mercredi 23 octobre 2019

Guerre, médecine et émotion

War, Medicine and Emotion 

Call for papers


National Army Museum, London.
1-2 April 2020

We will be holding a Wellcome-funded two-day workshop on the history of war, medicine and emotion and related topics at the National Army Museum in London on 1-2 April 2020. The organisers are keen to have papers representing a broad chronological, geographical and disciplinary range. We would particularly welcome papers related to the following contexts:
  • Civilians in war
  • Surgery
  • Race
  • Gender
  • Experience and reflection
  • Imperialism
  • Nationalism

To be considered, please send an abstract of up to 200 words and a short bio to surgeryandemotion@roehampton.ac.uk by 1 December 2019. Proposals for panels of three papers will also be considered. All papers should be 20 minutes long.

The conference is organised by the University of Roehampton Surgery & Emotions project, generously supported by the Wellcome Trust. We also have funds available for a number of travel bursaries for PhD students and early career scholars. To apply for one of these bursaries, please include a 100-word justification with your abstract, telling us how attending the workshop will benefit your career.

If you have any queries, please contact james.kennaway@roehampton.ac.uk

mardi 22 octobre 2019

Histoire des hallucinations

Voix et visions : regards croisés sur les hallucinations

Journées d’études 

Ecole Normale Supérieure
Du 24 au 26 octobre. 


Lorsque nous qualifions d’hallucination ce que d’autres disent « entendre » ou « voir », nous nous inscrivons d’emblée dans la perspective médicale, qui depuis l’avènement de la psychiatrie, comprend ce phénomène comme un trouble de la perception (Esquirol, 1817). Si ce concept a certes évolué depuis le XIXème siècle, nous sommes toujours enclins à aborder le phénomène hallucinatoire à partir de ce qui lui ferait défaut : l’objectivité, l’extériorité, la réalité. C’est aujourd’hui encore comme fait psychopathologique que l’hallucination est avant tout étudiée, au risque de cantonner son analyse à l’échelle de l’individu.
Par contraste, les termes de voix et de visions, qui renvoient en Occident à une période précédant l’avènement de la psychiatrie, ont continuellement été mobilisés afin de qualifier le phénomène hallucinatoire en dehors d’une perspective psychopathologique (Shanon, 2002), voire même en réaction à toute forme de pathologisation (Romme & Escher, 1993). Au-delà d’une simple question de vocabulaire, se pencher sur les « voix » et les « visions », c’est donc tenter de s’affranchir de la tradition médicale pour aborder depuis d’autres perspectives ce que le sujet dit « entendre » ou « voir ». Cet « autre discours » a également été porté par les approches historiques, anthropologiques et philosophiques, qui ont su voir là autre chose qu’une « perception sans objet ». Sans nier les clivages méthodologiques qui distinguent traditionnellement ces disciplines, ces journées ambitionnent de les réunir autour de leur volonté commune d’aborder les voix et des visions au-delà du cadre du regard médical. Il s’agira ainsi, dans une perspective comparatiste, de documenter les différents modes de « socialisation des hallucinations » (Dupuis, 2019) - c’est à dire les vecteurs par lesquels les collectifs informent leur contenu, leur fonction symbolique et la relation qui est entretenue avec elles – et ce en vue d’inventorier et d’interroger les relations qu’entretiennent les sociétés humaines aux hallucinations et ce que ces dernières nous révèlent des sociétés qui les mettent en œuvre. 
On doit d’abord aux historiens d’avoir mis l’accent sur les fonctions institutionnelles, théologiques ou esthétiques qu’ont pu jouer les voix et les visions à différentes époques, mais aussi d’avoir proposé une autre histoire de la psychiatrie et de la psychologie (Carroy, 2012) qui, loin de se limiter à la pathogénie des hallucinations, explore ses relations avec le rêve (Maury, 1861) ou les substances psychotropes (Moreau de Tours, 1845). 
La sociologie et l’anthropologie ont pour leur part montré que, loin d’être réductibles aux dimensions biologiques et psychologiques auxquelles les cantonne la perspective médicale, les « voix » et les « visions » constituent de véritables faits sociaux (Durkheim, 1894). Le sens et la place qui leur est attribué trouvent leur origine en dehors des individus, dans des manières collectives de faire et de penser. Dans cette perspective, les hallucinations peuvent être abordées comme le produit de « techniques du corps » (Mauss, 1936) qui révèlent de manière particulièrement saillante l’articulation entre l’individu et le collectif.
Cette volonté de contextualiser les « voix » et les « visions », nous pouvons enfin la retrouver dans la philosophie contemporaine qui, après avoir longtemps réduit l’hallucination au problème sceptique - nos perceptions sont-elles véridiques ? -, met désormais l’accent sur le fait que « ce qui joue un rôle dans l’hallucination, en règle générale, ce n’est pas la vérité, douteuse, du perçu, mais sa réalité » (Benoist, 2017). En ce sens, revenir aux « voix » et aux « visions » c’est abandonner les questions traditionnelles de la philosophie de la perception, pour interroger la manière dont les hallucinations participent à la réalité perçue à travers leurs fonctions épistémiques (Gonzalez, 2004), esthétiques ou encore pragmatiques (Thomas & Leudar, 2000).
Quelle place est réservée aux « voix » et aux « visions » par les diverses sociétés humaines à travers le temps et l’espace ? Par le biais de quelles techniques et à quelles fins les collectifs s’attachent-ils à les induire, les contrôler ou les éliminer ? Qu’est-ce que le traitement qui leur est réservé révèle-t-il des infrastructures sociales, symboliques, et économiques d’un collectif ? Par le biais de quelles fonctions épistémiques, esthétiques ou pragmatiques participent-elles à l’institution d’une réalité commune ? C’est à ces questions que ces journées d’étude tenteront de formuler des éléments de réponse, à travers un dialogue entre anthropologues, historiens et philosophes.



Jeudi 24 octobre

ENS – Salle Dussane

Matinée : Les « voix » aux marges de la psychiatrie 

9h30 : Accueil des participants

10h : Mathieu Frèrejouan (Université Paris 1) : Des voix au délire : retour sur une controverse.

10h40 : Magali Molinié : (Université Paris 8 – Cornell University) : De l’entente de voix à une écologie des êtres.

11h30 : Ekaterina Odé (ENS – SACRe): La voix « acousmatique » dans les arts-relais : quel dispositif ?


12h40-14h30 : Pause déjeuner


Après-midi : Voix et visions dans les Amériques

14h30 : David Dupuis (Durham University) : « Voix » et « visions » dans les Amériques autochtones. Panomara comparatiste.

15h20 : Marion Aubrée (CRBC/CéSor - EHESS) : Des visions merveilleuses et des voix d’outre-tombe dans la culture brésilienne.

Pause : 10 minutes

16h40 : Katerina Kerestetzi (CNRS/LAS) : La sensorialité des esprits dans les religions afro-cubaines.

17h30 : Vincent Basset (Université de Perpignan) : Visions et chamanisme wixarica.


Vendredi 25 octobre

ENS – Salle Dussane

Matinée : Voix et visions en Asie

9h30 : Accueil des participants

10h : Mary Picone (EHESS) : Les 'êtres de métamorphose' au Japon : visions, possession et interaction avec la psychiatrie.

10h40 : Florence Galmiche (Université Paris-Diderot & EHESS) : Illusions ou réalités ? Rôle et apprentissage des visions inhabituelles dans le bouddhisme coréen contemporain.

11h30 : Bénédicte Brac de la Perrière (Centre Asie du Sud-Est, CNRS) : Voix et visions dans les carrières des spécialistes des weikza en Birmanie (Myanmar).

12h40-14h30 : Pause déjeuner


Après-midi : Substances hallucinogènes, expériences cliniques et psychédéliques

14h30 : Elise Grandgeorges (Université Paris-Nanterre) : Hallucination et hallucinogènes, de la tradition médicale au milieu artistique contre-culturel en France dans les années 1960.

15h20 : Jelena Martinovic (University College London – Université de Lausanne) : Histoire des expérimentations cliniques avec la mescaline (1920-50).

Pause : 10 minutes

16h40 : Vincent Verroust (EHESS, Paris – CHUV, Lausanne) : La place accordée aux phénomènes optiques dans la découverte des champignons hallucinogènes du Mexique à travers le fonds d’archives de Roger Heim (1953 - 1971).

17h30 : Vittorio Biancardi (CRH/EHESS – Università degli Studi di Milano) : Micro-doses de substances psychédéliques.


Samedi 26 octobre

ENS – Salle des actes

Matinée : Les voix en Occident : perspectives religieuses

9h30 : Accueil des participants

10h : Pierre-Antoine Fabre (EHESS) : Voir la voix ? Un essai de lecture des visions d'Ignace de Loyola dans le Récit de sa vie et quelques autres sources.

10h40 : Sylvain Piron (EHESS) : Voix et visions médiévales.

Médecine, folie et maladies mentales dans les études arméniennes

Maladies of the Mind in Armenian Studies Past and Present

Call for Papers

Eleventh Annual International Graduate Student Workshop

April 10-11, 2020
University of Michigan, Ann Arbor
555 Weiser Hall
500 Church Street
Ann Arbor, MI 48109-1042
Abstracts are due on November 30, 2019 .

In recent years, the history of medicine, mental illness, and the literary, anthropological, and sociological studies of madness have gained a remarkable momentum internationally. Still, there have been virtually no substantial studies of a premodern and modern understanding of medicine, madness, and maladies of the mind in Armenia and its Diaspora. This interdisciplinary workshop aims to interrogate the stories of both medical and psychiatric sciences as well as that of the concept of madness in Armenian political, historical, literary, and cultural discussions in the past and present.

The workshop will focus on the histories of medicine and psychiatry and the portrayals of madness as a form of behavior, marker of difference, and tool of body politics across periods and geographies. The workshop organizers are interested in the broader history of medicine, but they would like to draw particular attention to the historical and contemporary landscapes in which medical professionals sought to exercise their authorities over mental illnesses and the mind itself. In the nineteenth and twentieth centuries, tools and theories have provided medical professionals with renewed opportunities to intervene in the social, political and cultural spheres with the shared objective of devising and implementing therapies of madness.

In this, the workshop will initiate an inter-disciplinary conversation about the concept, diagnosis, treatment, and social construction of “madness.” The goal is to consider new perspectives, methodologies and cross-disciplinary frameworks that will put Armenian Studies in conversation with, among others, the growing fields of history of medicine, science and technology studies. In the course of the workshop, the hope is to call into question what was and is culturally defined as madness as well as medical and societal interventions to “cure” madness and “contain” the mad.
Therefore, this meeting will situate the notion of madness at the intersection of politics, medicine, literature, sociology, and anthropology and seeks to explore the changes in its definition and the underpinnings of perceptions of mental illnesses at critical junctures of history in Armenia and amongst its diasporic communities across the globe.

The program is inviting early-career scholars (graduate students or those who defended their dissertations in the last three years) who critically employ concepts of madness and mental illnesses in their work on Armenian history, society, and culture. The aim is to bring together a group of scholars from a broad range of disciplines. These include but are not limited to history, science, medicine and technology studies, psychology, anthropology, literature, political science, gender and sexuality studies, sociology, art history, film studies, and cultural studies. Scholars are invited to submit abstracts in these fields for their proposed papers.

Specific areas of interest include but are not limited to the following:

  • Madness and mental illnesses in Armenian history, literature and politics; voices and agencies of the mad in history and politics between the past and present
  • Science, medicine and technology studies
  • The politicization of madness as identity and experience
  • History of psychiatry
  • The politics of diagnosis and treatments
  • History of medicine
  • Representation of madness and mental illnesses in Armenian cinema, art, music, photography, and literature
  • Crises of masculinity, nationalism, and identity
  • Armenian and global literature on madness
  • Construction(s) of social and behavioral normativities in Armenian societies across temporalities and geographies
  • Criminalization and policing
  • Pathologizing sexualities and gender identities

Please send an abstract (approx. 250 words) along with a CV to asp.grad.workshop@umich.edu by November 30, 2019. Successful applicants will need to submit a paper of no more than 8-10 double-spaced pages by March 25, 2020 to be circulated among workshop participants.

Partial or full funding (for travel and housing expenses) is available for accepted applicants.
Aid will be studied on a case by case basis by the organizing committee.

This workshop, sponsored by the University of Michigan’s Armenian Studies Program and funded by the Alex Manoogian Foundations, is organized by Melanie S. Tanielian, Associate Professor in the History Department and Mano Sakayan, PhD student in the History Department.

Colloque Pierre Savard

Colloque Pierre Savard Conference 2020 


Appel aux communications pour la 16e édition // Call for Papers for the 16th Edition 


3 et 4 avril 2020 à l’Université d’Ottawa // April 3rd – 4th 2020 at the University of Ottawa 

L’Association des étudiants diplômés en histoire de l’Université d’Ottawa (AÉDH/HGSA) a le plaisir de vous annoncer qu’elle accepte les propositions de communication pour la seizième édition du Colloque Pierre Savard. Ce colloque annuel organisé par l'AÉDH offre l'opportunité aux candidats à la maîtrise et au doctorat de partager le fruit de leur recherche avec leurs collègues chercheurs et de se familiariser avec la communication scientifique. Le Colloque Pierre Savard est ouvert à toutes les propositions portant sur un sujet d'histoire, toutes disciplines confondues. 

Nous invitons les étudiants diplômés à nous faire parvenir leur proposition pour une présentation individuelle de 20 minutes. Nous acceptons les communications en français et en anglais. Veuillez noter que certaines sessions thématiques seront bilingues. Les propositions pour une session thématique de trois présentations sont également acceptées. Toutes les propositions doivent comprendre le titre de la communication et un résumé d'une longueur maximale de 300 mots. La date limite pour l'envoi des propositions est fixée au vendredi 20 décembre 2019. Les propositions doivent être envoyées à pierresavardottawa@gmail.com. 

Le Colloque Pierre Savard n'exige aucun frais d'inscription et encourage la participation des étudiants diplômés de partout au pays. Au besoin, des fonds limités sont disponibles pour aider avec le transport et le logement. 

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The University of Ottawa History Graduate Student Association (AÉGH/HGSA) is pleased to announce that it is now accepting submissions for the sixteenth edition of the Pierre Savard Conference. This conference is organised annually by the HGSA to offer master and doctorate students the opportunity to share the results of their research with their colleagues while familiarizing themselves with academic communication. The Pierre Savard Conference is open to all historical subject matter, regardless of discipline. 

We invite graduate students to send their submission for 20 minutes individual presentations. Presentations can be held in English or French and some panels will be bilingual. Submissions for panels of three researchers are also accepted. All submission must include a title for the presentation and an abstract of no more than 300 words. Submissions will be accepted until Friday, December 20th, 2019 and can be sent to pierresavardottawa@gmail.com. 

The Pierre Savard Conference does not have a registration fee and we encourage graduate students from outside the National Capital region to participate. Based on individual need, limited funds are available to cover some travel and accommodations. 

lundi 21 octobre 2019

L’observation clinique en psychiatrie

L’Eclipse du symptôme. L’observation clinique en psychiatrie, 1800-1950

Steeves Demazeux

Éditions Ithaque
2019

Qu’appelle-t-on « symptôme » en psychiatrie ? Pourquoi cette notion, si simple et intuitive en apparence, pose-t-elle tant de difficultés dès qu’on s’y arrête ? Dans cet essai qui mêle enquête historique et réflexion philosophique, Steeves Demazeux détaille l’histoire d’un problème conceptuel qui remonte aux origines de la psychiatrie moderne, mais dont on découvrira qu’il prend un tour très singulier au milieu du XXe siècle.

Histoire de l'épidémiologie psychiatrique

Estimating, Locating, and Comparing Mental Disorders in the Second Part of the Twentieth Century: Psychiatric Epidemiology in Historical Perspective

Workshop


Organisation: Emmanuel Delille (Centre Marc Bloch, Humboldt Universität-zu-Berlin) & Samuel Lézé (IHRIM, Équipe DSM-ENS-Lyon).


Wednesday, 27 November 2019/Mercredi 27 novembre 2019

Building/Bâtiment D2 (ENS-Lyon), Room/Salle : 123
ENS-Lyon, 15 parvis René Descartes, 69342 Lyon


Psychiatric epidemiology – the study of the distribution of mental disorders within a population – emerged on the scientific scene during the second half of the 20th century. However, unlike the fields of psychiatry, psychology, and psychoanalysis, psychiatric epidemiology has yet to be studied by historians, largely due to the fact that it was only professionalized much later. Several factors can explain the field’s relative “invisibility”: the still recent standardization of its methods, the diversity of local scientific traditions, nations’ varying public health policies, the range of different sites for observation (rural or urban studies, comparisons between neighbouring communities, insular populations, cohorts) as well as the varieties of interdisciplinary studies implemented within the scientific community (medicine, psychology, sociology, anthropology, biostatistics). These elements highlight the diversity of potential sources, and thus necessarily bring forward the question: how should one go about writing a history of this largely unrecognized field? By starting with a description of the institutional archives of large national agencies (INSERM, NIMH, etc.) and universities? By paying attention to the leading figures of the field in order to analyse international networks of psychiatric epidemiology? Or rather by piecing together the history of on-site data collection? Should the focus be on larger inquiries (Stirling County Study, Isle of Wight Studies, etc.) as case studies, or should the practice of adapting questionnaires derived from psychological studies (screening) and classic epidemiological indicators (prevalence, incidence, risk factors) to mental health issues first be examined? These questions will be central to our seminar, which will bring together researchers from the social sciences interested in the history of psychiatric epidemiology as well as the epidemiologists themselves, medical students, psychiatric doctors and psychologists, in order to exchange ideas on the subject of the historical importance of this professional field.

Programme

Morning/Matin :

9h reception of the participants/accueil des participants

9h30 Introduction : Hervé Joly (Collegium de Lyon), Emmanuel Delille, Samuel Lézé

Chair/Présidence : Élodie Giroux (Université Lyon III Jean Moulin, IRPHIL, EA 4187)

10h « The Science of Atypical Child Development: Cinema and Epidemiology in the Twentieth Century/La science du développement des enfants atypiques : Cinéma et épidémiologie au XXe siècle », Bonnie Evans (Queen Mary University of London)

10h30 « Psychiatric epidemiology in the transition from Mental Hygiene to Mental Health (1940s-1950s)/L’épidémiologie psychiatrique dans la transition de l’hygiène mentale à la santé mentale (années 1940-1950) », 
Tiago Pires Marques (Centro de Estudos Sociais, Universidade de Coimbra).

11h Coffee break/pause café

Chair/présidence : Elisabetta Basso (ENS-Lyon, Triangle)

11h30 « Interdisciplinary in the history of mental health: The Stirling County Study in Psychiatric Epidemiology/L’interdisciplinarité dans l’histoire du champ de la santé mentale : le cas de la Stirling County Study en épidémiologie psychiatrie », Emmanuel Delille (Collegium de Lyon/Centre Marc Bloch, Humboldt Universität-zu-Berlin).

12h Discussion

12h30 Lunch pause/déjeuner

Afternoon/Après-midi :

Chair/présidence : Aurélien Belot (Collegium de Lyon/London School of Hygiene and Tropical Medicine/LYSARC)

14h30 « The Tools of Psychiatric Epidemiology: Historical and Epistemological Considerations about the Means to Objectify Health and Mental Suffering into the Surveys Carried Out within the General Population/Les outils de l’épidémiologie psychiatrique : considérations historiques et épistémologiques sur les moyens d’objectiver la santé et la souffrance mentales dans des enquêtes menées en population générale », Steeves Demazeux (SPH-EA4574, Université Bordeaux-Montaigne)

15h « Preventing the “Non Infectious” Spread of Alzheimer’s Disease: The Impact of Collective Anxieties in the Historical Evolution of Scientific Definition of “Epidemic”/Prévenir la diffusion “non-infectieuse” de la maladie d’Alzheimer : l’impact des angoisses collectives dans l’évolution historique de la définition scientifique d’épidémie », Gloria Frisone (EHESS)

15h30 « The Local and the Standardized: Psychiatric Epidemiology and the World Health Organization, 1959-1970/Le local et le standardisé : l’épidémiologie psychiatrique and l’Organisation Mondiale de la Santé », David J. Robertson (Princeton University)

16h Coffee break/pause-café

Chair/présidence : Samuel Lézé (IHRIM-Equipe DSM, ENS-Lyon).

16h30 Anne Lovell (CERMES, INSERM), discussant/discutante, and final 
discussion/et discussion finale

17h30 Conclusion of the workshop : Emmanuel Delille & Samuel Lézé

18h End of the workshop/fin du workshop


Contact : Emmanuel Delille (edelille@ens.fr) et Samuel Lézé (samuel.leze@ens-lyon.fr)

Travailler sur les dossiers personnels

Travailler sur les dossiers personnels : apports et défis, limites méthodologiques et éthiques


Appel à communication


Colloque bilingue Fr/All


Université de Fribourg, Département Histoire contemporaine/Zeitgeschichte
vendredi 8 mai 2020


Utilisé dès le XIXe siècle, le dossier personnel est le résultat d’une procédure de recueil d’informations, d’enregistrement, de description et de suivi d’un individu. Ce dernier devient l’objet d’un tel dossier lorsqu’il attire l’attention de certaines instances, en particulier l’administration, la justice, la médecine ou la psychiatrie. Cette mise en écriture de l’existence individuelle devient un moyen de contrôle et de traçabilité pour identifier des catégories de personnes et surtout fabriquer une typologie de l’hors norme, dont l’objectif peut viser la protection de l’individu et de ses droits mais aussi et surtout la protection de la société en adaptant l’intervention à la nature jugée déviante de la personne concernée. Rapports d’expert·e·s, correspondances entre institutions, procès-verbaux divers, fiches de visites, etc.sont autant de documents constituant le dossier personnel et participant à la catégorisation de l’individu. Ces archives spécifiques peuvent être étudiées du point de vue des observé·e·s comme des observateurs·trices : elles laissent filtrer des parcours de vie, mais aussi des préjugés et stéréotypes, un fonctionnement institutionnel particulier, des discours normatifs – concordants ou concurrents – et des enjeux de pouvoir.
Les dossiers personnels constituent une source importante pour divers champs de la recherche : histoire de la médecine et de la psychiatrie, de la criminalité et de la justice, étude des placements et internements, histoire du service social, de l’assistance et des assurances sociales, histoire de l’éducation et de l’intervention médico-pédagogique. Ce colloque propose de rassembler des chercheur·e·s travaillant sur des dossiers personnels et de croiser leurs expériences dans l’utilisation de ces sources, dans une perspective comparative et transversale.
Les organisateurs·trices souhaitent centrer les débats sur la méthodologie employée pour aborder des dossiers personnels, en focalisant l’attention sur trois thématiques principales :

1. Les questions de recherche auxquelles ces sources peuvent répondre et celles qui ne peuvent pas – ou difficilement – être traitées.

2. Le design de recherche : le repérage et les choix opérés dans la sélection des dossiers (échantillonnage) ; l’accès concret à ceux-ci et les restrictions éventuelles, les outils utilisés dans l’analyse (quantitative et qualitative) et les procédés d’anonymisation.

3. Les résultats obtenus grâce à la méthodologie présentée et les limites de l’apport des dossiers personnels ; au-delà de la méthodologie scientifique, comment retrouver la dimension humaine des personnes concernées par le dossier ? Comment les chercheur·e·s affrontent-t-ils/elles leur ressenti face à des sources parfois bouleversantes ?

Les propositions de communication peuvent être individuelles ou collectives. Les propositions (3000 signes maximum en fichier Word ou pdf) seront axées explicitement sur les aspects méthodologiques et/ou éthiques du travail sur les dossiers personnels. Elles comporteront un titre, une problématique et un court CV de ou des auteur·e·s.


Les propositions sont à envoyer à aurore.mueller@unifr.ch jusqu’au 31 octobre 2019.