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lundi 19 décembre 2016

Joyeux Noël

Le réseau Historiens de la santé vous souhaite d'excellentes fêtes de fin d'année.


Nous serons de retour le 2 janvier 2017.

dimanche 18 décembre 2016

Les actes des 21e journées d'histoire de la médecine de Calgary

The Proceedings of the 21st Annual History of Medicine Days Conference 2012

Kelsey Lucyk, Aleksandra Loewenau & Frank W. Stahnisch (Editors)


Hardcover: 280 pages
Publisher: Cambridge Scholars Publishing; 1st Unabridged edition (November 1, 2016)
ISBN-13: 978-1443897655

The Proceedings of the Calgary History of Medicine Days can be seen as a Series in the History of Medicine and Health Care that publishes the work of young and emerging researchers in the field, hence providing a unique publishing format. The annual Calgary History of Medicine Days Conference, established in 1991, brings together undergraduate and early graduate students from across Canada, the United States, the United Kingdom and Europe to give paper and poster presentations on a wide variety of topics from the history of medicine and health care from an interdisciplinary perspective. The History of Medicine Days offers an annual platform for discussions and exchanges between participants over recent research findings, methodological perspectives, or work-in-progress descriptions of ongoing historiographical projects. This book brings together a number of reviewed and edited conference papers, comprising topics from the history of health care systems, medical sciences, psychiatry and neuroscience, public health, and historical issues of gender in medicine. Furthermore, it includes the paper given by the conference's internationally-renowned keynote speaker, Dr. Theodore M. Brown, Professor of History and Medical Humanities and Charles E. & Dale L. Phelps Professor of Public Health and Policy, University of Rochester, New York. It also comprises all of the abstracts of the conference for documentation purposes and is well illustrated with diagrams and images pertaining to the history of medicine.

samedi 17 décembre 2016

Pour une épistémologie historique des transformations techniques

Pour une épistémologie historique des transformations techniques 


Appel à communications



3èmes journées d’études sur l’Épistémologie Historique


18-19-20 mai 2017

Ecole doctorale de Philosophie ED 280, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Institut des sciences Juridique & Philosophique de la Sorbonne – UMR 8130
Centre de Philosophie Contemporaine de la Sorbonne, Equipe EXeCO


CONFIRMED KEYNOTES
Vincent BONTEMS (Larsim CEA); Moritz EPPLE (Frankfurt);

Luca PALTRINIERI (Rennes); David WEBB (Stefforshire)



Ces troisièmes journées d’études seront consacrées à la place des techniques dans les études d’épistémologie historique. Il s’agira d’explorer cette thématique d’un point de vue méthodologique et d’approfondir différents cas d’étude de transformations techniques et technologiques.

La question des techniques est de première importance pour l’épistémologie historique, entendue au sens large: bien qu’elle soit souvent présentée comme une histoire purement conceptuelle, l’étude de techniques y a occupé une place centrale dans l'enquête sur le déroulement concret des pratiques scientifiques. Le rapport entre sciences et techniques a été ainsi largement problématisé, en insistant souvent sur la primauté du moment technique par rapport à la systématisation théorique.

A cet égard, ces journées permettront de discuter des recherches en cours sur différentes transformations techniques et technologiques dans les domaines les plus variées: sciences médicales et biologiques, sociales, physiques ou tout autre champ disciplinaire où les chercheurs se sont servis de la “boîte à outils” de l’épistémologie historique. Nous attendons donc un ensemble de contributions caractérisées par des approches différentes, capables d’aborder le sujet proposé dans sa généralité, notamment selon les axes définis dans les deux sections suivantes:

I. Les épistémologues historiques face aux techniques L’épistémologie française a repensé les techniques avec une certaine précocité par rapport à la philosophie des sciences anglo-saxonne, qui, jusqu’aux années 1980, est restée liée au programme post-positiviste de la priorité de la théorie sur l’observation et l'expérimentation. Bachelard, Koyré, Canguilhem, Foucault, dans leurs analyses de la connaissance scientifique, ont assignée des rôles spécifiques aux techniques. C’est Hacking qui, dans la phase contemporaine et anglophone de l’épistémologie historique, a contribué à rétablir la centralité du “style du laboratoire” et des manières d’intervenir dans le monde par rapport aux manières de le concevoir. Dans son sillage, d’autres auteurs, comme L. Daston, P. Galison et H.-J. Rheinberger ont accordé une grande attention à l’histoire matérielle et au rôle que les instruments et les appareils jouent dans la production du savoir scientifique. Qu’a changé la prise en compte des techniques? Comment cette prise en compte a-t-elle elle-même pu évoluer au fil des temps?

II. Histoire des techniques, histoire des concepts Au niveau méthodologique, nous souhaiterions également recevoir des contributions traitant des conceptions du rapport entre techniques et théorie dans l’histoire des sciences et, plus généralement, sur le rôle des techniques dans le processus de développement scientifique. De ce point de vue, une attention particulière sera donné aux interventions qui proposent de discuter l’originalité de l’épistémologie historique vis-à-vis d’autres approches méthodologiques d’étude des sciences, notamment les nombreuses études sociales des sciences et des technologies (STS), mais aussi par rapport à d’autres traditions de pensée philosophiques qui ont traité la même question, comme la phénoménologie (Husserl, Merleau-Ponty), l’anthropologie philosophique (Gehlen, Marquard), l'herméneutique (Nancy), la philosophie sociale (Ellul), etc.

Les propositions d’interventions (500 mots, plus une présentation courte du candidat) sont à nous faire parvenir, avant le 3 février 2017 (date de réponse le 27 février), en format word ou pdf à epistemologiehistorique@gmail.com. Les deux langues de la rencontre seront le français et l’anglais. 



Dates importantes



Limite de proposition d’interventions : February 3rd 2017


Réponse : February 27th 2017

Remise de textes : May 6th 2017

Journées d’études : May 18-19-20 2017




Comité scientifique


Christian BONNET, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Jean-François BRAUNSTEIN, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Arnold I. DAVIDSON, University of Chicago.

Pierre WAGNER, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.



Comité d’organisation


Ivan MOYA DIEZ, Laurent LOISON, Matteo VAGELLI (coordinateurs)

Tiago ALMEIDA, Marcos CAMOLEZI, Wenbo LIANG, Gabriele VISSIO

Prix William Bynum

William Bynum Essay Prize (Medical History)



Call for applications


The William Bynum Prize will be awarded to the author of an original essay on any theme relating to the history of medicine and its related sciences. This international competition is open to doctoral students and early post-doctoral researchers (candidates who have completed their PhDs not longer than 3 years before submission of the entry). The Prize’s awarding committee will be chaired by Professor Bynum himself, supported by the editor and members of the editorial advisory board of the journal Medical History. The Prize is generously supported by Cambridge University Press, publishers of Medical History. The Prize is coordinated by Medical History's editorial office which resides within the Centre for Global Health Histories, Department of History, University of York.

All enquiries regarding the competition should be directed to the editor of Medical History, Professor Sanjoy Bhattacharya, Director of the Centre for Global Health Histories. Please note that the specifications for submissions are the same as for a general article submitted to Medical History (please see www.york.ac.uk/history/global-health-histories/publications-outreach/bynum-prize/ for further information).

All submissions should be sent to the journal editor by 1st January 2017. Details of the winning essay and its author will be announced in mid 2017. The William Bynum Prize will take the shape of a £250 cash award and £250 in Cambridge University Press vouchers. The winning entry will be published in Medical History if it succeeds in undergoing the journal’s usual reviewing processes.


Naissance, maternité et pluralisme médical dans le Vietnam colonial

Childbirth, Maternity, and Medical Pluralism in French Colonial Vietnam, 1880-1945


Thuy Linh Nguyen Hi



Series: Rochester Studies in Medical History
Hardcover: 244 pages
Publisher: University of Rochester Press (November 10, 2016)
Language: English
ISBN-13: 978-1580465687


This book explores the interactions between French medicine and Vietnamese childbirth traditions, examining how these interactions shaped maternal and infant health care in Vietnam. Armed with the language and expertise of modern medicine, French physicians and administrators set out on a mission to relocate Vietnamese childbirth to a clinical setting. But as the French ventured into indigenous communities, they found themselves negotiating with a myriad of Vietnamese cultural practices relating to childbirth and infant care. Thwarted by local resistance, cultural misunderstanding, and ambiguous policy, the Western model of hospital birth neither displaced nor transformed indigenous birthing traditions in the ways the French had envisioned. Instead, as author Thuy Linh Nguyen demonstrates, the emergence of a plural system of maternity services, many of which were based on local practices and beliefs, served as a testimony to the compromises and adaptations made by both the French and Vietnamese populations. Thuy Linh Nguyen is assistant professor of history at Mount Saint Mary College in Newburgh, NY.

Le goût

Le goût 

Appel à communications


Département de français, New York University

Conférence des étudiants gradués

Dates : 13 et 14 avril 2017

Intervenants :
◊ Allen S. Weiss (NYU Tisch School of the Arts)
◊ Jennifer Tsien (Université de Virginie)

Le goût reflète nos préoccupations morales, notre sensibilité esthétique et notre régime sensoriel. Depuis l’ancien français taster (explorer en touchant, goûter), le goût est une faculté qui se nourrit de nos rencontres sensorielles, esthétiques, imaginaires. Pour Théophile Gautier, « le goût de l’exotisme » peut développer un désir pour un passé inatteignable, irrécupérable, et ce « à travers l’espace » ou « à travers les temps ». Notre goût forme et structure notre expérience du temps, à travers le temps, en altérant la façon dont nous percevons les autres (et notre personne), allant de l’aversion à l’affection, du rejet à l’appropriation. Au sujet de la littérature, Paul Valéry écrit : « Rien de plus original, rien de plus « soi » que de se nourrir des autres. Mais il faut les digérer. Le lion est fait de mouton assimilé » (Tel Quel, 1941). Le goût forme le sujet lisant et écrivant selon des procédés d’ingestion et de digestion : il n’est pas uniquement question de la langue, mais également de la gorge, de l’estomac et des organes digestifs. De plus, comme le suggère l’entrée « goût » de l’Encyclopédie, la faculté gustative est dynamique, peut être aiguisée et perfectionnée, de manière individuelle ou collective, afin de forger des déterminations culturelles de valeur et de définir les normes du canon. Le goût est donc sujet à des forces sociales, culturelles et économiques, obéissant à des régimes de distinction, s’apparentant au capital symbolique.

Cette polysémie pose des questions théoriques et pratiques : qui arbitre le goût ? de quoi avons-nous besoin pour établir une notion historique du goût ? quels sont ses marqueurs et ses traces ? Comment l’approche psychanalytique des enjeux esthétiques ont formé le goût moderne pour l’abject, l’obscène, l’étrangement inquiétant ? La reconsidération du primat phénoménologique des sens a-t-elle altéré le statut du goût ?

Nous invitons les propositions de communication sur de multiples aspects du goût.

Parmi quelques suggestions :

◊ l’abjection, l’affection, la beauté, la laideur, l’ennui
◊ l’admiration, l’inspiration, l’intertextualité et la critique littéraire
◊ affect theory
◊ le camp and le kitsch
◊ le dégoût et la répugnance
◊ le goût comme distinction
◊ esthétique et ekphrasis
◊ fausses perceptions et symptômes psychosomatiques
◊ food studies et cultural studies
◊ formation du/des canon(s), guerres culturelles et critique
◊ genre(s) et goût
◊ mode et design en littérature
◊ obscénité, vulgarité, censure et contre-culture
◊ le goût comme palimpseste, comme performance
◊ la peur et le sublime/grotesque
◊ la phénoménologie
◊ prix et qualité(s)
◊ goût et traduction
◊ salons et marchés
◊ spectacles et performances
◊ l’unheimlich et l’abject en littérature et en psychanalyse
◊ universalité du goût

Veuillez soumettre une proposition de communication de 15 à 20 minutes (en anglais ou en français) à nyutasteconference@gmail.com avant le 15 janvier 2017.

Votre proposition devra comprendre le titre de votre communication, votre nom et affiliation, une biographie d’environ 100 mots, ainsi que toute indication sur vos besoins en matière de technologie.

Humeurs, mixtures et corpuscules

Humours, mixtures, & corpuscles. A Medical Path to Corpuscularism in the Seventeenth Century

Call for papers

International Conference

Domus Comeliana, Pisa, 18-20 May 2017

Organisers
Fabrizio Bigotti & Jonathan Barry


The Centre for Medical History of the University of Exeter (United Kingdom) and the Fondazione Comel - Institutio Santoriana (Italy) are pleased to announce an International Conference Humours, mixtures and corpuscles. a medical path to corpuscularism in the seventeenth century, organised by Dr Fabrizio Bigotti and Prof. Jonathan Barry, to be held at the Domus Comeliana of Pisa on 18-20 May 2017.

The conference aims at exploring the interplay between minima naturalia, corpuscles, and atoms in the medical thought of the seventeenth century (broadly considered, 1550-1720) by especially focusing on the legacy of the Italian physician Santorio Santori (1561-1636). Santorio, who is credited to be the first to introduce a quantitative approach into medicine and biology by means of his studies on the insensible perspiration of the body (perspiratio insensibilis), was also the first to conceive the action of corpuscles and atoms mechanically as a result of his experiments on the properties of drugs and mixtures. As the impetus towards the quantification of compound substances which led European physicians to embrace corpuscular theories remains largely unknown to scholars, this conference will shed light not only on the context and influence of Santorio’s legacy, but also on the many directions taken by medical experimentation in the seventeenth century.

Keynote Speakers:

Georgiana Hedesan (University of Oxford)

Christoph Lüthy (Radbound University)

William R. Newman (Indiana University)

Vivian Nutton (University College of London)


Papers from scholars of any nationality are invited on any aspect of early modern medicine and science. Contributions on general aspects (e.g. Renaissance Aristotelianism and Galenism, Medical School of Padua, alchemical medicine, properties of mixtures, preparation of drugs, etc.) as well as on single authors (Baglivi, Basson, Boyle, Descartes, Falloppia, Fracastoro, Glisson, Iungius, Santorio, Sennert, Spinoza, etc.) are equally welcome. In the spirit of the conference, however, particular attention will be devoted to papers referring to Santorio and the history of perspiratio insensibilis (from Dodart to Keill).

PhD students are strongly encouraged to join the event which will be supported by 5 Santorio Fellowships for Medical Humanities and Science (500 euros each) funded by the Fondazione Comel - Institutio Santoriana, whose application process will be advertised separately in December 2017.

Papers should be a maximum of 20-25 minutes followed by 10 minutes of reply. Abstracts of a max. 300 words should be sent to Dr Fabrizio Bigotti at f.bigotti@exeter.ac.uk by the end of January 2017 with successful papers notified by the end of February.

A publication of the conference proceedings is anticipated from Springer in 2018.

vendredi 16 décembre 2016

Médecine, philosophie naturelle et religion en Scandinavie

Medicine, Natural Philosophy and Religion in Post-Reformation Scandinavia 

Ole Grell & Andrew Cunningham (Editors)



Series: The History of Medicine in Context
Hardcover: 230 pages
Publisher: Routledge (November 17, 2016)
Language: English
ISBN-13: 978-1472439581



The close relationship between religion, medicine and natural philosophy in the post-Reformation period has been documented and explored in a body of research since the 1990s; however, the direct and continued impact of Melanchthonian natural philosophy within the individual Lutheran principalities of northern Europe in general and Scandinavia in particular still has to be fully investigated and understood. This volume provides insight into how and why medicine and natural philosophy in a 'liberal' and Melanchthonian form could continue to blossom in Scandinavia despite a growing Lutheran uniformity promoted by the State. Inspired by research emanating from the Cambridge Unit for the History of Medicine, here a number of young scholars such as Adam Mosley, Morten Fink-Jensen, Signe Nipper Nielsen and Martin Kjellgren are joined with more established scholars such as Andrew Cunningham, Jens Glebe-Møller, Terhi Kiiskinen and Ole Peter Grell to create a volume which deals with not only the major issues but also the leading personalities of the period.

Rencontre annuelle de la Société canadienne d'histoire et de philosophie des sciences

Rencontre annuelle de la CSHPS/SCHPS


Appel à communications


Le congrès annuel 2017 de la société se tiendra de concert avec le Congrès annuel des sciences humaines (congress2017.ca).

La Société canadienne d'histoire et de philosophie des sciences (SCHPS) tiendra son congrès annuel dans le cadre du Congrès des sciences humaines, Toronto, Ontario, 27-29 mai 2017 (http://www.yorku.ca/cshps1/meeting_fr.html). 

Le comité de programme invite les historiens et philosophes des sciences à soumettre un résumé pour une communication individuelle ou une proposition de séance pour le congrès. Les propositions de séances pour 3 ou 4 communications seront particulièrement bienvenues. À l’occasion du 150e anniversaire de la Confédération canadienne, nous sommes notamment à la recherche de contributions sur le thème du Congrès des sciences humaines 2017, « L’épopée d’une histoire: 150 ans vers l’avenir ». Les contributions qui ne sont pas liées à ce thème seront également considérées.
Langues du congrès : La SCHPS est une société bilingue. Les communications individuelles peuvent être en français ou en anglais, mais les efforts pour faciliter une participation diversifiée sont encouragés (par exemple, une communication en français accompagnée d’une présentation PowerPoint en anglais, ou vice-versa). De façon similaire, les séances peuvent être en anglais ou en français, mais les sessions bilingues sont particulièrement appréciées.

Séances conjointes : Le congrès de la SCHPS se déroule en même temps que ceux de plusieurs autres sociétés membres de la FCSH, comme la Société historique du Canada, l’Association canadienne de philosophie, La Société Canadienne d’Histoire et de Philosophie des Mathématiques, la Société canadienne de sociologie, Women’s and Gender Studies et Recherches Féministes, et la Société canadienne d’histoire de la médecine. Nous encourageons les propositions de séances conjointes avec d’autres sociétés (merci de bien préciser cela dans votre proposition). Cependant, aucune communication ne peut être présentée à plus d’une société.
Nombre de soumissions : Une personne ne peut soumettre qu’un résumé de communication (c.-à-d. soit pour une communication individuelle soit pour une communication faisant partie d’une séance). 

Soumissions
Afin de préserver l’anonymat des auteurs, aucune coordonnée personnelle ne doit être incluse dans le fichier contenant une proposition de communication.
Les propositions de communication individuelle doivent comprendre un titre, un résumé (entre 150 et 250 mots), une liste de mots clés, et, dans le courriel les accompagnant, les coordonnées de l’auteur.
Les propositions de séance doivent comprendre le titre de la séance, les titres et résumés (entre 150 et 250 mots) de chaque contribution, une liste de mots clés, et, dans le courriel les accompagnant, les noms et coordonnées des auteurs et de l’organisateur de la séance.
Les propositions doivent être soumises dans des fichiers de format MS Word, pdf, odt ou rtf.

Date limite de soumission: 20 janvier 2017.

Adresse courriel pour les soumissions: program.cshps@gmail.com

Présentateurs : Tous les présentateurs doivent être membres de la SCHPS au moment du congrès. Pour plus d’information sur l’inscription à la SCHPS, consulter le site: http://www.yorku.ca/cshps1/join_fr.html.

Prix étudiant: La SCHPS décerne le prix Richard Hadden pour le meilleur texte étudiant présenté lors du congrès. Les candidats qui souhaitent concourir devront envoyer par courriel une copie de leur article avant le 5 mai 2017. Pour plus d’information sur le prix, voir: http://www.yorku.ca/cshps1/HaddenPrize_fr.html

Les informations concernant l’inscription et les possibilités d’hébergement pour le congrès se trouveront sur le site Internet du congrès de la FCSH: http://congres2017.ca/.

Comité de programme (2016-2017) : Delia Gavrus (Winnipeg) Chair, Robert Brain (UBC), François Claveau (Sherbrooke)

Organisation locale: Jennifer Hubbard (Ryerson)

Colloque de la Société britannique d'histoire des sciences

British Society for the History of Science Annual Conference 2017

Call for Papers


6-9 July 2017, University of York

The BSHS Annual Conference will take place from Thursday 6 to Sunday 9 July 2017 at the University of York.

The Conferences Committee now invites proposals for individual papers and for sessions from historians of science, technology and medicine, and from their colleagues in the wider scholarly community, on any theme, topic or period. Proposals are welcomed from researchers of all nationalities at all stages of their careers. Participation is in no way limited to members of the Society, although members will receive a discount on the registration fee. Offers of papers and sessions should be submitted via http://bshsconference.org.uk/

All enquiries about the programme arrangements should be addressed to programmes@bshs.org.uk.

Proposals for individual papers should include an abstract of no more than 250 words, be comprehensible to a non-specialist audience and avoid footnotes. Sessions, of either ninety minutes or two hours, should normally consist of three or four papers. They may also have a commentator. Proposals for alternative types of session, such as ‘round-tables’, are strongly encouraged. Please discuss your ideas for such alternative sessions well in advance of the submission deadline.

The deadline for proposals is 19 January 2017.

For further details on how to submit individual abstracts and session proposals, please see http://bshsconference.org.uk/


Conference Venue and Events
The 2017 BSHS conference will take place in the Ron Cooke Hub on the East Campus of the University of York, which lies at the edge of the city. It is conveniently located within walking distance of the city and is well connected to the railway station through public transport. York can be easily reached from London by train and has good links to Leeds/Bradford Airport. As a visitor to York you will be able to explore the Roman, Viking, Medieval and industrial past of this beautiful city through its many attractions, including the famous Minster.

The conference will begin with a plenary lecture by the President of the BSHS, Patricia Fara on the evening of July 6th, and continue over the next three days with parallel themed sessions and the opportunity to visit archives and historical attractions in York such as the National Railway Museum. There will be a lecture and reception in the Tempest Anderson Hall close to the location of the first ever meeting of the British Association for the Advancement of Science in 1831, and a conference dinner in the Royal York Hotel in the centre of the city.

An inclusive conference package with be available that will include en-suite accommodation on campus, close to the conference venue.

All enquiries relating to the local arrangements should be directed to bshsyork2017@bshs.org.uk.

Host Institution
The University of York was founded in 1963 and has since grown into one of the world's leading institutions. The History Department at York is one of the largest in Britain with forty-three faculty members whose research interests range from the late Roman empire to the present day and span the world. It is ranked 8th in the Times and Sunday Times Good University Guide subject league table for 2015, and in the top 50 departments in the world for the advanced study of History and related disciplines.

jeudi 15 décembre 2016

Prix Roy Porter de l'essai étudiant

Roy Porter Student Essay Prize 

Call for applications 


The Society for the Social History of Medicine (SSHM) now invites submissions to its 2016 Roy Porter Student Essay Prize Competition. This prize will be awarded to the best original, unpublished essay in the social history of medicine submitted to the competition as judged by the SSHM’s assessment panel.

The competition is open to undergraduate and post-graduate students in full or part-time education. The winner will be awarded £500.00, and his or her entry may also be published in the journal, Social History of Medicine.


Further information, regulations and a submission form can be found here:


The deadline for entries is 1st February 2017

Any questions about the competition should be directed to our Prizes & Bursaries Officer:

Dr Anna Greenwood

Department of History

University of Nottingham

Nottingham

NG7 2RD

Le concept de pathocénose de M. D. Grmek

Le concept de pathocénose de M. D. Grmek. Une conceptualisation novatrice de l'histoire des maladies

Édité par Joël Coste, B. Fantini, Louise L. Lambrichs


Le présent ouvrage explore la pertinence et la fécondité du concept de pathocénose créé en 1969 par Mirko D. Grmek, à l’intersection de plusieurs domaines : l’histoire, la médecine, la biologie, la géographie, l’épidémiologie et la démographie. Tout en s’inscrivant dans l’héritage hippocratique, ce concept enrichit et renouvelle en profondeur l’étude des maladies, présentes et passées, de leurs dynamismes et de leurs interrelations complexes. Les contributions qui constituent cet ouvrage ont été regroupées en trois sections : la première traite de la généalogie et de l’apport du concept de pathocénose pour penser l’histoire des maladies ; la deuxième propose des applications historiques aux périodes antique, médiévale et moderne ; la troisième présente des applications à la période contemporaine, ou à celle relevant de l’histoire dite « du temps présent ». Le parcours proposé au lecteur suit ainsi la nouveauté et le développement de la pensée de Grmek, telle qu’elle se présente dans son œuvre : un temps conceptuel, un temps de mise en œuvre en histoire ancienne, puis un temps d’applications à l’époque contemporaine, destinées à nourrir les travaux à venir. 




Introduction. La pathocénose, un concept novateur pour la science historique des maladies
Joël Coste, Bernardino Fantini et Louise L. Lambrichs

Note sur la préhistoire de ce volume
Louise L. Lambrichs

I. Généalogie et situation du concept de pathocénose

Les origines de la pathocénose ou l’introduction de la longue durée dans l’histoire de la médecine
Gérard Lambert

Le concept de pathocénose : naissance, enfance, filiation et adolescence d’un néologisme
Louise L. Lambrichs

Relations entre les concepts de biocénose et de pathocénose
Pascal Acot

Mirko Grmek, les Épidémies d’Hippocrate et la pathocénose antique
Jacques Jouanna

Le concept de pathocénose chez M. D. Grmek. Une réflexion évolutionniste sur l’écologie des maladies ?
Pierre-Olivier Methot

Du concept de pathocénose aux théories de la transition sanitaire
Jacques Vallin et France Mesle

L’interaction des maladies à l’échelle de l’individu : le concept de comorbidité
Anne-Sophie Pimpaud

II. Applications historiques nouvelles (1) périodes antique, médiévale et moderne

La distribution de l’allèle CCR5-Delta32 résulte-t-elle d’une rupture de pathocénose due à l’expansion romaine ?
Eric Faure et Manuela Royer-Carenzi

Ancient and modern pathocoenoses
Robert Sallares

La pathocénose historique face à l’écran du cadre nosologique : l’exemple du Moyen Age occidental
Danielle Jacquart

Amatus Lusitanus’ sixth Centuria’s medical reports and the possibilities of their interpretations
Stella Fatović-Ferenčić

Une approche de la pathocénose à l’époque moderne. Maladies et états de santé dans les recueils de consilia et consultations français (milieu XVIe siècle–début XIXe siècle)
Joël Coste

III. Applications historiques nouvelles (2) période contemporaine et temps présent

“Haldane hypothesis”: premises of the Italian epidemiological observations and research on Thalassemia and Malaria
Stefano Canali

Traffic, trade, transport, and disease. The vulnerability of Europe and the Sanitary Conferences (1851-1897)
Eugenia Tognotti

Pathocenosis, epidemiological transition and patterns of mortality in contemporary France
Joël Coste et Eric Jougla

Géographie et pathocénose : dynamiques spatio-temporelles de la mortalité par âge et causes de décès en France depuis 1970
Stéphane Rican, Eric Jougla et Gérard Salem

Index nominum
Index locorum
Index morborum

Le sang

Le sang. Famille, parenté, transmission du Moyen Âge à nos jours


Appel à communications


Paris, 23-24 novembre 2017

Date limite de l’appel : 15 janvier 2017

Le sang est devenu un objet d’histoire sociale et culturelle depuis une vingtaine d’années (Collard, 2011). Si les métaphores du sang sont inhérentes aux représentations de la famille et de la parenté en Occident, la catégorie du sang connaît des redéfinitions multiples au fil des siècles (Sabean, Teuscher et. al., 2013). Ancrant la famille dans le corps, la référence aux liens du sang est l’enjeu de croyances, de gestes, de savoirs juridiques ou médicaux en constante évolution suivant les espaces, les sociétés, les périodes considérées. A la croisée de la démographie et de l’histoire de la famille, convoquant l’histoire de l’art, l’histoire politique et religieuse, le droit, la médecine et l’anthropologie, ce colloque pluridisciplinaire a pour but de cerner les manières dont les imaginaires du sang impactent ou s’expriment dans des discours, des normes, des représentations, ainsi que dans des pratiques et des comportements, pour documenter les reconfigurations de la famille et de la parenté dans les espaces européens et coloniaux depuis le Moyen Âge.
Unissant les vivants et les morts dans la chaîne des générations, la rhétorique du sang donne corps aux liens de parenté inscrits dans la nature (Klapisch-Zuber, 2000, 2003). Historiquement contingente, la catégorie n’est pas réductible à un donné biologique. On pourra examiner comment elle est définie, exaltée, légitimée ou contestée, quels en sont les acteurs et les supports (généalogies, tables de consanguinité, dispenses matrimoniales, livres de cérémonies, sources littéraires et iconographiques, écrits du for privé…), à quelles significations idéologiques, politiques, esthétiques ou religieuses elle renvoie, à quels rituels, pratiques sociales ou comportements démographiques elle donne lieu. Un véritable « culte du sang » (A. W. Lewis, 1986) s’affirme en Europe avec l’émergence des grands lignages aristocratiques ou princiers forgeant des stratégies conservatoires (contrôle des alliances, lutte contre les mésalliances, exclusion progressive des bâtards…), des pratiques rituelles et classificatoires (princes du sang, sang-mêlé, métis) ainsi que des rapports de domination fondés sur la pureté ou l’impureté du sang (Carrasco et. al., 2011, Schaub et Sebastiani, 2015).
Source de légitimité, de puissance ou de tabou, le sang a partie liée avec la distribution des honneurs, des pouvoirs, des droits et des devoirs. Différentes traditions juridiques (droits canonique, civil, coutumier ; législations royale, impériale, ecclésiastique…) prohibent l’inceste, définissent les interdits de parenté, aggravent les homicides entre consanguins. Dans le même temps, sont affirmés des droits (dévolution des biens) et des devoirs (d’entraide et de solidarité) reposant souvent, sinon exclusivement, sur la consanguinité et sa mesure (degrés de parenté). La régulation des liens du sang est-elle comparable à celle dont d’autres types de parenté (spirituelle, par alliance) font l’objet ?
 On pourrait aussi se demander dans quelle mesure les règles de la prohibition de l’inceste sont respectées en Europe et dans les mondes coloniaux. Quelle est la marge de manoeuvre des acteurs ? Quelles sont leurs stratégies de contournement, légal ou non (dispenses matrimoniales, redoublements ou enchaînements d’alliances…) ? On pourrait enfin évoquer l’évolution de ces pratiques (unions entre cousins par exemple) qui tendraient à s’amplifier dès la fin de l’époque moderne (Delille, 2007 ; Sabean, 1998). Autour de la question du sang, l’illégitimité, les mariages mixtes, le métissage mettent notamment à jour, dans les sociétés coloniales, la construction de liens familiaux éloignés des modèles dominants en Europe.
« Véhicule de l’âme » dans les sociétés traditionnelles (Pouchelle, 1988), le sang est un fluide corporel qui inscrit la parenté dans le corps sexué que focalisent de multiples théories sur la génération. Le rôle du sang menstruel dans la formation du foetus intéresse par exemple les savoirs médicaux, permettant de revisiter les frontières de genre dans le processus d’engendrement en contexte chrétien comme juif (McClive, 2015 ; Marienberg, 2003 ; Rabello, 2002). La question du sang se pose aussi pour les hommes dans le cas de la circoncision (Heymann et Perez, 1997). Entre ruptures et continuités, ces cultures familiales du sang doivent être examinées dans la longue durée.
Avec le déclin politique et social des aristocraties qui accompagne l’essor des bourgeoisies libérales en Europe, la mystique du sang vecteur de la pureté de la « race » semble refluer dans les savoirs positifs émergeant au XIXe siècle (médecine, psychiatrie, anthropologie criminelle, théories biologiques, idéologie darwinienne racialiste…). Du lignage à la race, les notions d’hérédité et de dégénérescence reposent sur une lecture organiciste du sang vecteur de la santé ou des pathologies familiales contaminant le corps social et national. Refondée par de nouvelles rationalités scientifiques, la pureté du sang motive des politiques d’exclusion dans les Etats totalitaires, à l’instar du nouveau droit matrimonial, de l’eugénisme et de l’antisémitisme que légitime la « loi du sang » dans l’Allemagne nazie (Chapoutot, 2014). Ces préoccupations autour de la qualité de la population perdurent sous différentes formes au-delà de 1945, comme dans le souci de différencier les sous-populations sur des fondements biologiques (à partir des groupes sanguins par exemple).
Du XVIIIe à la fin du XXe siècle, les nouveaux savoirs sur la reproduction reconfigurent la problématique de la transmission, faisant se répondre imaginaire du sang et imaginaire du sperme. Depuis les années 1970, les nouvelles techniques de procréation, la révolution des biotechnologies et le rôle de l’ADN pour établir la paternité et la filiation manifestent le retour de définitions physiologiques de la parenté fondées sur une analogie avec le sang (Edwards, 2015 ; Porqueres i Genè, 2015). In fine, historiciser la catégorie du sang devrait permettre de réfléchir à la porosité des conceptions sociales ou biologiques de la parenté saisies dans la longue durée.

Thèmes des sessions

1) La chair et le sang : J. Doyon et I. Robin
Durant le Haut Moyen Âge, les rapports de la parenté sont assimilés à la chair (union charnelle) plutôt qu’au sang (consanguinité) dans le discours de l’Eglise. Dans la doctrine canonique médiévale, la notion de « consanguinité » en vient aussi à désigner tous ceux à qui le mariage est interdit. Au XIIIe siècle, le canoniste Hostiensis assimile la « consanguinité » et la « cognation », ou la parenté naturelle, laquelle incluait les enfants naturels et les parents par les femmes (Roumy, 2008). La représentation agnatique de la consanguinité, telle qu’elle prévalait chez les jurisconsultes de l’époque romaine, se voit renversée. Sous le régime de la patria potestas, en effet, le fils adopté pouvait devenir le consanguineus de son père adoptif. Ainsi définie, la consanguinité romaine revêtait surtout les caractères d’une construction juridique. Enfin, c’est au sortir du Moyen Âge que la référence au sang s’émancipe de la chair et de la théologie de l’incarnation pour progressivement désigner les liens de la descendance et de la filiation. Les catégories juridiques de la modernité tendent à distinguer une parenté par le sang d’une parenté par l’alliance.
On le voit, la prise en compte des contextes discursifs dans lesquels les vocables sont employés et l’évolution de leurs champs d’application s’imposent comme une nécessité pour questionner sans anachronisme les contours de la parenté charnelle ou par le sang. L’étude des valeurs, des canons esthétiques, médicaux, juridiques ainsi que des pratiques sociales qui les mettent en oeuvre ou les contournent permettront de définir les rôles respectivement dévolus à la chair et au sang, à l’alliance et à la consanguinité dans les images, les usages et les savoirs sur la parenté depuis le Moyen Âge. Si la rhétorique du sang devient omniprésente à l’époque moderne, la symbolique de la chair n’a pas disparu. Le sang ne se mêle-t-il pas à la chair du foetus qu’il contribue à former ? Le lait maternel n’est-il pas du sang « réchauffé » dans le corps de la mère ? Des cas complexes comme ceux de l’illégitimité ou de la bâtardise (enfants « naturels » exclus des droits dévolus aux légitimes, du moins sous l’Ancien Régime) interrogent la prévalence de l’alliance ou de la filiation dans la définition de la parenté.
Cette session voudrait en outre réfléchir à la reconfiguration des conceptions de la chair et du sang en regard des mutations de la famille contemporaine (légalisation de l’adoption, du divorce, égalité juridique des enfants « illégitimes », statut de la belle parenté, de la mono parentalité, de l’homo parentalité…) qui font exploser les frontières traditionnellement admises entre parenté par le sang et par l’alliance. A travers les discours, les pratiques, les revendications ou les conflits entre les divers acteurs de la régulation des familles (parents, Eglises, Etats, associations, groupes de pression…), les nouvelles conceptions de la parenté qui émergent n’abolissent pas nécessairement toute référence à la notion de chair et de sang.

2) Mariages au plus proche et systèmes de transmission : sang et patrimoine - M. Gasperoni, C. Grange
En imposant une exogamie rigoureuse par des empêchements de mariages nombreux et étendus, tant dans la consanguinité que l’affinité, l’Église prétendait notamment à étendre la caritas ou encore à éviter une concentration du pouvoir et des patrimoines au sein de quelques grandes familles (Goody, 1983). Défini comme un système « complexe » ou « cognatique », le système européen de parenté prohibe « de manière symétrique autour d’Ego l’ensemble des apparentés sans définir de classes privilégiées de partenaires possibles » (Barry, 2008, 187). Les conceptions de la parenté et la prohibition de l’inceste ont pris corps et évolué au cours du temps, en incorporant des notions et des concepts – la conjugalité ou encore la Una Caro – ayant une influence primordiale dans l’élaboration d’une idéologie de la parenté dont l’Église s’est progressivement faite le héraut en s’appuyant sur l’héritage antique. L’extension des prohibitions dans l’affinité sur le modèle des interdits de consanguinité est, à cet égard, paradigmatique. Poussée à son extrême, cette idéologie tend de fait à « consanguiniser » les alliés et à étendre le nombre de conjoints interdits. C’est dans cet univers mental et pratique que les acteurs doivent naviguer et exploiter au mieux l’ensemble des possibilités logiques qui s’offrent à eux, soit en contournant les interdits matrimoniaux en ayant recours aux dispenses matrimoniales délivrées par les autorités religieuses ou laïques, soit en adoptant des comportements et stratégies de contournements pour resserrer la parenté en respectant les interdits, que les ethnologues ont appelés « renchaînements d’alliance » (Jolas, Verdier et Zonabend, 1970). Toutes les sociétés n’ont toutefois pas adopté un système d’alliance aussi rigide : que ce soit en Asie, en Afrique ou sur le continent américain, la plupart des sociétés permettent des unions entre proches parents (mariages entres cousins croisés ou parallèles voire entre oncle et nièce).
Il s’agira ici de s’interroger sur la relation, considérée comme intuitivement évidente mais parfois contradictoire, entre systèmes de transmission – patrimoniale et/ou symbolique – et mariage dans la parenté proche (en deçà du 4e degré de consanguinité et/ou d’affinité). Comment l’idée d’une proximité de « sang » se conjugue-t-elle à des stratégies de transmission patrimoniale ou d’honneurs symboliques ? La session se veut poursuivre une problématique chère aux historiens ruralistes et à l’anthropologie historique alors qu’aujourd’hui son approche empirique bénéficie de nouveaux instruments méthodologiques.

3) Le sang mêlé : C. Avignon, V. Gourdon et V. Cousseau
L’un des lieux majeurs de construction de la répulsion du mélange des sangs est le monde hispanique. A la fin du XIVe siècle, la politique de conversions forcées accompagnant les offensives militaires des Couronne d’Aragon et de Castille contre les différentes formes de souveraineté musulmane était d’essence religieuse : la goutte de sang juif, ou maure, ou nouveau converti, restait soluble dans l’eau du baptême et n’excluait pas l’accès aux principales charges publiques de la Monarchie catholique (Carrasco, Molinié-Bertrand, Perez, 2011). Avant la fin du XVe siècle, il n’y avait guère de réflexion articulée entre pureté de la foi et pureté du sang (Sicroff, 1960). En 1492, la chute du dernier émirat andalou et l’expulsion des juifs refusant la conversion imposée par les Rois Catholiques entraîne une conception nouvelle de la Limpieza de sangre, ou « pureté du sang » et l’exaltation, à partir du XVIe siècle, d’un sang « pur de toute macule de sang juif ou maure » qui détermine une nouvelle stratification sociale, raciale, complémentaire de la hiérarchie sociale fondée sur la noblesse. Si la bâtardise est d’abord un régime juridique avant d’être un donné biologique, la mobilisation d’une rhétorique somatisée de la « macule » et de la « souillure » dans les législations de « pureté de sang » fait écho aux discours des juristes de l’époque moderne, qui attribuent aux enfants nés hors mariage légal une « tache », une « macule », voire une « note d’infamie » (Jonin, 2008 ; Steinberg, 2016).
L’extension impériale du monde ibérique aux XVe-XVIe siècles, en Afrique et aux Indes, entraîne l’exportation de cette notion dans les espaces coloniaux selon une chronologie qu’il conviendra de questionner afin d’élargir la réflexion aux enjeux du métissage et aux différentes lectures et adaptations que les sociétés coloniales ont connues. Jusqu’au XXe siècle, l’enfant métis des sociétés coloniales, à l’image du bâtard dans les familles des métropoles, est perçu comme un facteur de déstabilisation de l’ordre familial ainsi que de l’ordre social, en ce qu’il brouille les hiérarchies. Cette perception de la menace peut susciter une réaction légale qui, dans les deux cas, vise à construire des limites (juridiques, morales, économiques) au mélange des sangs. Dans quelle mesure les pays d'Europe occidentale sont-ils influencés par cette obsession d’origine ibérique de la pureté ? Quelles régulations spécifiques mettent-ils en place dans leurs espaces coloniaux en fonction des leurs équilibres sociaux et culturels propres ? En retour, l’ouverture aux populations extraeuropéennes transforme-t-elle la perception de l’hérédité par le sang et les comportements des populations en Europe ?
En outre, les normes relatives à la limitation du mélange des sangs ont été élaborées selon des chronologies différentes, et appliquées avec une rigueur très variable, la déviance pouvant, en certains cas, s’instaurer en norme parallèle. Le discours médico-biologique de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle donne une assise scientifique à l’idée de déclassement puis de dégénérescence associée au mélange des sangs. Il se traduit dans les sociétés coloniales par un refus plus affirmé des alliances métissées et une ségrégation plus forte des enfants qui en sont issus, souvent relégués du côté du parent de statut ethnico-social inférieur. Ce phénomène touche aussi les sociétés métropolitaines à travers la figure du « corps » de la Nation, qu’il convient de préserver de tout mélange qui détruirait son essence et sa force vitale. Les périodes modernes et contemporaines seraient donc caractérisées par la tentation de créer des entités homogènes fondées sur le sang, en particulier pour la noblesse et la couleur. Tout au long de la période considérée, notamment à partir du XVIIIe et jusqu’au XXe siècle, les limites assignées au mélange des sangs font l’objet d’oppositions variées, de nature religieuse, philosophique, scientifique ou juridique. Il s’agira d’articuler à ces constructions juridiques complexes des analyses de pratiques sociales. Outre la question de l’ampleur et des modalités de contournement des interdits, cette session voudrait analyser les trajectoires de ces individus aux sangs mêlés, ainsi que leur degré d’intégration dans des dynamiques familiales afin de mesurer à différentes échelles du corps social les incidences d’une stigmatisation sans cesse recomposée au fil des siècles.

4) Hérédité et maladies, la transmissions par le sang : N. Sage Pranchère, F. Cahen
Le sang entendu comme vecteur d’hérédité permet la transmission des caractères moraux ou physiques, perçus comme positifs (qualités, identité) ou négatifs (pathologies, « tares », anomalies…). Il interroge dès lors l’évolution des savoirs sur la transmission (Van der Lugt, Miramon, 2008). La question de la consanguinité comme vectrice de maladies spécifiques ou de tares chez les descendants constitue un autre aspect de cette transmission (Diane B. Paul, 1998). La transmission par le sang de maladies définies comme héréditaires est très tôt envisagée entre mère et enfant pendant la grossesse comme l’évoque Chambers dans sa Cyclopedia au XVIIIe siècle. La compréhension de l’indépendance des circulations sanguines est suffisamment tardive pour laisser perdurer jusqu’au XXe siècle un imaginaire du sang nourricier ou contaminant, relayé par l’émergence de maladies à l’étiologie longtemps perçue comme complexe (syphilis ou plus récemment VIH) (Corbin, 1981 ; De Luca, 2009). Cet imaginaire est d’ailleurs réactivé par les recherches sur la perméabilité de la barrière placentaire à des molécules présentes dans le sang maternel (alcool, nicotine), suscitant le développement d’un discours sur les devoirs de la femme enceinte dans une perspective de santé publique. Les recherches sur les caractéristiques du sang (définition des groupes sanguins, des rhésus) ont sur la définition biologique de la parenté des conséquences non négligeables, entre autres le développement des recherches en paternité, désormais aussi fondées scientifiquement et non plus seulement socialement (Okroi, Voswinckel, 2003). Ces recherches expliquent aussi les manifestations pathologiques induites par la parenté : mise en lumière des incompatibilités foeto-maternelles et de leurs effets en termes de morbidité et de mortalité néo-natale et infantile.
L’hérédité de certaines maladies sanguines ajoute encore aux liens déjà étroits entre famille et imaginaire du sang : les conséquences de la transmission féminine de l’hémophilie parmi les ancêtres de la reine Victoria en sont un exemple parmi d’autres.


Calendrier et modalités pratiques :

Les propositions de communications (titre, résumé d’une page max., bref CV) devront parvenir en français, anglais, italien, espagnol aux organisateurs avant le 15 janvier 2017. Elles seront examinées et évaluées par les organisateurs du colloque, faisant fonction de comité scientifique. La sélection des communications sera indiquée aux proposants avant le 15 février 2017. Les communications pendant le colloque pourront se faire en français, anglais, italien, espagnol et devront être accompagnées d’un powerpoint dans une autre langue pour une meilleure compréhension générale.


Institutions mobilisées : 
Société de Démographie Historique, Centre Roland Mousnier (UMR 8596, université Paris IV). 

Comité d’organisation et comité scientifique : Carole Avignon, Fabrice Boudjaaba, Fabrice Cahen, Vincent Cousseau, Julie Doyon, Michael Gasperoni, Cyril Grange, Vincent Gourdon, Isabelle Robin, Nathalie Sage-Pranchère.

Contacts : envoyez vos propositions à Julie Doyon (julie.doyon@free.fr) et Isabelle Robin (isabelle.robin@paris-sorbonne.fr)

Les transformations contemporaines des métiers des secteurs de la santé et du social

Travail, santé, précarité. Les transformations contemporaines des métiers des secteurs de la santé et du social à l’épreuve du sens

Appel à communication


Depuis plusieurs années, les métiers du soin et du travail social ont connu des évolutions importantes de leurs conditions d’exercice. Ces transformations sont d’abord relatives aux dispositions en matière d’action médico-sociale introduites par les nouvelles législations*.
Cette nouvelle gestion publique (new public management) fait écho avec l’épuisement de l’État providence**. En effet, si les États Providence européens sont nés comme réponse, d’une part, aux révolutions industrielle et démocratique, et, d’autre part, à la question sociale résultant de la tension entre l’égalité juridico-politique formelle et la réalité des inégalités socio-économiques réelles, sa crise se traduit par un rapprochement des différents systèmes construits par les États, dont on peut rappeler simplement quelques traits : activation des dépenses dites passives, responsabilisation des ayant-droit, financement par l’impôt, difficulté des équilibres financiers, marchandisation des services collectifs…

* Nous faisons en particulier référence ici à la Loi du 2 janvier 2002 rénovant l'action sociale et médico-sociale, à la tarification à l'activité (T2A) issue de la réforme du plan hôpital 2007, à la Loi du 21 juillet 2009 dite « Hôpital, patients, santé et territoire » (HPST), à la Révision générale des politiques publiques (RGPP) en 2007, puis à la Modernisation de l'action publique (MAP) en 2012.
** J. Habermas, « La crise de l’État-Providence et l’épuisement des énergies utopiques », dans Écrits politiques, trad. fr., Paris, Cerf, 1990, pp. 105-126.

Approfondir ce diagnostic nécessite de le confronter aux évolutions réelles des rapports sociaux au sein d’une économie mondialisée et de ses répercussions sur les modes de subjectivation. La figure de l’individu autonome entre désormais en conflit avec les mécanismes de la solidarité et, pour reprendre les analyses de Marcel Gauchet*, conteste les institutions qui l’ont rendu libre. Les termes mêmes de société et de solidarité deviennent obsolètes au profit de représentations affaiblies comme l’humanitaire ou le « care ». Les inégalités sociales deviennent illisibles en se fragmentant en différences individuelles, valorisées comme modèle culturel dominant d’être au monde, et parfois reprises dans des collectifs malléables et temporaires d’identifications tribales ou communautaristes. L’anonymat des forces auxquelles l’individu s’affronte, l’incertitude face à l’avenir, dont le « présentisme », et le « bougisme mystificateur », stigmatisés par Pierre-André Taguieff**, sont le symptôme ; les métaphores creuses de la perte de sens ou de lien, produisent une sorte de rapport désespéré au politique comme capacité de construire quelque chose comme du commun, de la maîtrise, bref, ce qu’on appelait naguère, sinon une société, au moins du social, ou de l’être ensemble qui ait un sens pour chacun. Pour rendre compte de cette conjoncture de nouvelles catégories de la pensée apparaissent la souffrance sociale, l’exclusion, montrant la dimension profondément subjective de la question sociale contemporaine. Face aux protections qui se défont, l’individu est appelé à donner de lui-même : pas de secours sans contrepartie, pas de service sans argent, pas de reconnaissance sans réussite de soi-même.
Face au constat de la déliquescence de la protection sociale et de l’intervention sanitaire et sociale auprès des usagers, nous proposons, à l’occasion de ce colloque, de nous pencher sur l’expérience des « acteurs de première ligne » que représentent aujourd’hui les professionnels des métiers du soin et du travail social. En effet, tant les transformations des réglementations sous l'impulsion des nouvelles législations que les conditions de vie de publics affectés par la montée de la précarité ont créé de nouveaux contextes qui obligent les professionnels à repenser les modalités de leurs interventions. Par ailleurs, les effets de « l’ébranlement de la société salariale »*** confrontent désormais certaines catégories sociologiques à une vulnérabilité structurelle qui n’est pas sans conséquences en matière d’accompagnement sanitaire et social.
À l’heure où les modèles d’organisation du travail centrés sur l’idéologie entrepreneuriale et le culte de la performance individuelle s’imposent en dehors du secteur de l’économie marchande et imprègnent de plus en plus fréquemment le domaine des emplois de services, les professionnels des « métiers de l’humain » expliquent de plus en plus fréquemment ne plus pouvoir se satisfaire des seuls aspects d’évaluation, de performance, de réussite, de quantification qui pèsent de plus en plus lourdement sur les acteurs sociaux. Ces critères, induits par la raison instrumentale et le souci de productivité qui envahissent désormais nos sociétés postindustrielles, conduisent en effet à des difficultés considérables pour des professionnels conduits à exercer leurs fonctions dans des conditions de plus en plus difficiles, alors même que les espaces de partage et d’échanges autour des difficultés liées à l’écart entre « travail réel » et « travail prescrit » semblent s’amenuiser, renforçant encore le poids d’une souffrance subjective dont les effets sont néanmoins parfaitement concrets. En d’autres termes, si le travail est uniquement jugé à l’aune de la valeur d’utilité que définissent des critères d’évaluation excluant le « jugement de beauté » et le « jugement de gratitude », alors l’échec est probable et la responsabilité de celui-ci est alors attribuée aux professionnels ou au public concerné. Dès lors, pour les professionnels du champ sanitaire et social, les incertitudes que font naitre cette situation influent sur les perspectives et le sens de leur travail et se traduisent parfois par des symptômes tels que le stress ou la souffrance au travail.

* M. Gauchet, La condition historique, Paris, Stock, 2003.
** P-A. Taguieff, L’effacement de l’avenir, Paris, Galilée, 2000.
*** R. Castel, Les métamorphoses de la question sociale. Une chronique du salariat, Paris, Gallimard, 1995.


Sans prétendre épuiser les problèmes posés par la thématique de ce colloque, quatre axes de travail orienteront la réflexion proposée dans les ateliers thématiques à partir des réponses à l’appel à communication :
Axe 1. Incidences des transformations législatives et organisationnelles sur les pratiques professionnelles
Comment évaluer aujourd’hui l’incidence des réformes qui, ces dernières années, ont tout particulièrement affecté le champ de l’intervention sociale et de la santé ? Quel regard portent aujourd’hui les professionnels à ce propos ? Quelles conséquences peuvent être identifiées en matière de rythmes de travail, de responsabilités, de logiques d’action ?

Axe 2. Mutations des cultures et des identités professionnelles et évolutions des formes et figures de l’engagement
Qu’en est-il aujourd’hui des mutations culturelles et identitaires des métiers des secteurs de l’intervention sociale et de la santé ? Quelles sont aujourd’hui les formes et figures de l’engagement des professionnels qui exercent dans ces domaines ? Quelles valeurs sous-tendent l’exercice professionnel et peut-on aujourd’hui repérer des transformations à ce propos ?

Axe 3. Bien être et mal être au travail
Les modèles d’organisation du travail paraissent devoir se centrer de plus en plus sur la dimension entrepreneuriale, la performance individuelle, l’évaluation de la qualité, l’obligation de résultats, la responsabilisation des usagers, la contractualisation, le projet, etc. Néanmoins, en quoi ces orientations favorisent-elles ou non l’efficacité ressentie et le bien-être au travail ? Ces orientations conduisent-elles à une meilleure reconnaissance des tâches accomplies ? Suscitent-elles le désir et le plaisir de travailler ou au contraire le déplaisir et parfois le découragement ?

Axe 4. Relations, coopération, et solidarités
Dans un contexte de mutations organisationnelles guidées par la rationalité instrumentale, le changement est souvent présenté comme le passage obligé en vue d’une performance et d’une efficacité accrue. Des transformations s’organisent donc en fonction de critères supposés logiques et pragmatiques (en particuliers gestionnaires et comptables), afin d’aboutir à la définition d’un ensemble de consignes supposées garantes de « bonnes pratiques ». Pour autant, sur le terrain, malgré la logique intrinsèque de telles orientations, il
semble que le sens du travail ne soit désormais plus un allant de soi. Quelles nouvelles modalités de coopération et de solidarités fait naitre une telle situation ? Quelles formes d’inventions collectives, voire de « résistance créatrice » se donnent aujourd’hui à voir et à entendre ?

Les personnes intéressées par une intervention dans cette manifestation scientifique sont conviées à proposer une contribution selon les modalités suivantes :
Les propositions de communications devront être soumises pour le 2 janvier 2017 au plus tard. Les propositions indiqueront l'axe retenu et ne devront pas excéder 5000 signes.
Elles devront être transmises par email à Christophe NIEWIADOMSKI (christophe.niewiadomski@univ-lille3.fr ) et à Pascal FUGIER (pascal-fugier@orange.fr).
Après acceptation des propositions par le comité scientifique, l'envoi des textes dans leur intégralité est fixé au 28 février 2017
Les inscriptions pour le colloque s’effectuent sur le site suivant : https://tsp.univ-lille3.fr/

mercredi 14 décembre 2016

L'histoire de l'hôpital des enfants malades de Toronto

SickKids: The History of the Hospital for Sick Children

David Wright

Mary Jo Haddad (Foreword)


Hardcover: 480 pages
Éditeur: University of Toronto Press, Scholarly Publishing Division;
16 novembre 2016
Langue: English
ISBN-13: 978-1442647237

Toronto's Hospital for Sick Children is the most famous medical institution in Canada. In addition to being the largest pediatric centre in North America, it has earned an international reputation for clinical care and research that has influenced generations of health care practitioners across the country and around the world. In a very real sense, hospital staff have touched the lives of tens of thousands of children and their families. 

SickKids has an equally remarkable history - from its humble origins in rented houses in Victorian Toronto, the Hospital would flourish to become an influential paediatric institution, pioneering Pasteurization, the Iron Lung for Polio, Pablum, the Mustard Procedure for 'Blue Babies', and the discovery of the gene for Cystic Fibrosis. It would also be the site of two of most famous medical controversies in modern Canadian history -- the suspected murder of two dozen babies in the early 1980s and, more recently, the whistle-blowing controversy involving the research scientist, Nancy Olivieri. 

David Wright’s History of The Hospital for Sick Children chronicles this remarkable history of the SickKids, including its triumphs and tragedies, its discoveries and dead-ends. In doing so, Wright has crafted a compelling and accessible history of SickKids that anchors Toronto's children's hospital within the broader changes affecting Canadian society and medical practice over the last century.

Prochaine séance de la SFHM

Prochaine séance de la Société Française d'Histoire de la Médecine


SAMEDI 17 DECEMBRE 2016 À 14h30

Amphithéâtre BAUDENS de l’École du Val-de-Grâce,
1 place Alphonse Laveran, 75005 Paris (Métro Port Royal)


Daniel DROIXHE Fourcroy, historien du traitement du cancer dans l’Encyclopédie méthodique

Philippe GUILLET La nathomie selon Galien

Jean DELEUZE  Revue du praticien : la sauvegarde des musées d'histoire de la médecine

Alain BUGNICOURT La mortalité militaire à l'hôpital de Boulogne/Mer au XVIIIe siècle

La santé digestive dans la culture du 19e siècle

Gut Feeling: Digestive Health in Nineteenth-Century Culture

Call for papers


An interdisciplinary workshop, 26-27 May 2017, University of Aberdeen

Gut health has become a buzzword in contemporary culture. Ground-breaking research is pointing to potential links between the gut and such diverse areas as our mood, weight, and thought processes. The current debates on the digestive system and our physical and mental health, however, are not without precedent. The stomach occupied a central place in the development of medicine in the nineteenth century and the number of medical, literary and popular publications on digestion proliferated from this period onwards. With the exception of anorexia and obesity, however, few scholars have examined the cultural significance of the gut in the modern period, confirming the lowly status the abdomen has endured in the Western intellectual tradition.

This workshop aims to develop a new understanding of gut health in modern history by establishing a dialogue between different scholars on this aspect of the body. The preoccupation with guts and the bowels in the Early Modern period developed a new urgency in the nineteenth century through the rapid progress of medicine and the increased concern with the stomach as a site of self-fashioning. The obsession with the gut during this period was a highly cosmopolitan phenomenon crossing many fields of experience, and the workshop aims to bring together scholars from a range of specialisms, including English studies, Modern Languages, History, History of Medicine, Anthropology, Philosophy, Visual Studies, Religious Studies and History of Science.

Applications from postgraduate and early career scholars are particularly welcome.

Topics include, but are not limited to:

· The history of psycho-gastric conditions

· The history of nutritional physiology and metabolism

· (In)digestion as a metaphorical framework

· Literary portrayals of digestion, constipation and defecation

· Digestive and excretory labours and authorial identity

· Visual portrayals of the digestive system

· The gut as a site of self-fashioning

· Digestion and nationhood

· Digestion and public health

· Gut-brain connections

· Digestion and modernity

· Digestion and constipation in philosophical thought

· The role of digestion in social relations

· Digestive health as spiritual practice

Interdisciplinary approaches and international comparisons are strongly encouraged.

Contributors will be invited to submit developed papers for consideration for publication after the event.

Proposals should be no more than 300 words in length and a short biography should also be included. Please send tom.mathias@abdn.ac.uk by 31 January 2017.


This two-day workshop is funded by the University of Aberdeen School of Language, Literature, Music and Visual Culture; the Society for French Studies; the British Society for the History of Science; and the British Society for Literature and Science.

mardi 13 décembre 2016

Dernier numéro de History of Psychiatry

History of Psychiatry 

December 2016; 27 (4)


Articles

Marianna Scarfone
Italian colonial psychiatry: outlines of a discipline, and practical achievements in Libya and the Horn of Africa

Jonathan Y Tsou
Natural kinds, psychiatric classification and the history of the DSM

Yazan Abu Ghazal and Devon E Hinton
Platzschwindel, agoraphobia and their influence on theories of anxiety at the end of the nineteenth century: theories of the role of biology and ‘representations’ (Vorstellungen) 

Select this article

Yohan Trichet and Agnès Lacroix
Esquirol’s change of view towards Pinel’s mania without delusion

Pavlos Ntafoulis
A war psychiatry approach to warfare in the Middle Byzantine period 

Select this article

Carlos Francisco Almeida de Oliveira, Carlos Evandro Martins Eulálio, Viriato Campelo,
Paulo Dalgalarrondo, and Professor Tom Dening
A historiographic study of psychiatric treatments in Brazil: mentalism and organicism from 1830 to 1859 

Alberto Zanatta, Giuliano Scattolin, Gaetano Thiene, and Fabio Zampieri
Phrenology between anthropology and neurology in a nineteenth-century collection of skulls History of Psychiatry

Classic Text No. 108

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Yoshiaki Motobayashi,Josef Parnas,Yoshiaki Motobayashi,Bin Kimura,and Dylan Luers Toda
‘The “schizophrenic” in the self-consciousness of schizophrenic patients’, by Mari Nagai (1990)



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Research on the history of psychiatry

Dissertation Abstracts

Les manuscrits médicaux médiévaux

Medieval Medical Manuscripts

Colloquium


Date:               14 December 2016
Time:              10:00 -17:15  hrs.
Location:       University Library Witte Singel 26-27  2311 BG Leiden, the Vossius Room

Free and open to all

This colloquium is devoted to medieval manuscripts with medical texts. The papers are devoted to both the contents and physical appearance of these objects. Discussed are a variety of contextual issues, including the production centers of medical manuscripts, their manner of use, and the individuals for whom the books were made. The geographical focus is the Latin West, though connections with the Arabic tradition will be drawn. The Long Twelfth Century, when medical manuscripts were first produced in large numbers, is a common thread joining many of the papers.
Program

10.00 am – Welcome and Short Introduction

10.10 am - 10.50 am – Claudine Chavannes-Mazel (University of Amsterdam)
Plants and Medicine: The Illustrated Manuscripts of the Herbarium by Pseudo-Apuleius in the
Collections of Leiden University Library

10.50 - 11.20 am – Coffee break

11.20 am - 12.00 Noon – Catrien Santing (University of Groningen)
A Deventer Miscellany: From Recipes for Cake to Rules for a Healthy and Happy Life

12.00 Noon - 12.30 pm – Erik Kwakkel (Leiden University)
Medical Manuscripts from the Long Twelfth Century in Dutch Collections

12.30 - 2 pm – Lunch (on your own)

2 - 2.40 pm – Francis Newton (Duke University)
The Oldest Surviving Manuscript of the Articella: Paris lat. 7029 and its Original Home

2.40-3.10 Iolanda Ventura (CNRS, Orléans)
Some Considerations on the Development of Practica Pantegni II

3.10 - 3.40 pm Coffee break

3.40 - 4.30 pm – Lieftinck Lecture in Medieval Manuscripts

Eliza Glaze (Coastal Carolina University)
Scribes and Scholars in Eleventh and Twelfth Century Medical Manuscripts

4.30 pm - 5.15 pm – Display of medical manuscripts from Leiden University Library

Sponsored by De Jonge Akademie

The proceedings are to be published by Leiden University Press.