jeudi 19 septembre 2019

Médecines et modernité au Vietnam

The Colonial Life of Pharmaceuticals. Medicines and Modernity in Vietnam


Laurence Monnais 


Cambridge University Press
2019





Situated at the crossroads between the history of colonialism, of modern Southeast Asia, and of medical pluralism, this history of medicine and health traces the life of pharmaceuticals in Vietnam under French rule. Laurence Monnais examines the globalization of the pharmaceutical industry, looking at both circulation and consumption, considering access to drugs and the existence of multiple therapeutic options in a colonial context. She argues that colonialism was crucial to the worldwide diffusion of modern medicines and speaks to contemporary concerns regarding over-reliance on pharmaceuticals, drug toxicity, self-medication, and the accessibility of effective medicines. Retracing the steps by which pharmaceuticals were produced and distributed, readers meet the many players in the process, from colonial doctors to private pharmacists, from consumers to various drug traders and healers. Yet this is not primarily a history of medicines as objects of colonial science, but rather a history of medicines as tools of social change.

Conférence annuelle du réseau d'histoire des femmes de l'Ontario

Ontario Women’s History Network/ Le réseau d’histoire des femmes en Ontario 

Annual Conference


October 25-26, 2019
Boardroom, Museum London, 421 Ridout St. N., London, ON

Register online at: https://owhn-rhfo.ca/annual-conference/

OWHN thanks its conference sponsors:
Nancy’s Very Own Foundation; Department of History, Hannah Chair in the History of Medicine, and Department of Women’s Studies and Feminist Research, all of The University of Western Ontario; Museum London; Eldon House



Friday, October 25, 5:00pm-7:00pm

Welcome Reception



Saturday, October 26, 8:30am-5:00pm

8:30am-9:00am
Coffee and welcome


9:00am-10:30am
“Helping Hands: Harriet Dobbs Cartwright and Health Care Institutions in Nineteenth Century Kingston” -Victoria Seta Cosby, Ph.D. Candidate, Department of History, Queen’s University

“The Art of Kitchen Physick: Domestic Medicine and the Colonial Housewife in North America”
-Jennifer Draper, M.A. (History, The University of Western Ontario)

“’Happy, Healthy Womanhood’: Venereal Disease Educational Materials for Women in Canada's Second World War” -Enrico Moretto, Ph.D. Candidate, York University

10:30am-11:00am

Break


11:00am-12:30pm

“Dr. Emily Stowe and a Notorious Nineteenth-Century Canadian Abortion Trial” -Dr. Constance Backhouse, Professor, Faculty of Law, Common Law, University of Ottawa


“It’s Not The Flu…” -Jane Doe, author, educator, activist and litigant in the successful law suit Jane Doe v the Toronto Police

“Commemorating Morgentaler: : A Snapshot of Canada’s Pro-Choice Movement from 1960 to Present” -Jaime Nikolaou, Ph.D. Candidate, Department of Sociology, Women and Gender Studies Institute, University of Toronto


12:30pm-2:15pm
Lunch and Ontario Women’s History Network AGM


2:15pm-3:45pm

“Mothers of Medical Illustration: Professionalization as ‘Women’s Work’” -Drew Danielle Belsky, Ph. D. Candidate, Science & Technology Studies, York University

“Delight or Disgust? Obstetrical Waxworks on Display” -Dr. Marla Dobson, Curator, Museum of Health Care, Kingston

“Highlights of Museum London’s Medical Collections” -Dr. Amber Lloydlangston, Curator of Regional History, Museum London


4:00pm-5:00pm
Tour, Eldon House, “From Cupping to Cocaine: Health and Wellness for the Victorian Woman”

Virtually unchanged since the nineteenth century, Eldon House is London’s oldest residence and contains family heirlooms, furnishings and priceless treasures of the Harris Family. Eldon House is an historic site in downtown London that has been preserved and maintained since 1960 when it was donated to the City of London. It was home to four generations of the Harris family, and is an excellent example of Georgian and Regency architectural styles. Its gardens are considered among the most beautiful in the city.

Open Wednesday through Sunday 12-5pm.


Questions? Please contact:

Amber Lloydlangston at alloydla@museumlondon.ca

mercredi 18 septembre 2019

Lettres au frère Marie-Victorin sur la sexualité humaine

Lettres au frère Marie-Victorin. Correspondance sur la sexualité humaine

Marcelle Gauvreau
 
Présentation par Yves Gingras et Craig Moyes
 
Boréal
Parution : 10 septembre 2019, 280 pages
ISBN-13 : 9782764625927


La publication, en 2018, des Lettres biologiques de Marie-Victorin visait à faire connaître la réflexion de ce grand penseur sur la sexualité humaine. Elle se voulait une contribution à l’histoire de la sexualité au Québec pendant l’entre-deux-guerres de même qu’à l’histoire de la vie religieuse. La réception très positive et même enthousiaste de ces lettres d’une grande qualité intellectuelle, historique, mais également littéraire a aussi contribué à faire découvrir les qualités personnelles de la correspondante et confidente de Marie-Victorin, Marcelle Gauvreau. Le titulaire des droits des lettres sur la physiologie et la psychologie de la sexualité humaine que cette dernière a échangées avec le grand botaniste nous permet aujourd’hui de les rendre publiques. Ce sont donc les réponses aux Lettres biologiques que nous publions ici – et non l’ensemble de leurs échanges épistolaires – en suivant le même protocole d’édition.
Outre son amour profond et imprégné de respect pour celui que Marcelle Gauvreau appelle son « directeur spirituel », amour qu’on pouvait déjà déceler dans les lettres du botaniste, on découvre dans ces Lettres au frère Marie-Victorin une femme enjouée, profondément religieuse, à l’esprit très rationnel, qui apprend à découvrir son corps et à décrire précisément ses expériences sexuelles. Ces lettres nous renseignent, entre autres, sur le niveau de connaissance de la physiologie humaine chez les jeunes filles, en particulier au moment des premières menstruations, ainsi que sur les relations maritales, grâce aux enquêtes que mène Marcelle Gauvreau auprès de ses amies mariées.
Cette correspondance révèle une relation tout à fait exceptionnelle et même unique entre deux personnes dont le statut social interdit non seulement tout rapport physique, mais également l’expression publique des sentiments qu’ils éprouvent l’un pour l’autre, à une époque où la sexualité est un sujet tabou. À ce tabou s’ajoute la méfiance, sinon la réprobation, suscitée par cette relation eu égard aux conventions sociales et religieuses d’alors. Ces longues lettres biologiques présentent un regard à la fois studieux et sensible sur les relations humaines que le lecteur découvrira avec étonnement.

L’objet « pesticides »

L’objet « pesticides » en sciences humaines et sociales. Quels savoirs pour quelle transition écologique?

Appel à communications

Journée d’étude
6 février 2020

Centre Norbert Elias
La Vieille Charité
Marseille 13002.

Depuis la fin de la seconde Guerre mondiale, les pesticides sont devenus la pierre angulaire d’un modèle agricole basé sur l’utilisation croissante d’intrants issus de la chimie. Longtemps considérées comme une avancée révolutionnaire pour protéger les cultures, améliorer les rendements agricoles et répondre aux besoins alimentaires d’une population mondiale grandissante, ces substances se sont progressivement diffusées aux quatre coins du monde. Cependant, avec les alertes de plus en plus fréquentes concernant leurs effets incontrôlés (épuisement des sols, perte de la biodiversité, résistances aux molécules nécessitant des achats croissants de pesticides, affaiblissement de la santé humaine, animale et environnementale), l’usage de ces substances et leur pertinence sont corrélativement remis en question. Les modes de production agricole et de consommation alimentaire sont dès lors réinterrogés par les acteurs sociaux, économiques et/ou politiques, dans des formes et à des degrés variables. Dans les récits de ce début du 21 e siècle, la question des « alternatives » est posée pour penser un modèle plus durable, moins polluant et moins anthropocénique, c’est-à-dire moins centré sur l’homme et plus respectueux de l’environnement.

La notion de « transition écologique » qui sous-entend un impératif de changement, attire le regard des chercheurs en sciences sociales qui s’intéressent sur le long terme aux relations des humains avec leur environnement. Nous envisageons cette notion dans une acception large, comme le renouvellement de pratiques et de principes plus respectueux du monde vivant. Les démarches servant ce dessein existent depuis fort longtemps à travers les sociétés, dans des formes buissonnières, plus ou moins visibles et plus ou moins politisées. Dans les démocraties occidentales productrices du modèle agricole en question, le concept est entré dans le vocabulaire commun. Il est utilisé par l’ensemble des formations politiques. Les instances gouvernementales en font parfois leur priorité. Il fait l’objet de nouvelles législations. La société civile et les citoyens s’en saisissent également. A l’échelle macro-politique, la transition écologique se décompose en plusieurs volets interdépendants : transition agro-alimentaire, transition industrielle, transition énergétique et préservation de la biodiversité. Concrètement, dans les micro-espaces d’intervention des individus, ancrés ou non dans les instances politiques et/ou associatives, cette notion revêt des significations, des interprétations et des pratiques qui restent à explorer.

Au cours de cette journée d’étude nous souhaitons mettre en discussion des recherches en sciences humaines et sociales qui étudient la « transition écologique » à partir de la question des pesticides. Il s’agira de mettre en lumière, tant dans les Nords que dans les Suds, la manière dont émergent, s’expriment et se construisent les initiatives de transformations et/ou leurs entraves. Dans le secteur agricole, le recours à l’agrochimie fait généralement autorité mais des alternatives juridiques, règlementaires, et des pratiques plus ou moins affichées se mettent en place ici et là.

Nous tenterons d’avancer ensemble sur les questions suivantes : peut-on réellement parler de transition écologique en matière de pesticides ou est-on encore dans un système d’utilisation systémique dont il reste difficile d’échapper ? Comment les travaux en SHS permettent-ils de dépasser cette dualité et de proposer des lectures fines et nuancées de changements de pratiques plus ou moins rendues visibles ? Inversement, comment l’analyse des usages des pesticides et de leurs contraintes permet-elle de questionner la notion de « transition écologique » ? Pourquoi cette notion se diffuse-t-elle en place et lieu de celle de changement ? De quelles transformations idéologiques, politiques et scientifiques, ce glissement conceptuel témoigne-t-il ?

Les approches interdisciplinaires, croisant sciences sociales et sciences expérimentales, sciences sociales et approches écoféministes, sciences sociales et sciences appliquées attireront également notre attention. L’appel est ouvert aux doctorant-e-s, jeunes chercheur-e-s et chercheur-e-s confirmé-e-s. Les contributions pourront restituer des résultats d’enquêtes, des pistes de réflexion sur des enquêtes en cours de réalisation, ou encore des travaux à un stade programmatique.

Les modalités de soumission des propositions sont les suivantes : 

Chaque intervention durera 30 minutes. Les propositions de communication seront envoyées sous la forme d’un résumé d’environ 400 mots accompagné d’une présentation de(s) (l’) auteur(e)(s) (statuts, institution de rattachement, thèmes de recherche, adresse électronique) aux membres du comité d’organisation : Carole Barthélémy (carole.barthelemy@univ-amu.fr), Eve Bureau-Point (eve.bureau-point@univ-amu.fr) et Dorothée Dussy (ddussy@ehess.fr).

Date limite de réception des propositions : 15 octobre 2019

Notification de décision : 30 octobre 2019

Publication : Une publication est prévue.

mardi 17 septembre 2019

Sexualité, savoirs et pouvoirs

Sexualité, savoirs et pouvoirs

Gabriel Girard, Isabelle Perreault, Nicolas Sallée (dir.)
 

Presses de l'Université de Montréal
Collection « UniverSanté »
224 pages • septembre 2019



En inscrivant l'étude des savoirs dans celle, plus générale, des institutions qui les produisent et les diffusent, ce livre se penche sur la façon dont la sexualité est « mise en discours ». Ces institutions sont universitaires, quand les savoirs ont la prétention d'être scientifiques ; elles sont pédagogiques, quand elles forment les jeunes à atteindre la maturité sexuelle ; elles sont médicales, quand elles visent à guérir ou à prévenir les maladies ; elles sont enfin judiciaires, quand elles régulent les comportements, punissent les délinquants ou assurent la protection des individus.

Illustrant la complexité des rapports entre société et sexualité, ainsi que la vitalité de la pensée critique contemporaine dans ce domaine, inspirée notamment par le travail de Michel Foucault, les auteurs appréhendent la sexualité comme un enjeu de savoir et donc, de pouvoir. Ce faisant, ils mettent en lumière son caractère insaisissable en tant que champ d'expérience échappant à toute réduction à une nature ou à une essence qu'il s'agirait de révéler. Les chercheurs et les étudiants en sociologie, en criminologie, ainsi que ceux provenant de la santé publique, trouveront ici matière à réflexion, en plus de tous ceux interpellés par le sujet.


Gabriel Girard est agent de planification et de recherche à la Direction de santé publique de Montréal, professeur-adjoint de clinique à l'École de santé publique de l'Université de Montréal (ESPUM) et membre du Centre de recherche de Montréal sur les inégalités sociales, les discriminations et les pratiques alternatives de citoyenneté (CREMIS).

Isabelle Perreault est professeure agrégée au Département de criminologie de l'Université d'Ottawa et titulaire de l'axe de recherche Enjeux biopolitiques et groupes minorisés du Centre interdisciplinaire de recherche sur la citoyenneté et les minorités (CIRCEM).

Nicolas Sallée est professeur agrégé au Département de sociologie de l'Université de Montréal et directeur scientifique du CREMIS.

Le bien et le mal en pharmacie

Beyond the Medicines/Drugs Dichotomy: Historical Perspectives on Good and Evil in Pharmacy 

Call for papers


University of Johannesburg
5-7 December 2019

The dichotomy between pharmacologically-active substances considered legitimate (and therefore worthy of regulation as medicines, and also provided as public goods) and those considered problematic (and therefore deserving of moral and legal opprobrium, prohibition and sanction) has informed global regulatory regimes for decades. (Andy Gray, 2017)

Drug policies and ways of thinking and talking about substances and treatment approaches are changing fast, both at national and international levels. These changes reflect a growing acknowledgement of core contradictions within the legislative regimes Gray described above, crafted respectively for ‘drugs’ and ‘medicines’ from the nineteenth-century onwards. Subversions of this dichotomy have lately become more apparent in the public eye – for example, in widespread addiction to opioid painkillers; in the repurposing of pharmaceuticals for pleasure, sedation or sociability; in the scientific legitimation of previously restricted drug alkaloids for medical application. Increasing criticism of ‘war-on-drugs’ style governance, the liberalisation of cannabis laws, and the advocacy of harm reduction approaches to drug treatment are among the indications of shifting views even within governments themselves.

The organizers of this event argue that precise historical understandings of how this dichotomy has worked in practice, in multiple and very different contexts, are necessary in order to map possible alternatives and futures. To clearly identify who established and maintained classificatory boundaries, what interests lay behind their actions, how they have been challenged, and why it is only now that faith in them seems to be waning are important tasks for historians of health, medicines and modernities, and those working in related fields and disciplines.

This event at the University of Johannesburg aims to draw together those addressing the questions below in their research. We invite submissions from postgraduates, together with emerging and established scholars, and are keen to include studies from around the world, as well as those that look at international or transnational contexts.

Guiding questions:
  • What knowledge was generated to justify distinctions between medicines/drugs? By whom? How were decisions made about what evidence could be considered authoritative?
  • Which groups and/or disciplines were involved in establishing or challenging the emergence of this dichotomy and what determined their success or failure?
  • How have histories of various substances been created and deployed in justifying or disputing this dichotomy?
  • What values have driven pharmaceutical technologies and their regulation? How have ideas about 'good' and 'evil' framed scientific and political discussions?
  • How long has a shift towards a neuro-chemical society been happening and with what effects? Has it necessarily been a dehumanising process?
  • Have chronologies of commodification, lawmaking and enforcement followed similar routes in different countries or contexts?
  • How do historians recover neuro-chemical biographies, and what do these reveal about individual or collective experiences of the medicines/drugs dichotomy in practice?

The event is funded by the Wellcome Trust and is jointly organised by the Department of History at the University of Johannesburg and The Centre for the Social History of Health and Healthcare (CSHHH) Glasgow through the 'Changing Minds: Psychoactive Substances in African and Asian History' project.

The event will take place from 5 to 7 December 2019 at the University of Johannesburg.

Call for Papers
Please submit a title, an abstract of no more than 200 words which addresses some of the above questions, along with a narrative biography of 200 words, to Caroline Marley (caroline.marley@strath.ac.uk) and Thembisa Waetjen (twaetjen@uj.ac.za) by 20 September 2019.

Applicants will be informed of the committee’s decision by 4 October 2019.

Funding
This event is made possible by the generous support of the Wellcome Trust. Some funding for travel and accommodation is available, and will be prioritised for graduate students, post-doctoral fellows and early career researchers, particularly where they are located at institutions in the Global South.

lundi 16 septembre 2019

La grande peste castillanne de 1596

Life in a Time of Pestilence. The Great Castilian Plague of 1596–1601

Ruth MacKay

Cambridge University Press
September 2019
format: Hardback
isbn: 9781108498203

From the Middle Ages onwards, deadly epidemics swept through portions of Spain repeatedly, but the Castilian Plague at the end of the sixteenth century was especially terrible. In late 1596, a ship carrying the plague docked in Santander, and over the next five years the disease killed some 500,000 people in Castile, around 10 percent of the population. Plague is traditionally understood to have triggered chaos and madness. By contrast, Ruth Mackay focuses on the sites of everyday life, exploring how beliefs, practices, laws, and relationships endured even under the onslaught of disease. She takes an original and holistic approach to understanding the impact of plague, and explores how the epidemic was understood and managed by everyday people. Offering a fresh perspective on the social, political, and economic history of Spain, this original and engaging book demonstrates how, even in the midst of chaos, life carried on.

La santé publique dans l'architecture moderne

Public Health in the Early Modern City: Salutogenesis through Architecture

Call for Papers


10-13 June 2020 - Edinburgh, Scotland

Submission deadline: 20 September 2019


In 1979, medical sociologist Aaron Antonovsky coined the term "salutogenesis” to refer to factors that promote physical and mental health and, in so doing, offered a new lens to consider the study of health beyond the mere consideration of death and disease (pathogenesis). Though rarely remarked upon in such terms in architectural history, in fact the practices of architecture, city planning, and landscape design have been employed over time and across diverse geographies toward salutogenic, or health-enhancing, purposes. For example, essential resources like water have been manipulated and distributed through infrastructure across and beyond urban areas to sustain basic health, and gardens, hospitals, and other therapeutic spaces have arisen within cities to aid healing and health-promoting practices.

Following the 16th century, architecture and urbanism went through significant changes during what is known today as the Early Modern era. This era witnessed major reforms in political, economic, and cultural institutions across the world from Europe to East Asia. Contemporaneous with these shifts, city planning and design were leveraged to improve public health in cities through a host of new public resources and construction projects, including urban infrastructure (e.g., bathhouses, irrigation system, roads), medical facilities, therapeutic landscapes, and places for gathering and entertainment. These ideas illustrate Gesler’s (2003) four categories of healthy environments—built, symbolic, natural, and social—and convey how architectural history owes some debt to public health. Further, these urban interventions were justified by theories of health, healing, and benevolent medical practice. Thus, alongside novel built forms and ideas about the architectural qualities and resources essential to healing and health, a new constellation of legitimizing discourses emerged among those in power. Public health, then, offers a critical lens through which to view the function, use, and social significance of institutions and spatial practices within early modern cities—and of architecture itself.

This session seeks to situate the development of early modern cities within these broader trends by exploring the profound and complex ways that architecture and landscape design were conceived of and employed as instruments of health promotion in the development of urban infrastructure, institutions, and spaces in Western and Eastern societies in the 16th – 18th centuries. Submitted papers could explain how notions of public health or medical practice at a given moment in time influenced the design of either regular or explicitly therapeutic buildings and spaces in a urban context; how scientific and cultural contexts of health and cross-cultural exchanges impacted the design of healthy cities; how the integration of landscapes and other salutogenic urban projects were inspired or justified by visions for a healthy and productive society; and the role of non-architects in the design of health-promoting places. Authors may focus on a single structure, a specialized typology, interventions in a particular city or region, or any other topic relevant to the architectural implications of public health. Especially welcome are submissions that deploy new methodological, interdisciplinary, and/or comparative approaches to the analysis of salutogenic spaces.

Please submit your abstracts to the panel organizers: Dr. Mohammad Gharipour, Morgan State University (mohammad@gatech.edu) and Dr. Caitlin DeClercq, Columbia University (cd3100@columbia.edu). The deadline is 20 September 2019, and proposals should be submitted to the Session Chairs, whose details may be found above. All proposals should include the following information: A proposal, in English, of no more than 300 words; The title of the paper, or discussion position; Your name; Your professional affiliation; A short curriculum vitae (maximum of two pages); A mailing address, email address and telephone number. For more details on submissions, please refer to the EAHN website.