jeudi 1 mars 2018

Le Corps du roi

Le Corps du roi. Incarner l'État de Philippe Auguste à Louis-Philippe

Stanis Perez


Broché: 480 pages
Editeur : Perrin (22 février 2018)
Langue : Français
ISBN-13: 978-2262064228


L'autorité a besoin de s'incarner dans un individu de chair et d'os. Loin de se réduire à une simple enveloppe charnelle, le corps des souverains a joué un rôle déterminant dans l'exercice du pouvoir, du Moyen Âge au xixe siècle. En passant par les règnes de Saint Louis, François Ier, Louis XIV ou Napoléon, cet ouvrage redécouvre les ressorts vitaux d'un régime politique constamment tributaire du physique, de l'apparence et des représentations d'un individu à la fois banal et extraordinaire, à la fois éphémère et légendaire. Entre la cérémonie fondatrice du sacre et les funérailles qui cultivent le paradoxe d'une royauté " qui ne meurt point ", mariages, cérémonies curiales, rituels thaumaturgiques et épisodes de maladie rappellent, chacun à leur manière, que la nature mortelle des monarques a toujours posé problème. Avec une écriture fluide et passionnée, l'historien Stanis Perez retrace, archives à l'appui, la longue histoire d'un corps à la fois biologique et politique qui s'est efforcé d'incarner l'État, puis la Nation en gérant les fatigues, les crises et les aléas d'une existence souvent hors du commun. Au fil des règnes, cette étude met aujourd'hui en lumière des permanences insoupçonnées dans la manière d'incarner l'État depuis Philippe Auguste.

La folie à la Renaissance

Raison et déraison : la folie à la Renaissance

Appel à contribution

Rencontres doctorales (II) de l'Association des doctorants du CESR (Centre d'études supérieures de la Renaissance)


Pour la deuxième année consécutive, l'Association des Doctorants du Centre d'Etudes de la Renaissance organise à Tours des Rencontres doctorales. Le thème choisi cette année est le suivant : "Raison et déraison: la folie à la Renaissance". La journée d'études se tiendra le 14 mai 2018 au CESR.


Au tout début de son Histoire de la folie (1961), Michel Foucault développe l’idée selon laquelle la folie, à la fin du Moyen Âge, perdait progressivement son pouvoir cosmique et menaçant pour devenir l’envers de la raison : « la folie ne guette plus l’homme aux quatre coins du monde ; elle s’insinue en lui, ou plutôt elle est un rapport subtil que l’homme entretient avec lui-même ». En interrogeant cette hypothèse de Foucault, notre journée d’étude s’intéressera de plus près au rapport entre raison et déraison à la Renaissance. L’approche se veut pluridisciplinaire et sur une période qui va de Pétrarque à Descartes, respectant le champ de recherche traditionnel du CESR.

Raison et déraison, ces deux notions complexes peuvent désigner différentes réalités à la Renaissance : la raison au sens de raisonnement (ratio) ou de sagesse (sapientia), la déraison au sens d’absence de sagesse (insipientia), au sens de sottise (stultitia) ou de démence (insania). Un premier objectif de la journée d’étude consiste donc à dégager le contexte d’emploi de ces termes à la Renaissance.

Sans raison, pas de déraison ! Cela paraît évident. Mais peut-on dire autant de l’inverse : sans déraison, pas de raison ? Et encore, peut-on concevoir une raison déraisonnable ou une raisonnable déraison ? Le repérage des rapports possibles entre ces deux notions à la Renaissance formera un second objectif de la journée.
Axes de réflexion
Afin d’orienter ces interrogations nous proposons trois axes de réflexion :
raison & déraison du discours : quel rôle joue la folie dans les textes satiriques et polémiques ? La déraison du texte peut-elle créer un nouveau sens ou manifester un sens caché ?
raison & déraison dans les productions artistiques : comment la folie se trouve-t-elle figurée à la Renaissance, quels sont ses attributs ? La prise en charge de la folie par la raison, dont parle Foucault, est-elle « visible » ou encore « audible » ?
raison & déraison dans la société : comment se manifeste la folie dans l’espace urbain ? Comment est-elle pensée et traitée par les médecins et juristes ? 

Modalités pratiques d'envoi des propositions
Cet appel à communications s’adresse surtout aux jeunes chercheurs (doctorants, jeunes docteurs, étudiants en master recherche). Les propositions de communication (ca. 20 min) doivent être envoyées par courriel conjointement à Manon Gac

(manon.gac@gmail.com) et Jonas Kurscheidt (jonas.kurscheidt@enc-sorbonne.fr)
avant le 15 mars 2018.

Elles résumeront la communication en 250 mots max. et seront accompagnées de quelques lignes de présentation (laboratoire, sujet de recherche etc.).
Organisation et comité de sélection de propositions
Manon Gac (CESR)
Jonas Kurscheidt (ENC)

Séminaire IHM

Séminaire de recherche en histoire et études sociales de la médecine, de la santé et des sciences du vivant

Semestre de printemps 2018


Jeudi 1er février 2018, 17h-19h, IHM
Julien Prud’homme, Dpt des sciences humaines, Université du Québec à
Trois-Rivières - CIEQ - CIRST
L’histoire malaisée de l’enfance inadaptée : la piste du corps, 1950 2017

Mardi 17 avril 2018, 16h-19h
Hervé Guillemain, Université du Maine-Le Mans
A quoi peut ressembler une histoire de la schizophrénie du point de vue des patients (France 1920-1970) ?

Yann Craus, IHM, CHUV-UNIL
Le 1er congrès mondial de psychiatrie infantile (1937) à l’étude des sciences de l’éducation : une histoire de la pédopsychiatrie sans pédopsychiatrie ?

Felix E. Rietmann, DH-Princeton University, Service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, CHUV
From Bits, Pixels, and Meshes: Glimpses of a Digital Infant
Psychiatry

mercredi 28 février 2018

Contagion, isolement et biopolitique dans le Londres victorien

Contagion, Isolation, and Biopolitics in Victorian London

Matthew Newsom Kerr


Palgrave Macmillan
2018
370 pages
ISBN 978-3-319-65767-7

This book is a history of London’s vast network of fever and smallpox hospitals, built by the Metropolitan Asylums Board between 1870 and 1900. Unprecedented in size and scope, this public infrastructure inaugurated a new technology of disease prevention—isolation. Londoners suffering from infectious diseases submitted themselves to far-reaching forms of surveillance, removal, and detention, which made them legible to science and the state in entirely new ways. Isolation on a mass scale transformed the meaning of urban epidemics and introduced contentious new relationships between health, citizenship, and the spaces of modern governance. Rich in archival sources and images, this engaging book offers innovative analysis at the intersection of preventive medicine and Victorian-era liberalism.

Enquête judiciaire et expertises médico-légales au XVIIIe siècle

Les vestiges du crime. Enquête judiciaire et expertises médico-légales

Une conférence de Michel Porret

Le jeudi 29 mars 2018, 9h00 à 16h00


Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale
Ministère de la Sécurité publique
Édifice Wilfrid-Derome
1701, rue Parthenais, 12e étage
Montréal (Québec) H2K 3S7


Grand spécialiste en histoire de la justice, du droit de punir et de la médecine légale dans l’Europe des Lumières, Michel Porret sera chercheur invité au GRHS du 26 au 30 mars 2018.

À cette occasion, une collaboration entre le GRHS et le Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale (LSJML) du Québec permettra de croiser la recherche en histoire moderne avec les pratiques concrètes et bien réelles des experts à qui, aujourd’hui, on confie la plus large part de l’enquête criminelle. Fondé en 1914 par Wilfrid Derome, le LSJML fut le premier laboratoire de sciences judiciaires d’Amérique du Nord et constitua le modèle du laboratoire créé par le FBI 15 ans plus tard. Le 29 mars 2018, avant une conférence offerte par Michel Porret sur l’expertise judiciaire et l’enquête judiciaire au XVIIIe siècle, une visite des installations du laboratoire permettra aux participants d’être témoins de l’expérience concrète de la science judiciaire et d’échanger avec les experts de la médecine légale, de la biologie ADN, de la toxicologie, de la chimie judiciaire, des incendies et explosions, de la balistique et des écritures.

Pour participer à cette journée de travail, compte tenu des places limitées, il sera nécessaire de communiquer avec le GRHS pour son inscription.


Michel Porret est professeur d’histoire moderne à l’Université de Genève et directeur de l’équipe Damoclès dont les recherches sont consacrées à l’histoire du crime et de la justice. Il est l’auteur de très nombreuses études sur le droit de punir et la médecine judiciaire dont, entre autres travaux, Sur la scène du crime. Pratique pénale, enquête et expertise judiciaires à Genève (18e-19e siècle), Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 2008.

L'histoire dans la cité

L'histoire dans la cité

Appel à communications

71e Congrès de l’Institut d’histoire de l’Amérique française
18 au 20 octobre 2018, Drummondville (UQTR)

Le climat social actuel est marqué par des tensions politiques exacerbées et multiformes, par des usages ouvertement problématiques de l’histoire et de la notion de vérité, ainsi que par la multiplication des mobilisations citoyennes. Ce climat donne matière à réflexion, mais il est aussi une interpellation pressante pour tous ceux qui, comme en histoire, travaillent à jumeler la recherche de vérités et leur signification sociale. Il invite donc historiennes et historiens à relancer le débat sur leur rôle dans la société, de même que sur les usages sociaux de l’histoire et les rapports qu’elle entretient avec le politique. Dans le cadre du congrès de l’IHAF en 2018, nous souhaitons reprendre les discussions que ces questions ont suscitées pour considérer plus largement, sous toutes ses facettes, l’histoire dans la cité et en renouveler les analyses.
Question nationale, lutte des classes, féminisme et autres mouvements sociaux, les historien.nes de l’Amérique française ont, à différentes époques, fait leurs les combats contemporains. Ce travail se poursuit par l’analyse des enjeux touchant la déviance et la délinquance, l’indigence et la marginalité socio-économique, ainsi que différentes formes de discrimination, par exemple en fonction de la race ou de l’orientation sexuelle. Si l’intégration de ces préoccupations se fait parfois au risque de compromettre les fondements scientifiques de la démarche historienne, elle demeure aux yeux de plusieurs un gage de pertinence de leur travail. De quelle façon avons-nous discuté, vécu, résolu ou négocié les tensions entre l’engagement politique et les impératifs de scientificité de notre discipline ?
Depuis longtemps aussi, pour asseoir leur légitimité sociale, plusieurs ont porté l’histoire hors des murs et des réseaux universitaires. Certains se sont investis dans l’histoire locale et régionale et dans la mise en valeur du patrimoine culturel. D’autres, praticien.nes de l’histoire publique, se sont mis au service de communautés et d’institutions diverses, au même titre que le faisaient aux XIXe et XXe siècles des érudits locaux et les premières sociétés savantes et littéraires. Plus récemment, les outils numériques offrent de nouveaux véhicules, et des nouvelles manières de faire, qui assouvissent cette volonté de diffusion et de construction d’une histoire engagée. Quel bilan faisons-nous de ces expériences et des échanges qu’elles créent? Dans quelle mesure influencent-ils la pratique historienne?
Enfin, le recours à l’histoire par le social et le politique est large et multiforme. Appelés à la barre à titre d’experts, les historien.nes sont parfois aussi invités à cautionner les politiques mémorielles d’un gouvernement. Ils sont par ailleurs plus que jamais présents dans l’espace public, sollicités par les médias pour apporter aux enjeux contemporains le recul d’une perspective historique, plus souvent sans doute pour faire de l’histoire un objet de consommation rapide. Quelles questions éthiques ou épistémologiques ces demandes, qui s’inscrivent de plus en plus dans la pratique contemporaine de l’histoire, soulèvent-elles ? À ce titre, comment l’histoire se distingue-t-elle des autres disciplines des sciences sociales ? Quelles incidences ont-elles sur notre société, en même temps que sur l’autonomie de la discipline, sur la recherche et l’historiographie ?
Le thème L’histoire dans la cité se prête à l’analyse de thématiques variées, dont voici quelques exemples :
• La mémoire comme droit, devoir, ou activisme éducationnel
• Histoire publique, commémoration et patrimoine matériel
• Expertise historique et arène juridique
• Médias et mises en scène de l’histoire
• Enseignement de l’histoire
• Ingérence politique dans la recherche
• Inclusion et exclusion
• Connaissance historique, sources et militantisme
Le comité vous invite à soumettre des propositions de communication ou de séance avant le 31 mars 2018. Les propositions hors thème, portant sur l’histoire de l’Amérique française, seront également considérées. Pour soumettre vos propositions, visitez la page web de l’IHAF sous l’onglet « Congrès » et sélectionnez le formulaire pour les communications individuelles. Pour les responsables de séance, sélectionnez plutôt le formulaire pour les propositions de séances. Le comité privilégie les communications portant sur des résultats de recherche. Le comité se réserve le droit de restructurer les séances en fonction de la cohérence générale du congrès.
Pour toute question, contactez :
- Stéphane Castonguay, président du 71e Congrès de l’IHAF : ihaf2018@uqtr.ca
- Jean-François Cantin, coordonnateur IHAF : ihaf@ihaf.qc.ca
Stéphane Castonguay, président du comité organisateur
Département des sciences humaines, Université du Québec à Trois-Rivières

mardi 27 février 2018

Le retour de la peste

Le retour de la peste: Nouvelles recherches sur les épidémies en Europe et en Méditerranée, XIVe-XIXe siècles

Annales de démographie historique 2017/2 (n° 134)



Isabelle Séguy, Guido Alfani
La peste : bref état des connaissances actuelles

Samuel Cohn Jr.
Plague violence and abandonment from the Black Death to the early modern period

Stuart Borsch, Tarek Sabraa
Refugees of the Black Death: Quantifying rural migration for plague and other environmental disasters

Idamaria Fusco
The importance of prevention and institutions. Governing the emergency in the 1690-92 plague epidemic in the Kingdom of Naples

Isabel Moll, Pere Salas Vives, Joana María Pujadas-Mora
Vers une nouvelle modernité sanitaire : l’épidémie de peste de Majorque en 1820

Bourse de doctorat sur le genou d'Oxford

Fully-funded Cultural Institute PhD Studentship
 
Call for applications


A collaborative doctoral project in the history of medicine between the Centre for HPS at the University of Leeds and the Thackray Medical Museum.

Fully-funded Cultural Institute PhD Studentship

University of Leeds and Thackray Medical Museum

"The ‘Oxford Knee’: From Local Collaborations to Global Surgical Dominance, 1966-present"

Supervisors: Dr James Stark and Professor Graeme Gooday

Drawing on extensive archives at the Thackray Medical Museum in Leeds, the student will explore and explain how a chance collaboration between medicine and engineering led to a device which dominates global markets. Drawing on oral histories with practitioners and patients, correspondence, medical literature, newspapers and company records, the project will provide the first complete history of the Oxford Knee, helping us to understand how medical innovations become “successful” and the social impact of changing practices in orthopaedics.

The project is especially suited to candidates with an interest in the history of medicine or technology in the twentieth century, medical humanities, modern British history, business history, science and technology studies, science communication or medical sociology. The successful applicant will be able to shape the project in line with their interests, but research might address questions such as:

1. What processes/mechanisms lay behind the commercialisation of the Oxford Knee? How did these function to move the device from laboratory to the clinic?

2. What were the social impacts of the expanding use of the Oxford Knee? How have changing demographics influenced surgical practices?

3. What were the distinctive features of the development, application and impact of the Oxford Knee when compared to other orthopaedic procedures, such as total hip replacement?

4. How can an understanding of innovations such as the Oxford Knee shed new light on the development and adoption of contemporary innovations in medicine and surgery?

Background
In 1966 John O’Connor, a lecturer in engineering, met with John Goodfellow, consultant orthopaedic surgeon, in Oxford to discuss their mutual interest in joints. Goodfellow was interested in human joints, but O’Connor had up to this point mainly worked on the structural joints of aeroplanes. Ten years later and they had established a rich collaboration which resulted in the first ‘Oxford Knee’ being implanted into a patient in June 1976. Over subsequent decades the Oxford Knee was modified a number of times, both in its construction and clinical application, and it is now the most widely-used partial knee replacement in the world.

Where you’ll be based
The PhD studentship will be based jointly at the University of Leeds in the Centre for the History and Philosophy of Science and the Thackray Medical Museum. The Leeds HPS Centre has a very active graduate programme, including currently around 30 HPS research students, ten of whom are Collaborative Doctoral Awards holders. The wider School of Philosophy, Religion and History of Science, within which HPS is located, has strong affiliations with the interdisciplinary Centre for Medical Humanities, and offers a stimulating interdisciplinary environment for postgraduate research. You will also have the opportunity to discuss the project with researchers working in the field of bioengineering at Leeds, providing contemporary context to the historical case study.

Thackray Medical Museum
Founded in 1997, the Thackray Medical Museum holds one of the UK’s most significant collections of over 70,000 historic medical objects and texts. Their exhibitions cover a wide range of historical subjects, with particular emphasis on the social history of medical and surgical practice. The Museum has recently received a first-round funding pass for £1.6million from the Heritage Lottery Fund for its Healthy Future redevelopment project and from 2018-22 will be a National Portfolio Organisation supported by Arts Council England.

The findings of this CDA will provide a key platform for the Museum’s revised interpretation strategy and major gallery redevelopment, including a new focus on medical technology and innovation. It will also contribute significantly to public and professional understandings of the Thackray’s collections and their importance.

Funding and Support
Home-EU fees will be paid as part of the scholarship along with a maintenance grant at the same level as UK Research Councils (in the first year, at least £14,553). The project start date will be 1 October 2018, and the successful applicant will be able to undertake study on a full- or part-time basis.


How to Apply
To make an application, please submit the following:

• Curriculum vitae (no more than 2 sides of A4)

• Sample of writing (3,000 words max)

• Names and contact details of two academic referees

• A covering letter including a 500-word research proposal on the above project

For further details, or to informally discuss the studentship, contact lead supervisor Dr James Stark. Please send applications to J.F.Stark@leeds.ac.uk by 9 March 2018. Interviews will be held in late March/early April.