samedi 4 mai 2019

Politique et sexualité en France au xviie siècle

Des corps baroques. Politique et sexualité en France au xviie siècle


Greenberg Mitchell
Traducteur: Tabeling (Brice)

Éditeur: Classiques Garnier
Collection / Revue: Lire le xviie siècle, n° 52
Série: Littérature, libertinage et spiritualité, n° 9
Date de parution: 06/03/2019
Nombre de pages: 379
ISBN: 978-2-406-08339-9


Résumé: S’attachant aux fantasmes du corps dans les structures épistémologiques du xviie siècle, cette œuvre associe Molière et Racine à l’abbé de Choisy, à Marie Guyart et aux deux textes fondateurs de la pornographie moderne pour renouveler notre compréhension de la littérature classique.

vendredi 3 mai 2019

Histoire de la psychiatrie au XXe siècle


Stage postdoctoral en histoire de la médecine à l’Université d’Ottawa

Stage postdoctoral en histoire de la médecine à l’Université d’Ottawa (2019-2020)


Appel à candidatures


La Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa sollicite des candidatures pour un stage postdoctoral d’un an en histoire de la médecine, renouvelable pour une deuxième année, débutant le1er septembre 2019. Les candidats.es doivent être titulaires d’un doctorat ou d’un diplôme équivalent en histoire et doivent travailler sur un aspect de l’histoire de la médecine au sens large.

Portée et attente :

Le but essentiel des stages postdoctoraux à l’Université d’Ottawa est de permettre des recherches substantielles et des travaux d’érudition à temps plein. Il est prévu que le ou la stagiaire postdoctoral.e entreprendra un projet de recherche dans son champ de spécialisation et en diffusera les résultats. De plus, il sera possible de collaborer sur un projet de recherche avec la superviseure, Susan Lamb, et de contribuer au programme Médecine, éthique et les humanités de la Faculté de médecine à titre d’expert en contenu et/ou d’animateur d’ateliers. Il n’y a pas de tâches d’enseignement à proprement parler.

Admissibilité :

Les candidats.es doivent être titulaires d’un doctorat en histoire ou d’un diplôme équivalent, délivré au plus tard le 31 août 2019, et avoir été attribué au cours des quatre dernières années.

L’Université d’Ottawa est un établissement bilingue (français et anglais) et les activités de recherche peuvent s’y dérouler dans l’une ou l’autre langue; le ou la stagiaire postdoctoral.e devrait avoir une connaissance pratique de l’autre langue.

Détails :

La personne retenue travaillera au Département d’innovation en éducation médicale (DIEM) sous la supervision de la professeure Susan Lamb, titulaire de la Chaire Jason A. Hannah de l’histoire de la médecine à l’Université d’Ottawa.

Le traitement est de 50 000 $ et est assorti d’une allocation de recherche/déplacement de 3 000 $.

Processus de demande :

Veuillez envoyer tous les documents énumérés ci-dessous par la poste ou par courriel à la superviseure de recherche :

Dre Susan Lamb
Histoire de la médecine, Faculté de médecine Pièce RGN-2109
Université d’Ottawa
451 ch. Smyth
Ottawa ON K1H 8M5

  • Une lettre d’introduction décrivant votre expérience en recherche en histoire de la médecine et vos objectifs professionnels pour les deux prochaines années
  • Curriculum vitae
  • Les coordonnées de trois personnes pouvant fournir des recommandations sur votre parcours universitaire
  • Copie du diplôme de doctorat OU une attestation de votre directeur ou directrice de thèse (ou d’une personne désignée) qui confirme que votre thèse de doctorat sera déposée d’ici le 31 août 2019

Afin que nous puissions examiner attentivement toutes les demandes, veuillez nous faire parvenir vos documents d’ici le 31 mai 2019. Les demandes seront acceptées et examinées jusqu’à ce que le poste soit comblé.

Pour toute question au sujet du poste, s’addresser à la superviseure de recherche, Susan Lamb, à slamb@uottawa.ca.

Toutes les demandes recevront un accusé de réception. Les renseignements communiqués seront traités avec respect et en toute confidentialité.

Avant de postuler, veuillez consulter les politiques concernant les stages postdoctoraux de l’Université d’Ottawa à https://www.uottawa.ca/etudes-superieures/stagiaires- postdoctoraux/politiques.

L’Université d’Ottawa souscrit à l’équité en matière d’emploi. Elle encourage fortement les femmes, les Autochtones, les personnes handicapées et les membres des minorités visibles à postuler. Conformément aux exigences gouvernementales, toutes les personnes qualifiées sont invitées à poser leur candidature; la priorité sera toutefois accordée aux citoyens canadiens et aux résidents permanents.

Veuillez nous aviser de tout besoin nécessitant des mesures d’adaptation particulières en communiquant avec M. Phil Thomson, Agent administratif supérieur, DIEM, à dime@uottawa.ca



POSTDOCTORAL FELLOWSHIP in History of Medicine at the University of Ottawa (2019-2020)

The University of Ottawa, Faculty of Medicine, invites applications for a one-year postdoctoral fellowship in History of Medicine, renewable for a second year, to begin September 1, 2019. We welcome applications from candidates who hold a Ph.D. or equivalent degree in History and whose work deals with any aspect of the history of medicine, broadly defined.

Scope and Expectations:

Postdoctoral appointments at the University of Ottawa involve substantial full-time research and scholarship. It is expected that the postdoctoral fellow will undertake research in his/her/their area of specialization and disseminate the results. In addition, there will be opportunities to collaborate on a research project with the supervisor, Susan Lamb, and to contribute to the Faculty of Medicine’s Medicine, Humanities and Ethics Program as a content expert and/or workshop facilitator. There are no formal teaching obligations.

Eligibility:

Applicants must have received the Ph.D. in History or equivalent degree. The Ph.D. must be in hand by August 31, 2019 and must have been awarded in the last four years.

The University of Ottawa is a bilingual institution, English and French, and research activities may be conducted in either language; the fellow should have a working knowledge of the other language.

Details:

The successful candidate will be housed in the Department of Innovation in Medical Education (DIME) under the supervision of Dr. Susan Lamb, Jason A. Hannah Chair in History of Medicine at the University of Ottawa.

The stipend is $50,000 and a research/travel allowance of $3000.
Application Procedure:
Please submit all materials listed below by mail or electronically to the research supervisor:


Dr. Susan Lamb

slamb@uottawa.ca

History of Medicine, Faculty of Medicine Room RGN-2109
University of Ottawa
451 Smyth Road

Ottawa ON K1H 8M5


Letter of introduction that indicates your research experience in History of Medicine and professional objectives for the next 2 years


Curriculum vitae


Contact information for three people who can provide academic recommendations


Documentation that your Ph.D. has been awarded OR a statement from your doctoral advisor

(or other suitable person) to confirm that the dissertation will be filed by August 31, 2019

To ensure full consideration, please submit all materials by May 31, 2019. Applications will be accepted and reviewed until the position is filled.

For questions about the position, please contact the research supervisor, Susan Lamb, atslamb@uottawa.ca.

All applications will be acknowledged. Any information you send us will be handled respectfully and in complete confidence.

Before applying, please review the University of Ottawa’s policies on postdoctoral fellowships at: https://www.uottawa.ca/graduate-studies/postdoctoral-fellows/policies

The University of Ottawa is an equal opportunity employer. We strongly encourage applications from women, Indigenous peoples, persons with disabilities and members of visible minorities. According to government policy, all qualified candidates are invited to apply; however, preference will be given to Canadian citizens and permanent residents.

Please notify us of any particular adaptive measures you might require by contacting Mr. Phil Thomson, Senior Administrative Officer of DIME, at dime@uottawa.ca.



jeudi 2 mai 2019

Soignants et empires

Healers and Empires in Global History: Healing as Hybrid and Contested Knowledge

Markku Hokkanen & Kalle Kananoja (Editors)


Series: Cambridge Imperial and Post-Colonial Studies Series
Hardcover: 279 pages
Publisher: Palgrave Macmillan; 1st ed. 2019 edition (April 16, 2019)
Language: English
ISBN-10: 3030154904
ISBN-13: 978-3030154905


This book explores cross-cultural medical encounters involving non-Western healers in a variety of imperial contexts from the Arctic, Asia, Africa, Americas and the Caribbean. It highlights contests over healing, knowledge and medicines through the frameworks of hybridisation and pluralism. The intertwined histories of medicine, empire and early globalisation influenced the ways in which millions of people encountered and experienced suffering, healing and death. In an increasingly global search for therapeutics and localised definition of acceptable healing, networks and mobilities played key roles. Healers’ engagements with politics, law and religion underline the close connections between healing, power and authority. They also reveal the agency of healers, sufferers and local societies, in encounters with modernising imperial states, medical science and commercialisation. The book questions and complements the traditional narratives of triumphant biomedicine, reminding readers that ‘traditional’ medical cultures and practitioners did not often disappear, but rather underwent major changes in the increasingly interconnected world.

Désir, consentement et violences sexuelles dans la littérature du XIXe siècle


Désir, consentement et violences sexuelles dans la littérature du XIXe siècle



Journée d’étude


Date : Lundi 17 juin 2019
Lieu : Université Sorbonne Nouvelle, Maison de la Recherche (4 Rue des Irlandais, 75005 Paris)

Organisation : Lucie Nizard (Université Sorbonne Nouvelle – CRP19) et Anne Grand d’Esnon (Université de Bourgogne Franche-Comté – CPTC), avec Éléonore Reverzy


Avec le soutien du CRP19 (dir. Henri Scepi), et de l’ED120.
Contact : desiretconsentement@gmail.com

Programme

9h30-10h : Introduction

10h-11h : Scènes et imaginaires du viol
Mathilde Leïchlé, « Brève histoire des images et imaginaires du viol au XIXe siècle »
Lucie Nizard (Université Sorbonne Nouvelle), « La “comédie du viol” dans les romans et nouvelles du second XIXe siècle »

11h-12h : Poétiques de la noirceur
Pierre Glaudes (Sorbonne Université), à propos d’Une Histoire sans nom [titre à confirmer]
Antonin Coduys (Sorbonne Université), « Zola et le “romanesque noir” : analyse poétique d’une tentative de viol dans Le Ventre de Paris »

13h30-14h30 : Romantisme et violences sexuelles
Carole Bourlé, « L’agresseur sexuel à l’époque romantique : figure repoussoir ou fantasme féminin ? »
Laëtitia Bertrand (ENS de Lyon), « “De la nécessité de battre les femmes” : esthétique de la violence sexuelle et du désir féminin chez Musset et Baudelaire »

14h30-15h30 : Viols domestiques 
Kathia Huynh (Université d’Orléans), « Honorine : inconciliables désirs et impossible consentement »
Alice de Charentenay, « La sexualité des bonnes dans le roman du XIXe siècle : du viol au travail sexuel »

16h30-18h : Table ronde. Histoire et littérature : regards croisés sur les violences sexuelles
(avec notamment Marion Glaumaud, Julie Mazaleigue-Labaste, Judith Lyon-Caen, Éléonore Reverzy et Marie Scarpa)


Argument

Après avoir entrepris lors d’une première journée d’étude de circonscrire les notions complexes de désir, de consentement de violences sexuelles dans le champ de la littérature et d’affronter les enjeux méthodologiques et théoriques qu’elles soulèvent, nous souhaiterions lors d’une seconde journée d’étude appliquer et prolonger ces réflexions à la période du long XIXe siècle.

La Révolution marque un tournant dans les représentations des violences sexuelles. Les dommages psychiques sont petit à petit pris en compte, et le viol devient au cours du siècle, selon la formule de Georges Vigarello, « toujours plus une blessure et toujours moins un larcin1 ». Ces évolutions se traduisent notamment par l’inscription du viol et de l’attentat à la pudeur dans le Code pénal de 18102, qui prévoit une peine de réclusion pour les auteurs de violences sexuelles. La seconde moitié du siècle voit la naissance de la médecine légale, mais aussi de la psychologie, qui toutes deux portent une attention de plus en plus marquée aux victimes de violences sexuelles. Cependant, le viol d’une femme adulte reste rarement pris au sérieux dans les procès du XIXe siècle, comme le rappelle Anne-Marie Sohn : « Autant la violence sur les enfants, voire les adolescentes, suscite la réprobation publique, autant la violence envers des femmes adultes est absoute, assimilée à un rituel de séduction normal dans la jeunesse. Les enquêteurs ne sont pas loin de penser que les victimes ont été provocantes et, dans ce cas, qu’elles sont responsables des espoirs qu’elles ont fait naître, ou bien qu’elles sont à demi consentantes3. » Le viol reste principalement perçu comme un crime monstrueux et archaïque ; seuls les viols d’enfants, les viols suivis de tentatives de meurtre ou de mutilations spectaculaires, les viols entre des membres de classes sociales très hétérogènes, ou encore les incestes, semblent être perçus comme de véritables viols.

La littérature du XIXe siècle soulève un paradoxe analogue : la presse s’empare des viols les plus effroyables pour en faire la matière de faits divers scandaleux, et la littérature fictionnelle se saisit parallèlement de cette figure du violeur4, faisant naître un imaginaire du viol propre au XIXe siècle. Au moment de l’émergence de nouvelles normes bourgeoises qui valorisent l’univers domestique, opposant sphère publique et sphère privée, cette figure du violeur est celle de l’intrus ou de l’inconnu qui pénètre par effraction dans l’intérieur bourgeois. Dans le même temps, nombre de textes mettent en scène des interactions sexuelles, conjugales ou extra-conjugales, obtenues par la contrainte, dans lesquelles le consentement des femmes adultes est balayé, sans s’inscrire aussi nettement dans un régime de représentation d’altérisation de l’agresseur5. Ces récits ont pour intertexte la littérature libertine du XVIIIe siècle, peuplée de personnages de fausses prudes qui joueraient une « comédie du viol » légère et badine pour accéder au plaisir sans compromettre leur réputation usurpée de vertu.

En partant, en réception, de ce que nous percevons aujourd’hui comme des violences sexuelles du XIXe siècle, nous sommes donc confronté·e·s à des modalités de représentation particulièrement diverses et paradoxales, qui oscillent en particulier entre le pôle d’un imaginaire monstrueux du viol et celui d’une « comédie du viol », sans qu’il soit toujours simple de dire lesquels de ces récits racontaient un viol ou un attentat à la pudeur aux yeux de lecteurs et lectrices d’un XIXe siècle qui commence à penser les traumatismes de nature sexuelle et à prendre en compte leurs victimes. Dans la continuité de notre première journée d’étude, le parti-pris d’un point de départ conceptuel contemporain nous obligera à interroger les modalités de représentations textuelles des violences sexuelles, la variété de leurs significations et les paradoxes de leurs réceptions à partir d’un corpus large, afin de saisir les ambiguïtés et les nuances d’une littérature dont les rapports complexes à la réalité sont fortement reconfigurés au XIXe siècle.

Nous proposons d’interroger le problème du consentement et des violences sexuelles dans les textes littéraires du XIXe siècle à travers trois grands axes majeurs :

1. Une perspective sociocritique : sans présenter la littérature comme le strict reflet de la réalité, nous pourrons mener une enquête à la croisée de l’histoire des mentalités et de la littérature sur la question de la possibilité du consentement et la perception des violences sexuelles au XIXe siècle.

2. Le viol comme motif et ressource narrative : dans de nombreux romans naturalistes, le viol de l’héroïne adolescente est la cause d’un détraquement sexuel qui détermine son destin (Germinie Lacerteux, Renée dans La Curée, Madeleine Férat et tant d’autres). Nous interrogerons l’évolution au XIXe siècle et la cristallisation de certains emplois narratifs et symboliques du motif du viol.

3. Genres, esthétiques et registres dans les représentations de violences sexuelles : comment varient précisément les approches et les significations du consentement et des violences sexuelles ? L’on pourra s’intéresser en particulier aux différences de traitement des violences sexuelles en registre comique et en registre pathétique.

Pour aborder ces problèmes, nous rassemblerons des interventions axées sur l’analyse des notions de désir, de consentement et de violences sexuelles dans les représentations du XIXe siècle – la littérature bien sûr, mais également l’histoire et l’histoire de l’art.

Bibliographie

Angenot, Marc, Le cru et le faisandé. Sexe, discours social et littérature à la Belle-Epoque,Bruxelles, Labor, 1986.
Corbin, Alain, L’Harmonie des plaisirs, les manières de jouir du siècle des Lumières à l’avènement de la sexologie, Paris, Perrin, 2008.
Glaudes, Pierre, « Le viol de Sébastien. À propos de Sébastien Roch d’Octave Mirbeau », Tangences n°114, 2017, p.79-100.
Hamon, Philippe et Viboud, Alexandrine, Dictionnaire thématique du roman de mœurs en France (1814-1914), Paris, Presses Sorbonne nouvelle, 2008.
Kerlouégan, François, Ce fatal excès du désir, Poétique du corps romantique, Paris, Champion, 2006.
Mesch, Rachel, The Hysteric’s Revenge. French women writers at the fin de siècle, Nashville, Vanderbilt University Press, 2003.
Mortas, Pauline, Une rose épineuse. La défloration au XIXe siècle en France, Paris, PUR, 2017.
Muller, Caroline, La direction de conscience au XIXe siècle (France, 1850-1914). Contribution à l’histoire du genre et du fait religieux, thèse de doctorat soutenue à Université Lumière Lyon 2, 2017.
Muller, Caroline, « Retirer les guillemets. À propos de l’étude du viol conjugal et du nécessaire anachronisme », https://consciences.hypotheses.org/768.
Pierre, Chantal, « Viols naturalistes : ‘commune histoire’ ou ‘épouvantable aventure’ ? », Tangences n°114, 2017, p.61-78.
Sielke, Sabine, Reading rape: the rhetoric of sexual violence in American literature and culture, 1790-1990, Princeton, Princeton University Press, 2002.
Sohn, Anne-Marie, Chrysalides. Femmes dans la vie privée XIXe-XXe siècles, Paris, Publications de la Sorbonne, 1996.
Sohn, Anne-Marie, Du premier baiser à l’alcôve. La sexualité des Français au quotidien (1850-1950), Paris, Aubier, 1996.
Vigarello, Georges, Histoire du viol, XVIe-XXe siècle, Paris, Seuil, 1998.
Georges Vigarello, Histoire du viol : XVIe-XXe siècle, Paris, Seuil, p. 104 []

mercredi 1 mai 2019

Corps et médecine dans la littérature anglaise médiévale

Symptomatic Subjects. Bodies, Medicine, and Causation in the Literature of Late Medieval England

Julie Orlemanski

University of Pennsylvania Press
392 pages | 6 x 9 | 4 illus.
Cloth Apr 2019 | ISBN 9780812250909 
 
"An exciting, accomplished, and dazzling book. Julie Orlemanski is reinventing the field of literature and medicine, making a signal contribution to the medical humanities while gifting the field of Middle English studies with a bracing series of new interpretations that will influence our readings of medieval and other literatures for many years to come."—Bruce Holsinger, University of VirginiaIn the period just prior to medicine's modernity—before the rise of Renaissance anatomy, the centralized regulation of medical practice, and the valorization of scientific empiricism—England was the scene of a remarkable upsurge in medical writing. Between the arrival of the Black Death in 1348 and the emergence of printed English books a century and a quarter later, thousands of discrete medical texts were copied, translated, and composed, largely for readers outside universities. These widely varied texts shared a model of a universe crisscrossed with physical forces and a picture of the human body as a changeable, composite thing, tuned materially to the world's vicissitudes. According to Julie Orlemanski, when writers like Geoffrey Chaucer, Robert Henryson, Thomas Hoccleve, and Margery Kempe drew on the discourse of phisik—the language of humors and complexions, leprous pustules and love sickness, regimen and pharmacopeia—they did so to chart new circuits of legibility between physiology and personhood.

Orlemanski explores the texts of her vernacular writers to show how they deployed the rich terminology of embodiment and its ailments to portray symptomatic figures who struggled to control both their bodies and the interpretations that gave their bodies meaning. As medical paradigms mingled with penitential, miraculous, and socially symbolic systems, these texts demanded that a growing number of readers negotiate the conflicting claims of material causation, intentional action, and divine power. Examining both the medical writings of late medieval England and the narrative and poetic works that responded to them, Symptomatic Subjects illuminates the period's conflicts over who had the authority to construe bodily signs and what embodiment could be made to mean.

Julie Orlemanski teaches English at the University of Chicago.

View your shopping cart | Browse Penn Press titles in Medieval and Renaissance Studies | Join our mailing list

Infirmière, une profession internationale

Nursing, An International Profession

Call for Papers

On 12 May, 1820, in the Villa La Colombaia just outside the city of Florence, a child was born to a wealthy British couple on a ‘Grand Tour’ of Europe. Named after the city of her birth, Florence Nightingale was to become the most famous nurse of modern times. Almost seventeen years later, believing she had been inspired by a ‘call from God’ to perform good works, she began to take an interest in the nursing care of the sick. Her subsequent career has become the stuff of legend, and biographers from Sarah Tooley (1904) and Edward Tyas Cook (1913) to Mark Bostridge (2008) have emphasised her many contributions to healthcare reform and the professionalisation of nursing.

From the late twentieth century onwards, historians of nursing have frequently commented that our understanding of the development of nursing in the nineteenth and twentieth centuries has been distorted by an excessive focus on Nightingale, and, in more recent years, revisionist scholars have attempted to relocate her as simply one, particularly famous, figure in a rich historical landscape of influential reformers. Some present-minded writers, apparently troubled by Nightingale’s upper-middle-class background, have gone further – becoming highly critical of the ‘traditional’ historical focus on her as the nursing reformer par excellence. Yet, others have observed that some recent revisionism has distorted historical reality by denying Nightingale’s genuinely ground-breaking contributions to healthcare reform.

The Florence 2020 Conference, while being located in the city of Nightingale’s birth and clearly associating itself with her image and achievements, is intended to be broad-ranging and inclusive. Florence Nightingale is taken as an important reference-point to the history of modern nursing, but the purpose of the conference is to highlight current research across a wide field of endeavour. Abstracts relating empirical research in the history of nursing are particularly welcomed; but the Scientific Committee will also consider work relating to the history of medicine, and the history of healthcare more broadly conceived.

DEADLINE FOR SUBMITTING AN ABSTRACT IS MAY 12 2019.

FOR MORE INFORMATION PLEASE VISIT: http://www.florence2020.org/

mardi 30 avril 2019

Denyse Baillargeon et le métier d'historienne

Denyse Baillargeon et le métier d'historienne

Journée d'étude

Université de Montréal

1er mai 2019, 9h30-17h



 9h30-9h45
Mot d’ouverture

Carl Bouchard, Université de Montréal, département d’histoire

 9h45-11h10
Faire et enseigner l’histoire avec Denyse Baillargeon

Présidente de la séance : Andrée Lévesque (Université McGill)

 Josette Brun (Université Laval), Des ménagères au temps de la Crise...au féminisme à Femme d’aujourd’hui

Sophie Doucet (Université Concordia), Ménagères ou bourgeoises, des femmes et des émotions

Brian Young (Université McGill), Conversations: Denyse Baillargeon, Writing History, and the Groupe d’histoire de Montréal

Pause-café (11h10-11h30)

11h30-13h00
Une histoire sociale de la santé
Présidente de la séance:Laurence Monnais (Université de Montréal)

Catherine Carstairs (University of Guelph), Healthy Bodies for the Nation: Medicalization and the Health League of Canada, 1920-1970

Susanne Commend (Université d’Ottawa), Genre et handicap: une étude intersectionnelle des enfants handicapé.e.s et leurs familles au Québec

Sasha Mullally (University of New Brunswick), Sisterhood Economics: Therapeutic Handcrafts and the Women’s Work of the Antigonish Movement


 Dîner, 13h-14h (salle C2081-C2083)

14h00-15h30
Les voix des femmes, les voies de la citoyenneté 
 Présidente de la séance:Catherine Larochelle (Université de Montréal)

Aline Charles (Université Laval), Hospices, asiles et «Dames pensionnaires» du XIXe au XXe siècle

Marie-Hélène Brunet (Université d’Ottawa), L’agentivité des femmes dans les récits historiques: des pistes pour faire découvrir l’histoire des femmes en formation à l’enseignement

Louise Bienvenue (Université Sherbrooke), Faire l’histoire autrement. La trajectoire suffragiste brisée de Marie-Claire Daveluy

Pause-café (15h30-15h50)

16h
Conférence d’honneur
Présidente: Michèle Dagenais (Université de Montréal)

Christine Bard, Professeure d’histoire contemporaine, Université Angers, «Du côté de Fernande»

 Vin d’honneur (17h, salle C2081-C2083)Le Vin d’honneur est rendu possible grâce à la générosité des Éditions du remue-ménage et de UBC Press