lundi 1 juillet 2019

Repos estival


Le blogue entre dans sa période de repos estival.
Il sera de retour le 5 août. 

Bon été et bonnes vacances à ceux et celles qui en prennent !

dimanche 30 juin 2019

Le handicap dans la Guerre de Sécession

Bodies in Blue: Disability in the Civil War North 

Sarah Handley-Cousins


Series: UnCivil Wars Ser.
Hardcover: 208 pages
Publisher: University of Georgia Press (July 1, 2019)
Language: English
ISBN-13: 978-0820355184

In the popular imagination, Civil War disability is virtually synonymous with amputation. But war affects the body in countless ways, many of them understudied by historians. In Bodies in Blue, Sarah Handley-Cousins expands and complicates our understanding of wartime disability by examining a variety of bodies and ailments, ranging from the temporary to the chronic, from disease to injury, and encompassing both physical and mental conditions. She studies the cases of well-known individuals, such as Union general Joshua Lawrence Chamberlain, alongside many cases drawn from the ranks to provide a more comprehensive view of how soldiers, civilians, and institutions grappled with war-related disability in the Civil War–era North.

During the Civil War and long after, the bodies of Union soldiers and veterans were sites of powerful cultural beliefs about duty and sacrifice. However, the realities of living with a disability were ever at odds with the expectations of manhood. As a consequence, men who failed to perform the role of wounded warrior properly could be scrutinized for failing to live up to standards of martial masculinity. Under the gaze of surgeons, officers, bureaucrats, and civilians, disabled soldiers made difficult negotiations in their attempts to accommodate impaired bodies and please observers. Some managed this process with ease; others struggled and suffered. Embracing and exploring this apparent contradiction, Bodies in Blue pushes Civil War history in a new direction.

Fécondité et accouchement au Cameroun

Fécondité et accouchement au Cameroun et en Afrique d’hier à demain. Perceptions, pratiques et mutations

Appel à résumés

Donner la vie ! C’est un acte multimillénaire qui entretient la perpétuation des Êtres sur la terre. La fécondité humaine est donc au cœur de la présence continue de l’Homme dans le cycle de la vie. La fécondité, élément qui rend possible la grossesse, entraine à son tour l’accouchement. Malgré que l’accouchement soit un acte naturel, il n’en demeure pas moins qu’à travers le temps et l’espace, les Hommes aient développé des rites, des savoirs, des connaissances s’élevant au stade de science pour comprendre les mécanismes, les contraintes et les exigences de la conception et de la mise au monde de l’Enfant.

De la fécondité à l’accouchement, la femme occupe la place centrale : elle est la mère, la protectrice et la garante de la vie. Ce statut honorable n’a pourtant pas empêché la femme d’être accusée, honnie, vomie par sa famille, sa communauté lorsqu’elle « n’accouchait » pas, lorsqu’elle n’accouchait que de filles ou lorsque l’enfant naissait avec des anomalies et même quand le fœtus sortait avant terme. Portée en triomphe pour le « bon enfant », pour l’enfant masculin, la femme est aussi jugée responsable du« mauvais enfant » et parfois chassée pour n’avoir pas mis au monde un garçon. Ce tableau qu’on peut agrandir et peindre à sa guise, est le quotidien de bien de femmes camerounaises en particulier et africaines en général d’hier comme d’aujourd’hui.

Donner la vie ! C’est aussi assurer la perpétuation de l’espèce humaine. Mais à quel prix ! Un tour dans les hôpitaux d’Afrique laisse souvent observer des scènes incroyables où les femmes enceintes sont insultées, humiliées par d’autres femmes. Les infirmières sages-femmes étant le plus souvent montrées du doigt pour leur traitement indigne des femmes. D’où, le désir des femmes de se faire accoucher par des Hommes ! Ce qui, dans l’histoire de l’Afrique, pose de sérieuses questions sur le renversement des mentalités.

Donner la vie ! C’est aussi, aujourd’hui, plus qu’hier, une question d’argent. Accoucher a un coût si bien que nombre de femmes de nos villes et campagnes accouchent souvent dans des conditions de fortune, propre à une autre époque. Devant le père de l’enfant qui a fui ses responsabilités, c’est encore la femme qui va subir l’humiliation de sa famille, de ses amis, de la société. Et devant la peur d’affronter seule le dur défi d’élever un enfant dans un monde ou tout ou presque dépend de l’argent, certaines commettent l’irréparable en jetant dans les « poubelles », l’enfant porté pendant neuf mois. Ici se posent alors les problèmes de l’état psychologiques et de stress de la femme enceinte face à l’idée de l’enfant dont aura seule la responsabilité.

Avec les progrès de la science, les questions de fécondité, de grossesse et d’accouchement ont évolué. De la stérilité décrétée et consacrée de la femme, on a découvert et prouvé celle de l’homme. Cette situation a conduit certains couples nantis, à procéder à des inséminations artificielles ou à des donneurs anonymes de spermes. Désormais, une femme peut accoucher son enfant sans être féconde et le mari stérile, financer et assumer la paternité, parfois sous le mépris de l’entourage qui crie à la perte des valeurs traditionnelles.

Les propositions de communication pourraient donc s’articuler autour des axes suivants :
Axe 1 :Fécondité, grossesse et accouchement dans l’ancienne Afrique des origines à la colonisation

Berceau de l’humanité, l’histoire de l’Afrique est aussi naturellement l’histoire de l’accouchement. Aussi, il serait intéressant de voir comment, avant l’avènement des sciences et technologies actuelles, les problèmes de fécondité, de grossesse et d’accouchement étaient perçus, suivis et résolus. Les matrones et leurs savoirs, le rôle des hommes, la contraception, la gestion des cas critiques comme les enfants nés avant terme, l’éthique de l’accouchement, les soins accordés à la femme, etc. peuvent être développés dans cet axe. On pourra aussi y réfléchir sur la place de la femme et de l’enfant dans les sociétés camerounaises et africaines afin de mieux comprendre les problèmes que posent fécondité et accouchement aujourd’hui dans nos sociétés.
Axe 2 : L’avènement de l’hôpital et les mutations du suivi de la grossesse et des techniques d’accouchement

L’avènement de l’hôpital a apporté de profondes mutations dans le suivi de la grossesse et de la pratique de l’accouchement. Désormais, la femme est suivie par un professionnel qu’elle ne connait pas et parfois dans un langage qu’elle ignore. La maternité devient aussi un lieu de rencontre, de brassage culturel, d’échange d’expériences, etc. S’interroger sur le suivi de la grossesse et ses enjeux, la gestion des cas difficiles, la technicité ou le manque de technicité du personnel hospitalier sont autant de pistes de réflexions à creuser et qui permettront de saisir les méandres de l’effort de médicalisation de l’accouchement dans l’Afrique moderne.
Axes 3:Le coût économique de la grossesse à l’accouchement

Le capitalisme à outrance dans lequel se trouve le continent noire aujourd’hui a modifié la dimension économique du suivi de la grossesse et de l’accouchement. Ainsi, la période qui suit les premières consultations prénatales est souvent source de tensions dans les couples indigents qui cependant sont les plus nombreux en Afrique. Ce qui explique sans doute le nombre encore important d’accouchement hors de l’hôpital, dans des conditions sanitaires douteuses. Les divers frais exigibles, le trousseau, le coût des accouchements compliqués, les césariennes sont autant de pistes de recherche qui peuvent être explorées. La prise en charge de la grossesse reste par conséquent un problème sérieux de santé publique. Il en est de même des cas d’accouchement des triplés et plus qui amènent les parents à solliciter les bonnes volontés ou les premières dames pour la prise en charge.
Axe 4 : Les traitements de la femme qui accouche :la problématique des sages-femmes et des infirmiers accoucheurs

La femme enceinte qui est reçue à l’hôpital pour accoucher est une femme fragile, fatiguée, nerveuse et en général, à la tension élevée. Sa prise en charge par le personnel spécialisé doit donc se faire en conséquence. Or, les récits des femmes qui sortent de l’accouchement laissent souvent pantois ! Il n’est donc pas rare d’entendre des femmes dire combien elles ont été insultées, dégradées et mises en difficulté par le personnel de l’hôpital. A la grande surprise de l’observateur, c’est le personnel féminin qui est le plus souvent montré du doigt. C’est alors que les femmes disent aimer se faire accoucher par des hommes ! Comment comprendre une telle situation ? Cette section explorera tous les rapports possibles entre les femmes enceintes en position d’accouchement et le personnel médical accoucheur. Le but sera alors de questionner la formation éthique des infirmières/infirmiers sages-femmes, de questionner les sources d’un tel rapport difficile entre femme enceinte et sages-femmes et aussi de proposer des pistes de solutions sur l’amélioration de ces rapports. La dimension religieuse pourrait aussi montrer, comme c’est souvent le cas en islam, le rejet des hommes sages-femmes.
Axe 5 : Grossesses, pauvreté, abandon et résilience de la femme enceinte

La pauvreté accentue les problèmes de la femme enceinte de la grossesse à l’accouchement. Parfois, elle est abandonnée toute seule à supporter la grossesse lorsque le conjoint fuit ses responsabilités, elle est moquée par ses consœurs pour s’être faite engrosser sans garanti. Désormais, plane sur elle le spectre de l’enfant bâtard, et qui plus tard, verra la case du nom du père vide sur l’acte de naissance tandis que sur la carte d’identité, sera marqué devant le nom du père, père non déterminé (PND) ! La femme doit donc gérer dans son psychique tous ces traumatismes. Les familles ont souvent trouvé la parade en inscrivant, chose incroyable, sur l’acte de naissance, le nom du grand-père maternel l’enfant ! Ainsi, le père devient père de la fille, père de son petit-fils et grand père au même moment ! La femme enceinte africaine en général ne doit son salut qu’à sa grande capacité de résilience. Les contributions attendues ici devront donc explorer tout cet environnement psychique et les implications sur la femme, l’enfant, et la société.
Axe 6 : Fécondation in vitro et problématique des « enfants de laboratoire » en Afrique

En Afrique, ne pas avoir d’enfants pour une femme et pour un couple est une source de frustration incomparable. Pourtant, l’évolution de la science est venue apporter des solutions de fécondité aux couples infertiles. On procède donc déjà dans des pays comme le Cameroun à des inséminations artificielles qui donnent des « enfants de laboratoire » qui génétiquement peuvent souvent être plus l’enfant de la mère que celui du père ! Mais, le plus important, c’est l’enfant au-delà de toute considération traditionnelle. Cependant, cette fécondation ou alors l’enfant qui en sort a un coût très prohibitif pour l’essentiel des Camerounais. Au-delà des perceptions socioculturelles « enfants de laboratoire », « enfants de riches », il serait aussi intéressant de voir comment la science évolue en Afrique pour rendre service à la vie, à la famille ! C’est aussi l’occasion de poser le problème des mécènes et dans le financement de la recherche pour le bien être de la famille, d’interroger l’appropriation des hautes techniques médicales de pointe en matière de fécondation, d’endoscopie et de reproduction humaine par les Camerounais et les Africains afin que l’occident ne soit plus la seule issue pour la résolution des problèmes de ce genre. La dimension religieuse peut aussi être abordée pour voir comment le religieux appréhende et influence l’idée de cette pratique.
Axe 7 : VIH-SIDA, grossesse et accouchement

Le VIH-SIDA reste sans doute la maladie qui effraie le plus les Africains. La preuve est que les campagnes de dépistage n’attirent pas toujours un grand enthousiasme auprès des populations. Pourtant, une fois de plus, la femme enceinte qui accouche à l’hôpital ne peut aujourd’hui échapper au dépistage. Le résultat de ce dépistage, lorsqu’il est positif offre une chance à la protection de l’enfant et de la mère. Mais ici encore, outre les progrès de la science qui font que la maladie soit de moins en moins meurtrière, il reste que le regard social, la peur d’être stigmatisée poussent certaines femmes à avoir peur de l’hôpital. Cette section voudra donc étudier les rapports VIH-SIDA grossesse et accouchement tant sur un plan sociologique, psychologique que médical. L’objectif étant de pousser la femme enceinte en particulier et l’opinion en général à dé-stigmatiser les femmes infectées et à œuvrer pour la protection de l’enfant.
Axe 8 : Donner la vie en restant en vie ou le drame des femmes qui meurent en couche

D’après les statistiques de l’UNFPA, l’Afrique est le continent qui connait le plus de décès des femmes en couche. Soit une moyenne de 1/12 contre 1/4000 en Occident. Cette statistique qui est forcément indicative pour l’Afrique, tant, nombreuses sont encore les femmes qui accouchent hors de l’hôpital, renseigne sur la gravité du problème. Il sera donc judicieux d’étudier ce phénomène en ressortant les principales causes des décès de la femme enceinte ou du fœtus in utero. Ensuite, la gestion de ces types de décès sur le plan des rites et des traditions.

Enfin, la fécondité et l’accouchement posent des problèmes de politiques démographiques en Afrique. Pendant que l’Occident incrimine l’Africain de faire trop d’enfants, et par conséquent créer de la pauvreté, les Africains, par rapport à leur conception de l’enfant (richesse) et par rapport à leur ressource naturelle, pensent qu’il faut encourager les naissances. D’où l’imbroglio entre les gouvernements africains et les pays bailleurs de fonds. Quels sont alors les enjeux des politiques démographiques en Afrique aujourd’hui ? Pourquoi les partenaires internationaux financent-ils les méthodes contraceptives en Afrique ? Quel est le prix réel de la prise en charge « gratuite » de l’accouchement à travers les projets et programmes internationaux ? L’analyse interrogera les contrastes intérieurs et extérieurs dans les politiques de natalité ou de dénatalité en Afrique et au Cameroun.
Coordinateurs
Ferdinand Paul Enoka, Ph.D Université de Maroua-Cameroun École Normale Supérieure
Rodrigue de Paul Kepgang, Ph.D Université de Maroua-Cameroun École Normale Supérieure
Propositions de résumés

Elles doivent être écrites en français ou en anglais et limitées à 500 mots avec cinq mots clés, et envoyées simultanément aux adresses enokapaul@yahoo.fr et kep_son2003@yahoo.fr.

Quelques dates importantes
Date de publication de l’appel : 10 juin 2019;

Date limite de recevabilité des résumés : 10 juillet 2019;
Notification aux auteurs dont les résumés seront retenus : 10 août 2019;
Envoi du texte complet : 20 décembre 2019 ;
Retour aux auteurs pour corrections éventuelles : 31 mars 2020;
Date probable de publication de l’ouvrage : décembre 2020.
Consignes

NB : Les auteurs devront indiquer dans quel(s) axe(s) s’inscri(ven)t leur(s) proposition(s).

Protocole de rédaction des articles

1- Citations. Lorsqu’une citation a plus de quatre lignes, la mettre en retrait (1cm à gauche 0,5cm à droite) et en italique sans guillemets, suivie de l’appel de la référence.

2-Appel des références. Méthode APA (American Psychological Association), i.e (Auteur, année : page) comme suit : (Abwa, 2010 : 62)

3- Liste des références bibliographiques. Dresser la liste des œuvres citées et des publications utilisées pour la réflexion ; les classer selon l’ordre alphabétique des auteurs. Présenter les références selon les modèles suivants :

Pour les ouvrages, les présenter comme suit :Nom du ou des auteurs suivi de l’initial du prénom, (année de publication), titre de l’ouvrage en italique, ville d’édition, maison d’édition.

Exemple : Coussy J. et vallin J.(1996), Crise et population en Afrique. Crises économiques, politiques d’ajustement etdynamiques démographiques, Paris, Ceped.

Pour les articles publiés dans des ouvrages collectifs, les présenter comme suit : Nom du ou des auteurs suivi de l’initial du prénom, (année de publication), titre de l’article entre guillemets,in Nom du ou des auteurs suivi de l’initial du prénom, titre de l’ouvrage en italique, ville d’édition, maison d’édition, pages de l’article.

Exemple: Casterline J. B. (1994), « Fertility decline in Asia », inLocoh T. etHertich V. (éds),The onset of fertility transition in Sub-saharan Africa, Liège, Ordina editions, pp. 69-86.

Pour les articles publiés dans des revues, les présenter comme suit :Nom du ou des auteurs suivi de l’initial du prénom, (année de publication), titre de l’article entre guillemets, in titre de la revue, numéro de la revue, pages de l’article.

Exemple : Locoh T. (1991), « La coopération internationale en population en Afrique subsaharienne », inLes cahiers du CIDEP, n° 11, pp. 51-65.

Pour un article paru dans une revue en ligne, les règles sont les mêmes. Toutefois, il faut préciser obligatoirement l’adresse URL à laquelle le document est accessible ainsi que de la date de consultation.

Exemple : Flipo, F. (2012). « Pour des droits de la nature », in Mouvements, n°70, pp. 122-139. [En ligne], URL : http://www.cairn.info/publications-de-Flipo-Fabrice--4637.htm (page consultée le 22 mai 2014).

Pour les sources orales, les présenter comme suit :Nom et prénom de l’informateur, âge, profession et/ou statut social, date et lieu de l’entretien.

Exemple : Sauna Paulin, 58 ans, médecin gynécologue, entretien à Bafia le 26 juin 2018.

4- Longueur de l’article. Quinze pages au plus à interligne simple, police 12, caractère Times New Roman.
Comité scientifique
Pr Albert Pascal Temgoua, Université de Yaoundé I, Cameroun ;
Pr Daniel Abwa, Université de Yaoundé I, Cameroun ;
Pr Saïbou Issa, Université de Maroua, Cameroun ;
Pr Paul Njochi Nkwi, Université de Yaoundé I, Cameroun ;
Pr Claude Elie Ndam Njitoyap, Université de Yaoundé I, Cameroun ;
Pr Jean Marie Kasia, CHRACERH, Université de Yaoundé I, Cameroun ;
Pr Bienvenue-Dénis Nizésété, Université de Ngaoundéré, Cameroun ;
Pr Mark Bolak Funteh, Université de Bamenda, Cameroun,
Pr Rogatien M. Tossou, Université d’Abomey-Calavi, Benin ;
Pr Patrice Pahimi, Université de Maroua, Cameroun ;
Pr Jean Gormo, Université de Maroua, Cameroun,
Pr Claude Abé, UCAC-Université de Douala, Cameroun ;
Pr Célestine Colette Fouelefack Kana, Epse Dongmo, Université de Dschang, Cameroun
Pr Alexis Tagué, Université de Yaoundé I, Cameroun ;
Pr Nathali Liba’a Koussoumna, Université de Maroua, Cameroun ;
Pr Nixon Tahkor, Université de Bamenda, Cameroun,
Pr Francois Wassouni, Université de Maroua, Cameroun ;
Pr Bernard Gonné, Université de Maroua, Cameroun
Comité de Lecture
Dr Zacharie Saha, Université de Dschang, Cameroun ;
Dr Damian Akara Tatazo, Université de Maroua, Cameroun ;
Dr Adam Mahamat, Université de Maroua, Cameroun ;
Dr Bana Barka, Université de Maroua, Cameroun ;
Dr Chamberlain Nenkam, Université de Yaoundé I, Cameroun ;
Dr Paul Basile Eloundou, Université de Maroua, Cameroun.
Bibliographie indicative

Bourdier F., (2006),« Sexualité et procréation face au Sida », in Desgrees du Lou et Ferry B. (éds), Sexualité et procréation confrontées au Sida dans les pays du Sud, Paris, CEPED-IRD.

Desgrées du Loû, A., (2005), « Le couple face au VIH/sida en Afrique sub-saharienne. Information du partenaire, sexualité et procréation », inPopulation 2005/3 (Vol. 60), pp. 221-242.

Drissia S. et Darissa B., (2007), L’accompagnement à la naissance. Aperçu des bénéfices et des coûts, groupe de recherche interdisciplinaire en santé (GRIS). Secteur santé publique, faculté de médecine, Université de Montréal.

Fiadjoe M.K., Kdjenou V., Kolani J.C., Egah K.K.,Infertilité tubaire en Afrique(Lomé, Togo),infile:///C:/Users/USER/AppData/Local/Temp/Infertilite_tubaire_en_Afrique.pdf consulté le 02 septembre 2018.

Sandjon G., « Techniques de l’assistance médicale à la procréation »,https://www.gfmer.ch/Medical_education_En/Cameroon/Pdf/AMP.pdf, consulté le 20 mars 2018

Sauvegrain P., (2013), « Les parturientes « africaines » en France et lacésarienne : Analyses sociologiques d’un conflit dequatre décennies avec les équipes hospitalières »,inAnthropologie et Sociétés, vol. 37, no 3, pp.119-137.

Soubeiga D., (2012),« Facteurs organisationnels associés à l’éducation prénatale et impact sur l’accouchement assisté dans deux contextes à risques maternels et néonatals élevés au Burkina Faso », Département de médecine sociale et préventive, Faculté de médecine, Thèse présentée à la Faculté des études supérieures en vue de l’obtention du grade de PhilosophiaeDoctor (Ph.D) en santé publique option Épidémiologie, Université de Montréal.

UNFPA, 2004, Mise à jour 2004 sur la mortalité maternelle, « accoucher dans de bonnes mains », UNFPA. Consulté le 20 mars 2018 à 20h.

Vadeboncoeur H., 2005, « L’humanisation des pratiques entourant l’accouchement est-elle limitée ? », in Le Médecin du Québec, volume 40, numéro 7.

Weber N., 2009, « Médicalisation de la naissance : la parole aux accouchées », mémoire de fin de formation à l’école des sages-femmes de Metz, Université Henry Point Carré, Nancy I.

samedi 29 juin 2019

Une histoire de la migraine

Migraine. A History


Katherine Foxhall


Johns Hopkins University Press
Paperback
288 pages
ISBN: 9781421429489
June 2019


For centuries, people have talked of a powerful bodily disorder called migraine, which currently affects about a billion people around the world. Yet until now, the rich history of this condition has barely been told.

In Migraine, award-winning historian Katherine Foxhall reveals the ideas and methods that ordinary people and medical professionals have used to describe, explain, and treat migraine since the Middle Ages. Touching on classical theories of humoral disturbance and medieval bloodletting, Foxhall also describes early modern herbal remedies, the emergence of neurology, and evolving practices of therapeutic experimentation. Throughout the book, Foxhall persuasively argues that our current knowledge of migraine's neurobiology is founded on a centuries-long social, cultural, and medical history. This history, she demonstrates, continues to profoundly shape our knowledge of this complicated disease, our attitudes toward people who have migraine, and the sometimes drastic measures that we take to address pain.

Migraine is an intimate look at how cultural attitudes and therapeutic practices have changed radically in response to medical and pharmaceutical developments. Foxhall draws on a wealth of previously unexamined sources, including medieval manuscripts, early-modern recipe books, professional medical journals, hospital case notes, newspaper advertisements, private diaries, consultation letters, artworks, poetry, and YouTube videos. Deeply researched and beautifully written, this fascinating and accessible study of one of our most common, disabling—and yet often dismissed—disorders will appeal to physicians, historians, scholars in medical humanities, and people living with migraine alike.


Social and medical historian Katherine Foxhall earned her PhD from the University of Warwick. She is the author of Health, Medicine, and the Sea: Australian Voyages c. 1815–1860.

Histoires de l'auto-expérimentation et de la mesure de soi-même

Histories of self-tracking and self-experimentation

Call for Abstracts


Workshop

Date: Friday 25 October 2019

Venue: University of Utrecht, the Netherlands



Today’s wearable sensors and smartphone apps make it increasingly easy to monitor personal health and habits, and many users of these digital technologies now track their sleep, blood sugar, heart rate or exercise. This means that there is a proliferation of n=1 experiments, done by individuals who want to understand their bodies and who use personal data to improve their health and wellbeing.

This one-day workshop explores the histories of these practices, looking at different forms of self-tracking and self-experimentation in the 19th and 20th century. Individuals in this period studied their bodies and habits through the use of various techniques: they tracked their body weight with bathroom scales, their fertility with thermometers, they counted calories or tracked their blood sugar. By doing these short-term or long-term experiments, individuals could become self-experts.

The aim of the workshop is to analyse the ways in which these self-experimenters have used scientific or science-inspired tools and methods to produce knowledge about themselves, and to discuss how ‘scientific’, personally insightful or transformative this knowledge was.

We invite historians of science, medicine, the body and related disciplines, and sociologists of science and technology with an interest in historical developments to share their ideas on this topic. In particular, we seek to address the following questions: What does a history of self-tracking look like? How did individuals borrow tools and ideas from science and apply them to themselves? What did individuals (want to) learn about themselves through self-tracking? How did self-tracking shape identity? How did individuals connect self-experimentation to self-improvement? Is it useful to think of these n=1 experiments as ‘scientific’? Papers addressing qualitative self-tracking such as diary writing are also welcome.

Deadline and contact information:

Abstracts (max. 300 words) for a 20-minute paper and a short biographical note should be sent by 21 July 2019 to f.h.sysling@uu.nl.

Some travel and accommodation funding is available for participants.

Organizer: Fenneke Sysling (University of Utrecht)

This workshop is supported by the Netherlands Organisation for Scientific Research and the Descartes Centre for the History and Philosophy of the Sciences and the Humanities in Utrecht.

vendredi 28 juin 2019

Classe et contagion dans le 18e siècle britannique

Rotten Bodies. Class and Contagion in Eighteenth-Century Britain  

Kevin Siena 

Yale University Press
09 Jul 2019
ISBN: 9780300233520
 


A revealing look at how the memory of the plague held the poor responsible for epidemic disease in eighteenth-century Britain

Britain had no idea that it would not see another plague after the horrors of 1666, and for a century and a half the fear of epidemic disease gripped and shaped British society. Plague doctors had long asserted that the bodies of the poor were especially prone to generating and spreading contagious disease, and British doctors and laypeople alike took those warnings to heart, guiding medical ideas of class throughout the eighteenth century. Dense congregations of the poor—in workhouses, hospitals, slums, courtrooms, markets, and especially prisons—were rendered sites of immense danger in the public imagination, and the fear that small outbreaks might run wild became a profound cultural force. Extensively researched, with a wide body of evidence, this book offers a fascinating look at how class was constructed physiologically and provides a new connection between the seventeenth and nineteenth centuries and the ravages of plague and cholera, respectively.

Cuisine et diététique à Rome

Cuisine et diététique à Rome : IIIe siècle av. J.-C. – IVe siècle ap. J.-C.


Soutenance de thèse de Dimitri Tilloi-D'Ambrosi


Lundi 8 juillet - 14h00

Université Jean Moulin Lyon III - 15 Quai Claude Bernard (Salle Caillemer) - 69007 Lyon


Membre du jury :

Mme Bernadette Cabouret (Université Jean Moulin Lyon III)
M. Christophe Badel (Université Rennes II)
Mme Véronique Boudon-Millot (CNRS - Université Paris IV)
Mme Isabelle Boehm (Université Lyon II)
M. John Wilkins (Université d’Exeter)
Mme Marilyn Nicoud (Université d’Avignon)


L’historiographie de l’alimentation dans le monde romain a connu ces dernières années un développement considérable. Parmi la multitude de domaines qu’elle recouvre, la médecine représente un vaste champ à explorer tant les interactions avec le monde des cuisiniers sont importantes. La diététique antique s’intéresse de près au choix des aliments, à leur préparation et aux modalités de leur consommation. L’héritage d’Hippocrate dans ce domaine est largement repris par Galien ainsi que par d’autres médecins, encyclopédistes et moralistes d’époque impériale. L’un des enjeux de cette étude est d’abord de définir la meilleure façon de cuisiner et de manger sain pour la médecine, après avoir envisagé les hiérarchies alimentaires de la diététique. L’analyse des critères de choix de la nourriture, des règles pour la cuisiner, du goût qui en résulte doit permettre de mieux comprendre dans quelle mesure la cuisine définie par les médecins correspond à celle appréciée par les gourmets. Le croisement des sources médicales avec les sources littéraires de natures variées (satiriques, romanesques, épistolaires, biographiques) conduira ensuite à évaluer le degré de pénétration des principes de la diététique dans les mentalités et dans les pratiques alimentaires au sein de la société romaine. Les différentes étapes du repas romain peuvent être analysées à la lumière des textes médicaux pour déceler l’influence de l’enseignement des médecins. Au-delà des enjeux diététiques, manger sain relève d’enjeux moraux, culturels et sociaux qu’il convient d’analyser pour déterminer l’articulation entre l’idéal de l’homme romain et le comportement alimentaire. Néanmoins, cuisiner et manger sain dans l’Empire romain n’est pas univoque. Il convient d’envisager également la diversité géographique et sociale par le biais des différentes sources. Les attitudes face aux contraintes du régime peuvent également être contrastées et conduire à la transgression des normes élaborées par la diététique.

jeudi 27 juin 2019

La cause de la petite enfance

La Bonne Société et la cause de la petite enfance  

Pinell Patrice


Éditions du Croquant
Collection: Champ social
Publié le: 2019-06-04
Nombre de pages: 340
ISBN-13: 9782365121996



Les années 1860 marquent une rupture avec l’approche fataliste de la mort des enfants en bas âge qui prévalait dans la société jusque-là. La création d’une Société Protectrice de l’Enfance, la parution d’écrits médicaux et l’engagement d’un débat à l’Académie de médecine sont les trois événements à partir desquels va se construire une représentation faisant de la mortalité infantile un problème majeur menaçant une France sur la voie de la dépopulation, minée par la crise des valeurs familiales et les velléités d’émancipation de certaines femmes.

Au centre de cette représentation, les dysfonctionnements d’une « industrie des nourrices », dont les activités pourtant ne cessent de croître, parce qu’elle tire profit de l’irresponsabilité des nombreuses mères refusant l’allaiter leur enfant. Parisienne au départ, la cause des nourrissons gagne rapidement les Bonnes Sociétés provinciales. Le mouvement philanthropique invente un dispositif de contrôle des nourrices à domicile, intrusif, combinant surveillance médicale des nourrices et patronage des enfants placés. Un dispositif que la loi Roussel reprendra à son compte. Ainsi naît le prototype de ce que seront, en France, les politiques menées dans le secteur social, avec un État qui fixe le cadre légal, qui définit les orientations et dont l’administration supervise et contrôle (du moins en théorie) des interventions de terrain réalisées par des agents du secteur privé, payés ou bénévoles.
Pour rendre compte de cette histoire, l’analyse proposée dans ce livre s’intéresse aux rapports que la naissance de la protection de l’enfance entretient avec des questions sociales majeures qui traversent tout le dix-neuvième siècle. Car ce qui est en jeu dans les débats qui ont cours dans le champ du pouvoir autour du sort des nourrissons, ce sont les modalités d’exercice (souhaitables) de la domination masculine dans une société de démocratie patriarcale, l’expression (acceptable) que peuvent prendre les rapports de domination de classe, la légitimité de l’État à intervenir dans la sphère privée, que ce soit au niveau de la famille ou d’un marché économique, et cela au nom de la protection de la santé physique et morale de l’enfant. Toutes questions qui, même si les termes où elles se posent ont changé, gardent, aujourd’hui encore, leur pleine actualité.