lundi 24 juin 2019

Le concept de nature humaine à l’Age moderne

Le concept de nature humaine à l’Age moderne, entre philosophie, anthropologie et médecine


Workshop international


Paris-Sorbonne, Maison de la Recherche, 5 juillet 2019 


Présentation : Dans l’historiographie récente de la philosophie et des sciences, on observe un nouvel intérêt pour le dialogue entre philosophie et médecine depuis la Renaissance, ainsi qu’un privilège nouveau accordé aux perspectives de longue durée de la Renaissance aux Lumières, contre une certaine tendance à l’atomisation des recherches sur l’Âge moderne.
A cours de cette journée d’études internationale, fort de ces nouvelles tendances, on entend explorer les concepts de nature humaines et leur transformation durant la période moderne. On se penchera sur l’anthropologie, cette « jeune » discipline constituée entre le 16ème et le 18èmesiècle au confluant de la philosophie, de la médecine, de la théologie, de l’éthique et du droit naturel. On accordera une attention particulière à son évolution disciplinaire, à ses outils conceptuels et aux débats critiques qu’elle suscite entre 1670 et 1800. 
Il s’agira ainsi de reconstruire le contexte plus large de ces débats autour de la nature humaine en articulant le lien avec un certain « empirisme », manifeste dans l’essor des sciences de la vie, de l’ethnologie, de l’histoire naturelle, autour de 1700 et promu par de nouvelles pratiques scientifiques et la rencontre avec des cultures non-européennes. Cet empirisme semble en effet profondément marquer l’interprétation de la relation entre nature et histoire dans un sens plus général. Car au sein du vaste champ disciplinaire que constituait alors l’anthropologie et qui englobait les sciences de la vie, l’histoire naturelle et culturelle, l’histoire naturelle de l’homme et l’histoire de l’humanité, l’objectif était d’adopter une perspective large sur l’espèce humaine dans son ensemble et d’étudier le processus civilisationnel, de la préhistoire jusqu’au présent. On était ainsi amené à formuler de nouvelles questions sur la posture verticale de l’homme et sur la base naturelle des actions immanentes à la vie humaine (ainsi que sur les motifs intérieurs et les circonstances extérieures susceptibles de déterminer de telles actions). Pour y répondre, on avait recours à la comparaison des humains à d’autres êtres vivants, en tenant compte de leur distribution géographique, des débats sur la diversité humaine, la race, l’histoire, la géographie. On s’intéressait à la géologie et l’ethnographie (les études sur les volcans et l’histoire du peuple chinois) dont les résultats défiaient la chronologie biblique, et conduisait à des nouvelles hypothèses sur l’âge présumé de la terre et de l’humanité. Ces articulations entre les espaces géographiques et les temps historiques, entre le présent et le passé, devaient enfin influencer les concepts d’histoire et d’histoire de l’humanité des Lumières plus tardives et la conscience historique des sociétés de la première mondialisation à l’Age moderne. 
Cet atelier a pour objectif d’explorer la relation entre la philosophie, la médecine, et les disciplines annexes, telles que la physiologie, l’anatomie, la psychologie, l’esthétique, l’histoire la géographie etc. à l’intérieur de la période moderne et de discuter des projets individuels et collectifs sur ces questions. 


Programme 

9h15 Accueil

9h30 Corey Dyck (London, Western Ontario, CA), Wolff on Human Nature and Anthropology. 

10h30 Stefanie Buchenau (Paris 8), Kant’s Dialogue with Platner in the Anthropology. 

11h30 Pause-café

11h45 Márcio Suzuki (São Paulo, Brésil), Vital sense and woman sensibility in 18th-century Medicine and Anthropology

13h Pause déjeuner

14h30 Ansgar Lyssy (Munich), Human Origins and the Absence of Paradise in Early Modern Thought 

15h30 Simone De Angelis (Graz), Nature and History in Late Eighteenth Century Anthropological Thought 


16h30 Pause-café

16h45 Stephen Gaukroger (Sydney, Australie), From Reason to Rationality : the End of Philosophical Anthropology 

17h30 Discussion finale


Organisation : Stefanie Buchenau (EA 1577 Les mondes allemands : histoire des idées et des représentations, Université Paris 8 Saint Denis), Claire Crignon (Paris-Sorbonne, UMR 8011 : Sciences, Normes, Démocratie), Simone De Angelis (Zentrum für Wissenschaftsgeschichte Karl-Franzens-Universität Graz)


Lieu : Maison de la Recherche, 28, rue Serpente, 75006 Paris, salle D 040



Renseignements : stefaniebuchenau@hotmail.fr

dimanche 23 juin 2019

La Santé psychique de ceux qui ont fait le monde

La santé psychique de ceux qui ont fait le monde

Patrick Lemoine


Odile Jacob 
2019

Churchill était-il maniaco-dépressif ? Et le général de Gaulle ? 
Que penser de la Grande Catherine, d’Alexandre le Grand ou de Jeanne d’Arc ? 

En tant que psychiatre et clinicien, Patrick Lemoine a osé décortiquer les biographies, traquer les anecdotes, rechercher les symptômes, établir des diagnostics et en arriver à un incroyable questionnement : pourquoi les peuples sont-ils dirigés par des personnalités sinon déséquilibrées, tout du moins fragiles ? Ou bien, à l’inverse, serait-ce parce que ces hommes et ces femmes ont été capables de maîtriser, d’utiliser, voire de surmonter leurs fragilités, que ceux qui ont changé le monde ont conquis le pouvoir ? 

À travers cette étonnante recherche biographique, c’est l’Histoire tout entière que Patrick Lemoine nous propose de revisiter, avec une touche d’humour et, surtout, beaucoup d’optimisme.

Pour la première fois, ce livre nous éclaire sur la psychologie de l’homme d’État.

Patrick Lemoine est psychiatre et docteur en neurosciences. Il est l’auteur de nombreux best-sellers, dont cinq chez Odile Jacob, chez qui il a dirigé en 2018, avec Boris Cyrulnik, une Histoire de la folie avant la psychiatrie. 










Les maladies infectieuses dans l’Antiquité

Les maladies infectieuses dans l’Antiquité. Sources écrites et archives bio-archéologiques

Journées d'étude

École française de Rome, piazza Navona, 62, Roma

Du 27/06/2019 au 28/06/2019

Institutions organisatrices : EFR, PACEA, LaScArBx, ANHIMA. 

Organisateurs : Dominique Castex (UMR 5199 PACEA, Bordeaux), Nicolas Laubry (École française de Rome), Benoît Rossignol (Université Paris 1, UMR 8210 - ANHIMA, Paris) 

Ces journées, qui s’inscrivent dans le champ de réflexion actuel sur les épidémies anciennes, ont pour finalité de promouvoir des discussions méthodologiques dans la perspective d’une exploitation conjointe des textes et des données archéologiques provenant de sites funéraires en Europe et en Méditerranée. Elles visent d’abord à montrer la contribution devenue essentielle de l’archéologie dans la reconstruction de l’histoire ancienne des maladies pestilentielles et de leurs répercussions sociétales, tout en faisant le point sur les analyses de paléobiochimie concernant la détection des agents pathogènes. La rencontre cherchera en second lieu à poser les jalons d’un corpus historique des crises épidémiques antiques fondé sur différents types de sources (textes littéraires, écrits médicaux et juridiques, documentation papyrologique etc.) afin d’esquisser un bilan chronologique des maladies infectieuses durant l’Antiquité et de discuter leurs effets sur les attitudes des populations (résilience sociale et culturelle, prise en charge religieuse, conceptions médicales, règlements sanitaires, traitement des malades et des cadavres...). Elle fera pour cela discuter un groupe international de chercheurs représentant l’ensemble des disciplines aujourd’hui impliquées par l’histoire des maladies infectieuses. 

In the context of the current reflections about ancient epidemics, this workshop aims at promoting methodological discussions in order to deal simultaneously with ancient texts and archaeological evidence from funerary sites in Europe and around the Mediterranean. First, it would like to show the now crucial contribution of archaeology for reconstructing the ancient history of pestilences and their societal consequences, and, in the meantime, to give an updated review of biochemical analysis for the detection of pathogen agents. The meeting will also pave the way for a historical corpus of ancient epidemics relying on various evidence and sources (literary texts, medical and legal writings, papyrus etc.) in order to draw a chronological overview of infectious diseases in Antiquity and to question their effects on populations (socio-cultural resilience, religious care, medical theories, sanitary rules, ways of dealing with sick peoples and the dead…). Scholars and specialists of all the disciplines involved in the history of infectious diseases will be brought together to discuss these topics. 


Jeudi 27 juin 
École française de Rome, piazza Navona, 62, Roma, salle de conférence

9h30-9h45 
Saluti
Catherine Virlouvet, École française de Rome
Accueil des participants

Introduction
Dominique Castex, CNRS - UMR 5199 PACEA 
Nicolas Laubry, École française de Rome 
Benoît Rossignol, Université Paris 1, UMR 8210 ANHIMA


Christer Bruun, University of Toronto
Writing the history of Roman epidemics : some comments on the data from the natural sciences and from traditional sources.

11h-11h30 : Pause café

Diane Ruiz-Moiret, Université Lumière-Lyon 2 et Sorbonne Université
Tite-Live, Diodore de Sicile et Thucydide : trois regards d'historiens sur les "pestilences" de Syracuse.

Benoît Rossignol, Université Paris 1, UMR 8210 ANHIMA
Écrire après la pestilence. Récits d’épidémie au début du IIIe siècle (Dion Cassius, Hérodien, Philostrate…).


13h-14h15 : Pause déjeuner


Véronique Boudon-Millot, CNRS, UMR8167 Orient & Méditerranée
De quoi les épidémies sont-elles le nom ? Savoirs et représentations dans la littérature médicale antique.

Antonio Ricciardetto, Collège de France, UMR 8167 Orient & Méditerranée
Témoignages sur les maladies pestilentielles humaines et animales dans la documentation papyrologique grecque d’Égypte.


15h45-16h : Pause café

Sacha Kacki, CNRS, UMR 5199 PACEA et Yann Ardagna, CNRS, UMR 7268 ADES
Paléopathologie des maladies infectieuses chroniques dans l’Antiquité : lèpre, phtisie et autres affections au long cours dans l’enregistrement ostéo-archéologique.

Paola Catalano, SSABAP Roma, Marco Cilione, Sapienza Università di Roma, Flavio de Angelis, Università degli Studi Roma Tor Vergata, Valentina Gazzaniga, Sapienza Università di Roma
Ancient Roman pathocenosis: an integrated medical journey.



Vendredi 28 juin 
École française de Rome, salle de conférence


Dominique Castex, CNRS, UMR 5199 PACEA
Témoignages archéologiques des épidémies fulgurantes de l’Antiquité et du Haut Moyen Âge. 

John Mulhall, MHAAM Harvard University
The Medical Response to the Justinianic Plague: Theory and Treatment.


11h-11h30 : Pause café


Johannes Krause, Max Planck Institute of Jena
The genetic history of the plague: What we learn from ancient pandemics. 

Michael McCormick, MHAAM Harvard University, 
La pandémie de Justinien : premiers résultats du programme de recherches du Max Planck-Harvard Research Center for Archaeoscience.

13h-14h15 : Pause déjeuner

Table-ronde conclusive

Avec la participation des intervenants et de 

Reine-Marie Bérard, UMR 7299 Centre Camille Jullian

Pascal Sellier, UMR 7206 Éco-Anthopologie, équipe ABBA

samedi 22 juin 2019

Policer l'environnement urbain dans l'Europe moderne

Policing the Urban Environment in Premodern Europe

Carole Rawcliffe, Claire Weeda (eds)




Amsterdam University Press
Series Premodern Crime and Punishment
Number of pages 336
Publication date 10 - 06 - 2019
ISBN 9789462985193


Tapping into a combination of court documents, urban statutes, material artefacts, health guides and treatises, Policing the Urban Environment in Premodern Europe offers a unique perspective on how premodern public authorities tried to create a clean, healthy environment. Overturning many preconceptions about medieval dirt and squalor, it presents the most outstanding recent scholarship on how public health norms were enforced in the judicial, religious and socio-cultural sphere before the advent of modern medicine and the nation-state, crossing geographical and linguistic boundaries and engaging with factors such as spiritual purity, civic pride and good neighbourliness.

Les procédés de composition des textes médicaux antiques

Bourses pour présentation de posters sur les procédés de composition des textes médicaux antiques

Appel à candidatures 

Dans le cadre du colloque international « Écriture, réécriture ou citation : les procédés de composition des textes médicaux antiques » (Lausanne, 23-25 septembre 2019), quatre bourses sont offertes à de jeunes chercheurs·euses afin de leur permettre de venir présenter leurs travaux sous la forme d’un poster de format A1 (594 x 841 mm), lors de la séance de posters du mardi 24 septembre.

L’hébergement et les repas leur seront offerts pour toute la durée du colloque ; le transport reste en revanche à leur charge.

Un résumé du projet de recherche (1000 signes avec espaces) accompagné d’un bref curriculum vitae pourra être envoyé à la fois à brigitte.maire@unil.ch et nathalie.rousseau@sorbonne-universite.fr jusqu’au 1er juillet inclus. La réponse sera donnée au plus tard le 5 juillet.


Informations :

http://unil.ch/medecineancienne/colloques/



Le savoir médical des Anciens, depuis l’âge grec classique jusqu’à l’Antiquité tardive et au delà, nous a principalement été transmis sous la forme d’importants corpus de textes (Collection hippocratique, traités galéniques) ou de sommes écrites en latin ou en grec, comme la Médecine de Celse, les Collections médicales d’Oribase, ou les traités d’Aétius d’Amide, d’Alexandre de Tralles ou encore de Paul d’Égine.

Or nombreux sont les textes qui, au sein de ces vastes ensembles, se répondent, dans un même traité (« rédactions parallèles ») ou à différentes époques, qu’ils soient parfaitement identiques, qu’ils divergent seulement de quelques mots, ou que l’un apparaisse l’abrégé, l’amplification ou la traduction de l’autre.

La première question qui se pose alors généralement est de savoir si le texte le plus récent est issu du plus ancien, ou si les deux dérivent d’un ou de plusieurs textes antérieurs. Cependant, nombre de recherches récentes ont montré que la composition des textes médicaux fait appel à une grande diversité de sources : si l’importance des textes des prédécesseurs ne peut être négligée, comme l’illustre l’activité philologique d’un Galien par exemple, l’expérience personnelle, la transmission orale des savoirs théoriques et pratiques ainsi que la médecine dite « populaire » sont tout aussi essentielles. D’autre part, l’intérêt des chercheurs pour les sources les plus anciennes laisse peu à peu également une place à l’étude de l’originalité propre de chaque somme médicale : chacune d’entre elles est en effet irréductible à une simple collection de témoignages de textes plus anciens par ailleurs perdus, et n’est pas dissociable du contexte historique et épistémologique dans lequel elle a été conçue.

Ces nouvelles perspectives font naître de nouvelles interrogations. Du point de vue de l’ecdotique, quelles conséquences entraînent-elles pour le choix des leçons lorsqu’un texte est présent dans différentes compilations ? D’un point de vue méthodologique, comment identifier les différentes voix dans des textes de nature hétérogène, et délimiter, par exemple, la fin précise d’une section explicitement présentée comme une citation ? Comment déterminer le statut d’un texte qui est visiblement cité de mémoire, ou encore celui d’un autre que le lecteur moderne analyse comme une réécriture, mais qui n’est pas indiqué comme tel par l’auteur ancien ? Quels sont les critères permettant de reconnaître l’originalité d’un texte présentant de légères divergences par rapport à un autre, et à quels moyens matériels peut-on avoir recours pour repérer ces divergences, au sein d’œuvres très étendues pour lesquelles l’on ne dispose souvent ni d’une édition récente, ni d’une traduction dans une langue moderne ? Dans quelle mesure les variations lexicales d’un texte à l’autre peuvent-elles être considérées comme des choix signifiants, ou au contraire rapportées à une simple question d’usage ? Par ailleurs, du point de vue de l’histoire des idées, jusqu’à quel point l’autorité des « anciens médecins » peut-elle justifier la reprise de textes entraînant la présence de théories contradictoires au sein d’un même traité ? Inversement, quelles inflexions un texte a-t-il pu subir lorsqu’il est cité dans un contexte polémique ?

Ce colloque propose ainsi de réunir des chercheurs qui, abordant des textes de différentes périodes sous les différents angles de l’édition, du commentaire, de la lexicologie, de l’histoire des sciences ou de l’histoire des idées, se trouvent confrontés à ces mêmes questions. En mettant en lumière la variété et la richesse des procédés de réappropriation des sources, cette rencontre permettra de faire avancer la réflexion sur l’élaboration du savoir médical et les différents canaux de sa transmission.



vendredi 21 juin 2019

Santé et traditions médicales parmi les premiers peuples de la Californie du sud

Fighting Invisible Enemies: Health and Medical Transitions among Southern California Indians 

Clifford E. Trafzer


Hardcover: 392 pages
Publisher: University of Oklahoma Press; 1 edition (May 9, 2019)
Language: English
ISBN-10: 0806162864
ISBN-13: 978-0806162867


Native Americans long resisted Western medicine—but had less power to resist the threat posed by Western diseases. And so, as the Office of Indian Affairs reluctantly entered the business of health and medicine, Native peoples reluctantly began to allow Western medicine into their communities. Fighting Invisible Enemies traces this transition among inhabitants of the Mission Indian Agency of Southern California from the late nineteenth through the mid-twentieth century.

What historian Clifford E. Trafzer describes is not so much a transition from one practice to another as a gradual incorporation of Western medicine into Indian medical practices. Melding indigenous and medical history specific to Southern California, his book combines statistical information and documents from the federal government with the oral narratives of several tribes. Many of these oral histories—detailing traditional beliefs about disease causation, medical practices, and treatment—are unique to this work, the product of the author’s close and trusted relationships with tribal elders.

Trafzer examines the years of interaction that transpired before Native people allowed elements of Western medicine and health care into their lives, homes, and communities. Among the factors he cites as impelling the change were settler-borne diseases, the negative effects of federal Indian policies, and the sincere desire of both Indians and agency doctors and nurses to combat the spread of disease. Here we see how, unlike many encounters between Indians and non-Indians in Southern California, this cooperative effort proved positive and constructive, resulting in fewer deaths from infectious diseases, especially tuberculosis.

The first study of its kind, Trafzer’s work fills gaps in Native American, medical, and Southern California history. It informs our understanding of the working relationship between indigenous and Western medical traditions and practices as it continues to develop today.

Les humanités en santé aujourd'hui et demain

Literary Arts and Health Humanities Today and Tomorrow

Call for papers

Banff Centre for Arts & Creativity, Banff (Alberta), CANADA

16-19 April, 2020.


Keynote Addresses:

Dr. Sarah de Leeuw (University of Northern British Columbia)
Dr. Sander L. Gilman (Emory University)

There is a consensual desire for the disciplines of health humanities and the literary arts to work together for the betterment of all. But a mere look at their parallel evolution over the past decades reveals they are far from readily compatible. To this day, initiatives for contact between health humanities and the more established fields of literary studies have come almost exclusively from the medical profession. Despite good intentions and undeniable results, this can lead to one-sided dialogues as well as to the instrumentalization and oversimplification of literary examples and concepts. The influential discipline of narrative medicine, in the words of its founder Rita Charon at the time of its establishment, made no secret that the nature of its practice was “clinical”. Furthermore, it defined its goal as a practice of medicine “with […] the narrative skills of recognizing, absorbing, interpreting, and being moved by the stories of illness.” The assumption behind such a skill-set acquisition being that “the reader of a novel or the witness of a drama […] naturally do all these things seamlessly.” (Charon 2006) Writers, as well as scholars and students in literary studies, philosophy, cultural studies and critical theory, to name but a few fields, would no doubt have manifold things to say to temper such seamlessness.

But this is in no way a univocal issue, nor is it limited to narrative medicine. To this day there has been scarce interest in literary studies for interdisciplinary reflection on personal and social discourses pertaining to health, medicine, nursing, and the interdisciplinary implications of health humanities. As a direct consequence, there is a significant lack in scholarly tools allowing for the analysis and assessment of the undeniably growing production and popularity of literature focusing on the fate of the medicalized body and its impact on contemporary living.

So far, modern medical practices and knowledges conceived as disciplinary concentrations, in the original Foucaldian sense with their conceptual extrapolations of biopower and biopolitics, have drawn keen and disproportionate interest in critical discourses of literature and the body politics in (mostly) Anglo-Saxon academia over the past decades. Despite their merits and undeniable influence, they do not intersect with discourses on health and the biomedical body in such a way as to facilitate growth and dissemination of knowledge pertaining to everyday life, cultural differences, and intimate self-awareness.

The goal of this international conference is thus to identify and describe new and major intersecting points between the fields of health humanities and literary and cultural studies today in order to offer a baseline for future, richer interdisciplinary research, teaching, and artistic endeavors.

Several factors are pushing for deeper understanding of the literary arts in relation to health humanities today, inasmuch as literature points to the questioning of subjectivity and selfhood in—or with regards to—language. We can cite overmedication and targeted pharmaceutical advertisement, the redistribution and branding of age-old holistic philosophies into consumer-ready wellness and mindfulness regimens, the quick rise of wearable health technologies, digital phenotyping and medical big data, the cultural proximity to death being quickly replaced by a proximity to end-of-life management, the struggles for personal freedom and equality in the embodiment of gender and sexual fluidity, or the slow retreat of colonial mentalities allowing for the resonance of heterogeneous cultural voices expressing different views on health in the Western world. Everywhere, and increasingly, stories and bodies are coming together in untold configurations. In turn those configurations are creating new experiences of cohabitation, real or imagined, across geographies and within the fabric of societies. We may still be able to hear, read and write those stories. We may equally prove able to address and manage the health of the bodies involved. But separately, both approaches remain quite limited in their scope. They falter when stories and bodies present themselves together in indivisible assemblages of pain or of pleasure, as well as in the helter-skelter swirl of emotions that fear of dying or hope for a cure instill in the face of illness.


We welcome proposals focusing on (but not limited to) the following themes:


● Biometrics, Big Data, and Self-Narratives

● Biotechnologies and/or Pharmacology and the Phenomenology of the Body

● Postcolonial, Indigenous, Decolonial and/or Anti-Racist Health Narratives

● Trans- and Queer Methodologies in Health & Medical Humanities

● Health and the Narratives of Daily / Ordinary Life

● Gender Approaches to Health & Medical Humanities

● Performing Joy, Pain and/or Illness

● Aging and Storytelling

● Vulnerability and Embodiment

● The Healthcare System and the Self

● Interdisciplinary Artistic Approaches to Health & Medical Humanities


We encourage comparative, multidisciplinary, interdisciplinary perspectives, and methodologies. Please send your 300-word proposal (in English) along with a short biographical note with your email address and institutional affiliation (100 words) to lahhttconference@gmail.com before July 15, 2019. Panel proposals (of 3 or 4 papers) should include a short introduction to the panel’s topic followed by a 300-word abstract for each paper.


This event is co-organized by:

Dr. Daniel Laforest, University of Alberta

Dr. Eftihia Mihelakis, Brandon University

Dr. Lucille Toth, The Ohio State University

jeudi 20 juin 2019

Une histoire transatlantique le la loi civile anglaise et de la folie

Madness on trial. A transatlantic history of English civil law and lunacy

James Moran


Publisher: Manchester University Press
Series: Social Histories of Medicine
Format: Hardcover
Pages: 272 
Published Date: May 2019
ISBN: 978-1-5261-3303-8



This book examines the powerful influence of civil law on understandings and responses to madness in England and in New Jersey. The influence of civil law on the history of madness has not hitherto been of major academic investigation. This body of law, established and developed over a five hundred year period, greatly influenced how those from England's propertied classes understood and responded to madness. Moreover, the civil law governing the response to madness in England was successfully exported into several of its colonies, including New Jersey. Drawing on a well-preserved and rare collection of trials in lunacy in New Jersey, this book reveals the important ties of civil law, local custom and perceptions of madness in transatlantic perspectives. This book will be highly relevant to scholars interested in law, medicine, psychiatry and madness studies, as well as contemporary issues in mental capacity and guardianship.