jeudi 16 août 2018

Les soldats du Roi à l'Hôtel des Invalides

Les soldats du Roi à l'Hôtel des Invalides. Étude d’épidémiologie historique (1670-1791)  

Joël COSTE et Élisabeth BELMAS 

CNRS Éditions
Collection : CNRS Alpha
Publication date : 16/07/2018
Pagination : 364
ISBN : 978-2-271-11609-3


En consignant l’état civil, l’âge, les états de service et l’état de santé des soldats devenus incapables de servir, car trop « estropiés », « incommodés » ou « usés » selon les termes utilisés alors, en renseignant également le devenir des admis, les registres d’admission de l’Hôtel royal des Invalides constituent une source exceptionnelle pour l’histoire de la santé durant la période moderne. L’étude d’épidémiologie historique présentée ici – la pre- mière du genre entreprise en France –, qui porte sur 11 528 soldats candidats à l’admission entre 1670 et 1791, contribue à éclairer de manière très précise l’état sanitaire des populations militaires de la période et permet de découvrir les réponses différenciées apportées par l’institution aux difficiles questions posées par le handicap et le vieillissement des soldats.
L’ouvrage est organisé́ en trois parties. La première partie décrit l’ins- titution et ses pensionnaires, en considérant les pratiques d’admis- sion, l’identité civile et militaire et les caractères socioprofessionnels des soldats envoyés aux Invalides. La deuxième partie propose une analyse de l’état pathologique, des traumatismes de la vie militaire et du handicap. La troisième partie, consacrée au sort des soldats après leur admission, traite de la diversité de leurs parcours : envoi en détachement dans les places-fortes du royaume pour les plus valides, pension militaire ou encore fin de vie à l’Hôtel.
 

Le 7e colloque norvégien d'histoire des sciences

The 7th Norwegian Conference on the History of Science

Call for Papers

We are pleased to invite proposals for the 7th Norwegian conference on the History of Science, which will take place in Oslo, Norway, 15-16 November 2018. The deadline for submissions is 6. September, 2018. The event is hosted by The Norwegian Museum of Science and Technology and The Museum of Cultural History by its department Museum of University History, University of Oslo. The conference will bring together scholars working on the history of science, medicine and technology on any theme, topic or period to discuss historical, epistemological, political, institutional and ethical issues of relevance to both a Scandinavian and an international audience. Building upon the success of the previous meetings, which encouraged national cooperation and the strengthening of ties with the broader international community, we welcome proposals from researchers of all nationalities at all stages of their careers.

While we encourage proposals for organized sessions and alternative formats, we also welcome individual paper presentations. Presentations will be scheduled for 20 minutes, allowing for up to 10 minutes for discussion. Abstracts will be reviewed by the Program Committee on the basis of their scientific merit and relevance.

Planned session proposals should include:
  • a brief description of the panel’s aims (150 words maximum),
  • a session title,
  • an individual abstract for each paper in the session (250 words maximum),
  • titles for all individual abstracts,
  • full contact details of the organiser and all speakers,
  • details of any specific audiovisual equipment required.

Individual paper proposal should include:
  • a paper title,
  • an abstract (250 words maximum),
  • 5 keywords,
  • full contact details,
  • details of any specific audiovisual equipment required.

All proposals should be sent as a single electronic document to: vithist2018@tekniskmuseum.no

The conference language will be English.

The deadline for submissions is 6. September, 2018.

mercredi 15 août 2018

Usage et abus de substances au 19e siècle

Substance Use and Abuse in the Long Nineteenth Century

Conference

Edge Hill University
Ormskirk
13th – 14th September 2018

Thursday 13th September

9.30 – 10 am: Registration, including breakfast pastries

10 – 11 am Keynote 1: Noelle Plack, Newman University

11-11.15am: Comfort Break

11.15 am – 12.30 pm: Panel 1 – Alcohol, the Family, and Respectability

– Ann-Marie Richardson, University of Liverpool, “Intellectual Rags and Patches”: How Branwell Brontë’s addiction manifests in his sister Charlotte’s novel Shirley (1849)

– Daniel Jenkin-Smith, Aston University ‘A rogue; despite his high office’ – The Abuses of Liquor and Liquidity in Trollope’s The Three Clerks

– Jean Webb, University of Worcester, ‘Alcoholism and the innocents’: a discussion of drunkenness in Charles Kingsley and Hesba Stretton’s writing for children

12.30 – 1.15 pm: Lunch

1.15 – 2.30 pm: Panel 2 – Alcohol and Gender

– David Ibitson, Men of Substance: Jerome, Zangwill and New Humour’s Masculine Boozing

– Gemma Outen, Discourses of Drink: Temperance Fiction

– Bob Nicholson, Edge Hill University, ‘Bosom Caressers,’ ‘Corpse-Revivers,’ and Other Alcoholic Encounters with America in Victorian Britain.

2.30 – 2.45 pm: Comfort Break

2.45 – 4 pm: Panel 3 – De Quincey’s Confessions

– Anna Rowntree, Peace and Posthumanism in Thomas De Quincey`s Confessions of an English Opium-Eater

– Hannah Donovan, Queen Mary University London, Thomas De Quincey’s Somatic Dream Visions

– Menglu Gao, “Founding Its Empire on Spells of Pleasure”: Brunonian Excitability, the Invigorated English Opium-eater, and Thomas De Quincey’s “China Question”

4 – 4.20: Afternoon Tea

4.20 – 5.30 pm: Panel 4 – Empire and Drugs

– Sarah Irving, Kings College London, “Mrs. Gobat smoked a narghile”: authenticity, empire and substance use in Mary Eliza Rogers’ descriptions of Palestine

– Jamie Banks, University of Leicester, ‘The Dens of Infamy in the Charlestown District’: Opium Dens and Colonial Anxieties in British Guiana and Trinidad, 1860 – 1900

– Suzanne Bode, Pre-Raphaelite Art and the Influence of Opium on Ways of Seeing

5.45 – 6.45 pm: Keynote 2: Susan Zieger, University of California Riverside

Conference Dinner: Miyagis, Ormskirk, from 7.30 pm. See our Conference Dinner page for details


Friday 14th September

9.30 – 10 am: Hangover Breakfast

10 – 11 am: Keynote 3: Douglas Small, University of Glasgow

11.15 am – 12.30 pm: Panel 5 – Addiction and Morality

– Kevin McCarron, University of Roehampton, “Pale eyed and melancholy”: addiction as moral and scientific failure in the Victorians

– Sarah Frühwirth, University of Vienna, Austria, Addictive Reading: Sensation Fiction and Substance Abuse

– Sean A. Witters, University of Vermont, “Using Addict; or, Is it Working Yet?”

12.30 – 2 pm: Lunch with ECR Discussion

2 – 3.30 pm: Panel 6 – Late Victorian Drug Cultures

– Rebecka Klette, Birkbeck, University of London, Mercurial Poisons: syphilis and mercury treatment as cause and cure of mental disorders, 1880-1909

– Natalie Roxburgh, University of Siegen, Medication and Social Optimization in Dorian Gray and Dr. Jekyll and Mr. Hyde

– Abigail Boucher, Aston University, “Dabbling in Delicate Drugs”: Aristocracy, Darwinism, and Substance Abuse in M.P. Shiel’s The Purple Cloud

3.30 – 4.30 pm: Panel 7 – Post-Victorian Dynamics

– Estelle Murail, Reimagining the nineteenth-century opium scene: the case of Amitav Ghosh’s Ibis Trilogy

– Alyson Brown, Power in the Smoke

4.30 – 5 pm: Closing Remarks

Conference organizers: Dr Laura Eastlake, Dr Andrew McInnes.
substance18@edgehill.ac.uk

La santé à la mine

Santé à la mine. Acteurs et systèmes de soins


Appel à communications


4 et 5 avril 2019

Centre Historique Minier Fosse Delloye CS30039 - rue d'Erchin 
Lewarde, France (59) 


Les enjeux de santé liés aux mondes miniers ont fait l’objet ces dernières années d’une attention renouvelée de la part de l’histoire et des sciences sociales : c’est en particulier le cas de la silicose. Ils constituent en même temps, à l’échelle mondiale, autant de questions très contemporaines, incontestables enjeux d’avenir. À l’occasion de l’exposition qu’il organisera sur ce thème (septembre 2018 – mai 2019), le Centre Historique Minier lance un appel à communication pour un colloque international qui se tiendra à Lewarde (France) les 4 et 5 avril 2019. Ces événements s’inscriront dans la série de manifestations qui seront organisées à l’occasion du centième anniversaire de la loi française sur les maladies professionnelles (25 octobre 1919).

Le colloque organisé par le Centre Historique Minier, plus grand musée français de la mine, entend s’adosser à l’abondante littérature scientifique existant déjà sur la question des conditions matérielles de travail dans les mondes miniers, à la croisée de différents champs disciplinaires, en histoire (histoire du travail, histoire environnementale, histoire de la médecine), et dans l’ensemble des sciences sociales. Le colloque souhaite envisager dans toute son historicité l’objet précis, qui demeure encore à bien des égards un point aveugle de la recherche, de la santé à la mine, incluant les systèmes de soin qui régissent et organisent, dans l’ensemble des mondes miniers, la prise en charge des pathologies et des blessures, la genèse et l’évolution de ces systèmes, les acteurs qui en assurent le fonctionnement, la manière dont ils sont - ou non - mobilisés par les populations auxquelles ils s’adressent, les conséquences, enfin, de l’organisation systémique sur le corps social, en particulier à l’échelle locale.

Le champ de réflexion du colloque couvre par conséquent la survenue des accidents et maladies liées à l’activité minière, les normes qui régissent leur prise en charge, les modalités pratiques de traitement des blessés et des malades, la nature de l’organisation des soins considérée à différentes échelles, excluant en revanche certains domaines mieux connus par la recherche, comme les catastrophes collectives et les politiques de sécurité stricto sensu. Loin d’être cantonnées au cadre français et au seul cas du charbon, les propositions peuvent concerner tous les types de mines (plomb, uranium, diamant, etc.), toutes les aires géographiques (Europe, Amériques, Asie, espaces coloniaux et post-coloniaux) et se décliner à différentes échelles d’observation (législations et politiques de prévention nationales, mise en œuvre à l’échelle locale, etc.). Le colloque aura par ailleurs une véritable dimension interdisciplinaire, sollicitant les propositions d’historiens, mais aussi de chercheurs émanant d’autres sciences sociales (sociologie, droit, science politique, ethnologie, démographie) - et fera intervenir des acteurs des systèmes de soins miniers. La période envisagée couvre celle de l’intensification de l’exploitation minière dans une large ère contemporaine, allant du XVIIIe siècle à nos jours, dans une chronologie qui pourra être affinée en fonction des espaces considérés.

Les propositions de communication pourront s’inscrire dans l’une des quatre thématiques suivantes. Celles-ci ne sont bien entendu pas exclusives et les membres du comité de pilotage examineront toutes les propositions qui auront trait à l’objet du colloque.

Thématiques proposées

La prise en compte et la prévention des risques sanitaires
La première orientation concerne la reconnaissance, la progressive prise en compte et la prévention des risques sanitaires spécifiques liés aux exploitations minières (blessures du quotidien, pathologies liées à l’exposition aux poussières ou à certaines substances dangereuses). Ces phénomènes s’inscrivent dans l’évolution des rapports sociaux propres aux sociétés industrielles ; elles sont aussi indissociables des transformations des systèmes productifs. On pourra ainsi s’intéresser à la manière dont est mesuré l’impact des innovations technologiques sur l’état sanitaire de la main-d’œuvre ou, à ce titre, à des indicateurs plus précis (les visites médicales avant l’embauche par exemple). On prendra en compte également dans ce domaine, à l’échelle des entreprises et à celle des pouvoirs publics, les évolutions réglementaires et celles du cadre légal, qui à la fois reflètent la prise en compte des risques sanitaires et visent en même temps à en prévenir ou à en atténuer les effets. Comment par exemple les entreprises ont-elles cherché à limiter les nuisances, ont-elles intégré les mesures de prévention sanitaire dans la formation professionnelle ? Comment le législateur ou la jurisprudence ont-ils pour leur part intégré ces questions ?

L’organisation des systèmes de soin
On s’interrogera ici sur la genèse et les transformations des systèmes de soin au cours de la période industrielle : comment ont évolué la médecine ambulatoire, la médecine hospitalière et la médecine préventive ? Une première piste pourra concerner les projets et les politiques publiques qui président à l’organisation de ces systèmes de soin ; on sera attentif aux débats nombreux, aux mobilisations sociales, qui entourent leur édification. Des approches plus spécifiques pourront porter sur des bassins ou des types d’extraction singuliers. Elles seront susceptibles d’interroger dans le même ordre d’idée les spécificités de certains espaces (ainsi les espaces coloniaux). Elles auraient vocation aussi à se pencher sur un certain nombre de lieux ou d’infrastructures (cabinet, dispensaire, centre hospitalier, maison de convalescence) qui ont matérialisé ces systèmes de soin. Par-delà les approches monographiques, il serait également souhaitable de développer des pistes comparatives, entre configurations régionales ou nationales, entre différents modes d’examens médicaux ou d’institutions. Dans le même ordre d’idée, les propositions pourront relever de thématiques plus transversales, par exemple pour tout ce qui relève des aspects financiers ou budgétaires ou encore des systèmes d’assurance.

Les acteurs
La genèse et les évolutions des systèmes de soins liés aux mondes miniers mettent en jeu de multiples acteurs dont les intentions sont parfois complémentaires, parfois antagonistes. Le corps médical est bien entendu celui auquel on songe en premier. Il pourra être analysé dans toute sa diversité, au fil des évolutions historiques (professionnalisation, développement de la médecine du travail), en fonction de statuts qui ont pu être divers (médecins d’entreprise, médecins libéraux, médecins hospitaliers), en prenant en compte, là encore, les différences qui existent entre bassins, entre configurations nationales. Les modalités d’intervention de l’État et des pouvoirs publics, à toutes les échelles (État central, corps des mines, collectivités locales), pourront donner lieu également à des propositions, notamment dans une perspective comparative. Le rôle actif joué par le mouvement ouvrier (syndicats, partis) dans le domaine de la définition des risques sanitaires ou de la mise en œuvre des systèmes de soin fait aussi partie des thématiques privilégiées. On s’interrogera enfin sur les attitudes, les demandes, les formes d’action des différentes catégories de salariés des industries extractives (des ouvriers proprement dits à la maîtrise et aux ingénieurs), concernant par exemple le rapport au corps médical ou encore aux mesures de prévention, surtout lorsque celles-ci entrent en contradiction avec les objectifs de rendement que s’assignent les entreprises.

Les mines, entre spécificité et articulation aux enjeux globaux de santé publique
Loin de l’affirmation a priori d’une irréductible spécificité ou d’un absolu particularisme des mondes miniers, on voudrait questionner les formes potentielles d’interaction ou de circulation entre les systèmes de soin développés dans le cadre des exploitations minières et les politiques sanitaires, ou de santé au travail, mises en œuvre dans d’autres secteurs ou à l’échelle du système productif tout entier. Dans quelle mesure la dangerosité et la pénibilité inhérentes, ou du moins rendues particulièrement visibles, par le travail minier ont elles contribué à faire de ce dernier une forme de laboratoire des politiques sociales et sanitaires dans le cadre de l’activité professionnelle ? Dans quelle mesure les recherches ou les dispositifs de prévention mis en œuvre dans ce cadre ont-ils pu par exemple être transposés dans d’autres cadres et milieux professionnels ? Les médecins « miniers » ont-ils développés des collaborations ou des initiatives à partir de leur domaine d’expertise ? A contrario, les tendances corporatistes et les statuts spécifiques propres à certains types d’extraction n’ont-ils pas généré, au moins dans certains cas, un certain isolationnisme de la part des acteurs des systèmes sanitaires miniers ? Là encore, l’approche comparative sera appréciée, afin de mieux valoriser les différentes tendances ou schémas susceptibles d’être dégagés.

Propositions de communications
Les propositions de communications, d’une page environ, comprenant les titres et qualités des auteurs, sont à adresser
jusqu’au 9 septembre 2018 à : colloque@chm-lewarde.com

Le comité de pilotage se prononcera début octobre 2018. Les interventions orales, en français ou en anglais, seront limitées à 30 minutes. La publication des Actes du colloque en format numérique sera assurée par le Centre Historique Minier.

Comité de pilotage
Membres de l’équipe scientifique permanente du Centre Historique Minier
Amy Benadiba, directrice conservatrice
Virginie Malolepszy, directrice des archives
Gérard Dumont, professeur agrégé d'histoire, missionné au Centre Historique Minier
Représentants du Conseil scientifique du Centre Historique Minier
Jean-Louis Escudier, chargé de recherches CNRS CEMM à l’Université de Montpellier
Marion Fontaine, maître de conférences en histoire contemporaine à l'Université d'Avignon
Judith Rainhorn, professeur en histoire contemporaine à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Michel Poilevé, ancien ingénieur des mines en chef

en partenariat avec le Réseau Européen des Musées de la Mine

Prise en charge des intervenants
Les organisateurs prennent à leur charge :
Les frais d’inscription au colloque
Le transport
L’hébergement (3 nuits maximum)
Les repas durant le séjour


CONTACTS
Virginie Malolepszy
courriel : conference [at] chm-lewarde [dot] com

mardi 14 août 2018

L'avortement au Canada

Abortion. History, Politics, and Reproductive Justice after Morgentaler



Edited by Shannon Stettner, Kristin Burnett and Travis Hay


UBC Press
2018

When Henry Morgentaler, Canada’s best-known abortion rights advocate, died in 2013, activists and scholars began to reassess the state of abortion in this country. In Abortion, some of the foremost researchers in Canada challenge current thinking by revealing the discrepancy between what people are experiencing on the ground and what people believe the law to be after the 1988 Morgentaler decision.

Grouped into four themes – History, Experience, Politics, and Reproductive Justice – these essays showcase new theoretical frameworks and approaches from law, history, medicine, women’s studies, and political science as they document the diversity of abortion experiences across the country, from those of Indigenous women in the pre-Morgentaler era to a lack of access in the age of so-called decriminalization.

Together, the contributors make a case for shifting the debate from abortion rights to reproductive justice and caution against focusing on “choice” or medicalization without understanding the broader context of why and when people seek out abortions.




This book will be of interest to reproductive rights activists and students and scholars of history, political science, medicine, and law.

Représenter l'avortement

Representing Abortion

Call for papers

Edited by Rachel Alpha Johnston Hurst

Deadline for proposals: October 1, 2018


Rosalind Pollack Petchesky argued in 1987 that “feminists and other prochoice advocates have all too readily ceded the visual terrain,” abandoning the field of fetal imagery to antiabortion activists (264). She called for new fetal images that “recontextualized the fetus” (Petchesky 1987, 287). Such images would locate the fetus in a body (and a social context) outside of what Carol A. Stabile would later describe as “an inhospitable waste land, at war with the ‘innocent person’ within” that is a dominant theme in antiabortion discourse (1992, 179). Recently, Shannon Stettner wrote that although there are more ordinary stories about abortion circulating as a political response to threats to abortion access, they are typically anonymous and online, and so it remains a reality that “we are still a long way from a world in which women will not feel obliged to conceal the fact that they had an abortion” (2016, 7). Even in circumstances that support access to abortion, abortion can remain a secret: invisible and unheard. 

How do we represent abortion? What work does representing abortion do? Can representing abortion challenge and change conventional reproductive rights understandings of abortion that circulate publicly? Will reclaiming representations of abortion help publicly express the “things we cannot say” about abortion from a pro-choice perspective, like grief and multiple abortions (Ludlow 2008, p. 29)? Alternatively, does taking back control of representing abortion from antiabortion activists provide a space to “celebrate” abortion as a central component of reproductive justice (Thomsen 2013, 149)? This edited collection begins from these questions to consider how artists, writers, performers, and activists create space to make abortion visible, audible, and palpable within contexts dominated by antiabortion imagery centred on the fetus and the erasure of the person considering or undergoing abortion. This collection will build on the recent exciting proliferation of scholarly work on abortion that investigates the history, politics, and law of abortion, as well as antiabortion movements and experiences of pregnancy loss (Haugeberg 2017; Johnstone 2017; Lind & Deveau 2017; Sanger 2017; Saurette & Gordon 2016; Smyth 2016; Stettner 2016; Stettner, Burnett, & Hay 2017; Watson 2018). Central to the considerations in this proposed collection is the intellectual and political work that these artworks, texts, performances, and actions do and make possible. Contemporary and historical analyses are welcomed. 

Some possible topics include, but are not limited to:
  • “ordinary” stories about abortion told through a variety of media (e.g. “The Abortion Diaries Podcast” by Melissa Madera; various blogs and websites like “My Abortion. My Life”)
  • abortion memoirs (e.g. Marianne Apostolides’ Deep Salt Water; Kassi Underwood’s May Cause Love: An Unexpected Journey of Enlightenment After Abortion)
  • visual art (e.g. Laia Abril’s On Abortion; Paula Rego’s The Abortion Pastels)
  • making the abortion procedure visible, audible, and palpable in abortion support services (e.g. offering the option to view products of conception; abortion support zines)
  • activist art and performance (e.g. the Abortion Caravan in Canada; Chi Nguyen’s “5.4 MILLION AND COUNTING” quilt in Texas; Maria Campbell’s mixed media art on Prince Edward Island; Heather Ault’s travelling graphic art exhibit 4000 Years for Choice; #RepealThe8th protest art in Ireland)
  • plays (e.g. Julia Samuels’ I Told My Mum I Was Going On An RE Trip; Jane Martin’s Keely and Du)
  • films (e.g. Poppy Liu’s Names of Women; Tracy Droz Tragos’ Abortion: Stories Women Tell)

To submit a proposal for inclusion in this collection, please submit a 500 word abstract, a working title, and a 100 word biographical statement to rahurst@stfx.ca. Proposals must be received on or before October 1, 2018. Full papers will be invited no later than November 1, 2018, and the abstracts will be used to prepare a book proposal to be submitted to refereed academic publishers. Complete manuscripts will be due on June 1, 2019, so they can be revised by October 1, 2019 to submit to the publisher. 


References

Haugeberg, Karissa. 2017. Women Against Abortion: Inside the Largest Moral Reform Movement of the Twentieth Century. Indiana: University of Illinois Press.

Johnstone, Rachael. 2017. After Morgentaler: The Politics of Abortion in Canada. Vancouver: UBC Press. 

Lind, Emily R. M. and Angie Deveau, Editors. 2017. Interrogating Pregnancy Loss: Feminist Writings on Abortion, Miscarriage and Stillbirth. Bradford, ON: Demeter Press. 

Ludlow, Jeannie. 2008. “The Things We Cannot Say: Witnessing the Trauma-tization of Abortion in the United States.” WSQ: Women’s Studies Quarterly 36(1/2): 28-41.

Petchesky, Rosalind Pollack. 1987. “Fetal Images: The Power of Visual Culture in the Politics of Abortion,” Feminist Studies 13(2): 263-292.

Sanger, Carol. 2017. About Abortion: Terminating Pregnancy in Twenty-First Century America. Cambridge: Harvard University Press.

Saurette, Paul and Kelly Gordon. 2016. The Changing Voice of the Anti-Abortion Movement: The Rise of "Pro-Woman" Rhetoric in Canada and the United States. Toronto: University of Toronto Press.

Smyth, Lisa. 2016. Abortion and Nation: The Politics of Reproduction in Contemporary Ireland. London: Routledge.

Stabile, Carol A. 1992. “Shooting the Mother: Fetal Photography and the Politics of Disappearance,” Camera Obscura 10(1): 178-205.

Stettner, Shannon, Kristin Burnett, and Travis Hay. 2017. Abortion: History, Politics, and Reproductive Justice after Morgentaler. Vancouver: UBC Press.

Stettner, Shannon. 2016. “Without Apology: An Introduction.” In Without Apology: Writings on Abortion in Canada. Edited by Shannon Stettner. Edmonton: Athabasca University Press.

Thomsen, Carly. 2013. “From Refusing Stigmatization toward Celebration: New Directions for Reproductive Justice Activism,” Feminist Studies39(1): 149-158.

Watson, Katie. 2018. Scarlet A: The Ethics, Law, and Politcs of Ordinary Abortion. Oxford: Oxford University Press. 



About the Editor: Rachel Alpha Johnston Hurst is Associate Professor of Women’s and Gender Studies at St. Francis Xavier University in Antigonish, Nova Scotia. She is author of Surface Imaginations: Cosmetic Surgery, Photography, and Skin (MQUP, 2015), and a co-editor of Skin, Culture, and Psychoanalysis (Palgrave, 2013). Her research is concerned with the relationships between power, embodiment, and (visual) culture, from the perspectives of psychoanalysis and decolonial thought.
Contact Info: 


Rachel Hurst
Contact Email: 

lundi 13 août 2018

Psychiatrie, neurologie, neurosciences cognitives


Psychiatrie, neurologie, neurosciences cognitives



R. Schneckenburger, S. Troubé (dir) 

Cahiers du Centre Georges Canguilhem, PUF


Qu’appelle-t-on aujourd’hui « neurospsychiatrie » ou « neurosciences cliniques » ? Que recouvre encore le vocable de « psychiatrie », redessiné par les mutations profondes de ce que l’on nomme la santé mentale, et par la révolution neuroscientifique qui vise à transformer ses méthodologies de recherche aussi bien que ses champs d’application clinique ? L’essor des neurosciences cognitives a rendu particulièrement mouvantes les frontières de la psychiatrie et la neurologie, exigeant de rouvrir la question de leurs points de dialogue, de chevauchement ou d’incompatibilité.

Les contributions de cet ouvrage adoptent une méthode pluridisciplinaire, au croisement de la philosophie et de l’histoire des sciences, de la neurologie, de la psychiatrie et des sciences sociales. Replaçant l’accent sur la construction historique de la psychiatrie et de la neurologie, elles proposent de contextualiser et de circonscrire les enjeux actuels de leur mutation, en ses diverses implications : épistémologiques – dans les perspectives de recherche qu’elle rend possible, cliniques – dans ses points d’application ou de butée thérapeutiques – et sociétales – dans le changement de regard induit sur la pathologie mentale, entre maladie de l’esprit et maladie du cerveau.


Sommaire 

Préface – L’éternel retour de la neuropsychiatrie ?, par Romain Schnekenburger & Sarah Troubé

Première partie – Rapports de la neurologie et de la psychiatrie : quels problèmes pour quels héritages ?

Dégénérescence et dissolution du système nerveux. Modèle neurologique et catégories psychiatriques à la fin du XIXe siècle, par Claude-Olivier Doron

La distinction entre neurologie et psychiatrie en France entre 1940 et 1968 : le point de vue de quelques neuropsychiatres, par Romain Schneckenburger

Faire entrer le point de vue du patient dans des cases : syndromes de déni et anosognosie dans la neuropsychiatrie américaine d’après-guerre, par Scott Phelps

Créer des « territoires de convergences » : le cas du diencéphale, par Émilie Bovet

Psychiatrie, neurologie et psychanalyse : Freud élève de Theodor Meynert, par Thomas Lepoutre


Seconde partie – Neurologie, psychiatrie, neurosciences : lieux de convergences et specificites disciplinaires


Perspectives neurocognitives sur un objet psychiatrique : le délire psychotique et ses spécificités cliniques, par Sarah Troubé

Du volontaire à l’involontaire ? Expérimentation clinique et la reconfiguration de la continuité du moteur au mental en neurosciences, par Baptiste Moutaud

La perspective du rétablissement : un tournant paradigmatique en santé mentale, par Bernard Pachoud

Postface – Neurologie et psychiatrie : éloge d’une différence, par Bruno Falissard

Soigner à distance, se soigner à domicile

La lettre et la machine. Soigner à distance, se soigner à domicile. XVIIIe – XXIe siècle
 
Journée d'étude
 
Le Mans université, salle 105, Faculté des lettres - Avenue Olivier Messiaen
Le Mans, France (72085)

mardi 04 septembre 2018

La « médecine personnalisée », telle qu’elle est rêvée ou crainte aujourd’hui, ne fait pas l’objet d’un consensus. Qu’elle relève d’une pratique « sur mesure » ou d’une pratique « centrée sur la personne », la médecine personnalisée, par-delà les innovations techniques ou théoriques qu’elle peut mettre en branle, n’intervient pas sur un terrain vierge. Depuis le XVIIIe siècle en effet, la médecine s’est pratiquée à distance, soit par le biais de communications épistolaires, soit par l’introduction au domicile d’outils et de machines propres à réaliser l’autodiagnostic et l’automédication des sujets souffrants. Cette journée d’étude interrogera les enjeux et les modalités du soin à distance et de l’auto-soin à domicile sur la longue durée afin de saisir ce qui fait irruption depuis quelques années dans la télémédecine.
Programme

Accueil à partir de 9H30

10 h 00 : Introduction de la journée : Hervé Guillemain (Le Mans Université, TEMOS)
  • Marie Guais (Université d’Angers) : « La relation thérapeutique à distance : l’exemple de la correspondance d’Etienne-François Geoffroy (1672-1731) »
  • Jonathan Barbier (Université d’Avignon) :« François-Vincent Raspail et la médecine à distance »
  • Izel Demirbas (Université de Lausanne)« Les premières femmes médecins et les manuels de santé populaires : une médecine au sein du «foyer» (Suisse, 1870-1940)».
  • Hervé Guillemain (Le Mans Université, TEMOS)« La voix du thérapeute à domicile. L’usage du disque d’autosuggestion dans les années 1920 ».

12h30 : Pause déjeuner

14 h 00 : Discutant : Yohan TRICHET (Université Rennes 2)
  • Andreas Mayer (EHESS - CNRS) :« De l’analyse épistolaire aux réseaux de correspondances chez les premiers psychanalystes »
  • Florent SERINA (Le Mans Université - TEMOS) :« Expertises psychiatriques et analyses oniriques à distance. Pratiques et enjeux des consultations épistolaires de Carl Gustav Jung »
  • Rémy AMOUROUX (Université de Lausanne) :« Le béhavioriste et la plume. Le rôle des échanges épistolaires dans les premières thérapies de déconditionnement réalisées en France (1960-1970) »
  • Alexandre MATHIEU-FRITZ (UPEM – LATTS) :« Les téléconsultations en santé mentale ou comment établir la relation psychothérapeutiqueà distance »
  • Bernard ASTRUC (Eutelmed, psychiatre, Paris) :« Enjeux et pratiques de la télé-psychiatrie et psychologie transfrontalière : l’expérience d’unréseau international »

16 h 30 - 17 h 00: Discussion générale