lundi 26 janvier 2015

Représentations de la souffrance

Représentations de la souffrance

Appel à contributions



Colloque international « Représentations de la souffrance »
12-14 mai 2016 - Université Paris-Est Créteil
Organisé par l’équipe LIS (Lettres – Idées – Savoirs; EA 4395)

Le colloque international « Représentations de la souffrance » a pour ambition de croiser les regards sur le phénomène, complexe, de la souffrance, à travers des approches à la fois trans-séculaires (de l'antiquité à nos jours) et pluridisciplinaires (littérature, philosophie, psychanalyse, médecine, sciences humaines et sociales). Les expériences de la souffrance sont en effet multiples : souffrances événementielles (deuil, échec, humiliation, peine…) ou structurelles (angoisse, phobie, traumas, mélancolie…), souffrances morales, psychiques ou physiques (culpabilité, remords, mauvaise conscience ; pathologies mentales, douleurs corporelles, handicaps), souffrances intimes ou politiques, souffrances en amour ou dans la guerre, souffrances familiales, sociales, religieuses, souffrances à l’hôpital, à l’école, au travail… Qu’y a-t-il de commun à toutes ces formes de souffrance, à toutes ces épreuves et ces représentations de la souffrance ? Comment approcher cette constellation d’idées et d’affects qui se dit sous le nom de « souffrance » ?

Deux directions majeures de cette approche plurielle de la souffrance peuvent être distinguées: l'une qui envisage les représentations de la souffrance, l'autre qui porte sur les pratiques et les remèdes de la souffrance.

Notre colloque, qui est le premier volet d'une recherche qui prendra appui également sur un second colloque en 2018, envisage la première direction (le second colloque portera sur la seconde direction). Esquissons brièvement ces deux directions:

1- La souffrance se présente comme une réalité difficile à saisir, comme si l’analyser, l’élaborer, et l’exprimer, c’était déjà nécessairement la laisser échapper – le mutisme et la solitude, la coupure avec autrui et le repli sur soi étant peut-être les meilleures conditions d’une perpétuation de la souffrance. La souffrance semble donc s’éprouver en dehors de la symbolisation, voire contre elle.
Néanmoins (ou peut-être à cause justement de cette résistance au symbolique), la souffrance enveloppe une multitude de représentations, chez ceux qui souffrent, qui observent la souffrance, qui la racontent, qui tentent d’y remédier… Il faut donc comprendre la souffrance à partir de ses propres représentations. Les multiples représentations de ce qui fait souffrir (la cause de la souffrance), de ce qui souffre (le sujet de la souffrance), de l’épreuve même de la souffrance (l’affect de souffrance), de ce qui permet de lutter contre la souffrance (le remède à la souffrance) – toutes ces représentations ne sont pas extérieures à la souffrance, mais en constituent la chair même, l’expérience à la fois la plus singulière, et la plus historiquement déterminée.
Il est donc nécessaire que soient mises au jour ces représentations en rapport avec la souffrance, qui sont autant des représentations de la souffrance que des représentations dans la souffrance : c’est pourquoi le colloque « Représentations de la souffrance » entend mettre au centre de son projet une approche interdisciplinaire et trans-séculaire de la souffrance, et montrer la nécessaire articulation de discours d'horizons divers.

2- La souffrance cependant, en plus d’être un objet privilégié d’analyse théorique est indissolublement un objet de pratiques multiples, sur lequel les techniques littéraires, philosophiques, psychanalytiques, médicales s’agencent et se déploient afin sinon de l’annihiler, du moins d’en diminuer la force ou de l’apprivoiser, d’en contrarier les effets ou de les sublimer. Qu’il s’agisse de pratiques littéraires (d’écriture ou de lecture), philosophiques (d’exercices spirituels, de sagesses), psychanalytiques (de cures), médicales (de soins), une attitude face à la souffrance (la sienne ou celle de l’autre) est à chaque fois requise, qui déploie des pensées et des paroles, des gestes et des regards, et dont l’objectif est d’instaurer une autre mode d’être au monde, une nouvelle allure de vie.
Penser la souffrance par les voies de la littérature, de la philosophie, de la psychanalyse, de la médecine et des sciences humaines et sociales a donc d’emblée un enjeu éthique : il s’agit d’élaborer théoriquement la souffrance pour agir pratiquement sur elle. Notre projet a donc aussi une dimension pratique (thérapeutique ou instrumentalisante) qui consistera à envisager comment nous pouvons utiliser la souffrance, la modifier ou nous modifier en elle.
C'est à cette autre grande perspective sur la souffrance que sera consacré, en 2018, le second volet de notre recherche, dans le cadre du colloque « La souffrance: pratiques et remèdes ».

Comité scientifique : Ali Benmakhlouf (professeur de philosophie, UPEC), Papa S. Diop (professeur de littérature, UPEC), Frédéric Gros (professeur de philosophie, SciencesPo, Paris), Hans-Jürgen Lüsebrink (professeur, Chaire d'études culturelles romanes, Université de Sarrebrück, Allemagne), Bruno Petey-Girard (professeur de littérature, UPEC), Pascal Sévérac (maître de conférences en philosophie, UPEC).

Comité d’organisation : Bruno Petey-Girard et Pascal Sévérac.

Les propositions de communication d’environ 2000 signes sont à envoyer àpseverac@yahoo.fr ou petey-girard@u-pec.fr avant le 30 avril 2015.

dimanche 25 janvier 2015

Le sens du toucher dans la Renaissance britannique

Feeling Pleasures: Sense of Touch in Renaissance England

Joe Moshenska


Hardcover: 384 pages
Publisher: Oxford University Press (December 30, 2014)
Language: English
ISBN-13: 978-0198712947


The sense of touch had a deeply uncertain status in the sixteenth and seventeenth centuries. It had long been seen as the most certain and reliable of the senses, and also as biologically necessary: each of the other senses could be relinquished, but to lose touch was to lose life itself. Alternatively, touch was seen as dangerously bodily, and too fully involved in sensual and sexual pleasures, to be of true worth. Feeling Pleasures argues that this tension came to the fore during the English Renaissance, and allowed some of the central debates of this period--surrounding the nature of human experience, of the material world, and of the relationship between the human and the divine--to proceed through discussions of touch. It also argues that the unstable status of touch was of particular import to the poetry of this period. By bringing touch to the fore in a period usually associated with the dominance of vision and optics, Joe Moshenska offers reconsiderations of major English poets, especially Edmund Spenser and John Milton, while exploring a range of spheres in which touch assumed new significance. These include theological debates surrounding relics and the Eucharist in the work of Erasmus, Thomas Cranmer and Lancelot Andrewes; the philosophical history of tickling; the touching of paintings and sculptures in a European context; faith healing and experimental science; and the early reception of Chinese medicine in England.

La légèreté médicale au XVIIIe siècle

Le siècle de la légèreté : émergences d’un paradigme du XVIIIe siècle français


Appel à communications


15 mai 2015
Maison française d'Oxford
Oxford, Grande-Bretagne

Au dix-huitième siècle, le concept de légèreté semble envahir tous les domaines des connaissances humaines, de la morale à la physique, des inventions aérostatiques aux créations artistiques. Perpétuant cette image d’un âge léger, depuis le dix-neuvième siècle bourgeois, industrieux mais aussi nostalgique du temps des fêtes galantes, jusqu’à notre époque célébrant la frivolité (et la commercialité) des années de Marie-Antoinette et de Fragonard, le dix-huitième siècle français en sa légèreté n’a jamais cessé de séduire. Ainsi, qu’elle soit l’objet d’une conquête (scientifique, morale, esthétique, etc.) ou de constructions historiques, la légèreté du dix-huitième siècle s’impose comme un paradigme dont il s’agira de soulever les enjeux, dans une perspective critique et historiographique.


Tandis que Voltaire écrivait à propos des Français que « la légèreté et l’inconstance ont fait le caractère de cette aimable nation », Caraccioli remarquait qu’« il y a longtemps qu’on accuse les Français de légèreté », mais « il y a longtemps qu’ils ne cherchent pas à s’en corriger ». Si la légèreté devient une question nationale pour la France du XVIIIesiècle, c’est surtout afin de promouvoir les « vertus civiles » dont elle est le lieu par excellence. La nation française serait trop inconstante pour être sérieusement mauvaise. Cependant, cette légèreté du siècle ne fait pas l’unanimité, loin s’en faut, et plusieurs auteurs condamnent l’inconséquence d’esprit de leurs contemporains, faisant de la légèreté l’un des paradigmes autour duquel tout un siècle se définit, ou contre lequel il s’insurge. Mais cette notion ne concerne pas uniquement ces questions de morale, et s’applique à tous les domaines des connaissances humaines. Les amateurs louent la légèreté des œuvres qu’ils commentent, les auteurs allègent leur plume afin de la faire mieux courir, les scientifiques s’interrogent sur cette qualité de la matière… Enfin, couronnant le siècle de la légèreté, le ballon des frères Montgolfier et autres aérostats flottent dans l’azur et enchantent en les survolant les foules enthousiastes. Le siècle le plus léger est aussi celui qui s’est le premier élevé jusqu’aux cieux.
Propre à la façon dont le siècle se construit et se perçoit, la légèreté du XVIIIe siècle habite encore l’historiographie de la période. Pour ses successeurs, les représentations du XVIIIe siècle ne se limitent pas à un siècle des Lumières sérieux et progressiste, mais construisent aussi un siècle de la Légèreté, futile et immoral. Entre la bourgeoisie industrieuse du XIXe siècle considérant avec quelque nostalgie les voluptés des fêtes galantes, et l’intérêt de notre époque célébrant la frivolité (et la commercialité) du siècle de Marie-Antoinette et de Fragonard, il est certain que le XVIIIe siècle en sa légèreté n’a jamais cessé de séduire. Enfin, depuis quelques décennies, l’intérêt des universitaires, des romanciers, des cinéastes et des artistes pour cet aspect du XVIIIe siècle a beaucoup contribué à la pérennité, auprès d’un public de plus en plus vaste, du fantasme d’un dix-huitième siècle volage, galant, voluptueux, riant : léger.
Ainsi, qu’elle soit l’objet d’une conquête (scientifique, morale, esthétique, etc.) ou de constructions historiques, la légèreté du XVIIIe siècle s’impose comme un paradigme dont il s’agira de soulever les enjeux, dans une perspective critique et historiographique. Cette démarche sera l’objet d’une journée d’études interdisciplinaire, qui aura lieu à la Maison française d’Oxford, le 15 mai 2015.

Les communications pourraient par exemple développer les aspects suivants :
Quels liens les développements des belles-lettres françaises au XVIIIe siècle entretiennent-ils avec la notion de légèreté ? Dans quelle mesure l’opposition à la gravitas des Anciens a-t-elle contribué à définir une certaine légèreté stylistique correspondant aux modes littéraires et permettant d’explorer de nouvelles possibilités d’expression ? Par ailleurs, plusieurs genres littéraires étaient accusés de publier une dangereuse futilité et une frivolité coupable : ainsi des contes et des romans ; dans quelle mesure les auteurs ont-ils répondu à ces accusations ? Ou encore, la littérature française abonde en personnages légers, depuis les petits-maîtres jouisseurs et inconstants jusqu’aux sylphes et autres créatures plus ou moins palpables, en passant par les femmes et les petits abbés « à vapeurs ».
Les mémoires et les correspondances des contemporains abondent en commentaires et en réflexions faisant état de la légèreté du siècle. Quelles représentations ont inspiré pareils discours ? Dans quelle mesure ont-ils contribué à façonner la postérité d’un XVIIIe siècle comme celui de la légèreté ?
Dans le domaine de la philosophie, plusieurs essais ont été écrits qui mettent en scène la frivolité, la joie, le plaisir sous un jour avantageux, tandis que la morale elle-même, peut-être en cherchant l’équilibre entre le docere et le placere, a été absorbée dans des récits plaisants et d’apparence superficielle, en cherchant à s’exprimer à travers des contes faits à plaisir et autres fables légères.
Dans les arts visuels et la critique d’art naissante, la légèreté peut être vue comme une qualité essentielle du peintre, tout en se faisant sujet de ses compositions, dont les « fêtes galantes » de Watteau, la Bulle de savon de Chardin, l’Escarpolette de Fragonard ou l’Oiseau mort de Greuze peuvent être des représentants exemplaires (pour les contemporains comme pour la postérité) de la légèreté morale du siècle.
En architecture, la légèreté a été définie comme « le peu de matière » et l’ouverture de la structure. Comment ces qualités ont-elles été interprétées par rapport aux différents styles architecturaux comme le gothique, le rococo, etc. ?
En musique, dans quelle mesure la légèreté est-elle une caractéristique du style français ; en quoi, par exemple, est-elle un enjeu de la Querelle des Bouffons?
En histoire des sciences et de la médecine, entre la théorie des vapeurs et les ballons des frères Montgolfier, comment la légèreté devient-elle un élément central dans les efforts accomplis pour comprendre ou maîtriser la nature ?
Enfin, d’un point de vue historiographique, quelle fortune critique la légèreté du XVIIIe siècle a-t-elle connu au cours des siècles suivants ? Comment les différentes nations d’Europe, de même que les périodes suivantes se sont-elles définies à travers ou par opposition à la légèreté du XVIIIe siècle français ? Qu’indiquent ces représentations quant aux cultures et aux époques qui les ont façonnées ?

Modalités de soumission
Nous invitons les personnes intéressées à nous faire parvenir une proposition de communication d’environ 300 mots, ainsi qu’une courte bio-bibliographie aux adresses suivantes :
Marine Ganofsky : Mg216@st-andrews.ac.uk
Jean-Alexandre Perras : jean-alexandre.perras@mod-langs.ox.ac.uk / jeanalexandre.perras@gmail.com
avant le 15 février 2015.

Comité scientifique
Dr Marine Ganofsky
Dr Jean-Alexandre Perras


Cette journée d’études est rendue possible grâce au soutien de :
Society for French Studies
TORCH (The Oxford Research Centre in the Humanities)
The Voltaire Foundation
La Maison française d’Oxford

samedi 24 janvier 2015

Dr. John Moore (1729-1802)

Dr. John Moore, 1729-1802: A Life in Medicine, Travel, and Revolution

Henry L. Fulton

Hardcover: 810 pages
Publisher: University of Delaware (December 24, 2014)
Language: English
ISBN-13: 978-1611494938


This book is the first biography of Scottish-born physician John Moore. Here, Henry L. Fulton recounts Moore’s childhood, education, and medical training in Glasgow and abroad; discusses his marriage, family, and friendships (particularly with Tobias Smollett); and depicts his professional practice in the north. The narrative uncovers Moore’s transformative experience accompanying a young nobleman on the Grand Tour through Europe and provides a detailed account of the journey's highlights and difficulties. When Moore returns, he moves his family to London to begin a second career in literature and to acquire patronage for his sons’ professions.
In this biography Fulton covers not only Moore’s publications but also discusses his circle of friends among nobility, politicians, artists, and others. Also discussed is Moore’s involvement in the French Revolution, his correspondence with Robert Burns, and his strained family relationships. Additionally presented here is new information regarding Moore’s finances drawn from archival records in Glasgow and Edinburgh and his bank ledgers in London.

15e colloque hippocratique

Fifteenth Colloque Hippocratique "Commentary tradition"


Call for Papers


The fifteenth Colloque Hippocratique will take place in Manchester from 28–30 October 2015. It continues a long tradition of colloquia, initiated originally in Strasburg in 1972 by Louis Bourgey and Jacques Jouanna. This series of scholarly encounters has firmly established Hippocratic studies as an independent field of scholarship and produced some of the most important work in this area over the last three decades.
We now invite submissions from scholars active in the area of Hippocratic studies. The theme of this, the fifteenth reiteration of the Colloque Hippocratique, will be the vast commentary tradition that engaged with various writings within the Hippocratic Corpus. Galen is, of course, the best known author, many of whose commentaries have come down to us not only in the original Greek, but also in Arabic, Latin, and Syriac translations. But many other Greek doctors explained and interpreted the various Hippocratic texts, be it in the first-century Asia Minor (e.g., Rufus of Ephesus) or sixth- and seventh-century Alexandria (e.g., the elusive John and Stephen of Alexandria). Some commentaries only survive in Latin, Syriac, Arabic, or Hebrew translations, so that the secondary transmission of these works acquires tremendous importance. During the medieval and early modern period, physicians continued to write commentaries in Latin, Arabic and Hebrew, with the Aphorisms attracting the greatest exegetical attention.


The colloque will centre around five sessions, arranged roughly chronologically:

- Early commentaries

- Galen

- Late-Antique Alexandria

- Middle Ages (Latin, Arabic and Hebrew)

- Renaissance and early modern period


The aim is to cover the whole commentary tradition on the Hippocratic Corpus, which flourished well into the eighteenth century and beyond.


We ask those interested in delivering papers to submit titles and short abstracts (up to 200 words) to aphorisms@manchester.ac.uk by 15 February 2015. Papers can be presented in any of the main European languages, although the proceedings will be published in English. The papers and subsequent questions should last no more than thirty minutes.

vendredi 23 janvier 2015

La dissection dans l'Espagne pré-moderne

Anxieties of Interiority and Dissection in Early Modern Spain

Enrique Fernandez

Series: Toronto Iberic
Hardcover: 288 pages
Publisher: University of Toronto Press, Scholarly Publishing Division (December 19, 2014)
Language: English
ISBN-13: 978-1442648869


Anxieties of Interiority and Dissection in Early Modern Spain brings the study of Europe’s “culture of dissection” to the Iberian peninsula, presenting a neglected episode in the development of the modern concept of the self. Enrique Fernandez explores the ways in which sixteenth and seventeenth-century anatomical research stimulated both a sense of interiority and a fear of that interior’s exposure and punishment by the early modern state.
Examining works by Miguel de Cervantes, María de Zayas, Fray Luis de Granada, and Francisco de Quevedo, Fernandez highlights the existence of narratives in which the author creates a surrogate self on paper, then “dissects” it. He argues that these texts share a fearful awareness of having a complex inner self in a country where one’s interiority was under permanent threat of punitive exposure by the Inquisition or the state. A sophisticated analysis of literary, religious, and medical practice in early modern Spain, Fernandez’s work will interest scholars working on questions of early modern science, medicine, and body politics.

Winnicott et l'histoire des services de santé mentale pour enfants et adolescents

ESRC-funded PhD studentship
Donald W. Winnicott and the history of child and adolescent mental health services


Call for applications

Deadline: 15 February 2015

Have you completed or are you close to completing a Master’s degree in History of Medicine, Modern History, Science and Technology Studies, Sociology of Health or Medicine, or a related field? Are you interested in the history of psychiatry in the second half of the twentieth century? Are you looking for a funded PhD project?

Applications are invited for a PhD studentship on Donald W. Winnicott and the impact that the work of this pioneering paediatrician and psychoanalyst had on child and adolescent mental health services in Britain since the Second World War. The studentship will commence in September 2015, and is tenable for three years’ full-time study.
History of CAMHS

Psychiatric, psychological and psychotherapeutic services for children and adolescents have changed radically in Britain in the decades since the Second World War. Before the 1940s, only a handful of pioneering, psychoanalytically trained practitioners specialised on the treatment of children in clinical settings. A somewhat a larger number of children came into contact with Child Guidance clinics, usually run by local educational authorities. In the decades following the launch of National Health Service in 1948 child psychiatry and Child Guidance were transformed into a complex network of services, which since the 1990s have been generally referred to as Child and Adolescent Mental Health Services (CAMHS). With this project we hope to start unpacking some of the assumptions and approaches built into CAMHS from its post-war inception, helping us to better understand how these have informed the framework and delivery of such services today.
Donald Winnicott

We are especially interested in the ways in which psychodynamic approaches continued to shape practices in a context increasingly dominated by biomedical concepts. We specifically wish to study those associated with the work of Donald W. Winnicott, a paediatrician who trained as a psychoanalyst. Winnicott promoted principles based on psychodynamic understanding of intimate relationships from infancy as essential for optimal every-day and specialist child care, therapeutic plans and educational provision. He advocated the use of ordinary language to engage with children’s maturational processes and those providing their care [the “Facilitating Environment”] to optimise health and development. Winnicott frequently recorded radio programmes and, as an early exponent of the public broadcasting role of child health and welfare specialists, was particularly visible to a broad public.
There is significant scope for the student undertaking this project to develop their own thematic and empirical interests

Among the relevant topics that might be covered are: the impact of Winnicottian (and other psychodynamic) approaches on child and adolescent psychiatry; tensions between psychodynamic approaches and biomedically informed concepts; the growing role of psychoactive drugs; reforms of CAMHS and the importance placed upon the practitioner-patient relationship as an essential tool for assessment and therapy.

The project is funded through the North West Doctoral Training Centre (NWDTC), the largest Economic and Social Research Council (ESRC) funded DTC in England, which includes Lancaster University, the University of Liverpool and the University of Manchester. This is a CASE award, which means that we have a non-academic partner for the project, the Squiggle Foundation, an organisation dedicated to studying and disseminating the work of Donald Winnicott.

The PhD studentship will be held at the University of Manchester’s Centre for the History of Science, Technology and Medicine (CHSTM), which is internationally recognised for its work on the history of modern and contemporary science, technology and medicine. The student will be jointly supervised by Dr Carsten Timmermann (CHSTM, University of Manchester) and Dr Celia Roberts (Sociology, Lancaster University). Dr Adrian Sutton, the Director of the Squiggle Foundation will take an active part in the supervision of the student.

The studentship will cover university fees at UK/EU rates, and provide a living allowance subject to the ESRC’s residency requirements.

Candidates should have a strong Master’s degree in History or Social Studies of Medicine, Science and Technology Studies, or a related subject.
Application

To apply, please send the following to Dr Carsten Timmermann, carsten.timmermann@manchester.ac.uk, by 15 February 2015:
  • a CV,
  • a sample of writing
  • a covering letter outlining reasons for application

Potential applicants are encouraged to email Dr Timmermann at the same address for further information and informal discussion.

jeudi 22 janvier 2015

La culture médicale dans l'empire espagnol moderne

Medical Cultures of the Early Modern Spanish Empire

de John Slater, Maríaluz López-terrada, José Pardo-tomás (Editors)

Hardcover: 309 pages
Éditeur: Ashgate Pub Co; New edition édition (28 octobre 2014)
Langue: English
ISBN-10: 1472428137
ISBN-13: 978-1472428134
Dimensions du produit: 3,2 x 15,9 x 23,5 cm



Early modern Spain was a global empire in which a startling variety of medical cultures came into contact, and occasionally conflict, with one another. Spanish soldiers, ambassadors, missionaries, sailors, and emigrants of all sorts carried with them to the farthest reaches of the monarchy their own ideas about sickness and health. These ideas were, in turn, influenced by local cultures. This volume tells the story of encounters among medical cultures in the early modern Spanish empire. The twelve chapters draw upon a wide variety of sources, ranging from drama, poetry, and sermons to broadsheets, travel accounts, chronicles, and Inquisitorial documents; and it surveys a tremendous regional scope, from Mexico, to the Canary Islands, the Iberian Peninsula, Italy, and Germany. Together, these essays propose a new interpretation of the circulation, reception, appropriation, and elaboration of ideas and practices related to sickness and health, sex, monstrosity, and death, in a historical moment marked by continuous cross-pollination among institutions and populations with a decided stake in the functioning and control of the human body. Ultimately, the volume discloses how medical cultures provided demographic, analytical, and even geographic tools that constituted a particular kind of map of knowledge and practice, upon which were plotted: the local utilities of pharmacological discoveries; cures for social unrest or decline; spaces for political and institutional struggle; and evolving understandings of monstrousness and normativity. Medical Cultures of the Early Modern Spanish Empire puts the history of early modern Spanish medicine on a new footing in the English-speaking world.