mardi 27 février 2018

Mises en récit et corps souffrant

Mises en récit et corps souffrant : perspectives croisées

Appel à articles

Revue Corps[1]

Ce numéro a pour finalité de croiser les regards autour d’un même objet : le corps souffrant, à travers les récits qu’en font les personnes elles-mêmes, ainsi que leur politisation.

La mise en récit du corps souffrant permet d’inscrire dans une certaine cohérence biographique l’expérience de la souffrance : les évènements sont systématiquement analysés pour tenter de donner du sens à la vie dans sa continuité[2]. Ce travail de reconstruction est à la fois personnel et social, produit au contact de proches, de groupes de personnes et d’institutions. Les différents types de récits de souffrance (oraux ou écrits, élaborés ou non dans des groupes, collectés lors d’entretiens biographiques, etc.) interrogent sur l’acte de se mettre en récit et sur la trame politique des récits de soi. En effet, quels espaces de communicabilité permettent la production de récits relatifs à la souffrance vécue ? À qui sont-ils destinés, dans quel but ? Dans quelle mesure peut-on parler du passage d’un récit singulier à un récit collectif ? Quelles narrations, en particulier autour du rapport au corps, se trouvent — ou non — privilégiées afin de (se) mobiliser dans l’espace public ? Comment restituer ces formes dans les contextes historiques, sociaux et politiques, qui les façonnent ?

Pour répondre à ces questions, ce numéro thématique fera appel à plusieurs disciplines (notamment littéraire et sociologique, mais également anthropologique, philosophique, narrative studies, etc.) autour d’un programme de recherche apparemment commun, afin de voir quelles sont les différences méthodologiques qui peuvent apparaître, mais aussi les questions qui sont réciproquement soulevées.

Par ailleurs, les contributions des chercheur-e-s, mais aussi des acteur-trice-s de terrain (soignant-e-s, travailleurs sociaux, etc.) et des narrateur-trice-s (blogueurs, écrivains, etc.) sont les bienvenues.

Il s’agira également d’approcher ces questions sous des angles variés, notamment grâce aux travaux empiriques issus de différents pays.

Déploiement du programme de recherche

1 – Récits et agency 

Pourquoi mettre en récit et partager l’expérience du corps souffrant ? S’agit-il d’une tentative de réajustement et de gestion d’une identité mise à mal, d’un outil de reconstruction ? Ou, s’agit-il plutôt de l’expression d’une volonté de réappropriation de son corps ? En effet, ce type de récit peut être, dans le cas des personnes malades, une « entreprise de résistance » qui montre « ce que peut vivre un individu devenu, pour la science et pour presque tous, un objet englué, paralysé » (Danou, 2008 : 191) par les effets de la maladie sur le corps et par la prise en charge médicale : la narration devient alors un moyen d’affirmation de soi face à la maladie et à la menace de mort et permet se réapproprier son corps et d’affirmer son identité face à la dépersonnalisation due à la prise en charge médicale.

D’autre part, lorsque l’annonce de la maladie intervient brusquement, le processus de biographisation (Delory, 2014 : 16) peut permettre de donner une forme et un sens à cet évènement et de l’inscrire dans un parcours de vie. Dans les récits du corps souffrant s’engage alors une reconstitution des différentes étapes de l’expérience de la souffrance et une quête de l’origine des maux. La mise en intrigue et l’établissement d’une chaîne de causalité entre les évènements (Ricoeur, 1985) peuvent également faire émerger les conditions d’injustices et d’inégalités sociales qui pèsent sur la biographie des personnes malades, ainsi que les marges d’action qui leur sont laissées. Cette opération peut donc être un moyen d’empowerment, en particulier lorsque la souffrance est incomprise par le corps médical et reste invisible aux yeux des bien-portants (Rossi, 2017). Ce numéro se propose d’interroger comment la mise en récit de la souffrance et son partage expriment une demande de reconnaissance, tant au niveau médical que social.

2 – Récits et narration communautaire 

Les narrations, bien qu’élaborées individuellement, s’inscrivent dans un espace social qui leur préexiste et qui les façonne. L’étude de ces récits soulève les enjeux de l’intersubjectivité des acteurs et interroge la manière dont la mise en récit de soi contribue à la sédimentation de groupes, par la visibilisation d’expériences communes.

De nombreux récits biographiques sont produits par des personnes qui racontent leur parcours, leurs histoires et leurs souffrances auprès de pairs partageant une expérience commune ou similaire. Par exemple, au sein des groupes de parole où la mise en récit de soi tient une place prépondérante, le narrateur s’adresse au groupe et raconte son histoire aux autres participants. Lorsque ces groupes sont à visée thérapeutique, ils se basent sur un principe d’entraide entre pairs. Les travaux sur les usages de la mise en récit de soi dans les groupes de self help (Humphreys, 2000 ; McIntosh & McKeganey, 2000) montrent comment les histoires de vie personnelles participent à l’instauration et à la perduration, voire également à la justification d’une communautarisation par la narration — et ce par une influence réciproque entre histoires singulières et histoires collectives.

À travers cet exercice de mise en récit face au groupe, les personnes sont amenées à reconstruire leurs souvenirs. Halbwachs souligne l’importance d’autrui dans le processus de mémorisation. Les « cadres sociaux de la mémoire » rendent possible une « mémoire collective » : « Le plus souvent, si je me souviens, c’est que les autres m’incitent à me souvenir, que leur mémoire vient au secours de la mienne, que la mienne s’appuie sur la leur » (Halbwachs, 1994 : 6). Ce processus de mémorisation est également appuyé par le partage d’une trame narrative commune qui favorise le passage à la mise en récit d’expériences subjectives souvent décrites comme indicibles[3].

Ces mises en récits permettent aux groupes sociaux la revendication de leur existence à travers la narration de leurs expériences communes. Le processus identificatoire à l’œuvre pose la question du caractère ontologique de ces communautés et de leur(s) histoire(s) commune(s) écrite(s) à la première personne. Si ces récits visent un affranchissement des discours produits sur eux et une réappropriation de la parole des sujets, la place de la maladie ou de la souffrance sociale prépondérantes dans les récits augmente le risque de cristalliser l’identité des narrateurs dans un statut de victime, ce qui renforce dès lors les rapports de domination déjà établis. Les savoirs produits dans le cadre de ces narrations communautaires, en tant que savoirs situés, interrogent les rapports entre les différents savoirs produits sur la santé. La subjectivation par la mise en récit à travers l’expression d’un « je » peine à dépasser le statut d’objet, celui de « corps souffrant », dès lors qu’il est contraint dans un processus identificatoire prédéfini.

Ce numéro visera à interroger la place des récits dans la constitution de communautés. Qu’est-ce qui constitue une communauté narrative ? Comment s’articulent travail biographique, processus de mémorisation et revendications communautaires ? Quels sont les tensions et rapports de pouvoir qui traversent ces récits ? Dans quelle mesure, ces narrations favorisent-elles l’émancipation du narrateur ou au contraire contribuent-elles à son aliénation au groupe ? Quels types de savoirs émanent de ces récits et de quelle manière sont-ils mobilisables par les communautés ?

3 – Récits et politisation

Dans le prolongement des deux premiers axes, la narration peut être une ressource pour se rassembler et donner de la visibilité à une condition de souffrance. Ainsi, interroger le rôle du travail biographique dans les mobilisations collectives permet de rendre compte des motifs qui sont invoqués comme motivation à se regrouper avec d’autres personnes concernées par les souffrances et transformations corporelles (Hamarat, 2016). Pensons, dans le cas des personnes malades, à la publication des récits de personnes atteintes de fibromyalgie luttant pour la reconnaissance de leur maladie (Barker, 2002), ou encore aux récits visant à dénoncer les maladies associées à des causes environnementales (Brown et al., 2004). Ces travaux interrogent le rôle des narrations dans la « biosocialité » (Rabinow, 2010), soit la façon dont « (…) de nombreux groupes se forment et construisent désormais leur identité sociale en relation avec une maladie, un trouble ou une expression génétique particulière, et assoient leur revendication d’ordre politique sur la base de cette bio-identité[4] » (Bergeron, Castel, 2014 : 334).

Individuellement et collectivement, pourquoi et comment raconter, partager l’expérience de la souffrance ? Quelles sont les formes que prennent ces narrations ? À qui s’adressent-elles, avec quels effets recherchés ? Quelles sont les formes d’expression les plus légitimes, en fonction des instances, pour « faire reconnaître (…) la souffrance comme souffrance » (Moscoso, 2016 : 19), pour (se) mobiliser dans l’espace public ? Quel risque d’invisibilisation de certaines expériences fait courir le passage du récit singulier au récit collectif, du récit autobiographique au récit institutionnel ? Comment restituer ces formes dans les contextes historiques, sociaux et politiques, qui les façonnent ?

Outre le déploiement de terrains de recherche empirique sur ces questions relatives à l’intersubjectivité et à la politisation de la souffrance, nous souhaitons encourager les discussions méthodologiques relatives à ce sujet. À titre d’exemples, peuvent être discutées les modalités d’articulation entre les niveaux individuels et collectifs dans ces récits ou encore la difficulté à prendre en considération les récits marqués par les silences, la temporalité non chronologique ou encore les incohérences internes. La posture et l’engagement vis-à-vis du terrain pourront également être interrogés, en particulier les manières dont le chercheur-e interagit avec ses narrateur-trice-s, éprouve les souffrances de l’autre, et en quoi cette affectation participe du processus de connaissance.

Enfin, les contributions des chercheur-e-s, mais aussi des acteur-trice-s de terrain (soignants, travailleurs sociaux, etc.) et des narrateur-trice-s (blogueurs, écrivains, activistes, etc.), sont les bienvenues.



Modalité de soumission et calendrier

Les articles soumis ne doivent pas faire l’objet de publication dans une autre revue ou actes de colloque.

Les propositions d’articles devront comporter la présentation de l’objet de recherche, la problématique, la méthodologie et/ou les questionnements épistémologiques ; elles devront contenir un titre, un résumé de 2500-3000 signes comprenant, une bibliographie indicative. Merci d’indiquer en tête de page : les prénom et nom, fonction et appartenance institutionnelle des auteurs, l’adresse électronique à utiliser pour les échanges.

Toutes les propositions sont à envoyer avant le 2 avril 2018 à l’adresse suivante : recits.corpssouffrants@gmail.com

La réponse du comité de préparation du dossier sera transmise avant le 28 avril 2018.

Les articles définitifs seront attendus pour le 3 décembre 2018 pour une publication prévue en avril 2020. Le format attendu des articles est de 20 000 à 30 000 signes (espaces compris).


Bibliographie indicative

ANDRIEU B. (2015), Malade encore vivant, Editions du Murmure, coll. « Borderline ».

BARKER K. (2002), « Self-Help Literature and the Making of an Illness Identity: The Case of Fibromyalgia Syndrome (FMS) », Social Problems, volume 49, n°3, pp. 279-300.

BERGERON H., CASTEL P. (2015), Sociologie politique de la santé, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Quadrige Manuels ».

BROWN Ph., ZAVESTOSKI S., MCCORMICK S., MAYER B., MORELLO-FROSCH R., GASIOR ALTMAN R. (2004), « Embodied health movements: new approaches to social movements in health », Sociology of Health and Illness, vol. 26, n°1, pp. 50-80.

BUTLER J. (2007), Le récit de soi, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Pratiques théoriques ».

CHARON R. (2015), Médecine narrative – Rendre hommage aux histoires de maladie, Paris, Sipayat.

DANOU G., et al. (2008), Peser les mots : littératures et médecine, Actes du colloque du 8 avril 2008, Limoges, Lambert-Lucas.

DELORY-MOMBERGER Ch. (2014), De la recherche biographique en éducation. Fondements, méthodes, pratiques. Paris, Téraèdre.

DOS SANTOS M. (2016), « La “douzième étape : transmettre le message”. Différentes formes de pair-aidance dans des structures d’addictologie en France, en Suisse et au Québec », in Demailly L., Garnoussi N. (dirs.), Aller mieux, Presses Universitaires du Septentrion, pp.373-387.

EPSTEIN S. (1995) « The Construction of Lay Expertise: AIDS Activism and the Forging of Credibility in the Reform of Clinical Trials », Science, Technology & Human Values, vol. 20, no 4, pp. 408‑437.

EPSTEIN S. (2001), La grande révolte des malades ? Histoire du sida 2, Paris, Seuil, « Les empêcheurs de penser en rond ».

FRANK A.W. (2013 [1995]), The Wounded Storyteller – Body, Illness, and Ethics, Chicago, University of Chicago Press.

GOOD B. (1998), Comment faire de l’anthropologie médicale ? Médecine, rationalité et vécu, Le Plessis-Robinson, Institut Synthélabo pour le progrès de la connaissance, « Les empêcheurs de penser en rond ».

Halbwachs M. (1994), Les cadres sociaux de la mémoire, Paris, Albin Michel.

HAMARAT N. (2016), « Travail de construction de soi dans les trajectoires d’engagement : l’exemple d’une association de malades atteintes d’un cancer du sein », in Derbez B., Hamarat N., Marche H., (dir.), La dynamique sociale des subjectivités en cancérologie, Toulouse, Editions érès, coll. « Cancers et psy(s) ».

HAVERCROFT B. (2012), « Questions éthiques dans la littérature de l’extrême contemporain : les formes discursives du trauma personnel », Cahier du CERACC, Université de Toronto, n°5, pp. 20-34.

HAWKINS A. H. (1999), « Pathography: Patient narratives of illness », Western Journal of Medicine, vol. 171, n°2, pp. 127-129.

HUMPHREYS K. (2000), « Community narratives and personal stories in Alcoholics Anonymous », Journal of community psychology, vol. 28, n°5, pp. 495-506.

LAPLANTINE F. (2015), « Légitimité du récit dans les sciences sociales », Enjeux contemporains d'écriture, Vie sociale, n°9.

LEJEUNE Ph. (1998), Les brouillons de soi, Paris, Seuil.

McINTOSH J., McKEGANEY N. (2000), « Addicts’ narratives of recovery from drug use: constructing a non-addict identity », Social Science & Medicine, vol. 50, n°10, pp. 1501-1510.

MEMMI D. (2003), Faire vivre et laisser mourir. Le gouvernement contemporain de la naissance et de la mort, Paris, La Découverte.

(dir.) MILEWSKI V., RINK F. (2014), Récits de soi face à la maladie grave, Limoges, Lambert-Lucas.

MOSCOSO J., Histoire de la douleur. XVIème-XXème siècle, Paris, Les prairies ordinaires, 2015.

PICHON P., TORCHE T. (2008), S’en sortir... : accompagnement sociologique à l’autobiographie d’un ancien sans domicile fixe, Saint-Etienne, Publications de l’Université de Saint-Etienne.

RABINOW P. (2010), « L’artifice et les Lumières : de la sociobiologie à la biosocialité », Politix, vol.23, n°90, pp. 21-46.

RICŒUR P. (1985), Temps et récit Tome III, [Le temps raconté], Paris, France, Seuil.

ROSSI S. (2017), « Récits de personnes atteintes du cancer : de l’expérience de la maladie à la connaissance partagée », Le sujet dans la cité, n° 6, 2017, p. 139-151.

(dir.) TRAÏNI Ch. (2015), Émotions et expertises. Les modes de coordination des actions collectives, Rennes, Presses Universitaires de Rennes.


Comité de préparation du dossier

DOS SANTOS Marie, Post-doctorante, Cermes3, Université Paris Descartes.

HAMARAT Natasia, Doctorante – Aspirante F.R.S.-FNRS, Centre METICES – Université́ libre de Bruxelles.

ROSSI Silvia, Docteure en Études Italiennes, CRIX – Centre de Recherches Italiennes, Université Paris Ouest Nanterre La Défense / CIRBE, Collège international de recherche biographique en éducation.


[1] Pour une présentation de la revue, voir : http://www.cnrseditions.fr/collection/304___corps

[2] Voir notamment Ricœur (1985), sur les logiques d’ipséité et de mêmeté.

[3] Par exemple, les récits empruntés au mouvement des Alcooliques Anonymes sont toujours construits sur un même modèle : le récit débute toujours par la lune de miel avec le produit (l’alcool), puis c’est l’engrenage qui est décrit et enfin le moment où le narrateur touche le fond, point nodal qui le conduit ensuite à la rencontre avec les AA et au rétablissement (Dos Santos, 2016).

[4] Sur la « bio-identité », voir aussi Epstein 2001.

lundi 26 février 2018

Curieuses histoires d'apothicaires

Curieuses histoires d'apothicaires

Barbeau, Gilles


Éditeur : Septentrion
Format : Broché
Pages : 160
En librairie le 6 mars 2018
EAN : 9782894489291



De la préhistoire jusqu’à nos jours, des hommes et des femmes ont déployé des trésors d’ingéniosité, de savoir-faire et de connaissances pour trouver de nouvelles substances médicamenteuses et faire de la préparation de médicament une science à part entière. Curieuses histoires d’apothicaires nous relate les étonnantes trouvailles de ces individus qu’on appelait pharmacopoles, alchimistes, apothicaires ou pharmaciens et qui, sans moyens et souvent grâce à la chance, ont fait beaucoup pour le bien-être de l’humanité.

Une plante à la mode dans la Grèce antique est encore proposée pour les crampes. Un onguent divin préparé par des apothicairesses soigne toutes les blessures. Une comtesse donne son nom au premier antibiotique végétal. Une trahison nous révèle l’ingéniosité d’un pharmacien qui met sur le marché un médicament pour le coeur. Un homme d’affaires pharmacien trouve de l’iode en nettoyant un chaudron. Ce sont quelques-unes des histoires palpitantes qu’on retrouve dans ce récit historique abondamment illustré.

AUTEUR(S)

Professeur émérite de l’Université Laval, Gilles Barbeau est l’ancien doyen de la Faculté de pharmacie. Il enseigne l’histoire de la pharmacie à l’Université du troisième âge de Québec (UTAQ) et à la Faculté de pharmacie de l’Université Laval. Il est lauréat en 2017 du Prix Parmentier décerné par la Fédération internationale d’histoire de la pharmacie.

Nouvelles perspectives en histoire de la surdité

New Perspectives in Deaf History

Call for Papers


This call for papers is for a multi-volume series, with one volume focusing on the histories of deaf people outside the United States and at least one volume focusing on U.S. histories. The editors welcome essays on deaf history from a wide range of subfields and disciplines from U.S. deaf histories, transnational histories, the Global South, and other geographical locations. Essays should be historically focused but can originate from related fields such as deaf studies, film studies, art history, literature, anthropology, politics, and sociology. Topics that tie issues of race, class, and gender to deaf history are especially of interest. This includes the histories of deaf people of color, deaf disabled people, and deaf blind people. Topics that focus on mid to late 20th century deaf histories including the Deaf President Now movement are especially encouraged. This book series is under review at a university press. Accepted proposals will be assigned to an appropriate volume and publication date will vary according to volume order of publication.

Interested individuals are encouraged to submit a brief proposal of approximately 500 words explaining the topic, thesis, and major sources to be used in the article. A three line author biography should be included with the proposal.

Proposal deadline: March 1, 2018

Notification of acceptance of proposals will be made by April 1, 2018 and contingent on publisher's acceptance of book proposal. Accepted chapters should be about 5,000-8,000 words and citations will be in the Chicago Manual of Style, 16th edition.

Submit proposals to the editors:

William T. Ennis, assistant professor, History, Gallaudet University

Brian H. Greenwald, professor, History, Gallaudet University

Joseph J. Murray, associate professor, ASL and Deaf Studies, Gallaudet University



Contact Info:

William T. Ennis: william.ennis@gallaudet.edu

Brian H. Greenwald: brian.greenwald@gallaudet.edu

Joseph J. Murray: joseph.murray@gallaudet.edu

Bourses de recherche à Dublin

Fellowships at the Edward Worth Library, Dublin

Call for applications


The Edward Worth Library, Dublin, is offering one research fellowship (duration one month), to be held in 2018, to encourage research relevant to its collections. The Worth Library is a collection of 4,300 books, left to Dr Steevens’ Hospital by Edward Worth (1676-1733), an early eighteenth-century Dublin physician. The collection is particularly strong in three areas: early modern medicine, early modern history of science and, given that Worth was a connoisseur book collector interested in fine bindings and rare printing, the History of the Book. Research does not, however, have to be restricted to these three key areas. Further information about the collection and our catalogues may be found on our website:

http://www.edwardworthlibrary.ie/Home-Page


The closing date is Monday 26 March 2018.

For further details and application procedures please contact:
Dr Elizabethanne Boran,
Librarian,
The Edward Worth Library,
Dr Steevens’ Hospital,
Dublin 8,
Ireland


E-mail: elizabethanne.boran@hse.ie

dimanche 25 février 2018

Dernier numéro du E.SFHM

E.SFHM 2

Autopsie du Larynx gigantesque du Docteur Auzoux
Pierre Léon Thillaud, Yves Glon

Le musée de l’Écorché d’anatomie du Neubourg
François Dubosc

“Sur les terres d’Auzoux : Saint-Aubin d’Écrosville et Le Neubourg”
Pierre Léon Thillaud

Les modèles d’anatomie clastique du Dr Auzoux (1797-1880). Étude, restauration et mise en valeur
T. Appelboom, L. de Merode, M. Gouriveau, A.-S. Hanse

Sur les traces du Docteur Auzoux à l’université de Liège
Mélanie Cornélis, Geneviève Xhayet

Les modèles de champignons en plâtre… du Docteur Auzoux ?

Exercices du corps et représentations du corps dans la culture italienne

Corpore Sano. Exercices du corps et représentations du corps dans la culture italienne.  

Appel à contributions

Revue Italies n° 23

Le volume vise à étudier le thème du sport dans la littérature, les arts, l'histoire, les médias et les langages de l'aire culturelle italienne, du Moyen Âge à nos jours.

Afin d'inclure toutes les périodes, nous ne limiterons pas le terme de « sport » à son sens actuel qui remonte au XIXe siècle. Nous inclurons ainsi toutes sortes d'« activités et exercices physiques » liés au loisir, au combat, à l'éducation du corps (comme la chasse, les joutes, l'alpinisme, etc.) tout en soulignant leurs spécificités.

Le sujet pourra être envisagé de façon diachronique pour comprendre l'évolution de la pratique sportive, pourront également être étudiées les implications idéologiques et politiques du sport. Dans un autre registre, on pourra analyser les représentations du sport en littérature et dans les arts ainsi que la figure de l'artiste sportif sans oublier les différents supports employés pour comprendre s'il y a une spécificité de l'écriture du sport et sur le sport ; enfin on pourra s'intéresser aux mots du sport et aux langages sportifs.

Vous pouvez envoyer vos propositions à Judith Obert responsable du numéro (judith.obert@univ-amu.fr) et à Perle Abbrugiati Directrice de la revue (perle.abbrugiati@univ-amu.fr) jusqu'au 30 avril 2018.

Les axes de recherche envisagés sont :

1) Approche diachronique des exercices du corps
- Évolution de la notion de « sport », d'exercice physique. Des « ludes », aux compétitions internationales professionnelles, en passant par le « déport » des classes privilégiées.
- Sport et éducation. Evolution de la pratique sportive. Sport comme art de vivre structurant l'existence. Sport comme divertissement populaire.
- La place des femmes dans le sport : pratique, organisation, pouvoir décisionnel.
- Lieux du sport.

2) Sport et idéologie
- Politique et sport, politique sportive. La place du sport dans la société.
- Sport et travail, sport et temps libre
- Contextes idéologiques, utilisation du sport à visée idéologique.
- Sport en temps de guerre et de conflit

3) Représentations du sport :
- Œuvres centrées sur le sport/œuvres incluant la pratique sportive. La représentation du sport dans la littérature/les arts : quels sens lui confère-t-on ? Quelle place a-t-il ? Structure-t-il la narration ? Le sport comme source d'inspiration.
- Nouvelles divinités. Sport comme dépassement de soi, sportif comme figure du champion, du héros, du combattant.
- Le sport et les compétitions comme métaphores de l'existence
- Le cinéma et le sport (cinéma documentaire et de fiction)
- L'artiste sportif. Lien entre pratique sportive personnelle et écriture/art. L'écrivain sportif, le sportif écrivain.

4) Supports du sport :
- Littérature sportive ? Y a-t-il un genre (comme pour la littérature de voyage, le roman historique....) ?. Ecriture du sport : traités définissant les codes qui régissent la pratique sportive.
- Journalisme sportif
- Sport et media (radio, télévision, jeux vidéos, réseaux sociaux)

5) Les mots du sport
- terminologie sportive, langage sectoriel, les métaphores sportives.
- traduction de langages sportifs.


Calendrier prévisionnel :

- décembre 2017 : appel à contribution
- avril 2018 : envoi des propositions
- mai 2018 : examen des propositions par le comité de rédaction
- septembre 2018 : remise des articles, sous réserve d'expertise par le comité de lecture.
- parution : second semestre 2019.

Responsable : Judith Obert EA 854 CAER AMU
url de référencehttp://caer.univ-amu.fr/le-laboratoire/ 

samedi 24 février 2018

Une histoire culturelle de l'électroencéphalographie

Brainwaves: A Cultural History of Electroencephalography 

Cornelius Borck


Series: Science, Technology and Culture, 1700-1945

Hardcover: 346 pages
Publisher: Routledge; 1 edition (January 31, 2018)
Language: English
ISBN-13: 978-1472469441



In the history of brain research, the prospect of visualizing brain processes has continually awakened great expectations. In this study, Cornelius Borck focuses on a recording technique developed by the German physiologist Hans Berger to register electric brain currents; a technique that was expected to allow the brain to write in its own language, and which would reveal the way the brain worked. Borck traces the numerous contradictory interpretations of electroencephalography, from Berger’s experiments and his publication of the first human EEG in 1929, to its international proliferation and consolidation as a clinical diagnostic method in the mid-twentieth century. Borck's thesis is that the language of the brain takes on specific contours depending on the local investigative cultures, from whose conflicting views emerged a new scientific object: the electric brain.

Bourse en histoire de la médecine familiale

2018 Sandra L. Panther Fellowship in the History of Family Medicine

Call for applications


The Center for the History of Family Medicine (CHFM) is proud to announce its eighth annual Fellowship in the History of Family Medicine. Now renamed the Sandra L. Panther Fellowship in the History of Family Medicine in honor of former AAFP Foundation executive director Sandra L. "Sandy" Panther, interested family physicians, residents, students, other health professionals, historians, scholars, educators, scientists and others are invited to apply.

The successful applicant will be awarded a fellowship grant in an amount of up to $2,000 to support travel, lodging and incidental expenses relating to research on a project of their choosing dealing with any aspect of the history of General Practice, Family Practice, or Family Medicine in the United States. The fellowship will be awarded directly to the individual applicant and not to the institution where he or she may be employed.

The deadline to apply is by 5:00 PM (CDT), Saturday, March 31, 2018. All applications will be reviewed in April, with the Fellowship award announced by May 31, 2018.


Complete fellowship rules, application forms, and instructions are available online through the Center’s website at the following link:

http://www.aafpfoundation.org/chfmfellowship

Housed at the national headquarters of the American Academy of Family Physicians (AAFP) and administered by the AAFP Foundation, the CHFM serves as the principal resource center for the collection, conservation, exhibition, study and dissemination of materials relating to the history of Family Medicine in the United States. The CHFM collection includes decades of documents, photographs, artifacts, and memorabilia that are professionally cataloged and preserved in a climate-controlled environment.


Contact Info:

Don Ivey, MPA
Manager
Center for the History of Family Medicine
11400 Tomahawk Creek Parkway
Leawood, KS 66211
Telephone: (800) 274-2237, ext. 4420
Fax: (913) 906-6095
E-mail: chfm@aafp.org

Contact Email:

chfm@aafp.org

URL:

http://www.aafpfoundation.org/chfmfellowship

· Read more or reply

Back to top