vendredi 24 février 2017

La création du service public de l'eau

L'Entrepreneur et le Prince. La création du service public de l'eau

Christophe Defeuilley

Presses de Sciences-Po
Février 2017
ISBN 978-2-7246-2005-4


Il y a deux cents ans, nous utilisions l'équivalent d'un seau d’eau par jour prélevé au fleuve, au puits ou à la fontaine les plus proches. Aujourd’hui, quelque 140 litres se déversent quotidiennement de nos robinets pour nos usages domestiques.

Désormais une évidence, la distribution de l’eau à domicile ne s’est généralisée que dans le courant du XIXe siècle. Ce sont des compagnies privées qui en ont été les pionnières, créant et exploitant les premiers réseaux dans les villes européennes et américaines. Mais à mesure que ce service est devenu un bien essentiel et universel, le prince a écarté l’entrepreneur.

En puisant à des sources peu (ou pas) exploitées, Christophe Defeuilley retrace trois histoires urbaines : à Londres, à New York et à Paris. Il fait revivre les épisodes qui ont jalonné la création du service public de l’eau, les prouesses techniques, les personnages hauts en couleur, les drames, les épisodes burlesques.

Une plongée dans la petite et grande histoire des trois premières métropoles du monde en 1900.

Vivre et mourir au Moyen Âge

Vivre et mourir au Moyen Âge

Colloque

Septièmes journées internationales d’études médiévales des Jeunes Chercheurs Médiévistes de l’UNIGE & de la Conférence universitaire de Suisse occidentale


UNIGE - Salle Denis de Rougemont - Rue Jean-Daniel Colladon
Genève, Confédération Suisse (1204)

jeudi 09 et vendredi 10 mars 2017
« Frères humains qui après nous vivez, N’ayez les cuers contre nous endurciz »François Villon, Ballade des Pendus, vv. 1-2

Notre vie n’est-elle, finalement, qu’une tentative d’apporter du sens à la mort ? Profondément mystérieuse, la mort est néanmoins constitutive de l’expérience humaine et conditionne d’emblée notre existence. Ainsi, nombre d’actes et de créations artistiques interrogent ce phénomène et interprètent ce thème. La mort a été diversement traitée, mise en scène, expliquée ou sublimée par l’Homme dans sa tentative de l’exorciser et de mieux la concevoir, de lui donner du sens et de combler le vide qu’elle laisse.

Ces journées d'études auront pour objectif de traiter de la vie et de la mort comme un tout indissociable. Ainsi, seront abordées autant les questions qui ont trait aux rituels funéraires que la manière dont les vivants appréhendent la mort, s'y préparent et s’y confrontent. On pourra par exemple se pencher sur le rapport au corps sous tous ses aspects : explorer les causes de la mort, disséquer les différentes façons de traiter le cadavre (conservation, transport, embaumement, incinération, mise en terre, etc.) jusqu’à la récupération de certains membres, organes et os destinés à l’adoration du défunt. Le culte des reliques conduira à évoquer le mobilier funéraire – cercueils, tombes, mausolées et tout autre objet qui accompagne les morts dans leur dernière demeure.

Cet effort de mémoire inscrit dans la pierre rejoint toutes les productions textuelles qui rendent hommage aux disparus et consolent les vivants : épitaphes, dits de sages sur la tombe, planhs occitans, mais également testaments laissés par ceux qui s’en vont. De même, toute la symbolique qui entoure le décès (les couleurs, par exemple) pourrait être abordée, dans cette même perspective d’appréhension et de représentation de la mort.

D’autre part, la préparation personnelle que chacun peut choisir d’entreprendre avant de mourir fait pendant aux rituels mis en place pour ceux qui restent. On s’attardera donc à analyser la fonction de la médecine comme retardatrice de l’inéluctable fin, celle des confessions, de l’extrême onction et autres dernières volontés, mais aussi à comprendre le rôle du deuil et les pratiques qui l’accompagnent, en incluant ici les prières, les cérémonies et leurs divers acteurs (les pleureuses, par exemple). Tout ceci nous amènera à pénétrer le domaine de la spiritualité et des diverses croyances qui entourent la mort, telles les danses macabres, la thématique des revenants, les memento mori et les prières pour les morts. Ce désir d’intercession est bien sûr lié à l’espoir d’une vie dans l’au-delà, au thème de la fin du monde ainsi qu’à la question de l’immortalité (de l’âme ou du corps lui-même), disputée par les philosophes et les théologiens ou illustrée par la quête de la pierre philosophale.


Jeudi 9 mars 2017

09h00 Accueil des participants
Session I : Introduction

09h30 Présentation des Journées par P. Emamzadah, C. Carnaille et C. Carta
09h45 Conférence inaugurale de Cécile Treffort (Université de Poitiers) « Discours de mort, discours de vie : quelques réflexions introductives »

11h00 Pause

Session II : Se préparer au trépas
Modération par C. Alvar
11h30 Camille Brouzes (Université Grenoble Alpes) « Corps vieillissant et memento mori dans la poésie d’Eustache Deschamps »
12h10 Sarah Bakkali-Hassani (Université Panthéon-Assas Paris II) « Le testament passeport pour l’au-delà : l’évolution des legs pieux au Moyen Âge »

12h50 Repas de midi

Session III : La mort exemplaire I – La figure royale
Modération par A. Fernández
14h30 Thibaut Radomme (Université catholique de Louvain – UNIL) « En ne li fist mie assez quant en ne le mist ou nombre des martirs : la mort du roi, sa vie et le martyre dans la Vie de saint Louis de Jean de Joinville »
15h10 Ismérie Triquet (Université de Rennes II) « La mise en scène de la mort comme symbole de continuité dynastique : l’exemple de la Grande Chronique de Normandie »

15h50 Pause

Session IV : Commémorer les défunts
Modération par M. Mourey
16h20 Lucile Hermay (Université Paris Nanterre – UMR 8167 Monde Byzantin) « Inégaux après la mort ? Les commémorations monastiques byzantines : enjeux sociaux et familiaux (Xe – XIIIe siècle) »
17h00 Anne Rauner (Université de Strasbourg – Albert-Ludwigs-Universität Freiburg) « Commémorer les morts dans les cimetières des Hospitaliers de Basse-Alsace à la fin du Moyen Âge : l’apport des documents nécrologiques »

Vendredi 10 mars 2017

09h00 Accueil des participants
Session V : La mort exemplaire II – Le Christ et les saints
Modération par L. Cesalli
09h30 Magali Guénot (Université Lumière Lyon 2) « Au-delà de la mort : entre espérance du Paradis et crainte du Jugement dernier »
10h10 Raphaël Guérin (Université Paris Nanterre) « Mort du saint et fondation d’église dans les légendes apostoliques d’Aquitaine (XIe siècle – XIIe siècle) »

10h50 Pause

Session VI : Inscrire la mort dans la pierre
Modération par P.-A. Mariaux
11h20 Alexandre Varela (UNIFR – Kunsthistorisches Institut Florenz) « De la sepultura ad sanctos aux reliques, la Cámara Santa d’Oviedo et son trésor de corps saints »
12h00 Grégoire Oguey (UNINE – Archives de l’état de Neuchâtel) « Les épitaphes de Suisse occidentale entre Moyen Âge et Renaissance »

12h40 Repas de midi
Session VII : Aller-retours
Modération par M. Ulhig
14h30 Caroline Foscallo (Centre d’études Médiévales de l’UNIGE) « Mortelles rencontres : les vivants face aux morts dans les fabliaux »
15h10 Mathilde Cornu (UNINE – Université de Strasbourg) « L’enfer déserté ? Les damnés dans le Mystère des Actes des Apôtres »
16h00 Nicole Bergk Pinto (Université libre de Bruxelles – École nationale des chartes) « De la "voie de l'au-delà" à la voix de l'auteur. Allégorie et expérience d'une vie dans le Tournoiement Antecrist de Huon de Méry »

16h40 Conclusion et verrée de clôture

Bourse de voyage à l'université du Minnesota

Travel Fellowship in the History of the Academic Health Center & Health Sciences at the University of Minnesota, 2017-2018


Call for applications


Purpose: The Travel Fellowship in the History of the Academic Health Center & Health Sciences at the University of Minnesota is intended to promote research on post-World War II developments in academic health centers and health science research using the University of Minnesota Archives. The University of Minnesota Program in the History of Medicine in conjunction with the Academic Health Center History Project (http://editions.lib.umn.edu/ahcarchives/) will offer up to two fellowships per year to interested scholars whose research is well suited to the health science and administrative collections in the University Archives. Where possible, preference will be given to early career scholars: graduate students in the research stage of their dissertation and recent Ph.D.s.

University of Minnesota Archives Holdings: The University of Minnesota Archives https://www.lib.umn.edu/uarchives house numerous collections related to the history of the Academic Health Center (AHC), its forerunning administrative configuration the College of Medical Sciences, and the records of the six schools and colleges that comprise the Academic Health Center: medicine, nursing, public health, pharmacy, dentistry, and veterinary medicine. The Archives also house collections pertaining to interdisciplinary centers within the Academic Health Center and oral histories and personal papers of prominent faculty and administrators.

Finding aids for many of the collections at the University Archives can be found at http://special.lib.umn.edu/uarch/. Digital documents related to the AHC and University administration are available through the University of Minnesota Digital Conservancy at http://conservancy.umn.edu/. Applicants are encouraged to contact University Archivist Erik Moore at moore144@umn.edu to discuss the collections before applying.

Application and Expectations: Applicants must submit a curriculum vitae, names and contact information of two referees, a brief proposal of no more than two pages, and a one-page proposed budget. The one- to two-page proposal should outline clearly the purpose of the research and its central questions, what records or materials will be used, any bigger project of which this research is a part, and the intended product(s) such as a dissertation, publications, or documentaries. Selection of fellows will be based on the decision of a multi-disciplinary committee.

Fellowship recipients will be required to submit a short report on their research. Recipients are also required to supply the University Libraries with a copy of any publication resulting from research conducted as a result of the grant.

Duration and Support: The fellowship covers a flexible visit of between one to four weeks. The amount of the fellowship is up to $1,000.00 to support expenses related to travel, lodging, research costs, and other incidental expenses. The fellowship is available for a single, continuous research trip between the dates July 1, 2017 and June 30, 2018.

Dates:

Deadline for applications is April 30, 2017. Candidates will be informed of the results by June 1, 2017.

Applications should be submitted via email. Be sure that your last name appears in the filename of each document. Send applications to: Dominique Tobbell, Program in the History of Medicine, University of Minnesota, dtobbell@umn.edu (612-626-5114). If you have any questions about the travel grant, please contact Dominique Tobbell.

jeudi 23 février 2017

Shell-Shock et la culture médicale britannique de la Première Guerre mondiale

Shell-Shock and Medical Culture in First World War Britain


Tracey Loughran


Cambridge University Press
Series: Studies in the Social and Cultural History of Modern Warfare (No. 48)
ISBN-13: 9781107128903


Shell-Shock and Medical Culture in First World War Britain is a thought-provoking reassessment of medical responses to war-related psychological breakdown in the early twentieth century. Dr Loughran places shell-shock within the historical context of British psychological medicine to examine the intellectual resources doctors drew on as they struggled to make sense of nervous collapse. She reveals how medical approaches to shell-shock were formulated within an evolutionary framework which viewed mental breakdown as regression to a level characteristic of earlier stages of individual or racial development, but also ultimately resulted in greater understanding and acceptance of psychoanalytic approaches to human mind and behaviour. Through its demonstration of the crucial importance of concepts of mind-body relations, gender, willpower and instinct to the diagnosis of shell-shock, this book locates the disorder within a series of debates on human identity dating back to the Darwinian revolution and extending far beyond the medical sphere.

• Provides a detailed account into the diagnosis of shell-shock and medical culture in First World War Britain • Places shell-shock within the longer historical context of British psychological medicine • Explores the role of mind-body relations, gender, willpower and instinct within the diagnosis of shell-shock
Contents

Introduction: shell-shock and medical culture in First World War Britain; 1. Frameworks of understanding: reconstructing the human from Darwin to the First World War; 2. Languages of diagnosis: hysteria, neurasthenia and changing pre-war psychological medicine; 3. Body and mind in shell-shock: war and change within psychological medicine; 4. Reading silences: gender and class in medical discourse on shell-shock; 5. Remaking men: will in medical approaches to shell-shock; 6. Animal bodies and minds: instinct and regression in shell-shock; Conclusion: shell-shock and post-war medical culture; Bibliography; Index.

Discours et images des corps ivres

États d’ivresse : discours et images des corps ivres (de l’Antiquité aux Lumières)


Appel à communications



Journée d’étude organisée par l’axe THÉLÈME – Littérature & Sciences humaines
CERILAC – EA 4410 

Vendredi 24 novembre 2017 

Université Paris-Diderot

Objet avéré du dialogue des disciplines (littérature, histoire, médecine, philosophie, droit, anthropologie…), le corps ivre fait partie à la fois des corps intéressant la plasticité de la représentation littéraire et des corps socialement problématiques qu’il convient de décrire et circonscrire, car l’ivresse peut apparaître comme un moyen socialement toléré de dépasser les bornes ou, à l’échelle individuelle, d’aménager les règles de la mémoire et de l’oubli de soi au profit de cette transgression, à l’instar du Saint-Preux de La Nouvelle Héloïse jouant avec la « fatale intempérance ». À cet égard, le corps ivre met en jeu l’identité et ses modes de subjectivation, le rapport du corps et de l’esprit et celui du normal et du pathologique. Prompt au juron et au blasphème, lieu de la parole échappée, il interroge les normes tant laïques que religieuses du licite et de l’illicite, du tolérable et de l’obscène ou du « bas » ; relevant, dans ses manifestations physiques, de la véhémence et de la performance, il s’intègre à la satire comme à l’évaluation éthique et esthétique de « l’enthousiasme » (ivresse du poète) ; ainsi inscrit dans les genres de discours, il permet de saisir un « style » médical, policier, juridique, poétique et rhétorique de son « cas » ; c’est aussi un corps genré, l’ivresse donnant lieu à une représentation de la différence sexuelle, en particulier dans le registre hygiéniste, qui s’affirme de plus en plus dans le cours du XVIIIe siècle. Sur ce point, qui renvoie davantage au discours de la médecine, le corps ivre est, enfin, un des lieux où se noue la problématique de l’addiction, plus ancienne qu’on ne pourrait le croire.

L’ensemble de ces questions sera abordé dans une perspective littéraire prenant en compte la diversité des aires culturelles (française, francophone, comparée…).

Les propositions de contribution (1500 signes max) sont à envoyer à : florence.lotterie@free.fr et guiomar.hautcoeur@gmail.com avant le 15 juin 2017.

La ville et le vin

Ville et vin en France et en Europe du XVe siècle à nos jours


Appel à communications


Bordeaux, 23-24 novembre 2017


Bordeaux vient d’inaugurer la Cité du vin en juin 2016, manifestant ainsi son attachement à la production viticole périurbaine et rurale de l’arrière‑pays. Ce lien entre une campagne productrice et un pôle urbain commercial est particulièrement ancien, et il était peut-être encore plus fort autrefois qu’aujourd’hui, car les consommateurs se rendent désormais dans les domaines et la vente directe emprunte de nouveaux réseaux, notamment immatériels. L’identification entre la ville et le vin reste néanmoins très marquée.

Or, depuis le XVe siècle, cette question du lien entre l’espace urbain et les produits de la vigne se posait principalement en termes de transports, de voies de communication et d’intermédiaires humains. Elle se prolongeait ensuite à l’intérieur de la ville par de multiples aspects, qu’ils soient économiques avec des activités particulières, ou paysagers. Le port de Bordeaux et le commerce du vin, largement étudiés, en constituent un très bel exemple. Aujourd’hui, elle s’inscrit plus dans des problématiques de commercialisation de valorisation et d’identité.

Au‑delà des échanges économiques immédiats et de l’exportation du vin par la voie maritime, ce colloque souhaite étudier la complexité des liens qui unissent la ville et le vin. Le sujet consiste surtout à s’interroger sur la marque spécifique, que le vin et ses produits dérivés comme l’eau‑de‑vie, pouvaient et peuvent encore imprimer à l’espace urbain. Par ailleurs, l’empreinte est‑elle plus ou moins forte selon la taille de la ville ? Si Bordeaux, Reims, Beaune, Lyon semblent des cités d’emblée marquées par la culture du vin, entendue au sens le plus large possible, qu’en est‑il d’Épernay, de Dijon, de Libourne, de Cognac ou même de plus petites villes encore mais non moins célèbres comme Saint‑Émilion, Limoux ou Arbois ? Le lien entre la ville et le vin devra donc être étudié à plusieurs échelles géographiques, pour mesurer l’influence du produit de la vigne sur l’évolution, la morphologie et la culture urbaine. Il sera aussi questionné de manière croisée, pour comprendre le rôle de la ville dans le développement des vignobles de l’arrière‑pays : si l’engagement des bourgeoisies, des élites nobiliaires et marchandes dans la croissance des espaces de viticulture spécialisée, le rôle de la ville et de ses structures réglementaires, institutionnelles ou commerciales reste à découvrir.

1. Ville et identité du vin, vin et identité de la ville

Le vin est produit sur un terroir plus ou moins bien défini mais si celui-ci lui confère sa particularité, il n’est véritablement reconnu que lorsqu’il entre dans les circuits commerciaux. Or, la ville est un acteur fondamental de la valorisation des produits de l’arrière‑pays, plus particulièrement si cette dernière a des attributions portuaires et accueille des clients étrangers. On parle du bordeaux, du cahors, mais aussi du vin de Jurançon, d’Épernay, de Malaga, de Porto… n’avons-nous pas là des lieux permettant de donner une identité au vin ? La ville ne devient-elle pas une sorte de label ou de marque permettant d’asseoir la réputation d’un vin ? En tissant des liens, des villes deviennent des génériques déterminants, c’est le cas de Bordeaux et on s’en rend particulièrement compte lorsqu’on découvre à l’étranger des pratiques frauduleuses. Ainsi, la ville et le vin s’identifient l’un à l’autre, parce que le rayonnement de la ville compte et parce que le vin contribue à transformer ou à modeler la ville. Les crus, comme certaines professions, à l’instar des tonneliers de Saint‑Macaire aux XVIIIe-XIXe siècles, ne fondent‑ils pas la réputation d’une ville ? Ainsi, quand la ville est proche d’un vignoble ou de limites commerciales, des corps de métiers très divers s’y installent et s’y développent comme les courtiers et les marchands. La ville est également, grâce à des musées dédiés ou des décorations spécifiques, un lieu du vin. Frises de pampres, bacchanales, maisons de négociants sont autant de constructions qui laissent une empreinte. En quoi les villes, par la culture qu’elles diffusent, contribuent‑elles à construire une identité viticole ? Peinture et poésie permettent aussi d’immortaliser le regard que l’on porte sur la ville. N’est-ce pas en effet sous le pinceau de Joseph Vernet que sont apparus sur les quais de Marseille et des grands ports français, des barriques et des bouteilles ? Le peintre, par des objets du quotidien appartenant au monde viticole, ne contribue-t-il pas à mettre en valeur la ville et son identité ? L’identité des vins régionaux est-elle renforcée par la mise en place, à partir du XXe siècle, d’espaces spécifiques de formation ? On pourra donc étudier dans ce cadre la construction des savoirs autour du vin et s’interroger sur le rôle des villes dans la réflexion et la transmission de certaines pratiques viticoles. Ainsi, on s’intéressera aux écoles d’œnologie, aux pratiques professionnelles autour du vin (écoles de commerce, filières professionnelles, écoles hôtelières par exemple).

2. Culture de la vigne et du vin et développement urbain

Les nombreuses maisons viticoles, les circuits d’œnotourisme montrent la patrimonialisation de la culture du vin et l’enjeu économique que cette‑dernière représente pour les villes qui les accueillent. Cette économie du vin dans la ville s’inscrit aussi dans des réseaux de commercialisation : les caves, les éditeurs spécialisés type Féret, les libraires. S’élabore ainsi un pôle culturel viticole que l’on retrouve dans les bibliothèques municipales, universitaires et dans les musées des villes des régions viticoles.

Toutefois, culture de la vigne et le développement urbain ne vont pas toujours de pair car, dès le XIIIe siècle, les espaces viticoles ont été de plus en plus repoussés face à la pression démographique des cités, et le nom de certains terrains à bâtir et de quartiers permet justement de mesurer les conséquences de l’extension urbaine. Par ailleurs, face à ces enjeux de développement, le terroir viticole peut‑il être créateur d’industries et d’activités liées à la vigne ? Ainsi, les entreprises de tonnellerie, celles qui fabriquent les tracteurs et les machines à vendanger, les cuves, les outils spécialisés, les bouteilles et les produits de traitement sont‑elles toujours installées dans les villes ? Ou bien, la culture et l’imaginaire du vin proposés aux visiteurs de la ville, tout comme autant que les impératifs de production industrielle, rendent‑ils désormais cette cohabitation impossible ?

3. Commerce du vin dans la ville

La question du commerce du vin dans la ville ne doit pas conduire à réexaminer les flux portuaires qui ne sont pas directement l’objet de cette réflexion. Par commerce, il faut ici entendre principalement le commerce urbain propre, les débits de boisson, les cabarets, les commerces de détail. Comment cette distribution était‑elle organisée ? Il faudra s’interroger sur une éventuelle influence de ce commerce sur la topographie et la stratification socioéconomique de la ville. À ces questions socioprofessionnelles et spatiales s’ajoute celle de l’encadrement législatif de la vente du vin par les autorités compétentes, de la forme des pots aux horaires d’ouverture des établissements de boissons. Le contrôle occupe une place considérable : frelatages des vins ou modification des contenants. La chambre de commerce, les douanes, l’intendance et les forces de police seront donc des acteurs à privilégier dans cette facette du lien entre ville et vin.

4. Consommation du vin dans la ville : plaisirs, excès, répression et éducation

L’encadrement réglementaire de la vente de vin dans la ville va de pair avec celui de sa consommation. Les banquets et les réjouissances publiques sont des lieux privilégiés de consommation du vin. Se pose la question des vins bus : privilégiait‑on les vins locaux pour en faire une promotion nette ou voyait‑on aussi une forme d’éclectisme gourmet ? La question se pose aussi pour les vins populaires : pour les villes proches des vignobles, il est très légitime de supposer que le consommé était un vin récolté à proximité, pour une question de coût assez évidente. Mais comment cet impératif économique ancien, qu’il convient malgré tout d’interroger, évolue‑t-il avec la révolution des transports au XIXe siècle et des communications au XXe siècle ? Les récits des banquets et les sources relatives à leur organisation commencent à être assez bien connus, en revanche, les livres de comptes de cabaretiers ou de marchands détaillants de vin seraient ici des sources intéressantes à exploiter. Par ailleurs, la consommation du vin dans la ville invite à réfléchir sur les excès de boisson et la manière dont les autorités publiques ou des initiatives privées ont tenté d’y remédier, sinon de les comprendre et de les accompagner. Les discours sur le vin et la santé ont des accents très différents selon les époques, le vin source de vie et fortifiant, ou le vin et ses excès répréhensibles. Dans la promotion de la consommation de vin ou dans la lutte contre l’alcoolisme, les écoles professionnelles liées au vin ont joué un grand rôle, tout comme les académies et sociétés d’agriculture, les professionnels de santé dont il faudrait réexaminer les discours.

Modalités pratiques d'envoi des propositions

Réponses à envoyer avant le 6 mars 2017
  • Le titre de la proposition de communication
  • Un résumé en un 2000 signes maximum (espaces compris)
  • Mots clés
Contacts
marguerite.figeac@u-bordeaux.fr
stephanie.lachaud@u-bordeaux-montaigne.fr
florence.verdier@u-bordeaux-montaigne.fr

Organisation
Marguerite Figeac‑Monthus, Professeur d’histoire moderne, CEMMC / EA 2958, Université de Bordeaux 
Stéphanie Lachaud-Martin, Maître de conférences en histoire moderne, CEMMC / EA 2958, Université Bordeaux Montaigne

Laboratoire : Centre d’Études des Mondes Moderne et Contemporain – Université Bordeaux Montaigne

Comité scientifique
Ana Maria Binet, Professeur des universités, Université Bordeaux-Montaigne.
Philippe Chassaigne, Professeur d’histoire contemporaine, Université Bordeaux-Montaigne.
Laurent Coste, Professeur d’histoire moderne, Université Bordeaux-Montaigne.
Gérard Béaur, Directeur de recherche CNRS, Directeur d’études EHESS/ CRH
Bernard Galinato, Professeur d’histoire du droit, Université de Bordeaux
Michel Figeac, Professeur d’histoire moderne, Université Bordeaux-Montaigne
Marguerite Figeac-Monthus, Professeur d’histoire moderne, Université de Bordeaux (organisatrice)
Pascal Griset, Professeur d’histoire des techniques, Université de Paris-Sorbonne
Olivier Jacquet, Ingénieur de recherche, Université de Bourgogne
Stéphanie Lachaud-Martin, Maître de conférences, Université Bordeaux-Montaigne (organisatrice)
Sandrine Lavaud, Maître de conférences en histoire Médiévale, Université de Bordeaux-Montaigne
Caroline Le Mao, Maître de conférences en histoire moderne, Université Bordeaux-Montaigne
Corinne Marache, Maître de conférences en histoire contemporaine, Université Bordeaux-Montaigne
Jocelyne Pérard, Professeur des universités, Université de Bourgogne
Gilles de Revel, Professeur d’œnologie, Université de Bordeaux
Raphaël Schirmer, Maître de conférences en géographie, Université de Bordeaux-Montaigne.
Serge Wolikow, Professeur d’histoire contemporaine, Université de Bourgogne

mercredi 22 février 2017

Histoire de la psychiatrie écossaise

Histories of asylums, insanity and psychiatry in Scotland


History of psychiatry, Volume 28, Issue 1, March 2017

Special Issue edited by Chris Philo and Jonathan Andrews



Articles


Introduction: histories of asylums, insanity and psychiatry in Scotland
Chris Philo, Jonathan Andrews

A ‘Scottish Poor Law of Lunacy’? Poor Law, Lunacy Law and Scotland’s parochial asylums
Lauren Farquharson

Liberty and the individual: the colony asylum in Scotland and England
Gillian Allmond

‘Noisy, restless and incoherent’: puerperal insanity at Dundee Lunatic Asylum
Morag Allan Campbell

‘The Head Carver’: Art Extraordinary and the small spaces of asylum
Cheryl McGeachan

Henderson and Meyer in correspondence: a transatlantic history of dynamic psychiatry, 1908–29
Hazel Morrison

Reconstructing the eclectic psychiatry of Thomas Ferguson Rodger
Sarah Phelan

From asylum to action in Scotland: the emergence of the Scottish Union of Mental Patients, 1971–2
Mark Gallagher

‘Heading up a blind alley’? Scottish psychiatric hospitals in the era of deinstitutionalization
Vicky Long


Classic Text No. 109

James Frame’s The Philosophy of Insanity (1860)

Jonathan Andrews, Chris Philo



Littérature, trauma et le soi

Literature, Trauma and the Self

Call for chapter proposals

CALL FOR CHAPTER PROPOSALS–LITERATURE AND PSYCHOLOGY: WRITING, TRAUMA AND THE SELF

contact email:

Centuries ago, Aristotle fashioned a term that brought literature and psychology face to face: catharsis (psychological or mental purification of the feelings). From that time onwards, literature and human psyche have been correlated either by various writers, philosophers, critics, or by means of several techniques or movements. Not only was it tragedy that combined the elements of psychology with literary production, it was also novel, poetry, short story and even some psychoanalytical theories that brought psyche and literature together. There has always been a mutual partnership of the two: psychology of men and literature of men. It was Sigmund Freud, for instance, who introduced Oedipus complex from what Sophocles held as the plot of Oedipus the King. It was Samuel Richardson who carried the earlier features of sentimental novel and the early flashes of psychological novel through his Pamela. It was Henry James who borrowed the stream of consciousness technique from psychology and introduced it to be used in literature, and then was subtly employed by James Joyce in Ulysses and by Virginia Woolf in Mrs. Dalloway. Charles Dickens, with his famous industrial novel Great Expectations, reflected the well-established norms of psychological realism. George Bernard Shaw’s Pygmalion was named after the mythological figure of Greek Pygmalion, and the name was also adapted into the Pygmalion effect to emphasize the observable phenomena related to the psychology and performance of men. Similarly, Vladimir Nabokov’s Lolita became a focal work that impacted the birth of Lolita complex. Friedrich Nietzsche’subermensch (just as it is employed by Bernard Shaw in Superman), MartinEsslin’s theatre of the absurd (employed by Samuel Beckett in Waiting for Godot), Antonin Artaud’s theatre of cruelty (employed by Edward Bond in Saved) and etc. all could be tackled in terms of interrelation of human psyche and literariness.

Psychology has also some observable impacts on the writer’s writing skill. Causing extreme changes in mood, bipolar disorder is addressed by many critics to be the central origin behind creativity. Such writers and critics as John Ruskin, Virginia Woolf, Edgar Allan Poe, Alan Garner, Hams Christian Anderson and Sherman Alexei among others are known to have bipolar disorder that impacted their literary creativity. Feminist urges also produced the female creativity within some genres of literature. It was Emily Dickenson, Elizabeth Barrett Browning, Virginia Woolf, George Eliot, and Bronte Sisters that embraced the psychology of the power of female creativity on the way to writing. For that reason, psychology and literature live in each other’s pockets.

This proposal suggests a forum of differing ideas on the link between literature and psychology, psychology of writing, traumatic literature, the construction of the Self within literature, the psychology of characterization, psychoanalytical approaches, and the psychology of literary creativity.

The topics of interest include but not limited to the following titles:
  • Psychology of Literature
  • Literature of Psychology
  • Psychology and literary genres
  • Psychological theories and movements
  • Traumatic literature
  • Literature and psyche
  • Auto/biography and psyche
  • Psychoanalytical approaches
  • The psychology of Self and Literature
  • The Psychology of Writing
  • Trauma and Writing
  • The Self and Writing
  • Psychology and Creativity

Submission Procedure
Researchers and practitioners are invited to submit on or before March 31, 2017, a chapter proposal of 1,000 to 2,000 words clearly explaining the mission and concerns of his or her proposed chapter. Authors will be notified by April 30, 2017 about the status of their proposals and sent chapter guidelines. Full chapters are expected to be submitted by October 30, 2017, and all interested authors must consult the guidelines for manuscript submissions athttp://www.cambridgescholars.com/t/AuthorFormsGuidelines prior to submission. All submitted chapters will be reviewed on a double-blind review basis. Contributors may also be requested to serve as reviewers for this project.

Note: There are no submission or acceptance fees for manuscripts submitted to this book publication, Cambridge Scholars Publishing. All manuscripts are accepted based on a double-blind peer review editorial process.

Publisher
This book is scheduled to be published by Cambridge Scholars Publishing, UK. For additional information regarding the publisher, please visit http://www.cambridgescholars.com/. This publication is anticipated to be released in 2018.

Important Dates
March 31, 2017: Proposal Submission Deadline
April 30, 2017: Notification of Acceptance
October 30, 2017: Full Chapter Submission
December 30, 2017: Review Results Returned
January 30, 2018: Final Acceptance Notification
February 15, 2018: Final Chapter Submission
April 15, 2018:Manuscript delivery date

Inquiries
Editor’s Name: Önder Çakırtaş
Editor’s Affiliation: PhD, Assistant Professor, Bingol University (Turkey), Department of English Language and Literature
Editor’s Contact Information
Bingöl Üniversitesi
Fen Edebiyat Fakültesi
Oda No:D2-8 12000 Bingöl/TÜRKİYE

Alcool, psychiatrie et société

Alcohol, Psychiatry and Society

Call for Abstracts 


International Research Symposium – St Anne’s College, Oxford, 29 – 30 June 2017

The medicalisation of alcohol use has become a prominent discourse that guides policy makers and impacts public perceptions of alcohol and drinking. This symposium intends to map the historical and cultural dimensions of these phenomena. Emphasis is on medical attitudes and theories regarding alcohol and the changing perception of alcohol consumption in the fields of psychiatry and mental healing. The intention is to explore the shift from the use of alcohol in clinical treatment, as part of dietary regimens, incentive to work and reward for desirable behaviour during earlier periods to the emergence of alcoholism as a disease category that requires medical intervention, is covered by medical insurance and considered as a threat to public health.

Papers on all historical periods, on different cultures and on orthodox as well as heterodox forms of mental healing are invited. Deadline for submission of abstracts: 31 March 2017.

The conference is a collaborative initiative and supported by Humanities and Social Sciences at Oxford Brookes University (UK) and the Research Unit for the History of Medicine at the Centre for Psychiatry Südwürttemberg, Ravensburg (FRG).

Contact for inquiries and submission of abstracts:

Professor Waltraud Ernst, MA, Dipl-Psych, PhD, FRHistS
Professor in History of Medicine, 1700-2015
Department of History, Philosophy and Religion
Oxford Brookes University
UK
wernst@brookes.ac.uk

Priv.-Doz. Dr. med. Thomas Müller, M.D., M.A.
Research Unit for the History of Medicine
Clinic of Psychiatry and Psychotherapy I
The University of Ulm /
Centre for Psychiatry Südwürttemberg
FRG
th.mueller@zfp-zentrum.de

mardi 21 février 2017

Les dessins de Ramon y Cajal

Beautiful Brain: The Drawings of Santiago Ramon y Cajal

Larry W. Swanson, Eric Newman, Alfonso Araque & Janet M. Dubinsky 

Hardcover: 208 pages
Publisher: Harry N. Abrams (January 17, 2017)
Language: English
ISBN-13: 978-1419722271


At the crossroads of art and science, Beautiful Brain presents Nobel Laureate Santiago Ramón y Cajal’s contributions to neuroscience through his groundbreaking artistic brain imagery.

Santiago Ramón y Cajal (1852–1934) was the father of modern neuroscience and an exceptional artist. He devoted his life to the anatomy of the brain, the body’s most complex and mysterious organ. His superhuman feats of visualization, based on fanatically precise techniques and countless hours at the microscope, resulted in some of the most remarkable illustrations in the history of science. Beautiful Brain presents a selection of his exquisite drawings of brain cells, brain regions, and neural circuits with accessible descriptive commentary.

These drawings are explored from multiple perspectives: Larry W. Swanson describes Cajal’s contributions to neuroscience; Lyndel King and Eric Himmel explore his artistic roots and achievement; Eric A. Newman provides commentary on the drawings; and Janet M. Dubinsky describes contemporary neuroscience imaging techniques. This book is the companion to a traveling exhibition opening at the Weisman Art Museum in Minneapolis in February 2017, marking the first time that many of these works, which are housed at the Instituto Cajal in Madrid, have been seen outside of Spain.

Beautiful Brain showcases Cajal’s contributions to neuroscience, explores his artistic roots and achievement, and looks at his work in relation to contemporary neuroscience imaging, appealing to general readers and professionals alike.

Le cerveau médiéval

The Medieval Brain

Interdisciplinary  Conference

9th, 10th, and 11thMarch

The Treehouse, Humanities Research Centre
(Berrick Saul Building),
University of York


Thursday 9thMarch

9.00–9.30: Registration and Coffee

9.30:Welcome: Deborah Thorpe, University of York

9.45–11.15:Session1: Language, Sound, Reconstruction
Chair: Victoria Blud

Hannah Bower(University of Oxford): ‘“Similes We Live (or Die) By”: The Use of Similes in Late Medieval English Remedy Collections’

Anja Weingart (Georg-August-Universität Göttingen) and Emiliano Gio vannetti (Istituto di Linguistica Computazionale –CNR): ‘From canabo to Cannabis sativa L.: Modelling Diachronic Termino-ontological Resources in the Context of DiTMAO’

Bonnie Millar (NIHR Nottingham Hearing Biomedical Research Unit, University of Nottingham):‘Listening differently: Harmonies and cacophonies of sound, medieval and modern’

11.15–11.45:Refreshments

11.45–13.15:Session 2: Grey Matters: Structuring the Brain
Chair: Sunny Harrison

Fernando Salmón (University of Cantabria): ‘A complexional brain: Medical approaches to brain
structure and functioning in the 13 th and 14th centuries’

Shahrzad Irannejad (Johannes Gutenberg University): ‘The Brain in Avicenna'sCanon of Medicine’

Cher Casey (University of York): ‘Making Matter of the Mind: reconstructing the medieval
cranial anatomy of Cologne’s 11,000 Holy Virgin skull relics’

13.15–14.00:Lunch

14.00–15.00:Keynote, Corinne Saunders (Durham University): ‘Writing the Inner Life: Voices and Visions in Medieval Literary Texts’

15.00–15.30:Refreshments

15.30–17.00:Session 3: Emotions 
Chair: Juliana Dresvina

Jamie McKinstry (Durham University): ‘“Heavy Matters!”: Medieval Cognition and the Expression of Sadness’

Philippe Depairon (Université de Montréal):‘Laughing with Thomas: A Short History of Laughter in the 13th Century’

Alice Jorgensen (Trinity College Dublin): ‘Emotion and thought, emotion and behaviour in the
Old English Boethius’

INFORMAL DRINKS, 8.30PM BREW YORK, WALMGATE.
(Unit 6, Enterprise Complex Walmgate, York YO1 9TT)


Friday 10th March
9.30–11.00:Session 4:Order and Disorder: Physical and Psychological
Chair:  Jamie McKinstry

Rachel Gillibrand (University of Leeds): ‘Extension or Lack?: The Relationship Between Prosthetic Technologies and the Body in the Late Middle Ages’

Christina Hildebrandt (Saint Louis University): ‘Reading William Dunbar’s “My heid did ȝak ȝester nicht”as a Narrative of Impairment’

Mark Ronan (University College Dublin) : ‘Behavioral Addictions in Henryson's  Fables’

Sunny Harrison (University of Leeds): ‘Behavioural disorder, control, and occupational health in  later medieval horse medicine’

11.00 – 11.30: Refreshments

11.30 – 12.30 : Keynote talk by Carole Rawcliffe (University of East Anglia): ‘Mental Illness  and Mental Health in the Late Medieval Monastery’

Histoire des hôpitaux

History of hospitals over time

Call for Papers

The Chinese Journal of Social History of Medicine and Health is organising a special themed issue on the history of hospitals over time. The issue will be edited jointly by Professor Jonathan Reinarz (Birmingham) and Dr Fanxiang Min (Nanjing). The journal is interested in articles between 8,000-10,000 words in length. These may be sweeping surveys of particular periods (medieval, early modern, modern), or chart recent work in particular national contexts, but also map out new directions and themes in hospital history, from architecture and funding to colonial and comparative contexts. Please send one page abstracts to Jonathan Reinarz (j.reinarz@bham.ac.uk) by 30 April 2017

lundi 20 février 2017

La vieillesse dans la pensée antique

Philosophie du vieillir. Existence et temporalité dans la pensée antique

Jean Lombard


L'Harmattan
Collection « Hippocrate et Platon – Études de philosophie de la médecine »
ISBN : 978-2-343-11383-8 • 14,50 € • 126 pages

La vieillesse apparaît avec une espèce d’évidence énigmatique. Être vieux, c’est vivre dans la certitude que le véritable après se fera sans vous. Pour autant, vieillir n’est pas seulement passer de la maturité à un âge qu’on dit avancé, mais commencer, à un moment par nature insaisissable, à devenir autre en continuant à devenir soi. La vieillesse s’est ainsi imposée à l’observation des hommes dès les premiers temps de la Grèce, d’abord dans une anthropologie fondée sur le regard des dramaturges, des poètes et des acteurs de la cité, puis sur la science naissante et sur le premier discours médical, avant que la philosophie, avec Platon, disciple du septuagénaire Socrate, y découvre un poste avancé de l’existence, où se croisent la vie, la mort et le temps. De cette rencontre du chant du cygne et de l’oiseau de Minerve naîtra une éthique de l’existence ultime dont la modernité, si ardente à prolonger la vie, éprouve chaque jour le besoin.

L’AUTEUR
Jean Lombard, ancien élève de l’École Normale Supérieure de Saint-Cloud, Inspecteur d’Académie, docteur d’État, a confronté dans une vingtaine d’ouvrages l’Antiquité et la modernité à partir des champs philosophiques de la politique, de l’éducation et de la médecine en Grèce ancienne.

Maigreur et minceur dans les sociétés anciennes

Maigreur et minceur dans les sociétés anciennes. Grèce, Orient, Rome

Colloque international

Université Toulouse Jean Jaurès
Nouvelle Maison de la Recherche
(Amphi F417)

16-17 mars 2017

Dans nos sociétés contemporaines occidentales prédomine le culte de la minceur et on observe une augmentation constante des pathologies graves liées aux troubles de l’alimentation (dont la boulimie et l’anorexie). La réflexion sur la représentation de la minceur (connotée positivement), sur la conception de la maigreur (jugée négativement) dans les sociétés anciennes peut permettre de souligner les points communs mais aussi les différences notables entre ces cultures et la nôtre, à travers l’étude de leur regard et de leur jugement de valeur sur ce qu’est un corps jugé sain. Une telle analyse peut constituer un apport non négligeable dans la question encore ouverte sur la part de l’impact de l’environnement extérieur et de la pression sociale dans la quête de la minceur et le développement de la maigreur.
Le colloque international pluridisciplinaire « Maigreur et minceur dans les sociétés anciennes. Grèce, Orient, Rome » réunira des chercheurs venus de France et de l’étranger, et issus d’horizons divers : philologues, historiens (de l’alimentation, de la médecine), sociologues, anthropologues, philosophes,
littéraires, archéologues, historiens de l’art. Il s’agira d’analyser toutes les facettes de la question. Seront notamment abordées les pratiques alimentaires de restriction selon les circonstances (famine, maladie, diète), tout comme la définition et les représentations de la minceur et de la maigreur dans les sociétés anciennes, dans l’art comme dans la littérature, tous genres confondus. L’approche cherchera à combiner, voire à confronter, histoire des mentalités et étude des réalités antiques.

16 mars 2017

8h45 Accueil des participants
1. Introduction : méthodologie et vocabulaire

9h Entre histoire de l'alimentation et histoire du corps, pour une étude de la maigreur et de la minceur dans les sociétés anciennes. Estelle GALBOIS et Sylvie ROUGIER-BLANC (UT2J)

9h20
Le vocabulaire de la maigreur et de la minceur dans les langues indo-européennes : les cas du
grec et du latin.
Éric DIEU (UT2J)

9h40 Discussion

2. Maigreur, alimentation et pauvreté (prés. Pascal PAYEN)

10h
2.1 « J’ai donné du pain à celui qui avait faim… ». Manque de nourriture et inégalités alimentaires en Égypte ancienne (IIIe-IIe millénaire avant J.-C.). Christelle MAZÉ (chercheuse associée ArScAn)

10h20 Discussion

10h30 Pause café

10h50
2.2. To limon ostrakido : food and social identity in Athenian Literature (V-IVe B.C.) Aida FERNANDEZ PRIETO (Madrid)

11h10
2.3. Alimentation et classes sociales dans l’espace culturel grec : le régime des « pauvres » et des « riches » en confrontation. Andrea FESI (Paris Sorbonne)

11h30 Discussion

12h Pause Déjeuner

3. Esthétique de la maigreur et de la minceur Orient et Grèce (prés. Estelle GALBOIS)

14h
3.1. Minceur ou obésité sous les rayons d’Aton ? De la représentation du corps dans l’art atoniste. Dimitri LABOURY (FNRS, Liège)

14h20
3.2. De beaux corps « ni trop gras », « ni trop maigres ». Florence GHERCHANOC (Paris-Diderot Paris VII)

14h40 Discussion

15h
3.3. La forme animale : maigreur des bêtes et norme esthétique en Grèce ancienne. Marco VESPA, Université Côte d’Azur (CEPAM, UMR 7264) – Università di Siennà

15h20
3.4. Thin Poets and Their Poetics : Observations on Greek Comedy and Aesthetic Theory. Andreas FOUNTOULAKIS (Crète)

15h40 Discussion

16h Pause

Rome (prés. François RIPOLL)

16h20
3.5. Maigreur et esthétique dramatique à Rome. Marie-Hélène GARELLI (UT2J)

16h40
3.6. Être maigre à Rome : une autre forme d’injure sous les Julio-Claudiens ? Jean Mariole KOMBILA YEBENMAKOUNDOU (Paris-Sorbonne)

17h Discussion

17 mars 2017
4. Santé, maladie, minceur et maigreur (prés. Jean-Christophe COURTIL)

Régime de l’athlète

9h
4.1. L’athlète grec à la recherche de la minceur. Valérie VISA-ONDARÇUHU (UT2J)

9h20
4.2. Régime alimentaire de l'athlète et défense de la minceur chez Tertullien. Elina FRESLON (Strasbourg)

9h40 Discussion

10h Pause café


Médecine, minceur et maigreur

10h20
4.3. Indices de la perte de poids et du refus ou de l’impossibilité de s’alimenter dans les prescriptions médicales cunéiformes. Vérène CHALENDAR (EPHE, Paris)

10h40 Discussion

10h50
4.4. Bonne maigreur, mauvaise maigreur dans la médecine antique. Danielle GOUREVITCH (EPHE, Paris)

11h20
4.5. Galien, sur le régime amincissant. John WILKINS (Exeter, UK)

11h 40-12h Discussion

12h Pause déjeuner

5. Maigreur, minceur, religion et philosophie (prés. Jean-Claude CARRIèRE)

14h
5.1. La minceur de l’âme : entre refus et acceptation de la corporéité. Anna GUEDON et Fabio PORZIA (UT2J)

14h20 Discussion

14h30
5.2. Ni gros, ni maigre, ni mince : la simplicité comme mesure chez Diogène le cynique. Étienne HELMER (Porto Rico, USA). Visioconférence.

14h50
5.3. Maigreur, santé du corps et santé de l’âme dans la philosophie stoïcienne. Le Portique fait-il l’apologie de la maigreur ? Jean-Christophe COURTIL (UT2J)
15h10 Discussion
15h30 Bilan du colloque


Comité scientifique français
Véronique Boudon-Millot (CNRS-Paris Sorbonne)
Paul Demont (Paris Sorbonne)
Estelle Galbois (UT2J)
Jean-Marc Luce (UT2J)
Juan Carlos Moreno Garcia (CNRS-Orient et Méditerranée)
Pascal Payen (UT2J)
Sylvie Rougier-Blanc (UT2J)

Comité scientifique international
Janick Auberger (UQAM, Montréal)
Paul Erdkamp (Vrije Universiteit Brussel)
Fernando Notario (New Europe College, Bucarest)
David Pritchard (University of Queensland, Australia)
John Wilkins (emeritus, University of Exeter, United Kingdom)

Langues du colloque : français et anglais.

Organisation
Estelle Galbois et Sylvie Rougier-Blanc
Contact estelle.galbois@univ-tlse2.fr

Prochaine séance de la Société Française d'Histoire de la Médecine

Prochaine séance de la Société Française d'Histoire de la Médecine


SAMEDI 25 FEVRIER 2017 à 14h30

Salle du Conseil de l’ancienne Faculté,
12 Rue de l’École de Médecine, 1er étage,
75006 Paris (métro Odéon)


Jacques Battin
Les vins médicinaux

Teunis VAN HEININGEN
Andreas Bonn (1738-1817) : sa carrière scientifique ; ses dessins anatomiques conservés à la bibliothèque de l'université de Leyde

François DERQUENNE
Les Le Fort et leurs alliances : des professeurs de chirurgie parisiens aux XIXème et XXème siècles
 

Prochaine séance : Samedi 25 mars 2017, précédée de la remise des Prix de Thèse de la SFH

dimanche 19 février 2017

Histoire de la chambre d'adolescent

Get Out of My Room! A History of Teen Bedrooms in America

Jason Reid

The University of Chicago Press
320 pages | 10 halftones | 6 x 9
Published January 2017
ISBN: 9780226409214


Teenage life is tough. You’re at the mercy of parents, teachers, and siblings, all of whom insist on continuing to treat you like a kid and refuse to leave you alone. So what do you do when it all gets to be too much? You retreat to your room (and maybe slam the door).

Even in our era of Snapchat and hoverboards, bedrooms remain a key part of teenage life, one of the only areas where a teen can exert control and find some privacy. And while these separate bedrooms only became commonplace after World War II, the idea of the teen bedroom has been around for a long time. With Get Out of My Room!, Jason Reid digs into the deep historical roots of the teen bedroom and its surprising cultural power. He starts in the first half of the nineteenth century, when urban-dwelling middle-class families began to consider offering teens their own spaces in the home, and he traces that concept through subsequent decades, as social, economic, cultural, and demographic changes caused it to become more widespread. Along the way, Reid shows us how the teen bedroom, with its stuffed animals, movie posters, AM radios, and other trappings of youthful identity, reflected the growing involvement of young people in American popular culture, and also how teens and parents, in the shadow of ongoing social changes, continually negotiated the boundaries of this intensely personal space.

Richly detailed and full of surprising stories and insights, Get Out of My Room! is sure to offer insight and entertainment to anyone with wistful memories of their teenage years. (But little brothers should definitely keep out.)

Dernier numéro du Journal of the History of the Behavioral Sciences

Journal of the History of the Behavioral Sciences

Winter 2017 - Volume 53, Issue 1


Original Articles

MONKEYS, MIRRORS, AND ME: GORDON GALLUP AND THE STUDY OF SELF-RECOGNITION 
KATJA GUENTHER

BACK TO THE ORIGINS OF THE REPUDIATION OF WUNDT: OSWALD KÜLPE AND RICHARD AVENARIUS 
CHIARA RUSSO KRAUSS

BEFORE ATTACHMENT THEORY: SEPARATION RESEARCH AT THE TAVISTOCK CLINIC, 1948–1956 (pages 48–70)
BICAN POLAT

BRINGING THINGS TOGETHER: DEVELOPING THE SAMPLE SURVEY AS PRACTICE IN THE LATE NINETEENTH CENTURY 
PETER GUNDELACH


Book Reviews
Bernadette Baker and William James. Sciences of Mind, and Anti-Imperial Discourses. New York: Cambridge University Press, 2013. 436 pp. $33.99. ISBN: 110755487X. 
Paul Croce

Kristoffer Kropp. A Historical Account of Danish Sociology: A Troubled Sociology. Basingstoke: Palgrave Macmillan, 2015. 131 pp. $67.50 (hardcover). ISBN-13: 978-1-137-40341-4. 
Matthias Duller

Catherine Gidney. Tending the Student Body: Youth, Health, and the Modern University. Toronto: University of Toronto Press, 2015. 294 pp. $34.95 (paper). ISBN-13: 978-1-442-61596-0. 
Jason Ellis

Katja Guenther. Localization and Its Discontents: A Genealogy of Psychoanalysis and the Neuro Disciplines. University of Chicago, 2015. 
Charles G. Gross

R. M. Brain. The Pulse of Modernism: Physiological Aesthetics in Fin-de-Siècle Europe. Seattle: University of Washington Press, 2015. 384 pp. $30.00 (paper).
Susan Lanzoni

S. Redman. Bone Rooms: From Scientific Racism to Human Prehistory in Museums. Harvard University Press, 2016. $29.99 (hardcover). 
Phil Loring

Staffan Müller-Wille and Christina Brandt, editors. Heredity Explored: Between Public Domain and Experimental Science, 1850–1930. Cambridge, MA: MIT Press, 2016. 472 pp. $49.00. ISBN: 978-0-262-034443-2. 
Michael Ruse

Séminaire « Dialogues autour d’une oeuvre »

Séminaire romand « Quelle histoire pour la médecine et la science ! ? Dialogues autour d’une oeuvre »

Semestre de printemps 2017

Lieu 1 : IUHMSP, salle de colloque, 82 avenue de Provence, CH-1007 Lausanne (Métro M1, arrêt
« Malley »)
Lieu 2 : Bibliothèque de l’IEH2, Chemin Thury 8, CH-1206 Genève

Qu’ont à dire aux médecins et professionnels de la santé l’histoire et les sciences sociales de la médecine et de la santé ? Mais aussi, qu’ont-elles à partager avec les autres sciences historiques et sociales (ou au contraire comment s’en distinguent-elles) ? Ces questions travaillent aujourd’hui en profondeur les disciplines qui constituent le socle des activités de l’IUHMSP (CHUV-UNIL), et du Programme histoire de la médecine de l’Institut Ethique Histoire Humanités (IEH2, UNIGE). Nul doute qu’elles en déterminent assurément le futur. Pour y répondre, cette série de rencontres invite les historiens et spécialistes de sciences sociales d’aujourd’hui à s’interroger en dialoguant avec des œuvres marquantes, contemporaines ou passées, de nos domaines de recherche.

Lundi 6 mars 2017
17h-19h
Salle de colloque, IUHMSP
Yannis Papadaniel (Faculté des SSP, UNIL), Anthropologie de la médecine et Ecole de Chicago : Everett Hugues, Anselm Strauss, Howard Becker, Erving Goffmann

Lundi 20 mars 2017
17h-19h
Bibliothèque de l’IEH2
Elisa Andretta (LAHRA-UMR 5190, Lyon), Entre corps et corps social: Jacques Revel et l’histoire de la médecine

Lundi 24 avril 2017
17h-19h
Salle de colloque, IUHMSPFrancesca Arena (iEH2, UNIGE), Les usages du genre et l’histoire de la médecine: Joan W. Scott, Judith Butler et Anne Fausto Sterling

Lundi 22 mai 2017
17h-19h
Bibliothèque de l’IEH2
Thomas Schlich (McGill University, Montréal), What is Special about the History of Surgery? – From Owsei Temkin, to Social History and STS


Conception scientifique et organisation : V. Barras, A. Fauvel, F. Panese (IUHMSP, CHUV-UNIL), F.
Arena, A. Carlino, D. Martin Moruno (IEH2, UNIGE)

Les séances ont lieu alternativement à la Salle de séminaire de l’IUHMSP (82 avenue de Provence,
1007 Lausanne) et à la Bibliothèque de l’IEH2, Villa Thury (8 chemin Thury, 1206 Genève) : elles sont
ouvertes à toute personne intéressée.
Renseignements : hist.med@chuv.ch

samedi 18 février 2017

Une histoire des parfumeurs

Une histoire des parfumeurs. France 1850-1910

Rosine Lheureux 

Champ Vallon
Paru en septembre 2016
15,5 x 24 cm,
416 pages dont 64 pages d’illustrations en couleur
ISBN 979.10.267.0434.8
Eaux de toilette, lotions, savons, pommades, huiles, poudre de riz… Ce livre retrace les débuts méconnus de la grande parfumerie française, du mitan du XIXe siècle à la veille de la Première Guerre mondiale.
Entre chimie et commerce, entre mode et hygiène, entre industrie de consommation courante et industrie de luxe, durant ces quelques décennies cruciales, la parfumerie s’affirme et s’affiche au cœur de l’économie, jusqu’à être adulée, en 1900, lors de l’Exposition Universelle, comme un des fleurons du bon goût français, unanimement saluée pour sa qualité et son raffinement.
Grâce à un fonds important d’archives inédites, cette industrie dynamique est saisie à partir de ses acteurs, parfumeurs, fabricants, fournisseurs, qui savent habilement jouer du produit et de son conditionnement, pour les charger d’un prestige considérable. Dépôts des marques, dessins et modèles de fabrique, captation du consommateur : tout est fait pour répandre les usages de la toilette et de la beauté, et donc l’achat de cosmétiques, afin de séduire une clientèle de plus en plus vaste, avant tout urbaine et féminine.
Un important dossier iconographique, lui aussi inédit, composé de multiples archives-objets – étiquettes, modèles de savon, flacons de verre, boîtes en carton, calques et dessins de fabrique – illustre et éclaire l’extraordinaire inventivité de cette industrie du luxe et du demi-luxe, qui conquiert une place de premier choix dans l’économie française et invente, d’une certaine manière, la société de consommation.

Histoire des ongles

Histoire des ongles. Essai sur l'apparent et le manifeste



Eric Hervieu 


Editions L'Harmattan 
Janvier 2017
Collection : Acteurs de la Science


Les ongles font partie des productions apparentes et persistantes à la surface de la peau, que l'on regroupe sous le nom de « phanères », mot qui à l'origine signifie visible, évident, apparent, manifeste. 
Les ongles ont donné lieu à une symbolique tout aussi ancienne qu'abondante, que nous avons voulu suivre aussi bien dans les croyances populaires, dans le registre médical ou religieux, que chez certains auteurs et artistes - Kubin, Chardin, Poe, Mallarmé, etc. - afin de réunir différentes utilisations et ramifications du mot ongle. 
C'est précisément à partir de ces interprétations, et conjointement à elles, que se révèlent certains enjeux de la forme artistique — d'une peinture d'abord, d'un poème ensuite - et de ses rapports à l'extérieur, auteur ou public, puisque l'art lui-même est apparent et manifeste. Il ressort de cette fonctionnalité de la forme que celle-ci n'a d'autre fin que la pratique de quelque chose, spectrale, fantomatique, celle des apparitions, d'une épiphanie. 


Éric Hervieu, docteur en philosophie, est né en 1957 à Paris et enseigne actuellement dans le sud de la France. Il est auteur de romans et d'ouvrages d'études sur le XVIIè siècle.

Séminaire « Médecine, santé publique, société »

Séminaire « Médecine, santé publique, société »

Semestre de printemps 2017

IUHMSP, salle de colloque, 82 avenue de Provence, CH-1007 Lausanne
Métro M1, arrêt «Malley »
Organisation : IUHMSP et IUMSP (Institut universitaire de médecine sociale et préventive)

Le séminaire « Médecine, santé publique, société » aborde le thème de la santé publique comme une question complexe, aux dimensions multiples, sans cesse redéfinies et reconfigurées dans leurs interactions avec le social : institutions et systèmes de soins, pratiques sanitaires, politiques sanitaires publiques, construction des savoirs médicaux, comportements corporels dans leurs rapports avec les systèmes normatifs. Il privilégie une perspective critique, croisant les regards historique, anthropologique et sociologique, et les confrontant à l’expertise de professionnel-le-s de la médecine et de la santé publique.
Médecine et santé publique entre l’ici et l’ailleurs
Cette année 2016-2017, le séminaire propose une réflexion inspirée des développements récents, tant sur le plan historiographique (dont l’histoire postcoloniale, l’histoire transnationale et l’histoire globale) que sur celui de la santé publique et de la « santé globale ». Cette perspective mène à reconsidérer l’histoire de la médecine et de la santé publique occidentale dans ses rapports complexes, interactifs, avec les systèmes, les pratiques, les cultures et les théories sanitaires et médicales des autres régions du globe. Seront exposées des situations spécifiques, dans leur contextualisation propre, afin de permettre de saisir l’intérêt d’une compréhension plurielle de la santé publique entre « ici » et « ailleurs », à même de mettre en exergue les enjeux de société impliqués.

Mercredi 1er mars 2017
17h-19h
Pascale Schmied (IUHMSP, CHUV-UNIL), Histoire et pratique de l’acupuncture à Taïwan à l’heure de la médecine occidentale

Lucia Candelise & Matthias Sohr (IUHMSP et Faculté des sciences de la société, UNIGE), L’acupuncture en Suisse, parcours individuels et dynamiques sociales

Mercredi 29 mars 2017
17h-19h
Aline Sigrist (Institut d’Ethnologie, Université de Neuchâtel), Entre bien-être et thérapie. Diffusion et réappropriation de la médecine ayurvédique en Suisse

Mercredi 26 avril 2017
17h-19h
Laurence Monnais (Université de Montréal), Négocier sa médicalisation: santé publique et automédication au Viêt Nam, 1905-1940

Mercredi 17 mai 2017
17h-19h
Julie Perrin (Institut d’Ethnologie, Université de Neuchâtel), Soigner par les plantes de nos montagnes : analyse anthropologique du marché de l’automédication en Suisse

Mercredi 7 juin 2017
17h-19h
Alexis Benos (Université Aristote, Thessalonique), Yannis Papadaniel (Faculté des SSP, UNIL), Patrick Bodenmann (PMU et FVM, CHUV/UNIL), Les « centres médico-sociaux solidaires » en Grèce (2010- 2017)

vendredi 17 février 2017

Genre, science et médecine

Nature Displayed: Gender, Science and Medicine 1760-1820

L.J. Jordanova

Hardcover: 272 pages
Publisher: Routledge (January 7, 2017)
Language: English
ISBN-10: 1138181307
ISBN-13: 978-1138181304

A collection of essays - including 3 that have never been published before - by one of the leading figures in cultural history. Professor Jordanova examines and reinterprets the writings of eighteenth-century thinkers and, in the process, sheds light on contemporary views on issues such as motherhood, sexuality, the body, art and medicine. The volume includes some of the author's most controversial and pioneering work, all the pieces have been revised in the light of the latest historiography and much of the material is published here for the first time.

Les voix des patients

Patient Voices. Historical and Ethical Engagement with Patient Experiences of Healthcare, 1850–1948


Call for papers


An interdisciplinary, policy-focused symposium
New College, University of Oxford
18–19 September 2017


In 1948, diverse health provisions in Britain were consolidated into a single, state-directed service. After almost seventy years of the NHS—the bedrock of modern welfare—there is great concern about any return to a mixed economy of healthcare. The proposed privatisation of health services is controversial because it threatens to destabilise the complex relationships of patients with medical professionals and the state. It calls into question the structure and accessibility of healthcare, as well as the rights of patients, both as medical consumers and sources of medical data. Yet these are questions that equally shaped the development of the NHS prior to its foundation. Historical perspectives on pre-NHS healthcare—perspectives that are increasingly informed by the experiences of patients—are fundamental to understanding not just the past but also the choices before us.

Social historians of medicine have responded in various ways to Roy Porter’s 1985 call for histories incorporating the patient view. But despite work across diverse fields, patient voices before 1948 are yet to be fully integrated into historical scholarship. This symposium brings together historians, medical ethicists and archivists with interdisciplinary expertise to explore questions relating to the accessibility and ethics of the study of patient voices and data in the specific context of pre-NHS provisions. Through research presentations, roundtable discussions and interactive sessions, participants will explore the collection and qualitative use of historical medical records. The symposium will focus on methodological issues by investigating a range of available archives and piloting new strategies for retrieving as-yet-unheard historical patient voices. It will also address ethical issues arising from these pilot strategies, including questions of data protection, informed consent and the implications of new technologies in storing and analysing information.

Following the symposium, participants will be invited to submit articles for a special issue.

We welcome proposals for 20-minute papers that address one or more of the following questions:
  • How should historians access and interpret the experiences of patients, particularly those with stigmatising conditions?
  • How can historians negotiate archival ‘silences’ when locating patient voices?
  • What can patient experiences tell historians about past, present and future interactions between healthcare consumers and providers?
  • How can the study of historical patient experiences inform the social, political and clinical dimensions of healthcare in the future?
  • What ethical considerations should inform the collection, maintenance and use of sensitive medical archives, including digitisation, data analytics and discourse analysis?
  • How can attention to these ethical considerations shape the study of healthcare and facilitate high-quality medical-humanities research?


Proposals should not exceed 300 words and should be accompanied by a short biography. Please submit them to Anne Hanley (University of Oxford) and Jessica Meyer (University of Leeds) at patientvoicesproject@gmail.com by 1 April 2017.

This symposium is supported by the Ludwig Humanities Research Fund.

Race, sexe et reproduction dans le Sud

Race, Sex, and Reproduction in the Global South, c.1800-2000

Call for papers

An international workshop at the University of Sydney, 18-19 April 2017


Conveners: Warwick Anderson (Sydney), Chiara Beccalossi (Lincoln), Hans Pols (Sydney)
Sponsored by Race and Ethnicity in the Global South, an ARC Laureate Research Program, and the
Sydney Centre for the Foundations of Science


Biomedical scientists grew preoccupied with the size of the population and patterns of reproduction at the beginning of the nineteenth century. By its close, sexology, a science devoted to the study of human sexual behavior, emerged, and at the beginning of the twentieth century the eugenics movement advocated active social engineering and state intervention in citizens’ reproductive sexuality. This medical attention to reproduction and sexual behaviour has been closely intertwined with interest in evolutionary theories, the improvement of hereditary traits and racial differences. Scientific and pseudo-scientific inquiries into race and sexuality increasingly informed national policies in the modern period. The medical and scientific knowledge on race and sexuality has moved across countries and continents to become global through processes of translation, hybridisation and transculturation. However, historical accounts of how science and medicine have shaped modern ideas of race and sexuality in a global context often refer only to developments in the
Global North. Recent histories of the Global South have shown that debates on race and reproduction in the southern hemisphere have their own history. Biomedical scientists in the southern hemisphere, for instance, showed greater interest in racial plasticity, environmental adaptation, mixing or miscegenation, and blurring of racial boundaries; sexologists in the Global South were more likely to cross disciplinary boundaries, incorporating criminal anthropology, psychiatry, biology, endocrinology and psychoanalysis in their studies until well into the 1970s.

Keynote speakers: Alison Bashford (Cambridge), Margaret Jolly (ANU)

Presenters: Ellen Amster (McMaster), Chiara Beccalossi (Lincoln), Shrikant Botre (Warwick), Nicole
Bourbonnais (Graduate Institute Geneva), Eve Buckley (Delaware), Sarah Ferber (Wollongong), Vera Mackie
(Wollongong), Daksha Parmar (Jawaharlal Nehru), Yolana Pringle (Cambridge), Lisa Todd (New Brunswick),
Rebecca Williams (Exeter)

The workshop is free, but limited places are available. Registration is required, by 4 April 2017:

jeudi 16 février 2017

La défiguration au Moyen-âge

Living with Disfigurement in Early Medieval Europe 

 Patricia Skinner

Series: The New Middle Ages
Hardcover: 282 pages
Publisher: Palgrave Macmillan; 1st ed. 2017 edition (December 22, 2016)
Language: English
ISBN-13: 978-1349950737


This book examines social and medical responses to the disfigured face in early medieval Europe, arguing that the study of head and facial injuries can offer a new contribution to the history of early medieval medicine and culture, as well as exploring the language of violence and social interactions. Despite the prevalence of warfare and conflict in early medieval society, and a veritable industry of medieval historians studying it, there has in fact been very little attention paid to the subject of head wounds and facial damage in the course of war and/or punitive justice. The impact of acquired disfigurement ―for the individual, and for her or his family and community―is barely registered, and only recently has there been any attempt to explore the question of how damaged tissue and bone might be treated medically or surgically. In the wake of new work on disability and the emotions in the medieval period, this study documents how acquired disfigurement is recorded across different geographical and chronological contexts in the period.

Santé et médecine à la cour de France

Santé et médecine à la cour de France (Moyen Âge-XIXe s.)


Appel à communications


Dans la continuité des travaux menés dans le cadre de l’axe de recherche « La médecine à la cour de France », le prochain colloque organisé par Cour de France.fr sera consacré à la question de la médecine et de la santé à la cour de France, du Moyen Âge au XIXe siècle. Cette manifestation pluridisciplinaire rassemblera des chercheurs français et étrangers, jeunes et confirmés.


Date limite de réponse : 1er mars 2017

Lieu et date du colloque :
19-20 octobre 2017
IEA de Paris, 17 quai d’Anjou, 75004 Paris



Argumentaire

Plusieurs travaux ont jalonné l’évolution de cette thématique historiographique, depuis les actes du colloque Medicine at the Courts of Europe, 1500-1837 (1986) publiés en 1990 qui rassemblaient des études variées sur le rôle, l’organisation ou encore l’image des médecins évoluant dans l’espace curial européen, de la Renaissance au XIXe siècle [1]. La vaste synthèse proposée par Laurence W. Brockliss et Colin Jones, The Medical World of Early Modern France (1997), couvrait quant à elle une période plus réduite mais n’abordait la médecine de cour que de façon secondaire [2]. Plus récemment, la publication de mémoires et de journaux rédigés par des médecins de cour a permis de développer les recherches en France sur les états de santé des princes et sur les régimes qui leur étaient administrés [3]. Le rôle des premiers médecins ainsi que la complexité et l’ambiguïté des relations de pouvoir entre le médecin et le prince au début des temps modernes a été au centre du colloque Pouvoir médical et fait du prince, organisé à Tours en 2010 [4]. Après la belle étude d’Alexandre Lunel consacrée à l’évolution des professions de santé et des maisons médicales du roi en France [5], un programme de recherche du CNRS conduit par Marylin Nicoud, a étudié la place et la fonction du médecin dans les cours de l’Europe méridionale et a donné lieu à une publication, Être médecin à la cour (Italie, France, Espagne, XIIIe-XVIIIe siècles) [6].

Cette liste non exhaustive met en lumière quelques grands axes d’étude qui méritent d’être explorés plus en profondeur, tout en élargissant le champ d’enquête à l’ensemble de la société curiale, aux reines et princesses, nobles, officiers et domestiques, sans négliger les visiteurs, savants et ambassadeurs qui font de la cour de France un milieu privilégié. C’est dans ce cadre de sociabilité mais aussi de théâtralisation des corps qu’il convient de replacer la question des états de santé, la maladie, la guérison et la mort et d’étudier le rôle préventif et curatif des médecins de cour.

Plusieurs sujets de recherche peuvent être abordés dans le cadre de ce colloque.

A. La cour, un lieu à hauts risques...
La cour, en tant que microcosme de la société, partage avec celle-ci les mêmes vulnérabilités (risques physiques, maladies et peurs de la maladie), mais est exposée à des risques spécifiques liés aux conditions de vie : accidents de chasse et de voyage, blessures causées par les guerres, les duels, maladies liées à une mauvaise hygiène de vie et d’alimentation…

La contagion s’y révèle un fléau redoutable : des maladies sont transmises par les visiteurs, les denrées et animaux transportés par voie maritime ou terrestre à destination de la cour. La densité de la population curiale dépasse à certaines époques 10 000 personnes qui partagent un espace de vie pour le moins restreint. Il faut également prendre en compte la population locale, autour des châteaux royaux, souvent très pauvre, à laquelle se mêlent des prostitué(e)s, des mendiants, des marchands ambulants, des marginaux évoluant dans des conditions d’hygiène déplorables.

La question de l’hygiène constitue un sujet d’étude très peu abordé encore qui devrait ouvrir de nouvelles fenêtres pour une étude qualitative de la santé et des conditions de vie à la cour ; quel est le rôle de l’eau, du chauffage, de l’éclairage dans les appartements de cour, sur les corps et les esprits des individus qui y vivent et y travaillent ? Le nettoyage des espaces de la cour, la gestion des déchets, les soins corporels sont les « coulisses » nécessaires, mais peu connues, de la santé dans le monde curial.

Si des règlements tentent de contrôler et de limiter l’accès et la circulation à la cour en cas d’épidémie, d’autres stratégies défensives ne doivent pas être occultées. Elles nous sont connues grâce à des consultations et prescriptions médicales ayant laissé des traces (cures thermales, consultations des docteurs-régents), soit grâce à des correspondances ou des récits.

De manière plus accessoire, on pourra s’intéresser à la place accordée dans les textes et dans les représentations aux discours et aux pratiques relevant d’une médecine « magique » (charlatans, formules et croyances diverses) ou populaire (recettes domestiques, médecine des pauvres), y compris jusque dans des traités écrits par des médecins.

B. La cour, un lieu d’innovations médicales et chirurgicales
Même si l’intention fut parfois plus politique ou polémique que médicale, il est certain que la cour a joué un rôle indéniable dans l’acquisition, la promotion et la diffusion de notions et de pratiques médicales nouvelles dont témoignent la création de chaires de médecine et de chirurgie au Collège royal, les démonstrations anatomiques au Jardin Royal, la multiplication des académies et sociétés médicales placées sous la protection du roi. Une forme de mécénat curial peut être étudiée à travers les invitations et les passages de médecins étrangers à la cour ou dans des institutions royales.

Il faudrait encore étudier de près les tentatives de coopération entre les puissants et les médecins dans l’intérêt de la santé publique : consultations de corps médicaux constitués, interventions et lettres patentes royales, réglementations des eaux, luttes contre les épidémies...

Sur le plan des innovations thérapeutiques, les médecins et chirurgiens de cour se montrent volontiers plus audacieux que les médecins de Paris, prenant parfois des risques. Leurs échecs et leurs réussites sont commentés, loués ou critiqués par leurs contemporains, médecins (le cas de Patin peut-il être généralisé ?) et autres, dans un large réseau de correspondances entre savants européens (France, Danemark, Allemagne, Espagne etc..).

C. La cour, un lieu de mise en scène du médecin
Loué, blâmé, respecté en tant que prescripteur mais « gagé » comme serviteur du roi, le médecin occupe une place singulière dans le milieu curial. Il s’agit ici d’étudier la figure du médecin de cour.

Le médecin de cour peut avoir le rôle de truchement entre le prince et le public : quelle attitude adopter pour informer l’entourage et le peuple ? Doit-il dissimuler l’état de santé physique ou mental de son princier client ? Doit-il contribuer à occulter les marques du vieillissement, des maladies ? Comment se traduisent ces contraintes dans les écrits ?

Quelle conception se fait-il de sa fonction à travers ses écrits et les préfaces de ses ouvrages ? À qui ces derniers sont-ils plus particulièrement destinés ? Se limite-t-il à soigner le corps ou prétend-il avoir un rôle de conseiller et de médecin de l’esprit ? Quelle image veut-il donner de lui ? Une analyse des portraits gravés ou peints de médecins et de chirurgiens de cour, est une piste nouvelle pour aborder cette question.

Ce sont là les principales pistes et thématiques qui pourront être explorées au cours de ce colloque, à travers l’étude de sources variées, textuelles et iconographiques, à la confluence de l’histoire des savoirs médicaux et de leurs représentants et de l’histoire sociale et culturelle de la cour dans le contexte français, du Moyen Âge au XIXe siècle.

Les chercheurs souhaitant participer à ce colloque sont invité(e)s à envoyer le titre de leur intervention, un bref résumé (3000 signes, espaces comprises) ainsi qu’un court CV avant le 1er mars 2017 simultanément à :

Stanis Perez : stanis.perez chez mshparisnord.fr

Jacqueline Vons : jacqueline.vons chez univ-tours.fr

Le comité scientifique examinera les propositions et donnera sa réponse pour le 1er avril 2017.





Comité organisateur

Stanis Perez, Maison des sciences de l’homme Paris Nord, Université Paris 13, Pléiade.

Jacqueline Vons, Université François-Rabelais de Tours, Centre d’études supérieures de la Renaissance.



Comité scientifique

Florence Alazard (Université François-Rabelais de Tours, CESR)

Guy Cobolet (Bibliothèque interuniversitaire de Santé de Paris, Université Paris-Descartes )

Violaine Giacomotto-Charra (Université Montaigne, Bordeaux)

Alexandre Lunel (Université Paris VIII, saint-Denis)

Jean-Paul Pittion (Trinity College Dublin et Université François-Rabelais de Tours, CESR)



Notes

[1] V. Nutton (dir.), Medicine at the Courts of Europe, 1500-1837, Londres/New York, Routledge, 1990.

[2] L. W. Brockliss et C. Jones, The Medical World of Early Modern France (1997), Oxford, Clarendon Press, 1997.

[3] M. Foisil (éd.), Journal de Jean Héroard, Paris, Fayard, 1989, 2 vol. ; S. Perez (éd.), Journal de santé de Louis XIV, Grenoble, Millon, 2004 ; S. Perez, La santé de Louis XIV. Une biohistoire du Roi-Soleil, Seyssel, Champ Vallon, 2007.

[4] J. Vons et S. Velut (éd.), Pouvoir médical et fait du prince au début des temps modernes, Paris, BIU Santé (coll. Medic@) et de Boccard , 2011.

[5] A. Lunel, La Maison médicale du roi, XVIe-XVIIIe siècles. Le pouvoir royal et les professions de santé, Seyssel, Champ Vallon, 2008.

[6] E. Andretta et M. Nicoud (éd.), Être médecin à la cour (Italie, France, Espagne, XIIIe-XVIIIe siècles), Florence, Sismel ( Micrologus’ Library), 2013.