vendredi 5 avril 2013

Cabanis, un idéologue

Cabanis, un idéologue
De Mirabeau à Bonaparte

Yves Pouliquen

  • Editeur: Odile Jacob
  • Date de parution : 31/01/2013
  • Nombre de page : 320 pages
  • Format : 145 x 220 mm
  • ISBN : 9782738128805
Pierre-Jean-Georges Cabanis, médecin, physiologiste et philosophe d’origine corrézienne, est l’un des grands représentants du matérialisme de la fin du XVIIIe siècle. Pour ce continuateur de La Mettrie ou de Condillac : « vivre, c’est sentir ». Venu à Paris pour y faire ses études, il fit rapidement son chemin dans les cercles intellectuels, grâce notamment à Mme Helvétius. C’est dans son salon qu’il rencontra Turgot, Holbach ou encore Condorcet, qu’il se lia avec Destutt de Tracy et qu’il connut ceux qui l’engagèrent dans la Révolution. Remarqué par Mirabeau, il en vécut avec passion les premiers mois. À côté de ses travaux sur la perception qui ont contribué à introduire la physiologie dans la psychologie et influencé aussi bien Schopenhauer et Maine de Biran que Stendhal, il fut aussi une figure politique. Retraçant le parcours de l’un des précurseurs de la neurophysiologie, le professeur Yves Pouliquen redonne vie à tout le bouillonnement intellectuel des derniers temps de la Révolution, qui inspira la politique du Consulat et de l’Empire.

jeudi 4 avril 2013

C'est grave, docteur?

C'est grave, docteur?
Médecins et médecines imaginaires

Université du Québec à Montréal
Salle des boiseries (J-2805)
25 et 26 avril 2013






«Quand tous mes ennemis particuliers seront morts, les médecins [...] vivront encore.»

Jean-Jacques Rousseau

Qui voudrait goûter à la médecine de Victor Frankenstein? Au bistouri de Charles Bovary? Confier son corps au scalpel d’Hannibal Lecter ou aux forceps du docteur Slop, le «man-midwife» de Tristam Shandy? Que deviendrait le serment d’Hippocrate redéfini par Diafoirus et Dr. No? Si la fiction, selon la définition de J. G. Ballard, consiste à tester des hypothèses extrêmes, combien d’œuvres littéraires (ou cinématographiques ou télévisuelles) ne pourraient être interprétées comme autant d’expériences visant à éprouver le fameux axiome de M. Smith, qui proférait dans La Cantatrice chauve qu’«[u]n médecin consciencieux doit mourir avec le malade s’ils ne peuvent pas guérir ensemble»?
Maléfiques, incompétents, grotesques, fourbes ou sublimement dévoués, figures christiques ou véritables dangers publics, les personnages de médecins sont si nombreux qu’on serait tenté de promettre, pour pasticher le (bien réel) docteur Gaétan Barrette, qu’on aura sous peu «un médecin par livre». Du Rondibilis de Rabelais au Docteur Ventouse, bobologue de Claire Brétécher, cliniciens imaginaires et autres toubibs de papier n’ont cessé d’ausculter le grand corps social et d’émettre des pronostics plus ou moins rassurants sur l’avenir du genre humain. Truchements de nos rêves, tel le Bordeu de Diderot, témoins de nos errances (Rieux dans La Peste, Bardamu dans Voyage au bout de la nuit) ou grands fabulateurs se payant la fiole de leurs concitoyens (Knock, de Jules Romains), ils se contentent rarement de juger l’état du malade : ils prennent le pouls du monde, du leur comme du nôtre. C’est à ce titre qu’ils intéressent particulièrement la sociocritique. Le cinquième colloque annuel du CRIST leur est consacré.


Jeudi 25 avril 2013

9h00 Accueil
9h15 Mot de bienvenue (Jean-François Chassay et Geneviève Lafrance, UQAM)

I. Des médecins dans la cité (vagabondages thérapeutiques)
Président de séance : Benoît Melançon (Université de Montréal)

9h30 Geneviève Boucher (Université d’Ottawa)
«Du traitement des maladies vénériennes aux recherches sur l’électricité médicale : Marat et la figure du médecin ami du peuple»

9h50 Clémence Aznavour (Université de Rennes 2)
«Emander, médecin civilisateur? Le corps malade comme lieu d’expression d’un pouvoir»

10h10 Joël Castonguay-Bélanger (University of British Columbia)
«Poésie prophylactique (ou la synonymie au service de la médecine)»

10h30-11h00 Discussion

11h00-11h30 Pause

11h30 Florence Chantoury-Lacombe (Université de Montréal)
«Le saint thaumaturge : médecin malgré lui»

11h50 Lucie Desjardins (UQAM)
«Hippocratine et autres médecins des mondes à l’envers»


12h10-12h30 Discussion


II. Pharmacopées (quand la maladie contre-attaque)
Président de séance : Yan Hamel (TELUQ)

14h00 Judith Sribnai (Université d’Ottawa)
«“Jusqu’où souhaites-tu me voir sombrer?” Le médecin, son malade et leurs secrets dans À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie et Le Protocole compassionnel d’Hervé Guibert »

14h20 Betty Bednarski (Dalhousie University)
«Médecine et échec? De quelques cas de médecins fictifs dans l’œuvre de Jacques Ferron»

14h40-15h00 Discussion

15h00-15h30 Pause

15h30 Alain Farah (Université McGill)
«Un mauvais sujet. Emmanuel Carrère, Jean-Claude Romand et la maladie du mensonge»

15h50 Elaine Després (Université de Bretagne occidentale)
«Guérir la finitude : les médecins de la post-humanité dans Le Goût de l'immortalité de Catherine Dufour et The Postmortal de Drew Magary»

16h10 Pierre Popovic (Université de Montréal)
«Rancir durable. Sur Le Calme retrouvé de Tim Parks et Journal d’un corps de Daniel Pennac»


16h30-17h00 Discussion


Vendredi 26 avril 2013

III. Le médecin dans tous ses états
Présidente de séance : Geneviève Sicotte (Université Concordia)

9h00 Sébastien Roldan (UQAM)
«La vie cérébrale décadente disséquée façon naturaliste : Édouard Rod et L’Autopsie du docteur Z***»

9h20 Marc Angenot (Université McGill)
«Morbus democraticus»

9h40 Tanka G. Tremblay (Université McGill)
«Médecins à lier : de l’aliéniste incompétent à l’aliéniste fou dans l’imaginaire social français de la fin du XIXe siècle»

10h00-10h30 Discussion

10h30-11h00 Pause

11h00 Bernabé Wesley (Université de Montréal)
«Le docteur Destouches, un médecin qui passait pour un patient»

11h20 Emmanuel Basset (Université de Sorbonne nouvelle, Paris 3)
«Diagnostic, autopsie, contemplation. Aspects théoriques et enjeux esthétiques du regard médical dans la Traumnovelle d’Arthur Schnitzler»

11h40 Alexandre Klein (Cégep Saint-Laurent)
«La figure du médecin dans le théâtre d’épouvante d’André De Lorde et d’Alfred Binet»

12h-12h30 Discussion

IV. Scanographies américaines
Président de séance : Sylvain David (Université Concordia)

14h00 Daniel Grenier (UQAM)
«Moi, ma mère et Morgentaler, ou la politique de l’avorteur dans la fiction»

14h20 Laurence Pelletier (UQAM)
«“We do women” : et la gynécologie créa la femme. Essai sur le film Dead Ringers de David Cronenberg»

14h40-15h00 Discussion

15h00-15h30 Pause

15h30 Maud Desmet (Université de Poitiers)
«La figure du médecin misanthrope dans les séries télévisées : quelle relation au corps contemporain dans House et Nip/Tuck ?»

15h50 Martin Winckler/Marc Zaffran (Université de Montréal)
«Greg House, le shaman qui a lu Darwin (mais aussi Jeremy Bentham et John Stuart Mill)»

16h10 Jean-François Chassay (UQAM)
«Le corps souffrant chez Philip Roth : une pathologie américaine»

16h30-17h00 Discussion

17h00 Vin d’honneur

Vulnérabilités sanitaires et sociales

Vulnérabilités sanitaires et sociales 
 Vulnérabilités sanitaires et sociales, par Axelle Brodiez-Dolino

Entre social et sanitaire : les politiques de lutte contre la pauvreté-précarité en France au XXe siècle, par Axelle Brodiez-Dolino 

L' « invention » de l'immigré : la psychiatrie belge face à la migration maghrébine dans les années 1960 et 1970, par Benoît Majerus et Julie Richel 

Un lieu d'expression des tensions entre le centre et la périphérie ? L'assistance aux aliénés dans le département du Rhône (1918-1940), par Isabelle von Bueltzingsloewen 

Psychiatrie, travail social et droit civil : les régulations de la protection de la personne au tournant des années 1968, par Benoît Eyraud et Nicolas Henckes

Politiques coloniales
Des ajustements de circonstance. L'État colonial, le mouvement nationaliste et les lois de contrôle des loyers à Bombay (1918-1928), par Vanessa Caru
De l'orientalisme au mirage californien : le tourisme en Algérie pendant la période coloniale, par Colette Zytnicki 

Sport, performance et société
La faute à l'entraîneur ? La stagnation du football professionnel français (1932-1973), par Laurent Grün
Le sport et la race : Taboo et la réception du discours sur la différence raciale aux États-Unis, par Nicolas Martin-Breteau 
Rencontres avec Eric Hobsbawm, par Michelle Perrot, Patrick Fridenson Notes de lectures

Informations et initiatives
Résumés
Livres reçus

Qu’est-ce que le DSM ?

Qu’est-ce que le DSM ? 
Genèse et transformations de la bible américaine de la psychiatrie

Steeves Demazeux

Parution : 12 avril 2013
Ithaque
 256 pages
ISBN : 978-2-916120-36-2

Publiée en 1980 par l’Association américaine de psychiatrie, la 3e édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, ou DSM-III, a marqué une cassure dans le champ de la médecine mentale. « Simple » classification systématique des maladies mentales au départ, son influence a largement débordé du champ clinique. Les catégories du DSM-III (et de ses successeurs, jusqu’au DSM‑5) ont forcé à une recomposition majeure toute la recherche moderne en psychiatrie, en psychopharmacologie et en épidémiologie, altérant les conditions de prise en charge des malades, jusqu’à s’élever au rang de normes dans les évaluations contemporaines en santé mentale.

Or le DSM a fait l’objet d’un nombre considérable de reproches. Car si certains se réjouissent que le DSM ait renvoyé aux poubelles de l’histoire l’ancienne psychiatrie « pré-scientifique », la psychanalyse et, en général, les opinions subjectives sur la folie, d’autres y voient « la mort de la clinique », une version à la fois scientiste et déshumanisante de la psychiatrie.

Toutes ces objections ont un point commun : elles reposent sur une connaissance très partielle de l’histoire du DSM, du contexte de son élaboration, et des raisons complexes, épistémologiques comme institutionnelles, qui ont présidé à ses révisions successives. Pourquoi le DSM fait-il donc si peur ? Et ceux qui prônent ce nouveau style scientifique en psychiatrie y ont-ils gagné autant qu’ils croient ?

Il convient donc de préciser la nature de la révolution épistémologique opérée par les DSM. Qui furent les psychiatres à l’origine de ce projet ? Quelles furent leurs cibles polémiques et leurs méthodes ? Quelle conception, enfin, se faisaient-ils de l’objectivité en psychiatrie ?
Répondant en détail à ces questions, Steeves Demazeux révèle l’étonnante singularité du projet qui a conduit au DSM, pour mieux réfléchir aux difficultés qu’il continue de soulever.


SOMMAIRE :

Les écuries d’Augias ?
Introduction
Remerciements

I. L’importance de la tradition statistique aux États-Unis
1. Deux traditions classificatoires
2. Les premiers recensements statistiques
3. Du bourbier nosologique à la première classification standardisée
4. Le Manuel statistique de 1918
5. Trois classifications à la sortie de la guerre
6. La discrète naissance du DSM

II. Les ours qui voulaient danser
1. La conférence de Hempel en 1959
2. Les nouveaux thermomètres du mental
3. La nouvelle donne du DSM-II (1968)
4. L’ordinateur, un clinicien presque parfait
5. Le pavé de l’ours

III. La révolution de velours
1. Le diagnostic en accusation
2. Les années charnières : 1972-1974
3. Le collège invisible des psychiatres néokraepeliniens
4. La préparation du DSM‑III (1974-1980)

IV. Anatomie d’une classification d’un nouveau genre
1. L’avènement d’une bible diagnostique
2. Le pari de l’a-théorisme
3. Le menu chinois
4. Les trois taches aveugles du DSM‑III
5. Les promesses non tenues du système multiaxial

V. L’ontologie grise du DSM
1. En quête de validité
2. La remise en cause de la nature même de l’activité diagnostique
3. Comment découper sans pointillé ?
4. Épilogue : le DSM-5, et après ?

Conclusion
Note sur les références et les index

mercredi 3 avril 2013

Les modèles anatomiques

History and Cultureal Representations of Human Remains 

Anatomical models 


Academy of Medicine - Paris
April 4, 2013 


For registration and information: talairac@univ-tlse2.fr & rafael.mandressi@damesme.cnrs.fr


9.00-9.15 : Welcome speech

9.15-10.00 : Rafael Mandressi (CNRS, Centre Alexandre Koyré),
Artificialisations du corps dans la première modernité européenne

10.00-10.30 : Jack Hartnell (Courtauld Institute of Art, London),
Anatomical Image as Anatomical Model: Evoking Skin and Surgery in a Tactile Anatomical Scroll

10.30-11.00 : Marieke Hendriksen (University of Groningen),
The Fabric of the Body: Textile in Anatomical Models and Preparations

11.00-11.30 : Coffee break

11.30-12.00 : Jean-Louis Fischer (CNRS),
Les cires de foetus humains du Musée de la Specola : Une modélisation unique du dogme de la préexistence des germes

12.00-12.30 : Margaret Carlyle (MacGill University, Canada),
Manikins, Midwives, Medical Men: Obstetrical Hardware in the Paris Medical Marketplace, c. 1750-c.1789

12.30-14.00 : Lunch Break

14.00-14.30 : Victoria Diehl (Spanish National Research Council),
The Iconographic Catholic Legacy of Clemente Susini’s Anatomical Venus

14.30-15.00 : Nike Fakiner (Spanish National Research Council),
Impressions in wax: Alexander von Humboldt and Gustav Zeiller’s Anatomical Wax Models

15.00-15.30 : Mechthild Fend (University College London),
Contagious Contacts: The Dermatological Moulage as Indexical Image

15.30-16.00 : Coffee break

16.00-16.30 : Anna Maerker (King’s College London),
Models and Performance in Leicester Square and the Strand, 1831-32

16.30-17.00 : Birgit Nemec (University of Vienna, Department for the History of Medicine),
Modelling the Human – Modelling Society. Anatomical Models in late 19th- and early 20th-
Century Vienna and the Politics of Visual Cultures

Mères, épouses, filles de médecins

Mères, épouses, filles de médecins ou de chirurgiens (XVIIIe siècle – début XXe siècle)

Appel à contribution

6 janvier 2014

Résumé

Appel à communications pour la journée d’étude « Mères, épouses, filles de médecins ou de chirurgiens (XVIIIe siècle – début XXe siècle) » organisée par la thématique Santé et Société (Framespa, Univ. Toulouse II). Les intervenant-e-s étudieront l’évolution de la place et de l’influence des mères, épouses et filles de médecins ou de chirurgiens à une époque charnière au cours de laquelle s’affirme le pouvoir social, économique et politique des thérapeutes, tandis que les femmes restent à l’écart de ces métiers. Elle se déroulera le jeudi 16 janvier 2014 à l’Université Toulouse II le Mirail.

Argumentaire

Cette journée d’étude entend revenir sur l’évolution de la place et de l’influence des mères, épouses et filles de médecins ou de chirurgiens à une période charnière au cours de laquelle s’affirme le pouvoir social, économique et politique des thérapeutes, tandis que les femmes restent à l’écart de ces métiers (Madeleine Brès, la première femme médecin française, obtient son diplôme en 1875). Il s’agit de proposer un autre regard sur la médicalisation de la société, centré sur des actrices méconnues, restées dans l’ombre de leurs fils, époux ou pères. Les études incluant les rapports de genre seront privilégiées. Si ce thème s’inscrit dans une dimension clairement historique, les approches littéraires, sociologiques ou anthropologiques sont également les bienvenues.
Différents volets, non exhaustifs, peuvent être explorés ou se croiser :
- le rôle tenu par les femmes dans la pratique professionnelle de leurs fils, époux ou père : influence sur leur carrière, l’agrandissement et la qualité de leur patientèle, leur réseau professionnel…
- leurs réticences ou leurs engagements pour la promotion des préceptes de santé : rôle de soignantes, d’intermédiaires culturelles, type de soins dispensés, pratiques charitables…
- l’incidence de la profession de leurs époux sur leur vie privée : conseils médicaux dispensés par les époux, impact des contraintes professionnelles sur leur existence…
           
Proposition de communications
Les propositions de communications doivent être soumises sous la forme d’un résumé de 3 000 signes maximum (contenant notamment une présentation des sources sollicitées et des principaux axes de recherche) et parvenir avant le 31 mai 2013, par voie électronique, à l'adresse suivante : nahema.hanafi@gmail.com
Les auteur-e-s seront informé-e-s de la décision du comité scientifique avant le 31 juin 2013.


Comité scientifique

Sylvie CHAPERON, professeure d’histoire contemporaine, Univ. Toulouse II, Framespa
Didier FOUCAULT, professeur d’histoire moderne, Univ. Toulouse II, Framespa
Nahema HANAFI, docteure en histoire moderne, Univ. Toulouse II, Framespa

Le sens de la nourriture

2nd Global Conference
Making Sense of Food
Monday 4th November 2013 – Wednesday 6th November 2013 Athens, Greece

Call for Presentations
‘You are what you eat’ is a saying that usually signifies the influence of diet on health and well-being. When we turn this adage around – ‘What you eat is what you are’ – we see more clearly the broader implications of our ways with food. Our history and culture as well as our economic and social circumstances determine, and in turn are reflected in, the nature of our food consumption. The same applies to our personal beliefs and predispositions. Eating is an everyday necessity – and yet there is an immense variety in the manner in which we nourish ourselves. 
Furthermore, mostly due to circumstances beyond our control, not all of us humans have access to adequate nutrition. It follows that eating requires our attention, one way or another, throughout our lives, pleasantly for some, and desperately for others. Indeed, it has been observed that in rich societies people obsess about food because they have too much, and in poor societies they think about it all the time because they have too little. The vicissitudes of consumption do not constitute the whole story about food. What ends up on the plate has usually arrived there after a long and complex journey which involves not only time and distance – again, variably so – but also a multitude of processes. The extent to which these are understood is by no means equal in all societies and cultures; some people live much closer to their food supply than others, and/or are more personally active in its production and preparation. 
Food is central to the economy of social systems at all levels; on global scale, food is deeply implicated in the overall economic and political circumstances of the contemporary world. The inter-disciplinary project seeks to open up a multi-faceted enquiry into the ways in which food and its consumption are enmeshed in all aspects of human existence. Certainly to-day there is no shortage of commentaries on this subject, both in the public arena and within academia, and there is broad recognition of the place of food in the globalised economy – as well as of its role in discourses about international inequalities, climate change and public health issues. A focus on the perceived problems of the day, however, often results in specific ‘fields’ of study where the high level of activity, productive though it is, may create barriers to an understanding of different perspectives. 
This project will provide a framework for a broadly based dialogue concerning food and eating. It is our hope that this will put on our table a variety of matters to be considered at a number of levels and from many different points of view. 

 Presentations, papers, performances, work-in-progress and workshops are invited on any issues related to the following themes: Food and existential matters:
-Eating and evolution
-Food and group identity: food as manifestation of cultural origins and influences
-Food as transmigration, diaspora and de-colonialism.
-Food and ritual
-Eating as a need and as a want: what is appetite?
-Food and philosophy Representations of food and eating:
-The histories of food; repasts of the past
-Reflections of food and eating in literature
-Food and the performing arts
-Portrayals of consumption in visual culture
-Food and the modern media
-Food as metaphor Eating and well-being:
-Fearing food – fears and facts
-Beliefs and controversies about food and wellness
-Health, illness and food in medical discourses
-The magic of food – ancient and modern; food as fetish -The role of ‘expert’ advice in eating practices
-‘Diets’ – disturbed eating patters or rational action? Food and society:
-Food at the interface with class and culture
-The politics of food production and consumption
-Food security: issues of quantity and quality
-The industrialisation of food production and its counter-movements
-‘Foodism’: conspicuous consumption, or identity management? Working with food:
-Food production and provision; pleasures and problems
-The restaurant: guests’ perspective
-Cooking and serving for customers
-Being a chef: the reality and the mystique
-Behind the counter of the gourmet store
-The daily bread; making and baking

 What to Send:
300 word abstracts or presentation proposals should be submitted simultaneously to both Organising Chairs by Friday 14th June 2013 abstracts may be in Word, WordPerfect, or RTF formats with the following information and in this order: a) author(s), b) affiliation, c) email address, d) title of abstract, e) body of abstract.

E-mails should be entitled: FOOD2

Abstract Submission. Please use plain text (Times Roman 12) and abstain from using footnotes and any special formatting, characters or emphasis (such as bold, italics or underline). We acknowledge receipt and answer to all paper proposals submitted. If you do not receive a reply from us in a week you should assume we did not receive your proposal; it might be lost in cyberspace! We suggest, then, to look for an alternative electronic route or resend.

 Organising Chairs Don Sanderson: mark181a@bigpond.com
Rob Fisher: food2@inter-disciplinary.net

 The conference is part of the Making Sense of: programme of research projects. It aims to bring together people from different areas and interests to share ideas and explore various discussions which are innovative and exciting.

 For further details of the conference, please visit: http://www.inter-disciplinary.net/probing-the-boundaries/making-sense-of/food/call-for-presentations/ 

mardi 2 avril 2013

Prix SFHM


PALMARÈS DES PRIX 2012 de la SFHM

Pour sa XXVIIIe édition, la Commission des Prix de la SFHM a décerné les prix suivants, qui ont été remis durant la séance du samedi 23 mars 2013 :






•Au titre des ouvrages : au livre du Pr Jacques Rouëssé, Une histoire du cancer du sein en Occident :
enseignements et réflexions, Paris : Springer, 2011 ;

• Au titre des thèses et mémoires Mention « Médecine », à la thèse de Melle Claire Bruneau, Introduction de la notion de preuve dans les pratiques thérapeutiques en médecine : l’action d’un grand patron parisien aux racines tourangelles, Albert Robin (1847-1928). Th. Médecine, Tours, 2012 ;

•Au titre des thèses et mémoires, Mention « autre que Médecine », à la thèse de Melle Sophie Guillier, Embellir, soigner ou cacher : une histoire de la cosmétologie à la Renaissance. Th. Pharmacie, Lyon, 2011.