mardi 26 octobre 2021

Une nouvelle anatomie de la mélancolie

Melancholy: A New Anatomy

Exhibition


29 September 2021 – 20 March 2022

Treasury, Weston Library


Free admission 


About the exhibition

'Who is not a Foole, who is free from Melancholy?’, asked Robert Burton, 400 years ago, and answered his own question: ‘all the world is mad, is melancholy, dotes’.

Burton’s Anatomy of Melancholy, first published in 1621, is a huge and innovative encyclopaedia of mental and emotional disorder, as understood in the late Renaissance.

A scholar and clergyman in Christ Church, Oxford, Burton was one of the early users of the Bodleian Library and left many of the books in his own substantial collection to the Bodleian.

The Anatomy examines the causes and symptoms of melancholy or, as we would call it today, depression. Its remedies range from good food and exercise, to laughter, reading, friends, and music. Its closing page recommends that the reader ‘be not solitary, be not idle’, and the distraction provided by reading the Anatomy itself is one suggested cure.

Four hundred years later – as our mental health faces many challenges – this exhibition revisits the Anatomy, using objects from the Bodleian Libraries to highlight common experiences and connections over time.

Curated by Oxford experts in mental health research and the humanities, the exhibition shows how Burton’s holistic and multifaceted conception of cure finds surprising echoes in contemporary psychiatry and prescriptions for mental health.

https://visit.bodleian.ox.ac.uk/event/melancholy-new-anatomy#/virtual

L’exposition aux pesticides au prisme des SHS

Exposer, s’exposer, être exposé aux pesticides. L’exposition au prisme des SHS

Appel à contributions


Comité d’organisation : Carole Barthélémy, Eve Bureau-Point, Jacqueline Candau, Nadège Degbelo,
Alain Garrigou, Ludovic Ginelli, Fabienne Goutille, Elisabeth Lambert

3es Journées d’étude du réseau SHS-Pesticides,
17 et 18 mars 2022, Bordeaux, Cap Métiers à Pessac


Le réseau SHS/Pesticides, créé en février 2020 pour mieux connaître et faire connaître la recherche en
sciences humaines et sociales sur les pesticides, lance ses troisièmes journées d’étude. Elles se tiendront
les 17 et 18 mars 2022 à Bordeaux sur le thème de l’exposition.


Argumentaire
La notion d’exposition est centrale dans le domaine de l’utilisation des pesticides et des risques associés.
Elle permet de comprendre les effets délétères des pesticides sur la santé. Elle a été appréhendée par les
épidémiologistes et les toxicologues dans le domaine de l’hygiène industrielle puis de la santé publique
(Galey, 2019). Elle tend également à l’être par les écologues au sein de ce qu’on appelle aujourd’hui « une seule santé » ou « One health » qui appréhende les interrelations entre santé humaine, animale et
environnementale.
Dans le cadre de la santé humaine, l’exposition permet de constater une corrélation et d’établir un lien de causalité entre une molécule et une pathologie précise sachant que la plupart des pathologies, en
particulier chroniques, sont multifactorielles. L’approche de type exposome (concept introduit en droit
français en 2019 à l’art. 1411-1 Code de la santé Publique) prend en compte les différentes périodes durant la vie d’un individu, de la conception à la mort, et incorpore l’environnement chimique, microbiologique, physique, récréatif, ainsi que le style de vie et l’alimentation (Jégou, 2020). Des recherches intègrent également la période prénatale en tenant compte de l’exposition professionnelle ou domestique des parents (Baldi et al, 2021). Dans le cadre de la santé des écosystèmes, la nécessité d’étudier de manière conjointe les effets de plusieurs polluants y compris pour des faibles doses s’affirme de plus en plus et des réflexions sont en cours sur l’intégration du concept d’exposome pour la biocénose. Des approches intégrées, complexes et dynamiques sont développées.
Si des appels à plus de transversalité et de pluridisciplinarité traversent ces disciplines, ce n’est pas encore le cas concernant le traitement réglementaire et administratif de la notion d’exposition. Ainsi, si on s’intéresse au cadre réglementaire français, la démarche de « validation scientifique » étant fondée sur des connaissances issues de l’evidence-based medicine, seules certaines données sur les expositions des humains aux pesticides sont intégrées aux politiques de gestion des risques (Thébaud-Mony, 2012).
L’épidémiologie descriptive, les travaux relevant de l’ergonomie et de la clinique du travail, ainsi que des formes de savoirs issus de collectifs de travail ou d’initiatives citoyennes sont marginalisés, dévalorisés et/ou ignorés (Counil & Henry, 2018). Jean-Noël Jouzel (2019) montre que dans les procédures d’expertise qui sous-tendent les politiques publiques dans le domaine (autorisation de mise sur le marché, politiques de prévention, etc.), l’un des principaux obstacles à la mise en lumière des risques des pesticides réside dans le recours privilégié à la toxicologie classique, laissant de côté l’épidémiologie et tout ce qui touche aux risques favorisés par l’exposition indirecte aux pesticides (entrée en contact avec des surfaces et des environnements contaminés). Les cadrages scientifiques et institutionnels de l’étude de l’exposition aux pesticides sont donc multiples, controversés et instables.
Dans le contexte des sciences humaines et sociales, la notion est bel et bien mobilisée, mais le plus souvent sans être définie. À quoi renvoie-t-elle ? Que dit-elle de plus que la notion de risque ou d’intoxication ?
Certain·e·s l’évoquent dans leurs travaux sur les risques sanitaires auxquels sont exposés les
travailleur.euse.s agricoles, d’autres dans le cadre d’études sur la réglementation de ces risques, montrant des situations de travail intenables pour les agriculteur.trice.s, ou encore dans le cadre de travaux sur la production de l’ignorance. D’autres travaux soulignent les corrélations entre profils socio-ethniques, les conditions de vie des ouvrier.ère.s agricoles et l’exposition. Dans les études nord-américaines coordonnées par l’anthropologue-médecin Thomas Arcury et l’épidémiologiste Sara Quandt, une catégorisation des différents types d’exposition est proposée en fonction des lieux où elles surviennent (exposition professionnelle, paraprofessionnelle, domestique) et du type de contact direct ou indirect (Arcury et Quandt, 2009). Cette typologie de l’exposition en sciences sociales rend compte de la trajectoire complexe, continue et multifactorielle de l’exposition.
La notion étant peu problématisée et conceptualisée en sciences humaines et sociales, nous souhaitons
lors de ces journées voir si une définition distincte des approches en épidémiologie, toxicologie et écologie est possible, et à partir de quels outils analytiques. L’hypothèse, que nous soumettons au débat, est que la démarche des SHS permet d’élaborer ou co-élaborer des perspectives intégrées et dynamiques. Pour cela, nous proposons de déconstruire la notion sous trois angles, qui distinguent différentes actions : exposer (fabriquer, autoriser, vendre et utiliser un produit ou un mélange susceptible de générer une exposition, de soi ou des autres), et/ou s’exposer (acheter et/ou utiliser un produit) et/ou être exposé (être soumis à des risques sans forcément en être un acteur direct). Ces déclinaisons de l’exposition, non exclusives les unes des autres, permettent de questionner le sujet du point de vue d’une chaîne d’acteur.trice.s hétéroclites impliqués dans la fabrique de l’exposition (des acteurs de la fabrication au consommateur exposé aux résidus de pesticides), tout en tenant compte d’une trajectoire spatiale et temporelle (les lieux successifs où se fabrique l’exposition dans le temps), ainsi que des enchevêtrements entre ces différents « mondes ». Ceci ouvre différents niveaux d’analyse macro/meso/micro à articuler. Cela permet de rendre compte du caractère dynamique, complexe et multi-acteurs de la fabrique de l’exposition, tout en tenant compte des interactions des humains avec l’objet « pesticides » et l’écosystème. Deux grands sous-thèmes, présentés ci-dessous, sont proposés pour approfondir ces questions. Ils mettent l’accent sur les questions de capabilité, de responsabilité, de vulnérabilité, de résilience et d’inégalité sous-jacentes à l’exposition aux pesticides.


Inégalités sociales, vulnérabilités au travail et résilience des acteur.trice.s
Les interférences entre organisation concrète des activités, application des normes réglementaires et profil sociologique des travailleur.euse.s méritent d’être approfondies afin de mieux comprendre ce qui favorise l’exposition de certaines catégories de travailleur.euse.s ou au contraire ce qui les aide à se prémunir du risque. Les propositions attendues pourraient rendre compte de la dimension sociale de l’exposition en questionnant les facteurs socio-professionnels et réglementaires qui influent sur l’exposition au travail.
Comment les vulnérabilités sociales des travailleurs alimentent les vulnérabilités professionnelles et vice versa ? Il serait à ce titre intéressant d’explorer le lien entre vulnérabilités et inégalités sociales. À ce sujet, les travaux portant sur le cumul de l’exposition aux pesticides avec d’autres formes d’inégalités sociales et professionnelles ou qui étudient l’exposition aux pesticides comme une « inégalité environnementale » sont attendus. À ce titre, les inégales capacités/ressources individuelles et collectives à devenir acteur.trice.s de son exposition sont particulièrement intéressantes à interroger. Comment se construire en tant qu’acteur.trice.s lorsque la gestion du risque pesticides relève d’une politique dite « d’usage contrôlé » où les pouvoirs publics et les autorités sanitaires définissent un « risque acceptable » et des « bonnes pratiques » d’utilisation (notamment le port d’équipements de protection individuelle – EPI)? Ces normes de sécurité définies par les experts sont-elles adaptées à la complexité des situations réelles de travail ? Comment une telle individualisation de la responsabilité de l’exposition interfère pour penser collectivement le risque chimique dans les collectifs de travail (entre pairs, entre employé.e.s et employeur.e.s et autres relations hiérarchiques) et dans les relations travail - hors travail (entre exploitant.e.s et riverains, entre travailleur.euse.s et résident.e.s de l’exploitation, etc.) ? Comment cette individualisation est-elle dépassée pour donner forme à des actions collectives et selon quelles configurations : collectifs de victimes encore rares mais de plus en plus nombreux, regroupement de personnes qui s’exposent et de personnes exposées, de riverains et de travailleur.euse.s ? Cette dernière association est rendue difficile en France par la séparation entre santé au travail et santé environnementale (au sens de facteurs environnementaux générateurs de pathologies humaines) depuis le XIXème siècle (Bécot et al., 2021), qu’en est-il dans les autres pays ? Pour mieux comprendre et transformer les expositions aux pesticides nous proposons de les interroger dans leurs flux et dans le flux des activités humaines (de la fabrication des pesticides à la gestion des effluents). Nous souhaitons ainsi étudier lors de ces journées les différents déterminants de l’exposition aux pesticides : ceux qui se construisent dans les situations de travail (manipulation des produits phytopharmaceutiques, configuration architecturale, dispositif technique), à l’échelle de l’exploitation (co-activité professionnelle, familiale, civile) et plus largement à l’échelle des territoires (encadrements sociaux et réglementaires de l’usage, localisés nationalisés et internationalisés).


Alimentation et exposition
Les débats qui entourent l’usage des pesticides dans la production agro-alimentaire se sont intensifiés ces vingt dernières années avec des affaires très médiatisées comme le Fipronil dans les oeufs, les résidus de glyphosate ou plus récemment l’affaire de l’oxyde d’éthylène (Jas, 2008 ; Jouzel, 2019). La problématique centrale est donc celle d’une exposition, au produit concerné bien sûr, mais également aux informations adossées au produit. Ainsi, des propositions sont attendues en lien avec les questionnements suivants : sur quelles données le problème de l’exposition des consommateur.trice.s aux pesticides est-il construit ?
Comment émergent les outils qui président l’expertise du problème (niveau acceptable d’exposition, doses journalières acceptables, limites maximales de résidus…), sur quels critères reposent-ils ? Dans quelle mesure les pouvoirs publics envisagent-ils et adressent-ils le problème de l’exposition des
consommateur.trice.s ? Quelles responsabilités, de quel.le.s acteur.trice.s et dans quelles proportions ?
Comment les études précédemment mentionnées participent-elles à un changement de pratiques et
d’usages des divers acteur.trice.s de l’agro-alimentaire ? Quel rôle joue l’économie du numérique dans les changements observés sur les marchés et dans la production ? Les nouvelles applications numériques et les labels de qualité environnementale/écologique (AB, HVE,...), contribuent-ils à une meilleure transparence sur les pesticides dans l’alimentation? Comment l’exposition est-elle perçue et construite par les mangeur.euse.s ? Avec quelles conséquences sur les pratiques d’achat et de consommation alimentaires (manger local, bio, etc…) ? Cette exposition est-elle suffisamment visibilisée, le.a mangeur.euse est-il.elle adéquatement informé.e et en mesure de se détourner d’une telle exposition ?
Ainsi, ces journées permettront de mettre en lumière les différentes manières par lesquelles les SHS
pensent l’exposition et la mettent en visibilité. Les pistes d’exploration de la notion présentées n’excluent pas d’autres pistes d’exploration du sujet. Les communicant.e.s pourront interroger l’exposition à travers les pratiques (consommation, travail, vie récréative, sphère domestique…), les objets (machinisme, nouvelles technologies, low-tech), les acteur.trice.s (scientifiques, réglementaires, associatifs, politiques, juristes, professionnel.le.s de santé), les valeurs (responsabilité, justice, engagement).


Propositions
Les contributions attendues pour ces journées pourront porter sur l’ensemble des contextes socioéconomiques locaux, nationaux et internationaux. Les approches mêlant sciences humaines et
sociales/sciences de l’environnement/sciences biomédicales seront appréciées.
Les propositions de communication seront envoyées sous la forme d’un résumé d’environ 400 mots
accompagné d’une présentation de(s) (l’)auteur.e.s) (statuts, institution de rattachement, thèmes de
recherche, adresse électronique) aux personnes suivantes :
Eve Bureau-Point : eve.bureau-point@univ-amu.fr
Fabienne Goutille : fabienne.goutille@gmail.com.


Calendrier
Ouverture de l’appel à communication : 20 octobre 2021
Date limite de réception des propositions : 30 novembre 2021
Notification de décision : 15 décembre 2021
Journées d’étude : 17 et 18 mars 2022 Bordeaux, Cap Métiers à Pessac
Publication : un ouvrage collectif est prévu
 

Références
- Arcury T., et Quandt, S., (2009). “The Health and Safety of Farmworkers in the Eastern United States: A Need toFocus on Social Justice”, In Latino farmworkers in the Eastern United States: Health, safety and justice, SpringerLink,p. 1-14.
- Baldi, I., Botton, J., Chevrier, C., Coumoul, X., Elbaz, A., Goujon, S., Jouzel, J-N, ... et Spinosi, J. (2021). Pesticides eteffets sur la santé : Nouvelles données. Inserm. Collection Expertise collective. Montrouge : EDP Sciences.
- Bécot, R., et al. (2021). Introduction. Pour un décloisonnement scientifique de la santé au travail et de la santéenvironnementale. Sociétés contemporaines 121(1) : 5-27.
- Counil E., Henry E, (2018). Frontières disciplinaires et tensions entre savoirs académiques et connaissances issuesdu terrain dans la production de savoir et d’ignorance en santé et travail. Perspectives Interdisciplinaires sur le Travailet la Santé, PISTES, 20 (1).
- Galey, L. (2019). Comprendre les situations d'exposition aux nanoparticules par l'intégration de l'activité de travail àla mesure : vers une construction de la prévention. Thèse de doctorat. Ergonomie, École doctorale Sociétés, Politique,Santé publique. Bordeaux, Université de Bordeaux.
- Jas N., 2008. Pesticides et santé des travailleurs agricoles en France au cours des années 1950-1960, in Bonneuil C.,Denis G. et Mayaud J.-L., dir., Sciences, agriculture, alimentation et société en France au XX° siècle. Harmattan-QUAE,p. 223-246.
- Jégou, B. (2020). Le paradigme de l’exposome : définition, contexte et perspective. Medecine Science, 36(11) : 959-960.
- Jouzel J.-N. (2019). Pesticides. Comment ignorer ce que l’on sait, Presses de Sciences Po, Paris.
- Thébaud-Mony, A. (2012). « Risques industriels, effets différés et probabilistes : quels critères pour quelle preuve? » In A. Thébaud-Mony, V. Daubas-Letourneux, N. Frigul & P. Jobin (Eds.), Santé au Travail : approches critiques, p.21-29. Paris : La Découverte.

lundi 25 octobre 2021

Les thèses de Canguilhem

Oeuvres complètes Tome II : Écrits de médecine et de philosophie. Les thèses 
 

Georges Canguilhem



Vrin
Octobre 2021

Ce deuxième tome des Œuvres complètes de Georges Canguilhem réunit ses trois grands ouvrages. Le premier, la thèse de médecine, Essai sur quelques problèmes concernant le normal et le pathologique, soutenue en 1943 à l’université de Strasbourg repliée à Clermont-Ferrand, fut rééditée en 1966 et 1972, et enrichie de textes additionnels sous le titre Le normal et le pathologique. Le second ouvrage, La connaissance de la vie, recueil de travaux publié en 1952 et présenté comme thèse complémentaire pour le doctorat ès lettres en 1955, fut réédité et augmenté en 1965. Quant au troisième, La formation du concept de réflexe aux XVIIe et XVIIIe siècles, thèse principale du doctorat ès lettres, il introduit une approche nouvelle en histoire et philosophie des sciences, découronnant Descartes, le mécaniste, au profit de Willis, le chimiste, auquel est attribuée la paternité du concept moderne de réflexe, concept qui sera élaboré ensuite dans un contexte vitaliste. En pratiquant ces trois œuvres, le lecteur non seulement augmentera ses connaissances, mais découvrira aussi un modèle de méthode et d’érudition critique.


Textes édités, introduits et annotés sous la direction de Cl. Debru et A. Fagot-Largeault.

Hommage à Jacques Glowinski

Un après-midi d’hommage à Jacques Glowinski (30 août 1936 – 4 novembre 2020 )

3 novembre 2021 – 14h30 -18h00
COLLÈGE DE FRANCE
Amphithéâtre Maurice Halbwachs

Jacques Glowinski, docteur en pharmacie et en sciences, professeur du Collège de France de 1982 à 2006, était titulaire de la chaire Neuropharmacologie. Ses travaux les plus importants ont porté sur le mécanisme d’action des neurotransmetteurs et des psychotropes, l’analyse des systèmes dopaminergiques et l’étude des circuits neuronaux soumis à leur contrôle. Leur altération et leur dégénérescence sont à l’origine de troubles observés dans la schizophrénie et la maladie de Parkinson. Il a créé la neuropharmacologie en France et formé dans son laboratoire de très nombreux chercheurs français et étrangers.

Administrateur du Collège de France de 2000 à 2006, il a joué un rôle essentiel dans la rénovation architecturale du Collège, l’organisation de sa recherche et son ouverture à la société en général. L’hommage qui lui sera rendu fera état de sa passion raisonnée pour le Collège de France et de ses différentes contributions au rayonnement du Collège.

 

14 h 30
Introduction
Thomas Römer, professeur du Collège de France, administrateur du Collège de France
Modérateur : Philippe Kourilsky, Professeur honoraire du Collège de France
 

14 h 35
Le laboratoire de Jacques Glowinski
Anne-Marie Thierry, directeur de recherche honoraire Inserm,
Alain Prochiantz, professeur honoraire du Collège de France, administrateur honoraire du Collège de France,
Jean-Antoine Girault, directeur de recherche Inserm,
Hervé Chneiweiss, directeur de recherche au CNRS
 

15 h 15
Témoignage d’André Miquel
Professeur honoraire du Collège de France,
administrateur honoraire du Collège de France
 

15 h 25
Le bâtisseur, les grands travaux
Patrick Mauger, architecte
 

15 h 45
Le réformateur
Pierre Corvol, professeur honoraire du Collège de France,
administrateur honoraire du Collège de France
Modérateur : Pierre Corvol
 

16 h 00
Le collège de direction scientifique de l’Inserm, CODIS
Philippe Lazar, directeur général honoraire de l’Inserm
 

16 h 10
L’association RESOLIS
Agnès Chamayou, coordinatrice, Maison des adolescents du Gard
 

16 h 20
L’activité citoyenne – Le Collège à Aubervilliers
Carlo Ossola, professeur honoraire du Collège de France
 

16 h 30
Les conférences du Collège à Moulins
Pierre-André Périssol, maire de Moulins

16 h 40 Témoignage de Serge Haroche
Professeur honoraire du Collège de France, administrateur honoraire
du Collège de France
 

17 h 00 Table ronde « Collège Covid »
Animée par Anne Fagot-Largeault,
professeur honoraire du Collège de France
Avec Philippe Sansonetti, professeur honoraire du Collège de France,
Carlo Ossola, professeur honoraire du Collège de France,
Philippe Kourilsky, professeur honoraire du Collège de France,
Marc Fontecave, professeur du Collège de France et
Philippe Aghion, professeur du Collège de France
 

17 h 55 Conclusions
Pierre Corvol
 

18 h 30 - 19 h 30 – Collation


dimanche 24 octobre 2021

8e centenaire de la Faculté de médecine de Montpellier

8e centenaire de la Faculté de médecine de Montpellier

 e. SFHM 2021.3 

 

Ce 3e numéro de la e.SFHM pour 2021 prolonge l’évocation du 8e centenaire de la Faculté de médecine de Montpellier, débutée avec le numéro précédent. A défaut d’avoir été désignée (en tout cas jusqu’à ce jour…) Capitale européenne de la culture, Montpellier s’est révélée, depuis deux ans, comme une véritable Capitale mondiale de l’histoire de la médecine ! En dépit de la pandémie, de multiples événements de qualité ont en effet pu avoir lieu, tels que des expositions, des publications, des émissions de radio, des évènements dans les rues, etc. comme nous l’évoquerons dans le dernier article.

Ce numéro s’ouvre sur la présentation du Conservatoire d’anatomie de la Faculté de médecine de Montpellier, lieu patrimonial exceptionnel qui regroupe désormais la plus grande collection de ce type en France, et probablement dans le monde. François Bonnel et ses collaborateurs nous accompagnent dans la découverte de l’histoire de ce conservatoire depuis la fin du XVIIIe siècle et la présentation de ses chefs d’oeuvre les plus emblématiques.

Gérald Chanques nous explique ensuite la procédure, à la fois institutionnelle, technique et historique, qui a conduit à la parution d’un timbre pour le 8e centenaire. Comme il le rappelle, le bâtiment de l’ancienne Faculté de médecine avait déjà été choisi en 1985, pour illustrer le timbre du Millénaire de Montpellier (985-1985) : c’est parce que la Faculté de médecine est reconnue par tous comme un élément structurant et incontournable de la ville Montpellier, et ceci depuis 800 ans !

Les femmes et le sexe en milieu colonial

Women and Sex in Colonial Setting

Call for papers

Queer History Conference, 2022


Women's relationships with their bodies, sexuality, and intimacies they engaged with became a regulatory space in colonial and post-colonial politics. As recent scholarship demonstrates, in their significant analysis of the politics of sexuality in the late nineteenth and early twentieth century, state politics surrounding gender and sexuality, female sexuality, in particular, were products of national or racial thoughts. Literature, newspapers, and state documents produced and circulated discourses around the "ideal woman," which aimed to tame and control female sexuality by establishing a notion of heterosexuality within a national and conjugal reproductive setting. Medical and literary intellectuals, for instance, articulated and circulated teachings through popular texts on how a "normal" and "healthy" woman could experience their sexuality. However, despite such attempts and interventions that aimed to contain and control women's sexualities and connections they have with their bodies, women from different age groups and sexual orientations created new notions of womanhood that did not fit into the established norms of colonial states and elites through their intimate and sexual interactions.

This panel aims to initiate a conversation on women and sex in various colonial settings in the nineteenth and twentieth centuries. By bringing together archival representations of the relationship between woman and sex, the panel will explore varying experiences of womanhood, body, and sex (defined in its broadest sense). I invite papers focusing on but not limited to the following themes:

· Woman and sexual pleasure

· Sexual health in medical and literary texts

· Representations of body images and beauty

· Female friendship and homoerotic intimacies

· Marriage and sex

· Sex work

· Sexuality and age

Please send your abstract (300 words max.) to Tuğçe Kayaal (tugce.kayaal@furman.edu) by October, 29, Friday.

For further information on the conference: http://clgbthistory.org/queer-history-conference-2022

samedi 23 octobre 2021

Les philosophes, la maladie et la médecine

Les philosophes, la maladie et la médecine d’Épicure à David Hume
 

Patrice Pinet 


L'Harmattan
Collection : Médecine à travers les siècles
Date de publication : 13 octobre 2021
Broché - format : 15,5 x 24 cm • 326 pages
ISBN : 978-2-343-23791-6



Les philosophes sont mortels, comme les autres hommes. L'étendue de leur intellect n'empêche pas leur soumission aux influences et aux agressions diverses de l'environnement. L'auteur examine leurs différentes pathologies et replace ces biographies médicales dans le contexte des connaissances scientifiques de l'époque. L'examen des morbidités des sept philosophes que nous avons choisis montre l'existence déjà commune de cas de troubles métaboliques, de pneumopathies et de tuberculose. Le récit de ces vies révèle l'indigence de la thérapeutique aux XVIIe et XVIIIe siècles, même si des progrès décisifs pour la science médicale naquirent alors.





Les philosophes, la maladie et la médecine II

Les philosophes, la maladie et la médecine de Hegel à Michel Foucault

Patrice Pinet 



L'Harmattan
Collection : Médecine à travers les siècles
Date de publication : 12 octobre 2021
Broché - format : 15,5 x 24 cm • 328 pages
ISBN : 978-2-343-24298-9



L'auteur étudie, dans ce second tome, les maladies de philosophes célèbres aux XIXe et XXe siècles. Épidémies (choléra), maladies vénériennes pandémiques et cancers sont ici bien représentés par quatre figures majeures de la philosophie moderne. Au rationalisme absolu hégélien succéda le rejet de la religion occidentale traditionnelle et de la métaphysique par Comte et Nietzsche associé à leur souci mal maîtrisé du corps et de la sexualité. Cette évolution aboutit à la revendication par Foucault d'un corps et d'une sexualité pleinement libres. À travers l'histoire médicale de ces quatre philosophes l'auteur retrace cette transition vers la modernité, en constatant qu'elle ne s'est pas réalisée sans risques majeurs pour la santé.