoire de la commune. Il témoigne d’un élan de solidarité remarquable de Canadiens francophones alors que leur pays est engagé dans ce conflit mondial en tant que dominion autonome britannique.

Le musée souhaite à son tour rendre hommage à ces hommes et ces femmes, venus du Canada, pour leur implication auprès des soldats français et de la population locale."INFORMATIONS PRATIQUES : Musée des Avelines - Musée d’art et d’histoire de Saint-Cloud 60, rue Gounod - 92210 Saint-Cloud - 01 46 02 67 18 Du mercredi au samedi de 12h à 18h - Dimanche de 14h à 18h / Entrée libre

Histoire du vieillissement et de la mort

Vieillir, Mourir: Sommes-nous préparés ?

Appel à communications


Colloque organisé par l’Atelier de pensée John Meisel et le Département d’études françaises de Queen’s University

16-18 octobre, 2015

Alors que nous vivons dans une société dont une partie importante de la population vieillit rapidement, nombreux chercheurs prétendent que nous ne sommes par préparés pour les défis qui nous attendent. Si autrefois, l’on mourrait le plus souvent chez soi et entouré de sa famille, aujourd’hui la plupart des gens meurent seuls, isolés de leur famille, à l’hôpital ou dans une maison de retraite. Du fait de cette réalité, nous ne sommes que très rarement exposés aux conséquences souvent difficiles du vieillissement et de l’approche de la mort et, lorsque forcés d’y faire face, nous ne sommes pas préparés pour ce qu’elles impliquent.

Nous invitons des propositions provenant des disciplines des arts, des humanités et de la médecine, traitant de la mort ou du vieillissement et pouvant nous aider à mieux comprendre et à nous préparer pour ce que ces réalités qui nous concernent tous signifient pour nous en tant qu’individu et pour notre société en général.

Sujets possibles:
  • Perspectives passées et/ou actuelles sur le vieillissement et/ou sur la mort (littérature, cinéma, peinture, philosophie, histoire, religion, études culturelles, etc.) ;
  • Évaluations critiques de nos approches actuelles et/ou passées à l’égard du vieillissement et/ou de la mort ;
  • Perspectives d’approches alternatives pouvant remédier aux manquements de nos approches actuelles.

Date limite: mercredi 1er avril 2015

Veuillez envoyer un titre, votre proposition (500 mots) un bref c.v. à:
Janet Dunbrack j.b.dunbrack@sympatico.ca & Catherine Dhavernas dhaverna@queensu.ca

Département d’études françaises, Queen’s University, Kingston, Ontario CANADA K7L 3N6

Responsable : Catherine Dhavernas

url de référencehttp://www.queensu.ca/french/news/callforpapers.html