dimanche 8 juillet 2018

Histoire de la Faculté de Médecine et des hôpitaux de Lille

Histoire de la Faculté de Médecine et des hôpitaux de Lille 

Philippe Scherpereel, Marc Decoulx, Gérard Biserte

L'Harmattan
Médecine à travers les siècles
Broché - format : 15,5 x 24 cm
20 juin 2018 • 394 pages 
ISBN : 978-2-343-14857-1



La Faculté de médecine de Lille fut créée en 1875. Bien avant la loi Debré, les concepteurs du Centre hospitalier universitaire de Lille eurent l'idée de réunir en un même lieu l'hôpital et la faculté qui constituent, après bien des mutations racontées dans cet ouvrage, l'un des principaux CHU et la plus importante faculté de médecine de France. Après avoir rappelé l'histoire de Lille et de ses hôpitaux, l'ouvrage abordera le développement des disciplines universitaires médicales et la vie des enseignants.



Gérard Biserte était Professeur de biochimie, directeur de l'Institut de recherches sur le cancer, chef du département de biochimie. Il écrivit en 1975 une Histoire de la Faculté mixte de médecine et de pharmacie de Lille, pour célébrer le centenaire de sa création.

Marc Decoulx, Professeur de médecine, spécialisé en endocrinologie, préside l'Association du musée hospitalier régional de Lille.

Philippe Scherpereel, Professeur d'anesthésiologie, chef du département d'anesthésie réanimation au CHRU de Lille, actuellement médecin médiateur, est l'auteur de plusieurs ouvrages d'histoire de la médecine, en particulier sur les hôpitaux de Lille et de sa région.

Outils en arbre ou en arborescence en médecine, droit et anthropologie

Éthique et pratique des trames arborescentes : concevoir et utiliser des outils en arbre ou en arborescence en médecine, droit et anthropologie

Appel à communications
Trames arborescentes
Journée d'étude spécialisée

Organisation : Naïs Virenque - Antoine Paris - Sergi Sancho Fibla - Florian Violon

Date : novembre 2018

Né en 2015, le projet Trames arborescentes a pour vocation de favoriser, à travers des groupes de travail et des journées d’étude, la rencontre de chercheurs dont l’arbre et l’arborescence sont au centre ou en périphérie des travaux. En décembre 2018, nous consacrerons une journée d’étude aux trames arborescentes du point de vue de ceux qui les conçoivent et les utilisent afin de prendre en charge, de gérer et d’étudier l’humain, la personne et les populations, à savoir les médecins, les juristes et les anthropologues.

De fait, force est de constater que la médecine, le droit et l’anthropologie regorgent d’arbres et d’arborescences qui guident, innervent ou alimentent les habitudes quotidiennes de leurs praticiens : arbres décisionnels, arbres diagnostiques, protocoles arborescents qui jalonnent les couloirs des services d’urgence, arborescences dichotomiques qui peuvent schématiser la binarité du droit, arbres protocolaires, arbres classificateurs ou phylogénétiques appliqués à l’anthropo- ou l’ethnogénétique, ou encore schémas arborescents qui organisent visuellement des rapports de parenté. Originairement fondés sur le modèle formel de l’arbor, un schéma dont l’objectif est de relier entre eux deux ou plusieurs éléments selon des critères précis de manière à produire du sens, l’arbre et l’arborescence assurent une fonction de diagramme ou d’organigramme. D’un point de départ dérivent plusieurs divisions et subdivisions via des éléments graphiques délinéateurs – branches, lignes, flèches ou autres – afin de conduire celui qui en use à la plus grande précision et à la plus grande efficacité éthique et pratique. Qu’ils soient matériels ou mentaux, graphiques ou métaphoriques, les arbres et les arborescences peuplent le quotidien et l’environnement visuel des médecins, des juristes et des anthropologues, en soulevant des problématiques concrètes lorsque vient le moment de leur confrontation avec des « cas » vivants et/ou organiques.

C’est sur la nature de la conception et de l’usage de tels arbres et arborescences par ceux qui étudient l’humain dans ce qu’il a de plus idiosyncratique (son corps, sa personne, ses origines, sa position dans la société) que nous souhaiterions nous interroger. De fait, les praticiens qui y recourent les conçoivent et les utilisent dans des cas spécifiques, selon des critères précis et au sein de pratiques fermement définies et délimitées. En outre, les éléments visuels et graphiques auxquels ils recourent schématisent les modalités de l’action que les diagrammes en arbre ou en arborescence reflètent ou appellent. Les branches reposent-elles sur des rapports de cause à effet entre deux feuilles et/ou fruits ? L’arbre se parcourt-il de haut en bas, de bas en haut, de gauche à droite, de droite à gauche ; pourquoi et selon quels présupposés éthiques et pratiques ? Que représente chaque étape du cheminement arborescent ? Qu’apportent l’arbre et l’arborescence à la pratique de la médecine, du droit et de l’anthropologie ? Quelles sont leurs caractéristiques, leurs singularités, leurs limites ? Font-ils l’objet d’un enseignement universitaire spécifique ou reposent-elles sur le principe d’une reconnaissance et d’une compréhension visuelles spontanées, habituelles, communes ? Où les trouve-t-on ? Innervent-ils l’environnement visuel des praticiens ? Sont-ils réellement utiles ? Quelle place accordent-ils au vivant, à l’organique ? La schématisation en arbre ou en arborescence est-elle réductrice lorsqu’il s’agit d’étudier l’humain et/ou les populations ? Qu’en est-il de l’applicabilité des arbres et des arborescences à grande échelle ? Quelle forme de systématisation mettent-ils en place, et que faire lorsque des cas spécifiques leur échappent ? D’autres schémas leur sont-ils superposables ? Les arbres et les arborescences s’accompagnent-ils de textes (lois, protocoles, règlements, recommandations ou autres) ? Ont-ils pour objectif de favoriser l’anticipation d’un évènement à venir ?

Les propositions de communication, d’une page maximum, doivent être envoyées avant le 15 juillet 2018.

Contacts : Naïs Virenque (Histoire de l’Art, des Sciences et des Techniques)
nais.virenque@univ-tours.fr
Antoine Paris (Langue et Littérature grecques)
antoine7.paris@wanadoo.fr
Sergi Sancho Fibla (Littérature médiévale)
ssfibla@gmail.com
Florian Violon (Anatomie et Cytologie pathologiques)
florian.violon.est@gmail.com

samedi 7 juillet 2018

Haine et compassion dans les épidémies

Epidemics: Hate and Compassion from the Plague of Athens to AIDS

Samuel K. Cohn Jr.

Hardcover: 656 pages
Publisher: Oxford University Press; 1 edition (June 12, 2018)
Language: English
ISBN-13: 978-0198819660

By investigating thousands of descriptions of epidemics reaching back before the fifth-century-BCE Plague of Athens to the distrust and violence that erupted with Ebola in 2014, Epidemics challenges a dominant hypothesis in the study of epidemics, that invariably across time and space, epidemics provoked hatred, blaming of the "other", and victimizing bearers of epidemic diseases, particularly when diseases were mysterious, without known cures or preventive measures, as with AIDS during the last two decades of the twentieth century.

However, scholars and public intellectuals, especially post-AIDS, have missed a fundamental aspect of the history of epidemics. Instead of sparking hatred and blame, this study traces epidemics' socio-psychological consequences across time and discovers a radically different picture: that epidemic diseases have more often unified societies across class, race, ethnicity, and religion, spurring self-sacrifice and compassion.

Histoire des émotions et du bien-être

Living Well: Histories of Emotions, Wellness & Human Flourishing

Call for Papers

A special issue of the Journal of the History of the Behavioral Sciences
Submission deadline: November 1, 2018

Organized by the Forum for History of Human Science in honor of historian John C. Burnham (1929-2017), this special issue will bring together historical studies that analyze how the social and behavioral sciences have attended to the meanings and conditions of living well and human flourishing. We are interested in accounts that consider what these sciences, as well as popular works that draw on them, have said about living well, in its spiritual, psychological, cultural, social, economic, and/or political dimensions.

We welcome article-length submissions that explore the development, implementation, and critique of social and behavioral science research and theoretical frameworks in this area. In addition, we are interested in studies that consider the uptake of such work in the broader society, at the level of ideas, social practices, popular culture, and/or public policy. We welcome manuscripts that engage with the topics, geographical areas, and theoretical approaches that Burnham used himself. But we are equally interested in manuscripts that advance other lines of analysis.

Possible topics of historical investigation include:
- self-help and other advice literature
- humanistic psychology, positive psychology, and happiness studies
- work on mindfulness and resilience
- studies of the emotions
- research from behavioral economics
- social justice movements’ use of the behavioral sciences to challenge the conditions and inequalities impeding human flourishing at the levels of the individual, group, and/or society
- social and behavioral scientific studies of “bad habits” and strategies for overcoming them
- critiques of scholarly work and popular accounts of living well, happiness, and/or positive thinking
- the biopolitics of living well
-the relationship between popular and expert views of how to live well and flourish
- the sponsorship of studies on well-being and the use of such work by communities, groups, private organizations, philanthropy, business, and government.

Send manuscript submissions of approximately 10,000, including notes and references, by November 1, 2018 to guest editors Mark Solovey (mark.solovey@utoronto.ca) and Debbie Weinstein (debbie_weinstein@brown.edu). The guest editors also welcome preliminary inquiries about the appropriateness of particular subject matters and lines of analysis. All submissions should follow the format outlined in the journal’s Author Guidelines. Submissions selected by the guest editors will be peer-reviewed per the standard procedures of the journal.

vendredi 6 juillet 2018

Santé et bien-être à St-Petersbourg

Health and Welfare in St. Petersburg, 1900–1941: Protecting the Collective

Christopher Williams

Series: The History of Medicine in Context
Hardcover: 334 pages
Publisher: Routledge; 1 edition (June 18, 2018)
Language: English
ISBN-13: 978-0754655343

In the first book to chart late Imperial and Soviet health policy and its impact on the health of the collective in Russia’s former capital and second "regime" city, Christopher Williams argues that in pre-revolutionary St. Petersburg radical sections of the medical profession and the Bolsheviks highlighted the local and Tsarist government’s failure to protect the health of poor peasants and the working class due to conflicts over the priority and direction of health policy, budget constraints and political division amongst doctors. They sought to forge alliances to change the law on social insurance and to prioritise the health of the collective. Situating pre- and post-revolutionary health policies in the context of revolutions, civil war, market transition and Stalin’s rise to power, Williams shows how attempts were made to protect the Body Russian/Soviet and to create a healthier lifestyle and environment for key members of the new Soviet state. This failed due to shortages of money, ideology and Soviet medical and cultural norms. It resulted in ad hoc interventions into people’s lives and the promotion of medical professionalization, and then the imposition of restrictions resulting from changes in the Party line. Williams shows that when the health of the collective was threatened and created medical disorder, it led to state coercion.

Histoire de l'ADN

Double-Helix History: DNA and the past

Call for papers

University of Manchester, 17-18 January 2019

Keynote speakers: Turi King (University of Leicester) and Catherine Nash (Queen Mary, University of London)

Ancient-DNA analysis, DNA for genealogy, Cheddar Man, Richard III, the ‘Golden State Killer’, DNA and IQ – the use of genetic science is extremely high profile at the moment, discussed around the world in academic journals and popular publications alike.

This conference, part of the AHRC-funded ‘Double-Helix History’ project, seeks papers discussing the role and impact of genetic science on the understanding, imagining, and use of the past.

Key questions include:
· Does genetics change the way we think about history, and of the human?
· How is genetic science presented and understood in popular culture?
· How does direct-to-consumer genetic testing affect our understanding and imagining of the past?
· What are the key questions that Ancient DNA analysis raises for society?
· How does genetic science challenge ‘traditional’ modes of historical knowledge?
· How does genetics impact upon our understanding of history, race, identity, and gender?

We seek papers from a range of disciplines and backgrounds. Different and innovative types of delivery (poster, panel, conversation) will also be considered.

Please send abstracts of 250 words to Jerome de Groot: Jerome.degroot@manchester.ac.uk

Abstract deadline: 15 September 2019

There are travel bursaries available for PGRs and ECRs. There will be no charge for the conference and speakers will have their accommodation covered.

For more information on the project: http://projects.alc.manchester.ac.uk/double-helix-history/

or follow @doublehelixhist

jeudi 5 juillet 2018

Boire dans l'Angleterre victorienne

Drinking in Victorian and Edwardian Britain: Beyond the Spectre of the Drunkard

Thora Hands


Hardcover: 195 pages
Publisher: Palgrave Macmillan; 1st ed. 2018 edition (June 19, 2018)
Language: English
ISBN-13: 978-3319929637


This open access book surveys drinking in Britain between the Licensing Act of 1869 and the wartime regulations imposed on alcohol production and consumption after 1914. This was a period marked by the expansion of the drink industry and by increasingly restrictive licensing laws. Politics and commerce co-existed with moral and medical concerns about drunkenness and combined, these factors pushed alcohol consumers into the public spotlight. Through an analysis of public and private records, medical texts and sociological studies, the book investigates the reasons why Victorians and Edwardians consumed alcohol in the ways that they did and explores the ideas about alcohol that circulated in the period. This book shows that they had many reasons for purchasing and consuming alcoholic substances and these were driven by broader social, cultural, medical and commercial factors. Although drunkenness may have been the most visible consequence of alcohol consumption, it was not the only type of drinking behaviour. Alcohol played an important social role in the everyday lives of Victorians and Edwardians where its consumption held many different meanings.

Les écologies du XIXe siècle

Les écologies du XIXe siècle : subjectivités et environnements

Appel à articles

De la Révolution française à la Première Guerre mondiale, la notion moderne d'environnement n'est pas encore constituée, elle oscille entre plusieurs définitions rivales que saisit un lexique peu stabilisé. Qu'on y voie un ensemble de ressources naturelles ou un paysage, un « milieu » ou un « climat », un « habitat » ou un territoire à maîtriser, l'environnement est le point d'appui d'une diversité de rationalités et d’imaginaires, de dispositifs matériels ou de sensibilités, de pratiques sociales et d'identités, qui forment des assemblages instables et toujours recomposés. En quoi les multiples façons de penser, d'imaginer ou de s'approprier l'environnement, reflètent-elles autant de conceptions du sujet à partir de l’ère romantique ? En quoi ces conceptions sont-elles complémentaires ou rivales ? Sont-elles le produit d'événements singuliers, ou d'évolutions longues ? Comment peut-on en évaluer l'influence (intellectuelle, culturelle, sociale ou politique) ?
C'est à partir de ce questionnement que nous voudrions considérer la diversité des écologies du XIXe siècle.
Pour cela, on définira le terme « écologie » de façon large, sans le réduire à la science des relations entre les organismes vivants et les circonstances environnantes (qui naît au sein du débat darwinien dans les années 1860), mais afin de couvrir l'ensemble des savoirs et des discours concernant les rapports entre le monde social, moral et politique d'une part, et l'environnement naturel (ou plus largement le cadre de vie matériel) d'autre part. On s'efforcera ainsi, sans téléologie, de mettre en valeur l'évolution et la diversité du lexique, des conceptions et des préoccupations écologiques telles qu'elles s'expriment dans les différentes sciences de l'homme ou de la nature, ainsi que dans les savoirs administratifs, les techniques ou les productions littéraires et artistiques.
Le « sujet » moderne sera abordé de façon à tenir compte de la diversité des approches possibles en histoire environnementale : histoire politique, histoire des sciences et techniques, histoire de l'art ou de la littérature. Un paradigme dominant de l’histoire environnementale, telle qu’elle s'est développée aux États-Unis, a été celui de la commodification of nature, qui consiste à étudier la double transformation, de la nature en marchandise d'une part, et du sujet moderne en homo oeconomicus d’autre part1. Bien des travaux restent à faire dans ce domaine, et pourtant cette conception libérale, qui ne triompha jamais tout à fait, ne saurait résumer le XIXe siècle dans son ensemble. On s'intéressera donc aussi bien au sujet libéral de la révolution industrielle et commerciale, qu’aux subjectivités de l'hygiène, de la psychologie, de l'architecture et des travaux publics, de l'art, de la politique ou de la morale.
Il convient pour cela de saisir les dynamiques de la subjectivation individuelle ou collective. On pourra s’intéresser aux moments où l’environnement naturel fait irruption de façon inattendue, sous la forme de la dégradation, du risque ou de la catastrophe, et où se déploient des émotions environnementales2. C’est plus généralement toute la question de l’agentivité des non-humains, et celle de la coordination entre les dynamiques sociales et environnementales, qui conduit à interroger la frontière qui sépare le sujet de l’objet. A l’ère du rationalisme (apparemment) triomphant, les élites savantes et culturelles opposent de plus en plus nettement la nature et la culture, comme les objets aux personnes. Mais à travers le folklore, l’anthropologie ou les sciences sociales, la fascination est grande pour les croyances ou les « superstitions » relevant de cosmologies alternatives. Celles-ci demeurent bien vivantes au sein d’une population encore majoritairement rurale qui, en Europe ou dans les colonies, vit au contact d’une nature inégalement domestiquée au sein de laquelle les êtres naturels ne sont pas toujours perçus comme dénués de subjectivité3.
Un autre chantier considérable pour l’histoire environnementale a été ouvert par les travaux sur l'histoire des sensibilités aux paysages ou à la nature, qui ont mis en valeur les formes précoces de patrimonialisation de la nature après la Révolution française4. On pourra les prolonger ou les compléter en étudiant les alternatives aux écologies dominantes et les expérimentations minoritaires destinées à transformer le rapport moderne à la nature5. Les textes littéraires ou doctrinaux, de Wordsworth à Verhaeren en passant par Thoreau ou Michelet, mais aussi les grands moments révolutionnaires et autres expériences politiques, permettront d'identifier, dans les programmes et dans les pratiques, les soubassements écologiques de nouvelles subjectivités spirituelles ou religieuses, républicaines ou socialistes, libérales ou conservatrices6. Dans tous ces cas les contributions pourront mobiliser une diversité de sources : oeuvres littéraires, ouvrages politiques ou scientifiques, cultures visuelles, archives et écrits de la pratique, qui permettent d'aborder de façons différentes la question des subjectivités environnementales.

Ce dossier de Romantisme sera le troisième de l’année 2020, à paraître à l’automne. Les propositions de contribution (une page environ, comportant un résumé, une brève notice biobibliographique, ainsi qu’une adresse électronique et postale) sont à adresser avant le 15 janvier 2019 à Julien Vincent (Julien.Vincent@univ-paris1.fr). Les articles achevés (qui ne devront pas excéder 30 000 signes espaces compris) avec leurs illustrations devront être remis en novembre 2019.

Ils seront accompagnés d’un résumé en français de 800 signes, espaces compris.

1 Sur le contexte historiographique, voir Grégory Quenet, Qu’est-ce que l’histoire environnementale ?, Paris, Champvallon, 2014 ; voir aussi William Cronon, Nature's Metropolis. Chicago and the Great West, New York, Norton, 1991 ; Diana K. Davis, « L’éco-gouvernance en Algérie française », Tracés, 2012, n° 22, p. 189-204 ; Jean-Baptiste Fressoz, « Mundus oeconomicus : révolutionner l’industrie et refaire le monde après 1800 » dans Otto Sibbum et Kapil Raj (eds.), Histoire des sciences et des savoirs. Volume 2, Paris, Seuil, 2015, p. 369-389.
2 Sur l’« anxiété » environnementale, voir James Beattie, Empire and Environmental Anxiety: Health, Science, Artand Conservation in South Asia and Australasia, 1800-1920, Houndsmill, Palgrave Macmillan, 2011 ; sur la « nostalgie » environnementale, voir Caroline Ford, Natural Interests. The Contest over Environment in Modern France, Harvard(Mass.), Harvard University Press, 2016.
3 Eric Baratay, Le point de vue animal. Une autre version de l’histoire, Paris, Seuil, 2012 et du même, Biographies animales. Des vies retrouvées, Paris, Seuil, 2017 ; Eduardo Kohn, Comment pensent les forêts, Paris, Zones sensibles, 2017.
4 Voir notamment Alain Corbin, Le territoire du vide : L’Occident et le désir du rivage, Paris, Flammarion, 2010 ; Charlotte Klonk, Science and the Perception of Nature: British Landscape Art in the Late Eighteenth and Early Nineteenth Centuries, Yale, Yale University Press, 1996 ; François Walter, Les figures paysagères de la nation. Territoire et paysage en Europe XVIe-XXe siècles, Paris, EHESS, 2004 ; Claire Robert, « Aux racines de l’écologie : un nouveau sentiment de la nature chez les écrivains français au XIXe siècle », thèse de l’Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle, 2008 ; John Sheail, Nature’s Spectacle The World’s First National Parks and Protected Places, New York, Routledge, 2010.
5 Arnaud Baubérot, Histoire du naturisme. Le mythe du retour à la nature, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2004 ; Vicky Albritton et Fredrik Albritton Jonsson, Green Victorians: The Simple Life in John Ruskin’s Lake District, Chicago, University of Chicago Press, 2016.
6 Mark Stoll, Protestantism, Capitalism, and Nature in America, Albuquerque, University of New Mexico, 1997 ; David M Lodge et Christopher Hamlin (eds.), Religion and the New Ecology: Environmental Responsibility in a World in Flux, Notre Dame, University of Notre Dame Press, 2006 ; Steven Stoll, The Great Delusion, New York, Hill and Wang, 2008 ; Gisèle Séginger, « De la biologie à l'écologie : l'Évangile naturel de Michelet », Arts et Savoirs, 7, 2016 ; Pierre Serna, Comme des bêtes. Histoire politique de l’animal en révolution, Paris, Fayard, 2016 ; Serge Audier, La société écologique et ses ennemis, Paris, La Découverte, 2017.

Bibliographie indicative
AGRAWAL, Arun, Environmentality. Technologies of Government and the Making of Subjects, Durham (N.C.), Duke University Press, 2005.
ALBRITTON Vicky et JONSSON Fredrik Albritton, Green Victorians: The Simple Life in John Ruskin’s Lake District, Chicago, University of Chicago Press, 2016.
AUDIER Serge, La société écologique et ses ennemis. Pour une histoire alternative, Paris, Seuil, 2017.
BARATAY Éric, Le point de vue animal. Une autre version de l’histoire, Paris, Seuil, 2012.
BAUBEROT Arnaud, Histoire du naturisme. Le mythe du retour à la nature, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2004.
BEATTIE James, Empire and Environmental Anxiety: Health, Science, Art and Conservation in South Asia and Australasia, 1800-1920, Houndsmill, Palgrave Macmillan, 2011.
CORBIN Alain, Le territoire du vide : L’Occident et le désir du rivage, Paris, Flammarion, 2010.
DAVIS Diana K., « L’éco-gouvernance en Algérie française », Tracés, 30 juin 2012, n° 22, no 1, p. 189-204.
DESCOLA Philippe, Par-delà nature et culture, Paris, Gallimard, 2005.
FORD Caroline, Natural Interests. The Contest over Environment in Modern France, Harvard (Mass.), Harvard University Press, 2016.
FOUCAULT Michel, « Le sujet et le pouvoir » (1982) in Dits et écrits, tome 4, Paris, Gallimard, 1994, p. 222-243.
FRESSOZ Jean-Baptiste, « Mundus oeconomicus : révolutionner l’industrie et refaire le monde après 1800 » dans Otto Sibbum et Kapil Raj (eds.), Histoire des sciences et des savoirs. Volume 2, Paris, Seuil, 2015, p. 369-389.
INGOLD Alice, « Écrire la nature. De l’histoire sociale à la question environnementale ? », Annales.
Histoire, Sciences Sociales, 2011, vol. 66, no 1, p. 11-29.
JARRIGE Francois et LE ROUX Thomas, La Contamination du monde - Une histoire des pollutions à l’âge industriel, Paris, Seuil, 2017
KOHN Eduardo, Comment pensent les forêts, Paris, Zones sensibles, 2017.
MATHIS Charles-François, In Nature We Trust : les paysages anglais à l’ère industrielle, Paris,
Presses Universitaires de Paris-Sorbonne, 2010.
QUENET Grégory, Qu’est-ce que l’histoire environnementale ?, Paris, Champvallon, 2014.
ROBERT Claire, Aux racines de l’écologie : un nouveau sentiment de la nature chez les écrivains
français au XIXe siècle, Thèse, Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle, Paris, 2008.
SERNA Pierre, Comme des bêtes. Histoire politique de l’animal en Révolution (1750-1840), Paris,
Fayard, 2017.
STOLL Mark, Inherit the Holy Mountain : Religion and the Rise of American Environmentalism,
Oxford, Oxford University Press, 2015.