lundi 24 décembre 2018

Joyeux Noël et Bonne Année 2019


L'équipe d'Historiens de la santé vous souhaite un Joyeux Noël et d'excellentes fêtes de fin d'année
Noël 1946: des patientes atteintes de tuberculose posent devant le sapin à l’hôpital Laval (Photo: Diane Germain)

Le blogue sera de retour le 7 janvier 2019. 

dimanche 23 décembre 2018

Un atlas de la maladie

The Atlas of Disease: Mapping deadly epidemics and contagion from the plague to the zika virus 

Sandra Hempel


Hardcover: 224 pages
Publisher: White Lion Publishing; 1 edition (November 27, 2018)
Language: English
ISBN-13: 978-1781317907


Behind every disease is a story, a complex narrative woven of multiple threads, from the natural history of the disease, to the tale of its discovery and its place in history.

But what is vital in all of this is how the disease spreads and develops. In The Atlas of Disease, Sandra Hemple reveals how maps have uncovered insightful information about the history of disease, from the seventeenth century plague maps that revealed the radical idea that diseases might be carried and spread by humans, to cholera maps in the 1800s showing the disease was carried by water, right up to the AIDs epidemic in the 1980s and the recent Ebola outbreak.

Crucially, The Atlas of Disease will also explore how cartographic techniques have been used to combat epidemics by revealing previously hidden patterns. These discoveries have changed the course of history, affected human evolution, stimulated advances in medicine and shaped the course of countless lives.

Poste en humanités médicales à Hong Kong

Tenure-Track Associate Professor/Assistant Professor in the Humanities and Medicine


Call for applications


Apply nowRef.: 492613
Work type: Full-time
Department: Centre for the Humanities and Medicine (05210)
Categories: Professoriate Staff


Applications are invited for appointment as tenure-track Associate Professor/Assistant Professor in the Humanities and Medicine in the Centre for the Humanities and Medicine (Ref.: 492613), to commence on September 1, 2019 or as soon as possible thereafter, on a three-year fixed-term basis, with the possibility of renewal and with consideration for tenure before the expiry of a second three-year fixed-term contract. Direct tenure may be offered to outstanding candidates applying for the Associate Professor rank.

The Centre for the Humanities and Medicine at the University of Hong Kong is a unique research hub with a focus on the social, cultural, and historical dimensions of health, medicine, and disease. Bringing together faculty from across the University, the Centre is recognized for its cross-disciplinary research on infectious disease and biotechnology that bridges history, anthropology, cultural studies, biomedical science, and public health. The Centre promotes research that grapples with complex regional and global challenges and it has forged successful collaborative links with many leading international institutions since 2009.

Applicants should have a Ph.D. degree and a proven track-record of research that complements the Centre’s existing strengths. The Centre is particularly interested in applicants with expertise in the spatial and environmental dimensions of health and disease. We welcome applications from scholars with backgrounds in environmental studies, political ecology, cultural geography, or other approaches to the study of human-environment relations. As a key member of the Centre for the Humanities and Medicine, the appointee will be expected to help develop the Centre’s interdisciplinary research programme and deepen links with the Faculty of Medicine. While primarily based in the Centre, he/she will hold a concurrent appointment in a relevant academic unit of the Faculty of Arts, where he/she will be expected to teach a half-load of disciplinary undergraduate courses and to teach postgraduate students at the M.A., M.Phil. and Ph.D. levels. The University and the Hong Kong Research Grants Council provide substantial competitive funding for research projects of many kinds. Teaching development grants are also available to assist with the development of innovative undergraduate courses.

Information about the Centre can be obtained at http://www.chm.hku.hk. Enquiries about the post should be sent to Professor Robert Peckham (e-mail: rpeckham@hku.hk).

A highly competitive salary commensurate with qualifications and experience will be offered, in addition to annual leave and medical benefits. At current rates, salaries tax does not exceed 15% of gross income. The appointment will attract a contract-end gratuity and University contribution to a retirement benefits scheme, totalling up to 15% of basic salary. Housing benefits will be provided as applicable.

The University only accepts online application for the above post. Applicants should apply online and upload a letter of application, a full C.V., and a writing sample of scholarly work. Applicants should also have three reference letters sent by their recommenders to chm1@hku.hk. Applications (including all recommendation letters) should be submitted by February 15, 2019.

The University is committed to diversity and inclusivity. To promote gender diversity and professional advancement of women as well as men, the Faculty of Arts expressly encourages qualified persons from both genders to apply.

Advertised: Dec 12, 2018 (HK Time)
Applications close: Feb 15, 2019 (HK Time)

samedi 22 décembre 2018

La France et le Royaume-Uni en lutte contre la tuberculose et la fièvre aphteuse

Abattre ou vacciner. La France et le Royaume-Uni en lutte contre la tuberculose et la fièvre aphteuse (1900-1960)

Delphine Berdah 

EHESS
coll. « En temps & lieux »
2018.


Pourquoi le Royaume-Uni, défenseur de la police sanitaire d’abattage depuis le XIXe siècle, a-t-il lancé des recherches sur des vaccins vétérinaires dès l’entre-deux-guerres ? Pourquoi la France a-t-elle fait le choix paradoxal de rendre obligatoire la vaccination anti-aphteuse en 1961 alors qu’elle abandonnait son vaccin contre la tuberculose bovine ? En traitant de la construction des normes de contrôle des maladies animales dans ces deux pays depuis la fin du XIXe siècle, et des trajectoires d’innovation des vaccins contre la fièvre aphteuse et la tuberculose bovine, ce livre répond à ces questions tant historiques que d’actualité qui relèvent de circulations importantes entre médecine humaine, médecine vétérinaire et sciences de l’agriculture.

L’usager du système de santé à l’ère du numérique

Quelle place pour l’usager du système de santé à l’ère du numérique ?

Appel à communications
Troisième workshop « La santé dans tous ses états : regards croisés »

Vendredi 21 Juin 2019

Ecole d’ingénieurs ISIS
IUT A Paul Sabatier
Campus Universitaire de Castres


Une complexité sociale grandissante entoure la transition de la « médecine de chevet » à l’e-santé (Paquienséguy, 2012). L’utilisation de plus en plus grande des nouvelles technologies dans le parcours de soins produit des recompositions de l'activité du soin pour les autres et pour soi-même (Paquienséguy, 2012). L’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication en santé (ou « e-santé »), poussée par les actions gouvernementales, est un des vecteurs de mutation de notre système de soins (Bouards et al., 2014). Pour les patients, trouver l’information en ligne, la partager, la mobiliser dans le cadre de leur prise en charge apparaît de plus en plus simple. L’application des technologies de communication et des dispositifs mobiles au domaine médical implique par ailleurs un ensemble de revendications d’autonomie de la part des usagers (Omrane et Mignot, 2018). En particulier, certaines communautés web de patients renouvellent un ensemble de débats entre institutions médicales et savoirs profanes du corps (Fantino & al., 2010). Les différents acteurs qui prennent part à ces évolutions échangent et co-construisent une information médicale souvent bien loin des cadres de pensée standards des professionnels de santé (Dumez et al., 2015). Dans le même temps, le Conseil National des Villes (CNV) estime que la fracture numérique s’est accrue avec le passage au tout numérique et à la dématérialisation. L’étude menée par le CNV en 2018 révèle d’ailleurs que 40 % des Français ne se sentent pas confortable avec les technologies du numérique, et que 20 % de la population en est exclue 1, que ce soit pour des raisons économiques, de littératie numérique ou de défiance vis à vis de ces technologies.
Dans ce contexte renouvelé de la santé et du soin, il convient de s'intéresser à la figure de l’usager et à la place que dernier occupe au sein du système de santé. Le terme d’usager est devenu le synonyme commode de malade, patient, client ou encore citoyen concerné par les questions de santé et est en ce sens largement utilisé par les acteurs institutionnels, comme en atteste la loi de modernisation du système de santé qui renforce notamment le rôle de la “commissions des usagers” au sein des établissements hospitaliers. L’usager est d’ailleurs souvent considéré comme “le centre” même du système de santé, celui pour lequel les investissements sont consentis, les professionnels formés et les équipements renouvelés (Casilli, 2011). L’usager serait également perçu comme un acteur du système de soins à part entière et non plus un individu passif sans droit à la parole à qui l’on imposerait un mode de fonctionnement. Pour autant, il est possible d’interroger la figure de l’usager du système de santé en se demandant notamment si celui-ci n’est pas “davantage celui au nom duquel on parle que celui qui s’exprime” (Lascoumes, 2007).
Par ailleurs, dans la mesure où la connaissance sur sa propre santé ne cesse de s’élargir (génétique, prédisposition, etc.), dans quelle mesure ces données sont-elles susceptibles d’être utilisées contre la personne, à des fins, par exemple, de « contrôle » des comportements ? Les concepts de dignité de la personne mais également de liberté individuelle doivent être réexaminés à l’aune de cette ère numérique qui tend à faire de l’usager un acteur de sa santé.
L’usager est implicitement celui qui « fait usage », et supposément « bon usage ». Mais, qu’en est-il des usagers qui ne peuvent pas accéder aux outils et services qui sont censées les prendre en charge et les mettre « au coeur » de ces dispositifs dont ils sont exclus? Qu’en-est-il aussi des usagers qui ne savent pas « bien utiliser » ? Jusqu’à quel point peuvent-ils se trouver disqualifiés de l’accès au soin, coupés de ce qui pourrait les aider à prendre soin d’eux-même, d’un proche ou d’un parent ? Corollairement, jusqu’à quel point ces situations incapacitantes participent-elles d’un déplacement voire d’un accroissement du travail de soin vers ces patients-non-usagers ?
Ce workshop se donne pour objectif de questionner le concept d’usager du système de santé et ses différentes acceptions compte tenu du développement des technologies de l’information et de la communication. Il s’agira d’appréhender la figure de l’usager dans un contexte d’évolutions technologiques associées à une profonde mutation de l’organisation des soins.
La perspective adoptée vise à croiser les approches et analyses de différentes disciplines sur cette thématique. Afin d’interroger cette figure de l’usager ainsi que ses pratiques numériques, plusieurs axes de réflexions sont proposés aux communicants :
1. L’usager-acteur à l’ère numérique
  • Dans quelle mesure l’usager peut être considéré comme un acteur du système de soins compte tenu du développement des TIC dans le domaine de la santé ?
  • 1 Avis du conseil national des villes, « Les laissés-pour-compte du passage au tout numérique » [URL] http://www.cget.gouv.fr/sites/cget.gouv.fr/files/atoms/files/2018_avis_les_laisses_pour_compte_du_passage_au_tout_numerique.pdf
  • Quelles pratiques numériques concourent à l'émergence de la figure de l’usager autonome, éclairé, expert, etc. ?
  • L’usager connecté comme producteur de soins et de connaissances ? Comme évaluateur du système de santé ?
  • Quelle relation entre l’usager connecté et les professionnels de santé ? …

2. L’usager face au cadre réglementaire et aux enjeux éthiques de la e-santé
  • Quels droits, quelles obligations pour l’usager à l’ère du numérique en santé ?
  • Peut-on parler de bon usager et de mauvais usager ?
  • Quelle limite à l’ingérence dans sa vie privée à travers les détections des prédispositions ?
  • Quelle protection pour la liberté individuelle de l’usager acteur de sa santé ?
  • Quelle démocratie participative en santé ?
  • Quelle représentation des usagers du système de santé dans un contexte de développement des technologies de l’information et de la communication ? …
3. Numériser l’usager
  • Quelle place, quel statut pour l’usager connecté et ses données ?
  • Quelle protection pour la dignité de sa personne quand il est traduit en données abstraites ? Peut-on mettre en oeuvre une protection de son identité génétique ?
  • Quelles limites à la transmission de ses données ? …
Bibliographie
Brouard B., Bardo P., Vignot M., Bonnet C. et Vignot, S. (2014), E-santé et m-santé: état des lieux en 2014 et apports potentiels en oncologie, Bulletin du Cancer, 101(10), 940-950.
Bungener M. et de Pouvourville G. (2010), « Patients, médecins, hôpitaux : une nouvelle donne ? Comment l'analyse économique répond-elle aux évolutions sociétales ? », Les Tribunes de la santé, 5, 53-65.
Casilli, A. (2011). Usages numériques en santé : conflictualité épistémique et sociale dans les communautés de patients en ligne, in Claude-Marie Laedlein-Greilsammer (dir) : Internet : des promesses pour la santé, 181-91.
Dumez H., Minivielle E., et Marrauld L. (2015), États des lieux de l’innovation en santé numérique, Rapport pour la Fondation Pour l’Avenir.
Fantino B., Wainsten J. P., Bungener M., Joublin H. et Brun-Strang C. (2007), Représentations par les médecins généralistes du rôle de l'entourage accompagnant le patient, Santé publique, 19 (3), 241-252.
Laude A. (2014), Le comportement du patient : une condition du remboursement des soins ? Recueil Dalloz, 936-937.
Lascoumes P. (2007), L’usager dans le système de santé : réformateur social ou fiction utile ? Politique et management public, 25 (2), 129-144.
Omrane D, Mignot P (2018), Communications de la prévention : confiance et légitimité en co-construction, in Céline Paganelli et Viviane Clavier (dir) : S’informer dans le domaine de la santé, ISTE éditions [à paraître 2018].
Paquienséguy, F. (2012), L'usager et le consommateur à l'ère numérique, in Geneviève Vidal (dir) : La sociologie des usages : continuité et transformations, Lavoisier, 10-29.

Modalités de proposition des communications
L’ensemble des disciplines universitaires relevant des sciences humaines et sociales et des sciences juridiques, telles que l’anthropologie, les sciences économiques, juridiques et politiques, les sciences de l’information et de la communication, l’histoire, la philosophie, la sociologie, etc. sont concernées par cet appel à communication, et, plus généralement, l’appel est ouvert à toute approche susceptible de contribuer à la réflexion autour de cette thématique.
La proposition de communication est composée d’un titre et d’un résumé de moins d’une page (3000 signes maximum). Indiquer le nom, les coordonnées et l’affiliation institutionnelle de l’auteur.
Date limite d’envoi des propositions : 15 janvier 2019
Réponse des coordinateurs : 15 février 2019
Envoi des propositions à pierre.mignot@iut-tlse3.fr et adrien.defossez@univ-jfc.fr
Le 15 avril 2019, les textes (10.000 signes) des communications acceptées seront attendus afin de produire les actes numériques de cette journée.

Comité d’organisation
Sophie Paricard : Professeur des Universités - Institut de Droit Privé
Pierre Mignot : Maître de conférences - LERASS
Philippe Marrast : Maître de conférences - CERTOP
Dorsaf Omrane : Maître de conférences - LERASS
Adrien Defossez : Maître de conférences - LISST
Nathalie Souf : Maître de conférences – IRIT

vendredi 21 décembre 2018

Une histoire sociale du choc toxique

Toxic Shock: A Social History

Sharra L. Vostral

Series: Biopolitics
Hardcover: 240 pages
Publisher: NYU Press (November 27, 2018)
Language: English
ISBN-13: 978-1479877843


In 1978, doctors in Denver, Colorado observed several healthy children who suddenly and mysteriously developed a serious, life-threatening illness with no visible source. Their condition, which doctors dubbed ‘toxic shock syndrome’ (TSS) was rare, but observed with increasing frequency over the next few years in young women, and was soon learned to be associated with a bacterium and the use of high-absorbency tampons that had only recently gone on the market. In 1980, the Centers for Disease Control identified Rely tampons, produced by Procter & Gamble, as having the greatest association with TSS over every other tampon, and the company withdrew them from the market. To this day, however, women are frequently warned about contracting TSS through tampon use, even though very few cases are diagnosed each year.

Historian Sharra Vostral’s Toxic Shock is the first and definitive history of TSS. Vostral shows how commercial interests negatively affected women’s health outcomes; the insufficient testing of the first super-absorbency tampon; how TSS became a ‘women’s disease,’ for which women must constantly monitor their own bodies. Further, Vostral discusses the awkward, veiled and vague ways public health officials and the media discussed the risks of contracting TSS through tampon use because of social taboos around discussing menstruation, and how this has hampered regulatory actions and health communication around TSS, tampon use, and product safety.

A study at the intersection of public health and social history, Toxic Shock brings to light the complexities behind a stigmatized and under-discussed issue in women’s reproductive health. Importantly, Vostral warns that as we move forward with more and more joint replacements, implants, and internal medical devices, we must understand the relationship of technology to bacteria and recognize that both can be active agents within the human body. In other words, unexpected consequences and risks of bacteria and technology interacting with each other remain.

Les ventres

Les ventres de la nature à la culture. Enjeux médicaux et représentations de l’Antiquité à l’époque contemporaine

Appel à communications


Journée d'étude de la Jeune Equipe du Centre d'Histoire "Espaces et Cultures" (EA 1001) - Université Clermont Auvergne

La journée d’étude aura lieu le 3 juillet 2019 

à la Maison des Sciences de l’Homme.
4 rue Ledru, Clermont-Ferrand, France (63) 


Argumentaire

Les ventres physiologiques
Le ventre peut être considéré comme une région corporelle où prennent place des organes (matrice, estomac, intestins etc.) qui, s’ils sont plus ou moins valorisés en fonction de facteurs variés (espaces, périodes etc.), évoquent la vie en mouvement à travers leurs fonctions de digestion et de génération. La grossesse pouvant être perçue comme maladie ou au contraire comme remède, prendre en compte le ventre permet d’interroger la construction des limites du pathologique. D’une manière plus générale, le sujet invite à envisager dans une perspective historique les pratiques thérapeutiques et les discours médicaux engageant le ventre.

En tant qu’espace où se loge la majorité de la machinerie digestive, le ventre apparaît, après les poumons, comme l’un des principaux points d’échange entre l’homme et son environnement. Ainsi, il convient aussi d’aborder la nourriture, à laquelle le ventre est fortement associé : faim, appétit, régimes alimentaires, représentations de différentes silhouettes, troubles du comportement alimentaire peuvent constituer autant d’angles d’approches pertinents dans le cadre de ce sujet. L’intérêt actuel pour le rôle du microbiote intestinal renouvelle les réflexions sur la place du ventre dans la santé.

Repenser les représentations du ventre à travers l’histoire des genres
Cavité où sont logés la plupart des organes non-nobles (au contraire du cœur et du cerveau), le ventre semble évoquer ce qui ne peut pas être totalement caché de soi et renvoie ainsi à l’histoire de la pudeur et de l’esthétique. Les valeurs associées au ventre peuvent être comprises par l’analyse des images et des représentations. De la Préhistoire à nos jours, les diverses manières de montrer ou non cette partie du corps et de la mettre en avant selon les personnes représentées permettent de penser la façon dont le ventre a pu être perçu à différentes époques ou cultures. Dans cette perspective, l’archéologie, l’histoire de l’art et les études sur le genre enrichissent la réflexion, en particulier au sujet des représentations féminines, de la grossesse et de l’accouchement ; elles nous poussent ainsi à examiner le lien culturel fort établi entre le ventre et le féminin. Dans le même temps, la place du ventre dans les représentations masculines peut apporter un éclairage complémentaire à ces réflexions. Elle tend à mettre en lumière une pluralité d’éléments de réflexion sur les évolutions de la virilité. Enfin, le ventre masculin peut être le siège d’une symbolique riche allant de l’alcoolisme au statut social en passant par la gloutonnerie. Quel rôle plastique, esthétique et culturel le ventre masculin a-t-il joué à travers l’histoire de l’art ?

Représentations sociales et politiques
Aux XVIIIème et XIXème siècle, « le ventre bourgeois » est une figure récurrente de la mythologie politique depuis la Révolution française, symbolisant l’opulence et la richesse. Traditionnellement peu mis en valeur face au prestige de la tête dans l’imagerie politique, certains discours du XIXème siècle ont pu voir dans l’estomac un nouveau point nodal du corps politique en recomposition. De la comparaison à l’assimilation totale de l’État à un organisme vivant, quelle place accorder au ventre, espace de production et de transformation par excellence ?

Quelques axes de réflexions peuvent être privilégiés, sans être exhaustifs :
  • Ventres et histoire des genres : Quels sont les liens entre les ventres et les constructions du genre féminin et masculin ? Quel rôle a pu jouer la visibilité de la grossesse ou de la pratique d’activités de loisir (sports, arts ...) dans ces phénomènes ?
  • Histoire médicale de la région épigastrique : Quelle place est accordée aux pathologies du ventre ? Dans quelles mesures les dialogues/conflits entre des discours savants et des savoirs empiriques ont pu contribuer à faire évoluer les pratiques thérapeutiques impliquant le ventre et les pratiques alimentaires ?
  • Histoire des représentations ventrues : Comment évoluent les mises en valeur ou au contraire les dissimulations du ventre dans les représentations figurées ou littéraires ? Quels liens peuvent apparaître entre pudeur et ventre ? Jusqu’où les discours politiques et sociaux se sont-ils réappropriés cette partie du corps ?

Modalités
Cette journée s’adresse aux doctorants et aux jeunes chercheurs. Les contributions devront adopter une approche historique centrée sur le ventre, sur un ou plusieurs des aspects évoqués ci-dessus. Toutes les périodes et toutes les civilisations pourront faire l’objet d’une proposition et les domaines de l’archéologie, de l’histoire, de l’histoire de l’art ou encore des études littéraires ou sur le genre pourront être conviés pour enrichir cette réflexion commune. 

Les propositions devront être envoyées
avant le 22 février 2019

sous la forme d’un résumé d’environ 2500 signes accompagné d’une courte bio-bibliographie à l’adresse suivante : pauline.dubois@uca.fr. Une réponse sera envoyée le 15 mars 2019. 


Comité d’organisation
Pauline DUBOIS, doctorante en histoire moderne, UCA
Ariane AUJOULAT, doctorante en histoire de l’art et archéologie antique, UCA
Comité scientifique
Catherine Breniquet, professeur d’histoire de l’art et archéologie antique, Université Clermont Auvergne (UCA)
Patrick Fournier, maître de conférences en histoire moderne, Université Clermont Auvergne (UCA)
Stéphane Le Bras, maître de conférences en histoire contemporaine, Université Clermont Auvergne (UCA)
Céline Pérol, maître de conférences en histoire médiévale, Université Clermont Auvergne (UCA)
Pierre Sérié, maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Université Clermont Auvergne (UCA)

jeudi 20 décembre 2018

La polio en Hongrie

Polio Across the Iron Curtain: Hungary's Cold War with an Epidemic 

Dóra Vargha


Series: Global Health Histories
Hardcover: 320 pages
Publisher: Cambridge University Press (December 6, 2018)
Language: English
ISBN-10: 1108420842
ISBN-13: 978-1108420846

By the end of the 1950s, Hungary became an unlikely leader in what we now call global health. Only three years after Soviet tanks crushed the revolution of 1956, Hungary became one of the first countries to introduce the Sabin vaccine into its national vaccination programme. This immunization campaign was built on years of scientific collaboration between East and West, in which scientists, specimens, vaccines and iron lungs crossed over the Iron Curtain. Dóra Vargha uses a series of polio epidemics in communist Hungary to understand the response to a global public health emergency in the midst of the Cold War. She argues that despite the antagonistic international atmosphere of the 1950s, spaces of transnational corporation between blocs emerged to tackle a common health crisis. At the same time, she shows that epidemic concepts and policies were influenced by the very Cold War rhetoric that medical and political cooperation transcended. This title is also available as Open Access.

La diversité des cultures scientifiques pendant et après la guerre froide

Diversity of science cultures during and after the Cold War

Call for papers
Tallinn University of Technology

Tallinn, Estonia
14–15 June 2019

The International Association for Science and Cultural Diversity (IASCUD) is pleased to announce a two-day workshop being held in Tallinn, Estonia on 14 and 15 June 2019.

Workshop Theme

The political tensions between the Eastern and the Western Bloc after the Second World War, commonly referred to as the Cold War, had profound effects on cultures on both sides of the geopolitical divide, including scientific cultures. During the roughly four decades that the Cold War lasted, scientific cultures were somewhat, though not completely separated, resulting in divergent and convergent evolution of cultural norms and standards in the practice of the sciences.

Convergence led to parallel developments, sometimes independently, sometimes in collaboration in spite of the political rift. This in turn allowed for the migration and quick integration of Soviet-trained scientists after the dissolution of the Soviet Union. And yet, some of the effects of divergence are still keenly felt by scientists working in multicultural research institutions or collaborating on the global scale, even thirty years after the end of the Cold War.

Our workshop aims to bring together philosophers, historians and sociologists of science to discuss aspects of divergence and convergence: examples of divergent or convergent cultures during the Cold War or their effects in current science practice.

Confirmed keynote speaker
Ksenia Tatarchenko
Université de Genève

Rational or Sustainable? Science and Siberian Futures across 1991

Registration
Participants should register by sending an e-mail with their name and affiliation to secretary (at) iascud.org
There will be a participation fee of € 25, to be paid in cash at the conference.

Submission of abstracts
The organisers cordially invite all researchers in relevant fields to submit an abstract of at most 400 words for a proposed presentation via the workshop's easychair site https://easychair.org/conferences/?conf=iascudtallinn2019. The deadline for submission of abstracts is 31 January 2019.

mercredi 19 décembre 2018

Gouverner les corps

Governing Bodies. American Politics and the Shaping of the Modern Physique

Rachel Louise Moran

University of Pennsylvania Press
2018


Americans are generally apprehensive about what they perceive as big government—especially when it comes to measures that target their bodies. Soda taxes, trans fat bans, and calorie counts on menus have all proven deeply controversial. Such interventions, Rachel Louise Moran argues, are merely the latest in a long, albeit often quiet, history of policy motivated by economic, military, and familial concerns. In Governing Bodies, Moran traces the tension between the intimate terrain of the individual citizen's body and the public ways in which the federal government has sought to shape the American physique over the course of the twentieth century.

Distinguishing her subject from more explicit and aggressive government intrusion into the areas of sexuality and reproduction, Moran offers the concept of the "advisory state"—the use of government research, publicity, and advocacy aimed at achieving citizen support and voluntary participation to realize social goals. Instituted through outside agencies and glossy pamphlets as well as legislation, the advisory state is government out of sight yet intimately present in the lives of citizens. The activities of such groups as the Civilian Conservation Corps, the Children's Bureau, the President's Council on Physical Fitness, and the Special Supplemental Nutrition Program for Women, Infants, and Children (WIC) implement federal body projects in subtle ways that serve to mask governmental interference in personal decisions about diet and exercise. From advice-giving to height-weight standards to mandatory nutrition education, these tactics not only empower and conceal the advisory state but also maintain the illusion of public and private boundaries, even as they become blurred in practice.

Weaving together histories of the body, public policy, and social welfare, Moran analyzes a series of discrete episodes to chronicle the federal government's efforts to shape the physique of its citizenry. Governing Bodies sheds light on our present anxieties over the proper boundaries of state power.

Rachel Louise Moran teaches history at the University of North Texas.

Les chantiers de la santé

Sites of Health: A Symposium on the Medical Humanities


Call for papers 

26-27 April 2019, Shanghai University

Scholars in the medical humanities increasingly interweave histories with the languages of globalism and futurism. Yet the scholarship remains rooted in particular sites in time. It is from these localized sites, from colonies to clinics, that scholars predominately extrapolate outward to the global perspective to explore the meanings of health and sickness, rather than the inverse framework. By conceiving of these ‘sites’ in the broadest sense, this symposium aims to explore this relationship between local and global perspectives on medicine and health. 

This symposium aims to bring together early career scholars to create an interdisciplinary discussion upon the current state of medical humanities and its future, with a particular focus on the history of medicine. The symposium committee welcomes papers examining themes including but not limited to: global health activism, networks in health, (post)colonial health, hygienic modernity, alternative medicines, wellbeing and daily culture, health and identity, teaching medical humanities, and global health in the future. It is hoped the following questions will spark the interests of applicants:
  • What are the boundaries of the medical humanities?
  • What constitutes a site of health or ill-health? 
  • How do different sites interact on a local, global and intellectual scale?
  • How might novel approaches to the history of medicine be written and taught in the future? 
  • How do the medical humanities relate to other historiographies and methodologies?

Please submit a paper title and an abstract of no more than 150 words by 7 January 2019 to caroline.marley@strath.ac.uk

Applicants will be informed by of the committee’s decision by 18 January.

The event is funded by the Wellcome Trust and is jointly organised by The David F. Musto Center for Drugs and National Security Studies and The Centre for the Social History of Health and Healthcare (CSHHH) Glasgow through the Shanghai Initiative programme. 



Travel, accommodation and meals for three nights will be covered for all invited speakers.
Contact Info: 


Caroline Marley

Research Administrator
Centre for the Social History of Health and Healthcare
Faculty of Humanities and Social Sciences 

Level 3 I Lord Hope Building I University of Strathclyde I 141 St James Road I Glasgow I G4 0LT



Tel: 0044 141 444 8421
Contact Email: 
URL: 

mardi 18 décembre 2018

Freud au Collège de France

Freud au Collège de France

Antoine Compagnon et Céline Surprenant (dir.)



 Éditeur : Collège de France
Collection : Passage des disciplines
Lieu d’édition : Paris
Année d’édition : 2018
Publication sur OpenEdition Books : 04 décembre 2018




Accès libre : https://books.openedition.org/cdf/5660?fbclid=IwAR317ofr8e7XL6XZifrXW07wYf3iLwPLLt4fUfOz8AwyKvQ1r9-sOJcLa_8


Qu’en a-t-il été de la réception de Sigmund Freud au Collège de France, « pépinière » de l’innovation scientifique ? C’est la question à laquelle tentent de répondre les auteurs des études rassemblées dans ce volume, en se penchant sur quelques professeurs du Collège de France, dont les enseignements et l’œuvre jalonnent la réception des idées freudiennes en France : Alfred Maury, Pierre Janet, Henri Bergson, Paul Valéry, Marcel Mauss, Émile Benveniste, Maurice Merleau-Ponty, Jean-Pierre Vernant, Claude Lévi-Strauss, Michel Foucault. Ces études reprennent des interventions au colloque « Freud au Collège de France, 1885-2015 », qui s’est tenu les 16 et 17 juin 2015 au Collège, et qui a été organisé dans le cadre du programme de recherche « Passage des disciplines », dirigé par Antoine Compagnon, en collaboration avec Céline Surprenant. Ce programme s’intéresse à l’évolution des matières enseignées depuis la fin du xviiie siècle jusqu’aux années 1960 au Collège, en relation avec d’autres grands établissements parisiens, français et internationaux. Freud au Collège de France inaugure la collection « Passage des disciplines », et dans celle-ci, une série de volumes dédiée à la réception au Collège de France, de « fondateurs de discursivité », pour reprendre l’expression de Michel Foucault, dont Darwin (2019), Einstein (2019) et Durkheim (2020).

Le séminaire Richardson d'histoire de la psychiatrie

The Richardson History of Psychiatry Research Seminar (2019)

During the Spring of 2019 the Richardson History of Psychiatry Research Seminar will be held. It convenes on the 1st & 3rd Wednesdays from September through May. 2:00 PM Baker Tower Conference Room F-1200. The schedule is as follows:

January 2
Helen Tyson, Ph.D., University of Sussex, Stevens-Barchas Lecture, “Forebodings about fascism: Marion Milner and Virginia Woolf”

January 16
Bican Polat, Ph.D., Tsinghua University, Beijing, “Before Attachment Theory: Genealogy of a Psychological Concept”

January 30
Issues in Mental Health Policy

February 6
Kathryn Tabb, Ph.D., Columbia University, “Associationism and Psychopathology from Locke to Darwin”

February 20
Stefania Pandolfo, University of California Berkeley, TBD

March 6
Lois Oppenheim, Ph.D., Montclair State University, Esman Lecture, “Resisting Representation: A Psychoanalytic Consideration of Form and Formlessness in the Work of Agnes Martin”

March 20
Chiara Thumiger, Ph.D., University of Warwick, “Phrenitis and the Localisation of Mental Pathology: The Ancient Roots of a Key Topic in the History of Psychiatry”

April 3
Cornelius Borck, M.D., Ph.D., University of Lübeck Germany, “Brainstorms and Brainwaves: On the Cultures of Visualizing Brain Activity”

April 17
Youval Rotman, Ph.D., Tel Aviv University, “Relational Perceptions of the Psyche: History-Psychology-Anthropology”

May 1
Lucy Bergeret, doctoral candidate, Johns Hopkins University, “Im-possibile Separations: Hypnotism and the Birth of Psychoanalysis”

May 15
Siep Stuurman, Ph.D., Utrecht University, Eric T. Carlson Memorial Lecture: Grand Rounds, Uris Auditorium, “Paradoxes of Equality and Common Humanity from the Enlightenment to the Present Time”

Richardson Seminar,Room F1190, “Global Intellectual History: Why, What, and How?”

lundi 17 décembre 2018

La folie dans la Chine moderne

The Invention of Madness: State, Society, and the Insane in Modern China

Emily Baum

University of Chicago Press 2018.

Throughout most of history, in China the insane were kept within the home and treated by healers who claimed no specialized knowledge of their condition. In the first decade of the twentieth century, however, psychiatric ideas and institutions began to influence longstanding beliefs about the proper treatment for the mentally ill. In The Invention of Madness, Emily Baum traces a genealogy of insanity from the turn of the century to the onset of war with Japan in 1937, revealing the complex and convoluted ways in which “madness” was transformed in the Chinese imagination into “mental illness.”

Focusing on typically marginalized historical actors, including municipal functionaries and the urban poor, The Invention of Madness shifts our attention from the elite desire for modern medical care to the ways in which psychiatric discourses were implemented and redeployed in the midst of everyday life. New meanings and practices of madness, Baum argues, were not just imposed on the Beijing public but continuously invented by a range of people in ways that reflected their own needs and interests. Exhaustively researched and theoretically informed, The Invention of Madness is an innovative contribution to medical history, urban studies, and the social history of twentieth-century China.

La médecine coloniale

When doctors travel overseas. Colonial medicine and the Low Countries Spring.

Call for papers

It is part of the Spring Meeting Gewina, and will take place on 5 April 2019 at the Royal Museum for Central Africa in Tervuren (Belgium). The deadline for submissions is 31 January 2019.

Medicine was an inseparable part of colonialism. Research on tropical diseases was carried out in laboratories. (Ship) doctors supported colonial expeditions. Missionaries tried to push a western ideal of reproduction onto the natives. Colonial companies watched over the health of the workforce in order not to hamper economic production. All of this also added to providing the colonial presence with a humanitarian imprint. This colloquium will focus on the multiple connections between medicine and colonialism, in relation to the Low Countries.

A wide array of topics fits within this larger theme. The chronological frame is set wide: from the founding of the Dutch East India Company up until the Congolese independence. The establishment of a colonial medical infrastructure and organization, the schooling of indigenous medical personnel, the interaction with indigenous patients, the medical aspects of colonial trade, the effect of specific diseases (e.g. scabies, leprosy, sleeping sickness etc.), the religious aspects of disease treatment, are just a few examples of topics that may be discussed.

Of course, the colloquium will pay attention to recent historiographical trends in the research on “colonial” medicine. Scholars are increasingly aware of the influence of colonial medical activities on the motherland, the transnational exchange and creation of medical knowledge on colonized people and regions, the interaction with local healing traditions. How was “colonial” medicine defined? How did universities, research institutions and medical organizations set up medical curricula and research programs with regard to tropical medicine? How did natives handle the widening supply on the medical market as a consequence of the introduction of “western” medicine? The colloquium’s main aim is to gather all participants interested in these and other questions and to stimulate a fruitful discussion.

Proposals, in English or Dutch, of up to 300 words may be submitted by the 31th of January 2019 to Reinout.Vanderhulst@kuleuven.be and Joris.Vandendriessche@kuleuven.be. Every speaker will be given 20 minutes for his or her presentation followed by 10 minutes for questions from the audience. The general meeting of Gewina will be held before the conference starts. A guided tour in the renewed Royal Museum for Central Africa (Tervuren), where the meeting will take place, will conclude the day.

Organisers
Gewina – Belgian-Dutch Society for the History of Science and Universities Cultural History since 1750 Research Group of KU Leuven
National Committee for Logics, History and Philosophy of Science (Royal Academies for Science and the Arts of Belgium)
Royal Museum for Central Africa

dimanche 16 décembre 2018

Histoire de la Société d'histoire de la pharmacie

Une société savante et son bulletin à la veille de la Première Guerre mondiale



Thierry Lefebvre



Préface du professeur Olivier Lafont, président de la Société d’histoire de la pharmacie

Un jeune chartiste, un médecin de campagne devenu bibliothécaire d’université et un capitaine d’industrie : trois hommes qui auraient pu ne jamais se rencontrer, mais qui fondèrent une société savante et ce qui allait devenir sa revue. Belle intuition : un siècle plus tard, elles existent toujours !

C’est cette petite épopée que retrace cet ouvrage, en flânant à travers les vestiges de leur correspondance. Cette « promenade » demeure riche d’enseignements.
Car il ne fait nul doute que les sociétés savantes ont un bel avenir devant elles : pionnières du travail collaboratif et du financement participatif, outil précieux d’émulation, elles ont plus que jamais un rôle à jouer dans la nouvelle société de la connaissance.

Avec la participation de Cécile Raynal.

Les blessés de guerre en Europe au XXe siècle

A European Perspective on War Disability in the Twentieth Century


Call for Papers



Location: Siegen, Germany

Institution: University of Siegen

Organization: Prof. Dr. Noyan Dinçkal, Modern European History of Knowledge and Communication, University of Siegen; Prof. Dr. Sabine Schleiermacher, Contemporary History, Institute for the History of Medicine and Ethics in Medicine, Charité - Universitätsmedizin Berlin

Date: 28 June 2019 – 29 June 2019

Submission deadline for proposals: 31.1.2019

The topic of war injuries increasingly becomes a subject of historical research. In the light of only a few recent examples – the Yugoslav Wars in the 1990s, the Golf Wars, or the current ‘war against terror’ – the need for an historical interpretation of the effects of military conflicts on the countries involved seems to grow. The questions regarding the strategies of dealing with and compensating disabled veterans is of growing public interest, as the current debates about PTSD (Posttraumatic Stress Disorder) show.

It has often been pointed out that the wars of the twentieth century – especially the two World Wars – were characterised by a decrease of the inhibition level for violence and a previously unknown level of mobilisation and destruction of material and human resources. In World War II alone, more than 50 million people were killed or heavily injured. Because of the interaction of mechanical destruction and the use of scientific-medical means to preserve life, more and more soldiers survived despite their severe injuries. However, post-war societies were not only shaped by the presence of disabled veterans but also by that of civilian victims and their battles for recognition. War disability was not at the margins of society but a truly central aspect of European post-war societies in the twentieth century.

With this in mind, the workshop sets out to discuss the meaning of disabled veterans subject to physical and/or mental injuries for the history of modern European societies. The workshop aims to combine different research perspectives. Possible topics are discourses on war disability, individual or collective experiences of suffering, or questions regarding the politics of welfare and compensation. Contributionswhich offer a methodological/conceptual approach to the topic are just as welcome as comparative or transnational perspectives or analyses of specific cases.

Possible topics for proposals include, but are not limited to:
Disabled veterans and modern welfare politics

In this context it might be asked what consequences the handling of injured war victims had on the development of the modern welfare state. What problems and challenges did they present for European post-war societies and how did welfare legislation respond? What effects had the evaluation of military combat on the development of welfare politics? Can national differences be observed and did the resulting means of support influence a public welfare agenda?
Symbolic politics

The presence of disabled veterans in European post-war societies did bear a symbolic meaning. How were war injuries perceived by the public and which social meanings were ascribed to them? Which status did the injured have, e.g. in public rituals of remembrance? Were they treated differently depending on whether their country had won or lost the war? How did the war invalid become an embodiment of the destructive consequences of war or of the symbolic appreciation of the nation?
Body and gender

In this context, it might be asked how the presence of disabled veterans in the public and everyday life shaped collective body images. Generally, men who had been injured in war influenced both the image of ‘disability’ and national war victim policies. Consequently, this perception overwhelmed the perspective on women injured in wars. What role did the rehabilitation of the injured male body play in the debates on the ‘reconstruction’ of the family and the efforts to ‘morally stabilise’ post-war societies? What role did certain ideals of masculinity (e.g. that of the male protector and provider) play in this respect? Did welfare political interventions restore traditional gender relations or did the restriction of abilities offer the possibility of revising gender-specific structures? Papers highlighting the role of women and children injured in wars will be highly appreciated. 
Rehabilitation, Medicine, Prosthetics 

The body of war victims became an object of scientific-technological interventions. Here, it must be asked to which extent war invalids played a role in the acceptance of medical-technological solutions to overcome ‘disability’. The medical ‘attempts at reconstruction’ focussed especially on the normalisation of physical damages, e.g. through prosthetics, and only gradually on mental injuries, too. What scientific and technological body images determined these processes, how did they change in the course of the century, and how did they differ in specific post-war societies, e.g. with respect to measures of rehabilitation? What social norms did they express and how did they shape the normative image of disabled war victims? And, conversely, how did patterns of rehabilitation and the social expectations connected with them affect the injured themselves?
Media Representation

Another possible focus is the aspect of mediality, e.g. the representation disabled soldiers in literature, music, the fine arts, as well as in monuments and in popular media like film or comics. During the twentieth century, the disabled veteran became a central figure in both pro- and anti-war discourses. The presence of injuries and mutilation as a consequence of military conflicts in news reels always implied questions of political and moral legitimisation of war. Papers on media representation of war injuries seem promising in this context. 

The above mentioned aspects and questions are merely suggestions and serve to provide an initial overview.

Please submit an outline of your paper comprising roughly 2.500 characters as well as a short academic CV via e-mail to martina.huttner@uni-siegen.de no later than 31.1.2019.

Travel and accommodation expenses might be granted, provided sufficient funds are available. 
Contact Info: 


If you have any questions regarding the organisation of the workshop, please contact

Prof. Dr. Noyan Dinçkal, Modern European History of Knowledge and Communication, University of Siegen (dinckal@geschichte.uni-siegen.de)

Prof. Dr. Sabine Schleiermacher, Institute for the History of Medicine and Ethics in Medicine, Contemporary History, Charité - Universitätsmedizin Berlin (sabine.schleiermacher@charite.de)
Contact Email: 

samedi 15 décembre 2018

La lecture thérapeutique dans l'Angleterre de la fin du Moyen-âge

Soul-Health. Therapeutic Reading in Later Medieval England

Daniel McCann



University of Wales Press
Series: Religion and Culture in the Middle Ages
October 2018
272 pages
ISBN 9781786833310



Soul-Health explores the connection between reading and healing. The act of reading engages deeply with our emotions and psychology, and this book broadens our understanding of that process by the surprising revelation that feeling bad has been understood as the best thing for mental and spiritual health. The mental and emotional impact of reading expanded in the Middle Ages into a therapeutic tool for improving the health of the soul – a state called salus animae – and focusing on later Medieval England, the present study explores a core set of religious texts that identify themselves as treatments for the soul. These same texts, however, evoke powerfully negative emotions. Soul-Health investigates each of these emotions, offering an analysis of how fear, penance, compassion and longing could work to promote the health of the soul, demonstrating how interest in mental and spiritual health far pre-dates the modern period, and is more complex and balanced than simply trying to achieve joy.

La connaissance sexuelle et le public

Sexpertise: Sexual Knowledge and the Public in the 19th and 20th Centuries

Call for Proposals

Special issue co-editors: Hannah Charnock, Sarah L. Jones, Ben Mechen


We seek proposals for contributions to a special issue of a leading history of medicine journal on the modern history of “sexperts” and “sexpertise”. 

With these guiding categories in mind, contributions will seek to explore the circulation and transmission of sexual knowledge and ideas between experts and publics in the 19th and 20th centuries, or else to question this distinction altogether. 

Possible themes for consideration therefore include (but are by no means limited to) the following:

  • Forms of “popular” sexual expertise and knowledge, such as sex manuals, marriage guides, family planning and sexual health instruction, and advice columns in newspapers and magazines
  • “Alternative” forms of sexual expertise/knowledge and the creation of sexual counterpublics, as well as the partial admission of alternative forms of sexual knowledge into the cultural “mainstream” (e.g. those developed by the feminist and women’s health movements, new religious movements, countercultures, identity- and community-based movements, etc) or, conversely, the cultural marginalisation of the previously “mainstream”.
  • Professional or medical expertise/knowledge and its relationship with the broader public 
  • Sexual experience and subjectivity as sexual expertise/knowledge (e.g. the expertise of friends and family, or expertise through self-reflexivity/growth/examination)
  • The “history of sexuality” as itself a form of sexual knowledge/expertise aiming to shape public understandings of sex, sexuality and the sexual past

Whilst proposals on any relevant topic by scholars at any career stage are welcome, those that propose histories of sexpertise beyond Britain are particularly encouraged. We also especially encourage submissions by scholars of colour.

If you are interested in participating in this special issue, please send an article abstract of no more than 500 words to the email addresses below by 4th January 2019, along with a short bio. If you would like to discuss your ideas prior to submission, or if you have any questions, please also get in touch.

Selected abstracts will form part of a submission package to the journal: whilst the journal has expressed an interested in a special issue on this topic, it is unable to confirm acceptance until this package has been reviewed. If the special issue is confirmed, we then expect a submission date for articles of late November 2019. All articles will be subject to internal review by the special issue co-editors, and after this the formal review process of the journal. 

Articles should be no more than 12,000 words including footnotes.


Dr Hannah Charnock, University of Bristol (hannah.charnock@bristol.ac.uk)

Dr Sarah L. Jones, University of Exeter (s.l.jones@exeter.ac.uk)

Dr Ben Mechen, Royal Holloway, University of London (ben.mechen@rhul.ac.uk)

vendredi 14 décembre 2018

Une histoire des sentiments

A History of Feelings


Rob Boddice 


The University of Chicago Press
240 pages | 19 halftones | 6 1/4 x 9 1/4 | © 2018

What does it mean to feel something? What stimulates our desires, aspirations, and dreams? Did our ancestors feel in the same way as we do? In a wave of new research over the past decade, historians have tried to answer these questions, seeking to make sense of our feelings, passions, moods, emotions, and sentiments. For the first time, however, Rob Boddice brings together the latest findings to trace the complex history of feelings from antiquity to the present.

A History of Feelings is a compelling account of the unsaid—the gestural, affective, and experiential. Arguing that how we feel is the dynamic product of the existence of our minds and bodies in moments of time and space, Boddice uses a progressive approach that integrates biological, anthropological, and social and cultural factors, describing the transformation of emotional encounters and individual experiences across the globe. The work of one of the world’s leading scholars of the history of emotions, this epic exploration of our affective life will fascinate, enthrall, and move all of us interested in our own well-being—anyone with feeling.

Thermalisme et patrimoines dans les zones de montagne en Europe

Thermalisme et patrimoines dans les zones de montagne en Europe du XVIIIe au XXIe siècle

Appel à contributions


Jeudi 13 et vendredi 14 juin 2019
Université de Pau et des Pays de l'Adour - Avenue du Doyen Poplawski
Pau, France (64) 

Ce premier colloque international organisé dans le cadre du programme de recherche FEDER TCV-PYR par les universités de Pau et des Pays de l'Adour, Toulouse Jean - Jaurès et Perpignan Via Domitia, s'intéresse au patrimoine thermal et de villégiature de montagne en Europe du XVIIIe siècle à nos jours. Le thermalisme contemporain se développe en effet dans les zones de montagne à la fin du XVIIIe siècle, lorsque les préoccupations thérapeutiques, renouvelées par le vitalisme, se doublent d’un engouement sans précédent pour les spectacles de la nature qui touche alors à l’âme. Ce thermalisme, à la clientèle parfois mondaine s’ouvre aussi aux militaires et aux indigents.

Argumentaire

Le thermalisme contemporain se développe en effet dans les zones de montagne à la fin du XVIIIe siècle, lorsque les préoccupations thérapeutiques, renouvelées par le vitalisme, se doublent d’un engouement sans précédent pour les spectacles de la nature qui touche alors à l’âme. Ce thermalisme, à la clientèle parfois mondaine s’ouvre aussi aux militaires et aux indigents. Il s’épanouit au XIXe siècle comme le prouve la multiplication de sites à différentes échelles. Après la Première Guerre mondiale, sous l’action des médecins et dans le but de gagner en crédit dans un contexte de révolution de la médecine clinique et chimique, le thermalisme se réoriente vers une offre plus médicalisée et une clientèle moins fortunée. Ce mouvement est amplifié à partir de 1947 et la progressive généralisation de la prise en charge des cures par les assurances maladies. Mais l’âge d’or est passé laissant place à une période de crise ces dernières décennies. Pour y répondre, le thermalisme tente de diversifier son offre et de reconquérir une image plus ludique. Entre-temps, dès le début du XXe siècle, est venue se greffer une activité hivernale grâce aux sports d’hiver.

Dans un milieu montagnard contraint (géographie, climat, risques), l’activité thermale a marqué la morphologie urbaine qui a pu prendre des formes originales en comparaison d’autres villes à la même époque. Cependant, l’impression d’unité qui se dégage découle de la rigueur d’organisation dont elles ont fait l’objet, parfois précocement, le plus souvent au prix d’emprunts massifs : ce sont des villes nouvelles bâties autour des thermes et en fonction des paysages alentours. Des paysages qui guident l’urbanisation et que divers aménagements visent à faire fructifier, que l’on songe aux parcs, aux promenades, aux belvédères, aux routes, aux chemins de fer, aux refuges ou encore aux hôtels des voyageurs et plus généralement à l’architecture qui invite à l’évasion. En effet, le phénomène du thermalisme génère une architecture privée et publique qui a ses spécificités locales et régionales mais qui s’insère dans la réception de modèles nationaux voire cosmopolites. C’est sans doute cette organisation précoce mais aussi les solutions trouvées aux problèmes techniques, sociaux, financiers et écologiques posés par le thermalisme et par l’accueil et l’organisation des loisirs des visiteurs, qui font l’originalité des sites thermaux et touristiques et déterminent toujours une part de leur attractivité. Des patrimoines spécifiques ce sont ainsi développés, qui témoignent et participent du changement des interrelations entre les sociétés et leurs environnements.

L'appel à communication propose d'étudier les liens entre le développement du thermalisme et l'essor de patrimoines spécifiques qui lui sont liés du XVIIIe siècle à nos jours, à l'échelle des montagnes européennes autour de quatre axesspécifiques : 

1. Le patrimoine bâti
Autant que l'architecture des établissements thermaux et des aménagements qu'ils génèrent (en matière de gestion de l'eau par exemple) qui pourront faire l'objet de communications spécifiques, c'est au cadre de la ville thermale que s'intéressera le colloque, notamment autour des approches globales en matière d’urbanisme des cités balnéaires en montagne et de toutes les constructions accessoires aux thermes, mais indispensables à la vie de société : casino, kiosques à musique, cafés, villas, parcs (urbains ou non), lieux de promenade, édifices religieux, hôtels, espaces ludiques, etc. Il est bien sûr permis ici de s’interroger sur les acteurs, publics et privés, de ces équipements, sur leurs attentes, leurs logiques, leurs réseaux et les éventuels conflits engendrés pour définir l’aménagement légitime d’un site. La circulation de modèles architecturaux, les influences théoriques et formelles reçues par l’architecture liée au thermalisme, les réseaux professionnels d’architectes et de bâtisseurs concernés pourront aussi être explorés.
2. Le Patrimoine culturel immatériel (PCI)
Le PCI renvoie ici aux pratiques, représentations, expressions, connaissances etsavoir-faire –ainsi que les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leursont associés– que les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individusreconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel et qui sont encorevivants. Il s'agira ici de proposer des communications sur les éléments du PCI quisont liés à la villégiature thermale, à savoir des pratiques autour desquelles curisteset habitants des espaces de montagne se retrouvent : fêtes spécifiques, pratiquesmédicales, cérémonies religieuses (processions etc.), pratiques et événementssportifs (alpinisme ou « pyrénéisme », Tour de France), qui perdurent toujoursaujourd'hui. Il sera possible aussi de s’interroger ici sur les usagers des citésthermales en tant que récepteurs et créateurs d’imaginaires culturels pour et mieux comprendre les relations entre public local et public international.
3. L’impact de la villégiature thermale sur l’aménagement des montagnes et la transformation des paysages
Le colloque souhaite aussi s'intéresser aux transformations paysagères induites par les aménagements thermaux. La villégiature qu’engendre le thermalisme ou plus récemment les activités balnéo-thermales exploite de nouveaux besoins prophylactiques et esthétiques puisés dans les montagnes, il crée dans le même mouvement un nouveau patrimoine paysager et conduit aussi à transformer ces paysages et le regard qu’on leur porte. La patrimonialisation de l’environnement thermal et de ses traces dans le paysage est toujours en jeu aujourd’hui et pose de nouvelles questions aux acteurs des territoires qui sont souvent confrontés à la crise de ces espaces et/ou à la naissance de "friches" thermales. De leur apparition à leurs transformations plus contemporaines et aux effets qu'elles induisent sur l'aménagement local, le colloque souhaite promouvoir des approches par le temps long incluant des problématiques très contemporaines en matière de reconversion, de réhabilitation, de développement durable et de contraintes environnementales.

4. Valoriser le patrimoine thermal
Enfin, le colloque s'interrogera sur l'héritage très contemporain de ces patrimoines et de leur valorisation. Outre les difficultés propres à l'inventaire, aux problématiques de la conservation et de la transformation de ces espaces –très différentes d'un territoire à l'autre à l'échelle européenne–, c'est aussi la valorisation de ces héritages qui sera questionnée : développement d'une économie thermo-balnéo-touristique, création d'événements culturels, valorisation par les nouvelles technologies numériques. Ce dernier point sera particulièrement développé.

Dates et lieu
Jeudi 13 et vendredi 14 juin 2019 à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour (Pau)Il sera prolongé samedi 15 juin par une visite du site thermal des Eaux-bonnes (64)ou/ et d'une pratique autour du Patrimoine culturel immatériel liée à l'agropastoralisme (transhumance)

Langues du colloque
Français, anglais, espagnol.Les actes seront publiés. Les articles seront à rendre, délais de rigueur, pour le 1er septembre 2019.

Site internet du FEDER TCV-PYR: http://tcvpyr.iutbayonne.univ-pau.fr/
Modalités de soumission

Les propositions sont à envoyer conjointement à :
laurent.jalabert@univ-pau.fr
nicolas.meynen @ univ-toulouse2.fr
castaner@univ-perp.fr
avant le 15 janvier 2019.

Directeurs du colloque
Estéban Castaner, Professeur à l'Université de Perpignan, CRESEM (EA 7397)
Laurent Jalabert, Professeur à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour, ITEM (EA3002)
Nicolas Meynen, MCF à l'Université Toulouse - Jean Jaurès, FRAMESPA (UMR 5136-CNRS)

Secrétariat du colloque item @ univ-pau.fr
Comité d’organisation
Patricia Casteret (UPPA),
Roland Chabbert (Conseil régional d' Occitanie),
Éric Cron (Conseil régional de Nouvelle Aquitaine),
Steeve Hagimont (UT2J),
Pascal Julien(UT2J),
Philippe Roose (UPPA),
Philippe Valette (UT2J)



Contacts
Laurent Jalabert
courriel : laurent [dot] jalabert [at] univ-pau [dot] fr

jeudi 13 décembre 2018

La peste et la ville

Plague and the City


Edited by Lukas Engelmann, John Henderson, Christos Lynteris

Routledge
176 pages
2018

Plague and the City uncovers discourses of plague and anti-plague measures in the city during the medieval, early modern and modern periods, and explores the connection between plague and urban environments including attempts by professional bodies to prevent or limit the outbreak of epidemic disease.

Bringing together leading scholars of plague working across different historical periods, this book provides an inter-disciplinary study of plague in the city across time and space. The chapters cover a wide range of periods, geographical locations and disciplinary approaches but all seek to answer significant questions, including whether common motives can be identified, and how far knowledge about plague was based on an understanding of the urban space. It also examines how maps and photographs contribute to understanding plague in the city through exploring the ways in which the relationship between plague and the urban environment has been visualised, from the poisoned darts of plague winging their way towards their victims in the votive pictures from the Renaissance, to the mapping of the spread of disease in late nineteenth-century Bombay and photographing Honolulu’s great plague fire in 1900.

Containing a series of studies that illuminate plague’s urban connection as a key social and political concern throughout history, Plague and the City is ideal for students of early modern history, and of the early modern city and plague more specifically.

Histoire globale des pathogènes

Standards and their containers: the global history of pathogen and vector standardisation



Call for Papers

12-13 April, 2019
University of Oxford, Wadham College

Organisers: Dr Claas Kirchhelle and Dr Aro Velmet

Following the discovery of the first bacterial pathogens in the late 19th century, knowledge about microbes and viruses, pathways of transmission, and possible clinical and chemotherapeutic interventions has grown exponentially. Across the globe, researchers, medical practitioners, and patients alike routinely refer to a canon of ideal-type disease definitions and organisms. What is less well known is how these ideal types were created. Far from being ‘out there’ in nature, the pathogens causing diseases like typhoid, cholera, yellow fever, or malaria had to be brought into the laboratory for isolation and culturing, their taxonomies had to be agreed on by the wider research community, a set of standardised organisms had to be archived in type collections across the world. In order to be useful in the field, new diagnostic tests moreover had to guarantee the reliable identification of discovered disease agents, and global infrastructure had to revamped to guarantee the replicability of laboratory conditions across space. Creating international disease standards was not only time and resource consuming but often resulted in prolonged struggles over disease definitions and scientific prestige.

In April of 2019, the workshop “Standards and Their Containers” will bring together researchers from across the medical humanities to explore the power struggles, technologies, collections, and organisms used to standardise disease in the modern era. Presentations are expected to examine not only the pathogens themselves, but the laboratory networks and animal containers used to culture, transport, and standardise disease. By taking as a starting point the premise that diseases are not stable identities but are constantly redefined and standardised to fit the needs of the societies affected by them, this workshop encourages participants to see how conventional histories of modernization change when seen from the perspective of microbial, rather than human infrastructure invention.

We invite applications for 20-minute presentations from all interested scholars at all stages of their careers. We particularly encourage graduate students and early career scholars to apply.

There are limited funds available for defraying the cost of travel to Oxford. 

The deadline for applications is 15 January 2019. Please send an abstract and a CV to aro.velmet@wuhmo.ox.ac.uk andclaas.kirchhelle@wuhmo.ox.ac.uk

Potential topics for presentation include: 

· Infrastructures of laboratory animals

· Technologies of disease identification, in the field or in the laboratory

· The impact of disease standardisation on policy

· The political economy of pathogen/vector standardisation

· Expert and lay standards of disease

· Hidden or unacknowledged agents of standardisation

· Circulation and non-circulation of disease standards

· Conflicting standards

· Role of international organisations, empires, and bureaucratic infrastructures

· Pathogens in theory, pathogens in practice

· The cultural work of establishing disease identity

· “New”, “rare”, “exotic”, “unusual” pathogens

mercredi 12 décembre 2018

Le traité galénique De indolentia

Galen's Treatise Περὶ Ἀλυπίας (De indolentia) in Context. A Tale of Resilience

Editor: Caroline Petit

Brill
Series: Studies in Ancient Medicine, Volume: 52
Publication Date: 13 December 2018
ISBN: 978-90-04-38330-2


This collective volume arises from a Wellcome-funded conference held at the University of Warwick in 2014 about the “new” Galen discovered in 2005 in a Greek manuscript, De indolentia. In the wake of the latest English translation published by Vivian Nutton in 2013, this book offers a multi-disciplinary approach to the new text, discussing in turn issues around Galen’s literary production, his medical and philosophical contribution to the theme of avoiding distress (ἀλυπία), controversial topics in Roman history such as the Antonine plague and the reign of Commodus, and finally the reception of the text in the Islamic world. Gathering eleven contributions by recognised specialists of Galen, Greek literature and Roman history, it revisits the new text extensively.