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mercredi 16 juillet 2014

Repos estival

Le blog Historiens de la santé prend quelques semaines de repos. 


Mais nous serons de retour le 15 août ! 

Très bel été à tous. 

mardi 15 juillet 2014

La désinstitutionnalisation psychiatrique au Canada français

Désinstitutionnalisation psychiatrique en Acadie, en Ontario et au Québec


Marie-Claude Thifault et Henri Dorvil (éditeurs)


Éditeur :Presses de l'Université du Québec
Collection :Prob. sociaux & interven. soc.
Langue :Français
Parution : 20 août
ISBN :9782760540637


L’isolement en asile, traitement grandement utilisé à la fin du XIXe siècle pour guérir la folie, a été remis en question au fur et à mesure que le XXe siècle passait. La conception des réseaux de santé, le développement des disciplines psychiatrique et psychologique dans l’après-guerre, la découverte des neuroleptiques au début des années 1950 et les contrecoups de la Révolution tranquille, accompagnés d’un vent de décléricalisation, ont mené à une révolution psychiatrique : la désinstitutionnalisation.

Cet ouvrage expose les tenants et les aboutissants d’une première vague de désinstitutionnalisation qui a marqué les années 1960 et 1970 en contexte canadien-français (Québec, Ontario et Nouveau-Brunswick). Proposant une étude sociohistorique et une analyse critique de cette période charnière en santé mentale, les auteurs évaluent les conséquences des transferts sur la vie des patients sortis des asiles ainsi que le rôle des intervenants en matière d’accompagnement. Ils soulèvent également des pistes d’intervention entourant les nouveaux enjeux de la prise en charge des personnes souffrant d’une maladie mentale.

Alliant criminologie, histoire, sociologie, travail et sciences infirmières, l’ouvrage traite autant de politiques d’hygiène mentale, de contrôle social, de médicaments psychotropes que de marginalisation des malades mentaux. Il met au jour un vaste patrimoine matériel et immatériel de la santé mentale au Canada. 



Réinventer la nourriture après la famine en Irlande

Reforming food in post-Famine Ireland: Medicine, science and improvement, 1845-1922

Ian Miller


Hardcover: 864 pages
Publisher: Oxford University Press (July 31, 2014)
Language: English
ISBN-10: 0719088860
ISBN-13: 978-0719088865


Reforming food in post-famine Ireland: Medicine, science and improvement, 1845-1922 is the first dedicated study of how and why Irish eating habits dramatically transformed between the famine and independence. It also investigates the simultaneous reshaping of Irish food production after the famine. Adopting an interdisciplinary approach, the book draws from the diverse methodological disciplines of medical history, history of science, cultural studies, Irish studies, gender studies and food studies. Making use of an impressive range of sources, it maps the pivotal role of food in the shaping of Irish society onto a political and social backdrop of famine, Land Wars, political turbulence, the First World War and the struggle for independence. It will be of interest to historians of medicine and science as well as historians of modern Irish social, economic, political and cultural history.

lundi 14 juillet 2014

Freud et Charcot

Le jeune Freud en stage chez Charcot à la Salpêtrière (1885-1886)

Conférences de Alain Lellouch et de Michelle Moreau Ricaud.

Discutants : Gérard Bazalgette et Jacques Touzé


Samedi 13 décembre 2014 de 14h à 18h
PARIS
Lieu : le lieu sera précisé ultérieurement.


Ce travail s’inscrit dans la suite de la commémoration des 120 ans de la mort de Jean- Martin Charcot (1825-1893) et du colloque Charcot, Freud, Lacan et l’hystérie tenu à La Salpêtrière le 5 10 2013. C’est justement dans cet hôpital que Charcot exerça comme chef de service de l’Hospice de la Vieillesse - Femmes de 1860 à 1893, année de son décès.
Le but de cette recherche est de montrer (au travers notamment du fonds d’archives Charcot et de la correspondance de Freud) la rencontre du stagiaire avec le maître, ses collaborateurs, ses élèves, ses patient(e)s et l’organisation du service qui contribua à l’émergence de ce qu’il est convenu d’appeler l’Ecole de la Salpêtrière.
Cette rencontre de Freud fut décisive puisqu’elle fut à l’origine de sa réorientation professionnelle et de l’invention de la psycho-analyse dans les années qui suivirent son retour à Vienne.



I - Conférence de Alain Lellouch (Sociétés française et internationale d’Histoire de la Médecine) : « Le Professeur Charcot (1825-1893) ou l’itinéraire d’un chercheur hors du commun »

II- Conférence de Michelle Moreau Ricaud (Quatrième Groupe) : « Freud avant Freud »

Discutants : Gérard Bazalgette et Jacques Touzé.

Sport et Grande Guerre

Exposition Sport et Grande Guerre

Exposition sur le sport français dans la grande guerre « du sport militaire au sport moderne », au CREPS de Montpellier du 17 juin au 29 août 2014.



Cafétéria «Le manège » au sein du CREPS de Montpellier
2 avenue Charles Flahault, 34 090 Montpellier.


A travers 15 panneaux, est proposé un parcours de découverte des origines du sport moderne en France dès le début du XXème siècle en montrant l’influence militaire, le début du sport spectacle, les pionnières du sport féminin et les héros sportifs morts au combat durant la grande guerre 14-18.

Ainsi, est mise en lumière l’influence politique, économique et sociale sur l’évolution du sport. Trois périodes sont concernées : avant 14-18, la guerre et ses héros sportifs, l’après guerre pour terminer par un clin d’œil aux champions des derniers jeux olympiques à Londres en 2012.


Informations pratiques

Durée de la visite : entre 30 à 45 minutes.
La visite peut se faire de manière autonome car tous les panneaux sont explicatifs par thème.
Réservation à l’accueil pour tous les groupes et notamment pour les groupes de jeunes avec obligatoirement un cadre adulte présent.

Du lundi au vendredi de 10h à 12h

Entrée libre et gratuite



Contact
Tél : 04 67 52 37 51
E-mail

dimanche 13 juillet 2014

La reproduction au Canada

Fertile Ground: Exploring Reproduction in Canada

Stephanie Paterson, Francesca Scala, Marlene K. Sokolon (Editors)


Hardcover: 416 pages
Publisher: McGill-Queen's University Press (July 15, 2014)
Language: English
ISBN-10: 0773543686
ISBN-13: 978-0773543683



Ideas of choice and rights traditionally dominate discussions concerning reproduction and gender politics. Fertile Ground argues that the current political climate in Canada necessitates a broader understanding of the links between the politics of reproduction, the state, and gender relations. Three major themes are developed in the book: women's lived experiences, the role of the state in reproductive politics, and discourses around reproduction. Contributors examine unequal access to in vitro fertilization treatments depending upon class, race, age, disability, and health status; critique Health Canada's adherence to a medical model of breastfeeding; analyze marketing campaigns for birth-control products; and recount the Aamjiwnaang First Nation's experience of seeking recognition for reproductive health concerns. Fertile Ground links reproduction to marginalization, contestation, and the state in order to illuminate the continuity of reproductive moments and their implications for identity, activism, policy formation, and further scholarship. A timely and multidisciplinary account of reproduction and gender politics in Canada, Fertile Ground will interest academics, activists, and professionals involved in the areas of women's studies, politics, sociology, and public health.

Le soldat et la mort dans la Grande Guerre

Le soldat et la mort dans la Grande Guerre

Colloque 


Du mercredi 01 octobre 2014 au vendredi 03 octobre 2014

Théâtre du Chemin Vert, 
place du 11 novembre
Reims, France (51)

Ce colloque est organisé par les Archives départementales de la Marne (Conseil général de la Marne), en partenariat avec le Service interministériel des archives de France (Ministère de la culture et de la communication). Le colloque a obtenu le label de la Mission du Centenaire de la première guerre mondiale. La Marne est le département français où l'on trouve le plus grand nombre de sépultures militaires françaises du premier conflit mondial (plus de 164 000 corps dans 34 nécropoles). De plus, la première bataille de la Marne, en septembre 1914, fut l'une des plus meurtrières de ce conflit. Ce colloque international et pluridisciplinaire est l'occasion de rappeler le sacrifice des millions de soldats tués pendant la Grande Guerre et de faire le point sur l'historiographie et l'état de la recherche historique sur ce thème.



Mercredi 1 octobre
Mourir à la guerre


Présidence : Michel Bernard
9h : Accueil
9h30 : Ouverture par le président du Conseil général de la Marne et le directeur chargé des Archives de France

10h: John Horne, La mort pendant la Grande Guerre : un bilan historiographie.
10h30 :Frédéric Guelton, La mort dans l’enseignement et la pensée militaires avant 1914.
11h :Pause
11h30 :François Cochet, Mourir au front et à l'arrière-front.
12h:Jan Van der Fraenen, La mort dans l'armée belge. Le cas du Boyau de la Mort.

Présidence : John Horne
14h30 :Xavier Boniface, Les aumôniers militaires au chevet des mourants.
15h : Alain Jacques et Michaël Landolt, De l’inhumation fortuite à la sépulture multiple organisée.
15h30 : Fabien Théofilakis, Mourir loin du front : le cas des prisonniers.
16h: Pause
16h30: Romaric Nouat, Mourir à l'arrière : le Service de santé aux armées en Touraine.
17h : Clémentine Vidal-Naquet, La mort dans les échanges épistolaires.
17h30: Discussion

Jeudi 2 octobre
Gérer les morts

Présidence : François Cochet
9h : Accueil
9h30 : Alexandre Lafon, Un difficile bilan chiffré des pertes combattantes : l'exemple français.
10h : Annie Deperchin, Guerre, mort et droit
10h30 : Roseline Salmon et Emmanuel Pénicaut, Quand le militaire se fait officier d'état civil.
11h : Pause
11h30 : Vincent Viet, Une approche sanitaire : la protection des vivants contre les morts
12h :Yves Desfossés, L’archéologie doit-elle s’intéresser à la découverte de corps de disparus de la Grande Guerre ?
12h30: Louise Loe et Michel Signoli, Les « nouveaux morts » de la Grande Guerre, d’Alain Fournier aux fosses à munitions de Fromelles.

Représenter la mort
Présidence : Philippe Buton
14h30: Guy Flucher, Modes et lieux d'inhumation, du champ de bataille aux nécropoles.
15h : Victor Demiaux, Le soldat inconnu :l'histoire internationale d'un symbole national.
15h30: Alexandre Niess, La représentation des corps sur les monuments aux morts.
16h : Pause
16h30 : Isabelle Saint-Martin, Représenter la mort dans l’art d'église : sculptures et vitraux commémoratifs.
17h : Jean-Pierre Rioux, Bedel, Dorgelès et Péguy : trois écritures de la mort dans la Grande Guerre.
17h30 : Discussion


Vendredi 3 octobre
Représenter la mort


Présidence : Jean-Pierre Rioux
9h : Accueil
9h30 : Jean-Claude Fombaron, La représentation de la mort dans les journaux de tranchées allemands.
10h : Véronique Goloubinoff, Les morts et la censure dans la photographie militaire.
10h30 : Laurent Véray, Mémoires cinématographiques françaises des morts de la Grande Guerre.
11h : Pause
11h30 : Franck Viltart, Voyage au pays des morts, à l’origine du tourisme de mémoire.
12h: Philippe Buton, L'ombre portée de la représentation de la mort.


Intervenants
Michel BERNARD, sous-préfet de Reims
Xavier BONIFACE, professeur à l’Université du Littoral Côte d’Opale
Philippe BUTON, Centre de recherche en histoire culturelle, Université de Reims-Champagne-Ardenne
François COCHET, professeur à l’Université de Lorraine-Metz
Victor DEMIAUX, docteur en histoire
Annie DEPERCHIN, Centre d'Histoire judiciaire, Université de Lille 2
Yves DESFOSSÉS, conservateur régional de l’archéologie, DRAC Champagne-Ardenne
Guy FLUCHER, INRAP
Jean-Claude FOMBARON, historien indépendant
Véronique GOLOUBINOFF, ECPAD
Frédéric GUELTON, colonel (er), docteur en histoire, ancien chef du département de l'armée de terre au Service historique de la Défense
John HORNE, professeur d’histoire, Trinity College, Dublin
Alain JACQUES, service archéologique de la ville d’Arras
Alexandre LAFON, docteur en histoire, Université de Toulouse 2 - Le Mirail
Michaël LANDOLT, Pôle d’archéologie interdépartemental rhénan
Louise LOE, Oxford Archaeology
Alexandre NIESS, Université de Reims-Champagne-Ardenne
Romaric NOUAT, doctorant, Université François-Rabelais, Tours
Emmanuel PÉNICAUT, conservateur au Service interministériel des Archives de France
Jean-Pierre RIOUX, inspecteur général honoraire de l'Éducation nationale
Isabelle SAINT-MARTIN, directeur d'études à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes
Roseline SALMON, conservateur aux Archives nationales
Michel SIGNOLI, CNRS
Fabien THEOFILAKIS, professeur invité à l’Université de Montréal
Jan Van DER FRAENEN, collaborateur scientifique au Musée royal de l'Armée et d'Histoire militaire de Belgique
Laurent VERAY, professeur en études cinématographiques à l’Université Sorbonne Nouvelle Paris 3
Clémentine VIDAL-NAQUET, docteur en histoire, enseignante
Vincent VIET, EHESS, Cermes3 (Centre de recherche médecine, science, santé et société)
Franck VILTART, chargé de mission centenaire dela Grande Guerre / projet Unesco, Conseil général de l’Aisne


L'entrée au colloque est libre et gratuite, sans réservation.



CONTACTS
Archives départementales de la Marne
courriel : archives51 [at] cg51 [dot] fr

samedi 12 juillet 2014

"Grec" et "Romain" dans les textes médicaux latins

'Greek' and 'Roman' in Latin Medical Texts. Studies in Cultural Change and Exchange in Ancient Medicine


Edited by Brigitte Maire, University of Lausanne





Series: Studies in Ancient Medicine (Book 42)
Hardcover: 451 pages
Publisher: Brill Academic Publishers; Lam Mul edition (July 15, 2014)
Language: English
ISBN-10: 9004242783
ISBN-13: 978-9004242784

Latin medical texts transmit medical theories and practices that originated mainly in Greece. This interaction took place through juxtaposition, assimilation and transformation of ideas. 'Greek' and 'Roman' in Latin Medical Texts studies the ways in which this cultural interaction influenced the development of the medical profession and the growth of knowledge of human and animal bodies, and especially how it provided the foundations for innovations in the areas of anatomy, pathology and pharmacology, from the earliest Latin medical texts until well into the medieval world.


Contributors: Pascal Bader, Béatrice Bakhouche, Sébastien Barbara, Valérie Bonet, Véronique Boudon-Millot, Serena Buzzi, Magali de Haro Sanchez, Patrica Gaillard-Seux, Aurélien Gautherie, Valérie Gitton-Ripoll, Alessia Guardasole, Svetlana Hautala, Gerd Haverling, Frédéric Le Blay, Laura López Figueroa, Marie-Hélène Marganne, Innocenzo Mazzini, Enrico Messina, Vincenzo Ortoleva, Muriel Pardon-Labonnelie, Antoine Pietrobelli, Sergio Sconocchia and Manuel Vázquez Buján.

Usages et représentations du corps sous l’Ancien Régime

Usages et représentations du corps dans les Mémoires et les Lettres d’Ancien Régime du XVIe siècle au XVIIIe siècle


Appel à communications


Journées d’étude de Clermont II et Nantes : avril et juin 2015

Organisées par Emmanuèle Lesne-Jaffro (Cerhac-Umr 5037) et Christian Zonza (L’AMo-EA 4276)



La conscience du corps évolue sous l’Ancien Régime, ainsi que ses représentations et ses discours, suivant ainsi une réflexion sur la conscience de soi à laquelle la philosophie prête une attention grandissante. C’est à travers les Mémoires et les correspondances que nous chercherons à mesurer ces mutations.

Les corps souffrants, les corps captifs, les corps triomphants et parés pour les cérémonies, carrousels, batailles, bals, corps publics et corps privés tiennent une place singulière dans les récits de vie sous l’Ancien Régime : de la chronique du fameux rhumatisme qui scande et organise secrètement l’écriture des Lettres de Mme de Sévigné aux inconforts de la cour de Fontainebleau rapportés par la Palatine, de l’épaule démise de Retz, évadé de Nantes, à la « cuisse héronnière » de Mazarin mourant, des détails insoutenables de l’évocation du cancer d’Anne d’Autriche par Mme de Motteville, à la mâchoire comme dévissée du premier président lors du lit de justice d’août 1718 décrite par Saint-Simon, au « grand remède » qu’expérimente Casanova. Ces évocations attirent notre attention sur un champ immense : celui de l’image et de l’expérience du corps restituées par les mémoires et les correspondances. Il s’agit d’interroger les discours non spécialisés sur le corps, autrement dit les récits d’expériences personnelles vécues ou de témoignage, en deçà des traités philosophiques, religieux, moraux, médicaux ou de civilité de l’époque.

Les études peuvent envisager différentes perspectives : 1. La santé du corps 2. Sa valeur sociale et sa perception esthétique 3. Le corps politique 4. La passion, la galanterie et la sexualité 5. Les rapports du corps et de l’âme 6. Le corps ridicule ou héroïque.

1. La santé :

Comment perçoit-on la santé et la maladie sous l’Ancien-Régime, comment en parle-t-on ? La maladie est objet de nombreux récits, qu’il s’agisse de discours sur soi ou de la santé des autres, des proches comme des personnages historiques. Litanie de fièvres, de remèdes et de pratiques médicales, des saignées aux lavements, de l’antimoine à la poudre d’écrevisses, les mémoires et les lettres évoquent les médecins, les drogues, les « plaies et les bosses ». Les récits de captivité évoquent les corps martyrisés, sous la torture infligée par les barbaresques entre autres exemples (Luppé du Garané, G. Mouette). Les régimes, les diètes, les séjours en ville d’eaux comme Vichy, Bourbon sont l’objet de chroniques (Mme de Sévigné, Mlle de Montpensier). Les grossesses constituent un chapitre important des témoignages féminins d’Ancien Régime. Le corps blessé, balafré, à côté d’autres infirmités est l’objet de l’attention des mémorialistes et épistoliers.

Enfin, la mort occupe une place non négligeable dans les Mémoires et les correspondances : nous songerons à la description de la mort d’Henriette d’Angleterre dans le récit de sa vie par Mme de Lafayette , à celle que Mme Roland consacre à l’agonie de sa propre mère, à la description de la mort d’Anne d’Autriche par Mme de Motteville, à la mort de Condé chez Choisy ou au massacre de la Saint-Barthélémy par Marguerite de Valois. Jusqu’à quel point les auteurs poussent-ils la représentation des agonies et dans quel but ?

2. Sociabilité et esthétique

La civilité et la politesse, les rituels sociaux engagent, disciplinent et contraignent le corps. Mais, tous ne sont pas soumis aux mêmes contraintes ; ainsi la duchesse d’Harcourt scandalise Saint-Simon par son incontinence sans gêne, d’autres princesses par « leur gousset fin ». Les normes esthétiques définissent la beauté et la laideur. Les parures, le vêtement, les coiffures, les bijoux travestissent, embellissent, normalisent les corps, les exercices du corps, la pratique des armes, de la chasse, l’équitation, la danse les éduquent. Les portraits apparaissent comme un sous-genre des mémoires, modelant les descriptions selon des canons et des valeurs qu’il importe d’inventorier. La sociabilité implique des changements d’identité par le vêtement comme le montrent les exemples de femmes qui se déguisent en hommes pour échapper au pouvoir masculin et les exemples d’hommes parés comme des femmes, Choisy ou le personnage d’Hendrich dans les Mémoires d’Henri de Campion. Enfin, songeons à la description des corps représentés : statues, peintures en particulier chez les artistes (Benvenuto Cellini, E. Vigée le Brun…).

3. Le corps politique

Les corps sont soumis à une hiérarchie imposée par le cérémonial de cour, dans une société où il faut voir et être vu. Comment rois, reines et princes jouent-ils du corps comme d’autant de signes capables d’imposer la force et le mystère du pouvoir, en particulier au moment de troubles politiques et sociaux ? Enfin, les signes politiques sont aussi les signes qui se lisent sur les visages, dans les gestes, constituant pour le mémorialiste un moyen de lire dans les âmes et de dire les causes de l’histoire secrète.

4. La passion : galanterie et sexualité

Comment les Mémoires et les lettres reflètent-ils les pratiques de séduction, les usages galants ou érotiques ? Comment Mémoires et lettres décrivent-ils et s’approprient-ils le champ de la sexualité ? Quelle perception des identités sexuelles ces discours portent-ils ? On sera frappé tantôt par l’audace, tantôt par les réticences de ces textes qui redéfinissent les frontières de l’intime et de la morale. Les textes libertins (Bussy, Tilly, Casanova) doivent être distingués des textes galants. Comment les mémorialistes qui prennent pour objet principal des histoires galantes (la Vie d’Henriette d’Angleterre, les Mémoires du comte de Gramont,l’Histoire de ma vie de Casanova, Alexandre de Tilly) disent-ils le corps sous un voile de pudeur ? Enfin les discours du corps sont sans doute sexués, comment peut-on l’évaluer ?

5. Le corps et l’âme

Le corps est au centre du mystère chrétien à travers la dévotion au corps du Christ ou selon l’image de l’homme pêcheur, déchu dans sa chair. On assiste à une polarisation des représentations entre vénération et effroi. Quelles images du corps héritées des traditions dévalorisantes (Saint-Augustin) ou valorisantes (Gerson, Saint François de Sales) traversent les récits de soi ? Comment les discours mondains, les discours des religieux et religieuses, ou des mystiques, décrivent-ils les rapports de l’âme et du corps et quels sont les échanges entre les représentations religieuses et l’univers mondain ? Quelle place est accordée au corps dans les relations, lettres et témoignages des religieuses, à Port-Royal, comme dans d’autres ordres, chez les Ursulines, par exemple ? Quelles pratiques singulières et usages du corps remarquables sont rapportés dans ces textes et à quelles fins ?

6. Corps, comédie et poème épique

La question du corps pose la question des portraits, de leur place, de leur fréquence et surtout de la littérarisation du réel : comment passe-t-on en effet de la pure description à la description satirique, ironique ? Se pose également la question de la théâtralisation du réel surtout chez des mémorialistes qui sont des hommes de théâtre ou proche du théâtre : comment Casanova ou bien Goldoni mettent-ils en scène les corps pour en tirer des effets comiques ? Le corps héroïque apparaît dans les récits de guerre, comme chez Monluc, Commynes, Campion, mais aussi La Rochefoucauld, dans les récits camisards. On pourra étudier l’autre version de l’héroïsme, le duel.

Ces questions donneront lieu à deux colloques successifs d’une journée et demi, à Clermont II les 9 et 10 avril 2015 et à Nantes les 4 et 5 juin 2015.

Les propositions de communications sont à envoyer pour le 15 septembre 2014 à Emmanuèle Lesne-Jaffro emmanuele.lesne@gmail.com et Christian Zonza : zonzachristian@yahoo.com.

vendredi 11 juillet 2014

Lait, sang et sperme dans l'Italie du Sud

Les fluides d'Aristote : Lait, sang et sperme dans l'Italie du Sud

Salvatore D'Onofrio

Éditeur : Les Belles Lettres
Collection / Série : Vérité des mythes ; 42
216 pages ; 21,5 x 15 cm ; broché
ISBN 978-2-251-38567-9
EAN 9782251385679



Le lait, le sang et le sperme maintiennent et reproduisent la vie, mais sont aussi les substances que toutes les cultures humaines manipulent, du point de vue symbolique, pour affirmer la domination masculine. Du lait d'épaule au lait de coeur, du miracle du sang de saint Janvier de Naples à la consommation des « os de morts » sous forme de biscuits en Sicile, de l’attribution des « cornes » aux époux trompés, au versement de sang des Vattienti de Calabre en l’honneur de la Vierge pendant la semaine sainte, ce livre aide à comprendre le rôle des fluides du corps dans les mythes, les croyances et les rites du Sud de l’Italie. Deux raisons justifient le titre, Les fluides d’Aristote : les représentations du lait, du sang et du sperme ont été étudiées dans une aire culturelle homogène comprenant autrefois la Grande-Grèce, et elles relèvent en partie du système des fluides établi par le philosophe grec dans son œuvre De la génération des animaux. Elles nous permettent également de remonter jusqu’à l’Égypte ancienne ou à la Mésopotamie. Un flux coule ininterrompu depuis des millénaires dans les veines des cultures méditerranéennes puis européennes en s’adaptant aux changements de toutes sortes : économiques, sociaux et religieux. Ce livre permettra au lecteur d’avoir une vue d’ensemble sur un phénomène complexe dont les traits particuliers se lient à des évidences élémentaires – donc universelles – de la culture humaine.

Trauma nursing

Journal of Trauma Nursing

Call for Manuscripts

Sometimes a good thing continues to get better. Our quarterly journal has served the needs of trauma nurses well but starting in 2014 it will be even better! Six issues per year. You will continue to receive your quarterly print edition plus two online only editions will be added.

There will however be a cost -- more people will be needed to share their stories, research, ideas and experience. More editions require more articles. Have an idea for an article? Email Kathryn Schroeter at jtneditor@katschroeter.com.


The Journal of Trauma Nursing is soliciting articles on the following topics:

• Rural Trauma

• Leadership and Management

• Trauma Systems

• Cultural Issues in Trauma Care & Practice

• Pediatrics

• International Trauma Care

• Innovative Practice

• Magnet – How are the forces implemented in the trauma department?

• Quality Improvement

• Disaster planning/preparedness/response

• Case studies

jeudi 10 juillet 2014

Histoire de la médecine et de ses sciences soeurs

Journal of the History of Medicine and Allied Sciences


Volume 69 Issue 3 July 2014



Powel Kazanjian
The AIDS Pandemic in Historic Perspective

Katherine A. Chavigny
“An Army of Reformed Drunkards and Clergymen”: The Medicalization of Habitual Drunkenness, 1857–1910

Jessica Slijkhuis and Harry Oosterhuis
Cadaver Brains and Excesses in Baccho and Venere: Dementia Paralytica in Dutch Psychiatry (1870–1920)

Catherine Carstairs
“Our Sickness Record Is a National Disgrace”: Adelle Davis, Nutritional Determinism, and the Anxious 1970s

Commentary
Susan C. Lawrence
Let's Eat, Let's Worry


In Memoriam

Gerald N. Grob
Sherwin B. Nuland (1930–2014)

Congrès de la SAHMS

SAHMS Seventeenth Annual Meeting

Call for Papers

Jackson, MS, 2015


The Southern Association for the History of Medicine and Science (SAHMS) invites paper proposals for its fifteenth annual meeting on March 12-14, 2015, at the Marriott Hotel, co-hosted by the University of Mississippi Medical Center, the William Carey University College of Osteopathic Medicine, and the Mississippi State Medical Association. 
SAHMS welcomes papers on the history of medicine and science, broadly construed to encompass historical, literary, anthropological, philosophical and sociological approaches to health care and science including race, disabilities and gender studies.Participants may propose individual papers of panels of several papers on a particular theme. Each presenter is limited to 20 minutes, with additional time for questions and discussion. Please do not submit papers that have already been published, presented or scheduled for presentation at another meeting. 
All participants are responsible for their own travel expenses and must pay registration costs in advance of the meeting. Student travel awards are available each year; for more information click on “Student TravelGrant Guidelines” on the SAHMS website, “Future Conferences” page. Students MUST follow these guidelines to be considered.

Online submission will beavailable by August at http://www.sahms.net/. For further information about theprogram or SAHMS please contact the Program Chair, Philip Wilson, wilsonpk@etsu.edu. Deadline: September 30, 2014.

mercredi 9 juillet 2014

Histoire récente de la migraine

Migraine: Diagnosis, Treatment and Understanding c.1960–2010

Overy C and Tansey E M. (eds) (2014)

Wellcome Witnesses to Contemporary Medicine, vol. 49. 
London: Queen Mary, University of London.
ISBN 978 0 90223 894 7
http://www.history.qmul.ac.uk/research/modbiomed/wellcome_witnesses/vol49

There are around eight million migraine sufferers in the UK today. This Witness Seminar looked at the last 50 years of research into the diagnosis and treatment of the condition and the changing attitudes of the medical profession towards this debilitating disorder.

Chaired by Dr Mark Weatherall, the participants, some of whom were also migraine sufferers, included neurologists and pharmacologists, representatives from patient organizations such as Migraine Action and the Migraine Trust, and GPs and headache nurses.

The discussion covered the vascular and neuronal theories of migraine, the early treatment with ergotamine, analgesics and antiemetics, and investigations into the importance of 5-HT. It then moved on to examine the scientific research behind the development of the triptans during the 1980s and impact of their introduction in the early 1990s. More recent treatments, such as the use of Botox (botulinum toxin), were also considered.

Other topics included the development of headache classification and diagnostic criteria for migraine; the support for migraine sufferers such as headache clinics, specialist headache nurses, and charities; and the reason why, despite the number of sufferers and its high socio-economic cost, there is often little interest in migraine and research attracts limited funding.

Histoire et sciences du végétal

Histoire et sciences du végétal : approches interdisciplinaires

Appel à communications

Les 8 et 9 décembre

Maison des sciences humaines, 
UFR Lettres, Langues et Sciences Humaines - 
Université d'Angers - 5 bis Bd Lavoisier
Angers, France (490145)

Les végétaux sont porteurs d’une double historicité : d’une part en raison de leur histoire biologique (évolution, cycle de reproduction, etc.), d’autre part en raison de leur histoire humaine (études botaniques, sélection, pratiques culturales, usages, etc.). Ce caractère historique intrinsèque fonde des approches interdisciplinaires qui prennent en compte autant l’histoire biologique que l’histoire humaine des végétaux.

Nous proposons un moment de discussion propice à l’analyse de l’interdisciplinarité à l’œuvre dans les recherches qui croisent l’approche historique et l’approche des sciences expérimentales du végétal (génétique, physiologie, pathologie, systématique, étude de l’évolution, etc.). En effet, elles élaborent une interaction complexe entre ces disciplines et soulèvent des questions méthodologiques et épistémologiques.
Axes thématiques

Nous attendons des communications, de préférence proposées conjointement par un(e) historien(ne) et un(e) biologiste. Il serait éclairant que chaque intervention s’articule autour de trois thèmes :

1) Sujets. Comment émergent et se construisent les problématiques interdisciplinaires histoire- biologie? Pourquoi travailler ensemble ? Pourquoi s’écarter du champ disciplinaire traditionnel ?

2) Méthodes. Comment peut-on se comprendre entre historiens et (autres) scientifiques ? Quelles sources historiques utiliser ? Comment formaliser et croiser les données ? Quels obstacles, quelles difficultés ?

3) Résultats. Quel est l’apport de l’interdisciplinarité ? Quelle réception (évaluation) par la communauté disciplinaire ? Où et comment publier ? Quelles suites ?

4) Epistémologie. Quel est le statut du végétal dans ces approches : objet ou archive ?

Ces questions sont, bien entendu, incitatives et non limitatives.

Le but de cet atelier de deux jours est de réunir des chercheurs intéressés par une approche interdisciplinaire du végétal croisant histoire et sciences expérimentales. Des collègues travaillant avec des méthodologies analogues dans le domaine de la microbiologie et de la biologie animale seront par ailleurs invités à ces journées afin d’ouvrir des perspectives comparatives.
Modalités pratiques d'envoi des propositions

Les propositions de communication de 30-45 minutes doivent être adressées à : Cristiana.pavie@univ-angers.fr et doivent comporter un résumé (300-500 mots) et une courte notice bio-bibliographique des auteurs.

Date limite de soumission des propositions :
le 6 Septembre 2014

Réponse du comité scientifique : le 15 septembre 2014

Langues : Français et anglais.
Comité scientifique
Céline Briée – post-doctorante FloRHIGe– CERHIO Université d’Angers
Jérémy Clotault – maître de conferences, IRHS, Université d’Angers
Fabrice Foucher- chargé de recherché IRHS, INRA Angers-Nantes
Laurent Loison – post-doctorant POLCELL, Université de Strasbourg
Michel Morange – professeur, ENS Paris
Cristiana Oghina-Pavie, maître de conferences, CERHIO, Université d’Angers
Philippe Simoneau, professeur, IRHS, Université d’Angers
Stéphane Tirard, professeur, Centre François Viète, Université de Nantes
Comité d’organisation
Céline Briée
Jérémy Clotault
Cristiana Oghina-Pavie
Stéphane Tirard

Contact : Cristiana.pavie@univ-angers.fr
Organisation
CERHIO Centre de recherches historiques de l’Ouest – UMR CNRS 6258 Université d’Angers
CFV- Centre François Viète d’épistémologie et d’histoire des sciences et des techniques EA 1161, Universités de Nantes et Brest
SFR QUASAV- Structure federative de recherche Qualité et Santé du Végétal, Angers

In the context of their interdisciplinary research programs:
Hybrides - Histoire des hybrides horticoles. Science et pratique de la diversité des ligneux d’ornement et fruitiers au XIXe siècle, financé par le Conseil scientifique de l’Université
FloRHiGe- Facteurs de succès de l’innovation variétale du rosier aux XVIIIe et XIXe siècle, démarche interdisciplinaire génétique et historique, financé par la Région des Pays de la Loire

mardi 8 juillet 2014

L'émergence de l'hystérie

Hysteria: The Rise of an Enigma 

J. Bogousslavsky (Editor)



Series: Frontiers of Neurology and Neuroscience, Vol. 35 (Book 35)
Hardcover: 210 pages
Publisher: S.Karger; 1 edition (June 23, 2014)
Language: English
ISBN-10: 3318026468


Hysteria is probably the condition which best illustrates the tight connection between neurology and psychiatry. While it has been known since antiquity, its renewed studies during the 19th century were mainly due to the work of Jean-Martin Charcot and his school in Paris. This publication focuses on these early developments, in which immediate followers of Charcot, including Babinski, Freud, Janet, Richer, and Gilles de la Tourette were involved. Hysteria is commonly considered as a condition that often leads to spectacular manifestations (e.g. convulsions, palsies), although both structural and functional imaging data confirm the absence of consistent and reproducible structural lesions. While numerous hypotheses have tried to explain the occurrence of this striking phenomenon, the precise nosology and pathophysiology of hysteria remain elusive. This volume offers an enthralling and informative read for neurologists, psychiatrists, and psychologists, as well as for general physicians, historians, and everyone interested in the developments of one of the most intriguing conditions in medicine.

Prix de la SSHM

2014 SSHM Undergraduate prize competition - Society for the Social History of Medicine 

Call for applications


Rules and Entry Form
The Society for the Social History of Medicine invites submissions to its 2014 SSHM Undergraduate Prize Competition.

1. Prize: Up to SIX prizes will be awarded for the best unpublished original research essays in the social history of medicine. We will consider two groups of undergraduate students: humanities and social science students, and medical, healthcare and allied science students. Up to THREE prizes will be awarded to each group. The winners will be awarded £100.00 each. The winning entries may also be published on the Society’s website, http://www.sshm.org/.

2. Eligible Candidates: undergraduate students, part-time or full-time, in the humanities and social sciences, or medicine, healthcare and allied sciences.
All candidates must join the Society for the Social History of Medicine by the date of submission. You can join the Society via the website of Oxford University Press. Alternatively, please contact the Membership Secretary of the SSHM. (The membership requirement may be waived for residents of developing countries, as listed on the OUP website. Please contact the Membership Secretary for further guidance.)
The essay competition is only for students registered as of the deadline for submission of entries and for those students who have been awarded their undergraduate degree in 2014.
Candidates who are uncertain as to whether they are eligible to enter the competition should contact the Secretary before preparing their entry.

3 Essays must be:
Unpublished and not submitted to any other competition at the same time
Written in English
Anonymous (Authors must identify themselves only on a detachable cover sheet)
3,000-5,000 words in length (including footnotes)
In conformity with the basic bibliographic conventions of Social History of Medicine, available athttp://www.sshm.org

NOTE: The same essay cannot be submitted more than once, and entries from previous years will not be accepted.

4 Assessment Panel: The panel, chaired by the Chair of the Society for the Social History of Medicine, will consist of members of the Executive Committee and at least one member of the Society’s editorial team. Where deemed necessary, assistance will be requested from members of the editorial board of our journal, Social History of Medicine.

5 To enter: Please send an electronic version of the essay and a short CV to the SSHM Membership Secretary, Dr Catherine Cox, as email attachments (email address: Catherine.cox@ucd.ie).

Please send a hard copy of the completed entry form (see below) via mail to Dr Catherine Cox, School of History and Archives, John Henry Newman Building, Belfield, Dublin 4, Ireland, or scan and send by email. The student’s supervisor must also sign this form as proof of eligibility.

The deadline for mailing entries is 1 September 2014. All entries must be emailed on or before the deadline date. Please note: A decision will be made by December 2014 and the prize winner will be announced shortly afterwards.


Members of the Executive Committee of the SSHM and the Editorial Board of Social History of Medicine may not enter either competition, even if otherwise eligible.

Feedback on individual submissions will not be available from the Assessment Panel.

The prize will not be awarded if the Assessment Panel considers that none of the essays reaches an acceptable standard.

Contact: SSHM Membership Secretary, Dr Catherine Cox, School of History and Archives, John Henry Newman Building, Belfield, Dublin 4, Ireland.

lundi 7 juillet 2014

Psychiatrie et histoire chinoise

Psychiatry and Chinese History


Howard Chiang (editor)



Pickering & Chatto
Studies for the Society for the Social History of Medicine
256pp: 234x156mm: July 2014 
HB 978 1 84893 438 2: £60/$99



This landmark collection examines psychiatric medicine in China across the early modern and modern periods. Essays focus on the diagnosis, treatment and cultural implications of madness and mental illness. From emotional therapy and missionary interventions in the late imperial era to the establishment of neuropsychiatry and the psycho-boom in the twentieth century, this book explores the complex trajectory of the medicalization of the mind in shifting political contexts of Chinese history.




Introduction: Historicizing Chinese Psychiatry – Howard Chiang

Part I: Historical Precedents
1 Exorcising Dreams and Nightmares in Late Ming China – Brigid E Vance
2 Emotional Therapy and Talking Cures in Late Imperial China – Hsiu-fen Chen
3 Medicaments and Persuasion: Medical Therapies for Madness in Nineteenth-Century China – Fabien Simonis

Part II: Missionary Investments
4 Psychiatric Space and Design Antecedents: The John G Kerr Refuge for the Insane – Peter Szto
5 An Iron Cage of Civilization? Missionary Psychiatry, the Chinese Family and a Colonial Dialect of Enlightenment – Zhiying Ma
6 Tropical Neurasthenia or Oriental Nerves: White Breakdowns in China – Wen-Ji Wang

Part III: Biomedical Modernity
7 Pathologizing Marriage: Neuropsychiatry and the Escape of Women in Early Twentieth-Century China – Hugh Shapiro
8 Gone with the West Wind: The Emergence and Disappearance of Psychotherapeutic Culture in China, 1936–68 – Geoffrey Blowers and Shelley Wang Xuelai
9 A Charted Epidemic of Trauma: Case Notes at the Psychiatric Department of National Taiwan University Hospital between 1946 and 1953 – HarryYi-Jui Wu

Part IV: New Therapeutic Cultures
10 The Emergence of the Psycho-Boom in Contemporary Urban China – Hsuan-Ying Huang
Afterword: Reframing Psychiatry in China – Nancy N Chen

Bourse de recherche à l'université de Leeds

Visiting Fellowships - University of Leeds 

Call for applications

The University of Leeds Centre for History and Philosophy of Science invites applications to its Non-Stipendiary Visiting Fellowships scheme for the academic year 2014-15.

Visiting Fellows will be provided with full library and information systems access, and with office space where possible. There are no formal duties. Fellows will be expected to pursue their research and to participate in seminars, reading groups and other aspects of the research life of the Centre for HPS.

Fellowship periods can be from 3 months to 1 year. Junior and senior applicants are equally welcome, although applicants must hold a PhD.

The fellowships are non-stipendiary.

Proposed research projects should clearly mesh with the research interests of members of the Centre for HPS.

To apply, please send:

-- a CV, plus

-- a letter indicating (a) the research project you would pursue during the fellowship period, and (b) your preferred start and end dates


to Dominic Berry (D.Berry@leeds.ac.uk) by Sunday 13 July 2014.


For more on the Leeds HPS Centre, please see the Centre website at http://www.leeds.ac.uk/arts/info/40006/. For more on the Visiting Fellowships programme, please contact the centre director, Dr Jon Topham (j.r.topham@leeds.ac.uk).

dimanche 6 juillet 2014

Trois destins de femmes en asile psychiatrique

Trois destins de femmes en asile psychiatrique. Anne-Marie, Madeleine, Suzanne

Jeannine Poitau, Jacques Postel

L,Harmattan
ISBN : 978-2-343-03383-9 • 
juillet 2014 • 62 pages
Prix éditeur : 10 € 

Ces trois femmes, qui ont connu une certaine célébrité à des titres divers, sont malheureusement décédées en asile psychiatrique, totalement oubliées. La première était à Caen, la seconde à Perray-Vaucluse, la troisième à Maison-Blanche à Neuilly-sur-Marne. Cette similitude a retenu l'attention des auteurs.

Travail et émotions

Émotions au travail, travail des émotions

Appel à articles pour la Nouvelle revue du travail

Corpus n° 6 coordonné par Sabine Fortino, Aurélie Jeantet et Albena Tcholakova (printemps 2015)


Le travail qui occupe une place centrale dans la société sollicite sans cesse les émotions. En tant que producteur de rapports sociaux et de conflits, il engendre mépris et violence, suscitant des sentiments d’injustice, d’envie et de haine, etc. Et parce que le travail mobilise les individus « corps et âme » dans leur activité professionnelle, il engage leur enthousiasme et leur envie de bien faire, en s’appuyant sur des savoir-faire techniques mais aussi affectifs comme l’empathie ; il suscite également des émotions non recherchées (la douleur, l’ennui, le découragement, etc.) lorsque les conditions de production ne permettent pas aux salariés de faire du bon travail.


Les émotions ne sont plus l’apanage de la psychologie. Elles intéressent les historiens, les politistes, les anthropologues, les sciences de la gestion, l’économie et, depuis peu en France, les sociologues qui les étudient en tant que construit social engendrant un double rapport, à soi et au monde, lisible dans ses manifestations corporelles (Merleau-Ponty). Plus encore, la sociologie s’intéresse désormais à ce que deviennent les émotions dès lors qu’elles sont prescrites par l’organisation, au « travail émotionnel » (Hochschild) qui consiste à éprouver et afficher certaines émotions, à en éviter d’autres. Si cela est patent dans les services, tous les métiers se trouvent exposés à cette contrainte. Selon les métiers, les émotions mobilisées ou exigées diffèrent, formant une part de la culture professionnelle.


Ce corpus de la NRT se propose donc d’explorer centralement le thème des émotions au travail, avec pour axe nodal l’étude des normes émotionnelles et la façon dont elles structurent les mondes professionnels contemporains. Les contributions attendues s’emploieront à révéler et décrire comment les individus et/ou les collectifs apprennent ces normes émotionnelles, les expriment, les acceptent ou les combattent, selon les cas et les contextes particuliers. Elles pourront aussi proposer une analyse de la prescription émotionnelle au travail, qu’elle soit le fait des pairs, de la hiérarchie ou de rapports sociaux (de classe, de sexe, de « race » ou générationnels). À titre indicatif et de façon non exhaustive, les questions traitées dans ce numéro thématique s’articulent autour des trois thèmes suivants qui pourraient faire l’objet d’articles portant sur l’un ou sur plusieurs des thèmes évoqués.


1 – Travail, éthos professionnel et régulation des émotions
Les émotions varient d’un métier à l’autre donnant lieu à des « colorations émotionnelles » qui signent l’appartenance à une profession. Ceci est évidemment lié à la nature du travail, qui convoque préférentiellement certaines émotions, mais cela tient aussi à la dynamique interne aux groupes professionnels qui, s’ils cadrent les pratiques, les savoirs, la sociabilité, les systèmes de valeur légitimes en interne, modèlent également les émotions. De fait, la destinée des émotions est très différente suivant la façon dont les collectifs acceptent de les entendre, de les mettre en mots et en débat. On pense ici, mais ce n’est qu’un exemple parmi d’autres, aux normes de la virilité qui empêchent certains groupes professionnels masculins d’exprimer peur, craintes ou douleurs. Le respect des normes émotionnelles peut aussi conditionner l’accès au métier, rejetant ceux/celles qui ne s’y conforment pas ; réciproquement, ressentir certaines émotions « interdites » peut parfois être intimement perçu comme un échec professionnel, voire personnel, susceptible de mettre en cause la poursuite de la carrière.


2 – La socialisation des émotions en milieu professionnel
Il s’agit ici de focaliser l’attention sur les émotions appréhendées comme un processus faisant l’objet d’un apprentissage. Des articles pourraient ainsi s’intéresser à la façon dont les formations initiales et continues modèlent les futurs professionnels à l’exercice de leurs activités (et avec quels outils pédagogiques), les préparant à mettre à distance, à se protéger, à éviter certaines émotions et à en privilégier d’autres. D’autres papiers pourraient analyser comment, une fois en situation de travail, les collègues et les collectifs transmettent des façons de faire vis-à-vis des émotions qui peuvent soit prolonger l’apprentissage institutionnel soit opérer des décalages ou de véritables écarts. On pourra également s’interroger sur les parcours biographiques ou l’influence du milieu d’origine dans la transmission des normes émotionnelles, comme dans le cas de lignées professionnelles (de boulangers, de médecins, etc.) ; la question du caractère profondément genré de cette socialisation professionnelle aux émotions pourra être l’objet d’une attention spéciale.


3 – Management, évaluation et gestion des émotions
Les émotions sont requises au travail, au même titre que les qualifications ou l’engagement corporel et cognitif. Elles font l’objet d’une attention croissante depuis le développement accéléré du secteur des services depuis les années 1970 qui a mis sur le devant de la scène la composante éminemment relationnelle du travail (dans les relations de service et par extension dans toute relation de collaboration). Les émotions sont alors de plus en plus explicitement et finement prescrites et contrôlées à travers des scripts comportementaux, dictant les manières d’être et de faire, jusqu’aux émotions elles-mêmes. Sourire ne suffit plus, le salarié est sommé d’éprouver de la joie à servir le client, par exemple. Comment cette prescription émotionnelle est-elle perçue par les salariés ? Comment s’y confirment-ils et avec quels résultats ? Sont-ils crédibles vis-à-vis des clients qui peuvent douter de la sincérité de ces émotions prescrites ? Comment sont-ils évalués à ce niveau par le management ? Des articles pourraient centrer l’analyse sur la façon dont le management instrumentalise les émotions des salariés par le contrôle, la formation, le coaching, la communication. Il serait également intéressant d’analyser comment la rhétorique managériale investit la thématique des émotions. Comme une nouvelle « compétence » qu’il s’agirait de détecter parmi les candidats à un poste de travail ou une promotion ? Comme une ressource commerciale ou stratégique à développer dans une logique de compétitivité ? A-t-on affaire à une forme de domination émotionnelle ? En quoi les émotions servent-elles le capitalisme ? Ne peuvent-elles pas, au contraire, enrayer sa logique bien huilée, offrant des perspectives de résistance ? Des articles pourraient se focaliser sur cette thématique de la résistance aux injonctions managériales.


Les propositions d’articles sont à adresser avant le 31 octobre 2014 à nrtravail@gmail.com en suivant les modalités et les normes de présentation précisées à la rubrique Soumission et évaluation sur le site web de la NRT : nrt.revues.org

samedi 5 juillet 2014

Dernier numéro de Medical History

Medical History 


58/3 July 2014




The ‘Morbid Anatomy’ of the Human Genome: Tracing the Observational and Representational Approaches of Postwar Genetics and Biomedicine. The William Bynum Prize Essay
Andrew J. Hogan


Clinical Experience in Late Antiquity: Alexander of Tralles and the Therapy of Epilepsy
Petros Bouras-vallianatos

Making Modern Migraine Medieval: Men of Science, Hildegard of Bingen and the Life of a Retrospective Diagnosis
Katherine Foxhall

Paracelsian Medicine and Theory of Generation in ‘Exterior homo’, a Manuscript Probably Authored by Jan Baptist Van Helmont (1579–1644)
Georgiana D. Hedesan

‘To Preserve the Skin in Health’: Drainage, Bodily Control and the Visual Definition of Healthy Skin 1835–1900
Mieneke te Hennepe

Healthcare and Warfare. Medical Space, Mission and Apartheid in Twentieth Century Northern Namibia
Catharina Nord

Poste d'enseignant à l'université de Warwick

Teaching Fellow in the History of Medicine


University of Warwick - Department of History


Location: Coventry

Salary: £28,132 to £36,661 pa pro-rata

Hours: Part Time

Contract: Contract / Temporary

Closes: 21st July 2014

Job Ref: 75025-064

70% FTE

Fixed-Term Contract: 29th September 2014 to 26th June 2015

You will lead seminars on the first-year undergraduate module ‘Kill or Cure: The History of Medicine and Health’ and teach (taking lectures and seminars) on the second-year undergraduate module ‘From Cradle to Grave: Health, Medicine and Lifecycle in Modern Britain’ in the History Department. You may also teach occasional lectures for other undergraduate modules if required by the Head of Department and where appropriate to your subject knowledge.

You will undertake lecturing, seminar teaching, essay tutorials, office hours, marking of undergraduate work, exam invigilation, and monitoring of student attendance in accordance with the Department’s quality assurance practices. You will be actively engaged in research in the history of medicine, or a comparable field.

You will join and contribute to the academic community of the Warwick University Centre for the History of Medicine, and participate in Centre activities.

You will possess experience in undergraduate teaching and subject specialism appropriate for research-led teaching in the history of medicine. You should also possess a PhD (or equivalent) in History / the History of Medicine.

All applications must be accompanied by a CV and covering letter. Writing samples may be requested from candidates during the latter stages of the recruitment process and should not be submitted with the initial application.

vendredi 4 juillet 2014

Histoire de la santé, de la médecine et du soin en Afrique du Sud

New Directions and Challenges in Histories of Health, Healing and Medicine in South Africa

Medical History, 2014/3

edited by Julie Parle and Vanessa Noble of the University of KwaZulu-Natal, South Africa.



Editorial : A Deserving Winner
Sanjoy Bhattacharya

Introduction : New Directions and Challenges in Histories of Health, Healing and Medicine in South Africa
Julie Parle and Vanessa Noble

Reconstructing Harry: A Genealogical Study of a Colonial Family ‘Inside’ and ‘Outside’ the Grahamstown Asylum, 1888–1918.
Lindy Wilbraham

‘The Hospital was just like a Home’: Self, Service and the ‘McCord Hospital Family’.
Vanessa Noble & Julie Parle

‘The Trial the World is Watching’: The 1972 Prosecution of Derk Crichton and James Watts, Abortion, and the Regulation of the Medical Profession in Apartheid South Africa.
Susanne M. Klausen

Two Tales about Illness, Ideologies, and Intimate Identities: Sexuality Politics and AIDS in South Africa, 1980–95.
Carla Tsampiras

‘A Matter of Conscience’: The Moral Authority of the World Medical Association and the Readmission of the South Africans, 1976–1994.
Mandisa Mbali

New Patterns of Disclosure: How HIV-Positive Support Group Members from KwaZulu-Natal Speak of their Status in Oral Narratives.
Philippe Denis


We are delighted announce that you can read the entire issue for free until 31st July 2014.

Technologies de la vie quotidienne dans la Grèce antique

Technologies of Daily Life (TODL) in Ancient Greece

Call for Papers 

Swansea University 2-3 July 2015

Organizers: Tracey Rihll (History and Classics, Swansea University), Evelien Bracke (History and Classics, Swansea University), Laurence Totelin (History and Archaeology, Cardiff University)

The Ancient Greeks are renowned as creators of political, social and artistic inventions; for example, democracy, trial by jury, symposia, drama, realistic (mimetic) sculpture, and the classical architectural orders with columns, triangular pediments and tiled roofs. As the last examples make clear, the Greeks were creative with things as well as with concepts and ideas. The extraordinary achievements of the ancient Greeks were supported and enabled by technologies that they invented and then applied in daily life. For example, the Athenians used a machine called a kleroterion to select jurors randomly, and a sort of stopwatch to ensure plaintiffs and defendants had equal time to persuade the jury of their case. The Hippocratics reduced fractures and dislocations using a variety of ordinary and special devices, such as ladders and little leather balls respectively. And the Spartans collectively recognized the impact that a particular technology (precious metal coins) had on society by deliberately rejecting them, in order to try to create and preserve equality between citizens. Things, aka technologies, are society made durable, argued Bruno Latour. 

Why do technologies disappear in plain sight when they become commonplace, so that the word ‘technology’ is associated strongly, especially in our own perceptions, with new devices? Studying the place and role of technologies in daily life offers us a new route to engage with the ancient Greeks, especially relations of power and domination between people. The social fabric of ancient Greece was woven through everyday technologies and techniques. Girls learned how to manipulate special tools and machines to make thread and cloth. Boys learned how to manipulate other tools and machines to make food and drink. The Greeks built their houses by processing a variety of stones and woods into walls, doors and roofs, and furnished them by processing other materials into pots, baskets and beds. Metals were mined and transformed into coins, pans, tools, trinkets and weapons. Water was piped into town centres, and drains were dug to run out of them. Locks and keys kept temple treasures safe, and kept town gates shut to protect the inhabitants. Cranes lifted and lowered loads, carts transported people and goods, ships caught the wind, and nets, rods and traps caught fish.

Proposals for papers are invited on all such aspects of technologies and techniques in the ancient Greek world. Questions could include: What technologies were contained or embodied in a typical Archaic, Classical or Hellenistic Greek home? Who made and used them? Were Odysseus’ DIY skills typical or unusual? What was distinctive about professionally-made items? How, where and when did novices learn specialized techniques of production or service provision? Which ancient Greek technologies persisted, even to our own times?

Keynote speaker: Serafina Cuomo, Birkbeck College London, on the Foundry vase

Please send proposals, which should include an abstract of about 200 words and 5 keywords, and a brief CV, tot.e.rihll@swansea.ac.uk, e.bracke@swansea.ac.uk or TotelinLM@cardiff.ac.uk by 15 January 2015. Speakers’ costs will be met in whole or in part (depending on our success with further fund-raising). To widen access to the subject of the conference, we are also organising a local schools’ day, with hands-on activities (which may be made available to conference delegates too if there is sufficient demand); see http://swwclassicalassociation.weebly.com/todl-technology-workshop.html for more details.

These events have been made possible thanks to the generosity of the Society for the Promotion of Hellenic Studies and the College of Arts and Humanities at Swansea University.

jeudi 3 juillet 2014

Faire l'histoire du sport

Making Sport History: Disciplines, identities and the historiography of sport 


Pascal Delheye (Editor)


Series: Routledge Research in Sports History
Hardcover: 262 pages
Publisher: Routledge (July 8, 2014)
Language: English
ISBN-10: 0415533619


The field of sport history is a relatively new research domain, situated at the intersection of a number of disciplines and sub-disciplines. This interdisciplinarity has created interesting avenues for growth and fresh thinking but also inherent problems of coherence and identity. Making Sport History examines the development of an academic community around sport history, exploring the roots of the discipline, its current boundaries, borders and challenges, and looking ahead at future prospects. Written by a team of world-leading sport historians, with commentaries from scholars working outside of the sport historical mainstream, the book considers key themes in the historiography of sport, including:


The relationship between history, sport studies and physical education

Comparative analysis of the role of historians in the writing of sport history

Modern and post-modern approaches to sport history

Race, gender and the sport historical establishment

The role of scholarly organisations, conferences and journals in discipline-building



Presenting new perspectives on what constitutes sport history and its core methodologies, the book helps explain why historians have become interested in sport, why they’ve chosen the topics they have, and how their work has influenced the wider world of history and been influenced by it. Making Sport History is essential reading for any advanced student, scholar or researcher with an interest in sport history, historiography, or the history and philosophy of the social sciences.

Humanités médicales à WMU

Fourth Annual Western Michigan University Medical Humanities Conference

Call for Abstracts

September 18-19, 2014; Kalamazoo, Michigan

Abstracts Due July 15

Overview:
Proponents of medical humanities contend that the humanistic dimensions of medicine and health are a critical component of those disciplines; not only do these dimensions help us to understand the very nature of medicine and health, their apprehension allows caregivers to relate to their patients, to treat those patients with respect and dignity, and to provide more holistic and empathetic care. The Fourth Annual Western Michigan University Medical Humanities Conference aims to explore a range of themes within the medical humanities.

The conference is meant to be highly interdisciplinary, drawing participants from a wide range of backgrounds, including those from both academic and medical communities. Submissions are welcome on topics that engage some facet of the medical humanities, including their importance and conceptual scope. Furthermore, we welcome submissions that engage any of the following: Medical ethics, the history of medicine and health care, religious and/or spiritual perspectives on medicine and health, health care communication, medical anthropology, sociology of medicine and health, cross‐cultural approaches to medicine and health, health and health care in literature and/or poetry, musical therapy, and sickness and health as represented in the visual arts.


Submission Guidelines:
Submissions should include name, departmental/institutional affiliation, project title, and an abstract not to exceed 500 words. Proposals should be submitted electronically by July 15—in either .doc/.docx or .pdf format—tomedical-humanities@wmich.edu. Acceptances will be announced by August 1, and further details will appear onhttp://www.wmich.edu/medicalhumanities/conference2014/ as they are available.

mercredi 2 juillet 2014

Modèles anatomiques

Anatomical Models

Histoire, médecine et santé (n°5)


Laurence TALAIRACH-VIELMAS, Introduction. Anatomical Models: A History of Disappearance ?

Marieke M. A. HENDRIKSEN, The Fabric of the Body: Textile in Anatomical Models and Preparations, ca. 1700-1900

Nike Verena FAKINER, Gesammteindruck in Wax: Alexander von Humboldt and Gustav Zeiller’s Anatomical Models

Anna MAERKER, Between profession and performance: Displays of anatomical models in London, 1831-32

Birgit NEMEC, Modelling the Human – Modelling Society. Anatomical Models in early twentieth Century Vienna and the Politics of Visual Cultures

VARIA

Cinzia BONATO, Des familles aux institutions d’assistance médicale : parcours volontaires, parcours obligés (Gênes, XVIIIe siècle)

COMPTES RENDUS

Laurence BROCKLISS : BERLAN Hélène, Faire sa médecine au XVIIIe siècle. Recrutement et devenir professionnel des étudiants montpelliérains (1707-1789)

Olivier FAURE : GUIGNARD Laurence, GUILLEMAIN Hervé et TISON Stéphane (dir.), Expériences de la folie : criminels, soldats, patients en psychiatrie (XIXe- XXe siècles)

Micheline LOUIS-COURVOISIER : VASSET Sophie (dir.), Medicine and Narration in the Eighteenth Century

Laetitia LOVICONI : ALEXANDRE-BIDON Danièle, Dans l’atelier de l’apothicaire. Histoire et archéologie des pots de pharmacie XIIIe-XVIe siècle

Isabelle ROBIN : DINET Marie-Claude et BEAUVALET Scarlett (dir.), Lieux et pratiques de santé du Moyen-Âge à la Première Guerre mondiale
Nathalie SAGE-PRANCHÈRE : KNIBIEHLER Yvonne, La virginité féminine. Mythes, fantasmes, émancipation

L’imaginaire de la peau à la Renaissance

À la frontière du corps : l’imaginaire de la peau à la Renaissance

Soutenance de thèse d'Irène Salas

SAMEDI 12 JUILLET, 14H
Lieu : INHA - Salle W. Benjamin
Adresse :2, rue Vivienne - 75002 Paris

Jury :
Yves Herstant, directeur de thèse, EHESS ;
Luisa Capodieci, Université Paris 1 ; 
Dominique Couzinet, Université Paris 1 ; 
Rafael Mandressi, CNRS ; 
Tom Conley, Université d’Harvard ; 
Wes Williams, Université d’Oxford.


À la Renaissance, la peau – souvent oubliée dans les récentes études sur le corps – se prête à de nouvelles approches, suscite de nouvelles rêveries, contribue à de nouveaux savoirs. Notre propos est de montrer comment ce singulier organe peut devenir un objet théorique privilégié pour la pensée de l’époque, que structurent de grands couples conceptuels : surface/profondeur, intérieur/extérieur, être/paraître, visible/invisible, sensible/intelligible, corporel/spirituel.
Dans cette enquête, qui ne néglige ni les enveloppes végétales et animales (pellicule, écorce, fourrure, cuir, coquille, carapace) ni les « secondes peaux » que peuvent être les tissus, les fards, les parures ou les armures, ont été pris pour guides non seulement des philosophes et des médecins, mais plus encore des écrivains et des peintres. Car si la peau semble disparaître sous le couteau des anatomistes, en revanche les arts de la plume, du pinceau et du burin ont su la mettre en pleine lumière : «épiphanie » dont témoignent aussi bien Montaigne, Ronsard ou Shakespeare que Léonard de Vinci, Michel-Ange ou Titien… Sans oublier les humanistes dont l’imagination a pu se nourrir d’histoires légendaires : comme celles des écorchés Marsyas et saint Barthélémy, ou celle d’Épiméthée qui interroge la nature de l’humain.
Une attention particulière a été prêtée à la peau en tant que « support-surface » de l’écriture et de la peinture : car elle a offert aux écrivains et aux artistes l’occasion de réfléchir à leur propre pratique, à la corporéité de l’image et du langage, aux qualités plastiques de la représentation.

mardi 1 juillet 2014

Sade aujourd'hui

Sade Today


Call for Abstracts

Conference
Amsterdam – December 2-3, 2014

Invited speakers:
Prof. William Edmiston (University of South Carolina, Columbia)
Dr. Rico Sneller (Leiden Univerrsity, The Netherlands)
Prof. Éric Marty (Université Paris VII, France)
Dr. Judith Vega (University of Groningen, The Netherlands)

200 years ago – on Dec. 2, 1814 –, the libertine novelist Marquis de Sade died in an asylum. During that era in history, many ideas on sexuality have been formulated that still influence modern society: the gender dichotomy, sexuality as a natural and private issue, infantine innocence, explicit sexual imagery being taboo, the nuclear family as cornerstone of society, etc. Sade transgressed these beliefs in his work, and opposed such ideas that have become ingrained in Western societies. He made sexuality explicit in his work, put sodomy above coital sex, plural loves above monogamy, incest above marriage and family, spoiling sperm above sparing it, gender diversity above binary discipline, and instead of opposing reason to emotion, he gave them equal value. However, up until now, little attention has been paid to the relation between Sade’s transgressive ideas and contemporary views of sexuality that got their shape during the Enlightenment. A thorough investigation of this relation and of the actuality of Sade’s work is the general aim of the two-day conference in Amsterdam.


Researchers from various areas (sociology, philosophy, critical studies, political and historical sciences, etc.) are invited to submit abstracts (300 words) for presentations of 30 minutes to Dr. Gert Hekma (University of Amsterdam) and Dr. Lode Lauwaert (University of Louvain)
Submission deadline: October 1, 2014.

Contact:
Gert Hekma: g.hekma@uva.nl
Lode Lauwaert: lode.lauwaert@hiw.kuleuven.be

Récits et interprétations de la souffrance dans l’Europe des 17e et 18e siècles

Raconter la douleur ? Récits et interprétations de la souffrance entre littérature et sciences de la vie dans l’Europe des dix-septième et dix-huitième siècles


Appel à communications


Colloque international et pluridisciplinaire
(Mulhouse 19-21 novembre 2014)
Institut de Recherche en Langues et Littératures Européennes (ILLE EA 4363)
Université de Haute-Alsace

Ces dernières années, les études dans le domaine des humanités médicales se sont intensifiées et le nombre des chercheurs qui travaillent sur cette région interstitielle de la littérature, de la philosophie et de la médecine (étant donné que la différenciation des disciplines est postérieure et rétrospective par rapport à la production des textes) s’est accru. En 2005, le colloque Littérature et médecine. Approches et perspectives (XVIe-XIXe siècles)[i] a proposé un état des lieux de la discipline et depuis, plusieurs études et colloques ont repris en considération la relation entre littérature et médecine. Comme le rappelle Andrea Carlino, s’appuyant sur une réflexion de Benveniste, ces deux domaines du savoir convergent dans leur commun usage de la parole depuis les plus anciennes formes anthropologiquement organisées de la société indo-européenne.

C’est dans cette lignée que ce colloque souhaite s’inscrire, s’interrogeant sur la douleur et sa mise en récit, en littérature et en médecine. En effet, si la représentation que la médecine contemporaine se fait de la douleur est certainement tributaire des théories scientifiques du XIXe siècle, ses relations avec les époques précédentes ont été moins explorées, mais restent fondamentales pour comprendre la question de la douleur. Entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, l’étude médicale de la douleur commence à se détacher du cadre de la théologie chrétienne. La médecine de l’époque cartésienne, comme le rappelle Roselyne Rey dans sonHistoire de la douleur[ii], replace l’étude de la douleur au sein de la réflexion plus générale sur la sensation. Thomas Willis, en Angleterre, Albrecht Von Halle, en Allemagne, mènent leurs recherches dans cette direction et les philosophes des Lumières marquent une évolution encore plus importante au sein du processus d’émancipation de l’herméneutique chrétienne de la souffrance. Les études sur la douleur vont désormais nourrir le discours sur la sensibilité.

Dans quelle mesure ce changement de perspective aurait-il des liens avec la production littéraire, à une époque où les frontières entre les disciplines et entre les genres ne sont pas bien définies ? Quelle est la contribution de la République des lettres au développement ce cette nouvelle épistémologie ?

Notre réflexion se déroulera sur trois axes principaux :

a) narratologique et rhétorique : comment l’expérience de la douleur est-elle racontée, en littérature et/ou en médecine ? Les humanités médicales et la médecine narrative s’accordent sur l’importance des pratiques narratives dans la compréhension des états thymiques (plus ou moins pathologiques) de l’être humain. Jérôme Bruner, dans son texte sur la dimension cognitive de la narrativité[iii], a bien montré la fécondité d’une perspective multidisciplinaire axée sur la narration : narration du souffrant, à la première personne, ou bien celle du médecin, dans un souci d’objectivité, ou encore une coïncidence entre les deux, l’« autopathobiographie[iv] » de Georges Cheyne dans son The English Malady[v].

b) sémiotique : définit-on, décrit-on et nomme-t-on la douleur ? Quels mots sont utilisés ? Quelle épistémologie se dégage des mots qui disent la douleur ? À cet égard, on se souviendra de l’étude de A. J. Greimas sur la nostalgie[vi], qui retrace l’itinéraire méthodologique conduisant de la lexicologie à la sémantique historique. De même, on pourra prendre en compte la dimension qui, d’après la lecture de Starobinski[vii], mène de l’étude stylistique à la sémantique historique. Les études sur les formes d’intertextualités (réception, traduction, récurrences des termes) et sur la circulation des textes sont encouragées.

c) historique : quelle est l’évolution des théories et/ou des pratiques littéraires et médicales ? Il ne s’agira pas tant de retrouver les représentations de la médecine dans la littérature ou vice-versa, mais plutôt de circonscrire les manières de décrire, de représenter (et se représenter) l’expérience de la douleur, à une époque où les domaines « littéraire » et « médical » ne sont pas cloisonnés. Quelles sont les conditions matérielles de production de ces textes ? Quels sont les contextes qui les génèrent ? Quelle est la grille épistémologique qui les informe ?

La langue des communications sera le français, mais les études sur tout le domaine européen sont vivement souhaitées.


Organisation : Michel Faure (Université de Haute-Alsace, ILLE) et Marilina Gianico (Université de Haute-Alsace, ILLE).

Comité scientifique : Sabine Arnaud (Max Planck Institut, Berlin) ; Laurent Curelly (Université de Haute-Alsace) ; Dolores Martin-Moruno (Université de Genève) ; Roberto Poma (Université Paris Est / Créteil) ; Catriona Seth (Université de Nancy) ; Sophie Vasset (Université Paris VII / Diderot) ; Alexandre Wenger (Université de Genève / Université de Fribourg).



Les propositions détaillées, accompagnées d’une brève notice biobibliographique, sont à envoyer avant le 14 juillet 2014 à marilina.gianico@uha.fr. Les personnes dont les propositions auront été retenues recevront une réponse courant août.

Frais d’inscription 100 € ; 50 € pour les doctorants et jeunes chercheurs (le séjour et les repas, ainsi que les rafraîchissements à Mulhouse, sont pris en charge par l’organisation). Une sélection de contributions par le comité scientifique fera l’objet d’une publication à paraître courant 2015.



[i] Andrea Carlino, Alexandre Wenger (éd.), Littérature et médecine Approches et perspectives (XVIe-XIXe siècles), Genève, Droz, 2007.

[ii] Roselyne Rey, Histoire de la douleur, Paris, La Découverte, 1993.

[iii] Jérôme Bruner, Pourquoi nous racontons-nous des histoires ?, Paris, Retz, 2002.

[iv] Pour une définition du mot « autopathographie », voir Sophie Vasset, «Narrating pain in British medicine and fiction», dans Sabine Arnaud, Helge Jordheim, Le Corps et ses images dans l’Europe du dix-huitième siècle/ The Body and Its Images in Eighteenth-century Europe, Paris, Champion, 2012, p. 199-217.

[v] George Cheyne, The English Malady, éd. Roy Porter, Londres, Routledge, 1991.

[vi] A. J. Greimas, « De la nostalgie. Étude de sémantique lexicale », Annexes des Cahiers de linguistique hispanique médiévale, volume 7, 1988, p. 343-349.

[vii] Jean Starobinski, « Leo Spitzer et la lecture stylistique », dans La Relation critique, Paris, Gallimard, 1970, p. 57-108.